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	<title>Archives des amour &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des amour &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Saint-Valentin : amour véritable ou simple opportunité commerciale ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Cheickna Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 14 Feb 2025 07:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Au-delà de la tradition romantique, certains voient à la Saint-Valentin  une fête commerciale poussée par les marques et les commerçants.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Chaque 14&nbsp;février, des millions de couples célèbrent la Saint-Valentin en s’échangeant cadeaux, fleurs et mots doux. Mais au-delà de cette tradition romantique, certains y voient surtout une fête commerciale poussée par les marques et les commerçants. Alors, la Saint-Valentin est-elle une véritable célébration de l’amour ou un simple coup marketing ?</em></strong><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">La Saint-Valentin trouve ses origines dans une ancienne fête romaine, les Lupercales, qui se célébrait en février pour garantir fertilité et prospérité. Cependant, c’est au IIIe&nbsp;siècle, avec l’histoire de Saint Valentin de Terni, un prêtre chrétien, que la fête a pris une tournure plus romantique. Face à l’interdiction de l’empereur Claude&nbsp;II, qui interdisait le mariage des jeunes soldats, Valentin continuait à marier des couples en secret. Cela lui coûta la vie, un 14&nbsp;février, et il devint ainsi le saint patron des amoureux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au Moyen Âge, on croyait que le 14&nbsp;février marquait le début de la saison des amours chez les oiseaux, renforçant encore l’idée que cette journée était associée à l’amour romantique. Ce n’est qu’au XIXe&nbsp;siècle que la fête s’est transformée en une occasion commerciale, avec l’échange de cartes et de cadeaux. Une tradition qui perdure aujourd’hui, un peu partout dans le monde.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>On ne doit pas se contenter de cette fête pour montrer notre amour</strong>&nbsp;</h3>



<p class="wp-block-paragraph">À Bamako, comme ailleurs, les opinions sur la Saint-Valentin sont partagées. Certains, comme Salif Cissé, vendeur aux Halls de Bamako, voient dans cette journée une occasion unique de célébrer l’amour. Selon lui, la période de la Saint-Valentin est particulièrement vivante, avec des clients (homme et Femme) cherchant le cadeau parfait pour leur partenaire. Pour lui, cette fête n’est pas seulement une affaire de commerce, mais un moment où l’on cherche à faire plaisir à ceux qu’on aime.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">M.&nbsp;Cissé raconte&nbsp;: « <em>La Saint-Valentin, c’est une période vraiment spéciale ! Dès que février commence, je vois l’ambiance changer. Les clients viennent, certains hésitent longtemps, d’autres arrivent en courant au dernier moment&nbsp;: “Salif, trouve-moi un beau cadeau, vite !”. </em>»&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la boutique de Salif, nous pouvons y trouver un peu de tout&nbsp;: des poupées pour les jeunes amoureux, des montres élégantes pour ceux qui veulent marquer le coup, des bijoux. « <em>J’aime voir les gens fouiller, chercher le cadeau parfait, poser mille questions… Ce que j’aime le plus, c’est quand un client revient me voir après la fête et me dit&nbsp;: “Salif, elle a adoré !” Là, je me dis que j’ai fait mon travail.</em> » Après tout, la Saint-Valentin, ce n’est pas juste un jour de cadeaux… c’est un jour où on essaie tous de faire plaisir à quelqu’un qu’on aime. Et ça, c’est ce qui la rend spéciale !&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’avis de Aïcha Sidibé, mère de famille, ne diffère pas assez&nbsp;: « <em>Je pense que la Saint-Valentin, c’est avant tout une belle occasion de marquer un moment spécial avec son partenaire. Personnellement, je ne crois pas qu’on doive uniquement se contenter de ce jour-là pour montrer notre amour.</em> » Pour elle, l’amour, c’est un engagement au quotidien, des petites attentions qui ne nécessitent pas forcément de grandes dépenses. « <em>Mais il faut aussi reconnaître que la Saint-Valentin peut être un moyen de raviver une flamme, de rappeler à l’autre qu’il ou elle compte énormément.</em> », reconnait-elle en fin de compte.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>« Ce ne sont pas les cadeaux, mais les moments qu’on partage »</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">De son côté, Mari Souleymane Diarra a une vision plus critique de cette fête&nbsp;: « <em>Aujourd’hui, on cherche à exprimer nos sentiments avec des cadeaux, des objets parfois très chers. Mais est-ce que c’est vraiment ça, l’amour ?</em> » Pour lui, l’amour ne devrait pas se résumer à un jour de célébration ni à des objets coûteux. Ce qui compte, c’est avant tout le temps passé ensemble et les souvenirs partagés. Il raconte une anecdote de son enfance, lorsqu’il avait offert des fleurs à sa copine, mais qu’elle ne les avait pas appréciées. « <em>Depuis, j’ai compris que ce qui compte le plus, ce ne sont pas les cadeaux, mais les moments qu’on partage </em>», explique-t-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mahamar Attaher Touré va encore plus loin en affirmant&nbsp;: « <em>Pour moi, chaque jour est une occasion de célébrer l’amour. Pas besoin de Saint-Valentin pour offrir des cadeaux. Quand on aime, on devrait le faire sentir tous les jours. Les cadeaux sont des petits détails importants, mais moi, je préfère juste lui offrir mon amour. C’est largement suffisant comme cadeau.</em> »</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Saint-Valentin reste une fête populaire, mais elle est incontestablement influencée par le commerce. Cette journée permet à chacun de manifester son affection à sa manière, que ce soit par un geste symbolique, un cadeau ou simplement un moment partagé avec l’être cher. La Saint-Valentin est ce que l’on en fait&nbsp;: une célébration authentique de l’amour, ou un simple jour de consommation.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Cheickna Coulibaly&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Djénéba Yalcouyé, stagiaire&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>L’amour à contre-courant : les défis des couples du Sahel moderne</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mariam]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Jan 2025 09:39:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Échos d'amour]]></category>
		<category><![CDATA[amour]]></category>
		<category><![CDATA[histoires d'amour]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Entre traditions ancestrales et aspirations modernes, ce storytelling explore les histoires d’amour dans le Sahel, où les couples jonglent entre respect des coutumes et quête de liberté, pour bâtir des unions à la croisée des époques.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Entre traditions ancestrales et aspirations modernes, ce storytelling explore les histoires d’amour dans le Sahel, où les couples jonglent entre respect des coutumes et quête de liberté, pour bâtir des unions à la croisée des époques.</em></strong><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les vastes étendues du Sahel, où les dunes s’étendent à perte de vue et les villages s’ancrent dans des traditions séculaires, l’amour s’écrit souvent dans un mélange d’épreuves et de résilience. Ici, les couples doivent naviguer entre des coutumes profondément enracinées et les aspirations modernes d’une jeunesse en quête de liberté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette région, l’union de deux êtres dépasse largement les sentiments individuels. Le mariage est un contrat social qui engage des familles entières. Les cérémonies fastueuses, les dots souvent lourdes à porter, et les conseils des anciens dictent encore le tempo des histoires d’amour. Mais pour Fatoumata et Idrissa, jeunes amoureux du village de Ségou, le défi a été de concilier leurs rêves avec les attentes de leurs familles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Fatoumata, étudiante en médecine, a refusé de quitter son cursus pour suivre les injonctions d’un mariage précipité. Idrissa, quant à lui, a bravé la désapprobation de son père en soutenant sa décision. Ensemble, ils ont plaidé pour un mariage qui ne serait pas une fin, mais un tremplin pour leurs ambitions. Leur union, bénie sous le regard des anciens après de longues négociations, a marqué un tournant pour leur communauté.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Modernité, une chance ou une menace ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le vent de la modernité souffle de plus en plus fort dans le Sahel. Les smartphones, les réseaux sociaux et les influences extérieures redéfinissent les relations. Désormais, l’amour s’affiche sur WhatsApp et se murmure dans des messages vocaux envoyés en secret. Si ces outils facilitent les connexions, ils viennent aussi avec leur lot de malentendus et de jalousies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aïssata et Moussa, tous deux enseignants à Tombouctou, incarnent cette dualité. Leur histoire a débuté sur Facebook, loin des regards intrusifs. Mais le couple a dû affronter les rumeurs nées de leur audace à ignorer les codes habituels. Aujourd’hui mariés, ils prônent une vision où l’amour s’appuie sur le dialogue et la compréhension mutuelle, plutôt que sur la conformité aux normes traditionnelles.