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	<title>Archives des assemblée nationale &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Sénégal : le président de l’Assemblée nationale critiqué pour l’achat de véhicules de luxe aux députés</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Jan 2026 22:57:10 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>En pleine crise économique, l’achat de 4×4 pour les députés sénégalais provoque une vague d’indignation. El Malick Ndiaye, président de l’Assemblée, s’explique.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>En pleine crise économique, l’achat de dizaines de 4×4 pour les parlementaires sénégalais provoque une vive controverse. El Malick Ndiaye, proche du président Bassirou Diomaye Faye, est accusé d’opacité et d’incohérence avec les promesses de rupture du pouvoir.</em></strong></p>



<p>La polémique enfle à Dakar. En plein ralentissement économique, marqué par une dette publique record et un déficit budgétaire estimé à 14 % du PIB, le président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, a confirmé début janvier la livraison d’un premier lot de véhicules de fonction flambant neufs pour les députés.</p>



<p>Selon la presse locale, 76 Toyota Land Cruiser Prado, d’une valeur unitaire estimée à plusieurs dizaines de millions de francs CFA, ont été réceptionnées, en attendant les livraisons suivantes destinées à l’ensemble des 165 élus.</p>



<p>Une décision qui passe mal, jusque dans les rangs de la majorité, tant elle semble contredire les engagements de sobriété et de transparence du Pastef, le parti du président Bassirou Diomaye Faye et de son Premier ministre Ousmane Sonko, arrivé au pouvoir avec la promesse de rompre avec les privilèges du passé.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-symbole-de-rupture-qui-tourne-a-la-controverse"><strong>Un symbole de rupture qui tourne à la controverse</strong></h2>



<p>Élu à la tête de la 15ᵉ législature après la victoire écrasante du Pastef (130 sièges sur 165), El Malick Ndiaye avait pourtant voulu marquer une différence avec le régime de Macky Sall.</p>



<p>Dès son arrivée, il avait supprimé l’indemnité mensuelle de transport des députés — fixée à 900 000 francs CFA — instaurée sous l’ancien président. Mais l’achat de véhicules 4×4, jugés luxueux, a rapidement fait dérailler sa stratégie d’exemplarité.</p>



<p>« <em>La remise de véhicules aux députés a démarré. Mais le président de l’Assemblée, si prompt à communiquer, reste silencieux sur cette opération </em>», a dénoncé Thierno Alassane Sall, député d’opposition et leader du parti <em>La République des valeurs</em>. Ce dernier réclame un audit complet : « <em>À quel prix ces voitures ont-elles été achetées ? Selon quelle procédure ? </em>»</p>



<p>Même dans la majorité, des voix s’élèvent. Guy Marius Sagna, député du Pastef, confie : « <em>Je ne connais ni la marque ni le prix de la voiture que l’Assemblée va me remettre. Les députés n’ont reçu aucune information ni n’ont été consultés.</em> »</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-aucune-opacite-assure-el-malick-ndiaye"><strong>« Aucune opacité », assure El Malick Ndiaye</strong></h2>



<p>Face aux critiques, le président du perchoir a tenté de calmer les esprits dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux lors de ses vœux de Nouvel An : « <em>76 voitures ont déjà été réceptionnées, les autres suivront. Il n’y a aucune opacité : le concessionnaire, le montant, la procédure, tout est documenté </em>», a-t-il affirmé, assurant que les députés pourraient consulter les dossiers.</p>



<p>Il s’est même dit prêt à organiser un point de presse conjoint avec la commission des marchés pour « <em>éclairer la lanterne des Sénégalais</em> ». Une promesse restée lettre morte à ce jour.</p>



<p>Dans un pays confronté à une inflation persistante, à un chômage élevé et à une dette publique estimée à 132 % du PIB, l’affaire tombe au plus mauvais moment. Pour une opinion publique déjà éprouvée par la crise du coût de la vie, ces véhicules de luxe apparaissent comme un symbole de déconnexion entre les élites et les réalités sociales.</p>



<p>Les réseaux sociaux s’enflamment, et les appels à la transparence se multiplient. Pour nombre d’observateurs, cette polémique illustre les premières fissures du discours de rupture du Pastef, qui s’était fait le chantre d’une gouvernance éthique et d’une gestion rigoureuse des ressources publiques.</p>



<p>Au-delà de la controverse budgétaire, c’est la crédibilité politique du nouveau pouvoir qui se joue. L’affaire, loin d’être close, devrait continuer à peser sur les débuts du mandat de Malick Ndiaye — et, par ricochet, sur l’image du Pastef, désormais attendu au tournant sur le terrain de la moralisation de la vie publique.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Come-back de Lecornu: l’art français de tourner en rond avec élégance</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Oct 2025 21:34:50 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Sébastien Lecornu revient à Matignon après une démission rapide. Explorez les détails de son surprenant come-back.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>En Macronie, la tragédie politique vire à la comédie d’alcôve. Quatre jours après avoir claqué la porte de Matignon, Sébastien Lecornu y revient par la fenêtre, en mission commandée pour un président aux abois. Le tout sur fond de Ve République en état de décomposition avancée.</em></strong></p>



<p>Il y a des come-backs qui forcent le respect, et d’autres qui forcent le rire. Celui de Sébastien Lecornu, reconduit à Matignon après avoir démissionné 96 heures plus tôt, appartient sans conteste à la seconde catégorie. En France, on ne gouverne plus, on recycle. À ce rythme, on finira par breveter la «&nbsp;<em>démission circulaire</em>&nbsp;» comme innovation politique&nbsp;<em>made in Élysée</em>.</p>



<p>Le 6 octobre, l’homme du moment quitte Matignon, lessivé par 27 jours de turbulences et de critiques sur un gouvernement «&nbsp;<em>copié-collé</em>&nbsp;» de celui de François Bayrou. Le 10 octobre, miracle républicain : le même Lecornu revient, flanqué d’un mandat tout neuf, après un conclave nocturne à l’Élysée où la classe politique — amputée de ses extrêmes — a joué les pompiers pyromanes. En vérité, personne ne voulait du fauteuil. Il brûle trop.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-macron-metteur-en-scene-d-un-theatre-d-ombres"><strong>Macron, metteur en scène d’un théâtre d’ombres</strong></h2>



