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	<title>Archives des autodétermination &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Le réalisme diplomatique du Mali</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Apr 2026 07:09:24 +0000</pubDate>
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<p>Comprenez les enjeux diplomatiques liés au Mali-Maroc et les décisions sur la reconnaissance de la RASD dans un contexte géopolitique.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>En diplomatie, certaines décisions prennent du temps. Celle annoncée par Bamako le 10 avril 2026, consistant à retirer la reconnaissance de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), appartient à cette catégorie. Elle n’est ni improvisée ni circonstancielle. Elle est le produit d’une longue maturation stratégique.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis 1982, le Mali reconnaissait la RASD, dans le sillage des positions adoptées par de nombreux États africains à l’époque des indépendances, lorsque le principe d’autodétermination constituait un marqueur politique majeur du continent. Mais les réalités géopolitiques ont profondément changé depuis lors. Et les États, confrontés à leurs propres défis de souveraineté et de stabilité, sont contraints d’ajuster leurs doctrines.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-defendre-pour-les-autres-ce-qu-on-exige-pour-nous-memes-nbsp"><strong>Défendre pour les autres ce qu’on exige pour nous-mêmes&nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le Mali, confronté depuis les années 1990 à des crises sécuritaires et à des mouvements à visée sécessionniste dans le nord de son territoire, la question de l’intégrité territoriale n’est pas une abstraction diplomatique. Elle est une ligne rouge politique et stratégique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, maintenir indéfiniment une position héritée d’un autre cycle historique revenait à entretenir une ambiguïté diplomatique. Le retrait de la reconnaissance de la RASD marque donc une clarification. Bamako choisit désormais d’aligner sa politique extérieure sur un principe simple — défendre pour les autres ce qu’il exige pour lui-même.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce choix s’inscrit aussi dans une recomposition plus large des équilibres diplomatiques en Afrique et au Sahel. Le Mali, comme ses partenaires de l’Alliance des États du Sahel, revendique désormais une politique étrangère fondée sur la souveraineté des décisions et la primauté des intérêts nationaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-partenariat-solide-malgre-les-turbulences-historiques-nbsp"><strong>Un partenariat solide malgré les turbulences historiques&nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce nouvel environnement stratégique, le rapprochement avec le Maroc marque une évolution logique. Les deux pays ont toujours entretenu des relations particulières, fondées sur des liens historiques, humains et religieux profonds. Malgré les divergences sur la question du Sahara, Rabat et Bamako ont continué à coopérer dans des secteurs essentiels : formation, diplomatie, agriculture ou lutte contre l’extrémisme violent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette continuité diplomatique a souvent été décrite comme une «&nbsp;<em>exception malienne</em>&nbsp;» dans les relations avec le Maroc : une capacité à préserver un partenariat solide malgré un désaccord politique majeur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, ce partenariat pourrait entrer dans une nouvelle phase. L’annonce d’une augmentation des bourses d’études destinées aux étudiants maliens ou encore la levée de certaines restrictions administratives affectant les déplacements des Maliens vers le Maroc illustrent déjà les bénéfices potentiels de ce rapprochement.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-epoque-des-alignements-automatiques-est-revolue-nbsp"><strong>L’époque des alignements automatiques est révolue&nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Plus largement, la position malienne s’inscrit dans la dynamique diplomatique actuelle autour du dossier du Sahara occidental. En soutenant une solution politique dans le cadre des Nations unies, fondée sur le plan d’autonomie proposé par le Maroc, Bamako rejoint une approche que plusieurs puissances internationales considèrent désormais comme la plus crédible pour sortir d’un conflit figé depuis des décennies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En réalité, la décision malienne dit beaucoup de l’évolution du continent africain lui-même. L’époque des alignements automatiques et des solidarités idéologiques héritées de la guerre froide s’efface progressivement. Les États africains privilégient désormais des diplomaties de pragmatisme, centrées sur la sécurité, la stabilité et le développement. Le Mali vient d’en donner une illustration.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un monde marqué par les recompositions géopolitiques, les États qui savent adapter leurs positions aux réalités du moment sont ceux qui renforcent le mieux leur souveraineté. En ce sens, la décision de Bamako relève moins d’un changement de cap que d’un acte de lucidité stratégique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Groenland : L&#8217;humeur prédatrice de Trump</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 Jan 2026 15:20:05 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La tentative d'annexion du Groenland par Trump soulève des questions cruciales sur le néocolonialisme et la souveraineté nationale.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Dans cette tribune, Isidoros Karderinis, journaliste, correspondant de presse à l’étranger accrédité par le ministère grec des affaires étrangères et membre de l’Association des correspondants de presse à l’étranger de Grèce, analyse la tentative de Donald Trump de s’approprier le Groenland. Une démarche qu’il qualifie de néocoloniale, révélatrice d’un rapport de force brutal et d’une remise en cause inquiétante des principes de souveraineté et du droit international.</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">La tentative du président américain Donald Trump de «<em>s&#8217;emparer</em>» du Groenland constitue une tentative néocoloniale de la part d&rsquo;un «<em>shérif</em>» mondial qui ne respecte manifestement pas la souveraineté nationale et les droits fondamentaux de l&rsquo;île.