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	<title>Archives des autonomie stratégique &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des autonomie stratégique &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>L&#8217;UA doit se réformer pour devenir une institution dont l&#8217;Afrique a besoin. </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Feb 2026 11:40:33 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Découvrez pourquoi il est urgent de réformer l'Union africaine pour renforcer son efficacité au service des peuples africains.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Dans une tribune critique sur l’avenir du panafricanisme institutionnel, Mike Omuodo, expert panafricain en relations publiques et communication basé à Nairobi, appelle l’Union africaine à engager des réformes profondes pour redevenir une organisation au service des peuples africains. Face aux accusations de déconnexion, d’inefficacité et de complaisance envers certains régimes, l’auteur interroge la capacité de l’UA à incarner une véritable intégration politique, économique et sécuritaire du continent.</em></strong></p>



<p>Dans un commentaire publié en ligne, sur un groupe de plus 800 000 membres, un internaute a posé une question intrigante : « <em>Si l&rsquo;Union africaine (UA) n&rsquo;est pas capable de créer une monnaie unique, une armée unifiée ou un passeport commun, alors quel est exactement le but de cette union ? </em>».</p>



<p>La section des commentaires s&rsquo;est enflammée, certains internautes affirmant que l&rsquo;UA ne sert plus les intérêts du peuple africain, mais plutôt ceux de l&rsquo;Occident et des nations individuelles avides des ressources de l&rsquo;Afrique. Certains ont même déclaré en plaisantant qu&rsquo;elle devrait être rebaptisée « <em>Western Union </em>».</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-ua-un-club-de-cabales"><strong>L’UA, un club de cabales</strong></h2>



<p>Mais sérieusement, comment un pays comme la France a-t-il réussi à maintenir une influence économique sur 14 États africains grâce à son système du franc CFA, alors que le continent est incapable de créer son propre régime monétaire unique ? Pourquoi le continent semble-t-il accepter sans broncher que les puissances mondiales établissent leurs bases militaires sur son territoire, mais ne semble pas intéressé par la création de sa propre armée unifiée ? Pourquoi l&rsquo;idée d&rsquo;une ouverture des frontières effraie-t-elle nos dirigeants, les poussant à se réfugier derrière la souveraineté ?</p>



<p>Ces questions remettent en cause la pertinence de l&rsquo;UA dans la géopolitique actuelle. Il ne fait aucun doute que l&rsquo;UA reste pertinente, car elle continue de parler au nom de l&rsquo;Afrique sur les plateformes mondiales en tant que symbole de l&rsquo;unité du continent. Mais le malaise qui l&rsquo;entoure est justifié, car le symbolisme ne suffit plus.</p>



<p>Dans un continent aux prises avec des conflits persistants, une fragmentation économique et des reculs démocratiques, les institutions sont jugées non pas sur leur présence, mais sur leur impact.</p>



<p>D&rsquo;après le chat et plusieurs autres groupes de discussion sur les réseaux sociaux, la plupart des Africains sont mécontents des résultats obtenus jusqu&rsquo;à présent par l&rsquo;Union africaine. Pour beaucoup, l&rsquo;organisation est déconnectée de la réalité et ils réclament désormais une refonte immédiate.</p>



<p>À leurs yeux, l&rsquo;UA est un club de cabales dont la principale réalisation a été de protéger leurs acolytes criminels.</p>



<p>Un commentateur a déclaré : « <em>La principale tâche de l&rsquo;UA est de féliciter les dictateurs qui tuent leurs citoyens pour conserver le pouvoir grâce à des élections truquées. </em>» Un autre a déclaré : « <em>L&rsquo;UA est une bande de dirigeants atrophiés qui dansent sur les tombes de leurs citoyens, pillant les ressources de leur peuple pour les cacher à l&rsquo;étranger.</em> »</p>



<p>Ces opinions peuvent sembler sévères, mais elles reflètent bien la façon dont les gens perçoivent l&rsquo;organisation à travers le continent.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-vision-floue"><strong>Une vision floue</strong></h2>



<p>L&rsquo;Union africaine, créée en juillet 2002 pour succéder à l&rsquo;OUA, est née d&rsquo;une vision ambitieuse visant à unir le continent vers l&rsquo;autosuffisance en favorisant l&rsquo;intégration économique, en renforçant la paix et la sécurité, en encourageant la bonne gouvernance et en représentant le continent sur la scène internationale, après la fin du colonialisme.</p>



<p>Au fil du temps, cependant, le fossé entre cette vision et la réalité sur le terrain s&rsquo;est creusé. L&rsquo;UA semble impuissante à résoudre les conflits croissants qui secouent le continent, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de coups d&rsquo;État incessants, d&rsquo;élections chaotiques ou d&rsquo;agressions extérieures.</p>