<p>Ce retour, c’est d’abord celui d’un président sans majorité, mais pas sans ego. Emmanuel Macron, incapable de trouver une figure consensuelle, a préféré réanimer un Premier ministre usé plutôt que d’affronter l’évidence : la France est ingouvernable.</p>



<p>Derrière la façade républicaine, c’est une monarchie présidentielle qui s’accroche, obsédée par la communication, déconnectée du réel et rongée par la peur d’une dissolution fatale.</p>



<p>Lecornu, en bon soldat, parle de «&nbsp;<em>devoir</em>&nbsp;» ; mais tout indique qu’il a surtout accepté «&nbsp;<em>par résignation</em>&nbsp;». Ses quatre conditions — débats parlementaires, redressement budgétaire, déconnexion présidentielle, diversité gouvernementale — sonnent comme une lettre d’intention plus que comme un programme. La France adore les grandes déclarations ; elle redoute les petites décisions.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-lecornu-le-pompier-de-service-d-un-incendie-institutionnel"><strong>Lecornu, le pompier de service d’un incendie institutionnel</strong></h2>



<p>À Matignon, le pompier Lecornu hérite d’un brasier budgétaire et d’un champ de ruines politique. Il doit présenter la loi de finances 2026 à une Assemblée nationale prête à le renverser avant même qu’il n’ait posé ses valises. LFI promet une motion de censure «&nbsp;<em>dès lundi&nbsp;</em>», les communistes dénoncent un «&nbsp;<em>entêtement inacceptable</em>&nbsp;», les socialistes conditionnent leur soutien à un virage imaginaire. Bref, tout le monde est d’accord pour ne pas être d’accord.</p>



<p>La scène politique française ressemble désormais à un vieux bal masqué. On se déguise en responsable, on danse au son du chaos, et l’on espère que l’orchestre tiendra jusqu’à la présidentielle de 2027. Lecornu, lui, joue le rôle du fusible consentant, celui qui saute pour mieux être ressoudé.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-france-puissance-moyenne-et-politique-minee"><strong>La France, puissance moyenne et politique minée</strong></h2>



<p>Ce va-et-vient à Matignon ne serait qu’un épisode anecdotique s’il ne révélait pas un mal plus profond. La France n’est plus une puissance politique stable, ni même un modèle de gouvernance. Tandis que Berlin rationalise et que Londres improvise avec style, Paris tâtonne, tergiverse, se déchire — et s’écoute parler. L’arrogance technocratique a remplacé la vision gaullienne ; la communication de crise a pris le pas sur l’État stratège.</p>



<p>Sur le plan international, ce psychodrame hexagonal amuse à Moscou, laisse perplexe à Washington et inquiète à Bruxelles. Car un pays qui peine à se gouverner lui-même peine aussi à se faire entendre. La diplomatie française, naguère redoutée, n’est plus qu’une succession de «&nbsp;<em>positionnements</em>&nbsp;».</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-comedie-francaise-sans-fin"><strong>Une comédie française sans fin</strong></h2>



<p>En reconduisant Lecornu, Macron a choisi la continuité : celle de l’improvisation et de l’usure. Le Premier ministre le plus éphémère de la Ve République redevient donc Premier ministre. La France, elle, reste suspendue à ses contradictions : un peuple las, des élites déconnectées et une République en quête d’un sens qu’elle a depuis longtemps perdu.</p>



<p>On disait autrefois que la France était un pays où tout finit par des chansons. En 2025, tout y commence par une démission… et se termine par une reconduction.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>France – Un pouvoir à bout de souffle : Matignon en crise, l’Élysée en sursis</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Oct 2025 15:32:09 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Analyse de la démission de Sébastien Lecornu en France : un reflet de l'échec du gouvernement autoritaire de Macron.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>À force de mépriser les corps intermédiaires, d’ignorer les alertes et de gouverner en solitaire, le président s’est piégé lui-même. La démission express de Sébastien Lecornu, dernier fusible d’un système à l’agonie, signe l’échec d’un pouvoir centré sur une verticalité autoritaire et creuse. L’Élysée, jadis centre de gravité politique, n’est plus qu’un bunker assiégé. L’arrogance présidentielle, érigée en méthode de gouvernement, n’a engendré que paralysie, défiance et chaos. Le régime vacille, et Macron se retrouve seul face aux ruines de son propre règne.</em></strong></p>



<p>Lecornu n’est que le dernier d’une série de Premiers ministres broyés par un système en panne&nbsp;: Gabriel Attal n’avait tenu qu’un semestre, Michel Barnier trois mois, François Bayrou moins d’un an. Quatre chefs de gouvernement en moins de deux ans, tous nommés par Emmanuel Macron, tous incapables de bâtir une majorité durable à l’Assemblée nationale. Pis, Lecornu détient le record de brièveté de toute la Ve&nbsp;République, battant même les standards de la IVè, souvent moquée pour son instabilité chronique.</p>



<p>C’est le paradoxe actuel&nbsp;: un président doté d’immenses pouvoirs constitutionnels, mais dépourvu de soutien parlementaire depuis les législatives de 2022, désormais prisonnier d’un système hyper-présidentialisé incapable de fonctionner sans majorité stable.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-impasse-politique-doublee-d-une-tempete-economique"><strong>Une impasse politique doublée d’une tempête économique</strong></h2>



<p>L’instabilité politique chronique s’ajoute à un contexte économique délétère. Avec une dette publique dépassant les 3 400&nbsp;milliards d’euros, soit 115,6&nbsp;% du PIB, la France est entrée dans une zone de turbulence financière. La chute du CAC 40 (-1,70&nbsp;%), la hausse brutale du taux d’intérêt français à dix ans, et la dépréciation de l’euro face au dollar ne sont pas des accidents. Ils traduisent la défiance croissante des marchés face à un État jugé ingouvernable.</p>



