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	<title>Archives des assainissement &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des assainissement &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Mali : le gouvernement lance un concours inter-écoles pour promouvoir l’hygiène et l’assainissement</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 May 2026 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le Mali lance un concours inter-écoles à Bamako pour promouvoir l’hygiène et l’assainissement. Une initiative éducative visant à renforcer les comportements citoyens et durables.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Réuni en Conseil des ministres le 6 mai 2026 au palais de Koulouba, sous la présidence du général d’armée Assimi Goïta, le gouvernement malien a annoncé le lancement d’un concours inter-écoles dédié à la promotion de la salubrité, de l’hygiène et de l’assainissement dans plusieurs académies de la capitale.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Portée par le ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, cette initiative s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la politique nationale d’assainissement, mais aussi des activités de l’Année de l’Éducation et de la Culture décrétée par le président de la transition, le général d’armée Assimi Goïta.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Former des citoyens responsables dès l’école</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Placée sous le thème «&nbsp;<em>L’école, creuset de citoyens responsables pour un cadre de vie propre et sain&nbsp;</em>», l’opération concernera les établissements scolaires relevant des académies d’enseignement de Bamako, Kalabancoro et Kati.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’objectif affiché est double : sensibiliser les élèves aux enjeux environnementaux et encourager l’adoption de comportements durables face aux défis persistants liés à l’insalubrité des espaces scolaires et urbains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À travers cette compétition, les autorités entendent faire de l’école un levier de transformation sociale, en inculquant dès le plus jeune âge des réflexes liés à l’hygiène, à la propreté et à la préservation du cadre de vie.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une réponse aux défis urbains</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un contexte marqué par une urbanisation rapide et des difficultés structurelles en matière de gestion des déchets, cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large de sensibilisation des populations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les établissements scolaires sont ainsi appelés à devenir des espaces pilotes, capables d’impulser des changements de comportements au-delà de leurs murs, notamment au sein des familles et des communautés.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un lancement imminent à Bamako</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les autorités, le lancement officiel de la phase opérationnelle du concours est prévu le 7 mai 2026 à Bamako. Cette première étape devrait ouvrir la voie à une mobilisation progressive des établissements scolaires, avec l’ambition d’inscrire durablement la question de l’assainissement dans les pratiques éducatives.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de la compétition, le gouvernement mise sur une dynamique collective où l’éducation environnementale devient un pilier de la citoyenneté et du développement durable au Mali.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Politique nationale d’Assainissement : un nouveau cap pour le Mali</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 15 Feb 2026 15:54:46 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La Politique nationale d’Assainissement, mise à jour pour 2026-2030, répond aux défis environnementaux et institutionnels actuels.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le Conseil des ministres, réuni le vendredi 13 février 2026, a examiné une communication écrite présentée par le ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, <em>Doumbia  Mariam Tangara</em>. Ce document portait sur la Politique nationale d’Assainissement et son Plan d’actions 2026-2030. </em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La première Politique nationale d’Assainissement avait été adoptée en 2009. Elle reposait sur cinq stratégies spécifiques, couvrant la gestion des déchets solides ménagers, des déchets liquides et spéciaux, des eaux pluviales, ainsi que le transfert de compétences aux Collectivités territoriales. Sa mise en œuvre a permis d’obtenir des résultats appréciables, notamment dans la structuration des services d’assainissement et la sensibilisation des populations. Toutefois, l’évaluation de cette politique a révélé la nécessité d’une refonte pour l’adapter aux réformes institutionnelles et aux nouveaux défis environnementaux. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-retour-sur-l-heritage-de-2009-et-ses-limites"><strong>Retour sur l’héritage de 2009 et ses limites</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La nouvelle politique nationale d’assainissement s’articule autour de cinq axes stratégiques. Elle vise à garantir des services adéquats, équitables et sécurisés pour l’ensemble des citoyens. L’objectif est de renforcer durablement la qualité du cadre de vie, en tenant compte des mutations sociales et institutionnelles. Cette orientation s’inscrit dans la vision « <em>Mali kura </em><em>ɲ</em><em>ɛtaasira ka bɛn san 2063 ma</em> », qui projette un développement harmonieux et inclusif, ainsi que dans la Stratégie nationale pour l’Émergence et le Développement durable 2024-2033. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Plan d’actions 2026-2030 constitue le premier jalon de mise en œuvre de cette nouvelle politique. Il prévoit des interventions concrètes pour améliorer la collecte, le traitement et la valorisation des déchets, tout en renforçant la gouvernance locale. Les collectivités territoriales seront davantage impliquées, conformément au principe de décentralisation, afin de rapprocher les services d’assainissement des populations. Ce plan quinquennal ambitionne aussi de mobiliser les partenaires techniques et financiers autour d’objectifs clairs et mesurables. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-plan-quinquennal-pour-des-resultats-concrets"><strong>Un plan quinquennal pour des résultats concrets</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des aspects techniques, la nouvelle politique traduit une volonté politique forte de faire de l’assainissement un levier de développement durable. Elle répond aux impératifs de santé publique, de préservation des ressources naturelles et de lutte contre les effets du changement climatique. En intégrant les réformes institutionnelles récentes, elle entend consolider les acquis tout en ouvrant la voie à des solutions innovantes adaptées aux réalités locales. Le Conseil des ministres a ainsi marqué une étape importante dans la modernisation du secteur. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette politique met également l’accent sur l’équité dans l’accès aux services d’assainissement. Elle ambitionne de réduire les disparités entre zones urbaines et rurales, en garantissant des infrastructures adaptées aux besoins spécifiques des populations. La sécurité des services constitue un autre pilier, visant à protéger les citoyens contre les risques sanitaires liés à une mauvaise gestion des déchets et des eaux usées. Le Mali entend ainsi renforcer la résilience de ses communautés face aux défis environnementaux. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-equite-et-securite-au-coeur-des-priorites"><strong>Équité et sécurité au cœur des priorités</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La cohérence avec les grandes orientations nationales et internationales est un élément central de cette nouvelle politique. En s’alignant sur la Stratégie nationale pour l’Émergence et le Développement durable 2024-2033, le Mali démontre sa volonté d’inscrire l’assainissement dans une dynamique globale de développement. Cette approche intégrée permettra de mobiliser davantage de ressources et de renforcer la coopération avec les partenaires internationaux, tout en valorisant les initiatives locales. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’adoption de la Politique nationale d’Assainissement et de son Plan d’actions 2026-2030 illustre l’engagement du Mali à améliorer durablement le cadre de vie de ses citoyens. Le défi reste désormais dans la mise en œuvre effective des mesures prévues, afin que les résultats soient tangibles et profitent directement aux populations. Ce nouveau cap ouvre la voie à une transformation profonde du secteur, plaçant l’assainissement au cœur des priorités nationales pour les années à venir. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>« Ils vont contribuer autrement » : quand les mauvais payeurs d’eau sont réquisitionnés pour travaux d’intérêt général</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 08 Feb 2026 21:18:41 +0000</pubDate>
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<p>Découvrez comment l’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA) adapte ses stratégies suite à une crise des paiements.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Confronté à une accumulation d’arriérés de paiement, l’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA) mobilise la brigade Laabal, une unité mixte de Forces de sécurité et de défense, afin de contraindre les débiteurs à s’acquitter de leurs factures. Une décision qui illustre la gravité de la crise financière du service public de l’eau et suscite déjà débats et interrogations.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au Burkina Faso, la question de l’accès à l’eau potable se double désormais d’un enjeu de discipline financière. L’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA) a annoncé être confronté à près de 35 milliards de francs CFA d’arriérés de paiement liés aux factures d’eau, d’assainissement et à certains travaux réalisés pour des particuliers et des entreprises. Un montant jugé « <em>critique</em> » par la direction de l’établissement public, qui évoque une situation susceptible de compromettre la continuité même du service.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon Idrissa Sourabié, directeur général de l’ONEA, le niveau des créances impayées enregistré au 31 janvier 2026 « <em>fragilise la trésorerie de l’Office, ralentit les investissements et menace la qualité du service public d’approvisionnement en eau potable </em>». Dans un contexte où les besoins en infrastructures hydrauliques restent immenses, cette asphyxie financière est perçue comme un risque majeur pour les populations urbaines et périurbaines.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-brigade-laabal-appelee-a-la-rescousse"><strong>La brigade Laabal appelée à la rescousse</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour faire face à cette situation, l’ONEA a décidé de s’appuyer sur la brigade Laabal, une unité mixte composée de Forces de sécurité et de défense, créée pour renforcer l’ordre, la discipline et le civisme dans l’espace public. Sa mission est d’accompagner les campagnes de sensibilisation et d’accélérer le recouvrement des créances.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le message adressé aux débiteurs est sans équivoque. Ils disposent d’un délai d’une semaine pour régulariser leur situation. « <em>Passé ce délai, ils seront naturellement réquisitionnés pour des travaux d’intérêt général </em>», a averti le lieutenant Franck Octave Kabré, commandant de la brigade Laabal. « <em>Ils vont contribuer, d’une autre manière, à construire le pays et payer leurs factures </em>», a-t-il ajouté, soulignant la volonté des autorités de transformer la contrainte en participation civique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un communiqué, l’ONEA précise que l’opération vise en priorité les gros débiteurs ainsi que les créances pour lesquelles les procédures classiques – relances administratives, coupures d’eau ou négociations – n’ont pas donné de résultats probants.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-entre-civisme-et-contrainte"><strong>Entre civisme et contrainte</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’ONEA rappelle que l’eau potable est un service stratégique, au cœur des politiques de santé publique et de développement. La dégradation de sa situation financière pourrait retarder des projets essentiels, notamment l’extension des réseaux, la maintenance des installations et l’amélioration de la qualité de l’eau distribuée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En mobilisant la brigade Laabal, les autorités burkinabè entendent réaffirmer que le paiement des services publics relève du civisme et de la responsabilité collective. Cette opération de recouvrement, annoncée comme ciblée et progressive, sera donc observée de près.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour l’ONEA, l’enjeu est de récupérer une partie des 35 milliards de FCFA dus afin de préserver un service vital. Pour les autorités, il s’agit aussi de restaurer une culture du paiement et de la responsabilité civique. Reste à savoir si cette approche, mêlant sensibilisation et contrainte sécuritaire, permettra de résoudre durablement cette situation.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Choléra : la fin d’une pénurie qui a coûté des milliers de vies</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Feb 2026 16:21:20 +0000</pubDate>