<p>Cette faiblesse chronique a lentement érodé la confiance du public dans l&rsquo;organisation et, de ce fait, l&rsquo;UA est désormais considérée comme un forum de discours plutôt que de solutions. Comme le dit un commentateur, « <em>l&rsquo;UA est devenue une tribune de discussion grotesque, incapable d&rsquo;agir ou de mordre </em>».</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-appel-a-la-creation-d-un-nouvel-organisme"><strong>Appel à la création d&rsquo;un nouvel organisme</strong></h2>



<p>Le sentiment général sur le terrain est que l&rsquo;UA stagne et n&rsquo;a pas grand-chose à montrer après plus de 60 ans d&rsquo;existence (depuis l&rsquo;époque de l&rsquo;OUA). Elle est également considérée comme impuissante et soumise aux caprices de ses « <em>maîtres</em> ».&nbsp; Certains commentateurs ont même appelé à sa dissolution et à la création d&rsquo;un nouvel organisme qui servirait les intérêts du continent et de ses populations.&nbsp;</p>



<p>Cela ressemble à un vote de défiance. Pour regagner la faveur du public et rester une force au service du bien-être du continent, l&rsquo;UA doit entreprendre des réformes cruciales, renforcer la responsabilité et faire preuve de courage politique de toute urgence. Sans cela, elle risque de survivre en apparence tout en perdant de son essence.</p>



<p>La question n&rsquo;est pas de savoir si l&rsquo;Afrique a besoin de l&rsquo;UA, mais si l&rsquo;UA est disposée et prête à devenir l&rsquo;institution dont l&rsquo;Afrique a besoin, une institution suffisamment audacieuse pour initier une démarche courageuse vers un marché commun, une monnaie unique, une armée unifiée et un régime de passeport commun. C&rsquo;est possible !</p>



<p><strong><em>M. Omuodo </em></strong></p>



<p><strong><em>Adresse :  </em></strong><a href="mailto:mike.omuodo@mediafast.co.ke"><strong><em>mike.omuodo@mediafast.co.ke</em></strong></a><strong><em> </em></strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide"/>



<p><strong><em>Le chapô est de notre rédaction. </em></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : une doctrine de souveraineté sécuritaire assumée, au-delà du seul registre militaire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Jan 2026 20:54:24 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le discours à la nation du président Goïta présente une vision stratégique pour renforcer l'autonomie et la sécurité du Mali.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Le discours prononcé le 20 janvier par le président de la transition, le général Assimi Goïta, à l’occasion du 65ᵉ anniversaire de l’armée malienne, s’inscrit dans une séquence politique plus large que la seule célébration institutionnelle. Il marque la consolidation d’une doctrine de souveraineté sécuritaire assumée, désormais au cœur du projet étatique porté par les autorités de Bamako depuis 2021.</em></strong></p>



<p>Loin d’un simple exercice de communication, l’allocution présidentielle traduit une vision stratégique structurée, fondée sur trois piliers : la montée en puissance de l’outil militaire, l’autonomie décisionnelle face aux partenaires extérieurs et l’intégration régionale sahélienne comme réponse aux menaces transnationales.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-armee-refondee-comme-socle-de-l-etat"><strong>Une armée refondée comme socle de l’État</strong></h2>



<p>Dans un pays confronté depuis plus d’une décennie à une insécurité persistante, l’accent mis par les autorités sur la réforme des Forces armées maliennes (FAMa) apparaît moins comme un choix idéologique que comme une nécessité fonctionnelle. Le discours présidentiel insiste sur des éléments concrets : réorganisation des unités, amélioration de la chaîne de commandement, modernisation des équipements, renforcement de la formation et adaptation doctrinale à une guerre asymétrique.</p>



<p>La création de nouvelles unités combattantes, la multiplication des camps militaires et le développement du génie militaire répondent à un objectif central : restaurer la présence de l’État dans des zones longtemps marginalisées. À cet égard, la sécurisation progressive de certaines localités et le retour des services sociaux de base constituent, pour les autorités, des indicateurs de succès plus parlants que les annonces spectaculaires.</p>



<p>La volonté de lancer une industrie militaire nationale, encore embryonnaire, s’inscrit dans cette logique d’autonomie stratégique. Elle traduit une rupture avec une dépendance structurelle aux fournisseurs extérieurs, souvent conditionnée à des agendas politiques divergents des priorités maliennes.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-lecture-lucide-de-la-guerre-contemporaine"><strong>Une lecture lucide de la guerre contemporaine</strong></h2>



