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	<title>Archives des alimentation &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Crise alimentaire en Afrique : sortir des dépendances, revenir aux fondamentaux</title>
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		<pubDate>Fri, 11 Nov 2022 11:56:53 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Sécheresses, instabilité, insécurité et manque de vision politique alimentent la dépendance des pays africains vis-à-vis des importations de céréales, à commencer par le blé. Les répercussions de la guerre entre l’Ukraine et la Russie n’expliquent pas tout.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>Sécheresses, instabilité, insécurité et manque de vision politique alimentent la dépendance des pays africains vis-à-vis des importations de céréales, à commencer par le blé. Les répercussions de la guerre entre l’Ukraine et la Russie n’expliquent pas tout. En attendant que l’Afrique reprenne son destin en main, la Russie est en position de force pour imposer ses conditions.</strong></p>



<p>« <em>La région du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest fait face à une nouvelle <a href="https://saheltribune.com/insecurite-et-crise-alimentaire-au-sahel-adopter-un-plan-de-riposte-holistique/">crise alimentaire et nutritionnelle</a> majeure. Environ 38,3 millions de personnes seront sous pression pour la période de juin-août 2022</em> », <a href="https://www.food-security.net/topic/crise-alimentaire-et-nutritionnelle-2022/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">alertait le RPCA</a> (Réseau de prévention des crises alimentaires) au printemps dernier. Et elles l’ont été, sous pression. Aux crises habituelles — sécheresse, insécurité — sont venues s’ajouter les conséquences de la guerre en Ukraine et du blocage des exportations de céréales ukrainiennes.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>L’Afrique du Nord violemment touchée</strong></h3>



<p>Certains pays ont déjà payé le prix fort, à cause de leur trop grande dépendance au blé de la Mer Noire. Surtout en Afrique du Nord. Par exemple, la <a href="https://www.middleeasteye.net/fr/actu-et-enquetes/russie-ukraine-tensions-importations-ble-algerie-tunisie-egypte" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Tunisie importait 47,7 % de son blé d’Ukraine.</a> Le robinet fermé au printemps dernier a mis Tunis devant un dilemme pour éviter des émeutes de la faim. Au point d’amener le président Kaïs Saïed à lâcher du lest et à s’attirer les bonnes grâces d’Alger en s’alignant sur la position algérienne dans le dossier du Sahara Occidental. L’<a href="https://oec.world/en/profile/bilateral-product/wheat/reporter/ukr" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Égypte elle aussi s’est cassé les dents sur son approvisionnement en céréales</a>, étant largement en tête des pays importateurs de produits agricoles ukrainiens, devant l’Indonésie, le Pakistan, le Bangladesh et le Liban.</p>



<p>Depuis, la tension s’est légèrement relâchée du côté des ports de la Mer Noire : un accord entre Kyiv et Moscou est intervenu le 22 juillet dernier, sous l’égide de la Turquie, afin de laisser sortir les céréales en souffrance dans les silos ukrainiens. Deux mois plus tard, début septembre, le président russe Vladimir Poutine a tapé du poing sur la table, considérant que les cargaisons de céréales exportées durant l’été avaient surtout <a href="https://www.challenges.fr/monde/poutine-remet-en-cause-l-accord-sur-les-cereales_826912" target="_blank" rel="noreferrer noopener">bénéficié à l’Europe et aux pays riches</a>. Selon le chef du Kremlin, seuls 2 navires sur 87 auraient livré leur cargaison « <em>aux pays pauvres </em>», soit 3 % seulement. Info ou intox ?</p>



<p>Intox, principalement destinée à séduire les pays africains, car les chiffres sont bien différents. Selon le <a href="https://www.sudouest.fr/international/europe/ukraine/poutine-accuse-l-ue-d-accaparer-les-cereales-ukrainiennes-au-detriment-des-pays-pauvres-12191923.php" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Centre de coordination conjointe</a> (CCC) d’Istanbul qui supervise les exportations ukrainiennes depuis juillet, l’Union européenne a reçu 36 % de ces céréales, la Turquie (20 %) — grand hub céréalier et meunier pour la zone MENA —, la Chine (7 %) et les pays africains (17 %).</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>La bataille Russie/Ukraine antérieure à la guerre</strong></h3>