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<p>Après une pénurie, les vaccins anticholériques reviennent pour protéger les populations vulnérables du choléra.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Après plus de trois années de pénurie critique, la vaccination préventive contre le choléra peut enfin reprendre. Gavi, l’Alliance du vaccin, l’UNICEF et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ont annoncé, à Genève, ce 4 février 2026, que les stocks mondiaux de vaccins anticholériques oraux sont redevenus suffisants pour relancer des campagnes de prévention dans les pays les plus exposés.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Mozambique est le premier État à bénéficier de cette reprise, après l’interruption des campagnes en 2022, lorsque l’explosion mondiale des cas avait provoqué une ruée sur les stocks disponibles. Cette relance intervient dans un contexte sanitaire particulièrement préoccupant. Le pays fait face à une épidémie de choléra aggravée par de récentes inondations ayant touché plus de 700 000 personnes et provoqué d’importants déplacements de population. Les infrastructures de santé et les réseaux d’eau potable ont été endommagés. Ce qui augmente le risque de propagation des maladies hydriques.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-allocation-mondiale-de-20-millions-de-doses"><strong>Une allocation mondiale de 20 millions de doses</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Une première allocation de 20 millions de doses a été décidée pour soutenir les campagnes de prévention. Sur ce volume, 3,6 millions de doses ont déjà été livrées au Mozambique, 6,1 millions à la République démocratique du Congo, également confrontée à une forte recrudescence des cas, et 10,3 millions au Bangladesh.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette amélioration est le fruit d’un effort coordonné entre agences internationales, partenaires financiers et fabricants. La production annuelle de vaccins contre le choléra a ainsi presque doublé, passant de 35 millions de doses en 2022 à près de 70 millions en 2025. Ces doses sont financées par Gavi et distribuées par l’UNICEF.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>Les pénuries mondiales de vaccins nous ont contraints à réagir aux épidémies plutôt qu’à les prévenir. Nous sommes désormais mieux placés pour rompre ce cercle vicieux </em>», a déclaré le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, qui salue le rôle du laboratoire sud-coréen EUBiologics, actuellement principal producteur à l’échelle industrielle.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-alerte-sanitaire-mondiale-persistante"><strong>Une alerte sanitaire mondiale persistante</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré cette amélioration, la situation mondiale reste alarmante. L’OMS a recensé plus de 600 000 cas de choléra et près de 7 600 décès dans 33 pays l’an dernier. Des chiffres probablement sous-estimés en raison d’une sous-déclaration chronique. Depuis 2021, le nombre de cas augmente chaque année, tandis que la mortalité continue de progresser.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>La recrudescence des cas de choléra nous rappelle brutalement que l’accès durable aux vaccins est un bien public mondial </em>», a souligné Sania Nishtar, directrice générale de Gavi, appelant à un engagement continu des donateurs et des fabricants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Catherine Russell, directrice générale de l’UNICEF, cette reprise marque un tournant : « <em>La vaccination préventive protégera les enfants et contribuera à enrayer cette maladie hautement contagieuse. Mais elle doit impérativement s’accompagner d’investissements dans l’eau potable et l’assainissement. </em>»</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-strategie-encore-fragile"><strong>Une stratégie encore fragile</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le vaccin anticholérique oral est jugé sûr et efficace dès l’âge d’un an. Une dose offre une protection d’au moins six mois, tandis que deux doses peuvent protéger jusqu’à trois ans. Toutefois, en raison de la pression persistante sur les stocks, la stratégie à dose unique restera la norme dans les réponses aux épidémies, la double dose étant réservée à des situations particulières.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les pays bénéficiaires ont été sélectionnés selon des critères définis par le Groupe de travail mondial pour la lutte contre le choléra (GTFCC), un partenariat réunissant plus de cinquante organisations, afin d’assurer une répartition équitable et transparente.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les experts, la vaccination ne peut être qu’un levier parmi d’autres. « <em>Des progrès durables dépendront d’investissements à long terme dans les infrastructures et d’un engagement politique fort </em>», rappelle le Dr Ilesh Jani, président du comité de pilotage du GTFCC.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que les catastrophes climatiques, les conflits et la pauvreté continuent de fragiliser l’accès à l’eau potable dans de nombreuses régions, la reprise des campagnes préventives apparaît comme une avancée majeure, mais encore insuffisante pour endiguer une maladie qui reste l’un des marqueurs les plus criants des inégalités sanitaires mondiales.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : l’État fait confiance à Toguna Motors pour moderniser la voirie de Bamako</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 Jan 2026 20:53:49 +0000</pubDate>