<p>Le gouvernement Bayrou, déjà, avait chuté sur un projet d’économies de 44&nbsp;milliards d’euros. Le retour de Bruno Le Maire dans le gouvernement Lecornu, censé rassurer, a au contraire réveillé les fantômes budgétaires du macronisme. Sa nomination aux Armées — une provocation pour certains cadres LR — a accéléré la dislocation d’une coalition déjà fragile. À peine l’équipe Lecornu était-elle annoncée que Retailleau dénonçait une « <em>rupture trahie</em> » et convoquait une réunion d’urgence du parti Les Républicains.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-appels-a-la-demission-d-emmanuel-macron-se-banalisent"><strong>Les appels à la démission d’Emmanuel Macron se banalisent</strong></h2>



<p>Mais là où l’événement Lecornu devient un tournant historique, c’est que la crise ne s’arrête plus à Matignon. Elle remonte désormais à l’Élysée. Depuis plusieurs mois, des élus de La France insoumise réclamaient le départ d’Emmanuel Macron. Aujourd’hui, ces appels franchissent les frontières partisanes. Julien Bainvel, élu LR de la métropole nantaise, l’a dit sans détour&nbsp;: « <em>Emmanuel Macron doit démissionner</em>. »</p>



<p>Même son de cloche chez les députés insoumis de Loire-Atlantique. Matthias Tavel (Saint-Nazaire) exige que la motion de destitution contre Macron soit examinée en urgence. Andy Kerbrat (Nantes) réclame que « <em>Macron suive Lecornu et démissionne à son tour. </em>» À gauche, les socialistes ne vont pas jusque-là, mais dénoncent un « <em>mépris total des aspirations au changement</em> », selon les mots de Karim Benbrahim.</p>



<p>Jamais un président de la Ve&nbsp;République n’a été aussi isolé politiquement, sans majorité, sans relais stable, sans confiance populaire, et désormais sans gouvernement.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-vers-une-fin-de-regne-precipitee"><strong>Vers une fin de règne précipitée ?</strong></h2>



<p>Face à cette impasse, les options d’Emmanuel Macron sont toutes périlleuses&nbsp;: dissoudre l’Assemblée au risque d’offrir le pouvoir à l’extrême droite, nommer un énième Premier ministre condamné à l’échec, ou affronter frontalement la question de sa propre légitimité.</p>



<p>Car au fond, ce qui se joue désormais, ce n’est plus la survie d’un gouvernement, mais celle d’un régime arrivé au bout de sa logique verticale. La Ve&nbsp;République ne permet plus ni la représentation politique, ni la stabilité gouvernementale. Et le président qui s’était présenté comme le « <em>maître des horloges</em> » enchaîne les crises comme un funambule sans filet.</p>



<p>Il est temps d’en tirer les conséquences. Pour certains, cela signifie le départ pur et simple d’Emmanuel Macron. Pour d’autres, une transition vers une VIe&nbsp;République. Dans tous les cas, le cycle du macronisme est à l’agonie. Reste à savoir s’il mourra dans un fracas ou dans le silence.</p>



<p><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Sénégal : vote historique des lois anticorruption de Diomaye Faye</title>
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		<pubDate>Wed, 27 Aug 2025 08:13:40 +0000</pubDate>
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<p>Analysez les Lois anticorruption de Diomaye Faye. Quelles réformes ont été adoptées pour lutter contre la corruption au Sénégal ?</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Le 25&nbsp;août, l’Assemblée nationale sénégalaise a voté deux textes phares du vaste arsenal anticorruption voulu par Bassirou Diomaye Faye. Un geste politique fort, mais qui pose déjà une question&nbsp;: entre promesse de rupture et inertie des pratiques, la transparence peut-elle devenir une réalité au pays de la Teranga ?</em></strong></p>



<p>L’image a valeur de symbole. Moins de seize mois après son arrivée au pouvoir, Bassirou Diomaye Faye obtient enfin le vote de ses premières grandes réformes. L’Assemblée nationale, souvent accusée de complaisance envers les exécutifs successifs, a adopté le 25 août <a href="https://www.rts.sn/actualite/detail/a-la-une/lassemblee-nationale-adopte-deux-lois-cles-pour-renforcer-la-lutte-contre-la-corruption" target="_blank" rel="noreferrer noopener">deux textes centraux</a> de son programme : la refondation d’un Office national de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC) indépendant et l’instauration élargie de la déclaration obligatoire de patrimoine.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-genese-politique"><strong>Une genèse politique</strong></h2>



<p>Dès son investiture en avril 2024, l’ancien prisonnier politique avait promis de <a href="https://www.dakarmatin.com/lassemblee-nationale-adopte-deux-lois-cles-pour-renforcer-la-lutte-contre-la-corruption/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">moraliser la vie publique</a>. Sa méthode : rompre avec l’impunité et la connivence. Après des mois de concertation avec la société civile et les corps de contrôle, quatre projets de loi furent ficelés puis adoptés en Conseil des ministres le 30 juillet 2025. Moins d’un mois plus tard, deux piliers sont gravés dans le marbre législatif.</p>



<p>L’OFNAC nouvelle version n’a plus rien d’un organisme décoratif. Accès direct aux données bancaires, pouvoir d’audition, possibilité de geler les avoirs suspects. Autant d’attributions qui font frémir certains barons de la République. Signe de rupture, ses douze membres seront désormais désignés par appel à candidatures pour un mandat unique de cinq ans, afin d’éviter la capture politique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-patrimoine-nbsp-la-fin-de-l-ombre"><strong>Patrimoine&nbsp;: la fin de l’ombre</strong></h2>



<p>La deuxième loi élargit considérablement le spectre des assujettis à la déclaration de patrimoine. Le seuil est abaissé de 1 milliard à 500 millions FCFA, et l’obligation s’étend désormais aux magistrats, chefs de juridictions, responsables des secteurs stratégiques (mines, hydrocarbures) et à tous les gestionnaires de budgets publics importants. Autrement dit, une partie de l’élite jusque-là à l’abri du regard public devra désormais <a href="https://www.jeuneafrique.com/1715864/politique/reformes-scandales-et-reglements-de-comptes-au-senegal-le-difficile-chemin-de-la-transparence/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">rendre des comptes</a>.</p>



