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	<title>Archives des Asie &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<description>Sahel Tribune – Votre regard sur le Sahel, autrement.</description>
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	<title>Archives des Asie &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Gaz naturel : la crise au Moyen-Orient bouleverse durablement les équilibres mondiaux</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Apr 2026 08:04:25 +0000</pubDate>
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<p>La crise au Moyen-Orient bouleverse les marchés du gaz naturel : hausse des prix, chute de l’offre de GNL et tensions durables, selon le dernier rapport de l’AIE. </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>La crise au Moyen-Orient continue de produire ses effets en cascade sur les marchés énergétiques mondiaux. Selon le dernier rapport trimestriel de l’Agence internationale de l&rsquo;énergie (AIE), publié le 24 avril, les tensions géopolitiques ont profondément désorganisé les fondamentaux du marché du gaz naturel, retardant la vague attendue d’approvisionnement en gaz naturel liquéfié (GNL) et accentuant la volatilité des prix.</em></strong></p>



<p>Au cœur de cette perturbation : le détroit d&rsquo;Ormuz, passage stratégique par lequel transite une part essentielle du commerce mondial d’hydrocarbures. Sa fermeture de facto aux cargaisons de GNL depuis début mars a provoqué un choc d’une ampleur inédite, retirant près de 20 % de l’offre mondiale du marché.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un choc d’offre aux conséquences immédiates</strong></h2>



<p>La désorganisation des flux maritimes a rapidement entraîné une flambée des prix du gaz en Europe et en Asie, atteignant des niveaux inédits depuis janvier 2023. Cette hausse brutale a, en retour, pesé sur la demande, provoquant une contraction sur plusieurs grands marchés importateurs.</p>



<p>La production mondiale de GNL a reculé de 8 % en glissement annuel, sous l’effet notamment d’une baisse marquée des exportations en provenance du Qatar et des Émirats arabes unis. Une baisse seulement partiellement compensée par d’autres régions productrices.</p>



<p>Cette rupture intervient alors même que le marché semblait amorcer un rééquilibrage. Entre octobre 2025 et février 2026, le commerce mondial de GNL avait progressé de 12 %, soutenu par de nouvelles capacités de liquéfaction, notamment en Amérique du Nord, contribuant à une baisse d’environ 25 % des prix sur la période.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une demande sous pression</strong></h2>



<p>Face à la hausse des prix et à des conditions climatiques plus clémentes, la demande de gaz naturel a reculé dans plusieurs régions. En Europe, elle a ainsi diminué d’environ 4 % en mars sur un an, portée par une production accrue d’énergies renouvelables.</p>



<p>Dans plusieurs pays d’Asie, les autorités ont également mis en place des politiques de substitution énergétique et de maîtrise de la consommation afin de limiter leur exposition à la volatilité du marché.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Des conséquences durables sur l’offre mondiale</strong></h2>



<p>Au-delà de l’impact immédiat, l’AIE met en garde contre des effets à moyen terme. Les dommages causés aux infrastructures de liquéfaction au Qatar devraient ralentir significativement la croissance de l’offre mondiale.</p>



<p>Résultat : la vague d’expansion du GNL, initialement attendue dans les prochaines années, pourrait être retardée d’au moins deux ans. Entre 2026 et 2030, la perte cumulée d’approvisionnement pourrait atteindre 120 milliards de mètres cubes.</p>



<p>Cette situation devrait maintenir les marchés sous tension au moins jusqu’en 2027, malgré la mise en service progressive de nouveaux projets dans d’autres régions du monde.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La sécurité énergétique en question</strong></h2>



<p>Cette crise rappelle avec acuité la vulnérabilité des chaînes d’approvisionnement mondiales en énergie. Pour l’AIE, elle souligne la nécessité d’investissements accrus sur l’ensemble de la chaîne de valeur du GNL, ainsi qu’un renforcement de la coopération internationale entre pays producteurs et consommateurs.</p>



<p>L’organisation insiste également sur l’importance, pour les importateurs, de diversifier leurs sources d’approvisionnement et de s’appuyer sur des contrats à long terme afin d’atténuer les effets des chocs de marché.</p>