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des manifestations ont donc eu lieu à Nuuk, la capitale – les plus importantes de l&rsquo;histoire du Groenland – et à Copenhague, avec des slogans tels que «<em>Le Groenland n&rsquo;est pas à vendre</em>» et «<em>Le Groenland appartient aux Groenlandais</em>», soulignant ainsi la volonté d&rsquo;autodétermination. Parallèlement, les sondages montrent qu&rsquo;environ 85% des Groenlandais rejettent la perspective d&rsquo;un rattachement aux États-Unis. Le Premier ministre groenlandais, Jens-Frederik Nielsen, âgé de 34 ans, a par ailleurs qualifié ces pressions d&rsquo;«<em>irrespectueuses</em>» et a appelé à la fin des menaces et des discours d&rsquo;annexion «<em>entre amis</em>».</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-groenland-la-plus-grande-ile-de-notre-planete"><strong>Le Groenland, la plus grande île de notre planète</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La Première ministre du Danemark, Mette Frederiksen, s&rsquo;exprimant au Parlement le mardi 20 janvier 2026, a déclaré : « <em>Nous traversons une période sombre</em>» et a précisé que «<em>le Danemark ne peut négocier sa souveraineté, son identité, ses frontières et sa démocratie</em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le revirement ultérieur du président américain Donald Trump concernant son projet d&rsquo;occuper le Groenland par la force militaire et l&rsquo;annulation des droits de douane supplémentaires imposés à huit États membres européens de l&rsquo;OTAN qui s&rsquo;opposaient à son projet d&rsquo;acquisition de l&rsquo;île sont phénoménaux, car ses dispositions agressives et conquérantes n&rsquo;ont en réalité pas diminué du tout, tandis que la «<em>fracture</em>» au sein de l&rsquo;axe euro-atlantique s&rsquo;est approfondie, mettant à l&rsquo;épreuve la cohésion du monde occidental.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais voyons quelles sont les données concernant le Groenland et pourquoi cette île est si importante. Le Groenland est la plus grande île de notre planète, avec une superficie de 2&nbsp;166&nbsp;086 kilomètres carrés. L&rsquo;Australie, bien que plus vaste, est considérée comme un continent et non une île. Le Groenland est actuellement une île autonome et membre du Royaume du Danemark, lequel est membre de l&rsquo;OTAN et allié des États-Unis depuis 1721.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-organisation-historique-et-geographique-du-groenland"><strong>L’organisation historique et géographique du Groenland</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Groenland était une colonie danoise jusqu&rsquo;en 1953. Depuis, il est un comté du Danemark. Il est autonome depuis 1979 et, en 2009, il s&rsquo;est vu octroyer une autonomie encore plus grande, avec le droit d&rsquo;exploiter ses ressources naturelles, une mesure que beaucoup ont perçue comme prélude à une indépendance totale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le chef de l&rsquo;État est le roi Frédéric X du Danemark (depuis le 14 janvier 2024), représenté par un haut-commissaire. Le chef du gouvernement est le Premier ministre, élu par le Parlement. Le gouvernement est également élu par le Parlement, appelé Landstinget. Les 31 membres du Parlement sont élus par le peuple au scrutin proportionnel simple dans des circonscriptions plurinominales et leur mandat dure 4 ans. Toute personne âgée de 18 ans ou plus a le droit de vote.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La majorité de la population, qui s&rsquo;élève à environ 56 000 personnes, est composée d&rsquo;Inuits (Esquimaux), qui se sont mélangés aux premiers colons européens (d&rsquo;origine danoise et norvégienne) et parlent le groenlandais et le danois.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette île arctique est géographiquement située en Amérique du Nord, tandis que sur les plans culturel, démographique et politique, le Groenland est une île liée à l&rsquo;Europe. Au sud-est du Groenland se trouvent l&rsquo;océan Atlantique et l&rsquo;Islande, à l&rsquo;est la mer du Groenland, au nord l&rsquo;océan Arctique et à l&rsquo;ouest la baie de Baffin et le Canada.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-pays-pas-riche-au-sens-conventionnel-du-terme"><strong>Un pays, pas riche au sens conventionnel du terme</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La majeure partie de l&rsquo;île, soit environ 80 % de sa superficie (1&nbsp;700&nbsp;000 km²), est recouverte d&rsquo;une immense calotte glaciaire. Seules les zones côtières sud-ouest et sud-est, qui représentent les 20 % restants, sont libres de glace. Il s&rsquo;agit de la seule zone habitée et non recouverte de glace, mais elle est aride, parsemée de rochers, de fjords et d&rsquo;îlots. Chaque été, pendant deux mois, elle connaît le «<em>soleil de minuit</em>», une lumière continue, tandis qu&rsquo;en hiver, elle subit la «<em>nuit polaire</em>», une obscurité permanente.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Groenland ne possède pas de réseau routier développé reliant les villes et les villages. Les transports se font principalement par voie maritime et aérienne, avec des aéroports et des héliports répartis sur l&rsquo;ensemble du territoire. Sur terre, les déplacements se font en motoneige et en traîneau.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;économie de l&rsquo;île, dont la monnaie est la couronne danoise et dont le PIB est estimé par la Banque mondiale entre 3,5 et 4 milliards de dollars, repose sur la pêche, qui représente 95 % des exportations du Groenland, et sur la transformation du poisson, une activité industrielle majeure. Quelques habitants pratiquent également une agriculture de subsistance sur la côte sud-ouest, où ils élèvent des bovins, des ovins et de la volaille.