<p>Pour Diomaye Faye, la bataille ne fait que commencer. La société civile, à commencer par le Forum Civil, exige que ces textes ne restent pas lettre morte. Car l’Afrique regorge de lois ambitieuses restées dans les tiroirs d’administrations complaisantes. Le Sénégal, lui, a la possibilité d’écrire un autre scénario&nbsp;: celui d’une démocratie qui se donne enfin les moyens de prévenir l’enrichissement illicite, de protéger les deniers publics et de restaurer la confiance dans ses institutions.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-pari-diomaye"><strong>Le pari Diomaye</strong></h2>



<p>En votant ces lois, l’Assemblée a donné corps à une <a href="https://www.pressafrik.com/Lutte-contre-la-corruption-le-President-Diomaye-annonce-la-mise-sur-pied-de-4-projets-de-lois_a278963.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">promesse de campagne</a>. Mais l’essentiel reste devant : l’application. Car dans ce Sénégal où les scandales politico-financiers rythment les mandats, la transparence n’est pas une option morale, elle est une urgence politique.</p>



<p>La rupture proclamée par Bassirou Diomaye Faye sera jugée non pas à la beauté des textes, mais à la solidité de leur mise en œuvre. L’histoire dira si, à Dakar, la transparence restera un mot creux ou deviendra enfin une pratique quotidienne.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>[Billet d’humeur] Pastef, l’écho d’un Sénégal en mutation</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 Nov 2024 07:03:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Billet d'humeur]]></category>
		<category><![CDATA[assemblée nationale]]></category>
		<category><![CDATA[démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[législatives au Sénégal]]></category>
		<category><![CDATA[Sénégal]]></category>
		<category><![CDATA[victoire de Pastef]]></category>
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<p>Ils ont dansé, chanté et crié victoire : découvrez le bouleversement politique suite à la victoire de Pastef aux législatives sénégalaises.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p>Ils ont dansé, chanté, et crié victoire avant même que le soleil ne se lève sur un décompte officiel. Les législatives sénégalaises de 2024 marquent un tournant, une claque retentissante qui bouscule l’équilibre politique d’un pays habitué à l’hégémonie de figures bien ancrées. La victoire de Pastef résonne comme une gifle à la classe politique traditionnelle, mais aussi comme une promesse — ou une menace, selon où l’on se situe — d’un changement profond dans la gouvernance sénégalaise.</p>



<p>Il faut bien l’avouer, cette dynamique était prévisible. Pastef avait déjà marqué les esprits lors de la présidentielle, et son chef de file, Ousmane Sonko, s’est imposé comme une figure incontournable du paysage politique. Mais qui aurait parié sur une victoire aussi écrasante lors de ces législatives anticipées ? Même les opposants les plus féroces, Macky Sall en tête, ont plié l’échine, reconnaissant une défaite humiliante dans leur propre fief. Une ironie, n’est-ce pas, pour ceux qui prétendaient incarner la modernité démocratique face à ce qu’ils jugeaient comme un « <em>populisme enflammé</em> ».</p>



<p>Mais là où la victoire de Pastef suscite autant d’espoir que d’appréhension, c’est dans la gestion du « <em>projet</em> » qu’il souhaite désormais dérouler. Avoir la majorité parlementaire, c’est un privilège. Mais c’est surtout une responsabilité. Et une majorité qualifiée ouvre la voie à des réformes constitutionnelles qui, mal maîtrisées, peuvent virer au cauchemar. L’histoire regorge de mouvements populaires devenus élitistes à force de gouverner. Pastef saura-t-il rester fidèle à ses idéaux ?</p>



<p>Dans un pays où près de la moitié des électeurs ne s’est même pas donné la peine de voter, l’abstention est un signal inquiétant. Une démocratie robuste doit s’appuyer sur une participation massive, et non sur un raz-de-marée d’un seul camp. Pastef doit se rappeler que les mêmes applaudissements frénétiques peuvent se transformer en huées assourdissantes si les attentes populaires sont trahies.</p>



<p>Ce billet n’est pas une célébration ni une condamnation, mais une réflexion. Pastef a gagné, le Sénégal a voté. Maintenant, les promesses doivent rencontrer la réalité. Nous, spectateurs et acteurs de ce théâtre politique, resterons aux aguets, non pour juger mais pour espérer. Que ce soit une vraie victoire pour le peuple sénégalais — et pas seulement pour ceux qui dansent ce soir.</p>



<p><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Pastef au sommet : quelle vision pour le Sénégal de demain ?</title>
		<link>https://saheltribune.com/pastef-au-sommet-quelle-vision-pour-le-senegal-de-demain/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 Nov 2024 12:21:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[assemblée nationale]]></category>
		<category><![CDATA[démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[élections législatives]]></category>
		<category><![CDATA[Pastef]]></category>
		<category><![CDATA[Sénégal]]></category>
		<category><![CDATA[victoire]]></category>
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<p>La victoire éclatante du Pastef aux législatives de novembre 2024 redéfinit le paysage politique sénégalais. Quelles conséquences pour la démocratie et la gouvernance ?</p>
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<p><strong><em>La victoire du Pastef aux législatives du 17&nbsp;novembre 2024 redéfinit le paysage politique sénégalais, entre espoirs démocratiques et défis économiques majeurs.</em></strong></p>



<p>Le Sénégal vient d’achever un scrutin législatif marquant, où les urnes ont livré un verdict clair, non encore officiel, en faveur du parti au pouvoir, les Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité (Pastef). Cette victoire, saluée par les adversaires eux-mêmes, ouvre un nouveau chapitre dans la dynamique politique du pays, mais invite également à une analyse critique des implications pour la démocratie, la gouvernance et l’avenir des institutions.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-victoire-triomphale-nbsp-entre-continuite-et-rupture"><strong>Une victoire triomphale&nbsp;: entre continuité et rupture</strong></h3>