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<p>En choisissant Toguna Motors, le gouvernement du Mali prouve sa volonté de moderniser les services publics avec des acteurs locaux.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>En confiant à l’entreprise malienne Toguna Motors la fourniture de nouveaux camions pour la Mairie du District de Bamako, les autorités de transition réaffirment leur engagement en faveur du « produire local ». Un contrat stratégique qui illustre la volonté du Mali de miser sur ses propres acteurs industriels pour moderniser ses services publics et consolider sa souveraineté économique.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement malien poursuit sa politique de valorisation du savoir-faire national. Réuni en session ordinaire le vendredi 23 janvier 2026, le Conseil des ministres, présidé par le général d’armée Assimi Goïta, a approuvé un important marché public portant sur l’acquisition de camions ampli-rolls et de camions bennes basculantes au profit de la Mairie du District de Bamako.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Attribué à Toguna Motors, entreprise malienne pionnière dans l’assemblage et la distribution de véhicules lourds, ce contrat d’un montant global de 508,83 millions de F CFA TTC, avec un délai de livraison de 90 jours, illustre la volonté du gouvernement de renforcer les capacités opérationnelles des services urbains tout en soutenant l’industrie nationale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-choix-strategique-en-faveur-de-l-economie-locale"><strong>Un choix stratégique en faveur de l’économie locale</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le communiqué du Conseil, cette acquisition vise à améliorer les performances de la Direction des services urbains de voirie et d’assainissement, en dotant la capitale d’équipements modernes et adaptés à la gestion des déchets. L’enjeu est de taille : Bamako, en pleine expansion démographique, doit relever le défi d’une urbanisation rapide et d’une pression croissante sur les infrastructures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En confiant ce marché à un acteur local, le gouvernement entend également stimuler la production industrielle nationale et favoriser la souveraineté économique dans un secteur longtemps dominé par les importations étrangères.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>L’exécution de ce marché permettra de renforcer les capacités techniques et opérationnelles de la Direction des Services urbains de Voirie et d’Assainissement de la Mairie du District de Bamako. </em>», précise le communiqué du Conseil des ministres.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-toguna-motors-fleuron-industriel-malien"><strong>Toguna Motors, fleuron industriel malien</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Fondée en 2015, Toguna Motors s’est imposée en moins d’une décennie comme le leader malien de la commercialisation et de l’assemblage de véhicules lourds et utilitaires. Filiale du Groupe Toguna, dirigé par Malla Nantoumé, l’entreprise a débuté par la mécanisation agricole avant de se diversifier vers le BTP, les mines, le transport et l’énergie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Basée à proximité de l’aéroport de Sénou à Bamako, Toguna Motors emploie plusieurs centaines de personnes et dispose d’un atelier moderne de maintenance et de stockage de pièces détachées. Ses partenariats stratégiques avec des constructeurs internationaux tels que Sinotruk (Howo), Lovol, Shantui ou GWM lui permettent de proposer une gamme variée : tracteurs, camions, SUV, pick-up, et désormais véhicules électriques — un secteur où elle joue un rôle pionnier au Mali.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-innovation-et-engagement-national"><strong>Innovation et engagement national</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’entreprise revendique une approche centrée sur l’innovation, la durabilité et l’emploi local. Ses équipements, adaptés aux conditions climatiques et routières du pays, offrent une alternative performante et accessible aux importations coûteuses. Toguna Motors incarne la vision d’un Mali industriel, tourné vers l’efficacité et la création d’emplois qualifiés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’accord signé avec la Mairie du District de Bamako s’inscrit donc dans une dynamique de partenariat public-privé, où l’expertise locale est mise au service de la modernisation urbaine. En soutenant Toguna Motors, les autorités maliennes confirment leur engagement à faire émerger des champions nationaux capables de répondre aux besoins de développement du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette collaboration entre l’État et Toguna Motors dépasse la simple transaction commerciale. Elle traduit la volonté politique de renforcer la résilience économique du Mali et d’encourager l’investissement national. À travers ce type de projets, le gouvernement affirme une orientation claire — faire du «&nbsp;<em>produit malien&nbsp;</em>» un levier de développement durable et d’autonomie stratégique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec cette nouvelle commande publique, Bamako se prépare à une gestion plus efficace de ses infrastructures urbaines, tandis que Toguna Motors consolide sa place de pilier industriel dans le paysage économique du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : un projet de plus 3 milliards de F CFA pour renforcer la résilience hydrique à Kayes et Kati</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 Jan 2026 08:52:13 +0000</pubDate>
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<p>Le programme ambitieux de résilience hydrique au Mali vise à améliorer l'accès à l'eau potable dans les régions vulnérables du pays.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Face à la raréfaction des ressources hydriques et aux effets croissants du changement climatique, le Mali mise sur un ambitieux projet d’approvisionnement en eau et d’assainissement dans les régions de Kayes et Kati. Soutenu par la Banque africaine de développement, ce programme de plus de 3 milliards de F CFA incarne la volonté du gouvernement de conjuguer résilience climatique et justice sociale.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement malien et la Banque africaine de développement (BAD) unissent leurs efforts pour renforcer l’accès à l’eau potable dans les régions les plus exposées aux effets du changement climatique. Le ministre de l’Énergie et de l’Eau, Boubacar Mao Diané, a présidé, le jeudi 22 janvier, la 3ᵉ session du comité de pilotage du Projet d’appui à l’approvisionnement en eau potable et à l’assainissement résilients au changement climatique et à la COVID-19 dans la région de Kayes et le cercle de Kati.