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Groenland n&rsquo;est donc pas riche au sens conventionnel du terme, ses ressources étant largement sous-exploitées. Son économie est petit et, pour «<em>survivre</em>», il reçoit une subvention annuelle de 520 millions d&rsquo;euros du Danemark, soit environ 9&nbsp;000 euros par habitant. C&rsquo;est aussi pourquoi nombre d&rsquo;habitants de l&rsquo;île hésitent à réclamer une indépendance immédiate du Danemark, qui a par le passé fait preuve de comportements coloniaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-il-est-inacceptable-que-regne-la-loi-du-plus-fort-dans-notre-monde"><strong>Il est inacceptable que règne la loi du plus fort dans notre monde</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Groenland possède également des gisements d&rsquo;or, d&rsquo;uranium et de charbon. Selon des recherches récentes, on y trouve aussi des gisements de pétrole et de gaz naturel. Son territoire recèle également d&rsquo;importants gisements de terres rares. D&rsquo;après des données fiables, 25 des 34 minéraux que la Commission européenne a classés comme «<em>matières premières critiques</em>» sont présents sur l&rsquo;île.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les États-Unis, cependant, ne considèrent pas le Groenland comme un simple réservoir de matières premières, mais comme une île d&rsquo;une valeur stratégique qui garantit l&rsquo;accès, la surveillance et la défense au-dessus des corridors de l&rsquo;Atlantique Nord et de l&rsquo;Arctique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan militaire, les États-Unis exploitent déjà la base spatiale de Pituffik au nord-ouest du Groenland, près de Kanak, l&rsquo;une des villes les plus septentrionales du monde. Cette base abrite des radars d&rsquo;alerte précoce, intégrés au réseau de défense antimissile américain, et constitue un élément avancé du système NORAD pour la détection des tirs de missiles balistiques traversant l&rsquo;Arctique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Danemark, quant à lui, renforce constamment sa présence dans la région grâce à de nouveaux navires de guerre, des drones et une infrastructure satellitaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En conclusion, je tiens à souligner que seuls les habitants du Groenland sont compétents pour décider du sort et de l&rsquo;avenir de l&rsquo;île. Il est inacceptable que notre monde, la communauté internationale, devienne un monde où les principes du droit international sont bafoués, réduits à néant, et où règne la loi du plus fort. Par conséquent, toute personne démocrate et rationnelle ne peut s&#8217;empêcher de crier haut et fort&nbsp;: «<em>Trump, ne touchez pas au Groenland!</em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Isidoros Karderinis</strong></p>



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<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Le chapô et les inter-titres sont de notre rédaction. </strong></em></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Sahel : au-delà du djihadisme, la bataille des puissances</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mikailou Cissé]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Nov 2025 08:22:22 +0000</pubDate>
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<p>Le Sahel traverse une crise sans précédent où le terrorisme devient un outil géopolitique. Au Mali, la lutte pour la souveraineté et la dignité nationale redéfinit le destin de toute une région.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Au-delà des affrontements armés, le Sahel livre une bataille existentielle : celle de sa souveraineté et de son récit. Derrière le voile du terrorisme, Mikaïlou Cissé, professeur de philosophie au secondaire, décrypte une guerre d’influence où se mêlent intérêts géostratégiques, manipulations idéologiques et luttes internes pour le contrôle des ressources. Entre fracture et résilience, le Mali et ses voisins cherchent à reconquérir non seulement leurs territoires, mais aussi leur dignité républicaine.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Sahel est aujourd’hui le théâtre d’une crise profonde qui n’est ni le fruit du hasard ni une fatalité inscrite dans son histoire. Le terrorisme qui s’y déploie depuis plus d’une décennie dépasse largement le cadre d’un phénomène local, spontané ou strictement religieux. Il s’agit d’un outil politique, savamment conçu et entretenu, visant à affaiblir les États, fracturer les sociétés et maintenir cette région stratégique dans un état d’instabilité chronique. L’explosion de violences au Mali, au Nigeria, en Somalie, au Congo ou au Mozambique traduit moins une contagion idéologique qu’un mécanisme géopolitique qui façonne le destin des peuples à leur insu.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-souverainete-condition-premiere-de-la-victoire-sahelienne">La souveraineté, condition première de la victoire sahélienne</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les autorités sahéliennes en ont compris l’enjeu. Le président nigérien Abdouramane Tiani a souligné que la lutte actuelle est «&nbsp;<em>une guerre existentielle</em>&nbsp;», bien au-delà d’un simple affrontement militaire. Il s’agit d’un combat pour que les peuples du Sahel puissent enfin jouir librement de leurs ressources et de leur souveraineté. Au Mali, cette conviction est partagée par la diplomatie et les forces armées. Aucune victoire durable ne sera possible sans une souveraineté pleine et entière — c’est-à-dire un État capable de se défendre, de décider ses stratégies et de diriger son propre destin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le terrorisme prospère sur les failles profondes de la gouvernance. Là où les contradictions internes ne sont pas résolues et où les ressources naturelles sont mal exploitées ou captées par des réseaux opaques, la violence s’installe. Elle n’est que rarement un choix idéologique à part entière&nbsp;; elle devient surtout un marché lucratif pour trafiquants, milices politico-identitaires et entreprises clandestines qui voient dans le chaos une source de prospérité. Sous le masque d’une «&nbsp;<em>guerre sainte</em>&nbsp;», ces groupes défendent avant tout des intérêts économiques, géostratégiques et des agendas qui n’ont rien de religieux.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-l-islam-instrumentalise-une-trahison-spirituelle-et-culturelle">L’islam instrumentalisé : une trahison spirituelle et culturelle</h3>