<p>L’un des apports majeurs du discours du président Assimi Goïta réside dans sa lecture élargie du conflit. En qualifiant la situation de « <em>guerre hybride </em>», le général Assimi Goïta reconnaît explicitement que le combat ne se limite plus au champ militaire classique. Sabotage économique, attaques contre les infrastructures, pressions informationnelles et tentatives de délégitimation internationale font désormais partie intégrante de l’affrontement.</p>



<p>Dans ce contexte, la bataille de l’information devient un enjeu stratégique. La création de médias dédiés aux forces armées — Web TV et radio — vise moins à imposer un récit unique qu’à rééquilibrer un espace médiatique longtemps dominé par des narratifs extérieurs. Pour les autorités, il s’agit de restaurer un lien de confiance entre l’armée et la population, condition indispensable à toute stabilisation durable.</p>



<p>Cette approche témoigne d’une compréhension pragmatique des nouveaux rapports de force, dans lesquels la perception internationale d’un conflit peut peser autant que les résultats tactiques sur le terrain.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-option-sahelienne-comme-choix-structurant"><strong>L’option sahélienne comme choix structurant</strong></h2>



<p>Sur le plan régional, le discours confirme l’ancrage stratégique du Mali au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES) — formée du Mali, du Burkina Faso et du Niger depuis le 16 septembre 2023. La mise en place de la force unifiée avec le Burkina Faso et le Niger, dont l’opérationnalisation a eu lieu le 20 décembre 2025, constitue, pour Bamako, une réponse endogène à des menaces transfrontalières que les dispositifs internationaux n’ont pas su endiguer durablement.</p>



<p>Cette coopération ne se limite pas à une posture politique. Elle repose sur des opérations conjointes, un partage du renseignement et une convergence doctrinale. En assumant ce choix, les autorités maliennes privilégient une logique de solidarité régionale fondée sur des intérêts sécuritaires communs, au risque d’un isolement diplomatique partiel vis-à-vis de certains partenaires occidentaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-strategie-critiquee-mais-coherente"><strong>Une stratégie critiquée, mais cohérente</strong></h2>



<p>Si la trajectoire engagée par les autorités de transition suscite des critiques, notamment sur le plan politique et institutionnel, elle présente une cohérence interne difficilement contestable. Dans un environnement marqué par la fragilité des États sahéliens, la priorité donnée à la sécurité apparaît, pour le Mali, comme un préalable à toute reconstruction durable.</p>



<p>Le discours à la nation à l’occasion du 20 janvier, fête de l’armée malienne, illustre ainsi une inflexion profonde de l’État malien : recentrage sur ses fonctions régaliennes, affirmation de la souveraineté comme principe structurant et refus d’une dépendance sécuritaire contre-productive. Plus qu’un message aux forces armées, il s’agit d’un signal adressé à la population et aux partenaires internationaux : le Mali entend définir seul les termes de sa stabilisation.</p>



<p>Dans cette perspective, la célébration de l’armée devient moins un rituel commémoratif qu’un acte politique, révélateur d’un État en quête de refondation dans un ordre régional et mondial en recomposition.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>« A nos soldats, sachez que vous êtes les gardiens de la patrie », Assimi Goïta </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Jan 2026 20:10:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Célébrez le 65ᵉ anniversaire de l’armée malienne avec le discours du président Goïta sur les Forces armées et la souveraineté du Mali.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>À l’occasion du 65ᵉ anniversaire de l’armée malienne, célébré le 20 janvier à Bamako, le président de la transition, le général Assimi Goïta, comme à l’accoutumée, a livré un discours à forte portée politique et stratégique, sur les antennes de la télévision nationale (ORTM). Le chef de l’Etat, a mis en avant la montée en puissance des Forces armées maliennes (FAMa), la refondation de l’outil militaire et l’ancrage du Mali dans une logique de souveraineté sécuritaire assumée.</em></strong></p>



<p>Créée en 1961 dans la foulée de l’indépendance, après le départ des forces françaises décidé par le président Modibo Keïta, l’armée malienne demeure, selon le chef de l’État, « <em>un pilier de la Nation </em>» et un symbole du lien indéfectible entre le peuple et ses forces de défense. Le général Goïta a rendu hommage aux soldats tombés au combat et salué « <em>le sacrifice consenti par les familles</em> » dans un contexte sécuritaire toujours marqué par la persistance de la menace terroriste.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-reformes-militaires-et-reorganisation-du-dispositif-securitaire"><strong>Réformes militaires et réorganisation du dispositif sécuritaire</strong></h2>



