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	<title>Archives des Aïcha Yatabary | Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des Aïcha Yatabary | Sahel Tribune</title>
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		<title>Rentrée littéraire du Mali : l’écrivaine Aïcha Yatabary, lauréate du prix Massa Makan Diabaté</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mohamed Camara]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 21 May 2022 07:16:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Avec « Le Banquet des Cantatrices », l’écrivaine malienne Aïcha Yatabary devient lauréate du prix Massa Makan Diabaté lors de la 14e édition de la Rentrée littéraire du Mali.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong>Avec «&nbsp;Le Banquet des Cantatrices&nbsp;», l’écrivaine malienne Aïcha Yatabary devient lauréate du prix Massa Makan Diabaté lors de la 14<sup>e</sup> édition de la Rentrée littéraire du Mali. D’autres œuvres ont été primées lors de la cérémonie de clôture de l’évènement le samedi 14 mai dernier.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’œuvre <em>Le Banquet des Cantatrices</em> a été récompensée par le célèbre prix Massa Makan Diabaté lors de la 14<sup>e</sup> édition de la Rentrée littéraire du Mali. C’est une consécration pour l’autrice malienne, Aïcha Yattabary, résidant à Paris. Elle s’est plongée dans le monde de l’écriture depuis l’adolescence, à l’âge de 14 ans, et se préoccupe énormément de la condition de la femme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En obtenant ce nouveau prix, elle exprime sa joie en ces mots&nbsp;: «&nbsp;<em>A celle d’avoir remporté ce prix, s’ajoute à celle d’être distinguée par un prix portant le nom de mon écrivain préféré, Massa Makan Diabaté. Ma joie est triple même, puisque s’ajoute à tout ceci celle d’avoir obtenu la reconnaissance de mon pays</em>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour rappel, cette consultante en santé publique et spécialiste en développement durable avait obtenu une autre distinction en 2008&nbsp;: le Prix&nbsp;&nbsp; Femme, Enfant et Famille de la Rentrée Littéraire du Mali. Aïcha s’intéresse énormément aux sujets de développement durable et surtout de santé des femmes. Dr Yatabary est par ailleurs la présidente de l’association Femmes santé solidarité internationale, qui existe depuis 2019.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Bibliographie</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Elle a écrit et publié de nombreuses œuvres, comme : <em>Le banquet des marabouts</em>, roman en 2015 ; <em>Afrique, développement durable et coopération internationale</em>, essai en 2018 ; <em>Confessions de séductrices africaines</em>, nouvelles en 2019; <em>Le banquet des Cantatrices</em>, Nouvelles en 2021 ; <em><a href="https://saheltribune.com/dans-le-ventre-dun-prince-ou-lhistoire-dun-jeune-couple-aux-relations-difficiles/">Dans le ventre d’un prince</a></em>, roman en 2022 ; <em>Le Développement durable à l’épreuve de la politique concrète</em>, essai en 2022.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><a href="https://saheltribune.com/le-banquet-des-cantatrices-daicha-yatabary-qui-fait-decouvrir-les-coulisses-de-la-feminitude/">Le Banquet des Cantatrices</a></em> (éd. Takaba) décrit la situation de vulnérabilité des femmes, de chute sociale, qui arrivent à parvenir au sommet de l’échelle sociale, tout en se réalisant, grâce au travail et à la remise en question personnelle. Ces femmes connaissent la disgrâce dans leurs foyers respectifs mais parviennent à se départir des pesanteurs auxquelles elles font face pour en sortir grandies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il fustige aussi la part d’ombre et de lumière de la pratique de l’art «&nbsp;griotique&nbsp;» : l’ombre, quand les individus cèdent à la tentation du paraître et la lumière quand ceux-ci font des griots une source d’émulation positive, avec leur rôle social&nbsp; important.