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	<title>Archives des Algérie &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Mali : dialogue, force… et après ? Les angles morts de Tebboune </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 May 2026 12:00:00 +0000</pubDate>
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<p>Le président algérien Abdelmadjid Tebboune appelle au dialogue au Mali. Une position critiquée pour ses limites face à une crise sahélienne en mutation. Analyse.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Les déclarations du président algérien&nbsp;Abdelmadjid Tebboune — dans son entretien périodique avec les médias nationaux, diffusées le samedi 2 mai 2026&nbsp;—&nbsp;appelant au dialogue au Mali, relancent un débat ancien sur les voies de sortie de crise au Sahel. Mais à l’heure où le conflit a profondément changé de nature, cette approche, déjà éprouvée, interroge par son absence d’alternative et son décalage avec les réalités sécuritaires actuelles.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Parler du Mali sans tenir compte de la transformation profonde de sa crise sécuritaire relève aujourd’hui moins de l’analyse que de la récitation. Les propos du président algérien Abdelmadjid Tebboune en sont une illustration frappante : un discours familier, presque immuable, qui continue de privilégier le dialogue comme horizon unique, en dépit des échecs accumulés.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, en y regardant de près, cette prise de position n’a rien d’étonnant pour qui sait que l’Algérie a toujours servi de base-arrière pour les groupes armés terroristes opérant au Mali et au sahel. Acculés par les forces armées maliennes ou par la force unifiée AES (FU-AES), ces groupes se réfugient généralement sur le territoire algérien au vu et au su des autorités de la République algérienne démocratique et populaire, qui semblent ignorer la sacralité du voisinage.&nbsp;&nbsp;A chaque fois que la guerre tourne en leur défaveur ou qu’ils sont blessés, les groupes armés terroristes se rendent en Algérie pour se soigner, se réfugier voire se ravitailler. Sûrement que ce pays frontalier a signé des accords gagnant-gagnant avec ces ennemis de son voisin malien ou simplement il sert des intérêts étrangers ou les deux à la fois.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le retour d’une doctrine qui a montré ses limites</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">En appelant les autorités maliennes à «&nbsp;<em>discuter avec leur peuple</em>&nbsp;», le chef de l’État algérien s’inscrit dans une tradition diplomatique ancienne. Celle qui a notamment porté les Accords d’Alger, censés stabiliser durablement le pays. Mais une décennie plus tard, le constat est difficile à contourner : ces mécanismes n’ont ni empêché la fragmentation du territoire, ni stoppé l’expansion des groupes armés, encore moins restauré la confiance entre les acteurs nationaux. Continuer à brandir le dialogue comme solution miracle sans en interroger les limites revient à reconduire une approche chaotique avec comme arrière-plan idéologique l’émiettement territorial du Mali, toute cause contraire à la devise nationale&nbsp;: «&nbsp;<em>Un Peuple-Un But-Une Foi.&nbsp;</em>»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Est-il besoin encore de rappeler tous les efforts consentis par le Mali dans le sens du dialogue&nbsp;? Depuis son indépendance en 1960, le Mali a multiplié les accords de paix avec les groupes rebelles, principalement Touaregs du Nord, dans une dynamique récurrente marquée par des cessez-le-feu, suivis toujours de reprises des hostilités. Des premières rébellions aux accords structurants comme ceux de Tamanrasset (1991) et le Pacte national (1992), puis l’accord d’Alger de 2006 et enfin l’Accord pour la paix et la réconciliation de 2015, chaque tentative a cherché à combiner démilitarisation, décentralisation, intégration des ex-combattants et développement local. Toutefois, ces dispositifs ont été suivis par la reprise des hostilités. La rupture officielle de l’Accord d’Alger en 2024, après la reprise des combats dans le nord, illustre l’échec d’un cycle d’accords incapables à instaurer une paix durable au Mali.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une lecture incomplète de la crise malienne</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’autre problème dans cette déclaration du président algérien est sa propension au réductionnisme. Tebboune ramène tout le problème malien à celui d’une volonté indépendantiste. Or, tout observateur averti ou sincère saura que ce ne sont pas seulement les indépendantistes qui évoluent sur ce territoire puisque la présence du groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), ainsi que d’autres groupes terroristes, est signalée. Inutile de souligner à nouveau les largesses de l’Algérie vis-à-vis de ces groupes criminels.&nbsp;&nbsp;Qu’il nous souvienne que c’est cette même Algérie qui avait détruit un drone malien le 1<sup>er</sup>&nbsp;avril 2025 au motif que celui-ci avait violé son espace aérien. La triste vérité est que ce drone, dans le cadre d’une mission de surveillance en territoire malien, était sur le point de neutraliser des chefs terroristes en réunion de coordination.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les attaques du 25 avril dernier, il ne fait plus l’ombre d’aucun doute que le JNIM et le Front de libération de l’Azawad (FLA) se sont alliés pour s’attaquer à la nation malienne. Dès lors, le FLA ne bascule-t-il pas directement dans le terrorisme&nbsp;? Doit-on continuer à soutenir ce mouvement comme étant animé uniquement d’une volonté indépendantiste&nbsp;ou sécessionniste ? Ce serait de la mauvaise foi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les propos de Abdelmadjid Tebboune reposent sur une hypothèse implicite : la crise malienne serait avant tout politique, et donc soluble dans la négociation. Or, cette grille de lecture est aujourd’hui incomplète voire erronée. Le conflit sahélien s’est transformé en une guerre asymétrique, transfrontalière, où s’entremêlent activités criminelles, «&nbsp;<em>expansion idéologique</em>&nbsp;» manipulations géopolitiques. Dans ce contexte, réduire la réponse à un face-à-face entre pouvoir et «&nbsp;<em>peuple</em>» revient à simplifier à l’excès une réalité autrement plus complexe. Désormais au Mali, ce sont les groupes terroristes, les bandits armés et leurs sponsors internes et externes qui s’emprennent aux intérêts de l’État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour ceux qui vont penser que ces accusations ne sont que des théories du complot ou de la propagande militaro-politicienne, qu’ils nous disent alors ce qui bloque le dossier malien aux Nations unies.&nbsp;Le Mali a saisi le Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies, en août 2022, en vue de présenter les preuves du soutien de la France aux groupes terroristes évoluant sur son territoire, notamment par la fourniture de renseignements et d’équipements. Dans une correspondance datée du 16 août et signée par le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, le Mali a sollicité la tenue d’une réunion d’urgence afin d’examiner la situation sécuritaire du pays. Mais rien ne fut fait.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2024, le gouvernement du Mali a annoncé la rupture immédiate de ses relations diplomatiques avec l’Ukraine, invoquant une «&nbsp;<em>implication reconnue et assumée</em>&nbsp;» de Kiev dans les affrontements survenus en fin juillet à Tinzaouatene, dans la région de Kidal, entre les Forces armées maliennes, les rebelles du CSP-DPA et des groupes affiliés à al-Qaïda. Dans un communiqué relayé par le porte-parole du gouvernement, l’actuel Premier ministre, le Général de Division Abdoulaye Maïga, les autorités maliennes affirmaient que cette implication avait été mise en évidence par une vidéo publiée par l’ambassade d’Ukraine à Dakar, dans laquelle le responsable du renseignement militaire ukrainien, Andriy Yusov, se félicitait d’avoir fourni des informations aux rebelles avant les combats, tandis que l’ambassadeur Yurii Pyvovarov y exprimait son soutien. La diffusion de cette séquence a conduit les autorités sénégalaises à convoquer l’ambassadeur ukrainien pour lui rappeler ses obligations de retenue et de non-ingérence, avant que la vidéo ne soit retirée des réseaux sociaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après tout ceci, oserait-on encore parler de théorie du complot ou de propagande&nbsp;? La crise sécuritaire au Mali est créée et entretenue par des acteurs extérieurs avec l’appui d’acteurs intérieurs comme le prouvent les derniers évènements en date du 25 avril. Les investigations du Tribunal militaire de Bamako ont permis d’établir les faits&nbsp;: «&nbsp;<em>Les investigations menées ont permis, à ce stade, d&rsquo;établir un faisceau d&rsquo;éléments solides relatifs à la complicité de certains militaires, militaires radiés ou en instance de radiation des effectifs, notamment leur participation à la planification, à la coordination et à l&rsquo;exécution des attaques sus indiquées avec l&rsquo;implication notoire de certains hommes politiques, dont le Docteur Oumar Mariko.