<p>La soirée du 17&nbsp;novembre, marquée par des célébrations animées devant le siège de Pastef à Dakar, a confirmé ce que les premiers décomptes laissaient présager&nbsp;: une domination incontestée du parti au pouvoir. Avec des résultats provisoires indiquant une large victoire et une opposition divisée et affaiblie, Pastef semble assuré de consolider son contrôle sur l’Assemblée nationale. Ce succès s&rsquo;inscrit dans la continuité de la victoire de Bassirou Diomaye Faye à la présidentielle de mars dernier, illustrant un réel engouement populaire pour le programme et les figures du parti.</p>



<p>Toutefois, cette victoire scelle également la fin d’une époque. La classe politique traditionnelle, représentée par des figures telles que Macky Sall, Barthélémy Dias ou Amadou Ba, semble reléguée à un rôle marginal. Le scrutin législatif de 2024 confirme un basculement générationnel et idéologique dans l’échiquier politique sénégalais.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-vers-une-domination-politique-renforcee"><strong>Vers une domination politique renforcée</strong></h3>



<p>Les observateurs saluent le calme et la mobilisation des électeurs (49,72&nbsp;% de participation), un taux légèrement supérieur à celui de 2022, et une preuve de maturité démocratique. Cependant, des zones d’ombre subsistent. Les dénonciations de fraudes à Touba et Ziguinchor par l’alliance Takku Wallu rappellent que la transparence électorale reste un défi. Ces accusations, bien que sans preuve concluante pour l’instant, ternissent un tableau par ailleurs éclatant de la démocratie sénégalaise.</p>



<p>Avec cette victoire, Pastef bénéficie d’une opportunité inédite de mettre en œuvre son programme sans obstacle majeur. La question de la majorité qualifiée des trois cinquièmes à l’Assemblée est cruciale&nbsp;: si atteinte, elle permettra des réformes constitutionnelles profondes. Cette concentration de pouvoir pose cependant des interrogations. La démocratie sénégalaise, souvent citée en exemple en Afrique, peut-elle résister à la tentation d’une gouvernance unilatérale ? L’équilibre des institutions, pierre angulaire d’une république stable, sera un test pour le duo Diomaye-Sonko.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-economie-au-centre-des-attentes"><strong>Une économie au centre des attentes</strong></h3>



<p>La déroute de l’opposition, symbolisée par les défaites personnelles de Barthélémy Dias et d’Amadou Ba dans leurs propres bastions électoraux, souligne une crise profonde. Fragmentée et sans vision commune, elle a échoué à offrir une alternative crédible. La reconnaissance rapide de la victoire de Pastef par certains leaders de l’opposition pourrait signaler un repositionnement stratégique, mais aussi un aveu d’impuissance.</p>



<p>Malgré cette victoire éclatante, le défi reste immense pour le parti au pouvoir. Les critiques sur un ralentissement économique et des attentes non comblées rappellent que les électeurs jugeront avant tout sur les résultats concrets. La gestion des ressources, l’amélioration des infrastructures et la relance économique seront les véritables baromètres de la satisfaction populaire.</p>



<p><strong>Alassane Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Sénégal : législatives en eaux troubles, unité affichée et ambitions masquées</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Oct 2024 08:06:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[assemblée nationale]]></category>
		<category><![CDATA[campagne législative 2024]]></category>
		<category><![CDATA[démocratie]]></category>
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		<category><![CDATA[Sénégal]]></category>
		<category><![CDATA[tensions politiques]]></category>
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<p>Plongez dans la campagne législative sénégalaise avec 41 listes en compétition. Des choix décisifs pour l'avenir du pays.</p>
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<p><strong><em>Au Sénégal, la dissolution de l’Assemblée nationale par le Président Bassirou Diomaye Faye marque le coup d’envoi d’une campagne législative intense, avec 41&nbsp;listes en compétition. Alors que le Pastef d’Ousmane Sonko espère une majorité, trois grandes coalitions d’opposition se dressent face à lui, promettant un scrutin sous haute tension et des choix décisifs pour l’avenir du pays.</em></strong></p>



<p>Le Sénégal entre à nouveau en campagne. Dissolution de l’Assemblée nationale par Bassirou Diomaye Faye, 41&nbsp;listes sur la ligne de départ, et une mosaïque de partis prêts à en découdre pour ces législatives anticipées. Sur le papier, tout est bien ordonné. Mais, derrière les discours d’unité et de transparence, les ambitions partisanes brillent comme un phare dans la nuit.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-juge-impartial-avec-l-odeur-des-anciennes-batailles-collee-a-la-peau"><strong>Un juge impartial avec l’odeur des anciennes batailles collée à la peau</strong></h3>



<p>Ousmane Sonko, désormais Premier ministre, mène le Pastef avec un objectif clair&nbsp;: obtenir une majorité à l’Assemblée pour affirmer la mainmise de son parti. En face, les grandes alliances ne manquent pas. La coalition Takku Wallu Sénégal, qui rassemble le Parti démocratique sénégalais (PDS) et l’Alliance pour la République (APR), voudrait empêcher que le Pastef prenne trop d’assurance. Amadou Ba, l’ancien Premier ministre, s’avance lui aussi avec la coalition Jamm Akk Njerign, soutenu par le Parti socialiste, prêt à rappeler qu’il a été un sérieux candidat à la dernière présidentielle. Et, pour ne pas être en reste, Barthélémy Dias, maire de Dakar, mène la coalition Samm Sa Kaddu, comme une promesse de renouveau.</p>



<p>Pour sa part, le Président Bassirou Diomaye Faye en appelle à l’unité et à l’apaisement. Dans une allocution solennelle, il exhorte les Sénégalais à la retenue et met en garde contre les discours communautaires et les menaces qui se propagent comme des étincelles sur les réseaux sociaux. « <em>Servir tous les Sénégalais sans distinction</em> », affirme-t-il. Beau discours, belle promesse. Mais peut-on vraiment effacer d’un coup de pinceau les traces de ses anciens engagements partisans ? Faye, récemment Secrétaire général du Pastef, a tout de même pris soin de préciser qu’il se place désormais « <em>au-dessus des querelles partisanes</em> ». La transition est notable, mais elle reste sujette à interrogation&nbsp;: peut-on être juge impartial en ayant encore l’odeur des anciennes batailles collée à la peau ?</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-les-politiques-doivent-montrer-l-exemple"><strong>Les politiques doivent montrer l’exemple</strong></h3>