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Autres lauréats</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les projecteurs se sont éteints sur la 14<sup>e</sup> édition de la Rentrée littéraire du Mali, ce samedi 14 Mai 2022. Cinq œuvres y ont été récompensées. Le prix Ahmed Baba a été remporté par le franco-comorien, Nassuf Djailani avec son roman&nbsp;<em>Cette Morsure trop vive</em>. Le Prix Union Européenne du premier roman est décerné à la jeune autrice malienne Djeneba Moumouni Traoré pour <em>L’Empreinte de l’amour</em>&nbsp;(éd. La Sahélienne). Le prestigieux prix Massa Makan Diabaté à la malienne Aïcha Yatabary pour <em>Le Banquet des Cantatrices</em> (éd. Takaba). Le prix Moussa Sow et Plume de Scène ont respectivement été décernés au Pr. Drissa Diakité pour son livre <em>Massaya et la Société Mandingue</em> (éd. La Sahélienne) et Kadi Diarra pour sa pièce de théâtre <em>Nielenie, Bamana Mousso</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A noter que cette 14<sup>e</sup> édition de la Rentrée littéraire du Mali a coïncidé avec la sanction sous-régionale contre le Mali depuis le 09 janvier 2022. Malgré cela, les hommes et femmes de lettres du Mali et d’ailleurs ont pu se rencontrer à Bamako pendant une semaine. Pour porter un nouveau regard sur le territoire et l’imaginaire africain. Cette 14<sup>e</sup> édition a tenu toutes ses promesses d’après les responsables de l’activité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lauréate du prix Massa Makan Diabaté, <a href="https://saheltribune.com/author/amethysteconseiloutlook-fr/">Aïcha Yattabary</a> est remplie d’émotion pour cette couronne portant le nom de celui qu’elle ne cesse de lire. &nbsp;«&nbsp;<em>J’ai dévoré ses romans, Le Boucher de Kouta, Le coiffeur de Kouta et le Lieutenant de Kouta, dès l’âge de 13 ans, les ayant trouvés dans la bibliothèque de feue ma grand-mère qui le lisait beaucoup aussi. Je ne sais même pas combien de fois je les ai lus…</em>&nbsp;», dit-elle.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mohamed Camara</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>« Dans le ventre d’un prince » ou l’histoire d&#8217;un jeune couple aux relations difficiles</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 11 Mar 2022 13:45:48 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>« Dans le ventre d’un prince » est l'une de nouvelles parutions de l’écrivaine Aïcha Yatabary. Édité aux éditions Lakalita, au Burkina Faso, en janvier 2022, le nouvel ouvrage nous relate l’histoire d'un jeune couple aux relations difficiles. </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>«&nbsp;Dans le ventre d’un prince&nbsp;» </strong></em><strong>est l&rsquo;une de nouvelles parutions de l’écrivaine Aïcha Yatabary. Édité aux éditions Lakalita, au Burkina Faso, en janvier 2022, le nouvel ouvrage nous relate l’histoire d&rsquo;un jeune couple aux relations difficiles. Livre.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’amour, la culture, les aspirations personnelles, les infidélités, les trahisons et même le développement local sont des thèmes abordés <em>« Dans le ventre d’un prince »</em> de l&rsquo;écrivaine Aïcha Yatabary, une jeune femme originaire du Mali qui réside en France où elle évolue comme consultante en développement durable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le titre de son nouvel ouvrage fait sans doute rappeler celui du célèbre roman de Fatou Diome — «<a href="https://www.livredepoche.com/livre/le-ventre-de-latlantique-9782253109075" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Le ventre de l’Atlantique </em></a><em>»</em>. Comme Madické et Salie, héros du roman de Fatou Diome, <em>« </em><a href="https://www.leseditionslakalita.com/page-d-articles/dans-le-ventre-d-un-prince-a%C3%AFcha-yatabary" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Dans le ventre d’un prince </em></a><em>»</em> relate les relations difficiles de Mamadou et Aïcha. Dans cette <em>« fresque sur l’appétence spirituelle, idéelle et charnelle </em>», s’apparentant à une autobiographie, Aïcha, moderne et culturellement ancrée dans les traditions de son pays d’origine, rencontre Mamadou, «<em> la quintessence du charme, du charisme et de la virilité </em>», qui deviendra son époux après trois années de fréquentation.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>S</strong><em><strong>ous le joug d’un système patriarcal</strong></em></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Je suis une femme faite pour l’amour, les draps en soie, les envolées lyriques, les palabres intellectuelles, les diamants, les voyages imprévus à l’autre bout du monde, les rêves démesurés, les expériences spirituelles, le fantasmagorique, les truffes noires, le caviar, le chocolat, le café très corsé, l’excellente cuisine »</em>, se présente Aïcha de façon imagée. Des mots qui en disent long sur l’aventure amoureuse du jeune couple de Mamadou et Aïcha.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme Victor Hugo dans les <em><a href="https://www.furet.com/media/pdf/feuilletage/9/7/8/2/2/1/0/7/9782210764729.