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce programme, d’un montant total de 5,857 millions d’euros (soit un peu plus de 3,8 milliards de F CFA), est financé par la Facilité africaine de l’eau (FAE) de la BAD. Signé le 3 mai 2023, l’accord vise à améliorer durablement l’accès à l’eau et à l’assainissement tout en réduisant la vulnérabilité des communautés rurales face aux épisodes de sécheresse, aux chaleurs extrêmes et à la raréfaction des ressources hydriques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’objectif affiché est ambitieux : plus de 438 700 personnes dans les zones de Kayes et Kati devraient bénéficier d’un service d’eau amélioré, résilient et durablement géré.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-retards-inquietants-dans-la-mise-en-oeuvre"><strong>Des retards inquiétants dans la mise en œuvre</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Si la portée du projet est stratégique, son exécution accuse un sérieux retard. Depuis sa signature, la mise en œuvre a été freinée par des obstacles administratifs et techniques, entraînant une révision complète du contenu initial. Les taux de décaissement restent faibles : 9,91 % pour la BAD et 12,58 % pour l’État malien, alors que seules deux des 18 activités prévues ont été réalisées, trois autres étant en cours d’exécution.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cette situation, le ministre Diané a appelé à une accélération urgente des travaux : « <em>Des mesures urgentes doivent être prises pour accélérer la réalisation des activités en 2026, notamment l’obtention rapide des avis de non-objection, la signature des contrats et l’exécution effective des travaux. </em>»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le comité de pilotage, réuni à Bamako, doit passer en revue les recommandations précédentes, valider le rapport annuel du projet et adopter le Plan de travail et budget annuel (PTBA) 2026, afin de fixer les orientations stratégiques pour l’année à venir.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-eau-assainissement-et-climat-un-defi-structurel"><strong>Eau, assainissement et climat : un défi structurel</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un contexte marqué par la pression démographique, l’urbanisation rapide et la multiplication des chocs climatiques, la gestion durable de l’eau demeure un enjeu vital pour le Mali. Les régions de Kayes et Kati figurent parmi les zones les plus touchées par la sécheresse et la baisse des nappes phréatiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le projet s’inscrit ainsi dans une stratégie plus large de résilience climatique, combinant mobilisation des eaux souterraines, assainissement amélioré et renforcement des capacités locales pour une gestion communautaire des infrastructures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministre Diané a invité les acteurs du projet à une « <em>analyse approfondie des documents</em> » et à formuler des recommandations « <em>pertinentes</em> » permettant d’accélérer le rythme d’exécution et de lever les contraintes opérationnelles. « <em>Nous devons parvenir à des résultats concrets qui apportent des réponses satisfaisantes aux préoccupations des populations </em>», a-t-il insisté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministre a salué le partenariat constant entre le gouvernement malien, la BAD et la FAE, dont le soutien technique et financier reste déterminant dans la mise en œuvre des politiques nationales d’accès à l’eau et à l’assainissement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce projet, malgré ses retards, illustre la volonté du Mali de placer la résilience climatique et la sécurité hydrique au cœur de ses priorités de développement.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : Bamako renforce la décentralisation environnementale</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 Jan 2026 21:12:44 +0000</pubDate>
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<p>En 2026, le Mali renforce la décentralisation environnementale avec des décrets sur l'assainissement et la gestion des ressources naturelles.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le gouvernement malien adopte deux décrets transférant aux collectivités territoriales la gestion de l’assainissement, des forêts et de la faune.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Réuni en session ordinaire le 7 janvier 2026 sous la présidence du général d’armée Assimi Goïta, le Conseil des ministres a franchi une nouvelle étape dans la mise en œuvre de la décentralisation au Mali. Deux décrets majeurs ont été adoptés sur proposition du ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Doumbia Mariam Tangara.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le premier fixe le détail des compétences transférées de l’État aux collectivités territoriales en matière d’assainissement et de lutte contre les pollutions et nuisances. Le second concerne la gestion des ressources forestières et fauniques. Ces textes s’inscrivent dans la continuité de la réforme territoriale initiée depuis 2023 et visent à rendre plus efficace la gouvernance locale de l’environnement.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-reforme-structurelle-de-la-gouvernance-territoriale"><strong>Une réforme structurelle de la gouvernance territoriale</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’adoption de ces deux décrets découle directement de la loi n°2023-002 du 13 mars 2023, qui a modifié la loi fondamentale sur l’organisation administrative du territoire de 2012. Cette réforme a supprimé le niveau de collectivité territoriale appelé « <em>cercle</em> », redistribuant ainsi les compétences entre les communes, les régions et le district de Bamako.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec cette nouvelle architecture, l’État entend rapprocher les politiques publiques environnementales des citoyens, tout en clarifiant les responsabilités des différents niveaux de gouvernance locale. Les services centraux et déconcentrés du ministère de l’Environnement seront désormais chargés d’un rôle d’appui-conseil auprès des collectivités territoriales, afin de garantir la cohérence nationale de l’action environnementale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-assainissement-forets-faune-des-competences-transferees-mais-encadrees"><strong>Assainissement, forêts, faune : des compétences transférées mais encadrées</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les décrets adoptés précisent la nature des missions désormais confiées aux communes et aux régions. Elles incluent la gestion des déchets, la lutte contre les pollutions, la protection des ressources naturelles, la reforestation et la préservation de la faune. Ces domaines, jusque-là largement centralisés, deviennent des leviers essentiels de développement local et de gouvernance environnementale participative.