<p>Ce scrutin est crucial pour le Pastef, qui ne cache pas ses ambitions de verrouiller l’Assemblée. D’ailleurs, cette quête de majorité transforme ce qui devrait être un moment de débat en une course frénétique pour le contrôle, où l’objectif semble moins de convaincre les électeurs que de battre l’adversaire. Et que dire des « <em>grandes coalitions</em> » d’opposition ? Ces alliances hétéroclites rassemblent des partis qui, parfois, n’ont en commun que l’envie de ne pas voir le Pastef triompher.</p>



<p>Le Sénégal, pays de la « <em>maturité démocratique</em> », selon les mots de Faye, se retrouve face à une élection où chaque camp fourbit ses armes et où la transparence, vantée par le président, risque de se diluer dans la lutte acharnée pour le pouvoir. Certes, le président vante la transition pacifique de la dernière présidentielle, mais cette campagne législative, à mi-chemin entre rivalités anciennes et nouveaux défis, sera sans doute moins douce.</p>



<p>À la fin de cette course, peut-être qu’un camp décrochera la majorité, mais à quel prix ? Alors que les Sénégalais sont invités à aller aux urnes dans le calme et le respect, on se demande si les politiques, eux, sauront montrer l’exemple.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Au Togo, une révision constitutionnelle sème le trouble dans le théâtre de la démocratie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 31 Mar 2024 09:49:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[assemblée nationale]]></category>
		<category><![CDATA[réformes politiques]]></category>
		<category><![CDATA[révision constitutionnelle]]></category>
		<category><![CDATA[Togo]]></category>
		<category><![CDATA[trouble politique au Togo]]></category>
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<p>La révision constitutionnelle fait sensation au Togo. Plongez dans les enjeux et les controverses entourant ce changement majeur.</p>
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<p><strong>Le rideau se lève sur une scène politique togolaise bouillonnante, où un drame constitutionnel se déroule sous les yeux d&rsquo;un public national et international captivé. Le 25 mars, dans l&rsquo;arène de l&rsquo;Assemblée nationale, les députés togolais ont voté une nouvelle Constitution, un texte qui redéfinit les rôles au sommet de l&rsquo;État. Avec 89 voix pour, une contre et une abstention, la pièce semble jouée, mais le spectacle est loin d&rsquo;être terminé.</strong></p>



<p>Au cœur de cette transformation, le « <em>président du Conseil des ministres</em>« , nouvellement couronné, s&rsquo;avance en pleine lumière, tandis que le président de la République, jusqu&rsquo;alors protagoniste de cette tragédie politique, est relégué à un rôle honorifique. Un changement de garde qui soulève des questions, des hypothèses et des inquiétudes parmi les observateurs et les acteurs eux-mêmes.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-epee-de-damocles">Une épée de Damoclès</h2>



<p>La demande soudaine du président Faure Gnassingbé d&rsquo;une deuxième lecture de la réforme ajoute une couche de suspense et de complexité à l&rsquo;intrigue. Trois hypothèses émergent des coulisses de cette demande inhabituelle : une opposition potentielle au texte voté, une clarification des attributions floues ou une manœuvre pour gagner du temps face aux réactions diverses suscitées par cette réforme, notamment celle de la conférence des évêques du Togo. Cette dernière appelle à un retour en arrière, à ne pas promulguer une réforme qui, selon eux, pourrait altérer l&rsquo;essence même de la démocratie togolaise.</p>



<p>Dans ce tissu de spéculations et de manœuvres politiques, une question fondamentale émerge, mettant en lumière la fragilité et la complexité de la révision constitutionnelle : peut-on, sous le voile de la procédure, altérer l&rsquo;âme d&rsquo;une Constitution sans trahir ses principes ? La réponse à cette question reste en suspens, comme une épée de Damoclès suspendue au-dessus de la tête du pays tout entier.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-luttes-de-pouvoir-et-des-aspirations-contradictoires">Luttes de pouvoir et des aspirations contradictoires </h2>



<p>En parallèle à ces manœuvres politiques, un autre acte de cette tragédie se joue dans les rues et les espaces publics du Togo, où la liberté de réunion et d&rsquo;expression est soumise à rude épreuve. Des interdictions de réunions frappent les partis d&rsquo;opposition et les organisations de la société civile, cherchant à débattre et à critiquer les récentes évolutions constitutionnelles. Amnesty International, tel un chœur grec commentant l&rsquo;action, appelle les autorités togolaises à respecter ces libertés fondamentales, soulignant l&rsquo;ironie d&rsquo;une réforme qui prétend renforcer les droits humains tout en bâillonnant les voix dissidentes.</p>



<p>Ce théâtre d&rsquo;ombres, où se mêlent aspirations démocratiques et manœuvres autoritaires, est une parabole des tensions qui traversent non seulement le Togo mais aussi de nombreuses démocraties en devenir ou en crise à travers le monde. La révision de la Constitution togolaise, loin d&rsquo;être un simple ajustement technique, est révélatrice des luttes de pouvoir et des aspirations contradictoires qui animent le cœur de la société togolaise.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-situation-togolaise-miroir-de-toutes-les-societes-en-transition-democratique">La situation togolaise, miroir de toutes les sociétés en transition démocratique</h2>



<p>Au-delà des spécificités togolaises, cette situation politique dans ce pays d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest est un miroir tendu à toutes les sociétés qui naviguent dans les eaux tumultueuses de la transition démocratique. Elle rappelle que les changements constitutionnels, lorsqu&rsquo;ils sont effectués sans un large consensus et sans respecter l&rsquo;esprit de la démocratie, peuvent ébranler les fondements même de la cohésion nationale.</p>