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Les résistances face à l’évolution</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, tout le monde n’accueille pas ces changements à bras ouverts. Les aînés redoutent la perte des valeurs ancestrales et la dilution des liens communautaires. « <em>L’amour moderne, c’est comme un feu de paille&nbsp;: il brûle vite et s’éteint tout aussi rapidement »,</em>&nbsp;affirme un griot lors d’une veillée dans un village du Gourma. Pourtant, même les plus réticents reconnaissent que les jeunes d’aujourd’hui cherchent à écrire une histoire qui leur appartient.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Entre coutumes et modernité, les couples du Sahel tentent de bâtir des ponts. Ils inventent un langage commun, mêlant respect pour les traditions et quête d’authenticité. Dans cette quête, l’amour devient une danse délicate entre héritage et innovation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au Sahel, l’amour ne se mesure pas uniquement aux gestes romantiques, mais à la capacité de deux âmes à traverser ensemble les tempêtes culturelles. Et c’est peut-être cela, la vraie beauté de l’amour&nbsp;: un voyage où tradition et modernité se rencontrent pour écrire une histoire qui transcende les époques.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mariam&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>[Storytelling] Les retrouvailles d’un 31 décembre</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mariam]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Dec 2024 07:25:38 +0000</pubDate>
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<p>Embarquez pour un récit inoubliable, où les retrouvailles du 31 décembre offrent une lueur d'espoir et d'amour dans le paysage magique du Sahel.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Les jeunes mariés de l’exode : quand les migrations façonnent l’amour au Sahel</title>
		<link>https://saheltribune.com/les-jeunes-maries-de-lexode-quand-les-migrations-faconnent-lamour-au-sahel/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Dec 2024 10:42:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Échos d'amour]]></category>
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		<category><![CDATA[migration]]></category>
		<category><![CDATA[sahel]]></category>
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<p>Découvrez comment les migrations donnent naissance à des unions dans les régions sahéliennes. Plongez dans l'histoire d'amour d'Awa et Mamadou, entre espoir et résilience.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À travers l’histoire fictive d’Awa et Mamadou, ce storytelling explore comment les migrations façonnent les unions dans les régions sahéliennes, entre espoir et résilience.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Sous le ciel étoilé du Sahel, où les dunes dorées s’étendent à l’infini et où le vent porte les murmures des anciens, naissent des histoires d’amour façonnées par des voyages périlleux et des départs empreints de promesses.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un petit village de la région de Kayes, Awa et Mamadou, tous deux âgés de 25 ans, incarnent le paradoxe des migrations dans cette partie du monde. Leur union, célébrée dans la simplicité et la ferveur traditionnelle, est le fruit d’un exode à la fois économique et sentimental.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-depart-necessaire-un-lien-renforce"><strong>Un départ nécessaire, un lien renforcé</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a trois ans, Mamadou, fils d’un cultivateur, a quitté son village pour tenter sa chance dans les mines d’or artisanales du Burkina Faso. Avec une promesse dans le cœur : revenir offrir à Awa une vie meilleure. Ces longues années d’éloignement ont transformé leur amour adolescent en un pacte de résilience. «&nbsp;<em>Chaque jour, je vivais pour elle&nbsp;</em>», confie Mamadou.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De son côté, Awa n’a pas seulement attendu. Dans ce village où les départs d’hommes jeunes sont presque systématiques, elle a contribué à la subsistance de la famille en intégrant un groupement féminin de maraîchage. «&nbsp;<em>C’était ma façon de l’accompagner dans l’effort, même de loin&nbsp;</em>», explique-t-elle.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-quand-le-mariage-traverse-les-frontieres"><strong>Quand le mariage traverse les frontières</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les migrations, bien que souvent synonymes de séparation, redéfinissent également les unions au Sahel. Les jeunes mariés comme Awa et Mamadou organisent des noces adaptées à ces réalités. La dot, par exemple, provient désormais souvent des revenus tirés des migrations. Pour Mamadou, l’argent gagné à la sueur de son front lui a permis d’offrir un mariage digne de leur amour, avec une cérémonie où tout le village a célébré non seulement leur union, mais aussi son retour.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, ces unions ne sont pas exemptes de défis. Les longues séparations testent la confiance, et le poids des responsabilités devient parfois écrasant. Mais elles symbolisent également l’espoir et la résilience d’un peuple.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, Awa et Mamadou projettent de bâtir une maison au village et d’investir dans l’agriculture. «&nbsp;<em>Nous avons appris que nos racines sont ici, même si l’exode a été nécessaire pour mieux les cultiver</em>&nbsp;», affirme Awa, le regard brillant d’espoir.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-l-amour-au-dela-des-frontieres"><strong>L’amour au-delà des frontières</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les régions sahéliennes, les migrations ne sont pas seulement des déplacements géographiques. Elles redessinent les contours des relations humaines, donnant naissance à des histoires d’amour qui traversent les frontières, les saisons et les épreuves.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme Awa et Mamadou, d’autres couples continuent d’écrire ces récits où l’amour et l’exode se mêlent, prouvant que même au milieu des défis, le cœur humain trouve toujours une façon de battre au rythme de l’espoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Amitié homme-femme : une relation entre la suspicion et la sincérité</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Hawa Diaby]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Feb 2023 10:09:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
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		<category><![CDATA[relation sexuelle]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>L’amitié entre un homme et une femme est restée longtemps inconcevable dans nos sociétés, remplies de préjugés. </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’amitié entre un homme et une femme est restée longtemps inconcevable dans nos sociétés, remplies de préjugés. La généralisation du travail des femmes puis la mixité à l’école ont vite favorisé ce genre de relation. Les périodes de célibat, plus longues de nos jours, laissent le champ libre à la naissance d’amitié solide entre hommes et femmes, et à toutes leurs ambigüités.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y’a encore quelques décennies, l’amitié entre un homme et une femme était considérée comme impossible ou illusoire. On la considérait comme une forme d’attirance sexuelle ou amoureuse masquée. De nos jours, elle semble pouvoir favoriser la compréhension du sexe opposé et de ses codes.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>« Aucun de nous n’a ressenti d’attirance l’un pour l’autre »</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Ce genre de relation n’est ni fondée sur l’intérêt social ou économique ni sur la parenté ou l’attirance sexuelle. Mais plutôt sur l’acceptation réciproque, le souhait de fréquentation, l’intimité, la confiance, le soutien psychologique, voire matériel, l’interdépendance affective et la durée, sont autant d’éléments qui composent cette amitié. Une fois que l’un venait à manquer, la relation peut facilement être compromise.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La génération actuelle a vécu la mixité comme une évidence. Outre cela, les garçons et les filles ont bénéficié de la même considération, dans le respect de leur part féminine et masculine. Depuis tout petits, ils se comprennent et sont proches émotionnellement. Il n’est pas rare de voir que la meilleure amie d’une fille soit un garçon.