<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des assimilations &#8212; Sahel Tribune</title>
	<atom:link href="https://saheltribune.com/tag/assimilations/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://saheltribune.com/tag/assimilations/</link>
	<description>Sahel Tribune – Votre regard sur le Sahel, autrement.</description>
	<lastBuildDate>Sat, 17 Apr 2021 07:54:35 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	

<image>
	<url>http://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/04/cropped-logo-Sahel-Tribune_Plan-de-travail-1.jpg</url>
	<title>Archives des assimilations &#8212; Sahel Tribune</title>
	<link>https://saheltribune.com/tag/assimilations/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
<site xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">192168702</site>	<item>
		<title>Mali : la persistance de la crise multidimensionnelle, preuve d’une dégénérescence culturelle</title>
		<link>https://saheltribune.com/mali-la-persistance-de-la-crise-multidimensionnelle-preuve-dune-degenerescence-culturelle/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/mali-la-persistance-de-la-crise-multidimensionnelle-preuve-dune-degenerescence-culturelle/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Apr 2021 07:49:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Seko ni Donko]]></category>
		<category><![CDATA[assimilations]]></category>
		<category><![CDATA[cirse culturelle]]></category>
		<category><![CDATA[crise malienne]]></category>
		<category><![CDATA[évolution]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://saheltribune.com/?p=7228</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Derrière la crise sécuritaire au Mali, il existe la crise des valeurs. Ces deux crises étant liées, il serait difficile de parvenir à la résolution de l’une sans l’autre. Mais&#8230;</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>Derrière la crise sécuritaire au Mali, il existe la crise des valeurs. Ces deux crises étant liées, il serait difficile de parvenir à la résolution de l’une sans l’autre. Mais plus que tout, le perfectionnement des cultures anciennes pourrait bien contribuer à la résolution des autres crises.</strong></p>



<p><em>« Ce qui vaut pour un pays tempéré ne peut convenir entièrement à un pays tropical. On voit nos enfants soudanais copier plus ou moins maladroitement Arabes ou Européens, selon leur formation »,</em> déplorait Tierno Bokar, le Sage de Bandiagara dans le livre dédié à son enseignement par Amadou Hampaté Ba.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L’inversion des valeurs</strong></h2>



<p>Ces propos, tenus des années voire des siècles avant notre ère, mettent le doigt sur l’une des problématiques majeures dans la plupart des sociétés maliennes&nbsp;: la rupture avec les valeurs anciennes. Amadou Hampaté Ba compare ceux qui ont abandonné leur culture au profit de celle de l’autre à des <em>« chutes d’eau qui se perdent en ruisselant inutilement sur des dalles de pierre sans jamais rencontrer un lac pour apaiser leur course folle et stérile</em> ».</p>



<p>La force d’une société réside dans la sauvegarde des valeurs qu’il a reçues en héritage et de la possibilité qui s’offre à lui pour les perfectionner et les adapter à l’évolution sociale. Mais de nos jours, le fait déplorable est plutôt le troc effectué ou plutôt l’abandon de ce qui a fait la force et la fierté des sociétés anciennes. Nous assistons à une véritable inversion des valeurs. Tout ce qui était vu comme une honte hier est objet de fierté aujourd’hui. Si les anciens disaient&nbsp;: « <em>Mieux vaut la mort que la honte</em> », nous modernes, disons&nbsp;: « <em>Mieux vaut la honte que la mort ».</em></p>



<p>La débauche, la consommation de la drogue, le non-respect des anciens, le mensonge, le vol, etc., sont devenus des pratiques assez courantes dans la plupart de ces sociétés modernes du Mali. Des pratiques qui sont d’ailleurs des fiertés pour les attachés à ces vices, marques d’une dégénérescence sociétale.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>« L’imitation aveugle des autres [ndlr] nous fait nous oublier nous-mêmes »</strong></h3>



<p>Le cousinage à plaisanterie, la Jatigiya, faisaient également la force de ces sociétés. À travers ces valeurs, ses membres réussissaient à apporter des solutions pratiques aux maux qui minaient leur vivre-ensemble. Où sont passées les veillées de contes, de devinettes, voire les séances de proverbes, ces galléries de renseignements reçues des anciens ?&nbsp;</p>



<p>Le maitre d’Amadou Hampaté Ba&nbsp;n’avertissait-il pas également que <em>« l’imitation aveugle des autres [ndlr] ne nous fait pas devenir eux, mais nous fait nous oublier nous-mêmes ».</em> Cet oubli de soi qui fait que l’on devient étranger chez soi et refouler par l’autre n’est pas sans conséquence. Les Maliens se sont oubliés afin de se ressembler à l’autre qu’il considère comme la source de tous leurs maux. En conséquence, les communautés sont de moins en moins soudées.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>« Évoluer, c’est perfectionner »</strong></h4>