<p>Au cœur de son allocution, le président malien est longuement revenu sur les réformes engagées depuis 2021 au sein des forces armées. Il a affirmé que celles-ci avaient permis de disposer d’une armée « <em>aguerrie et professionnelle</em> », dotée de capacités opérationnelles renforcées, d’équipements modernisés et d’une doctrine adaptée à l’évolution des menaces.</p>



<p>La création de nouvelles unités combattantes, jugées plus flexibles, répond à une stratégie d’adaptation face à une guerre qualifiée d’« <em>hybride</em> », mêlant actions militaires, sabotage économique et guerre informationnelle. Plusieurs nouveaux camps militaires doivent voir le jour en 2026, notamment à Dioïla, Nioro du sahel et Konobougou, afin de renforcer la présence de l’État sur l’ensemble du territoire.</p>



<p>Le président a également annoncé le démarrage de l’industrie militaire nationale, présentée comme une étape décisive vers l’autonomie stratégique, ainsi que l’opérationnalisation prochaine de l’hôpital militaire de Banankoro, destiné à réduire le recours aux évacuations sanitaires à l’étranger.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-succes-revendiques-sur-le-terrain"><strong>Des succès revendiqués sur le terrain</strong></h2>



<p>Sur le plan opérationnel, Assimi Goïta a affirmé que les forces maliennes avaient enregistré des « <em>résultats éloquents</em> » : démantèlement de sanctuaires terroristes, neutralisation de chefs terroristes et sécurisation de zones jugées vitales. Il a cité les succès de l’opération « <em>Doungoukoloko</em> », qui a permis le retour progressif des services sociaux de base dans certaines localités.</p>



<p>Le chef de l’État a aussi salué la sécurisation de grands événements nationaux, comme la Biennale artistique et culturelle à Tombouctou en décembre 2025, ainsi que la protection des convois de carburant, présentée comme un enjeu central pour la résilience économique du pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-ancrage-regional-au-sein-de-l-alliance-des-etats-du-sahel"><strong>L’ancrage régional au sein de l’Alliance des États du Sahel</strong></h2>



<p>Dans un contexte de rupture avec les partenaires occidentaux traditionnels, le président malien a mis en garde contre l’extension du conflit au champ informationnel. Selon lui, la désinformation et les campagnes de manipulation constituent désormais des armes à part entière, utilisées par des groupes terroristes avec l’appui de « <em>sponsors étatiques</em> » non nommés.</p>



<p>Pour y faire face, les autorités ont lancé une Web TV et une radio dédiées aux FAMa, afin de « <em>parler directement au peuple </em>» et de contrer les récits jugés hostiles. La digitalisation de l’administration militaire, notamment à travers un système de gestion du personnel, a également été présentée comme un gage de transparence et de maîtrise des effectifs.</p>



<p>Enfin, Assimi Goïta a réaffirmé l’engagement du Mali au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES), aux côtés du Burkina Faso et du Niger. Il s’est félicité de l’opérationnalisation, en décembre 2025, de la force unifiée de l’AES, symbole selon lui d’une volonté commune de bâtir une sécurité collective fondée sur la souveraineté et l’intégration régionale.</p>



<p>Dans un discours empreint de solennité et de fermeté, le président de la transition a conclu en appelant à l’unité nationale autour de l’armée, présentée comme le socle du « <em>Mali Kura </em>», un Mali refondé, souverain et résilient, dans un environnement régional toujours instable. « <em>A nos soldats, où qu’ils trouvent, sachez que vous êtes les gardiens de la patrie</em>&nbsp;», a rassuré le président de la transition.&nbsp;</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali, Burkina, Niger : la confédération sahélienne s’impose comme puissance régionale</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mikailou Cissé]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Jan 2026 12:38:46 +0000</pubDate>
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<p>Découvrez la confédération des Etats du Sahel, une nouvelle alliance politique pour l'autonomie et la souveraineté.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Née d’une volonté commune de rupture et d’affirmation souveraine, l’Alliance des États du Sahel (AES) – formée par le Mali, le Burkina Faso et le Niger – s’impose désormais comme un acteur politique et stratégique central dans la recomposition régionale. Au-delà du rejet des tutelles extérieures, cette confédération incarne une ambition nouvelle : refonder la souveraineté sur des bases populaires, économiques et institutionnelles durables, tout en affirmant une autonomie assumée face aux rapports de force internationaux.</em></strong></p>



<p>L’Alliance des États du Sahel (AES) est née, le 16 septembre 2023, d’une rupture politique majeure, nourrie par une désillusion sécuritaire persistante et par le rejet croissant des tutelles extérieures perçues comme inefficaces et contraignantes. Elle incarne, pour le peuple sahélien, une volonté affirmée de reconquête de la souveraineté, entendue non seulement comme indépendance stratégique, mais aussi comme refondation de l’autorité politique et de la légitimité étatique.</p>