<p>Alors que le rideau tombe sur ce chapitre de l&rsquo;histoire togolaise, une question demeure : comment concilier l&rsquo;exercice du pouvoir avec le respect des principes démocratiques ? La réponse à cette question est essentielle non seulement pour le Togo mais pour toutes les nations qui cherchent à naviguer entre les écueils de l&rsquo;autoritarisme et les aspirations à une démocratie véritable et inclusive. La pièce continue, et le monde regarde attentivement, espérant une conclusion qui réaffirme les valeurs de liberté, de justice et de dialogue démocratique.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra </strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Abdoulaye dit Allaye Koita : « C’est le contexte, le moment et la personne qui a fait la proposition… »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 May 2021 11:46:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Abdoulaye dit Allaye Goita]]></category>
		<category><![CDATA[assemblée nationale]]></category>
		<category><![CDATA[Magma Gabriel]]></category>
		<category><![CDATA[pension de retraite]]></category>
		<category><![CDATA[proposition de loi]]></category>
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<p>Abdoulaye dit Allaye Koita est le président du mouvement En Avant. Un mouvement créé suite à l’élection législative de 2007 à laquelle il a participé comme candidat indépendant à Mopti.&#8230;</p>
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<p><strong>Abdoulaye dit Allaye Koita est le président du mouvement En Avant. Un mouvement créé suite à l’élection législative de 2007 à laquelle il a participé comme candidat indépendant à Mopti. Nous avons eu avec lui un entretien téléphonique, mardi 4 mai 2021, sur la proposition de loi de Magma Gabriel Konaté visant à « <em>accorder une pension de retraite aux anciens présidents de l’Assemblée nationale et de tout autre organe parlementaire ou législatif en République du Mali</em> ». M. Goita est catégorique : ni le contexte, ni le moment ne sied à cette proposition et Magma Gabriel n’est pas encore le mieux indiqué.</strong></p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Sahel Tribune&nbsp;: comment comprenez-vous la proposition de loi visant à octroyer des pensions de retraite aux anciens présidents de l’Assemblée nationale du Mali ?</strong></h5>



<p><strong>Abdoulaye dit Allaye Koita</strong> : j’ai appris cette nouvelle avec un grand émoi. Elle m’a beaucoup surpris vu la situation économique que nous vivons depuis bien avant la chute du régime IBK. Comment comprendre qu’une transition qui devrait parler de sécurité et d’organisation des élections se donne le droit de faire des propositions qui n’ont rien à voir avec ces priorités. Que celui qui a été désigné pour défendre les artistes et les hommes de culture se préoccupe plutôt de la retraite des anciens présidents de l’Assemblée nationale. C’est juste inacceptable.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Les anciens présidents de l’Assemblée nationale n’ont-ils pas droit à cette pension ?</strong></h5>



<p>Dans un pays comme le Mali, ces présidents bénéficient déjà de la pension parlementaire. Quelqu’un qui a fait cinq ans de mandat à ce poste de président n’a pas besoin d’une telle aide dans un pays pauvre comme le Mali.</p>



<p>J’ai encore été plus surpris aujourd’hui [mardi&nbsp;4&nbsp;mai ndlr] de voir Magma Gabriel Konaté, auteur de cette proposition, insulter tous les Maliens en les qualifiant d’égoïstes. Ce discours est encore plus choquant, surtout venant d’un éducateur pour qui on avait d’ailleurs beaucoup d’estime.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Pensez-vous que Magma Gabriel n’est pas le mieux indiqué pour faire cette proposition ?</strong></h5>



<p>Tout membre d’une assemblée pareille peut faire des propositions. Mais cela dépend du contexte et du moment. Si on avait quitté cette période transitoire pour se retrouver avec une assemblée élue et que Magma Gabriel se retrouvait élu député, il pouvait bien faire une telle proposition. Mais même là, comme aujourd’hui, s’il représente les hommes de culture, il faut au préalable qu’il défende ces derniers qui vivent dans une grande précarité dont tous les Maliens sont témoins. Donc c’est le contexte, le moment et la personne qui a fait la proposition qui posent problème. Comme je l’ai dit, Magma Gabriel pouvait bien faire cette proposition, mais après avoir fait des propositions pour l’amélioration des conditions de vie et de travail des artistes maliens.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>A quelle proposition pensez-vous par exemple ?</strong></h5>



<p>Les artistes maliens tirent le diable par la queue. Ils produisent, mais rarement on achète leurs œuvres. Ils sont confrontés à la piraterie. Pourquoi ne pas penser à octroyer  à ces artistes des primes que l’État va reverser au bureau malien des droits d’auteur. On attendait Magma sur ce chantier. Mais la proposition qu’il vient de faire, on n’avait vraiment pas besoin de cela là où nous sommes.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Les raisons avancées pour faire cette proposition, épargner aux anciens présidents de l’AN la précarité après leur fonction, ne sont-elles pas suffisantes ?</strong></h5>



<p>C’est une manière d’insulter l’intelligence des Maliens. De l’indépendance à nos jours, aucun ancien président de l’Assemblée nationale n’a vécu dans la misère. J’ai personnellement vu Aliou Nouhoum Diallo, qui est le premier président de l’Assemblée nationale de l’ère démocratique, mais il ne vit pas dans la misère. Dioncounda Traoré vit-il dans la précarité ? Ibrahim Boubacar Kéïta vit-il dans la précarité ? Younouss Touré vit-il dans la précarité ?</p>



<p>Magma a juste commis une erreur. Il est important qu’il se ressaisisse. Au lieu d’insulter les Maliens, il devrait plutôt demander pardon tout en abandonnant cette proposition de loi inopportune. &nbsp;</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Que pensez-vous de cette transition ?</strong></h5>



<p>En toute honnêteté, il est très difficile d’aider cette équipe. Les autorités transitoires se sont entourées de personnes qui ne sont pas en mesure de relever les nombreux défis du pays. Pourtant, elles ont écarté toutes les personnes qui étaient capables de faire bouger les lignes. Le pouvoir en place doit se faire accompagner par l’opposition et la société civile.</p>