<p>Les mécanismes traditionnels de gestion des conflits ont été abandonnés. Qui aurait pu imaginer la possibilité d’un conflit intercommunautaire au Mali ? Qui aurait pu imaginer que des cousins à plaisanterie allaient <em>« devenir des chiens et chats</em> » ? Il était inadmissible pour nos ancêtres que les grandes familles qui ont toujours fait la beauté des communautés et assuré l’autosuffisance alimentaire et financière allaient se fissurer. Mais aujourd’hui, que reste-t-il à ce pays ?</p>



<p>Toutes les valeurs ont été foulées aux pieds. Finalement, l’on se demande si les crises actuelles ne constituent pas une manifestation de la colère des anciens, déçus de l’abandon de l’héritage légué. La crise malienne est une crise des valeurs.</p>



<p>Toute sa richesse culturelle devrait lui permettre de venir à bout des conflits qui minent son chemin vers le développement. Aujourd’hui, il ne s’agit point de se fermer aux autres, mais plutôt de perfectionner les valeurs existantes avec le contact de l’autre. En attendant, méditons sur cette autre pensée du Sage de Bandiagara&nbsp;: <em>« Pour nous, évoluer, c’est perfectionner notre patrimoine qui n’est pas seulement de nos demeures et de nos champs ; c’est aussi aménager notre pensée, notre manière d’être tout entière »</em>.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Fousseni Togola</strong></h4>



<p><strong>Source&nbsp;: maliweb.net</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/mali-la-persistance-de-la-crise-multidimensionnelle-preuve-dune-degenerescence-culturelle/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">7228</post-id>	</item>
		<item>
		<title>#Yelemabougou 2: Quand les ancêtres se fâchent!</title>
		<link>https://saheltribune.com/yelemabougou-2-quand-les-ancetres-se-fachent/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/yelemabougou-2-quand-les-ancetres-se-fachent/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Phileingora]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Mar 2020 16:21:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Seko ni Donko]]></category>
		<category><![CDATA[assimilations]]></category>
		<category><![CDATA[conflits]]></category>
		<category><![CDATA[cultures]]></category>
		<category><![CDATA[traditions]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://saheltribune.com/?p=802</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Valorisant plus les valeurs des étrangers, la population de Yélémabougou finit par devenir méconnaissable, le tissu social se désintègre de plus en plus. Tous les vices finissent par s’installer.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="has-drop-cap"><strong>Les traditions constituent l&rsquo;ensemble des valeurs qu&rsquo;un groupe acquiert de ses ancêtres.&nbsp;Chaque société possède ses traditions qui sont des valeurs sur lesquelles toute la vie de la société se fonde.&nbsp;Mais les citoyens  de Yélémabougou ont abandonné tout ce qui faisait leur originalité au profit des <a rel="noreferrer noopener" aria-label="valeurs étrangères (opens in a new tab)" href="https://www.amazon.fr/gp/product/2810007756/ref=as_li_qf_asin_il_tl?ie=UTF8&amp;tag=phileingora-21&amp;creative=6746&amp;linkCode=as2&amp;creativeASIN=2810007756&amp;linkId=00409c1761769f19a969c163fc8e7d2d" target="_blank">valeurs étrangères</a></strong>. <strong>Face à ce mépris des valeurs</strong> et <strong>traditions, on dirait que leurs ancêtres se sont fâchés. </strong></p>


<p>Valorisant plus les valeurs des étrangers, la population de Yélémabougou finit par devenir <a href="https://www.amazon.fr/gp/product/2253003042/ref=as_li_qf_asin_il_tl?ie=UTF8&amp;tag=phileingora-21&amp;creative=6746&amp;linkCode=as2&amp;creativeASIN=2253003042&amp;linkId=974ebfc6ddd5fda299b5b49026a809f1" target="_blank" rel="noreferrer noopener" aria-label="méconnaissable (opens in a new tab)">méconnaissable</a>, le tissu social se désintègre de plus en plus. Tous les vices finissent par s’installer. </p>


<h5 class="has-vivid-cyan-blue-color has-text-color wp-block-heading"> <strong>La particularité des valeurs de Yélémabougou</strong> </h5>


<p>Les
caractéristiques fondamentales des traditions de Yélémabougou constituent leur
oralité et leur diversité.&nbsp;Une diversité elle-même liée à la multiplicité
des ethnies.&nbsp;Chaque ethnie possède ses propres valeurs ancestrales
transmises de bouche à oreille, de génération en génération.&nbsp;</p>