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Contemplations</a></em>, <em>« Quand je vous parle de moi, je vous parle de vous »</em>, à travers son aventure avec cet homme d’affaires ivoirien, nourri d’ambitions politiques, Aïcha égrène les souffrances des femmes de façon générale. «<em> Les femmes maliennes, surtout les femmes rurales, sont sous le joug d’un système patriarcal avec son lot de conséquences sur leur quotidien : difficultés d’accès à l’instruction, à la terre, au pouvoir de décision, et même à la santé »</em>, écrit-elle.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Une littérature engagée</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Dans le ventre d</em><em>’un</em><em> prince</em>, au-delà de la description des souffrances que subissent les femmes dans leur société, est une œuvre qui donne à la femme toute sa grandeur en mettant en lumière son rôle dans le développement. <em>« Les femmes sont les gardiennes de la tradition. Ce sont elles qui organisent les mariages, et toutes autres cérémonies de poids, dans toutes les familles »</em>, lit-on dans cet ouvrage de 102 pages sur les vicissitudes de l’amour.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour reprendre les mots de l’éditeur, <em>« avec son écriture dynamique, volontaire et assumée, Aïcha Yatabary nous offre une littérature engagée, généreuse et libre qui représente bien les nouvelles plumes africaines, et qui nous transporte et nous ouvre à des perspectives singulières »</em>. Ce qui rend la lecture de cet ouvrage très croustillante. Il se lit d’un trait.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>« Le Banquet des cantatrices » d&#8217;Aïcha Yatabary, qui fait découvrir les coulisses de la féminitude</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 29 Jan 2022 12:19:40 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Aïcha Yatabary est à la fois femme de sciences et de Lettres. De Médecin, spécialiste de santé publique elle en vient à être une littéraire. Éditée et publiée aux Éditions Takaba, l’œuvre Le Banquet des cantatrices est une des dernières parutions d’AÏcha Yatabary, dans le sillage littéraire depuis novembre 2021.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><a href="https://saheltribune.com/culture-festival-sur-le-niger-lexemple-dinstrument-de-developpement-durable-et-dintegration/">Aïcha Yatabary</a> est à la fois femme de sciences et de Lettres. De Médecin, spécialiste de santé publique elle en vient à être une littéraire. Éditée et publiée aux Éditions Takaba, l’œuvre </strong><em><strong>Le Banquet des cantatrices</strong></em><strong> est <a href="https://www.fnac.com/ia3506039/Aicha-Yatabary" target="_blank" rel="noreferrer noopener">une des dernières parutions</a> d’AÏcha Yatabary, dans le sillage littéraire depuis novembre 2021.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces nouvelles regroupées sous le titre de <em>Le Banquet des cantatrices,</em> qui nous plongent dans les coulisses de la féminitude, sont loin d’être hasardeuses. L’auteure, antérieurement, dans son vécu de tous les jours a fait du «<em> combat des femmes</em> » son fer de lance. C’est pourquoi dans le livre <a href="https://www.facebook.com/Le-5-%C3%A0-9-dA%C3%AFcha-Yatabary-119648846483700/videos/1036346433534146/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’image sociale de la femme</a> dans toutes ses acceptions dans un pays comme le Mali s’arroge une part prépondérante.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="coepouses-et-complices"><strong>Coépouses et complices</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«&nbsp;Coépouses et complices&nbsp;»</em> est la première nouvelle qui ouvre ce récit majeur. Ali Diarra est marié d’abord par endogamie à sa cousine Fatou qui devient sa première épouse. Mais ne tardera pas à se remarier en convolant en justes noces cette fois, avec la femme de son choix Awa. Une belle femme mais aux protocoles alourdis. Si au départ Fatou et sa cadette coépouse semblent bien s’entendre, ce climat de convivialité ne sera qu’une question de temps. Awa, excédante du caractère va bientôt détériorer le foyer Diarra.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par la suite, Ali — non moins «<em>&nbsp;trop volage mari&nbsp;»</em> — courtise la meilleure amie de sa femme, Hawa. Cette intrigue en sourdine sera ensuite rendue publique parce qu’Ali va finalement se marier avec cette dernière, Férima. Ne serait-ce que pour se venger d’une Awa devenue peut-être très arrogante au domicile des Diarra. C’est la fin entre Ali et son épouse qu’il s’est lui-même choisi. Leurs destins se séparent&nbsp;!