<p>Dans un contexte de transition énergétique encore inachevée, le gaz naturel demeure un pilier essentiel de la sécurité énergétique mondiale. Mais la crise actuelle montre qu’il reste, plus que jamais, exposé aux aléas géopolitiques.</p>



<p><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Résistance aux antibiotiques : l’OMS tire la sonnette d’alarme face à une menace mondiale croissante</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Oct 2025 10:32:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
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<p>Découvrez la menace croissante de la résistance aux antibiotiques et son impact sur la médecine moderne au cours des dernières années.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a publié ce lundi, 13 octobre 2025, à Genève, un nouveau rapport alarmant sur la résistance antimicrobienne. Selon l’agence onusienne, une infection bactérienne sur six confirmée en laboratoire dans le monde en 2023 était résistante aux antibiotiques, un phénomène en forte augmentation qui menace les fondements mêmes de la médecine moderne.</em></strong></p>



<p>Entre 2018 et 2023, la résistance à plusieurs combinaisons agent pathogène-antibiotique a bondi de plus de 40 %, avec une hausse moyenne annuelle estimée entre 5 et 15 %. Les données issues du Système mondial de surveillance de la résistance et de l’utilisation des antimicrobiens (GLASS), alimenté par plus de 100 pays, confirment une tendance préoccupante : les antibiotiques essentiels perdent rapidement de leur efficacité.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-resistance-particulierement-forte-en-asie-et-au-moyen-orient"><strong>Une résistance particulièrement forte en Asie et au Moyen-Orient</strong></h2>



<p>D’après le rapport, la résistance aux antibiotiques atteint des niveaux critiques en Asie du Sud-Est et au Moyen-Orient, où une infection sur trois est désormais résistante aux traitements standards. En Afrique, le ratio est d’une infection sur cinq.</p>



<p>L’OMS souligne que cette aggravation touche surtout les pays dont les systèmes de santé manquent de moyens pour diagnostiquer et traiter efficacement les infections bactériennes.</p>



<p>«&nbsp;<em>La résistance aux antimicrobiens devance les progrès de la médecine moderne, menaçant la santé des familles du monde entier</em>&nbsp;», a averti le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’OMS. «&nbsp;<em>Nous devons utiliser les antibiotiques de manière responsable,&nbsp;</em>poursuit-il<em>, tout en renforçant la prévention, les diagnostics et l’innovation pour développer de nouveaux traitements.</em>&nbsp;»</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-bacteries-a-gram-negatif-en-tete-des-menaces"><strong>Les bactéries à Gram négatif en tête des menaces</strong></h2>



<p>Le rapport 2025 dresse un constat sans appel : les bactéries à Gram négatif résistantes aux médicaments deviennent la principale menace mondiale. Parmi elles,&nbsp;<em>Escherichia coli</em>&nbsp;et&nbsp;<em>Klebsiella pneumoniae</em>&nbsp;sont responsables des infections sanguines les plus graves, souvent fatales.</p>



<p>Plus de 40 % des E. coli et 55 % des K. pneumoniae recensées sont désormais résistantes aux céphalosporines de troisième génération — pourtant le traitement de référence. En Afrique, cette résistance dépasse même 70 %.</p>



<p>Les carbapénèmes et les fluoroquinolones, deux autres antibiotiques essentiels, perdent également en efficacité contre plusieurs bactéries majeures, notamment&nbsp;<em>Salmonella</em>,&nbsp;<em>Acinetobacter</em>&nbsp;et&nbsp;<em>Klebsiella pneumoniae</em>. Ces résistances obligent à recourir à des antibiotiques de dernier recours, souvent inaccessibles et très coûteux dans les pays à revenu faible ou intermédiaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-progres-dans-la-surveillance-mais-une-couverture-inegale"><strong>Des progrès dans la surveillance, mais une couverture inégale</strong></h2>



<p>L’OMS salue toutefois les progrès réalisés depuis 2016 : le nombre de pays participant au système GLASS a quadruplé, passant de 25 à 104. Mais des lacunes persistent. Près de la moitié des États n’ont pas transmis de données en 2023, et beaucoup ne disposent toujours pas de laboratoires capables de produire des données fiables.</p>