<p>Au cœur de ce projet se trouve la réhabilitation du peuple comme source du pouvoir, et l’ambition de redéfinir les règles de la gouvernance publique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-entre-unite-politique-et-participation-citoyenne"><strong>Entre unité politique et participation citoyenne</strong></h2>



<p>En ce sens, l’AES rompt avec des modèles politiques importés, souvent inadaptés aux réalités sahéliennes, incapables de répondre durablement aux défis sécuritaires, économiques et sociaux.</p>



<p>Elle se présente comme un projet d’autonomie enracinée, assumant les rapports de force du monde contemporain plutôt qu’une dépendance prolongée. Cette orientation constitue une force politique majeure, notamment dans un contexte où les populations associent l’insécurité persistante, la précarité économique et la perte de confiance institutionnelle aux anciennes formes de coopération.</p>



<p>Cependant, cette affirmation souveraine se heurte à plusieurs tensions structurelles.<br>La première concerne la relation entre gouvernants et gouvernés. L’unité politique proclamée entre le peuple et les autorités peut jouer un rôle mobilisateur face aux menaces extérieures, comme l’illustre l’adhésion populaire à certaines décisions sécuritaires. Mais cette unité peut aussi masquer une délégation implicite du pouvoir, réduisant la participation citoyenne à un soutien symbolique.</p>



<p>Or, l’histoire politique montre que la souveraineté ne se mesure pas uniquement à la rupture avec l’extérieur, mais à l’existence de mécanismes effectifs de contrôle, de responsabilité et de participation populaire.</p>



<p>Les dirigeants de l’AES ont veillé à la mise en place de ces mécanismes, notamment à travers la prise des décisions phares de la nation après concertation du peuple.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-diversite-sahelienne-un-defi-institutionnel"><strong>La diversité sahélienne : un défi institutionnel</strong></h2>



<p>Une seconde tension touche à la notion même de « peuple sahélien ». Le Sahel est un espace de pluralité linguistique, culturelle, sociale et politique. Transformer cette diversité en volonté collective suppose un patient travail institutionnel.</p>



<p>À défaut, le risque est de substituer à une domination extérieure une centralisation interne, où des élites politiques décident au nom du peuple sans consultation effective, reproduisant ainsi les logiques qu’elles prétendent dépasser.</p>



<p>Les autorités de la Confédération des États du Sahel ont bien compris cette diversité linguistique. C’est pourquoi elles veillent, dans toutes les décisions qu’elles prennent — après concertation du peuple aésien — à une meilleure appropriation à travers des outils de communication qu’elles ont développés, comme le site web, la radio Daadé Liptako au Burkina Faso, la télévision AES au Mali, et bientôt l’agence de presse AES au Niger.</p>



<p>En attendant, les chaînes nationales des trois pays jouent déjà un rôle majeur dans ce sens, chacune s’exprimant dans sa langue nationale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-autonomie-strategique-face-aux-dependances-economiques"><strong>L’autonomie stratégique face aux dépendances économiques</strong></h2>



<p>Par ailleurs, toute rupture géopolitique engendre de nouvelles dépendances. La redéfinition des alliances militaires et diplomatiques peut élargir les marges de manœuvre, mais elle ne supprime ni les contraintes économiques ni les rapports de force internationaux. Une autonomie stratégique demeure fragile sans bases économiques solides : sécurité alimentaire, industrialisation minimale, intégration régionale effective et amélioration tangible des conditions de vie.</p>



<p>Conscientes de cet état de fait, les autorités aésiennes ont entrepris des actions concrètes. Elles ont mis en place la Banque d’investissement pour le développement (BCID-AES), destinée à financer les projets structurants.</p>



<p>Sur le plan économique, plusieurs initiatives ont vu le jour, notamment dans le domaine des douanes, ainsi qu’un prélèvement confédéral (PC-AES), instauré le 28 mars 2025, pour soutenir les projets communs.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-tournant-decisif-pour-la-souverainete-sahelienne"><strong>Un tournant décisif pour la souveraineté sahélienne</strong></h2>



<p>L’AES se trouve ainsi à un tournant décisif de son histoire. Elle dispose d’une opportunité rare pour transformer un élan souverain en projet politique structuré, inclusif et durable. Soit elle parvient à institutionnaliser la participation populaire, à articuler sécurité et développement, et à inscrire son action dans une vision économique cohérente ; soit elle demeure une réaction conjoncturelle, puissante sur le plan symbolique mais vulnérable dans les faits.</p>