<p>Mais la guerre en Ukraine n’explique pas tout. Comme le souligne <a href="https://www.middleeasteye.net/fr/actu-et-enquetes/russie-ukraine-tensions-importations-ble-algerie-tunisie-egypte" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Middle East Eye</a>, « <em>les craintes légitimes des effets de la crise sur l’approvisionnement en céréales de l’Afrique du Nord coïncident avec les perspectives d’une chute de la production de blé russe en 2021-2022, conséquence des mauvaises conditions climatiques, en particulier des étés chauds et secs</em> ». Résultat, pour la saison 2021/2022, la <a href="https://www.agenceecofin.com/marches/3108-91052-la-russie-pourrait-exporter-en-2021/2022-son-plus-faible-volume-de-ble-depuis-5-ans" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Russie a exporté son plus faible volume total de blé en cinq ans</a>. A contrario, l’<a href="https://www.ukrinform.fr/rubric-economy/3374231-lukraine-annonce-une-recolte-record-de-cereales-en-2021.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Ukraine avait enregistré une « saison record »</a> en 2021. Avant la guerre des armes, l’Ukraine et la Russie se livraient déjà un bras de fer monumental sur le marché des matières premières agricoles. En bloquant l’appareil productif ukrainien, la Russie s’est donc imposée sur le marché pour alimenter ces fameux « <em>pays pauvres</em> ».</p>



<p>Les pays africains, eux, subissaient déjà de plein fouet cette guerre économique entre les deux géants. Selon l’ONU, <a href="https://www.aa.com.tr/fr/afrique/vingt-cinq-pays-africains-importent-plus-dun-tiers-de-leur-bl%C3%A9-de-russie-et-d-ukraine-onu/2539348" target="_blank" rel="noreferrer noopener">25 pays du continent importent plus d’un tiers</a> de leur blé de Russie et d’Ukraine, certains étant même <a href="https://fr.statista.com/infographie/27093/les-pays-africains-qui-dependent-le-plus-du-ble-russe-et-ukrainien/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">dépendants à 100 % comme la Somalie et le Bénin</a>. Avec les conséquences socio-économiques et les famines que l’on sait, des régions comme l’Afrique de l’Ouest voyant qui plus est leur <a href="https://www.agridigitale.net/art-baisse_de_20_de_la_production_cralire_.html">production céréalière baisser de 20 %</a>.</p>



<p>L’<a href="https://unric.org/fr/un-ouragan-de-la-faim-gonfle-par-la-guerre-en-ukraine/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ONU ne cesse de tirer la sonnette d’alarme</a> face à cet « <em>ouragan de famines</em> » qui pourrait toucher de nombreux pays en 2023, dont le Burkina Faso, l’Égypte, la République démocratique du Congo, la Libye, la Somalie ou encore le Soudan. Le Programme alimentaire mondial (PAM) souligne également l’impact de l’augmentation des prix (+70 % pour l’huile, +30 % pour le riz, +67 % pour la farine de blé) et alerte sur des pays en situation critique comme la République centrafricaine, victime d’un conflit armé interne prolongé, d’une insécurité persistante et de la <a href="https://news.un.org/fr/story/2022/07/1123132" target="_blank" rel="noreferrer noopener">détérioration de la sécurité alimentaire</a>, comme le précise Tomson Phiri, porte-parole du PAM : « <em>Au-delà de ces chocs, il existe des facteurs structurels tels que la forte croissance démographique, la pauvreté généralisée, le sous-emploi et la dégradation de la base de ressources agroécologiques qui contribuent à une détérioration progressive des moyens de subsistance et de la sécurité alimentaire.</em> » Et la proximité du pays avec la Russie, très présente sur la scène sécuritaire et politique centrafricaine, <a href="https://www.connectionivoirienne.net/2022/10/11/mali-comment-eviter-les-pieges-dans-lesquels-est-tombee-la-centrafrique/">ne semble en aucun cas arranger les choses</a> : le pays est au bord de l’effondrement.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Moscou alimente la dépendance alimentaire des pays africains</strong></h3>