<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=720&amp;action=edit">#Yelemabougou : le miroir de nos Etats</a></p>


<p>Toutes
les catégories sociales de Yélémabougou ont toujours valorisé leurs traditions
en vue de se préserver contre les ennemis. Des valeurs comme la politesse, le
respect des aînés, la salutation avec révérence, sont des valeurs que leurs
ancêtres cherchaient à préserver en vue d&rsquo;assurer la cohésion sociale.&nbsp;</p>


<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/d/df/Tradition_africaines%2C_parures%2C_masques.jpg" alt="Image d'illustration servant à montrer des traditions africaines, parures, etc. "/><figcaption>Hermance Koko / CC BY-SA/Wikimédia Commons</figcaption></figure>


<p>&nbsp;Il est possible de comprendre que ce sont leurs
valeurs traditionnelles qui constituaient pour eux un rempart de
sécurité.&nbsp;Un peuple sans tradition est un peuple anéanti ;&nbsp;un homme
sans tradition aura vécu pour rien.&nbsp;L&rsquo;espoir que doit avoir un peuple
vaincu ou victime de la colonisation doit être ses traditions, mais une fois
que celles-ci disparaissent l&rsquo;espoir s&rsquo;en va ;&nbsp;le peuple se
désoriente&nbsp;; il n&rsquo;a plus de repères. </p>


<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=659&amp;action=edit">#Sirandougou4 : Le grand sacrifice</a></p>


<h5 class="has-vivid-cyan-blue-color has-text-color wp-block-heading"> <strong>Inversion des valeurs</strong> </h5>


<p>Le
peuple de Yélémabougou est un peuple qui vit au jour le jour.&nbsp;Les citoyens
de cet État ne se reconnaissent plus en eux-mêmes, mais plutôt dans leur
maître.&nbsp;Il vit dans l&rsquo;inféodation.&nbsp;Il y a une inversion totale des
valeurs traditionnelles de telle sorte qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui des valeurs comme la
salutation sont vouées au second plan.&nbsp;</p>


<p>A Yélémabougou,
les&nbsp;vieilles personnes ne sont plus considérées ou plutôt sont considérées
comme des sorciers ou des sorcières. Elles sont délaissées pour-compte.&nbsp;Ceci
est dû à la montée en puissance de l&rsquo;individualisme dans cette société. &nbsp;Celui-ci
a remplacé le collectivisme à travers lequel chaque membre avait la latitude de
corriger les enfants d&rsquo;autrui.&nbsp; </p>


<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=629&amp;action=edit">Le Mali à ses fils : « On creuse doucement, mais sûrement ma tombe »</a></p>


<p>Dans
cet Etat de nulle part, on ne parle plus de sociétés sécrètes. &nbsp;Toutes ces valeurs ont presque
disparu.&nbsp;Or, ces sociétés secrètes étaient de véritables lieux
d&rsquo;apprentissage, d&rsquo;initiation à la vie en société.&nbsp;</p>


<p>Quant
à l&rsquo;allaitement, leurs ancêtres pensaient que le sein maternel constituait pour
l&rsquo;enfant une protection sûre contre tous les dangers, des maladies et bien d&rsquo;autres
maux.&nbsp;Mais, de nos jours, dans ce pays, les mamans ont tendance à
délaisser cette pratique pour une soi-disant préservation de leur forme
physique.&nbsp;</p>


<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=520&amp;action=edit">#Sirandougou3 : un loup qui gouverne des hommes</a></p>


<h5 class="has-vivid-cyan-blue-color has-text-color wp-block-heading"> <strong>Conséquence de cette déperdition</strong> </h5>


<p>Ce délaissement des valeurs explique en grande partie, tous les problèmes auxquels les communautés de Yélémabougou sont confrontées.&nbsp;À chaque fois que leurs ancêtres avaient des problèmes, ils imploraient l&rsquo;âme des anciens, mais aujourd’hui, c’est plutôt l’âme du diable que cette communauté implore.&nbsp;Or, chaque société à ses traditions.&nbsp;</p>


<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=538&amp;action=edit">#Sirandougou 2 : l’hypocrisie de Nataba</a></p>


<p>&nbsp;Les problèmes auxquelles Yélémabougou est
confrontée ne sont que des punitions de leurs ancêtres en réponse aux mauvais
comportements de leurs descendances.&nbsp;</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/yelemabougou-2-quand-les-ancetres-se-fachent/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">802</post-id>	</item>
	</channel>
</rss>