<p>Seule la première voie permettra à l’AES d’incarner une souveraineté réellement vécue, partagée et pérenne. Elle représente une opportunité historique de reconquête de la souveraineté sahélienne, mais cette ambition reste fragile tant qu’elle n’est pas institutionnellement et économiquement consolidée.</p>



<p><strong>Mikaïlou Cissé&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Au Sahel, l’Alliance des États du Sahel trace les contours d’une souveraineté nouvelle</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mikailou Cissé]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 Dec 2025 11:14:22 +0000</pubDate>
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<p>Découvrez l'importance de l’Alliance des États du Sahel dans la géopolitique ouest-africaine et ses implications historiques.</p>
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<p><strong><em><strong><em>Alors que les équilibres géopolitiques se redessinent en Afrique de l’Ouest, la Confédération des États du Sahel (AES) s’impose comme une expérience politique inédite. Dans cette tribune, le philosophe Mikailou Cissé analyse la portée historique et symbolique d’un projet qui rompt avec les tutelles anciennes et revendique une souveraineté endogène. Entre recomposition régionale, résistances extérieures et adhésion populaire, l’AES se présente comme la matrice d’un nouvel horizon politique africain.</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em></em></strong></em></strong></p>



<p>Dans un monde où les puissances redéploient leurs influences sous des formes renouvelées, la dynamique sahélienne incarne une contestation vivante de l’ordre établi. Cette audace politique explique à la fois les résistances qu’elle affronte et l’espoir qu’elle suscite, bien au-delà des frontières du Sahel.</p>



<p>La recomposition géopolitique en cours ne s’appréhende pleinement qu’en la replaçant dans le désordre plus large qui traverse l’Afrique de l’Ouest. Tandis que l’Alliance des États du Sahel (AES) avance, étape par étape, vers une structuration confédérale appelée à devenir fédérale, l’ordre régional hérité révèle ses fissures, ses incohérences et ses renoncements. Ce contraste justifie la virulence des oppositions au projet autant que l’adhésion populaire qu’il suscite.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-nigeria-puissance-regionale-fragilite-interne"><strong>Nigeria : puissance régionale, fragilité interne</strong></h3>



<p>Le discours officiel sur le retrait français du Sahel illustre parfaitement cette duplicité stratégique. Loin d’un désengagement réel, il s’est agi d’un redéploiement spatial et doctrinal. Les forces spéciales françaises, opérant désormais depuis des pays côtiers comme la Côte d’Ivoire, exercent une influence directe sur les dispositifs sécuritaires de certains États, à l’image du Bénin.</p>



<p>L’armée béninoise, formellement nationale, s’insère ainsi dans une architecture de commandement et de renseignement exogène. Ce «&nbsp;<em>départ&nbsp;</em>» annoncé relevait davantage d’un geste médiatique, imposé par la pression populaire et l’effet politique de l’AES, que d’une rupture stratégique authentique.</p>



<p>Cette logique se prolonge dans l’espace nigérian. Présenté comme un pilier sécuritaire régional, le Nigeria révèle un paradoxe profond : capable de mobiliser sa puissance institutionnelle contre des menaces politiques extérieures, il demeure impuissant face à la prolifération de groupes armés sur son propre territoire.</p>



<p>Ces espaces, riches en ressources naturelles, sont devenus des économies de guerre exploitées par des bandes criminelles hybrides sous couvert d’idéologie religieuse, et convoitées par des puissances étrangères.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-l-ambivalence-du-role-americain"><strong>L’ambivalence du rôle américain</strong></h3>



<p>L’implication des États-Unis au Nigeria s’inscrit dans cette même contradiction. Leurs démonstrations militaires spectaculaires visent moins à protéger les populations qu’à sécuriser les corridors maritimes et les ressources au service d’intérêts géostratégiques. Leur incapacité persistante à prévenir les attaques contre les civils, les enlèvements de masse et les attentats dans les lieux de culte atteste de l’échec d’une approche purement sécuritaire.</p>



<p>Face à ces impasses, l’AES se trouve prise en étau entre des autorités voisines contestant la légitimité de ses dirigeants et des peuples qui, massivement, soutiennent ses orientations. Cette dissociation marque une rupture fondamentale entre la légalité institutionnelle défendue par certains États et la légitimité politique née de l’adhésion populaire.</p>



<p>Loin d’être une simple alliance militaire, l’AES est devenue un projet symbolique de réappropriation de la souveraineté, porté par des autorités locales trop longtemps reléguées au rang d’administrateurs de terrains d’opération.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-entre-religion-politique-et-instrumentalisation-du-conflit"><strong>Entre religion, politique et instrumentalisation du conflit</strong></h3>