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La complicité amicale ne laisse pas assez de place à l’altérité pour que le désir survienne. Un ami, c’est quelqu’un qui nous connaît par cœur, à qui nous nous livrons sans fard, argumente Mariam Dembélé, étudiante âgée de 22&nbsp;ans à la Faculté des Sciences économiques et de gestion (FSEG). Depuis 9&nbsp;ans, elle tient une relation d’amitié avec un homme, qu’il a rencontré alors qu’il avait 13&nbsp;ans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>Je n’ai pas beaucoup d’amies filles, car la plupart de ces relations sont toxiques et contiennent beaucoup de jalousie. Ce qui est totalement le contraire avec les hommes</em> », explique la jeune étudiante tout en soulignant qu’un « <em>meilleur ami, c’est surtout celui qui nous écoute. Tout ce qu’une femme veut c’est qu’un homme l’écoute, lui donne de l’affection, et d’attention </em>». Selon Mariam, son meilleur ami est la personne qui le connaît le mieux au monde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quant à savoir si ce genre de relation est possible sans désir sexuel l’un pour l’autre, Mariam répond&nbsp;: « <em>À aucun moment, aucun de nous n’a ressenti d’attirance l’un pour l’autre. Il me protège comme un frère et moi comme une sœur. Dans ma vie, je pense que c’est ma meilleure relation </em>». Une relation que la jeune étudiante ne souhaiterait briser pour rien au monde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Moussa Konaté, commençant de vêtements pour homme et femme au grand marché de Bamako, connait également ce genre de relation. Sa meilleure amie est d’ailleurs un de ses soutiens inconditionnels. « <em>Elle m’a toujours soutenue et est toujours restée à mes côtés. À un moment donné j’avais de sérieux problèmes d’argent et aucun de mes amis ne m’a soutenu, mais cette dernière a été capable de prendre son propre argent pour me soutenir </em>», témoigne M.&nbsp;Konaté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que les deux se soient mariés aujourd’hui, ils poursuivent leur relation d’amitié et se font confiance.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Une relation toujours ambiguë</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Si pour certains la véritable amitié avec le sexe opposé est bénéfique et désintéressée, pour d’autres elle n’existe point. Car l’un finira toujours par avouer ses sentiments cachés. Tel est le cas de Binta Cissé, tiktokeuse malienne&nbsp;: « <em>Au début, je pensais que l’amitié homme-femme pouvait fonctionner, mais j’avais tort</em> », a-t-elle avoué tout en confiant&nbsp;: « <em>J’avais un meilleur ami. On était toujours ensemble. On s’appelait même moitié. Je ne sais pas quelle mouche l’a piqué. Un jour, il m’envoie un message pour avouer qu’il avait quelque chose à me dire</em> ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Celui que la jeune tiktokeuse avait toujours considéré comme son meilleur ami finit par lui révéler ses sentiments amoureux. Il lui explique clairement qu’il ne « <em>supporte plus que je lui parle de mes copains, car il est jaloux et veut être mon petit copain</em> ». Malheureusement, Binta ne ressentait pas la même chose pour lui. La meilleure amitié venait ainsi de se terminer. Pour la jeune étudiante, dans ce genre de relation, il existe toujours une ambiguïté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mohamed Fomba, pharmacien, a également vécu un cas similaire. « <em>Ma petite copine me disait toujours que celle que je considérais comme ma meilleure amie est amoureuse de moi </em>», raconte M.&nbsp;Fomba qui prenait ces avertissements comme de la jalousie mal placée, malgré que la jeune dame se mettait toujours entre lui et sa petite-copine. Sa meilleure amie finit par rompre sa relation avec sa copine en confiant à cette dernière qu’elle sortait avec son copain « <em>tout en lui montrant une photo sur laquelle on me voyait lui faire une bis sur la joue</em> ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une fois que la copine de M.&nbsp;Fomba a pris ses distances, la jeune dame a avoué qu’elle « <em>ressentait quelque chose pour moi depuis longtemps</em> ». Face au refus de son ami de changer la nature de leur relation, la jeune fille avoue son forfait en indiquant avoir été responsable de la séparation de M.&nbsp;Fomba avec sa copine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le résultat de certaines recherches prouve que dans la majorité des relations d’amitié entre un homme et une femme, il y’a toujours un minimum d’attirance entre les deux. La plupart d’entre eux évitent de la signaler, considérant que la déclaration compromettrait sérieusement la belle amitié née entre eux.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Hawa Diaby</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Article à lire également dans la parution d&rsquo;aujourd&rsquo;hui de l&rsquo;hebdomadaire Sahel Kunafoni. </em></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Vie de couple : la rupture amoureuse, une expérience ou un échec ?</title>
		<link>https://saheltribune.com/vie-de-couple-rupture-amoureuse-experience-ou-echec/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Hawa Diaby]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 30 Jan 2023 11:55:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
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<p>Rompre avec la personne avec laquelle l’on comptait construire un avenir est une épreuve difficile que traversent bon nombre de personnes. Pourtant, la rupture amoureuse est d’autant plus une expérience qu’un échec.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Rompre avec la personne sur laquelle l’on comptait construire notre avenir est une dure épreuve que traversent bon nombre de personnes. Pourtant, la rupture amoureuse est d’autant plus une expérience qu’un échec.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« La plupart des gens voient la rupture amoureuse comme un échec alors qu’elle est plus que ça ». </em>La <a href="https://saheltribune.com/billet-chemin-vers-amour/">conception du couple</a> stable, à long terme, fait partie des standards omniprésents que la société tente de normaliser. La culture et la socialisation influencent notre représentation du couple et suggèrent implicitement que la rupture est un échec.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A. Dembélé, étudiant en Gestion administrative, explique avoir vécu une relation qu’il comparait,&nbsp;au début, à l’amour entre Roméo et Juliette. Roméo et Juliette est une&nbsp;<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Trag%C3%A9die" target="_blank" rel="noreferrer noopener">tragédie</a>&nbsp;de&nbsp;<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/William_Shakespeare" target="_blank" rel="noreferrer noopener">William Shakespeare</a> qui décrit l’histoire de deux jeunes qui s’aimaient malgré la haine existant entre leur famille. Malheureusement, les deux jeunes vont <a href="https://commentairecompose.fr/romeo-et-juliette-resume/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">connaitre un destin funeste</a>. Car ils vont tous les deux mourir.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>« M’éloigner de tout et de tout le monde »</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Au début de la <a href="https://saheltribune.com/billet-mon-chemin-vers-lamour-2/">relation</a> de M.&nbsp;Dembélé,<em> « tout était magnifique. Nous planifions même déjà notre futur. Notre attachement était vraiment solide ». </em>Mais ironie du sort, le jeune Dembélé découvre très vite la face cachée de sa dulcinée.<em> « J’ai préféré en finir une bonne fois, car la trahison était énorme », </em>déplore-t-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À travers cette rupture,<em> « je me suis senti trahi, abandonné et délaissé dans mon pitoyable sort. Je pensais que tout le monde était contre mon bonheur. Je n’avais qu’une seule envie&nbsp;: m’éloigner de tout et de tout le monde ». </em>Comme cela est de coutume dans les sociétés maliennes, après des disputes entre conjoints, les tentatives de réconciliation se multiplient et s’accentuent. Rares sont les couples qui réussissent à résister à ces nombreux médiateurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré l’effort de ses amis, A.&nbsp;Dembélé a estimé qu’aucune réconciliation n’était encore possible.<em> « Je n’étais plus prêt à retourner avec une personne qui m’a fait tant souffrir en me trahissant comme un imbécile. Tout ce que je voulais, c’était de ne plus penser à elle »,</em> confie-t-il.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Solution pour remonter la pente</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Généralement, dans ce genre de situation, il suffit d’une nouvelle rencontre, d’un voyage, des mots d’une amie ou simplement l’accès à un nouveau job, pour tourner définitivement la page. Ce fut le cas de M.&nbsp;Sacko, propriétaire d’un salon de coiffure à Bamako. <em>« Je broyais du noir sans savoir quand j’allais sortir de cette période difficile », </em>a-t-elle expliqué tout en indiquant les recettes qu’elle a appliquées&nbsp;:<em> « J’ai essayé pas mal de choses pour pouvoir oublier cette période noire de ma vie&nbsp;: soirées arrosées avec des copines, sport. La seule chose qui m’a réellement aidé, ce fut de m’autoriser à flirter, de nouveau », </em>a-t-elle souligné avec un sourire moqueur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">M.Sacko est arrivée <em>a </em>totalement changer d’humeur et à se redonner du sourire grâce à la rencontre d’un ami, lors d’un diner.Au finish, elle s’est finalement concentrée sur son travail dans lequel, elle gagne sa vie.