<p>Cette situation limite la capacité des gouvernements à adapter leurs politiques de santé publique et à mettre à jour leurs protocoles de traitement en fonction de la réalité locale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-appel-a-l-action-mondiale-d-ici-2030"><strong>Un appel à l’action mondiale d’ici 2030</strong></h2>



<p>Face à cette menace croissante, l’OMS exhorte tous les pays à renforcer leurs systèmes de santé, leurs laboratoires et leurs programmes de surveillance. Elle appelle également à une approche “<em>Une seule santé</em>”, intégrant les secteurs de la santé humaine, animale et environnementale. L’objectif fixé : que tous les pays communiquent des données de qualité au GLASS d’ici 2030, afin de mieux suivre l’évolution de la résistance et orienter les politiques mondiales.</p>



<p>L’agence encourage enfin le développement d’antibiotiques de nouvelle génération, de tests de diagnostic rapide et d’une utilisation raisonnée des traitements existants. Sans action coordonnée, avertit l’OMS, les infections autrefois bénignes pourraient redevenir mortelles, remettant en cause des décennies de progrès médical.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-tableau-mondial-inquietant"><strong>Un tableau mondial inquiétant</strong></h2>



<p>Les huit bactéries les plus surveillées —&nbsp;<em>Acinetobacter spp.</em>,&nbsp;<em>E. coli</em>,&nbsp;<em>Klebsiella pneumoniae</em>,&nbsp;<em>Neisseria gonorrhoeae</em>,&nbsp;<em>Salmonella spp.</em>,&nbsp;<em>Shigella spp.</em>,&nbsp;<em>Staphylococcus aureus</em>&nbsp;et&nbsp;<em>Streptococcus pneumoniae</em>&nbsp;— figurent parmi les agents les plus résistants recensés. Ces pathogènes sont à l’origine d’infections urinaires, gastro-intestinales, respiratoires ou sanguines touchant des centaines de millions de personnes chaque année.</p>



<p>L’OMS met à disposition un tableau de bord interactif GLASS, permettant de consulter les profils régionaux et nationaux de résistance ainsi que les tendances de consommation des antimicrobiens. Mais le message central du rapport demeure sans équivoque : sans un sursaut collectif, le monde pourrait entrer dans une ère post-antibiotique, où une simple infection pourrait redevenir synonyme de mort.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Industrialiser l’Afrique : oui mais comment ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Aug 2023 11:26:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
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<p>L’Afrique peut-elle encore développer son industrie ? Comment ? Celle-ci est aujourd’hui reléguée au plus bas niveau de la chaine des valeurs mondiale, quand l’économie des pays reste très dépendante des exportations de ressources naturelles.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p>L’Afrique peut-elle encore <a href="https://theconversation.com/topics/industrialisation-72629" target="_blank" rel="noreferrer noopener">développer son industrie</a> ? Comment ? Celle-ci est aujourd’hui reléguée au plus bas niveau de la chaine des valeurs mondiale, quand l’économie des pays reste très dépendante des exportations de <a href="https://theconversation.com/topics/ressources-naturelles-45642" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ressources naturelles</a>.</p>



<p>Les pays d’Afrique disposent d’un réel potentiel d’industrialisation, mais encore faut-il trouver le modèle approprié. Après l’indépendance de la plupart de ces pays dans les années 1960, certains d’entre eux ont tenté de s’<a href="http://geoconfluences.ens-lyon.fr/glossaire/industrialisation-par-substitution-aux-importations" target="_blank" rel="noreferrer noopener">industrialiser par substitution aux importations</a>. L’objectif : produire au sein de ses frontières les biens qui étaient jusque-là importés. En raison de la faiblesse des marchés intérieurs et de la maturité des appareils productifs à l’étranger, le succès n’a pas été au rendez-vous.</p>



<p>Les recettes libérales ont, elles, été appliquées à partir des années 1980. Les mesures des <a href="http://geoconfluences.ens-lyon.fr/glossaire/ajustement-structurel#:%7E:text=Les%20programmes%20d%E2%80%99ajustement%20structurel,crit%C3%A8res%20de%20l%E2%80%99orthodoxie%20lib%C3%A9rale%2C" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Programmes d’ajustement structurel</a>, imposés dans les années 1990 par le FMI comme préalable à l’octroi de nouveaux prêts, vont maintenir les économies africaines au plus bas. On parle même de « décennie perdue » pour le continent.</p>