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’enjeu est double : renforcer la responsabilisation des collectivités tout en assurant une meilleure efficacité dans la gestion durable des ressources naturelles. Dans un contexte de changement climatique et de pressions croissantes sur les écosystèmes, cette approche vise aussi à prévenir les conflits liés à l’exploitation des ressources.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-decentralisation-au-coeur-de-la-refondation-nationale"><strong>Une décentralisation au cœur de la refondation nationale</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ces décisions s’inscrivent dans la philosophie politique du président de la Transition, le général Assimi Goïta, qui prône une gouvernance plus ancrée dans les réalités locales. La décentralisation est considérée par Bamako comme un pilier de la refondation nationale, au même titre que la souveraineté politique et la réforme institutionnelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En donnant plus d’autonomie aux collectivités pour gérer leur environnement, l’exécutif malien mise sur la proximité, la redevabilité et la participation citoyenne pour faire face aux défis écologiques et sociaux. Cette évolution confirme la volonté des autorités de doter les territoires d’un rôle accru dans la construction du Mali Kura, le « <em>Mali nouveau </em>» voulu par la Transition.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec l’adoption de ces deux décrets, le Mali entre dans une nouvelle phase de sa décentralisation. Le transfert des compétences environnementales et forestières aux collectivités territoriales incarne la volonté politique de rapprocher l’État des citoyens et d’ancrer la gouvernance du développement durable dans les réalités locales.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Commune VI de Bamako : entre modernisation locale et défis urbains, un modèle de gouvernance en mutation</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Nov 2025 00:00:00 +0000</pubDate>
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<p>La commune VI du District de Bamako expérimente une gestion de la mairie axée sur la durabilité et la participation citoyenne.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><strong><em>À Bamako, la Commune VI s’impose comme un laboratoire de gouvernance urbaine en pleine effervescence. Entre modernisation administrative, participation citoyenne et défis liés à l’urbanisation galopante, les autorités locales expérimentent un nouveau modèle de gestion de proximité. Un pari&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>ambitieux&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>pour inscrire le développement communal dans la durabilité et la transparence.</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em></em></strong></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la chaleur de la capitale malienne, la Commune VI s’impose peu à peu comme un laboratoire de la gouvernance urbaine de proximité. Entre réalisations concrètes et défis structurels, les autorités locales tentent d’incarner une nouvelle approche du développement communal, fondée sur la planification, la transparence et la participation citoyenne.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-modele-en-construction"><strong>Un modèle en construction</strong><strong></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le dernier rapport de suivi de la Commune VI dresse un tableau contrasté mais encourageant : infrastructures sociales, voirie, gestion des déchets, éducation, santé — tous les secteurs stratégiques font l’objet d’un suivi régulier. Derrière cette dynamique, une volonté affichée du maire et de son équipe de rendre plus lisible l’action publique et d’ancrer les projets dans une logique de durabilité.<br>Les priorités : fluidifier la circulation dans les quartiers enclavés, renforcer la couverture sanitaire, mais aussi rapprocher l’administration des habitants. Dans une ville où la croissance démographique ne faiblit pas, la Commune VI joue un rôle clé dans l’aménagement de Bamako et la cohésion sociale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais tout n’est pas qu’harmonie. Le rapport met en lumière les difficultés persistantes : pression foncière, insalubrité, insécurité urbaine, et manque de ressources financières. L’urbanisation galopante, nourrie par un exode rural continu, complique la mise en œuvre des projets d’assainissement et de voirie.<br>Les autorités locales peinent parfois à suivre le rythme des besoins, tandis que la participation citoyenne, bien qu’en progrès, reste encore timide. Le défi, selon plusieurs observateurs, est de transformer la Commune VI en un pôle de gouvernance inclusive, où chaque décision répond à une concertation réelle avec les habitants.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-vers-une-gouvernance-de-proximite-efficace"><strong>Vers une gouvernance de proximité efficace</strong><strong></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré ces contraintes, la Commune VI s’illustre par des initiatives novatrices : digitalisation progressive des services, campagnes communautaires d’assainissement, partenariats avec les ONG locales et internationales, et appui aux initiatives économiques des jeunes et des femmes.<br>Les efforts de coordination entre les services techniques et les structures communautaires commencent à porter leurs fruits. Les projets de réhabilitation des écoles et des centres de santé témoignent d’une volonté de replacer l’humain au centre de la politique locale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La clé de la réussite, rappellent les autorités communales, repose sur la synergie entre les différents acteurs — mairie, services déconcentrés de l’État, organisations de la société civile et partenaires au développement.<br>L’ambition à moyen terme&nbsp;est de&nbsp;faire de la Commune VI un espace pilote où la gouvernance participative s’ancre dans la culture institutionnelle.&nbsp;Le développement communal n’est pas seulement une question de projets, mais de cohérence et de confiance entre l’État et les citoyens.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des chiffres et des rapports, la Commune VI reflète les mutations d’un Mali en pleine redéfinition de sa gouvernance territoriale. Si les défis sont nombreux, l’élan vers une administration plus proche des réalités locales semble amorcé.<br><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Santé mondiale : pourquoi des millions d’êtres humains défèquent encore dehors</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 Aug 2025 01:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Climat et environnement]]></category>