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>La rupture amoureuse nous fait évoluer</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les <a href="https://saheltribune.com/lunion-interdite-ou-lamour-contre-la-tradition/">ruptures amoureuses</a> font partie des expériences de la vie et elles s’ajoutent à nos bagages personnels. A plusieurs niveaux, les ruptures amoureuses nous font comprendre des choses qui peuvent s’appliquer à d’autres sphères de la vie, notamment la gestion des émotions, la résilience, le pardon, l’amour de soi, la colère, l’impuissance, le partage, la réflexion. Chaque personne et chaque rencontre nous apportent quelque chose qui contribuera à forger la personne que nous sommes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut donc déconstruire cette perception qui consiste à croire que les <a href="https://saheltribune.com/billet-vie-de-couple-apres-analyses-de-son-conjoint-alima-sort-blanchie-dune-fausse-sterilite/">ruptures amoureuses</a> sont des échecs. C’est des épreuves qui peuvent se répéter plusieurs fois et qui enrichissent nos parcours de vie.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« La plupart des gens voient la rupture comme un échec alors qu’elle est plus que ça. Avec mon ex petit ami, je pensais finir ma vie. Nous étions vraiment amoureux. Mais la vie nous a rattrapées et la meilleure des choses était vraiment la rupture », </em>a indiqué H.&nbsp;Dial, étudiante à la Faculté des Sciences économiques et de gestion (FSEG) de Bamako. Mais difficile pour un couple de se rendre à l’évidence au début de la relation. Mais plus le temps passe, plus ils se rendront compte que la rupture demeure une bonne option pour eux<em>.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Parfois nous devons avoir la force de nous écouter soi-même, de <a href="https://saheltribune.com/vie-de-couple-quand-%e2%80%89ma-femme-me-livrait-son-corps-contre-largent%e2%80%89/">prendre le pouls de la relation </a>et d’être capable de laisser partir la personne non seulement pour son bien, mais aussi pour le nôtre. Je peux dire que cette relation m’a fait grandir et apprendre beaucoup de choses sur&nbsp; les hommes, la vie à deux, et le plus important, sur ma propre personne », </em>a expliqué H.&nbsp;Dial<em>. </em>Aujourd’hui, elle n’est plus amoureuse de son ex et elle ne souffre plus<em>. « J’ai appris à m’aimer d’abord avant d’aimer en retour et je suis fier de la personne que je suis devenu. Comme j’aime le dire, une personne peut être l’amour de ta vie, mais pas l’homme de ta vie </em>», prévient-elle.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>« Les étapes de la vie changent, selon l’âge et les années »</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« La rupture amoureuse peut aider à approfondir nos connaissances de nous-mêmes, dans plusieurs sphères personnelles. Les ruptures amoureuses peuvent faire évoluer une personne. Elles aident à cerner davantage nos besoins&nbsp;: ce qu’on désire dans une relation et ce qu’on ne veut plus », </em>expliqueMoussa Soumaré, sociologue.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Beaucoup de <a href="https://saheltribune.com/mettre-couple-doit-plus-rien-hasard/">couples</a> ne comprennent pas que les étapes de la vie changent, selon l’âge et les années », </em>indique le sociologue Moussa Soumaré qui explique qu’une <em>« personne peut être la bonne pour vous, pour un certain moment de votre vie, et peut ne plus vous convenir à un autre moment. Car une personne n’est pas la même à l’âge de 15&nbsp;ans qu’à l’âge de 25&nbsp;ans ». </em>Selon M.&nbsp;Soumaré, une relation qui ne fonctionne pas après un certain temps n’est pas synonyme d’échec, mais plutôt d’une évolution différente de deux personnes, selon leur parcours de vie respectif<em>.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que certains pensent que la rupture a des côtés positifs, il est certain que le processus peut s’avérer très difficile. Une rupture amoureuse peut bien vécue comme un mal. Il est important de souligner qu’il se peut qu’au moment où elle se produit, qu’on la considère comme un échec (surtout si elle ne vient pas de nous). Mais plus tard, on comprendra que c’était une expérience et non un échec.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Hawa Diaby</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Le langage des fesses</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Sep 2022 08:47:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyses]]></category>
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<p>Entre fascination érotique selon le regard masculin, féminité idéale, revendication anti-maigreur, promotion commerciale, ou même message théologique, les fesses, qu’elles soient féminines ou masculines, ont servi de support à bien des messages à travers les siècles.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph">Que nous disent les fesses magnifiées dans l’art, depuis la sculpture antique jusqu’aux clips des stars d’aujourd’hui&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Entre fascination érotique selon le regard masculin, féminité idéale, revendication anti-maigreur, promotion commerciale, ou même message théologique, les fesses, qu’elles soient féminines ou masculines, <a href="https://www.beauxarts.com/grand-format/cultes-10-fesses-a-face-obsedants/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ont servi de support à bien des messages</a> à travers les siècles.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>La femme préhistorique au postérieur imposant</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les plus anciennes sculptures de l’histoire de l’humanité, on compte des figures féminines, produites au Paléolithique supérieur, il y a plus de 20&nbsp;000&nbsp;ans. Un certain nombre d’entre elles présentent des formes arrondies et des fesses imposantes, à l’image de la statuette dite «&nbsp;Vénus&nbsp;» de Lespugue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces œuvres correspondaient-elles à un idéal féminin de nos ancêtres préhistoriques&nbsp;? Leurs auteurs étaient-ils des hommes ou des femmes, ou bien les deux&nbsp;?</p>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://images.theconversation.com/files/483309/original/file-20220907-9735-z2zpwc.jpeg?ixlib=rb-1.1.0&amp;q=45&amp;auto=format&amp;w=1000&amp;fit=clip"><img decoding="async" src="https://images.theconversation.com/files/483309/original/file-20220907-9735-z2zpwc.jpeg?ixlib=rb-1.1.0&amp;q=45&amp;auto=format&amp;w=237&amp;fit=clip" alt=""/></a><figcaption>La « Vénus » de Lespugue (Haute-Garonne). Musée de l’Homme, Paris. <a href="https://commons.wikimedia.org/wiki/File:V%C3%A9nus_de_Lespugue_Gravettien_Mus%C3%A9e_de_l%27Homme_04022018_3.jpg" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Wikimedia</a>, <a href="http://creativecommons.org/licenses/by/4.0/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">CC BY</a></figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Il est malheureusement difficile de répondre à ces questions, car les artistes de la Préhistoire n’ont évidemment laissé <a href="https://www.athomic-wellness.com/fessologie-culte-de-la-fesse/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">aucun texte ni commentaire</a> au sujet de leurs créations.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>De Néfertiti à Nicki Minaj</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">En Égypte, au XIV<sup>e</sup>&nbsp;siècle av. J.-C., ce sont les représentations de la reine Néfertiti qui témoignent, à leur tour, de l’importance accordée dans l’art aux fessiers féminins imposants. Une statue, aujourd’hui au Louvre, nous montre la pulpeuse souveraine, dotée d’une taille très svelte qui contraste fortement avec la largeur de ses hanches. L’œuvre traduit le rôle érotique officiel de Néfertiti qui doit plaire à son époux, le pharaon Akhenaton, afin qu’il ait l’envie de faire l’amour avec elle et soit ainsi en mesure de jouer son rôle procréateur.</p>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://images.theconversation.com/files/483548/original/file-20220908-9399-n8uw2x.png?ixlib=rb-1.1.0&amp;q=45&amp;auto=format&amp;w=1000&amp;fit=clip"><img decoding="async" src="https://images.theconversation.com/files/483548/original/file-20220908-9399-n8uw2x.png?ixlib=rb-1.1.0&amp;q=45&amp;auto=format&amp;w=237&amp;fit=clip" alt=""/></a><figcaption>Néfertiti, vers 1350 av. J.-C. Musée du Louvre, Paris. <a href="https://collections.louvre.fr/ark:/53355/cl010011420" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Musée du Louvre</a></figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les canons du moment, la reine est l’incarnation de la femme attirante, dont le ventre, bien installé sur un puissant fessier, va être capable de mener à terme de nombreuses grossesses.</p>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://images.theconversation.com/files/483549/original/file-20220908-9198-ek5bxh.png?ixlib=rb-1.1.0&amp;q=45&amp;auto=format&amp;w=1000&amp;fit=clip"><img decoding="async" src="https://images.theconversation.com/files/483549/original/file-20220908-9198-ek5bxh.png?ixlib=rb-1.1.0&amp;q=45&amp;auto=format&amp;w=237&amp;fit=clip" alt=""/></a><figcaption>Vase en forme de femme de Kaluraz (Iran), vers 800 av. J.-C., Musée du Louvre, Paris. <a href="https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/6/64/Statue_antropomorphic_container-AO_32565-P5280873-white.jpg" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Musée du Louvre</a></figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">On retrouve cet idéal féminin au nord de l’Iran, entre le IX<sup>e</sup>&nbsp;et le VII<sup>e</sup>&nbsp;av. J.