</em>&nbsp;», lit-on dans le communiqué du 1<sup>er</sup>&nbsp;mai du Procureur de la République près le tribunal militaire de Bamako&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le paradoxe du « ni force ni alternative »</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’Algérie revendique une ligne constante : ne pas s’immiscer dans les affaires intérieures du Mali. Une position officiellement irréprochable. Mais dans les faits, son rôle historique de médiateur, son implication dans les processus de paix et sa centralité géographique dans l’espace sahélien en font un acteur incontournable — et donc, de facto, «&nbsp;influent.&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est précisément cette ambiguïté qui alimente les interrogations : peut-on être à la fois extérieur au conflit et structurant dans sa gestion ? Cela est difficile.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>La force ne règle pas les problèmes</em>&nbsp;», affirme le président algérien. L’argument est connu, souvent répété, parfois pertinent. Mais il ouvre une contradiction majeure : si l’usage de la force est rejeté, et si le dialogue a montré ses limites, quelle est alors l’alternative stratégique ? Quelle est la troisième voie que préconise le «&nbsp;<em>médiateur algérien</em>&nbsp;». Sur ce point, le discours reste silencieux. Or, dans un environnement aussi instable que le Sahel, l’absence de proposition équivaut à une absence de vision cohérente.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une parole diplomatique en décalage</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce décalage est d’autant plus visible que le Mali, comme d’autres pays de la région, a engagé une recomposition de ses alliances et de son appareil sécuritaire. Cette dynamique, qu’on l’approuve ou non, traduit une volonté de rupture avec les schémas antérieurs. Face à cela, la posture algérienne est figée, comme si la crise sahélienne pouvait encore être abordée avec les référentiels d’hier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, les déclarations de Abdelmadjid Tebboune s’inscrivent dans une rhétorique prétendument morale : appel à la raison, invocation de la fraternité, mise en garde contre l’extrémisme. Mais dans un contexte de guerre prolongée, la morale ne suffit pas à construire une stratégie. Elle peut éclairer une position, mais elle ne remplace ni l’analyse, ni l’innovation politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Algérie reste un acteur majeur du Sahel. Son expérience diplomatique, sa connaissance des dynamiques régionales et son poids politique pourraient constituer des atouts décisifs. Mais encore faudrait-il que cette influence s’accompagne d’un renouvellement de la pensée stratégique. Car à force de répéter les mêmes principes face à une crise qui change de nature, le risque est grand de transformer une position historique en posture d’immobilisme.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Le Sahel impose-t-il une nouvelle lecture des conflits territoriaux ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mikailou Cissé]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Apr 2026 06:00:00 +0000</pubDate>
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<p>Le Mali change de cap en retirant sa reconnaissance à la RASD. Découvrez les enjeux de cette décision stratégique.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>En retirant sa reconnaissance à la République arabe sahraouie démocratique (RASD) et en soutenant le plan d’autonomie marocain, le Mali opère un tournant diplomatique majeur. Au-delà d’un simple repositionnement, cette décision traduit une redéfinition profonde de sa doctrine stratégique, à l’intersection des enjeux sécuritaires internes, des recompositions régionales et des nouvelles logiques de puissance en Afrique.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’officialisation par Bamako de son soutien au plan d’autonomie marocain ne saurait être analysée isolément. Elle s’inscrit dans un contexte régional marqué par des crises imbriquées et une reconfiguration des équilibres stratégiques au Sahel. Dans cet espace en mutation, les dynamiques sécuritaires, politiques et territoriales se superposent, révélant une interdépendance croissante des conflits.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question du Sahara occidental, longtemps perçue comme extérieure aux priorités sahéliennes, s’intègre désormais à cette architecture régionale. En rompant avec sa reconnaissance de la RASD, le Mali redéfinit sa lecture des conflits territoriaux et affirme une nouvelle cohérence diplomatique.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-de-la-doctrine-decoloniale-au-paradigme-souverainiste"><strong>De la doctrine décoloniale au paradigme souverainiste</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Contrairement aux orientations historiques héritées des indépendances, fondées sur le principe d’autodétermination, la position actuelle des autorités maliennes marque une inflexion doctrinale. Elle traduit un passage d’un paradigme décolonial à une approche centrée sur la souveraineté, la stabilité interne et la sécurité nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce repositionnement constitue un point nodal dans la politique étrangère malienne. Il aligne les choix diplomatiques du pays sur ses priorités internes, notamment la préservation de l’intégrité territoriale face aux mouvements armés dans le nord. En ce sens, Bamako adopte une grille de lecture pragmatique des conflits africains, privilégiant la consolidation des États à toute forme de fragmentation.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-des-trajectoires-securitaires-comparables"><strong>Des trajectoires sécuritaires comparables</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapprochement implicite entre les situations malienne et marocaine éclaire cette évolution. Dans les deux cas, l’État est confronté à des entités politico-militaires contestant son autorité territoriale. Si le Front Polisario bénéficie d’une reconnaissance internationale partielle, les groupes armés maliens restent plus fragmentés et moins institutionnalisés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette analogie structurelle renforce la convergence stratégique entre Bamako et Rabat. Elle traduit une volonté commune de privilégier des solutions politiques fondées sur l’unité territoriale, perçue comme condition essentielle à la stabilité.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-l-algerie-acteur-cle-aux-positions-ambivalentes"><strong>L’Algérie, acteur clé aux positions ambivalentes</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Au cœur de cette recomposition se trouve un acteur incontournable : l’Algérie. Puissance régionale influente, elle joue un rôle complexe dans les deux configurations. À la fois médiatrice dans les crises maliennes — notamment à travers l’Accord d’Alger de 2015 — et soutien affirmé du Front Polisario, Alger incarne une posture ambivalente.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette dualité alimente les tensions régionales et contribue à redéfinir les alliances. Pour Bamako, la dénonciation de certains cadres hérités, combinée à ce repositionnement sur la question saharienne, traduit une volonté de s’affranchir des médiations jugées contraignantes.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-diplomatie-alignee-sur-les-priorites-internes"><strong>Une diplomatie alignée sur les priorités internes</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">En révisant sa position sur la RASD, le Mali opère une mise en cohérence entre politique intérieure et diplomatie extérieure. Ce réalignement s’inscrit dans la dynamique plus large de refondation de l’État et dans l’affirmation d’une souveraineté assumée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette évolution accompagne la montée en puissance de nouvelles alliances régionales, notamment dans le cadre de l’Alliance des États du Sahel (AES). Les États membres y partagent une même ambition : renforcer leur autonomie stratégique en matière de sécurité, de diplomatie et de développement.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-vers-une-nouvelle-cartographie-des-rapports-de-puissance"><strong>Vers une nouvelle cartographie des rapports de puissance</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà du cas malien, cette décision reflète une transformation plus profonde du continent africain. Les logiques d’alignement idéologique cèdent progressivement la place à des diplomaties pragmatiques, fondées sur les intérêts nationaux et les impératifs sécuritaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le repositionnement de Bamako participe ainsi à une recomposition des rapports de force en Afrique, où la question de l’intégrité territoriale tend à supplanter les anciennes solidarités politiques. Dans ce nouvel ordre en gestation, le Sahara occidental apparaît comme un révélateur des mutations en cours.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mikaïlou Cissé&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Commerce agricole mondial : la montée en puissance du blé russe en Afrique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Feb 2026 07:27:39 +0000</pubDate>