<p>C’est dans ce contexte que se déploient des stratégies de déstabilisation plus diffuses. Le rôle de l’Algérie, jadis perçue comme un acteur central des processus de paix au Mali, apparaît aujourd’hui ambigu. La destruction d’un drone malien en mission de surveillance sur son territoire a été perçue comme une atteinte directe à la souveraineté sécuritaire malienne.</p>



<p>Plus récemment, l’émergence de discours et de mouvements prétendument «&nbsp;<em>résistants&nbsp;</em>», portés par des figures religieuses ou politiques marginalisées, s’inscrit dans une stratégie de fragmentation interne.</p>



<p>La sortie publique, en différentes langues locales, de l’imam Mahmoud Dicko illustre cette séquence. Longtemps érigé en autorité morale, il s’est révélé politiquement affaibli et prisonnier d’ambiguïtés dangereuses. Ses positions laissent entrevoir des proximités troubles avec des acteurs armés se réclamant du djihadisme ou de la rébellion. Cette confusion entre discours religieux, contestation politique et violence armée nourrit le terrorisme contemporain.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-refondation-politique-et-symbolique"><strong>Une refondation politique et symbolique</strong></h3>



<p>En rompant avec ces ambiguïtés, l’AES assume une ligne claire : le djihadisme n’est ni une résistance ni une revendication sociale légitime, mais une entreprise de prédation instrumentalisée par des intérêts extérieurs.</p>



<p>En opérationnalisant la&nbsp;Force unifiée&nbsp;et en dénonçant le&nbsp;terrorisme médiatique, judiciaire et informationnel, ses chefs d’État affirment que la guerre se joue autant sur le terrain militaire que sur celui du récit et de la souveraineté symbolique.</p>



<p>Le sommet confédéral de Bamako a marqué une étape clé. L’adoption d’instruments institutionnels, la création d’organes financiers autonomes, la coordination diplomatique et la perspective d’un passage de la Confédération à la Fédération traduisent une volonté politique rare dans l’histoire contemporaine de la région.</p>



<p>Ce projet n’est pas une fuite en avant, mais une refondation. Là où les modèles importés ont fragmenté les territoires et déresponsabilisé les États, l’AES reconstruit une cohérence politique fondée sur la sécurité collective, l’autonomie économique et l’adhésion populaire.</p>



<p>L’enjeu dépasse le Sahel. Il pose à l’Afrique contemporaine une question centrale :&nbsp;<em>peut-on déléguer indéfiniment la sécurité sans perdre la souveraineté ?</em><em>&nbsp;</em>L’AES esquisse une réponse radicale, imparfaite mais historiquement nécessaire : la stabilité ne s’impose pas de l’extérieur, elle se construit par des États assumant leur destin, en alliance avec leurs peuples.</p>



<p><strong>Mikailou Cissé</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Sommet de l’AES à Bamako : bilan, perspectives et consolidation confédérale</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Dec 2025 00:00:00 +0000</pubDate>
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<p>Le 2ème collège des Chefs d'Etat de l'AES marque une étape cruciale pour l'intégration des États du Sahel.</p>
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<p><strong><em>Réunis les 22 et 23 décembre dans la capitale malienne, les chefs d’État du Mali, du Burkina Faso et du Niger tiendront le deuxième collège des chefs d’Etat de la Confédération des États du Sahel. Vingt-sept mois après sa création, l’organisation entend dépasser le cadre sécuritaire pour esquisser une doctrine régionale fondée sur la souveraineté, l’intégration et le refus de la dépendance stratégique.</em></strong></p>



<p>Le sommet de Bamako marque une nouvelle étape dans la structuration de l’Alliance des États du Sahel (AES), créée en septembre 2023 par le Mali, le Burkina Faso et le Niger, puis formellement transformée en confédération lors du sommet de Niamey en juillet 2024. Vingt-sept mois après la signature de la Charte du Liptako-Gourma, les trois États sahéliens poursuivent un processus d’institutionnalisation accéléré, dans un contexte régional marqué par leur rupture avec la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).</p>



<p>Les travaux préparatoires, organisés à Bamako du 15 au 18 décembre, ont réuni les hauts fonctionnaires autour des trois piliers de la Confédération — défense et sécurité, diplomatie et développement. Ils seront suivis, les 20 et 21 décembre, par la première session confédérale du Conseil des ministres. En parallèle, les ministres des finances ont finalisé les modalités d’opérationnalisation de la Banque confédérale pour l’investissement et le développement (BCID-AES), dotée d’un capital initial de 500 milliards de francs CFA.</p>