-C., comme en témoignent les vases en forme de femmes aux hanches très marquées, découverts à Kaluraz, dont un bel exemplaire est exposé au Louvre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette fascination millénaire pour les grosses fesses trouve toujours ses disciples aujourd’hui, comme en témoignent les clips de la rappeuse Nicki Minaj, <a href="https://www.lemonde.fr/big-browser/article/2013/08/28/bottom-up-le-twerk-entre-dans-le-dictionnaire_6000881_4832693.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">adepte du twerk</a>, par exemple avec le clip de la chanson « Anaconda », réalisé en 2014.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les photos de Kim Kardashian illustrent, elles aussi, cet idéal dont la recherche pousse certaines femmes à utiliser des <a href="https://www.slateafrique.com/669383/cote-divoire-mille-et-une-techniques-pour-se-grossir-les-fesses%5D" target="_blank" rel="noreferrer noopener">produits réputés « grossifesses »</a>, disponibles notamment sur les marchés en Afrique. </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Nicki Minaj - Anaconda" width="1170" height="658" src="https://www.youtube.com/embed/LDZX4ooRsWs?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Le postérieur imposant y est vu comme un <a href="https://www.slate.fr/story/171822/culture-mode-venus-callipyges-prehistoire-corps-feminin-kim-kardashian" target="_blank" rel="noreferrer noopener">signe d’opulence et de santé</a>, garant de désirabilité sexuelle et de maternités réussies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ailleurs dans le monde, les influenceuses poussent de plus en plus de jeunes filles et de jeunes femmes à recourir au « BBL » pour Brazilian Butt Lift, <a href="https://www.slate.fr/story/166874/bbl-fesses-chirurgie-esthetique-mortelle-risque" target="_blank" rel="noreferrer noopener">opération de chirurgie esthétique particulièrement dangereuse</a>, dans l&rsquo;espoir d&rsquo;obtenir une silhouette « instagrammable » en forme de sablier.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Une guerre des fesses ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">La taille des fesses féminines serait même au cœur d’un conflit idéologique opposant les pays du Sud aux pays du Nord, selon le sociologue Jean-Claude Kaufmann, auteur d’un essai intitulé : <a href="https://www.babelio.com/livres/Kaufmann-La-guerre-des-fesses/528862" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>La guerre des fesses : minceur, rondeurs et beauté</em></a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On assisterait, selon lui, à un «&nbsp;choc des civilisations par fesses interposées&nbsp;». L’Occident a, de manière générale, voulu imposer un idéal de minceur comme norme de la beauté féminine dans la seconde moitié du XX<sup>e</sup>&nbsp;siècle. En témoignent les premières poupées Barbie au physique longiligne, commercialisées à partir de 1959.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les pays du Sud protesteraient à leur manière contre cette domination du Nord et les grosses fesses seraient un emblème de cette contestation. D’où aussi la reprise, cette fois dans les pays du Nord, de cette même tendance <a href="https://www.liberation.fr/sexe/2013/10/06/la-fesse-est-politique_937425/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">par un nombre croissant de stars</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais cette revendication est ambiguë, car elle paraît aller à l’encontre de l’idéal d’émancipation des femmes. Le corps sexualisé à l’extrême de Nicki Minaj en fait un objet du désir masculin hétérosexuel, d’ailleurs <a href="https://paroles2chansons.lemonde.fr/paroles-nicki-minaj/paroles-anaconda.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">explicitement évoqué dans « Anaconda »</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La chanteuse satisfait le regard masculin, répondant ainsi à un fantasme classique, voire banal, que partagent un grand nombre d’hommes, souvent depuis leur enfance. La vue de grosses fesses féminines serait même rassurante pour bien des garçons, <a href="https://www.doctissimo.fr/sexualite/desir-plaisir/fesses-sexy/fantasme-grosses-fesses" target="_blank" rel="noreferrer noopener">selon le psychologue Gérard Bonnet</a>.</p>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://images.theconversation.com/files/483550/original/file-20220908-9316-708cje.png?ixlib=rb-1.1.0&amp;q=45&amp;auto=format&amp;w=754&amp;fit=clip" alt=""/><figcaption>Nicki Minaj est une des femmes qui n&rsquo;hésitent pas à exploiter ses fesses à des fins promotionnelles.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">De même que Néfertiti affichait ses formes pulpeuses dans un but propagandiste, Nicki Minaj, Kim Kardashian, Jennifer Lopez, Iggy Azalea, Doja Cat, et d’autres encore, <a href="https://antiquipop.hypotheses.org/6740" target="_blank" rel="noreferrer noopener">exploitent leurs fesses à des fins promotionnelles et commerciales</a>. Usant de cet appât vieux comme le monde, elles remportent un <a href="https://www.grazia.fr/people/13-paires-de-fesses-de-stars-for-your-eyes-only-714522" target="_blank" rel="noreferrer noopener">succès prévisible</a> et évident.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>La callipyge et le regard masculin</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">C’est le regard masculin qui tient généralement lieu de référence dans la définition des « belles fesses » féminines, comme le montre une <a href="http://remacle.org/bloodwolf/erudits/athenee/livre12fr4.htm" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ancienne fable grecque</a>, rapportée par Athénée de Naucratis (<em>Deipnosophistes</em> XII, 80).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus tard, Jean de La Fontaine en <a href="https://fr.wikisource.org/wiki/Page:La_Fontaine_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes_-_Tome_2.djvu/46" target="_blank" rel="noreferrer noopener">tira un conte</a>, publié en 1665.</p>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://images.theconversation.com/files/483313/original/file-20220907-14-u96ap1.png?ixlib=rb-1.1.0&amp;q=45&amp;auto=format&amp;w=237&amp;fit=clip" alt=""/></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Il y avait à la campagne, non loin de Syracuse, cité grecque de Sicile, deux jeunes sœurs qui possédaient des postérieurs d’une exceptionnelle perfection. Un jour, elles se mettent à les comparer et chacune proclame qu’elle en possède un plus beau que sa sœur. Le débat s’envenime. Elles se rendent alors en ville, y croisent un jeune citoyen et lui demandent de les départager en évaluant leurs fessiers. Puis elles relèvent leurs tuniques sous les yeux du juge improvisé qui, après les avoir bien observées, finit par rendre son verdict&nbsp;: les deux sœurs possèdent un extraordinaire postérieur, mais celui de l’aînée l’emporte à ses yeux.</p>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://images.theconversation.com/files/483554/original/file-20220908-18-2l7ac2.jpg?ixlib=rb-1.1.0&amp;q=45&amp;auto=format&amp;w=1000&amp;fit=clip"><img decoding="async" src="https://images.theconversation.com/files/483554/original/file-20220908-18-2l7ac2.jpg?ixlib=rb-1.1.0&amp;q=45&amp;auto=format&amp;w=237&amp;fit=clip" alt=""/></a><figcaption>Aphrodite Callipyge, Musée archéologique, Naples.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Les filles acceptent ce jugement et s’en retournent dans leur ferme. De son côté, le jeune homme, profondément bouleversé, ne parvient plus à oublier la grande sœur et en tombe malade. Son père envoie alors son second fils à la campagne pour chercher la callipyge, seul remède aux souffrances de l’aîné. Il y est séduit par la petite sœur et ce seront finalement deux mariages qui seront célébrés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est ainsi, nous dit cette édifiante histoire, que les deux modestes fermières devinrent les épouses de riches citoyens. Une promotion due à leurs fesses ! Devenues célèbres, elles n’oublièrent pas de remercier Aphrodite, déesse de l’amour, en <a href="https://www.babelio.com/livres/Schwentzel-Le-nombril-dAphrodite/1255490" target="_blank" rel="noreferrer noopener">faisant construire un temple en son honneur</a>, où elles placèrent une représentation de la déesse dite callipyge, c’est-à-dire « aux belles fesses ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">De « belles » fesses arrondies, comme le montre la statue d’Aphrodite, aujourd’hui au musée archéologique de Naples. Inspirée de la fable, à moins que ce soit la fable qui ait été inspirée par une statue de ce type, l’œuvre a été conçue comme l’image de la femme la plus excitante qui soit, c’est-à-dire la plus capable par son physique <a href="https://theconversation.com/sexe-et-erotisme-dans-lantiquite-greco-romaine-12616" target="_blank" rel="noreferrer noopener">d’éveiller le désir sexuel</a> chez le plus grand nombre de Grecs de l’Antiquité.