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<p>Le blé russe joue un rôle clé dans la stratégie commerciale de Moscou, impactant les marchés en Afrique et en Asie du Sud-Est.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><strong><em>La Russie acc</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>l</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>è</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>re la r</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>orientation de ses exportations c</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>r</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>ali</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>è</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>res vers l</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>’</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>Afrique, le Moyen-Orient et l</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>’</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>Asie du Sud-Est. Ce qui</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>&nbsp;consolid</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>e</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>&nbsp;à&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>la fois ses d</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>bouch</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>s commerciaux et son influence dans un contexte de recomposition des&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>quilibres alimentaires mondiaux.</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em></em></strong></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">De l’Égypte au Kenya, les cargaisons de blé&nbsp;russe se multiplient. Cette situation illustre une stratégie&nbsp;économique qui dépasse le seul commerce agricole pour s’inscrire dans une diplomatie des denrées devenue centrale dans les rapports de force internationaux.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-afrique-pilier-de-la-strat-e-gie-commerciale-russe"><strong>L</strong><strong>’</strong><strong>Afrique, pilier de la strat</strong><strong>é</strong><strong>gie commerciale russe</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La réorientation des exportations agricoles russes vers l’Afrique, le Moyen-Orient et l’Asie du Sud-Est confirme une transformation durable des flux alimentaires mondiaux. Dans un contexte de tensions géopolitiques persistantes et de recomposition des chaînes d’approvisionnement, Moscou consolide sa position de puissance agricole en s’appuyant sur la demande croissante des pays du Sud.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon l’agence TASS, les producteurs russes ont intensifié&nbsp;leurs livraisons vers ces régions, mettant en avant des volumes importants et des standards de qualité&nbsp;conformes aux exigences des marchés importateurs. Cette orientation a&nbsp;été&nbsp;confirmée par Inna Zaïtchenko lors du forum&nbsp;«&nbsp;<em>C</em><em>é</em><em>r</em><em>é</em><em>ales de Russie</em>&nbsp;»&nbsp;organisé à&nbsp;Sirius.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le continent africain apparaît comme un axe central de cette stratégie. Des pays comme l’Égypte, l’Algérie et la Libye figurent parmi les principaux importateurs, en raison de leur forte dépendance aux marchés internationaux pour couvrir leurs besoins en blé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette dépendance structurelle renforce le rôle de la Russie comme fournisseur clé&nbsp;dans un contexte où&nbsp;la sécurité&nbsp;alimentaire devient un enjeu politique majeur pour de nombreux&nbsp;États africains confrontés&nbsp;à&nbsp;la volatilité&nbsp;des prix et aux chocs climatiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-perc-e-e-en-afrique-subsaharienne"><strong>Une perc</strong><strong>é</strong><strong>e en Afrique subsaharienne</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà&nbsp;de l’Afrique du Nord, Moscou cherche&nbsp;à étendre son influence vers l’Afrique subsaharienne. Les premières cargaisons expédiées vers le Cameroun et le Kenya via le port de Vysotsk illustrent cette dynamique d’expansion vers de nouveaux marchés&nbsp;à&nbsp;fort potentiel démographique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parallèlement, l’expédition de blé&nbsp;kazakh vers la Tunisie témoigne d’une coordination croissante entre producteurs de l’espace eurasiatique pour répondre&nbsp;à&nbsp;la demande africaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà&nbsp;des considérations commerciales, les exportations céréalières constituent un levier d’influence pour la Russie. En sécurisant l’approvisionnement de pays fortement dépendants des importations alimentaires, Moscou renforce ses relations&nbsp;économiques et politiques avec de nombreux&nbsp;États du Sud.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette&nbsp;«&nbsp;<em>diplomatie du bl</em><em>é</em>&nbsp;»&nbsp;s’inscrit dans une stratégie plus large visant&nbsp;à&nbsp;consolider des partenariats alternatifs aux circuits dominés par les puissances occidentales, tout en capitalisant sur l’image d’un fournisseur fiable dans un contexte d’incertitude sur les marchés mondiaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-recomposition-durable-des-flux-alimentaires"><strong>Une recomposition durable des flux alimentaires</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La montée en puissance des exportations russes vers l’Afrique et le Moyen-Orient reflète plus largement la recomposition du commerce agricole mondial. Face&nbsp;à&nbsp;la croissance démographique et&nbsp;à&nbsp;l’urbanisation rapide, la demande alimentaire de ces régions devrait continuer d’augmenter. Ce qui renforce&nbsp;l’importance stratégique des grands exportateurs de céréales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En consolidant ses positions sur ces marchés, la Russie confirme son rôle central dans l’équilibre alimentaire mondial et renforce son ancrage&nbsp;économique dans le Sud global,&nbsp;à&nbsp;un moment où&nbsp;les denrées agricoles deviennent un instrument majeur de puissance.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Alliances africaines : la fin des blocs figés ? </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mikailou Cissé]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Feb 2026 08:43:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