<p>Depuis quelques années il faut aussi compter avec l’émergence des marchés asiatiques. Plusieurs <a href="https://doi.org/10.4236/jss.2019.77032" target="_blank" rel="noreferrer noopener">auteurs</a> au cours des années 2000 ont notamment analysé et tenté d’évaluer l’<a href="https://doi.org/10.4236/ti.2015.63015" target="_blank" rel="noreferrer noopener">impact de l’économie chinoise</a> sur les dynamiques industrielles et commerciales des pays africains. Leurs <a href="http://dx.doi.org/10.2139/ssrn.1112857" target="_blank" rel="noreferrer noopener">conclusions</a> convergeaient : l’Afrique s’exposait à un <a href="https://econpapers.repec.org/scripts/redir.pf?u=http%3A%2F%2Fwww.mitpressjournals.org%2Fdoi%2Fpdf%2F10.1162%2Frest.2009.11498;h=repec:tpr:restat:v:92:y:2010:i:1:p:166-173" target="_blank" rel="noreferrer noopener">risque croissant de désindustrialisation</a>.</p>



<p>Il est crucial pour les pays africains d’adopter une stratégie d’industrialisation en phase avec les défis internes – besoin de nourrir une population grandissante – et externes – respect des normes et principes environnementaux. Pour des économies qui peinent à se financer, identifier les secteurs d’investissements les plus pertinents s’avère plus important encore. C’est ce à quoi nous avons consacrés nos <a href="https://doi.org/10.7202/1072640ar">recherches</a>.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un avantage comparatif</strong></h3>



<p>Depuis les travaux fondateurs de <a href="https://www.economie.gouv.fr/facileco/david-ricardo#:%7E:text=%C3%89conomiste%20anglais%2C%20David%20Ricardo%20publie,pas%20d%C3%A9termin%C3%A9%20par%20son%20utilit%C3%A9." target="_blank" rel="noreferrer noopener">David Ricardo</a> en 1817, beaucoup d’études ont poursuivi la réflexion sur la place de chaque pays dans le commerce international. Ce que montrait l’économiste anglais est que le monde sort gagnant du fait que les pays se spécialisent dans les secteurs dans lesquels ils sont relativement plus efficaces que les autres nations.</p>



<p>En prolongeant cette réflexion et en utilisant des modélisations qui en ont été tirées, nous montrons que, dans le <a href="https://theconversation.com/topics/textile-habillement-26481" target="_blank" rel="noreferrer noopener">secteur textile</a>, les pays à faible revenu possèdent un avantage relatif dans les produits d’entrée de gamme et un désavantage dans les segments de prix supérieurs. Les pays d’Afrique présentent également un avantage relatif dans le segment d’entrée de gamme du secteur des appareils électroménagers et électroniques.</p>



<p>Un atout des pays à faibles revenus d’Afrique est leur bas niveau de salaire. Contrairement aux autres industries, les stratégies de positionnement dans le secteur textile dépendent fortement des niveaux de salaires, en particulier pour les produits d’entrée de gamme. Nos résultats sont, sur ce point, cohérents avec ceux de <a href="https://www.tandfonline.com/doi/abs/10.1080/00036849500000024" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Bruno Amable</a>, professeur à HEC Paris, et de son collègue Bart Verspagen qui montraient que la compétitivité n’est déterminée par des facteurs de prix que dans les secteurs à très faible technologie comme le textile.</p>



<p>Voilà pourquoi diriger les investissements en direction de pareilles industries paraît pertinent, la demande nationale et internationale nourrissant un effet de levier. Les produits à faible technicité sont en effet les plus accessibles pour des populations pauvres. C’est sur ce créneau que se situe la <a href="https://doi.org/10.7202/1072640ar" target="_blank" rel="noreferrer noopener">demande africaine</a>.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Des opportunités à saisir ?</strong></h3>



<p>Cependant, dans ce même secteur, les pays d’Afrique sont confrontés à la concurrence, qui demeure forte, de certains pays à revenu intermédiaire, en Asie et en Amérique latine. Pendant plusieurs décennies, la Chine a connu un <a href="https://doi.org/10.7202/1072640ar" target="_blank" rel="noreferrer noopener">croissance fulgurante</a> dans son commerce de produit d’entrée gamme.</p>