<p>Dans ce contexte de bras de fer international, l’Afrique s’est retrouvée dans le collimateur commercial de Moscou : en août dernier, le ministère de l’Agriculture russe a énoncé sa <a href="https://www.agenceecofin.com/commerce-exterieur/3108-100722-confortee-par-sa-reussite-dans-le-ble-la-russie-veut-accroitre-ses-expeditions-agricoles-vers-l-afrique#:~:text=Pour%20rappel%2C%20la%20Russie%20a,de%20l'huile%20de%20soja." target="_blank" rel="noreferrer noopener">stratégie visant neuf pays du continent</a>, comme l’Angola, le Cameroun ou le Ghana : « <em>Le continent africain est une zone intéressante et prometteuse pour le développement des exportations alimentaires russes</em>, a expliqué Dmitry Krasnov du Centre fédéral pour le développement des exportations agroalimentaires. <em>Toutefois, il est important de tenir compte d’un certain nombre de facteurs tels que l’instabilité politique dans certains pays ou encore la réglementation des prix d’un certain nombre de marchandises afin de déterminer les pays prioritaires et de cibler les produits.</em> » Une stratégie qui ne relève donc d’aucune forme d’altruisme, mais s’inscrit davantage dans ce qui s’apparenterait presque à un chantage d’État à État, <a href="https://www.courrierinternational.com/article/guerre-en-ukraine-a-l-onu-les-pays-africains-divises-dans-leurs-rapports-avec-la-russie" target="_blank" rel="noreferrer noopener">la Russie monnayant son appui alimentaire contre des votes à l’Onu</a> : mi-octobre, dans le cadre de la condamnation des annexions russes de quatre régions ukrainiennes, 22 pays africains se sont abstenus, 9 ont voté contre : l’Algérie, le Burundi, le Congo, la République centrafricaine, l’Érythrée, l’Éthiopie, le Gabon, le Mali et le Zimbabwe. Un hasard ? Pas vraiment : la diplomatie des matières premières — chère au président Poutine — fonctionne à plein régime, pour le gaz comme pour le blé. Certains États africains n’ont tout simplement pas le choix et cèdent à la pression.</p>



<p>L’exemple du Mali est significatif : pourtant producteur de blé et de fonio, le pays a dû <a href="https://www.youtube.com/watch?v=wVkNtONFiVM" target="_blank" rel="noreferrer noopener">se résoudre à s’aligner et à importer du blé russe</a> au début de l’été 2022, ainsi que des fertilisants. Selon Alousséni Sanou, ministre de l’Économie et des Finances du Mali, en visite à Moscou, « <em>le commerce mondial est totalement perturbé. Le prix du blé, entre janvier 2021 et mai 2022 a presque été multiplié par cinq. Le Mali importe environ 47 000 tonnes de blé chaque mois. L’approvisionnement des pays n’est plus assuré, ce qui fait qu’aujourd’hui, chaque pays doit chercher à s’ajuster et à équilibrer ses comptes</em> ».</p>



<p>Dans ce <a href="https://saheltribune.com/securite-alimentaire-la-banque-mondiale-mobilisee-aupres-des-pays-africains/">contexte de crise</a>, c’est donc la Russie qui tire son épingle du jeu. Car derrière l’apparente posture de souveraineté affichée par le ministre affirmant : « <em>Il faut échanger d’État à État, afin d’obtenir des prix sur le blé. C’est ce que nous avons obtenu grâce à des accords pour engager rapidement l’approvisionnement à partir de la Russie ». </em>Une relation d’égal à égal semble hautement hypothétique, tant le Mali dépend dorénavant pour tout, sécurité, relations diplomatiques et, donc, alimentation, du nouvel allié exclusif dont la junte l’a affublé.</p>