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<p>Le rapprochement Niger-Algérie dévoile des transformations géopolitiques essentielles. Apprenez-en plus sur ce sujet crucial.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Analyse signée par Mikaïlou Cissé, professeur de philosophie au secondaire au Mali, ce décryptage met en lumière les ressorts politiques, stratégiques et symboliques du rapprochement entre Alger et Niamey, révélateur des recompositions géopolitiques en cours au Sahel.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La visite du président nigérien Abdourahamane Tiani à Alger auprès de son homologue Abdelmadjid Tebboune constitue un moment charnière dans la recomposition géopolitique sahélienne. Elle intervient dans un contexte marqué par l’affirmation de l’Alliance des États du Sahel et par la redéfinition progressive des équilibres d’alliance en Afrique de l’Ouest et au Maghreb.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La mise en scène discursive de la rencontre révèle une volonté explicite de normalisation. L’évocation par la partie algérienne de « <em>la fin d’une période inhabituelle de froideur</em> » opère un double geste politique. Elle reconnaît implicitement la crise née de l’incident du drone malien en 2025, tout en la requalifiant comme conjoncturelle. Le terme « <em>inhabituelle</em> » désamorce toute interprétation structurelle de la tension et réinscrit la relation dans une continuité historique présentée comme fraternelle. Cette rhétorique de l’apaisement permet à Alger de préserver son image tout en refermant une séquence diplomatique délicate.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-socle-souverainiste-du-rapprochement"><strong>Le socle souverainiste du rapprochement</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Du côté nigérien, le rappel du refus algérien de soutenir une intervention militaire extérieure après le changement de régime à Niamey en 2023 inscrit le rapprochement dans le paradigme souverainiste qui fonde la doctrine politique de l’AES. La formule affirmant qu’« <em>aucun Africain ne comprendrait que l’Algérie serve de base pour attaquer un État africain </em>» condense une vision normative articulant non-ingérence, solidarité continentale et légitimité interne. Elle réactive une mémoire récente de pressions extérieures, consolidant ainsi une convergence de principes plutôt qu’un simple alignement circonstanciel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà du registre symbolique, la visite repose sur des intérêts matériels structurants. La relance du projet de gazoduc transsaharien introduit une dimension géoéconomique majeure. En intégrant le Niger dans une architecture énergétique reliant l’Afrique subsaharienne à l’espace euro-méditerranéen, ce corridor confère à l’espace AES une profondeur stratégique nouvelle. Il ne s’agit pas seulement d’infrastructures, mais d’un repositionnement dans les flux énergétiques globaux, susceptible de renforcer les marges de manœuvre économiques et diplomatiques des États concernés.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parallèlement, la réactivation des mécanismes conjoints de lutte antiterroriste traduit la reconnaissance d’une interdépendance sécuritaire objective. Dans un Sahel traversé par des circulations armées et criminelles, la coopération relève d’un réalisme stratégique : la stabilité ne peut être strictement nationale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-aes-a-l-epreuve-de-sa-maturite-politique"><strong>L’AES à l’épreuve de sa maturité politique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">C’est cependant au sein de la dynamique interne de l’AES que les effets les plus subtils apparaissent. Devenue confédération, l’Alliance repose sur une solidarité stratégique face aux pressions extérieures qui nient son existence en tant qu’entité politique sahélienne souveraine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapprochement avec Alger démontre que cette solidarité, née dans la contrainte diplomatique et militaire, dispose de ressources internes pour relancer les partenariats déjà existants sur de nouvelles bases respectant la souveraineté nationale, tout en permettant de renforcer les leviers de la souveraineté économique nationale et celle de la confédération face aux changements qu’impose la dynamique des relations internationales.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il affirme qu’une confédération peut articuler coordination collective et initiatives bilatérales, à condition que celles-ci s’inscrivent dans une cohérence d’ensemble. En ce sens, la démarche nigérienne consolide l’évolution de l’AES vers une structure souple, capable d’intégrer la diversification des partenariats sans se figer en bloc rigide.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-diversification-des-alliances-et-equilibre-strategique"><strong>Diversification des alliances et équilibre stratégique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette diversification modifie l’équilibre des influences extérieures. Elle élargit l’horizon relationnel de l’Alliance au-delà de ses partenaires récents et réduit le risque de dépendance exclusive. L’autonomie stratégique collective se nourrit précisément de cette pluralité maîtrisée. Toutefois, la tension constitutive de toute confédération demeure : comment préserver l’unité politique tout en respectant l’autonomie décisionnelle des États membres ? Si les bénéfices économiques et sécuritaires issus de ce rapprochement sont mutualisés dans un cadre concerté, l’AES en sortira renforcée, plus crédible et plus flexible. En revanche, une multiplication d’initiatives non coordonnées pourrait fragiliser la cohésion symbolique et nourrir des perceptions de désalignement interne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette séquence diplomatique révèle ainsi l’entrée de l’espace sahélien dans une phase stratégique. L’enjeu n’est plus seulement de résister collectivement aux pressions extérieures, mais d’organiser la pluralité des trajectoires nationales sans altérer l’unité politique fondatrice. La solidité future de l’AES dépendra de sa capacité à transformer la diversification en levier d’intégration régionale plutôt qu’en facteur de dispersion.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mikaïlou Cissé</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>« Aucun Algérien, aucun Africain ne saurait comprendre que l&#8217;Algérie prête son territoire pour agresser un pays africain », le général Tiani. </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Feb 2026 07:43:52 +0000</pubDate>
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<p>La déclaration de Tiani en Algérie met en lumière les relations historiques et la volonté de renforcer la coopération entre les États.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>En visite officielle de deux jours en Algérie, le chef du régime nigérien le général Abdourahamane Tiani a publiquement remercié son homologue Abdelmadjid Tebboune pour son soutien diplomatique, tout en dénonçant les pressions extérieures visant son pays. Au cœur de sa déclaration : une phrase lourde de sous-entendus géopolitiques — « aucun Algérien, aucun Africain ne saurait comprendre que l’Algérie prête son territoire pour agresser un pays africain ». </em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’issue de son déplacement des 15 et 16 février 2026, le président nigérien a insisté sur la « <em>fraternité</em> » et les « <em>relations historiques </em>» unissant les deux États. Il a surtout affirmé que cette visite illustrait la volonté commune de renforcer la coopération bilatérale. Sécurité, énergie, transports, commerce ou formation. Une feuille de route qui se veut large et structurante.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-declaration-politique-a-forte-charge-symbolique"><strong>Une déclaration politique à forte charge symbolique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les projets cités figurent notamment un chemin de fer transfrontalier, un port sec à Agadez, ou encore des infrastructures sanitaires et éducatives à Zinder et Niamey. Pour Niamey, ces initiatives doivent incarner une coopération « <em>concrète</em> » et durable capable de résister aux tensions internationales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais au-delà des annonces économiques, c’est le message diplomatique qui retient l’attention. Tiani a salué la position d’Alger après le coup d’État du 26 juillet 2023 au Niger. Il a souligné que les autorités algériennes avaient rejeté toute option militaire contre son pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une allusion transparente aux débats régionaux ayant suivi la prise de pouvoir des militaires, il a dénoncé les « <em>tentatives néocolonialistes </em>» et les pressions exercées, selon lui, par certaines puissances étrangères et organisations internationales. Sa formule la plus commentée — affirmant qu’aucun Africain ne comprendrait que l’Algérie serve de base pour attaquer un État africain — sonne comme un avertissement adressé aux partisans d’une intervention armée, mais aussi de l’implication quasi-régulière de l’Algerie dans des manoeuvres de déstabilisation du Mali.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-cas-malien-nbsp"><strong>Le cas malien&nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis 2024-2025, les autorités de transition maliennes dénoncent le jeu trouble d’Alger,&nbsp; dans le conflit malien. Dans un communiqué publié en janvier 2025, Bamako évoquait « <em>la persistance d’actes d’ingérence </em>» et affirmait que l’Algérie avait offert un soutien logistique à des groupes terroristes. Des dénonciations qu’Alger n’a cessé de rejeter.