<p class="wp-block-paragraph">L’instrumentalisation de l’islam est au cœur de cette stratégie. Les groupes terroristes utilisent un vocabulaire moral et religieux qu’ils ne respectent jamais. Leur prétendue rigueur n’est qu’une façade destinée à intimider et séduire une jeunesse en quête de repères. Les premières victimes sont les musulmans eux-mêmes&nbsp;: hommes, femmes et enfants pris en otage par une doctrine sans racines locales, étrangère aux traditions sahéliennes. Tombouctou incarne tristement cette contradiction&nbsp;: cité phare de la civilisation islamique, elle a été profanée par des insurgés se réclamant de la foi qu’ils trahissent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Même la question du voile au Mali illustre ce décalage. Pendant des siècles, les femmes musulmanes du pays ont intégré cette pratique dans un rapport culturel et spirituel authentique, libre de contraintes dogmatiques imposées. Aujourd’hui, des pressions radicales tentent d’imposer un modèle étranger à la réalité sociale locale, ignorant l’histoire et l’enracinement progressif de l’islam au Mali. Cette rupture montre que les groupes armés ne véhiculent aucune tradition, mais une idéologie hostile à la vie même des sociétés qu’ils prétendent défendre.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-terrorisme-ennemi-de-la-republique">Le terrorisme, ennemi de la République</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des dimensions morale et culturelle, le projet terroriste cible prioritairement l’espace rural, pilier de l’économie sahélienne. Partout où avance le terrorisme, c’est la désertification humaine qui s’installe&nbsp;: villages vidés, champs abandonnés, pasteurs forcés à l’exil, marchés fermés. Ce phénomène n’est pas accidentel, mais méthodique&nbsp;: les campagnes deviennent des zones sanctuarisées, hors contrôle étatique, où s’imposent les groupes armés qui prélèvent la dîme, imposent leur loi et recrutent la jeunesse privée d’avenir. En détruisant la ruralité, ils menacent la continuité même de la nation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le terrorisme est anti-républicain par essence&nbsp;: il s’attaque à la dignité, aux droits, à l’égalité et au pluralisme — piliers de l’idéal républicain sahélien. Là où la République veut garantir la liberté, il instaure la peur&nbsp;; là où l’État cherche à rassembler, il divise&nbsp;; là où les sociétés veulent dialoguer, il impose le silence. Mais ce projet ne survivrait pas sans les acteurs «&nbsp;<em>arépublicains&nbsp;</em>»&nbsp;: entrepreneurs de violence, trafiquants transfrontaliers, intermédiaires économiques, notables déchus, certains responsables locaux ambigus voire des puissances étrangères qui tirent profit du chaos. Ces facilitateurs, qui ne sont pas terroristes de profession, nourrissent et entretiennent le désordre.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-reprendre-le-controle-du-recit-national">Reprendre le contrôle du récit national</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Une lutte véritable contre ce fléau ne saurait être superficielle ou ambiguë. Elle doit être sincère avant d’être médiatisée, active plutôt qu’affichée. Les États sahéliens ne demandent pas une simple assistance sécuritaire, mais une reconnaissance claire de leur droit souverain&nbsp;: celui de se défendre, de choisir leurs alliances et de rompre avec des tutelles paternalistes. La souveraineté reste la principale arme contre le terrorisme. Un État qui ne maîtrise pas sa politique sécuritaire perd le contrôle de son territoire, de ses ressources et de son avenir. Sans cela, il est voué à sombrer, comme l’avait prévu la situation malienne avant la mobilisation populaire et militaire remarquablement résiliente.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce combat, la communication stratégique est cruciale. Donner la parole au chaos, c’est nourrir ce même chaos. Les États doivent reprendre le contrôle du récit national. La victoire contre le terrorisme est autant psychologique que militaire. Elle exige une unité nationale forte, une cohésion des institutions, une mobilisation citoyenne autour des valeurs républicaines, et le renforcement des capacités étatiques, notamment dans les campagnes. La souveraineté ne doit pas rester un simple slogan, mais redevenir une exigence morale et politique concrète.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Sahel n’est donc pas condamné à l’instabilité. Ses peuples ont prouvé leur capacité de résistance, de renaissance et leur aspiration profonde à vivre dignement. Le terrorisme, aussi violent soit-il, n’est qu’un épisode transitoire dans l’histoire longue de nations forgées par la lutte, la foi et la culture. Ce qui se joue aujourd’hui au Mali n’est pas seulement une question de sécurité, mais bien une bataille pour la dignité républicaine, la souveraineté politique et la possibilité même de décider librement de leur avenir.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mikaïlou Cissé&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>AES, CEDEAO et panafricanisme : regards jeunes sur une Afrique en mutation</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 16 Nov 2025 06:05:53 +0000</pubDate>
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<p>L Afrique en mutation : entre souveraineté retrouvée et défis d isolement, quelles perspectives pour le panafricanisme ?</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Alors que le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont quitté définitivement la CEDEAO pour fonder l’Alliance des États du Sahel (AES), dont le 2<sup>e</sup>&nbsp;sommet est annoncé pour décembre prochain, les avis se multiplient sur cette nouvelle orientation politique. Entre affirmation de souveraineté, crainte d’isolement régional et interrogations sur l’avenir du panafricanisme, les points de vue recueillis dans ce micro-trottoir reflètent les tensions et les espoirs d’une Afrique en pleine recomposition. Ce retrait marque-t-il une rupture ou une renaissance</em></strong><strong><em> ? Et le panafricanisme, est-il encore une force mobilisatrice ou un simple outil rhétorique</em></strong><strong><em> ? Les réponses sont aussi diverses que révélatrices.</em></strong></p>