<p>Elle est cependant aujourd’hui confrontée à une augmentation des salaires. Elle a été annuellement de <a href="https://doi.org/10.4000/regulation.15040" target="_blank" rel="noreferrer noopener">2,4 % en moyenne dans les années 2000</a> et la <a href="https://donnees.banquemondiale.org/indicator/NY.ADJ.NNTY.PC.CD?locations=CN" target="_blank" rel="noreferrer noopener">hausse des revenus</a> s’est accentuée depuis. Compte tenu de l’<a href="https://econpapers.repec.org/RePEc:cii:cepidt:2010-23" target="_blank" rel="noreferrer noopener">épuisement de son modèle d’exportation</a> et de l’orientation prise vers le marché intérieur, la Chine semblait par ailleurs chercher à se positionner dans les produits haut de gamme. Entre 2012 et 2017, le pays s’est mis à peser moins lourd sur les produits à faible coût dans le commerce international.</p>



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<iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted" title="Entre 2012 et 2017, la Chine semble avoir laissé les produits d&#039;entrée de gamme" src="https://datawrapper.dwcdn.net/bCYcf/1/#?secret=YR4JTZWZZA" data-secret="YR4JTZWZZA" scrolling="no" frameborder="0" height="400"></iframe>
</div></figure>



<p>La tendance s’est ensuite inversée, mais la dynamique a pu bénéficier à certains pays asiatiques comme le <a href="https://doi.org/10.4000/regulation.15040" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Vietnam et le Bangladesh</a>. Ce fut peu le cas pour l’Afrique. Les seuls qui semblent en tirer profit aujourd’hui sont l’Éthiopie, le Rwanda, le Kenya et le Lesotho.</p>



<p>Le développement de ces produits en Afrique appelle ainsi la mise en place de politiques industrielles inspirées de celles qui ont favorisé le développement économique de plusieurs pays d’Asie. Certaines nations africaines telles que l’île Maurice, Madagascar, le Nigeria, l’Éthiopie et le Kenya ont ainsi développé, par exemple, des zones de libre-échange attractives pour les IDE et mis en place des politiques de promotion afin de stimuler les exportations. Le plan de <a href="https://unctad.org/fr/news/lile-maurice-devoile-un-plan-dexpansion-de-sa-production-industrielle" target="_blank" rel="noreferrer noopener">développement de l’industrie à Maurice</a>, qui a permis à l’île de réduire sa dépendance au commerce de la canne à sucre, en est une illustration.</p>



<p>En raison de la concurrence féroce des pays émergents et de ce qui semble être un retour de la Chine sur le créneau, l’émergence de l’industrie manufacturière africaine ne sera couronnée de succès que si les consommateurs locaux sont prêts à modifier leur comportement pour s’adapter à la nouvelle offre. Développer une industrie de transformation plutôt qu’une filière d’exportation de matières premières, c’est aussi tout un changement culturel à opérer pour le continent. Les gouvernements auraient intérêt à l’encourager en facilitant l’accès au financement, aux subventions et aux marchés publics.</p>



<p><a href="https://theconversation.com/profiles/diadie-diaw-1456544" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Diadié Diaw</a>, Maître de conférences en économie, <em><a href="https://theconversation.com/institutions/universite-rennes-2-2412" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Université Rennes 2</a></em>; <a href="https://theconversation.com/profiles/albert-lessoua-1414286" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Albert Lessoua</a>, Associate professor in economics, <em><a href="https://theconversation.com/institutions/esce-international-business-school-3279">ESCE International Business School</a></em> et <a href="https://theconversation.com/profiles/louis-cesar-ndione-1458125" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Louis César Ndione</a>, Maître de conférences en sciences de gestion, <em><a href="https://theconversation.com/institutions/esce-international-business-school-3279" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Université de Reims Champagne-Ardenne (URCA)</a></em></p>



<p>Cet article est republié à partir de <a href="https://theconversation.com" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Conversation</a> sous licence Creative Commons. Lire l’<a href="https://theconversation.com/industrialiser-lafrique-oui-mais-comment-210211" target="_blank" rel="noreferrer noopener">article original</a>.</p>



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