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<p>Un tiers d'un milliard de personnes pratiquent la défécation à l'air libre. Apprenez pourquoi ce problème persiste sur notre planète.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Un chiffre que l’on croyait relégué aux archives d’un autre âge&nbsp;: 354&nbsp;millions d’êtres humains défèquent encore chaque jour à l’air libre. Derrière ce constat brutal, l’aveu d’un échec planétaire&nbsp;: l’accès universel à l’eau potable et à l’assainissement d’ici 2030, promesse des Nations unies, s’éloigne inexorablement.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les statistiques, lorsqu’elles se glacent, valent parfois mieux qu’un reportage. Une personne sur vingt-cinq, sur cette planète en 2025, n’a d’autre choix que de s’accroupir à ciel ouvert pour se soulager. Dans un monde saturé de discours sur la modernité numérique et la conquête spatiale, cette réalité nue dit tout. L’humanité avance, mais laisse derrière elle des centaines de millions de corps dans la poussière, l’eau souillée et l’humiliation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport conjoint de l’OMS et de l’UNICEF publié le 26&nbsp;août est sans appel. Malgré quelques progrès, la défécation à l’air libre concerne encore 354&nbsp;millions de personnes. En 2015, elles étaient 429&nbsp;millions. La baisse est réelle, mais lente, trop lente. Chaque latrine construite, chaque puits protégé, semble immédiatement rattrapé par l’explosion démographique, l’urbanisation sauvage, les guerres qui détruisent, et les États qui promettent plus qu’ils n’agissent.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-enjeu-de-dignite-autant-que-de-sante"><strong>Un enjeu de dignité autant que de santé</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Car derrière les chiffres, il y a les conséquences telles que les diarrhées mortelles pour les enfants, la contamination des nappes phréatiques, les maladies hydriques qui continuent de tuer en silence. L’OMS rappelle que l’eau potable et l’assainissement ne sont pas des privilèges, mais des droits humains fondamentaux. Pourtant, le monde s’accommode d’un paradoxe. Alors que l’on parle d’intelligence artificielle et de voitures autonomes, des villages entiers vivent encore dans une promiscuité où les excréments sont à portée de main.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La défécation à ciel ouvert est aussi une question de dignité. Pour les femmes et les jeunes filles, la situation est doublement violente&nbsp;: contrainte de s’isoler à l’aube ou à la nuit tombée pour échapper aux regards, elles s’exposent aux agressions sexuelles. Et pendant leurs règles, l’absence de toilettes adaptées devient un facteur supplémentaire d’exclusion scolaire et sociale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-loin-des-promesses-de-2030"><strong>Loin des promesses de 2030</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis 2015, près d’un milliard et demi d’êtres humains ont gagné un accès à des installations sanitaires améliorées. Mais l’ONU l’admet aujourd’hui. Au rythme actuel, l’objectif d’un accès universel en 2030 est devenu « <em>de plus en plus hors de portée</em> ». La formule est diplomatique ; la réalité est plus crue. Il est en train de glisser entre les doigts.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le nombre de pays ayant éliminé la défécation à l’air libre est passé de 142 à 154. Une avancée, certes, mais qui laisse encore des millions dans la boue. Pour Cecilia Scharp, directrice du programme WASH à l’Unicef, le verdict est sans appel&nbsp;: « <em>Lorsque les enfants n’ont pas accès à l’eau potable, à l’assainissement et à l’hygiène, leur santé, leur éducation et leur avenir sont menacés.</em> »</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-miroir-de-nos-inegalites"><strong>Un miroir de nos inégalités</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au fond, la défécation à ciel ouvert est plus qu’un problème sanitaire. C’est le symbole extrême des inégalités mondiales. D’un côté, une humanité connectée, qui s’inquiète de savoir si son smartphone est étanche. De l’autre, des millions de familles qui se demandent où soulager un enfant sans le condamner à une infection.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La défécation à l’air libre n’est pas seulement un scandale de santé publique. C’est un scandale politique, celui d’un monde qui, malgré ses milliards de dollars de croissance et ses sommets internationaux, tolère encore que des centaines de millions de ses citoyens vivent comme si la promesse de dignité n’avait jamais existé.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : toilettes publiques, un luxe à ciel ouvert</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 Aug 2025 00:00:00 +0000</pubDate>
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<p>Les toilettes publiques au Mali : une rareté insalubre pour des millions de personnes. Apprenez-en plus sur cette crise d'assainissement.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Au Mali, où un million de personnes pratiquent encore la défécation à l’air libre, les toilettes publiques sont rares, insalubres, parfois payantes. Derrière ce paradoxe se cache une réalité brutale : dans un pays où l’assainissement reste le parent pauvre des politiques publiques, se soulager dignement relève souvent du privilège.