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la nuit du 31 mars au 1er avril 2025, un drone Akıncı appartenant au Mali a été détruit à Tin Zaouatine par les forces de Algérie. Alger affirmait qu’il avait violé son espace aérien. Une version contestée par les autorités maliennes, qui assurent avoir fourni des éléments pour réfuter cette accusation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces propos du président Tiani pourrait également viser la présence sur le territoire algérien de certains opposants politiques maliens qui poursuivent, depuis l’étranger, des activités hostiles à l’État malien.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-sahel-terrain-d-une-recomposition-politique"><strong>Le Sahel, terrain d’une recomposition politique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le chef du régime nigérien a inscrit sa visite dans une lecture plus large : celle d’une « <em>page de l’histoire du Sahel</em> » en train de s’écrire. Selon lui, chaque pays devra choisir sa position face aux recompositions régionales, entre alliances sécuritaires, souveraineté nationale et rivalités d’influence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, Alger apparaît pour Niamey comme un partenaire stratégique capable d’offrir à la fois un soutien politique et une profondeur diplomatique. L’Algérie, puissance régionale prudente mais influente, s’est en effet imposée ces dernières années comme un acteur clé des médiations sahéliennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En clôturant son allocution, Tiani a insisté sur la nécessité de « <em>ne jamais trahir les aspirations du peuple </em>» et de privilégier le dialogue pour surmonter les tensions régionales. Derrière les remerciements protocolaires, son discours dessine toutefois la ligne politique de consolidation des alliances africaines pour contrer les ingérences extérieures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un contexte international fragmenté, cette visite et ses déclarations confirment que la bataille d’influence autour du Sahel ne se joue plus seulement sur le terrain militaire ou économique, mais aussi dans l’arène symbolique des discours et des positionnements diplomatiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Algérie–Niger : Tiani et Tebboune scellent un partenariat stratégique face aux défis du Sahel</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Feb 2026 22:54:44 +0000</pubDate>
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<p>La visite du président Tiani en Algérie renforce les relations entre Niamey et Alger face aux défis sécuritaires du Sahel.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À l’issue de la visite officielle du président nigérien Abdourahamane Tiani à Algérie, les autorités de Niamey et d’Alger ont affiché une convergence stratégique face aux recompositions sécuritaires et économiques du Sahel. Au-delà des déclarations de fraternité, le rapprochement avec le président Abdelmadjid Tebboune traduit la volonté des deux capitales de consolider un axe bilatéral structurant, fondé sur la souveraineté, la coopération énergétique et la coordination sécuritaire, dans un contexte régional marqué par l’incertitude et la redéfinition des partenariats.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La visite d&rsquo;amitié et de travail du président nigérien Abdourahamane Tiani en Algérie, à l’invitation de son homologue Abdelmadjid Tebboune, marque une nouvelle étape dans le renforcement des relations bilatérales. À l’issue de deux jours d’échanges, les deux chefs d’État ont affiché une convergence de vues sur les enjeux sécuritaires, économiques et politiques, tout en réaffirmant leur volonté commune de bâtir des solutions régionales aux crises du Sahel.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-relation-exemplaire-face-aux-turbulences-regionales"><strong>Une relation « exemplaire » face aux turbulences régionales</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Effectuée les 15 et 16 février 2026, la visite du chef de l’État nigérien s’inscrit dans un contexte régional marqué par des défis sécuritaires persistants et des recompositions géopolitiques. Dans leur communiqué conjoint, les deux dirigeants ont insisté sur leur détermination à préserver « <em>l’exemplarité</em> » des relations entre leurs pays et à renforcer leur solidarité face aux menaces communes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les présidents ont réaffirmé leur attachement aux principes fondamentaux qui structurent leur coopération, à savoir le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale, la non-ingérence dans les affaires intérieures et la solidarité active.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ils ont également souligné leur conviction que l’avenir du Sahel doit être construit par les États de la région eux-mêmes, à travers des solutions locales et inclusives, tout en réitérant leur rejet de toute ingérence étrangère. «&nbsp;<em>L&rsquo;avenir du Sahel sera construit par les pays de la région eux-mêmes, à travers des solutions locales et inclusives.</em>&nbsp;», lit-on dans le communiqué final.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-securite-coordination-renforcee-contre-le-terrorisme"><strong>Sécurité : coordination renforcée contre le terrorisme</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Face à la persistance des menaces terroristes et à la criminalité transfrontalière, Alger et Niamey ont exprimé leur vive préoccupation. Les deux chefs d’État ont affirmé que la sécurité de l’un est indissociable de celle de l’autre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cet esprit, ils sont convenus de réactiver immédiatement les mécanismes bilatéraux afin de renforcer le contrôle des frontières et de coordonner leurs stratégies de lutte contre le terrorisme et les trafics illicites.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les deux dirigeants ont décidé de maintenir leurs relations diplomatiques au plus haut niveau et de relancer les mécanismes de coopération bilatérale. La tenue de la Haute Commission mixte algéro-nigérienne à Niamey avant la fin du premier semestre 2026 a été confirmée, ainsi que l’organisation de consultations politiques régulières.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ils ont également convenu d’accélérer l’adoption d’accords de coopération dans plusieurs secteurs clés, notamment la recherche géologique et minière, l’entrepreneuriat, la numérisation, la culture, la jeunesse et la formation.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-convergence-sur-les-enjeux-africains-et-internationaux"><strong>Convergence sur les enjeux africains et internationaux</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Conscients du potentiel de leurs échanges, les deux pays ont décidé d’accélérer plusieurs projets structurants, dont la route transsaharienne, la dorsale à fibre optique et le projet de gazoduc transsaharien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La coopération énergétique, notamment dans les hydrocarbures et les énergies renouvelables, figure également parmi les priorités, avec une attention particulière portée à l’électrification des zones rurales frontalières.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les deux États entendent aussi faciliter les échanges commerciaux par la simplification des procédures douanières, la création de marchés frontaliers organisés et le lancement d’une étude sur la création d’une zone de coopération frontalière intégrée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan diplomatique, Alger et Niamey ont affiché une convergence de vues sur les grandes questions régionales et internationales, plaidant pour des solutions politiques africaines aux crises du continent et pour une restructuration du système sécuritaire régional.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les deux présidents ont également appelé à une réforme du système financier international afin de garantir un accès plus équitable des pays africains aux financements climatiques et de développement.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-nouvelle-etape-dans-un-partenariat-historique"><strong>Une nouvelle étape dans un partenariat historique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les deux chefs d’État se sont félicités d’une visite qualifiée d’historique, ouvrant « <em>une nouvelle ère de coopération confiante et ambitieuse </em>». Ils ont exprimé leur volonté de se rencontrer régulièrement afin d’évaluer les progrès accomplis et de renforcer la dynamique de rapprochement entre leurs peuples.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au terme de la visite, Abdourahamane Tiani a remercié les autorités et le peuple algériens pour l’accueil « <em>chaleureux et fraternel </em>» qui lui a été réservé, avant d’inviter Abdelmadjid Tebboune à effectuer une visite d’État au Niger — invitation acceptée, la date devant être fixée par voie diplomatique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Boualem Sansal, du cachot à la Coupole : le prix d’un destin littéraire traversé par l’épreuve</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 Jan 2026 23:22:09 +0000</pubDate>