<p>Et à la crise de l’approvisionnement en blé vient à présent s’ajouter celle de l’approvisionnement en maïs et en riz, venu d’Asie. Pour <a href="https://www.jeuneafrique.com/1324825/economie/comment-sortir-lafrique-de-sa-dependance-aux-cereales-importees/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">sortir de ces multiples dépendances</a>, les pays africains devraient revenir à leurs fondamentaux : la production de cultures vivrières locales comme le mil, le fonio, le manioc et le sorgho. Et investir massivement dans l’appareil de production agricole, plutôt que de payer grassement des bateaux venus des ports russes ou asiatiques.</p>



<p><strong>Fatim Ouattara</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Atteinte des ODD : en une décennie avant l’échéance, des doutes persistent  (Rapport FAO)</title>
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		<pubDate>Sat, 19 Sep 2020 16:00:00 +0000</pubDate>
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<p>L’atteinte des Objectifs de développement durable (ODD) dans les horizons 2030 reste encore incertaine, à une décennie avant la date d’échéance. La crise sanitaire mondiale a également laissé son empreint&#8230;</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong>L’atteinte des Objectifs de développement durable (ODD) dans les horizons 2030 reste encore incertaine, à une décennie avant la date d’échéance. La crise sanitaire mondiale a également laissé son empreint en ce qui concerne les facteurs handicapant la réalisation de la « <em>Faim zéro » </em>avant 2030. La FAO formule plusieurs recommandations.</strong><br>Le monde est loin d’atteindre les Objectifs de développement durable (ODD), notamment dans les domaines de l’agriculture et de l’alimentation. En tout cas, c’est le constat que dégage l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) dans un nouveau rapport intitulé « <em>Suivi des progrès accomplis dans le cadre des indicateurs des objectifs de développement durable liés à l’alimentation et à l’agriculture en 2020 : Rapport sur les indicateurs sous la responsabilité de la FAO </em>». <em>« Aujourd’hui, en raison de la covid-19, une crise sanitaire, économique et sociale sans précédent menace les vies et les moyens de subsistance, ce qui rend la réalisation de ces cibles encore plus difficile </em>», lit-on dans ce document d’une centaine de pages.<br>Dans les sillages de la pandémie de coronavirus, la faim et l’insécurité alimentaire ont augmenté légèrement depuis 2014 et des millions d’enfants ont été touchés par la malnutrition, selon la FAO. « <em>Près de 690 millions de personnes dans le monde ont faim, soit 8,9 pour cent de la population mondiale, ou 10 millions de personnes de plus en un an et près de 60 millions en cinq ans</em> », explique l’organisation onusienne.<br>En Afrique subsaharienne, la prévalence de la sous-alimentation est estimée à « <em>22 pour cent de la population en 2019, soit près de 235 millions de personnes sous-alimentées, contre 21,2 pour cent en 2015</em> ».<br>Selon la FAO, « <em>la situation risque d’empirer en raison des ralentissements économiques et des perturbations causées par une récession, elle-même déclenchée par la pandémie</em>. »<br>Face à cette situation aux conséquences dévastatrices, la FAO invite à soutenir les petits producteurs alimentaires, à conserver les ressources génétiques végétales et animales destinées à l’alimentation et à l’agriculture, à adopter des mesures visant à lutter contre la volatilité des prix des denrées alimentaires et à allouer une plus grande part des fonds publics à l’agriculture, « <em>proportionnellement à sa contribution au PIB.</em> »<br>La résolution de cette crise est essentielle à l’apaisement des communautés dans plusieurs pays où la course aux ressources naturelles comme l’eau et les terres sont des sources de violence et par ricochet de conflits armés.<br><strong>Fousseni Togola</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Insécurité alimentaire en 2020 : « près de 690 millions de personnes ont faim » (rapport FAO)</title>
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		<pubDate>Mon, 13 Jul 2020 21:53:21 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Depuis 2014, l’insécurité alimentaire ne cesse de s’aggraver. D’où les craintes de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) dans un rapport publié ce lundi 13 juillet 2020. Un document d’une centaine de pages qui s’intitule « Sécurité alimentaire et nutrition dans le monde en 2020 ».</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>Depuis 2014, l’insécurité alimentaire ne cesse de s’aggraver. D’où les craintes de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) dans un rapport publié ce lundi 13 juillet 2020. Un document d’une centaine de pages qui s’intitule « <em>Sécurité alimentaire et nutrition dans le monde en 2020 ». &nbsp;</em></strong></p>