<h5 class="wp-block-heading" id="h-jermaine-dembele-etudiante-en-informatique-et-gestion-a-l-egi-sup-nbsp-le-mali-le-burkina-et-le-niger-ont-choisi-de-sortir-d-un-cadre-qui-ne-repondait-plus-a-leurs-realites"><strong>Jermaine Dembele, étudiante en Informatique et Gestion à l’EGI-SUP&nbsp;: «</strong><strong> Le Mali, le Burkina et le Niger ont choisi de sortir d’un cadre qui ne répondait plus à leurs réalités</strong><strong> »</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">Je pense que c’est une décision courageuse. Le Mali, le Burkina et le Niger ont choisi de sortir d’un cadre qui ne répondait plus à leurs réalités. La CEDEAO, ces dernières années, a souvent été perçue comme trop influencée par des intérêts extérieurs, parfois déconnectée des enjeux sécuritaires du Sahel. L’AES, c’est une manière pour ces pays de dire&nbsp;: « <em>On veut décider par nous-mêmes, selon nos priorités</em><em> </em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est un projet d’avenir, parce qu’il repose sur la solidarité entre des États qui partagent les mêmes défis. Sécurité, développement, souveraineté… Ce sont des enjeux concrets. Et l’AES peut devenir un modèle de coopération plus adapté, plus efficace. Ce n’est pas un repli, c’est une affirmation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le panafricanisme, pour moi, c’est une idée vivante. Ce n’est pas juste un mot qu’on sort dans les discours. C’est une vision&nbsp;: celle d’une Afrique qui se prend en main, qui coopère entre ses peuples, qui refuse les tutelles extérieures. L’AES, justement, c’est une forme de panafricanisme en action. Trois pays qui s’unissent pour construire une voie propre, sans attendre l’approbation de l’extérieur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certes, il faut rester vigilant. Car le panafricanisme ne doit pas devenir un prétexte pour justifier certains agissements ne défendant pas les intérêts de nos peuples. Mais quand il est porté par des actes concrets, comme la création de l’AES, alors oui, c’est une idée qui peut transformer l’Afrique.</p>



<h5 class="wp-block-heading" id="h-garibou-togo-diplome-en-journalisme-nbsp-a-mon-sens-le-retrait-du-mali-du-niger-et-du-burkina-faso-de-la-cedeao-n-est-pas-profitable"><strong>Garibou Togo, diplômé en journalisme&nbsp;: «</strong><strong> À mon sens, le retrait du Mali, du Niger et du Burkina Faso de la CEDEAO n’est pas profitable</strong><strong> »</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">À mon sens, le retrait du Mali, du Niger et du Burkina Faso de la CEDEAO n’est pas profitable. Au contraire, cet acte crée une méfiance et une désunion entre ces États et les autres pays membres de la CEDEAO, à l’instar de la Côte d’Ivoire ou du Sénégal.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En quoi ce retrait n’est-il pas bénéfique ? Tout simplement parce que ces pays, qui ont quitté la CEDEAO pour créer l’AES, ne peuvent prospérer sans entretenir de bonnes relations avec leurs voisins. En effet, étant des pays sans littoral, ils dépendent des États côtiers membres de la CEDEAO, tels que le Sénégal ou la Côte d’Ivoire, pour leur commerce maritime. Pour combattre le terrorisme qui plombe tous leurs efforts de développement, les pays de l’AES auront besoin de leurs voisins. La preuve ? Pour cette pénurie de carburant, le Mali s’est tourné vers la Côte d’Ivoire, malgré les mésententes, pour se ravitailler.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quant au panafricanisme souvent évoqué par nos dirigeants, on se rend vite compte qu’il s’agit davantage d’un slogan que d’une véritable pratique. Car si l’on s’en tenait réellement aux principes du panafricanisme, l’Afrique aurait déjà fait des pas concrets vers une unité politique. En réalité, le panafricanisme prône l’unité des Africains à tous les niveaux&nbsp;: culturel, politique, économique, et social mais des actes concrets de ce mouvement pose problème. Et cela prouve à suffisance que le panafricanisme que les États d’Afrique prétendent créer n’est qu’un rêve chimérique.</p>



<h5 class="wp-block-heading" id="h-abdoulaye-dolo-enseignant-a-baco-djicoroni-nbsp-selon-mon-analyse-les-trois-pays-qui-composent-l-alliance-des-etats-du-sahel-ont-simplement-claque-la-porte-pour-eviter-d-aller-aux-elections"><strong>Abdoulaye Dolo, enseignant à Baco-djicoroni&nbsp;: «</strong><strong> Selon mon analyse, les trois pays qui composent l’Alliance des États du Sahel ont simplement claqué la porte pour éviter d’aller aux élections</strong><strong> »</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">En ce qui me concerne, je vais me prononcer sur le retrait du Mali, du Burkina Faso et du Niger de la CEDEAO ainsi que sur la création de l’AES. Selon mon analyse, les trois pays qui composent l’Alliance des États du Sahel ont simplement claqué la porte pour éviter d’aller aux élections. Je pense également que la création de l’AES constitue une stratégie pour ces États sahéliens de consolider davantage leur pouvoir. À mes yeux, cela a entraîné une fissure sous-régionale qui n’est pas bénéfique pour l’Afrique, au moment où le continent a plus que jamais besoin d’unité et de cohésion.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour moi, le panafricanisme n’est devenu qu’un slogan, souvent brandi pour rallier l’opinion publique plutôt que pour défendre les intérêts réels du continent. Beaucoup de ceux qui prétendent porter cette idéologie ne le font pas par conviction profonde, mais pour servir leur image, leur position politique ou leurs ambitions personnelles. Ils ne s’attaquent jamais aux véritables défis du continent tels que la corruption, la mauvaise gouvernance, la faiblesse des systèmes éducatifs ou le manque d’intégration économique. Ce discours panafricaniste, pourtant essentiel pour l’avenir de l’Afrique, est aujourd’hui détourné et utilisé comme un instrument de manipulation, au lieu de représenter un projet de société sincère, courageux et tourné vers le bien commun.</p>



<h5 class="wp-block-heading" id="h-abdalah-teme-etudiant-en-geographie-nbsp-la-cedeao-est-souvent-percue-comme-un-outil-d-ingerence-utilise-par-les-grandes-puissances-occidentales"><strong>Abdalah Teme, étudiant en Géographie&nbsp;: «</strong><strong> La CEDEAO est souvent perçue comme un outil d’ingérence utilisé par les grandes puissances occidentales</strong><strong> »</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">Le retrait de certains pays de la CEDEAO représente, selon moi, une avancée positive pour l’Afrique. En théorie, la CEDEAO est une organisation censée défendre les intérêts de ses États membres. Cependant, dans les faits, elle est souvent perçue comme un outil d’ingérence utilisé par les grandes puissances occidentales. À cela s’ajoute son incapacité à faire face aux défis majeurs auxquels ses États membres sont confrontés, notamment le défi sécuritaire qui frappe durement les pays du Sahel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, la création de l’Alliance des États du Sahel (AES) apparaît comme une alternative crédible à la CEDEAO. L’AES incarne des valeurs de solidarité, d’intégrité et d’entraide entre ses États membres. Elle favorise également une coopération renforcée en matière de défense, ce qui est essentiel face aux menaces sécuritaires actuelles. La naissance de l’AES est une initiative prometteuse pour l’avenir du continent africain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quant au panafricanisme, je le considère comme un slogan populiste qui ne reflète pas la réalité des relations entre les États africains. La diversité ethnique, les divergences idéologiques et les visions politiques souvent opposées des chefs d’État africains rendent difficile l’émergence d’une gouvernance commune ou d’une diplomatie unifiée. Le panafricanisme, tel qu’il est brandi aujourd’hui, semble davantage relever du discours que d’une véritable dynamique politique concrète.</p>