<p>Au lieu de cela, quand la transition est arrivée, elle a écarté l’opposition qui était dans le M5-RFP. Elle a également écarté le pouvoir qui était en place. C’est seulement les quelques personnes du M5-RFP qui criaient sans avoir aucune foi de ce qu’ils faisaient ou disaient, auxquelles elle s’est accrochée. Il est difficile de diriger un pays de la sorte. Je ne le souhaite pas, mais il sera très difficile que cette transition réussisse.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Pensez-vous aussi à l’ébullition du front social ?</strong></h5>



<p>La crise sécuritaire, depuis l’installation des autorités de la transition, s’est empirée. Avec le projet de découpage territorial, elles sont en train de mettre l’huile sur le feu. Des régions sont créées et ne sont pas encore tout à fait opérationnelles. Le découpage administratif n’est pas au complet.</p>



<p>Dans un tel contexte, on se précipite aux élections. Au centre du pays, on ne parle même pas encore de découpage administratif puisque la crise sécuritaire constitue la préoccupation majeure dans cette zone.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Que proposeriez-vous ?</strong></h5>



<p>Avec la communauté internationale, on a le dos au mur. Il faut aller aux élections. Le chronogramme a été publié. Mais je trouve qu’il sera impossible de tenir des élections législatives dans ce contexte. Il faut conclure d’abord ce découpage administratif avant d’aller à ces élections législatives, communales, etc.</p>



<p>Pour que la communauté internationale nous voit dans la légalité, on peut aller à l’élection présidentielle. Cette élection se tiendra dans les zones où ce sera possible. Ce président légalement élu se chargera de l’organisation du reste des élections. Exceptionnellement aussi et sans toucher à certains points sensibles de la décentralisation, je pense qu’on peut également tenir les élections référendaires en faisant fi de l’article&nbsp;118 de la constitution.</p>



<p><strong>Réalisée par Fousseni Togola</strong></p>
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		<title>Mali : bientôt « une pension de retraite aux anciens présidents de l’Assemblée nationale et de …» ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 02 May 2021 16:06:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
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		<category><![CDATA[CNT]]></category>
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<p>Au Mali, les membres du Conseil national de transition (CNT), au cours de leur session plénière d’avril, ont fait une proposition de loi visant à accorder des avantages aux anciens&#8230;</p>
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<p><strong>Au Mali, les membres du Conseil national de transition (CNT), au cours de leur session plénière d’avril, ont fait une proposition de loi visant à accorder des avantages aux anciens présidents de l’Assemblée nationale ainsi que de « <em>tout autre organe parlementaire ou législatif en République du Mali</em> ». Cette proposition pourrait pourtant soulever des inquiétudes.</strong></p>



<p>Après les avantages accordés aux anciens présidents de la République et aux anciens premiers ministres par le régime déchu d’Ibrahim Boubacar Keïta, les membres du CNT souhaitent des avantages similaires pour les « <em>anciens présidents de l’Assemblée nationale et de tout autre organe parlementaire ou législatif en République du Mali</em> » à hauteur de<em> « leur rang ».</em></p>



<p>Pour avoir présidé <em>« aux destinées »</em> de l’Assemblée nationale, organe parlementaire ou législatif de la République du Mali, les anciens présidents de cette troisième institution méritent qu’il leur soit accordé <em>« respect et considération</em> ». Cela reste de même pour les anciens présidents de tout autre organe parlementaire ou législatif parce qu’ils « <em>continuent d’incarner une image de marque de l’institution qu’ils ont eu à diriger, même après la cessation de leur fonction</em> ».&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Pension de retraite aux anciens présidents de l’Assemblée nationale ?</strong></h2>



<p>Les membres du Conseil national de transition (CNT) ont fait une proposition de loi au cours de leur session d’avril visant à « <em>accorder une pension de retraite aux anciens présidents de l’Assemblée nationale et de tout autre organe parlementaire ou législatif en République du Mali</em> ». Cette proposition de loi, selon les précisions des membres du CNT, permettra d’éviter à ses anciens présidents de « <em>vivre dans la précarité</em> » après la fin de leur fonction.</p>



<p>L’article&nbsp;6 de cette proposition de loi indique&nbsp;également que «<em> tout ancien président de l’Assemblée nationale ou de tout autre organe parlementaire ou législatif bénéficie d’une prise en charge complète des frais médicaux ». </em>Aussi cette proposition demande-t-elle en faveur des anciens présidents de la 3<sup>e</sup> institution et de tout autre organe parlementaire ou législatif en République du Mali&nbsp;la mise à disposition d’un passeport diplomatique, de deux agents de sécurité et d’un chauffeur, de la domesticité, d’une indemnité de logement, d’une indemnité d’eau et d’une indemnité de téléphone.</p>



<p>« <em>En cas de décès du bénéficiaire, le régime de pension spéciale de retraite et autres avantages sont supprimés </em>», précise l’article&nbsp;4 de cette proposition de loi qui attend promulgation pour entrer en vigueur « <em>à compter de l’exercice budgétaire suivant sa promulgation ».</em></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>La question budgétaire</strong></h3>



<p>Cette proposition de loi pourrait pourtant soulever des inquiétudes. Déjà les anciens présidents de la République bénéficient d’une pension trimestrielle « <em>dont le montant est égal&nbsp;à sept fois la moyenne du traitement brut le plus élevé des fonctionnaires de catégorie A », </em>indiquent nos confrères du magazine <a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/368055/politique/coutent-ex-presidents-africains/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Jeune Afrique</a>.Aussi bénéficient-ils d’une indemnité mensuelle de représentation de près de 1,5&nbsp;million de F CFA.</p>



<p>En plus de tous ces avantages, la loi leur octroie un logement, deux véhicules, des forces de sécurité. Leurs consommations d’eau, d’électricité et de téléphone, etc., sont également prises en charge.</p>



<p>Dans un tel contexte, vouloir promulguer une loi pour bénéficier des avantages similaires pour les anciens présidents de « <em>l’Assemblée nationale ou de tout autre organe parlementaire ou législatif » </em>soulèvela question de la soutenabilité budgétaire. Surtout que les autorités peinent à donner satisfaction aux revendications syndicales qui s’entassent d’année en année.</p>



<p><strong>Togola</strong></p>
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