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<p>Boualem Sansal, écrivain franco-algérien, élu à l'Académie française, témoigne d'un parcours remarquable entre épreuve et succès.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Gracié par les autorités algériennes après une détention qui avait ému les milieux intellectuels, l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal a été élu à l’Académie française le 29 janvier 2026. Une consécration qui vient clore un parcours marqué par l’alternance entre épreuve politique et reconnaissance littéraire, où la prison aura paradoxalement précédé l’immortalité.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il aura fallu passer par la prison pour accéder à l’immortalité. À 81 ans, l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal a été élu, le 29 janvier 2026, au fauteuil numéro 3 de l’Académie française, vacant depuis la mort de l’avocat et académicien Jean-Denis Bredin en 2021. Une consécration majeure, moins de trois mois après sa grâce présidentielle en Algérie, qui met en lumière un itinéraire fait d’ombres et de lumière, où le malheur semble avoir préparé le terrain du bonheur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>J’ai le sentiment d’entrer dans l’histoire de la France</em> », a confié l’auteur après son élection. Une phrase qui résume à elle seule le paradoxe d’un homme longtemps marginalisé dans son propre pays, devenu aujourd’hui l’un des symboles de la littérature francophone contemporaine.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-de-la-condamnation-a-la-reconnaissance"><strong>De la condamnation à la reconnaissance</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le 16 novembre 2024, Boualem Sansal est arrêté à Alger. Il est ensuite condamné à cinq ans de prison pour « <em>atteinte à l’unité nationale </em>», à la suite de déclarations controversées sur les frontières entre l’Algérie et le Maroc. Son incarcération provoque une onde de choc dans les milieux intellectuels européens et africains. De nombreux écrivains, éditeurs et gouvernements plaident pour sa libération.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En novembre 2025, Abdelmadjid Tebboune lui accorde finalement une grâce présidentielle, sur intercession diplomatique, notamment de l’Allemagne. L’écrivain sort affaibli physiquement, mais renforcé symboliquement. Son sort est désormais indissociable de la question de la liberté d’expression dans le monde arabe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette séquence dramatique agit comme un révélateur. Celui qui doutait encore de sa légitimité à briguer un siège à l’Académie française franchit le pas quelques semaines plus tard.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-je-n-aurais-jamais-ose-viser-l-everest"><strong>« Je n’aurais jamais osé viser l’Everest »</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Avant son arrestation, Boualem Sansal reconnaissait qu’il n’aurait jamais « <em>osé</em> » s’attaquer à ce qu’il appelait « <em>l’Everest</em> » de l’Académie française. Pourtant, l’institution du Quai de Conti n’avait cessé de lui envoyer des signes de reconnaissance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2013, elle lui avait décerné le prix de la francophonie. En 2015, il recevait le Grand Prix du roman pour <em>2084</em>, partagé avec Hédi Kaddour. Autant d’étapes préparatoires à une consécration qui paraissait encore improbable pour cet ancien haut fonctionnaire algérien devenu écrivain dissident.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son élection, intervenue après plusieurs candidatures – la sienne ayant été déposée à la dernière minute le 8 janvier 2026 – apparaît ainsi comme l’aboutissement d’un long chemin de légitimation littéraire, mais aussi morale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-victoire-personnelle-et-symbolique"><strong>Une victoire personnelle et symbolique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Réunis à huis clos sous la Coupole, les académiciens ont choisi Boualem Sansal parmi six candidats. Il rejoint désormais les rangs des « <em>immortels</em> », aux côtés de figures comme Amin Maalouf, Jean-Christophe Rufin, Sylviane Agacinski, Chantal Thomas ou Erik Orsenna. Sur les quarante sièges que compte l’Académie, cinq restent aujourd’hui vacants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son accession à cette institution prestigieuse revêt une dimension politique et symbolique. Elle consacre un écrivain dont l’œuvre n’a cessé d’interroger les dérives autoritaires, les enfermements idéologiques et la mémoire des sociétés maghrébines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle consacre aussi une trajectoire faite de ruptures, où l’épreuve devient moteur de reconnaissance. L’emprisonnement, loin de l’effacer, l’a projeté au centre de la scène intellectuelle internationale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-quand-l-epreuve-devient-tremplin"><strong>Quand l’épreuve devient tremplin</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’histoire de Boualem Sansal illustre une dialectique ancienne : celle d’un destin façonné par l’alternance entre le malheur et le bonheur. La disgrâce politique a précédé la gloire littéraire ; la prison a précédé l’Académie ; la solitude a précédé l’immortalité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un monde où les écrivains sont parfois réduits au silence, son parcours rappelle que la littérature peut survivre à la répression et que la reconnaissance peut naître de l’épreuve. À 81 ans, Boualem Sansal n’entre pas seulement à l’Académie française : il y entre avec un récit personnel qui épouse les fractures de son époque.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De la cellule à la Coupole, son itinéraire dit une chose essentielle : certaines promotions ne s’obtiennent qu’après avoir traversé toutes les péripéties du destin.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Médias français en Afrique : l’affaire algérienne qui redonne raison à l’AES</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Jan 2026 09:47:27 +0000</pubDate>
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<p>La convocation du chargé d’affaires français à Alger soulève des tensions. Découvrez les conséquences sur la liberté de la presse.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La convocation du chargé d’affaires français à Alger après la diffusion d’un numéro controversé de Complément d’enquête ravive les tensions entre la France et l’Algérie. Un épisode qui conforte, aux yeux des pays de l’Alliance des États du Sahel (AES), leur décision d’interdire certains médias français accusés de produire des récits biaisés et politiquement orientés.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’interdiction de <em>Jeune Afrique</em> au Mali, le 16 janvier 2026 par les autorités maliennes de transition, marque une nouvelle étape dans la confrontation entre les régimes sahéliens et les médias propagandistes. Accusé d’« <em>apologie du terrorisme </em>», de diffamation et de diffusion d’informations « <em>subversives</em> », le magazine panafricain rejette ces charges et dénonce une «&nbsp;<em>atteinte grave à la liberté de la presse&nbsp;</em>». Cette décision des autorités maliennes traduit une escalade dans la manipulation des récits par les principaux pourvoyeurs des médias, notamment la France et par ricochet les pays européens, qui ne cessent d’utiliser leurs médias contre des pays jugés comme des menaces pour leurs intérêts dans ces pays.