</p>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://images.theconversation.com/files/483555/original/file-20220908-22-bc4ikh.png?ixlib=rb-1.1.0&amp;q=45&amp;auto=format&amp;w=237&amp;fit=clip" alt=""/><figcaption>Hercule Farnèse. Gravure de Hendrik Golzius, 1591. <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Hercule_Farn%C3%A8se#/media/Fichier:GoltziusFarneseHerc.jpg" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Wikimedia</a></figcaption></figure>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Cul viril et bronzé</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les Grecs de l’Antiquité ont aussi imaginé un modèle masculin de <a href="https://www.franceinter.fr/culture/bestmuseumbum-voici-notre-selection-des-10-plus-beaux-popotins-de-l-histoire-de-l-art" target="_blank" rel="noreferrer noopener">fesses idéales</a> : Héraclès, ou Hercule pour les Romains. Fils de Zeus, il est par excellence le héros viril de la mythologie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La statue dite «&nbsp;Hercule Farnèse&nbsp;», découverte à Rome, aujourd’hui exposée au Musée archéologique de Naples, le montre totalement nu. Lorsqu’on fait le tour de l’œuvre, on découvre les fesses du héros que le sculpteur a voulu mettre en valeur. Elles sautent aux yeux du spectateur. Et ce n’est pas un hasard, car Héraclès était surnommé Mélampygos&nbsp;: «&nbsp;Cul noir&nbsp;». La peau sombre était une caractéristique des athlètes qui passaient leur temps à s’entraîner nus au soleil, les fesses toujours à l’air. Héraclès «&nbsp;Cul noir&nbsp;» est le modèle même de cette virilité qui s’expose.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On racontait que son cul avait été noirci par l’haleine brûlante des monstres contre lesquels il avait combattu. Des fesses tannées par l’endurance, devenues dures comme du cuir, incarnant une force à laquelle nul sur terre ne peut résister. Le postérieur du héros nous délivre un message de virilité suprême. Héraclès a vraiment «&nbsp;du cul&nbsp;»&nbsp;!</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Les fesses de Dieu</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Au début du XVI<sup>e</sup> siècle, sur la voûte de la chapelle Sixtine, à Rome, Michel-Ange a peint <a href="https://www.lemonde.fr/blog/sexologie/2018/02/11/les-fesses-de-dieu/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Dieu, volant dans le Ciel</a>, lors de la création du monde. Une fresque inspirée de la Genèse.</p>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://images.theconversation.com/files/483552/original/file-20220908-9399-2822cg.png?ixlib=rb-1.1.0&amp;q=45&amp;auto=format&amp;w=754&amp;fit=clip" alt="Wikimedia"/><figcaption>Dieu vu de dos lors de la Création, selon Michel-Ange. Fresque de la Chapelle Sixtine, Rome.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Le spectateur, posté quelque 20 mètres plus bas, distingue clairement le <a href="https://www.lemonde.fr/blog/sexologie/2022/03/12/fesses-et-selfesses" target="_blank" rel="noreferrer noopener">postérieur divin</a> dans sa version chrétienne. Les fesses de Dieu symbolisent ici la puissance, comme pour Héraclès. Elles délivrent aussi un message théologique : elles rappellent que Dieu a créé l’homme à son image, c’est-à-dire doté de fesses.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Christian-Georges Schwentzel intervient dans le documentaire « L’Art du derrière, une folle histoire des fesses », de Valentin Mollette et Élise Baudouin, <a href="https://www.francetvpro.fr/contenu-de-presse/37566163" target="_blank" rel="noreferrer noopener">diffusé sur France 5, le 12 septembre 2022, à 21h</a></em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://theconversation.com/profiles/christian-georges-schwentzel-259613" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Christian-Georges Schwentzel</a>, Professeur d&rsquo;histoire ancienne, <em><a href="https://theconversation.com/institutions/universite-de-lorraine-2158" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Université de Lorraine</a></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet article est republié à partir de <a href="https://theconversation.com" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Conversation</a> sous licence Creative Commons. Lire l’<a href="https://theconversation.com/le-langage-des-fesses-190201" target="_blank" rel="noreferrer noopener">article original</a>.</p>



<img decoding="async" src="https://counter.theconversation.com/content/190201/count.gif?distributor=republish-lightbox-advanced" alt="The Conversation" width="1" height="1" style="border: none !important; box-shadow: none !important; margin: 0 !important; max-height: 1px !important; max-width: 1px !important; min-height: 1px !important; min-width: 1px !important; opacity: 0 !important; outline: none !important; padding: 0 !important" />
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>[Billet] « Mon chemin vers l’amour » ? (2)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Jun 2022 15:58:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
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		<category><![CDATA[amour]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Aux reprises des cours, on se voyait presque tous les jours au sein de l’établissement — dans le bureau des étudiants. La seule chose qui nous unissait à cette époque-là était juste les salutations, les taquineries et rien de plus.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dans ce billet, notre lectrice nous relate sous anonymat la suite de son histoire pour, dit-elle, « briser le silence et ne pas laisser [sa] dernière mauvaise décision prendre le dessus sur [sa] vie ».</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Aux reprises des cours, on se voyait presque tous les jours au sein de l’établissement — dans le <a href="https://saheltribune.com/education-guerre-ouverte-entre-le-cenou-et-laeem%e2%80%89/">bureau des étudiants</a>. La seule chose qui nous unissait à cette époque-là était juste les salutations, les taquineries et rien de plus. Quelques mois après la reprise, c’était au tour de notre promotion de prendre les commandes du bureau des étudiants, mais cela ne pourrait se faire qu’après une élection que nos aînés académiques doivent organiser. Cela pour désigner un premier responsable de l’ensemble des étudiants de ladite école.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour éviter tout désagrément, il fallait que ce soit à nous, les étudiants de la même promotion, de désigner un d’entre nous qui pouvait déposer sa candidature au niveau du bureau de la grande coordination. Cela pour que les élections se fassent en toute discrétion possible et surtout pour une école performante et paisible.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Après son élection</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Après tant de tracasseries, la promotion a fini par désigner celui dont je vous parle comme premier responsable et les élections ont lieu dans ce sens sans aucun bruit. Malgré que le jour des <a href="https://saheltribune.com/fin-du-29e-congres-de-laeem-siriman-seydou-niare-nouveau-secretaire-general-du-bureau-de-coordination/">élections</a>, il s’était confronté à un autre frère de la même promotion qui voulait aussi avoir la même place, tout s’est fort heureusement bien passé pour lui puisque toute la promotion le soutenait et même le bureau sortant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après son élection, quand il est venu me voir pour solliciter mon accompagnement au sein de son bureau qu’il devait mettre en place pour la bonne cause, je n’ai pas pu lui refuser mon soutien. « <em>Je serai toujours là à tes côtés, à te soutenir et à t’épauler, et cela jusqu’à la fin. Si tu as besoin de quoi que ce soit, je suis là, je t’aiderai autant que je pourrais </em>», ai-je voulu lui rassurer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Me voici encore obligée de travailler avec lui main dans la main pour la réussite du mandat de notre promotion, de son mandat en tant que secrétaire à l’organisation du nouveau bureau. Et c’est là que la nouvelle aventure commence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré mes heures de travail en tant que fonctionnaire, mes heures de cours dans mon lieu de stage, les préparatifs de mon mémoire de fin de cycle [de l’École normale supérieure de Bamako], j’avais du temps pour m’occuper de mes tâches dans le comité. Ensemble dans le bureau entre camarades de promotion avec nos jeunes frères académiques, c’était de la fraternité. On était devenu une famille avec tant de complicité entre nous. C’était juste merveilleux et extraordinaire. J’avoue qu’au début, aucun de nous ne pouvait imaginer que notre mandat allait se passer dans une telle ambiance.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>« Un jour, à ma grande surprise »</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Nous concernant, lui et moi, je me sentais obligée de le respecter. J’avais du mal à croiser son regard, j’étais toujours heureuse quand il venait au bureau. Je faisais mon possible pour l’éviter, je disais oui à tout ce qu’il me demandait pour éviter une discussion avec lui. J’accomplissais correctement mes obligations au bureau, d’un côté par amour pour lui et d’un autre côté parce que c’était mon devoir. Je faisais tout ce qui était à mon pouvoir pour que chacun se sente à l’aise dans le bureau, dans un environnement sain. Une manière de dire que j’étais prête à tout pour que personne n’ait à se plaindre de lui&nbsp;: tout faire pour le soutenir, le voir réussir son mandat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au fil du temps, on a fini par nourrir un grand sentiment l’un envers l’autre, du moins, c’était ce que je pensais. Ni lui ni moi ne pouvions cacher ses sentiments envers l’autre, mais c’était aussi difficile de l’avouer. Car il y avait un grand respect entre nous, une grande entente. Et pour moi, c’était largement suffisant sauf que l’amour n’est pas un fardeau qu’on peut porter seul.