<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des Algérie France &#8212; Sahel Tribune</title>
	<atom:link href="https://saheltribune.com/tag/algerie-france/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://saheltribune.com/tag/algerie-france/</link>
	<description>Sahel Tribune – Votre regard sur le Sahel, autrement.</description>
	<lastBuildDate>Sun, 10 May 2026 22:26:46 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	

<image>
	<url>http://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/04/cropped-logo-Sahel-Tribune_Plan-de-travail-1.jpg</url>
	<title>Archives des Algérie France &#8212; Sahel Tribune</title>
	<link>https://saheltribune.com/tag/algerie-france/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
<site xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">192168702</site>	<item>
		<title>Macron en Afrique : la rupture proclamée, le double jeu poursuivi</title>
		<link>https://saheltribune.com/macron-en-afrique-la-rupture-proclamee-le-double-jeu-poursuivi/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/macron-en-afrique-la-rupture-proclamee-le-double-jeu-poursuivi/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 10 May 2026 22:26:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Africa Corps]]></category>
		<category><![CDATA[Africa Forward]]></category>
		<category><![CDATA[Al-Qaïda Sahel]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie France]]></category>
		<category><![CDATA[Bamako]]></category>
		<category><![CDATA[crise sahélienne]]></category>
		<category><![CDATA[diplomatie française]]></category>
		<category><![CDATA[Emmanuel Macron]]></category>
		<category><![CDATA[FLA]]></category>
		<category><![CDATA[Françafrique]]></category>
		<category><![CDATA[France Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[géopolitique Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[influence française en Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[JNIM]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[Nairobi]]></category>
		<category><![CDATA[relations France Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[sahel]]></category>
		<category><![CDATA[souveraineté africaine]]></category>
		<category><![CDATA[Ukraine Mali]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=22337</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>À Nairobi, Emmanuel Macron promet la fin de la Françafrique. Mais les révélations sur le Mali et les relais ukrainiens interrogent la réalité de la stratégie française au Sahel.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>À Nairobi pour le sommet Africa Forward, le président français a une nouvelle fois promis d&rsquo;en finir avec la Françafrique. Pendant ce temps, au Mali, des relais ukrainiens liés à Paris appuient des rebelles alliés de circonstance à Al-Qaïda. La main tendue et la main cachée.</em></strong><strong></strong></p>



<p>Il y a quelque chose de presque désarmant dans la constance d&rsquo;Emmanuel Macron. Depuis 2017, il proclame à intervalles réguliers la fin du «&nbsp;<em>pré carré</em>&nbsp;» français en Afrique. Cette fois, c&rsquo;est à Nairobi — premier sommet Africa Forward tenu en pays anglophone, symbole assumé d&rsquo;une France qui regarderait enfin le continent «&nbsp;<em>comme un tout</em>&nbsp;» — qu&rsquo;il a répété le mantra :&nbsp;<em>« C&rsquo;est fini. Depuis 2017, c&rsquo;est terminé cette époque. »</em></p>



<p>Le problème, c&rsquo;est que l&rsquo;actualité de la semaine écoulée raconte une tout autre histoire.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le discours : la souveraineté comme nouvelle doctrine</strong></h2>



<p>Il faut lui reconnaître une certaine habileté rhétorique. À la State House de Nairobi, aux côtés du président kényan William Ruto, Macron a fourni lui-même la démonstration de sa thèse. Le Mali a chassé la France ? Qu&rsquo;à cela ne tienne :&nbsp;<em>« On s&rsquo;en va ! Comme on dit en bon français, no offense. »</em>&nbsp;La formule fait rire. Elle est censée valider la rupture : Paris ne ferait plus ni défaire les gouvernements africains, ne garantirait plus les régimes en place, respecterait la souveraineté des États — même celle issus de coup d’Etat.</p>



<p>C&rsquo;est propre. C&rsquo;est moderne. C&rsquo;est exactement ce que les partenaires africains, lassés de décennies de tutelle néocoloniale, souhaitaient entendre.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La réalité : le billard à plusieurs bandes</strong></h2>