<p>Selon les estimations actuelles de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), <em>« près de 690 millions de personnes ont faim »</em> dans le monde. Selon ce <a href="http://www.fao.org/publications/sofi/2020/fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">rapport</a>, qui a été publié ce lundi 13 juillet 2020, ce chiffre représente « <em>8,9&nbsp;% de la population mondiale, soit 10 millions de personnes en un an et près de 60 millions en cinq ans »</em>. Selon la FAO, ces estimations montrent une hausse de l’insécurité alimentaire en 2019.</p>



<p>A lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=1746&amp;action=edit">Coronavirus : plus de 250 millions de personnes menacées d’insécurité alimentaire</a></p>



<p>Cet organisme des Nations Unies montre toute sa crainte quant à la possibilité d’atteindre la faim zéro d’ici à 2030. <em>« Le monde n’est pas en voie de parvenir à une faim zéro d’ici 2030</em> », indique-t-on dans ce rapport qui prévient que si cette tendance se poursuivait, le nombre de personnes touchées par la faim dans le monde dépasserait 840 millions de personnes d’ici 2030.</p>



<p>L’autre crainte exprimée par la FAO, c’est le risque d’aggravation de cette crise alimentaire en raison de la pandémie de covid-19. Cette pandémie pourrait ajouter, explique-t-on, aux personnes déjà souffrant de la faim, 83 et 132 millions d’autres personnes en 2020.</p>



<p>A lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=2681&amp;action=edit">Achim Steiner du PNUD : « l’inégalité entre les sexes, la vulnérabilité climatique et la fragilité des États sont étroitement liées »</a></p>



<p>Toutes ces situations ne sont pas sans conséquence sur les enfants qui sont également frappés par la malnutrition. Cette situation impactera sur leur croissance. « <em>Selon les estimations actuelles, en 2019, 21,3&nbsp;% (144,0 millions) des enfants de moins de 5 ans souffraient d’un retard de croissance, 6,9&nbsp;% (47,0 millions) étaient émaciés et 5,6&nbsp;% (38,3 millions) étaient en surpoids</em> », explique-t-on. La lutte contre le retard de la croissance chez les enfants, l’insuffisance pondérale à la naissance, contre la prévalence de l’émaciation, l’obésité chez les adultes ou pour l’allaitement maternel exclusif, risque de ne pas porter ses fruits à ce rythme. Surtout que la covid-19 pourrait détériorer l’état nutritionnel des groupes de population déjà vulnérable en raison de ses impacts sanitaires et socio-économiques.</p>



<p>La <a href="https://ccfd-terresolidaire.org/nos-publications/nos-communiques-de/rapport-sofi-2020-6672" target="_blank" rel="noreferrer noopener">FAO </a>estime que le monde a besoin d’un<strong> </strong><em>« d’un rééquilibrage des politiques agricoles et d’incitations vers des investissements et des actions politiques plus sensibles à la nutrition tout au long de la chaîne d’approvisionnement alimentaire </em>». Cela afin « <em>de réduire les pertes alimentaires et d’améliorer l’efficacité à toutes les étapes</em> ». Il demande également une augmentation du pouvoir d’achat et l’accessibilité à une alimentation saine pour les populations les plus vulnérables. Une recommandation qui s’adresse aux politiques de protection sociale sensibles à la nutrition. &nbsp;</p>



<p><strong>F.T</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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