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La convocation du chargé d’affaires de l’ambassade de France à Alger, samedi 24 janvier, après la diffusion d’un numéro de <em>Complément d’enquête</em> consacré à la crise franco-algérienne, dépasse le simple incident diplomatique. Pour les autorités algériennes, l’émission constitue un « <em>tissu de contre-vérités </em>» et une « <em>véritable agression contre l’État algérien, ses institutions et ses symboles </em>». Un vocabulaire rare, révélateur d’une exaspération qui fait écho à celle exprimée depuis plusieurs mois par les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) — une confédération née le 6 juillet 2024 à Niamey et regroupant le Mali, le Burkina Faso et le Niger.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au Mali, au Burkina Faso et au Niger, plusieurs médias français ont été suspendus ou interdits, accusés de produire des contenus biaisés, favorables à Paris et hostiles aux autorités nationales. L’épisode algérien conforte aujourd’hui ces choix politique. Ce que ces États dénoncent comme une stratégie médiatique d’influence apparaît désormais au grand jour dans un conflit ouvert entre deux capitales historiques, Paris et Alger.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-emission-qui-met-le-feu-aux-relations-diplomatiques"><strong>Une émission qui met le feu aux relations diplomatiques</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Diffusé jeudi sur France 2, le numéro de <em>Complément d’enquête</em> consacré à « <em>la guerre secrète France-Algérie</em> » a provoqué une réaction immédiate d’Alger. Le ministère des Affaires étrangères a estimé que la chaîne publique française avait franchi une ligne rouge en diffusant un programme jugé offensant et provocateur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son communiqué, Alger pointe la responsabilité directe des autorités françaises, estimant qu’un média de service public ne peut agir sans l’aval, explicite ou tacite, de sa tutelle politique. Plus grave encore, la participation de l’ambassadeur de France en Algérie, Stéphane Romatet, à l’émission est perçue comme une entorse aux usages diplomatiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Alger, cette séquence s’inscrit dans une « <em>escalade des menaces anti-algériennes </em>» entretenue par certains cercles officiels français afin de maintenir les relations bilatérales dans un état de tension permanente.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-aes-face-aux-medias-francais-une-meme-lecture"><strong>L’AES face aux médias français : une même lecture</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis 2023, les pays de l’AES ont pris des mesures drastiques contre RFI, France 24 et d’autres médias occidentaux, accusés de diffuser des récits orientés sur la situation sécuritaire et politique au Sahel. Paris a dénoncé une atteinte à la liberté de la presse. Les gouvernements sahéliens, eux, parlent de souveraineté informationnelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Bamako, Ouagadougou et Niamey, il ne s’agit pas de censurer le journalisme, mais de neutraliser ce qu’ils considèrent comme des instruments d’influence postcoloniale. L’affaire algérienne renforce leur argumentaire. Si une émission de service public français peut être qualifiée d’« <em>agression</em> » par un État souverain comme l’Algérie, pourquoi les pays du Sahel devraient-ils accepter sur leur territoire des médias jugés partiaux ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les cercles proches de l’AES, cet épisode est lu comme la preuve que la production audiovisuelle française sur l’Afrique reste marquée par des grilles de lecture politiques héritées de l’histoire coloniale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-information-ou-influence"><strong>Information ou influence ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La controverse autour de <em>Complément d’enquête</em> interroge plus largement la frontière entre journalisme d’investigation et récit géopolitique. Le programme mettait en scène des acteurs controversés, dont l’influenceur Amir DZ, et revenait sur la décision française de soutenir la proposition marocaine d’autonomie pour le Sahara occidental — un point de rupture majeur avec Alger.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les autorités algériennes, cette mise en récit relève moins de l’enquête que de la construction d’un discours hostile. Une perception partagée par plusieurs pays africains qui estiment que leurs réalités politiques sont souvent filtrées à travers des prismes idéologiques occidentaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, la suspension de médias français par les États de l’AES apparaît moins comme un acte isolé que comme une réponse politique à ce qu’ils considèrent comme une « <em>guerre narrative</em> ».</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-bataille-pour-la-souverainete-mediatique"><strong>Une bataille pour la souveraineté médiatique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Derrière ces tensions se joue une bataille plus large : celle du contrôle du récit. Les gouvernements africains veulent désormais produire leur propre discours sur leurs crises, leurs transitions politiques et leurs choix diplomatiques, sans dépendre des grands médias européens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Algérie, qui dispose d’une longue tradition de méfiance envers les médias français depuis la guerre d’indépendance, rejoint aujourd’hui une posture déjà assumée par les régimes sahéliens. Tous revendiquent un droit à la protection de leur image et de leurs institutions contre ce qu’ils jugent être des campagnes de déstabilisation symbolique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’affaire France 2–Algérie agit ainsi comme un révélateur. Elle montre que la question des médias n’est plus seulement journalistique, mais stratégique. Dans un monde où l’information est devenue un champ de bataille, les États africains cherchent à reprendre la main.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les dirigeants de l’AES, cette crise conforte leur décision : interdire certains médias français n’est pas un geste d’isolement, mais un acte de défense politique face à ce qu’ils perçoivent comme une offensive informationnelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une chose est certaine : la liberté de la presse se heurte désormais, en Afrique comme ailleurs, à une revendication croissante de souveraineté narrative. Et ce bras de fer entre Alger et Paris pourrait bien ouvrir un nouveau chapitre de la relation entre l’Afrique et les médias européens.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>CAN Maroc 2025 : l’édition la plus catastrophique de l’histoire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Jan 2026 14:40:05 +0000</pubDate>
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<p>La CAN Maroc 2025 devait célébrer le football africain, mais elle est devenue un symbole de chaos et de dysfonctionnements.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La Coupe d’Afrique des Nations 2025, organisée au Maroc du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026, devait être une vitrine du football africain. Pendant 29 jours, le continent espérait une édition exemplaire, portée par des infrastructures modernes et une organisation ambitieuse. Pourtant, cette CAN restera dans les mémoires comme la plus catastrophique de l’histoire, non pas par manque de spectacle, mais par l’accumulation de polémiques et de dysfonctionnements institutionnels.  </em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le contraste entre les promesses et la réalité a été brutal. L’événement, censé incarner l’ambition africaine, a révélé les fragilités de la CAF et l’incapacité à garantir une compétition crédible. Les polémiques arbitrales, l’usage incohérent de la VAR et les contestations incessantes ont transformé ce rendez-vous en un symbole de chaos. Loin d’unir, cette édition a laissé un héritage amer et controversé, éclipsant le sacre du Sénégal. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-fiasco-organisationnel"><strong>Un fiasco organisationnel</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Jamais une CAN n’avait été autant marquée par les polémiques arbitrales. Dès la phase de groupes, le Mali et l’Algérie ont subi des décisions contestées qui ont alimenté un sentiment d’injustice. La VAR, censée être un outil de transparence, a été utilisée de manière incohérente, renforçant les soupçons de partialité. Les supporters ont dénoncé une compétition biaisée, où l’équité semblait absente. Ces erreurs répétées ont fragilisé la crédibilité du tournoi et nourri la colère des acteurs. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La finale Sénégal–Maroc a cristallisé cette crise. Les Lions de la Teranga ont remporté le titre 1-0 grâce à leur rigueur tactique, mais l’arbitre Ndala Ngambo a éclipsé l’événement. Décisions incohérentes, cartons distribués sans logique et fautes marocaines ignorées ont nourri un sentiment d’indécence. Le chaos final, marqué par la sortie temporaire des Sénégalais, a symbolisé l’effondrement de la crédibilité arbitrale. Ce sacre historique, au lieu d’unir, a révélé l’urgence d’une réforme profonde. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-crise-arbitrale-sans-precedent"><strong>Une crise arbitrale sans précédent</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan sportif, la CAN 2025 a pourtant battu des records. Avec 121 buts inscrits en 52 matchs, soit une moyenne de 2,33 par rencontre, elle est devenue la plus prolifique de l’histoire. Les pelouses de qualité et les stratégies audacieuses des entraîneurs ont favorisé un football offensif et spectaculaire. Mais ce feu d’artifice a été éclipsé par les polémiques. Les cartons distribués en masse ont accentué l’image d’un tournoi indiscipliné et chaotique. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les chiffres sont accablants : 213 cartons jaunes et 8 rouges, soit environ quatre avertissements par match. Le Nigeria s’est distingué avec 17 cartons jaunes, tandis que le Mali a été l’équipe la plus sanctionnée avec trois expulsions. Des joueurs majeurs comme Amadou Haidara ou Kalidou Koulibaly ont été exclus, confirmant que l’intensité des duels basculait trop souvent vers l’excès. Le spectacle offensif, au lieu d’être célébré, a été perçu comme désordonné. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-spectacle-offensif-eclipse"><strong>Un spectacle offensif éclipsé</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au terme de 29 jours de compétition, le constat est sans appel : la CAN 2025 restera comme la plus catastrophique de l’histoire. Le sacre du Sénégal, pourtant historique, a été éclipsé par les polémiques arbitrales, les incohérences organisationnelles et les contestations incessantes. Pour la CAF, le défi est immense : réformer en profondeur l’arbitrage, restaurer la confiance des supporters et redonner au football africain la dignité qu’il mérite. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sans ces réformes, la CAN risque de perdre son statut de vitrine du sport continental. L’édition marocaine, censée incarner l’ambition africaine, a révélé au contraire ses fragilités. Elle restera comme un avertissement sévère : sans crédibilité institutionnelle, le spectacle sportif ne suffit pas. La CAN 2025 a montré que le football africain doit se réinventer pour ne pas sombrer dans le discrédit. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Après le drone, le bras de fer : Bamako contre-attaque sur la scène internationale</title>
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		<pubDate>Fri, 26 Sep 2025 21:26:01 +0000</pubDate>
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<p>L'attaque contre le drone malien par l'armée algérienne a conduit à une crise diplomatique majeure. En savoir plus ici.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La destruction d’un drone malien par l’armée algérienne, le 1<sup>er</sup>&nbsp;avril 2025, a déclenché une nouvelle crise diplomatique entre Bamako et Alger. En marge de l’Assemblée générale de l’ONU, le Mali a annoncé avoir saisi la Cour internationale de justice, accusant l’Algérie d’acte d’agression et de complicité avec des groupes terroristes opérant au Sahel.</em></strong><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que le Sahel brûle, que les peuples se battent pour leur souveraineté, certains régimes préfèrent jouer les pyromanes masqués. C’est le cas de la junte algérienne, dont les actes récents à l’égard du Mali n’ont plus rien d’ambigus : hostilité ouverte, mauvaise foi institutionnalisée, diplomatie du sabotage. Le dernier épisode en date ? La destruction d’un drone malien, en plein vol, par l’armée algérienne. Un acte considéré par Bamako comme une agression pure et simple. Les autorités maliennes ont immédiatement saisi la Cour internationale de Justice. Face au mépris, place au droit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais au-delà de l&rsquo;incident, c&rsquo;est l&rsquo;attitude globale d’Alger qui interpelle. Le Mali, dans un rappel empreint d’amertume, souligne avoir toujours soutenu l’Algérie, y compris dans sa lutte pour l’indépendance. Et voilà comment ce soutien historique est remercié : par des missiles contre des drones achetés à la sueur du peuple malien, et par un silence complice lorsque des attaques terroristes surgissent à la frontière commune.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-trois-verites-qui-derangent-et-devoilent"><strong>Trois vérités qui dérangent… et dévoilent</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Premièrement, une attaque terroriste malienne, survenue à Tinzawatène en juillet 2024, a été planifiée à quelques encablures de la frontière algérienne. Malgré cela, Alger n’a rien vu. Rien entendu. Rien su. Une cécité géostratégique étonnante pour un pays qui se vante d’être «&nbsp;<em>champion africain de la lutte contre le terrorisme</em>&nbsp;». À moins que, justement, ce titre soit aujourd’hui devenu ironiquement mérité… à l’envers : champion de l’exportation du chaos.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Deuxièmement, la destruction du drone malien est justifiée par Alger sous le prétexte grotesque d’une «&nbsp;<em>violation de son espace aérien</em>&nbsp;». Mais comment expliquer alors que les débris de l’engin soient tombés&#8230; en territoire malien ? La junte algérienne invente-t-elle désormais des lois de la physique parallèles ? À ce niveau de déni, ce n’est plus de la diplomatie, c’est de la science-fiction.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Troisièmement, lorsque Bamako saisit la Cour internationale, le régime algérien réplique par un communiqué surréaliste, affirmant que la plainte malienne aurait été motivée par une conférence de presse… donnée après le dépôt. Un classique de la diplomatie désorientée : mentir sur le calendrier pour masquer la peur de devoir rendre des comptes.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-yabe-le-diplomate-qui-marque-contre-son-propre-camp"><strong>« Yabé » : le diplomate qui marque contre son propre camp</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">A la tribune des nations unies, le Premier ministre malien, le général Abdoulaue Maïga, qualifie l’attitude algérienne du ministre algérien des Affaires étrangères de «&nbsp;<em>Yabé</em>&nbsp;» — en référence à l’auto-saboteur notoire qui marque contre son camp. «&nbsp;<em>L’énergumène d’Alger</em>&nbsp;», comme on le surnomme à Bamako, semble en effet plus efficace pour nuire à son propre pays que pour le défendre. Le Mali ne s’étonne donc pas de voir la junte algérienne refuser de reconnaître la compétence de la Cour de La Haye : fuir l’arène, c’est encore le meilleur moyen de ne pas être démasqué.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-rappel-a-l-ordre-et-une-gifle-rhetorique"><strong>Un rappel à l’ordre… et une gifle rhétorique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Bamako, il est temps que l’Algérie sorte du double jeu. Le Premier ministre malien, le Général Abdoulaye Maïga, n’y va pas par quatre chemins : «&nbsp;<em>Pour chaque balle tirée contre nous, nous réagirons par réciprocité. Pour chaque mot de travers, nous réagirons par réciprocité.&nbsp;</em>»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et dans une ironie cinglante, il invite la junte d’Alger à organiser à Tin Zaouatine un «&nbsp;<em>festival international de l’artifice de l’intelligence humaine</em>&nbsp;», tant les acrobaties mentales nécessaires pour justifier ses actions confinent à l’absurde.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-algerie-au-pied-du-mur"><strong>L’Algérie au pied du mur</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que le Mali trace sa voie vers la souveraineté, qu’il se bat à la fois contre le terrorisme et l’ingérence étrangère, Alger continue d’agir comme une puissance néocoloniale régionale. Au lieu de jouer son rôle de stabilisateur, le régime militaire préfère jouer aux équilibristes entre duplicité diplomatique, posture victimaire et actes hostiles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le message malien est clair : plus jamais ça. La patience a une limite, et cette limite a été franchie. Désormais, c’est par la justice, la réciprocité, et une souveraineté sans concession que le Mali entend répondre.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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