<p>Cette succession de réunions techniques traduit l’ambition des dirigeants sahéliens : transformer une alliance née de l’urgence sécuritaire en une organisation politique et économique structurée.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-bamako-capitale-politique-d-une-solidarite-sahelienne"><strong>Bamako, capitale politique d’une solidarité sahélienne</strong></h2>



<p>Le choix de Bamako pour accueillir ce deuxième sommet n’est pas anodin. Après Niamey en 2024, la capitale malienne devient à son tour le théâtre d’une affirmation collective, alors que le Mali assure la présidence tournante de l’AES jusqu’à la fin de l’année 2025. Cette rotation entre Bamako, Ouagadougou et Niamey est présentée par les autorités comme un symbole d’égalité entre les États membres, à rebours des hiérarchies informelles qui caractérisent de nombreuses organisations régionales africaines.</p>



<p>Dans un contexte de sanctions levées mais de relations toujours tendues avec leurs voisins ouest-africains, les trois pays entendent afficher une unité politique et stratégique renforcée.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-doctrine-fondee-sur-l-autonomie-strategique"><strong>Une doctrine fondée sur l’autonomie stratégique</strong></h2>



<p>Derrière l’agenda institutionnel, le sommet de Bamako s’inscrit dans une réflexion plus large sur la place de l’AES dans l’ordre régional et international. Les déclarations des responsables sahéliens convergent vers l’émergence d’une doctrine fondée sur l’autonomie stratégique et la souveraineté décisionnelle.</p>



<p>Lors de l’ouverture des travaux préparatoires, le ministre malien des affaires étrangères, Abdoulaye Diop, a évoqué un « <em>changement de paradigme irréversible </em>», insistant sur le respect des choix souverains des États membres et sur leur volonté de rompre avec des mécanismes régionaux jugés inefficaces ou contraignants. Une orientation déjà affirmée lors du sommet de Niamey, où les dirigeants de l’AES avaient présenté leur alliance comme le cadre le plus opérationnel de lutte contre le terrorisme dans le Sahel central.</p>



<p>Sur le plan économique, cette logique se traduit par une reprise en main des ressources naturelles. Le Mali a récemment adopté un nouveau code minier renforçant la participation de l’État et des investisseurs nationaux. Le Niger, de son côté, a engagé une rupture plus radicale en mettant fin à l’exploitation d’uranium par la société française Orano, au nom de la souveraineté économique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-choix-du-multi-alignement"><strong>Le choix du multi-alignement</strong></h2>



<p>Cette affirmation de souveraineté ne s’accompagne toutefois pas d’un isolement diplomatique. Les États de l’AES revendiquent une stratégie de diversification des partenariats, souvent qualifiée de « <em>multi-alignement </em>». La Russie s’est engagée à appuyer la montée en puissance de la Force unifiée de l’AES, tandis que la Turquie fournit des équipements militaires, notamment des drones. La Chine et certains pays du Golfe maintiennent également une présence économique et diplomatique active dans la région.</p>



<p>Pour les dirigeants sahéliens, il s’agit d’éviter toute dépendance exclusive, qu’elle soit occidentale ou non, et de rompre avec le modèle du G5 Sahel, largement financé et structuré par des partenaires extérieurs.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-medias-securite-et-relations-regionales-a-l-agenda"><strong>Médias, sécurité et relations régionales à l’agenda</strong></h2>



<p>Le sommet de Bamako doit également entériner plusieurs projets structurants. Parmi eux figure l’adoption d’un plan stratégique quinquennal pour la période 2026-2030, destiné à donner une visibilité à l’action confédérale. Les chefs d’État devraient aussi lancer officiellement la radio confédérale « <em>Daandè Liptako </em>», présentée comme un outil de communication et de lutte contre la désinformation, avec des antennes dans les trois capitales.</p>



<p>Les relations avec la CEDEAO constituent un autre dossier sensible. Depuis le retrait officiel du Mali, du Burkina Faso et du Niger en janvier 2025, les tensions diplomatiques persistent. Plusieurs incidents sécuritaires, dont des violations d’espaces aériens dénoncées par l’AES, ont ravivé les crispations. Le sommet devra préciser la posture de la Confédération vis-à-vis de son environnement régional.</p>



<p>Le deuxième sommet de l’Alliance des États du Sahel marque un moment charnière. En cherchant à formaliser une doctrine propre, fondée sur l’autonomie stratégique, l’intégration régionale et le contrôle des ressources, l’AES entend s’imposer comme une alternative aux cadres régionaux existants. À Bamako, les dirigeants sahéliens pourront démontrer que l’AES n’est plus une alliance conjoncturelle, mais un projet politique appelé à durer.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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