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	<title>Archives des audits miniers &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Rapport ITIE 2024 : les revenus miniers représentent désormais plus de 40 % des recettes de l’État malien  </title>
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		<pubDate>Mon, 22 Jun 2026 19:03:42 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le rapport ITIE 2024 révèle que les revenus extractifs ont atteint 1 023 milliards FCFA au Mali, représentant plus de 40 % des recettes publiques. Une performance portée par l’or et les réformes engagées pour renforcer la souveraineté minière du pays.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Avec plus de 1 000 milliards de FCFA de revenus extractifs en 2024 et une réforme profonde de son cadre minier, le Mali entend reprendre la main sur ses ressources stratégiques. Au-delà des chiffres, le rapport ITIE 2024 révèle l’ambition des autorités maliennes de faire des richesses du sous-sol un instrument de souveraineté économique.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au Mali, les mines ne sont plus seulement une question de production. Elles sont devenues un enjeu de souveraineté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis l&rsquo;arrivée des autorités de transition, le secteur extractif est au cœur d&rsquo;une vaste reconfiguration des rapports entre l&rsquo;État malien et les multinationales minières. L&rsquo;adoption du nouveau Code minier en 2023, la loi sur le contenu local et les audits menés auprès des opérateurs témoignent d&rsquo;une même volonté : augmenter la part de la richesse nationale captée par le pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Rapport ITIE Mali 2024 apporte un éclairage inédit sur les premiers résultats de cette stratégie. Les chiffres sont éloquents : les revenus du secteur extractif ont atteint 1 023 milliards de FCFA en 2024, dont 978,3 milliards directement encaissés par le Trésor public.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un contexte marqué par les tensions géopolitiques régionales, la réduction progressive de l&rsquo;aide extérieure et la recherche de nouveaux partenaires économiques, cette manne financière apparaît plus que jamais comme un pilier de l&rsquo;autonomie budgétaire du pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une industrie qui finance près de la moitié des recettes publiques</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le poids des industries extractives dans l&rsquo;économie malienne demeure considérable. Selon les données consolidées par l&rsquo;ITIE, les revenus issus du secteur représentent 40,93 % de l&rsquo;ensemble des recettes de l&rsquo;État. Autrement dit, près d&rsquo;un franc sur deux encaissé par le budget national provient directement ou indirectement des activités minières.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette contribution place le Mali parmi les économies africaines les plus dépendantes de leurs ressources minières, mais aussi parmi celles qui disposent des plus importantes marges de manœuvre pour transformer cette richesse en outil de développement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport souligne ainsi que «&nbsp;<em>les revenus du secteur extractif s&rsquo;élèvent à 1 023,4 milliards FCFA en 2024</em>&nbsp;», dont l&rsquo;essentiel est issu du secteur minier, qui représente à lui seul «&nbsp;<em>99,99 % du total généré par les deux secteurs (minier et hydrocarbures)&nbsp;</em>».</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L&rsquo;or, toujours roi</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Comme dans la plupart des grands pays miniers ouest-africains, l&rsquo;or demeure le principal moteur de la croissance extractive. La production nationale a atteint 54,88 tonnes en 2024 pour une valorisation estimée à plus de 1 632 milliards de FCFA. Le métal jaune représente à lui seul près de 95 % de la valeur totale de la production minérale du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport note que «&nbsp;<em>les productions minérales restent dominées par l&rsquo;or avec 54,88 tonnes pour une valorisation de 1 632 milliards FCFA, soit près de 95 % de la production totale&nbsp;</em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les régions de Kayes et de Sikasso continuent d&rsquo;assurer l&rsquo;essentiel de cette production, tandis que les exportations demeurent fortement orientées vers l&rsquo;Afrique du Sud, l&rsquo;Australie et la Suisse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec 78,8 % de la valeur totale des exportations nationales, le secteur minier reste le principal fournisseur de devises du pays. Cette position stratégique renforce la capacité du Mali à maintenir ses équilibres macroéconomiques dans un environnement international volatil.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le pari de la souveraineté minière</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Mais l&rsquo;enseignement le plus significatif du rapport est ailleurs. Depuis deux ans, Bamako mène une politique de reprise en main du secteur fondée sur un renforcement du contrôle de l&rsquo;État et une révision des équilibres historiques entre puissance publique et investisseurs privés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport ITIE souligne d&rsquo;ailleurs que les nouvelles dispositions législatives ont été adoptées afin de «&nbsp;<em>renforcer le cadre juridique de l&rsquo;exploitation minière et affirmer davantage la souveraineté de l&rsquo;État sur ses ressources minérales</em>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette orientation s&rsquo;inscrit dans une tendance plus large observée sur le continent. Du Niger à la Guinée, plusieurs États producteurs cherchent aujourd&rsquo;hui à accroître leur participation dans les projets miniers, à développer le contenu local et à obtenir une part plus importante des revenus générés par leurs ressources naturelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le Mali, cette stratégie répond également à un impératif politique : démontrer que les richesses du sous-sol profitent davantage aux finances publiques et aux populations.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les audits produisent leurs premiers effets</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;une des révélations du rapport concerne les conséquences financières des audits menés par les autorités. Selon l&rsquo;ITIE, les recommandations issues de l&rsquo;audit administratif et technique du secteur minier ont permis à l&rsquo;État de récupérer des recettes substantielles. «&nbsp;<em>La mise en œuvre des recommandations de cette mission a permis l&rsquo;encaissement de 331,6 milliards FCFA par les organismes collecteurs de l&rsquo;État en 2024</em>&nbsp;», précise le document.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un montant considérable qui illustre la volonté des autorités de renforcer le respect des obligations fiscales et contractuelles des opérateurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les cercles gouvernementaux, cette performance est souvent présentée comme la preuve qu&rsquo;une meilleure gouvernance du secteur peut générer des ressources équivalentes à plusieurs années d&rsquo;aide extérieure.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Transparence : un signal adressé aux investisseurs</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Contrairement à certaines perceptions, le renforcement du contrôle étatique ne s&rsquo;accompagne pas d&rsquo;un recul des exigences de transparence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport met en avant la publication progressive des contrats miniers et pétroliers conformément aux exigences de la norme ITIE 2023. Il souligne également l&rsquo;existence d&rsquo;un «&nbsp;<em>cadre juridique et règlementaire conforme aux standards régionaux et internationaux en matière de gouvernance des secteurs extractifs</em>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">À la fin de l&rsquo;année 2024, le pays comptait 705 titres miniers actifs et treize projets à un stade avancé d&rsquo;exploration, signe que le potentiel du sous-sol malien continue d&rsquo;attirer l&rsquo;attention des investisseurs malgré un contexte sécuritaire complexe.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Vers un nouveau modèle minier malien ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le défi pour le Mali consiste désormais à transformer cette rente minière en développement durable. Le document rappelle que la politique nationale du secteur vise une «&nbsp;<em>exploitation équitable et optimale des ressources minières en vue d&rsquo;une large croissance durable et d&rsquo;un développement socio-économique soutenu</em>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour y parvenir, les autorités devront relever plusieurs défis : accélérer la transformation locale, renforcer les infrastructures, améliorer l&rsquo;intégration des fournisseurs nationaux et garantir une meilleure redistribution des revenus aux collectivités.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une chose est néanmoins acquise : dans le Mali de 2026, la question minière n&rsquo;est plus seulement économique. Elle est devenue l&rsquo;un des principaux instruments de la stratégie de souveraineté portée par les autorités.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et les chiffres du rapport ITIE 2024 montrent que cette ambition commence à produire des résultats tangibles.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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