<h5 class="wp-block-heading" id="h-binta-bagayoko-etudiante-a-l-ucao-nbsp-le-retrait-des-pays-membres-de-l-aes-de-la-cedeao-est-une-decision-commune-et-salutaire"><strong>Binta Bagayoko étudiante à l’UCAO&nbsp;: «</strong><strong> Le retrait des pays membres de l’AES de la CEDEAO est une décision commune et salutaire</strong><strong> »</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">Le retrait des pays membres de l’AES de la CEDEAO est une décision commune et salutaire. Bien que la CEDEAO soit une organisation régionale censée défendre les intérêts de ses États membres, elle a, par le passé, imposé des sanctions économiques lourdes à ces pays lors de crises politiques. Face à cette situation, les trois États partageant une même vision ont décidé de créer leur propre confédération&nbsp;: l’Alliance des États du Sahel (AES).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette alliance repose sur des principes de solidarité, d’entraide et de défense mutuelle. Elle permet aux pays membres de coordonner leurs efforts face aux défis sécuritaires, tout en tirant parti de leur proximité géographique, qui constitue un atout stratégique supplémentaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le retrait de ces pays de la CEDEAO ne bouleverse pas fondamentalement l’avenir du continent africain. Toutefois, ces trois États ont un besoin urgent de sortir des conflits auxquels ils sont confrontés. La mise en place d’une force de défense commune représente, à cet égard, un avantage significatif.</p>



<h5 class="wp-block-heading" id="h-ismael-kanda-kante-jeune-leader-a-baco-djicoroni-nbsp-je-considere-le-retrait-de-certains-pays-de-la-cedeao-comme-une-decision-positive-et-strategique"><strong>Ismaël Kanda Kanté, jeune leader à Baco Djicoroni&nbsp;: «</strong><strong> Je considère le retrait de certains pays de la CEDEAO comme une décision positive et stratégique</strong><strong> »</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">Je considère le retrait de certains pays de la CEDEAO comme une décision positive et stratégique. Cette organisation, bien qu’ayant été conçue pour promouvoir l’intégration régionale et défendre les intérêts de ses États membres, a montré ses limites. Au lieu d’apporter des solutions concrètes aux crises politiques et sécuritaires, elle s’est parfois transformée en obstacle, notamment à travers des sanctions économiques lourdes imposées à des pays en difficulté.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce retrait traduit une volonté de souveraineté et d’autodétermination. Il ouvre la voie à des alternatives plus adaptées aux réalités du terrain, comme l’Alliance des États du Sahel (AES), qui repose sur des principes de solidarité, de défense mutuelle et de proximité géographique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Micro-trottoir réalisé et transcrit par Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Sahel : le climat en embuscade, l’État debout</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Jul 2025 00:00:00 +0000</pubDate>
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<p>Loin d’être les maillons faibles d’un Sahel en crise, ces États redéfinissent, à leur manière, les contours d’une souveraineté face à une menace silencieuse : le dérèglement climatique.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Face au chaos climatique et à l’indifférence internationale, le Mali, le Burkina Faso et le Niger choisissent de tenir bon. Loin d’être les maillons faibles d’un Sahel en crise, ces États redéfinissent, à leur manière, les contours d’une souveraineté face à une menace silencieuse : le dérèglement climatique.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>« C’est un horrible et incroyable charnier à ciel ouvert. Des morts et des mourants y sont entassés les uns sur les autres. Certains corps sont enflés au point d’éclater, d’autres se vident de leur contenu, entourés de membres et de chairs éparpillés que se disputent des vautours. »</em></strong><strong><em></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette phrase, terrible, glaçante, n’est pas tirée d’un roman d’apocalypse. Elle est signée d’Amadou Hampâté Bâ, mémoire vive de l’Afrique sahélienne, témoin de la famine de 1914. Une famine née d’un hivernage raté, d’un été sans pluie. Un siècle plus tard, l’histoire, comme un relent de sable chaud et de poussière amère, semble bégayer.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-menace-permanente"><strong>Une menace permanente</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette partie du monde que certains continuent d’appeler «&nbsp;<em>bande sahélienne</em>&nbsp;» comme on nomme un front oublié, le vent ne souffle plus comme avant. Il brûle. Il emporte les récoltes, fissure les terres, et s’infiltre jusque dans les fondations fragiles des États. Et pourtant, malgré le sable dans les yeux et l’indifférence dans les oreilles, certains gouvernements ont décidé de tenir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Mali, le Burkina Faso, le Niger — trois pays souvent réduits à des acronymes de crise, à des titres d’alerte sur les chaînes d’info. Trois nations qui, ces dernières années, ont osé rompre avec l’ordre établi. On peut en discuter les méthodes, mais pas le diagnostic. Leurs peuples étouffaient sous un double joug — celui d’un terrorisme rampant, et celui, plus insidieux encore, d’un système économique et sécuritaire international aussi distant qu’inefficace.