</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="femme-de-chance"><strong>Femme de chance</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Dans <em><a href="https://benbere.org/cultures-maliennes/livre-brise-tabous-femme-trop-mali/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">« Femme de chance »</a>,</em> la deuxième nouvelle, Soumaila — moins favorisé par la vie que ses deux autres frères — croise le chemin d’une fille courageuse et courtoise. Bintou va le propulser à la réussite mine de rien. On tenterait même de se laisser emporter par une envolée lyrique à un moment donné de ce récit à en croire au fameux dicton de chez nous : «<em> Derrière un grand homme se trouve toujours une grande femme ».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Soumaila, réussi, oublie d’où il était venu. Commence pour lui à se pavaner çà et là jusqu’au bas qui blesse. Il devient libidineux faisant la cour à toutes même à la petite nièce de sa femme. Dont celle-là reçut la garde depuis fort gamine. Après ce cuisant, la séparation est apparue inéluctable entre les deux amours jadis destinées l’un à l’autre. Soumaila et Bintou viennent à suivre chacun une nouvelle vie. Soumaila revient à sa case de départ — c’est-à-dire à sa situation d’infortuné d’antan. Pendant que Bintou, elle continue à gravir les échelons de la plus belle des manières.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="banquet-des-cantatrices"><strong>Banquet des cantatrices</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Notre troisième et dernière nouvelle <em>«&nbsp;Le banquet des cantatrices&nbsp;»</em>, qui prête au livre son titre, relate la vie d’une jeune étudiante en Lettres, Adja. Belle comme une fleur. Chez les Anglais, on l’aurait appelée <em>«&nbsp;hot girl&nbsp;», </em>Adja malmène les hommes à sa trousse. À l’Université des Lettres de Bamako qu’elle fréquente, Adja fait le buzz. Son manège, elle le tient de sa mère, une plus de mondaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au rang de ses nombreux prétendants, elle choisit le plus offrant. Ismaël, un dirigeant d’une société d’Etat, très riche. Mais à la stupéfaction de tous, trois mois après avoir scellé leur hymen, Ismaël tombe drastiquement dans un affreux chômage sans retour. Par la suite il perdra tout. Bien immobilier et autre… le choix de la fringante Adja, motivé par le goût de l’argent, n’aura pas eu une bonne fin. On s’invite encore dans la rechute sociale. L’ex patron de société d’État est contraint de retourner vivre dans sa grande famille et Adja, l’ambitieuse, réduite simplement à enseigner dans un lycée privé.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="separation-et-rechute-sociale"><strong>Séparation et rechute sociale</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">La mère d’Adja qui rêvait haut pour sa fille est décidément déçue du nouveau coup fustigé par le destin. Adja, au contraire, loin de là, affirme avoir plutôt beaucoup appris de cette vie si pittoresque mais combien passagère. Qui mieux qu’elle aura appris à ses dépens&nbsp;? l’humilité et la sobriété gouvernent désormais sa vie.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Et si vous me disiez toute la vérité : Entretien avec l&#039;autrice Aïcha Yatabary mené par Denise Epoté" width="1170" height="658" src="https://www.youtube.com/embed/8EjKSK1-IPA?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe>
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<p class="wp-block-paragraph">La séparation et la rechute sociale redondent notre texte de bout en bout. Les femmes comme les hommes sont responsables des péripéties qui adviennent dans l’environnement du livre. On ne peut donc parler de partialité de la part de l’auteure. Les responsabilités sont partagées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les idées ainsi véhiculées entretiennent du quotidien des familles maliennes à Bamako et en particulier de la femme. Les thèmes comme&nbsp;: amour, caprice, argent, luxe, luxure, ingratitude, superstition, malheur, bonheur, union, séparation, construits autour de l’histoire reflètent de la patente réalité. <em>Le Banquet des cantatrices</em> se traduit comme une mise en garde à la gent féminine dans sa course frénétique au matériel une fois dans le couple.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mohamed El Moctar TOURE pour </strong><em><strong>Sahel Tribune</strong></em><strong> (collaboration)</strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-text-color has-background has-black-background-color has-black-color is-style-wide"/>



<p class="wp-block-paragraph"><em>L’auteur de cet article est journaliste à Alafia TV, un jeune critique littéraire. Le livre est disponible aux éditions Takaba et dans les librairies à Bamako.</em></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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