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un jour, à ma grande surprise, il m’a écrit un message pour me demander pourquoi j’ai tant de respect pour lui et j’ai répondu en ces termes : « <em>Je croyais que tu le savais </em>». Mais avant ce jour-là, son ami, son grand-frère m’avait avoué que son jeune frère est <a href="https://saheltribune.com/%e2%80%89amour-haram%e2%80%89-de-amarata-diawara-quand-lamour-lie-norah-a-lennemi-de-sa-ville/">amoureux</a> de moi et qu’il ne cesse de parler de moi à la maison. Ces jours-ci, on a beaucoup discuté. Lors de nos conversations, il a fini par m’avouer ses sentiments et me dire qu’il savait déjà pour moi, qu’il aurait aimé que je sois la première cette fois-ci à lui parler de mon amour. Il m’a dit, ce jour-là, qu’il a tant attendu que je fasse le premier pas, mais sans succès, sauf que moi aussi j’attendais qu’il fasse un retour vers moi. Mais au moins après tant de temps, nos chemins ont fini par se recroiser, je dirai cette fois-ci.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>« On était obligés de vivre notre relation en cachette »</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">On était loin de savoir que notre aventure allait être douloureuse. On était obligé de vivre notre relation en cachette. On ne pouvait le dire à personne et, de mon côté, j’étais obligée de le voir côtoyer toutes les filles sans dire mot. Au début, c’était très difficile pour moi, mais avec le temps il a fini par me convaincre que j’étais la femme de sa vie et qu’il avait des responsabilités à assumer envers tous les étudiants et étudiantes et mêmes ceux et celles d’ailleurs. Je lui ai ainsi accordé ma confiance. Une confiance aveugle ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quelques évènements ont fini par dévoiler aux autres ce qu’on voulait garder pour nous deux à savoir notre relation et un autre voyage d’intégration sur Abidjan a fini par tout dévoiler aux autres camarades. Puisqu’on ne pouvait plus le cacher donc il fallait affronter la nouvelle situation ensemble, là aussi ce n’était pas facile, mais au moins on avait le soutien de nos amis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour lui, j’étais prête à tout, pour lui j’ai tout accepté, pour lui j’ai tout donné. À ses côtés, plus rien n’avait de l’importance, il était tout pour moi. Mais comme tout homme qui veut utiliser la femme juste pour de passage, juste pour surmonter un temps, il a fini par me montrer son vrai visage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avant que je ne sache ce qu’il voulait réellement de moi, je lui ai tout donné, tout ce qui était à moi était à lui, je ne pouvais pas lui dire non quand il me demandait quelque chose. Je pensais, à mon avis, que c’était juste un moyen pour l’aider du peu que je pouvais. Quand on sortait pour s’amuser, pour changer de l’air, j’avais du plaisir à gérer la facture [Elle travaille en tant que fonctionnaire parallèlement à ses études, salariée donc, ndlr]. Je voulais à tout prix qu’il sache que j’étais prête à tout surmonter avec lui. Et cela, peu importe les difficultés. Tout ce qu’il avait à m’offrir, c’était son <a href="https://saheltribune.com/lunion-interdite-ou-lamour-contre-la-tradition/">amour</a>. C’était largement suffisant, car c’est tout ce que je voulais.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après quelques mois passés ensemble, j’ai fini par voyager pour les vacances auprès des parents. Malgré tant de tentatives de sa part de me dissuader de partir loin de lui, j’ai fini par le convaincre de me laisser partir passer quelque temps auprès des miens. Après mon départ, on s’appelait tous les jours, chaque matin, c’était soit son message soit son appel qui me réveillait, il était toujours attentionné et pressé que je revienne à ces côtés.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>« Je découvre un homme nouveau »</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Quelque temps après, je suis revenue à Bamako et c’est là que je découvre un <a href="https://saheltribune.com/dans-le-ventre-dun-prince-ou-lhistoire-dun-jeune-couple-aux-relations-difficiles/">homme nouveau</a>, un homme avec un boulot, son propre appartement, un homme qui se croit meilleur que tout, en tout cas meilleur que moi. Meilleur que celle qui lui a aidé pendant un temps à tout surmonter, à faire face à tout et la tête haute.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet homme qui était toujours attentionné à mon égard, qui cherchait à me voir, qui voulait à chaque fois qu’on passe du temps ensemble — il ne me suffisait que de demander qu’on se voit pour qu’il me dise oui — ce même homme ne répondait plus à mes messages, ne décrochait plus mes appels, ne voulait plus me voir. Cela malgré tant de tentatives de ma part sans suite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a fini par mettre mes numéros sur répondeur [liste noire, ndlr]. Je n’avais plus aucun moyen de le contacter et c’est là que prend fin notre aventure. Mon aventure sans aucune explication, sans aucun reproche, juste comme ça. Il n’a même pas pris la peine de me laisser un simple message pour me dire que tout est fini. Il s’est juste contenté de me laisser.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je considère que je n’ai pas eu de la chance, car la plupart des relations amoureuses de nos jours n’ont pas une fin heureuse et pour je ne sais quelle raison. Le « <em>karma</em> » ne m’a pas aussi épargnée, il m’a laissé de profondes blessures. Mais une chose m’aide à aller de l’avant&nbsp;: briser le silence et ne pas laisser ma dernière mauvaise décision prendre le dessus sur ma vie.</p>



<hr class="wp-block-separator has-text-color has-black-color has-alpha-channel-opacity has-black-background-color has-background is-style-wide"/>



<ul class="wp-block-list"><li>Vous pouvez (re) lire aussi la première partie&nbsp;: <a href="https://saheltribune.com/billet-chemin-vers-amour/">« <em>Mon chemin vers l’amour » ? (1)</em></a>.</li></ul>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>[Billet] « Mon chemin vers l’amour » ? (1)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Jun 2022 08:53:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[amour]]></category>
		<category><![CDATA[école normale supérieure]]></category>
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<p>Tout a commencé quand j’ai eu l’occasion de poursuivre des études supérieures après ma maîtrise. C’était il y a quatre ans à l’École normale supérieure. </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong>Billet. Une lectrice de Sahel Tribune a bien voulu nous soumettre une contribution dans laquelle elle évoque son histoire amoureuse contractée à l’École normale supérieure de Bamako. Nous publions sous anonymat son texte en deux parties. Voici la première.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout a commencé quand j’ai eu l’occasion de poursuivre des études supérieures après ma maîtrise. C’était il y a quatre ans à <a href="https://www.auf.org/les_membres/nos-membres/ecole-normale-superieure-de-bamako/">l’École normale supérieure</a>. C’est à peine arrivée dans cette prestigieuse école, deux ou trois mois après le début des cours, qu’il m’a abordé avec enthousiasme, sourire et son sens d’humanité. Il avait surtout l’envie de réunir les nouveaux venus autour d’un seul objectif. Objectif qui était, sans nul doute, autour d’une association estudiantine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quelques semaines après, on était devenus des très bons camarades. Le plus fou d’ailleurs dans tout cela est que j’ignorais encore son nom. Je n’avais pas eu le courage de lui demander ou, du moins, je me sentais mal à l’aise de le faire. Surtout étant donné qu’il connaissait déjà mon nom, ma filière d’étude, la salle dans laquelle je prenais mes cours et même mes fréquentations. Tout ce que je savais de lui est qu’il a deux amis avec qui il est tout le temps.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Juste quelques minutes</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Il était 17&nbsp;heures, ce soir-là, quand il est venu me retrouver dans le parking, prête à rentrer à la maison, pour me demander de lui accorder juste quelques minutes. Avant d’accepter sa proposition, et étant si étonnée de le voir seul, je lui ai demandé où est sa « <em>bande</em> » — en référence à ses deux amis. Souriant, il m’a répondu qu’ils vont bien, mais qu’il veut me parler tête-à-tête. J’ai donc accepté de l’écouter afin de savoir ce qu’il avait à me dire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On s’est assis sur ma moto. Après les salutations d’usage et tant de tournures autour de l’essentiel, il a fini par m’avouer qu’il avait des <a href="https://saheltribune.com/sexualite-ces-quatre-4-raisons-pour-attendre-le-mariage/">sentiments pour moi</a>. Cela m’a surpris, surtout de sa part. Je ne m’attendais pas à cette déclaration. Alors j’ai joué à la timide. Comme je n’avais pas de réponse à lui donner sur le coup, il m’avait fait promettre de prendre le temps de réfléchir à sa proposition afin de lui répondre ultérieurement. Chose promise, on s’est donné au revoir et chacun a pris son chemin.