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car pendant qu’à Paris ou à Bruxelles on découvrait, avec un temps de retard et une pudeur hypocrite, que le climat pouvait tuer, les villageois de Mopti, de Dori ou de Tillabéri le savaient déjà depuis longtemps. Chez eux, la météo n’est pas une rubrique. C’est une menace permanente. Des pluies qui inondent, quand elles ne se font pas attendre. Des récoltes qui disparaissent, des troupeaux sans herbe, des puits sans fond.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et dans cet enfer lent, les États sahéliens ont choisi de ne plus tendre la main, mais de retrousser leurs manches. D’assumer leur solitude stratégique. De réorienter leur souveraineté vers ce qui compte : la terre, l’eau, la survie.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-climat-une-question-de-souverainete"><strong>Le climat, une question de souveraineté</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">On leur reproche leurs ruptures diplomatiques, leur défiance vis-à-vis de certains partenaires. Mais a-t-on seulement respecté leurs alertes ? Depuis des années, ils crient famine climatique, chaos agricole, démographie en surchauffe. En réponse ? Des financements à la petite cuillère, des troupes étrangères à l’efficacité douteuse, et des sommets à huis clos où l’Afrique est invitée… à se taire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors oui, ces pays ont fait des choix. Et ces choix ont un coût. Mais qui peut leur en vouloir d’avoir voulu redevenir maîtres d’un destin que le climat lui-même s’évertue à leur arracher ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faudra bien, un jour, lire l’histoire autrement. Voir dans ces ruptures non pas des caprices politiques, mais des tentatives — désespérées parfois, courageuses souvent — de tenir tête à une tragédie globale qui les frappe de plein fouet.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Sahel ne plie pas. Il résiste. À sa manière. Et les États qu’on croyait faillis sont debout, seuls peut-être, mais lucides. Car ils savent, mieux que quiconque, que le climat n’est pas qu’une question de degrés. C’est une question de souveraineté.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Exécution simultanée de l&#8217;hymne de l&#8217;AES : un grand pas vers le renforcement de l’unité entre les trois pays</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sidi Modibo Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Jun 2025 22:08:56 +0000</pubDate>
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<p>Le 9 juin 2025, le Mali, le Niger et le Burkina Faso ont exécuté simultanément l’hymne de l’AES, symbole fort d’unité, de souveraineté et de solidarité sahélienne.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le 9 juin 2025 restera une date gravée dans la mémoire des peuples du sable et même au-delà. Elle marque le lancement officiel simultané de l&rsquo;hymne de la confédération de l&rsquo;Alliance des États du Sahel (AES) par les trois pays membres. Ce lancement s&rsquo;effectue après celui du drapeau fait le 03 mars 2025.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, le lancement a consisté en la montée du drapeau de l&rsquo;AES accompagnée du nouvel hymne adopté récemment par les autorités des trois pays. «&nbsp;<em>Le Sahel benka</em>&nbsp;» (terme bamanakan qui signifie «&nbsp;<em>l’entente du Sahel</em>&nbsp;») a retenti tant à Ouagadougou qu&rsquo;à Niamey et Bamako au même moment. Cette cérémonie a été présidée par les différents chefs d&rsquo;États membres de la confédération.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-denonciation-les-manoeuvres-souterraines-des-imperialistes"><strong>Dénonciation les manœuvres souterraines des impérialistes</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">A Ouagadougou,<strong>&nbsp;</strong>l&rsquo;hymne a été magistralement exécuté par l’escadron musique du Groupement d’escorte et d’honneur. A cette occasion, le Chef de l’État a livré un message dans lequel il a dénoncé les manœuvres souterraines des impérialistes qui tentent toujours de saper l’union au sein de l’AES. Convaincu que le Sahel sortira plus fort que jamais de cette guerre qui lui a été imposée, le Président du Faso invite particulièrement tous les Burkinabè à redoubler d’efforts en faisant preuve de courage, de résilience et d’intégrité pour le bonheur du Burkina Faso et de la Confédération AES. A signaler la présence du Premier ministre, des membres du gouvernement et des présidents d’institutions à ce cérémonial de montée des couleurs à la Présidence du Faso.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A Niamey, la cérémonie&nbsp;&nbsp;s&rsquo;est déroulée en présence des membres&nbsp;&nbsp;du CNSP ( Comité national pour la sauvegarde de la patrie), des membres&nbsp;&nbsp;du Gouvernement, du Président du Conseil Consultatif pour la Refondation, des responsables des Institutions de la République, des Conseillers à la Présidence et à la Primature, des hauts responsables militaires, du Gouverneur de la Région de Niamey, des Corps Diplomatiques accrédités au Niger notamment les Ambassadeurs du Mali et du Burkina Faso au Niger, du Comité National du Niger ayant participé à l&rsquo;élaboration de l&rsquo;Hymne de l&rsquo;AES avec les autres Comité du Mali et du Burkina Faso et des Acteurs de la Société Civile.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-parametres-pour-asseoir-l-aes-en-tant-qu-entite-juridique"><strong>Des paramètres pour asseoir l’AES en tant qu’entité juridique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">A Bamako, la cérémonie a enregistré la présence des Conseillers spéciaux, des Chefs de Service et de Cellule, des Conseillers techniques et des Chargés de mission de la Présidence de la République. Il faut aussi noter la présence de l’ensemble des membres du Gouvernement, des Chefs de service rattachés à la Présidence, du Président du Conseil national de Transition, ainsi que des diplomates accrédités auprès de la République du Mali, voire des Forces armées et de sécurité. L&rsquo;exécution de « Sahel Benkan » était conduite par le lieutenant-colonel Alhousseyni Bah, Commandant du Groupement de sécurité présidentielle. </p>