<p>Sauf que la même semaine, le journaliste Georges Malbrunot révélait sur RTL et dans&nbsp;<em>Le Figaro</em>&nbsp;que des unités du renseignement militaire ukrainien — le GUR — opèrent au Mali en coordination avec les rebelles touaregs du Front de Libération de l&rsquo;Azawad. Parmi elles : des dizaines d&rsquo;ex-légionnaires ukrainiens francophones, anciens membres de la Légion étrangère française. Leur mission : former, conseiller, appuyer militairement des forces qui combattent les autorités maliennes de la transition et, en bout de chaîne, les militaires usses de l&rsquo;Africa Corps.</p>



<p>Paris aurait fourni un soutien technique — notamment en matière de transmissions. Le ministère des Armées, interrogé, a répondu que si ces militaires ukrainiens avaient quitté la Légion pour «&nbsp;<em>servir l&rsquo;Ukraine de la manière qu&rsquo;ils jugent utile</em>&nbsp;», il n&rsquo;avait pas d&rsquo;autre commentaire à formuler. Un silence qui, dans la langue diplomatique, ressemble furieusement à une confirmation.</p>



<p>Le «&nbsp;<em>pré carré</em>&nbsp;», en somme, ne serait pas tant abandonné que sous-traité.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L&rsquo;angle mort : le JNIM profite de la manœuvre</strong></h2>



<p>Ce qui rend ce jeu particulièrement trouble, c&rsquo;est son bénéficiaire inattendu. Sur le terrain malien, les rebelles touaregs du FLA combattent en alliance de circonstance avec le JNIM — branche officielle d&rsquo;Al-Qaïda au Sahel, organisation responsable d&rsquo;attaques qui ont tué des dizaines de civils ces dernières semaines et dont la mouvance a inspiré des attentats à Madrid, Londres, Paris et Nice.</p>



<p>En hiérarchisant ses ennemis — les Russes avant les jihadistes — la France prendrait donc le risque de contribuer, indirectement, aux violences d&rsquo;un groupe terroriste classé ennemi stratégique numéro un de l&rsquo;Occident. Ce paradoxe, Macron ne l&rsquo;a pas évoqué à Nairobi. Il était pourtant au cœur de l&rsquo;actualité sahélienne.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L&rsquo;Algérie, ou l&rsquo;art de la réconciliation sélective</strong></h2>



<p>L&rsquo;autre séquence significative de cette tournée concerne l&rsquo;Algérie. Macron a dit espérer que la visite d&rsquo;Alice Rufo, sa ministre déléguée aux Armées, à Alger marque&nbsp;<em>« le début</em>&nbsp;» d&rsquo;une reprise des relations entre les deux pays, après deux ans de crise diplomatique profonde. Il a dénoncé les «&nbsp;<em>postures de politique intérieure</em>&nbsp;» qui ont «&nbsp;<em>causé beaucoup de tort</em>&nbsp;» — allusion transparente aux sorties de l&rsquo;ancien ministre de l&rsquo;Intérieur Gérald Darmanin et aux tensions autour de la mémoire coloniale.</p>



<p>Le pragmatisme affiché est réel. Mais il dit aussi quelque chose de la méthode Macron : la réconciliation avec Alger se fait au nom des intérêts français — sécuritaires, migratoires, économiques — exactement comme l&rsquo;engagement au Mali se fait au nom de la lutte contre l&rsquo;influence russe. La souveraineté africaine est invoquée quand elle sert Paris, contournée quand elle ne sert pas.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Nairobi ou le théâtre du renouveau</strong></h2>



<p>Tenir ce sommet au Kenya — pays anglophone, puissance émergente d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Est, non contaminé par les cicatrices de la Françafrique — est un geste politique habile. Il permet à Macron de se projeter dans une relation franco-africaine débarrassée de son histoire. Mais l&rsquo;histoire, elle, ne disparaît pas par décret présidentiel.</p>



<p>Tant que la France parlera de souveraineté à Nairobi tout en manœuvrant par procuration à Bamako, tant qu&rsquo;elle promettra l&rsquo;équité sur les estrades tout en protégeant ses intérêts stratégiques dans les coulisses, les dirigeants africains — et leurs opinions publiques — auront toutes les raisons de douter.</p>



<p>La rupture avec la Françafrique ne se proclame pas. Elle se prouve. Et pour l&rsquo;instant, les preuves manquent.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/macron-en-afrique-la-rupture-proclamee-le-double-jeu-poursuivi/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">22337</post-id>	</item>
	</channel>
</rss>