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Longues heures à réfléchir</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Arrivée à la maison, j’ai passé de longues heures à réfléchir et méditer sur sa demande. À mon avis, toute relation amoureuse doit avoir pour but le mariage si réellement l’amour, le respect et la confiance y sont. Mais, dans mon cas, il manquait une pièce du puzzle&nbsp;: la confiance qui était indispensable à mes yeux. Pendant plus d’un trimestre, une série de questions ne cessaient de me tarauder l’esprit&nbsp;: « <em>Ses sentiments sont-ils vraiment sincères ? M’aime-t-il réellement comme il me le fait croire ? Est-ce qu’il a des projets à long terme avec moi ? Dans tout ça, et moi dans l’histoire, qu’est-ce que je veux, qu’est-ce que j’attends de lui ? Suis-je capable de tout sacrifier par amour, jusqu’où suis-je capable d’aller pour lui ? Ainsi de suite.</em> »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au moment où j’étais là à réfléchir à tout ce qui peut arriver, à trouver une réponse à toutes ces questions, il s’est <a href="https://saheltribune.com/celibat-les-hommes-me-fuient-parce-que-je-suis-possedee/">lassé de se battre</a>. Chose dont je n’ai jamais cessé de faire, car c’était la première fois qu’un homme m’intéresse. Quand je me suis rendue compte qu’il ne me parlait plus d’amour ni de ses sentiments pour moi alors je n’avais plus de raison d’y penser. J’ai eu la sagesse de mettre une croix sur cette phase de ma vie malgré que je n’ai cessé d’y penser. J’étais persuadée que c’était fini, cette histoire. Mais je me trompais&nbsp;: les choses ne faisaient que commencer.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Voyage d’intégration sur Dakar</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Après tant de mois passés, ladite association dont j’ai adhéré par estime pour lui a organisé un <a href="https://saheltribune.com/livre-a-la-recherche-du-chemin-ou-lappel-a-une-philosophie-du-vivre-ensemble/">voyage d’intégration sur Dakar</a>. Un voyage que je n’oublierai jamais. Un voyage que j’ai surnommé mon chemin vers l’amour. Le fameux jour où j’ai décidé de prendre part à ce voyage, j’étais inquiète, abasourdie, mais heureuse en même temps, car mon amoureux faisait partie des participants. Il fut la première personne que j’ai informée de ma participation à ce voyage. Et, à ma grande surprise, il m’avait répondu qu’il y serait aussi. Ce voyage de Bamako-Dakar n’a duré que deux jours, mais son enthousiasme, son sens de l’humour, sa vivacité pendant ces 48&nbsp;h ont été largement suffisants pour me faire tomber follement amoureuse de lui.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les quelques jours passés ensemble dans notre logement à Dakar, précisément dans le quartier de Médina, ont renforcé davantage tout ce que je ressens pour lui. On se voyait à chaque instant. Je pouvais sentir sa présence, qui me rendait si heureuse et vivante en même temps, malgré qu’il ignorait encore mes sentiments pour lui. Je ne pouvais pas lui dévoiler mes sentiments, du moins verbalement. Je n’avais pas cette force, ce courage qu’il avait eu en un moment donné. Alors j’ai décidé de faire à ma manière. Cela m’a pris du temps, des mois de sacrifice, de souffrances, mais il a fini par se rendre compte de mon amour à son égard.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Retour au pays</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">L’envie m’a effleurée plusieurs fois de lui parler de mon amour, mais je me suis tue. Après une très bonne semaine passée à Dakar en compagnie des amies, des camarades, des connaissances, nous sommes revenus au pays. C’était les vacances et chacun est rentré chez lui. Pendant ces vacances, il m’avait contactée une fois, et juste en tant qu’ami, mais cela m’a permis de savoir qu’il ne m’avait pas oubliée&nbsp;: que je comptais pour lui. Après son appel, pour la première fois, j’ai parlé de lui à mes sœurs. J’ai pu extérioriser avec elles ce que j’avais à l’intérieur depuis tant de mois.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je ne pouvais parler de lui qu’à ma sœur ainée et à notre benjamine. Et les instants passés à parler de lui étaient si merveilleux. Pendant toutes les vacances, je n’avais aucune nouvelle de lui après cet appel. Mais les souvenirs que j’avais de lui étaient largement suffisants pour me rendre heureuse. Et bien évidemment, les vacances n’ont duré que deux mois et il fallait retourner à Bamako.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>« Dans le ventre d’un prince » ou l’histoire d&#8217;un jeune couple aux relations difficiles</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 11 Mar 2022 13:45:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Seko ni Donko]]></category>
		<category><![CDATA[Aïcha Yatabary]]></category>
		<category><![CDATA[amour]]></category>
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		<category><![CDATA[patriarca]]></category>
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<p>« Dans le ventre d’un prince » est l'une de nouvelles parutions de l’écrivaine Aïcha Yatabary. Édité aux éditions Lakalita, au Burkina Faso, en janvier 2022, le nouvel ouvrage nous relate l’histoire d'un jeune couple aux relations difficiles. </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>«&nbsp;Dans le ventre d’un prince&nbsp;» </strong></em><strong>est l&rsquo;une de nouvelles parutions de l’écrivaine Aïcha Yatabary. Édité aux éditions Lakalita, au Burkina Faso, en janvier 2022, le nouvel ouvrage nous relate l’histoire d&rsquo;un jeune couple aux relations difficiles. Livre.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’amour, la culture, les aspirations personnelles, les infidélités, les trahisons et même le développement local sont des thèmes abordés <em>« Dans le ventre d’un prince »</em> de l&rsquo;écrivaine Aïcha Yatabary, une jeune femme originaire du Mali qui réside en France où elle évolue comme consultante en développement durable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le titre de son nouvel ouvrage fait sans doute rappeler celui du célèbre roman de Fatou Diome — «<a href="https://www.livredepoche.com/livre/le-ventre-de-latlantique-9782253109075" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Le ventre de l’Atlantique </em></a><em>»</em>. Comme Madické et Salie, héros du roman de Fatou Diome, <em>« </em><a href="https://www.leseditionslakalita.com/page-d-articles/dans-le-ventre-d-un-prince-a%C3%AFcha-yatabary" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Dans le ventre d’un prince </em></a><em>»</em> relate les relations difficiles de Mamadou et Aïcha. Dans cette <em>« fresque sur l’appétence spirituelle, idéelle et charnelle </em>», s’apparentant à une autobiographie, Aïcha, moderne et culturellement ancrée dans les traditions de son pays d’origine, rencontre Mamadou, «<em> la quintessence du charme, du charisme et de la virilité </em>», qui deviendra son époux après trois années de fréquentation.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>S</strong><em><strong>ous le joug d’un système patriarcal</strong></em></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Je suis une femme faite pour l’amour, les draps en soie, les envolées lyriques, les palabres intellectuelles, les diamants, les voyages imprévus à l’autre bout du monde, les rêves démesurés, les expériences spirituelles, le fantasmagorique, les truffes noires, le caviar, le chocolat, le café très corsé, l’excellente cuisine »</em>, se présente Aïcha de façon imagée. Des mots qui en disent long sur l’aventure amoureuse du jeune couple de Mamadou et Aïcha.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme Victor Hugo dans les <em><a href="https://www.furet.com/media/pdf/feuilletage/9/7/8/2/2/1/0/7/9782210764729.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Contemplations</a></em>, <em>« Quand je vous parle de moi, je vous parle de vous »</em>, à travers son aventure avec cet homme d’affaires ivoirien, nourri d’ambitions politiques, Aïcha égrène les souffrances des femmes de façon générale. «<em> Les femmes maliennes, surtout les femmes rurales, sont sous le joug d’un système patriarcal avec son lot de conséquences sur leur quotidien : difficultés d’accès à l’instruction, à la terre, au pouvoir de décision, et même à la santé »</em>, écrit-elle.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Une littérature engagée</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Dans le ventre d</em><em>’un</em><em> prince</em>, au-delà de la description des souffrances que subissent les femmes dans leur société, est une œuvre qui donne à la femme toute sa grandeur en mettant en lumière son rôle dans le développement. <em>« Les femmes sont les gardiennes de la tradition. Ce sont elles qui organisent les mariages, et toutes autres cérémonies de poids, dans toutes les familles »</em>, lit-on dans cet ouvrage de 102 pages sur les vicissitudes de l’amour.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour reprendre les mots de l’éditeur, <em>« avec son écriture dynamique, volontaire et assumée, Aïcha Yatabary nous offre une littérature engagée, généreuse et libre qui représente bien les nouvelles plumes africaines, et qui nous transporte et nous ouvre à des perspectives singulières »</em>. Ce qui rend la lecture de cet ouvrage très croustillante. Il se lit d’un trait.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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