<p class="wp-block-paragraph">L’hymne a été exécuté par la fanfare. À l’issue de la cérémonie, le Premier ministre, le Général Abdoulaye MAÏGA, a indiqué : « <em>Il est tout d’abord important de rappeler que la Confédération des États du Sahel est une entité juridique de nature étatique. Elle dispose, en plus de l’hymne, d’une devise (Un Espace — Un Peuple — Un Destin) ainsi que d’un drapeau</em>. » Et de poursuivre «<strong><em> </em></strong><em>Je pense que ces trois paramètres extrêmement importants permettent d’asseoir pour très longtemps l’AES en tant qu’entité juridique. L’AES, en tant qu’organisation étatique, confédération, a besoin d’être reconnue. Ce n’est pas une reconnaissance juridique, mais une reconnaissance qui repose sur des symboles ».</em></p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-hymne-de-l-aes-est-plus-qu-un-chant"><strong>L’hymne de l’AES est plus qu&rsquo;un chant</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il incarne l’âme commune d’un espace sahélien résilient, forgé par l’histoire, l’honneur et la volonté de se tenir debout. En trois couplets, il rend hommage au passé héroïque du peuple du Sahel, magnifie l’intrépidité de ses fils et filles, loue leurs prouesses avant d’envisager un avenir radieux pour cet espace géographique au cœur de l’Afrique de l’Ouest.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’exécution solennelle de cet hymne résonne comme un acte de foi en un avenir partagé, bâti sur les principes d’autodétermination, de solidarité et de refus de toute tutelle étrangère. Fruit d’un processus collaboratif impliquant des artistes, intellectuels et patriotes des trois pays, l’hymne de l’AES a été conçu avec le concours étroit du Comité national du Niger, en synergie avec ceux du Mali et du Burkina Faso. Cette œuvre musicale est à la fois une ode à la souveraineté retrouvée et un levier d’éveil des consciences citoyennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La naissance de cet hymne intervient dans un contexte de refondation politique et d’affirmation souveraine de l’espace sahélien. À travers l’AES, les peuples du Niger, du Mali et du Burkina Faso tracent ensemble un nouveau chemin de coopération, libéré des diktats extérieurs et recentré sur leurs intérêts stratégiques communs. À travers cet hymne, l’objectif recherché par les pères fondateurs de l’AES est de galvaniser de manière permanente les troupes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A noter qu&rsquo;il est prévu l’intégration de l’hymne dans les fanfares nationales et son enseignement dans les écoles.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>SMC</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : l’heure de la véritable souveraineté a sonné</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 May 2024 07:19:13 +0000</pubDate>
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<p>Découvrez le chemin vers la souveraineté nationale du Mali. Les autorités s'engagent dans une quête de justice et d'autodétermination pour renforcer l'indépendance du pays.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le Mali, en pleine transition, affronte des défis colossaux qui mettent en évidence le long chemin vers la véritable indépendance. Les autorités, sous la direction du colonel Assimi Goïta, s’engagent dans une quête de souveraineté, rejetant les influences extérieures pour renforcer la justice et l’autodétermination nationale.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’heure est grave, mais aussi propice à l’éveil pour le Mali, un pays secoué par des vagues incessantes de défis qui ne cessent de mettre à l’épreuve la résilience et l’endurance de ses habitants. Alors que beaucoup pourraient céder à la tentation de l’apitoiement, la réalité actuelle nous confronte à une évidence cruciale&nbsp;: le chemin vers la souveraineté et l’autodétermination est encore long et semé d’embûches.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-cadeau-d-emancipation"><strong>Un cadeau d’émancipation</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Avec des problèmes aussi divers que la fourniture intermittente d’électricité, une insécurité galopante, un taux de chômage des jeunes alarmant, et des crises financières et économiques exacerbées par les décisions courageuses des autorités de transition, il est clair que notre indépendance restait encore incomplète, négociée sous le joug d’influences étrangères. Ces décisions, bien que controversées, mettent en lumière une volonté ferme de marcher vers une véritable souveraineté, rejetant les partenariats jugés asservissants et limitatifs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces mouvements audacieux devraient être un signal d’alarme pour nous tous. Ils nous rappellent douloureusement que notre existence en tant que nation libre et indépendante dépendait jusqu’ici trop souvent de l’approbation et du soutien extérieur, comme des sangsues à notre autonomie. Loin d’être un sujet de lamentation, cette prise de conscience devrait nous inciter à l’action et à la solidarité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est dans ce contexte que les Maliens devraient non seulement remercier, mais aussi soutenir avec vigueur les autorités de la transition. Leur courage de briser les chaînes de dépendances anciennes est un cadeau d’émancipation. Cela devrait nous pousser, en tant que peuple, à prendre part activement à cette marche vers la souveraineté, à comprendre et à endosser les responsabilités qui viennent avec.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-bonheur-et-l-independance-ont-toujours-un-prix"><strong>Le bonheur et l’indépendance ont toujours un prix</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les témoignages du passé récent, marqués par l’échec des interventions militaires étrangères telles que la Minusma et Barkhane, devraient nous convaincre de l’importance de prendre en main notre destin. L’histoire nous montre que l’interventionnisme, sous couvert d’assistance, cache souvent une quête égoïste de bénéfices unilatéraux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La route est indéniablement semée d’obstacles, et les autorités maliennes en sont conscientes. Mais elles savent aussi que le véritable progrès d’une nation se forge dans la capacité de ses citoyens à surmonter les défis, à transformer les adversités en opportunités de croissance et de renforcement de l’autonomie nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le bonheur et l’indépendance ont toujours un prix, et pour le Mali, ce prix est celui de la persévérance, de la solidarité et de l’engagement de chaque Malien envers la patrie. Ainsi, chaque pas, même chancelant, vers notre émancipation est un pas vers le salut de notre pays, longtemps meurtri, mais jamais résigné.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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