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À Bamako, devant les rares <a href="https://benbere.org/au-grin/toilettes-publiques-danger-sanitaire/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">toilettes publiques</a> du CHU Gabriel Touré, les files s’allongent. En 2022, c’était seulement <a href="https://bamada.net/toilettes-publiques-du-chu-gabriel-toure-une-veritable-desolation" target="_blank" rel="noreferrer noopener">cinq cabines fonctionnelles</a> sur dix pour des centaines de patients et d’accompagnants : trois heures d’attente, parfois, pour accéder à une installation qui n’a plus rien de sanitaire. Ailleurs, à Faladiè Garbal, site de déplacés, <a href="https://www.studiotamani.org/150342-sur-des-sites-de-deplaces-le-manque-de-toilettes-favorise-la-defecation-a-lair-libre" target="_blank" rel="noreferrer noopener">335 familles se partagent 35 latrines</a>. Résultat : cinq cents personnes par toilette. Ce n’est plus de l’hygiène, c’est une roulette russe sanitaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce pays où seulement 45 % de la population dispose d’un service d’assainissement de base, plus d’un million de Maliens continuent à déféquer à l’air libre. <a href="https://bamada.net/etablissements-de-sante-17-sans-toilettes-et-latrines-ameliorees" target="_blank" rel="noreferrer noopener">La statistique</a> dit tout : l’infrastructure n’existe pas, ou si peu, et quand elle existe, elle se dégrade, faute d’entretien, de financement, de volonté politique. Les toilettes publiques, censées être un bien commun, deviennent un luxe à ciel ouvert.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-honte-des-foutoirs-publics"><strong>La honte des « foutoirs publics »</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">À Bamako, l’expression revient dans les témoignages : « <em>foutoirs</em> ». Pas de savon, pas d’eau courante, pas d’entretien. Les lieux censés protéger la dignité se transforment en foyers de contamination. Fuites, stagnations, déchets abandonnés, parfois même des vers grouillant au sol. Ici, les <a href="https://santeenafrique.com/toilettes-publiques-manque-hygiene/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">toilettes ne préviennent pas la maladie</a>, elles l’installent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et quand il ne s’agit pas d’hygiène, c’est l’argent qui pose problème. Dans un pays où la moitié de la population vit sous le seuil de pauvreté, on exige 50 à 100 francs CFA pour chaque passage. L’équation est absurde : choisir entre se soulager dignement ou économiser pour manger.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-femmes-enfants-deplaces-les-oublies"><strong>Femmes, enfants, déplacés : les oubliés</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les premières victimes sont connues : femmes, enfants, personnes déplacées. À Faladiè, encore, ce sont les mères qui s’inquiètent le plus pour leurs filles, contraintes d’attendre la nuit pour se soulager, au risque d’agressions. Les personnes handicapées, elles, se voient privées de tout accès, faute d’installations adaptées. La <a href="https://archive.ids.ac.uk/clts/sites/communityledtotalsanitation.org/files/ProtocoleEvaluationCertificationATPC_Mali2014.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">défécation à l’air libre</a> devient alors la seule alternative.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les inégalités ne sont pas seulement sociales, elles sont aussi géographiques. À Koulikoro, <a href="https://lejournal.cnrs.fr/nos-blogs/dialogues-economiques-leco-a-portee-de-main/au-mali-la-population-se-saisit-des-problemes" target="_blank" rel="noreferrer noopener">seulement 14 % des zones rurales</a> disposent d’un service d’assainissement. Dans ces villages, la latrine n’est pas une évidence, mais un luxe.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-choix-politique"><strong>Un choix politique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le paradoxe est connu : l’État dépense deux fois plus pour l’eau que pour l’assainissement. Les chiffres du budget 2018 en témoignent : 4,2 milliards pour l’assainissement, <a href="https://open.enabel.be/en/MLI/2334/2146/u/au-mali-plus-de-60-000-personnes-ont-acces-aux-infrastructures-d-eau-et-d-assainissement-dans-la-region-de-koulikoro.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">7,6 pour l’eau</a>. Résultat : des projets en retard, des communes sans moyens, et une Direction nationale de contrôle des pollutions incapable d’imposer ses directives.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, tout est une question de priorité. Construire un bloc de trois latrines publiques coûte un peu plus d’un million de francs CFA. Une somme importante pour une mairie, certes, mais ridicule au regard du coût social et sanitaire des diarrhées, de la malnutrition et des infections que provoque l’absence de toilettes.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-enjeu-de-dignite-nationale"><strong>Un enjeu de dignité nationale</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il existe bien des solutions. L’Assainissement total piloté par la communauté (ATPC) a permis de certifier 750 villages comme <a href="https://joinforwater.ngo/wp-content/uploads/2022/08/ra_2016-Mali-fdal-atpc_mopti.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">« <em>fin de la défécation à l’air libre</em> »</a>. Des partenariats public-privé émergent ici et là, entre communes, ONG et micro-entreprises. Mais ces efforts restent marginaux. Sans <a href="https://www.washinhcf.org/wp-content/uploads/2021/07/E-National-strategic-plan-WASH-in-HCFs.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">volonté nationale</a> forte, ils sont des gouttes d’eau dans un océan de boue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au Mali, aller aux toilettes ne devrait pas être une affaire de chance ou de portefeuille. C’est une question de dignité humaine et de santé publique. Tant que <a href="https://www.maliweb.net/toilettes-seulement-un-taux-dacces-de-45-au-mali-besoin-d-accelerer-le-changement-dici-2030" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’assainissement</a> restera le parent pauvre des politiques, la promesse des Objectifs de développement durable de 2030 – l’accès universel à l’eau et à l’hygiène – restera une chimère.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le paradoxe est que dans un pays où l’on parle de modernisation, il suffit d’entrer dans un hôpital ou un camp de déplacés pour comprendre la vérité. Le Mali ne gagnera pas sa bataille contre <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Eau_potable_et_assainissement_au_Mali" target="_blank" rel="noreferrer noopener">la pauvreté et les maladies</a> tant qu’il n’aura pas gagné celle, plus discrète mais tout aussi cruciale, de ses toilettes publiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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