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	<title>Archives des agriculture &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Mali : la Charte nationale pour la paix s’attaque aux conflits fonciers</title>
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		<pubDate>Mon, 15 Jun 2026 02:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La Charte nationale pour la Paix et la Réconciliation du Mali place la question foncière au cœur de la stabilité nationale. Pastoralisme, terres agricoles, mines et cadastre figurent parmi les priorités pour prévenir les conflits communautaires.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Derrière la plupart des violences intercommunautaires qui ensanglantent le Mali depuis des années, il y a une terre disputée. Un champ, un pâturage, un filon d&rsquo;or. La Charte nationale pour la Paix et la Réconciliation nationale affronte enfin cette réalité brutale avec une ambition à la hauteur de l&rsquo;enjeu.</em></strong><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au Mali, les guerres commencent souvent par une borne. Une borne plantée de travers, déplacée dans la nuit, contestée au petit matin. Un sillon de trop tracé par un paysan dans un champ que son voisin revendique depuis trois générations. Un troupeau qui pénètre dans une zone cultivée et piétine une récolte entière. Une concession minière accordée par Bamako sans que personne n&rsquo;ait consulté les habitants du village qui vivaient sur cette terre depuis des siècles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces disputes paraissent petites. Elles ne le sont pas. Elles sont la mèche d&rsquo;une poudrière. Et dans un pays où l&rsquo;État a longtemps été absent des zones reculées, où la justice formelle reste inaccessible à la majorité, où le changement climatique réduit chaque année les terres cultivables et les pâturages disponibles, cette mèche a une fâcheuse tendance à s&rsquo;enflammer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Charte nationale pour la Paix et la Réconciliation nationale, promulguée le 22 août 2025 par le Président de la Transition, le Général d&rsquo;Armée Assimi Goïta, a eu l&rsquo;intelligence et le courage de regarder cette réalité en face. Elle consacre des développements substantiels à la question foncière, aux ressources minérales, au pastoralisme. Elle nomme les conflits, en analyse les causes, propose des mécanismes de résolution.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est une avancée considérable. Et elle mérite d&rsquo;être examinée avec la rigueur qu&rsquo;impose l&rsquo;ampleur du défi.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La terre, matrice de tous les conflits maliens</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour comprendre pourquoi la question foncière est si centrale dans la crise malienne, il faut d&rsquo;abord comprendre ce que représente la terre dans les sociétés sahéliennes. Elle n&rsquo;est pas seulement un bien économique. Elle est un lieu de mémoire, un lien entre les vivants et les morts, un marqueur d&rsquo;identité et de dignité. Perdre sa terre, c&rsquo;est perdre son histoire. C&rsquo;est perdre sa place dans la communauté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Or le Mali concentre sur son territoire plusieurs des facteurs les plus explosifs en matière foncière. Le changement climatique rétrécit chaque année les zones cultivables, poussant les éleveurs vers le sud, sur des terres que les agriculteurs considèrent comme les leurs. L&rsquo;orpaillage artisanal, en plein boom, attire des milliers de jeunes sur des sites disputés où la loi du plus fort tend à s&rsquo;imposer. L&rsquo;exploitation minière industrielle déplace des communautés entières sans que les compensations promises se matérialisent toujours. Et dans le nord et le centre du pays, des années de conflit armé ont brouillé les droits fonciers traditionnels, créant un chaos juridique que les groupes armés ont habilement exploité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Charte reconnaît tout cela. Elle note que «&nbsp;<em>l&rsquo;exploitation du foncier rural et urbain, forestier, minier, pastoral et de l&rsquo;eau constitue une source de conflits individuels et communautaires récurrents, parfois violents, qui impactent négativement la paix, la sécurité, la cohésion sociale et le vivre-ensemble.&nbsp;</em>» Un diagnostic sans concessions, formulé dans un texte de loi. C&rsquo;est déjà, en soi, un acte courageux.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le pastoralisme, poudrière silencieuse</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les conflits fonciers qui ravagent le Mali, ceux qui opposent agriculteurs et éleveurs sont sans doute les plus meurtriers et les moins médiatisés. Dans le delta intérieur du Niger, dans le Manden, dans le Gourma, ces affrontements font des dizaines de morts chaque année, dévastent des communautés entières, et alimentent des cycles de vengeance qui se transmettent de génération en génération.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À la racine de ces conflits : la réduction des corridors de transhumance, ces couloirs traditionnels par lesquels les troupeaux des éleveurs peuls, touaregs ou arabes descendaient vers le sud en saison sèche. Ces corridors, reconnus par la coutume et parfois par la loi, ont été progressivement grignotés par l&rsquo;extension des cultures, la construction d&rsquo;infrastructures, l&rsquo;installation de nouvelles populations. Les éleveurs se retrouvent sans chemin pour leurs bêtes. Les agriculteurs voient leurs champs piétinés. La violence s&rsquo;installe comme seul arbitre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Charte propose un cadre de réponse articulé autour de plusieurs axes : «&nbsp;<em>l&rsquo;aménagement équilibré du territoire national&nbsp;</em>», «&nbsp;<em>l&rsquo;aménagement et l&rsquo;exploitation contrôlée des espaces pastoraux&nbsp;</em>», «&nbsp;<em>le renforcement des politiques publiques d&rsquo;aménagement des terres agricoles et des zones pastorales.&nbsp;</em>» Elle prévoit également «&nbsp;<em>la gestion concertée des ressources naturelles »&nbsp;</em>et le recours aux<em>&nbsp;« conventions locales pour l&rsquo;accès aux ressources naturelles.</em>&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces orientations sont justes. Elles correspondent à ce que les chercheurs, les organisations paysannes et les experts du développement rural recommandent depuis des années. Mais leur mise en œuvre supposera des investissements considérables, une volonté politique soutenue, et surtout la présence effective de l&rsquo;État dans des zones où il a longtemps été fantomatique.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L&rsquo;or qui divise : la question minière</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Si le pastoralisme est la poudrière silencieuse, l&rsquo;exploitation minière est la bombe à fragmentation. L&rsquo;or malien — le pays est l&rsquo;un des premiers producteurs africains — génère des revenus considérables, mais aussi des conflits d&rsquo;une intensité croissante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les sites d&rsquo;orpaillage artisanal, où des dizaines de milliers de jeunes maliens cherchent fortune dans des conditions souvent périlleuses, sont devenus des zones de non-droit où se croisent trafics en tous genres, violences et tensions intercommunautaires. Les sites miniers industriels, gérés par des multinationales sous contrat avec l&rsquo;État, soulèvent des questions légitimes de partage des revenus, de compensation des communautés déplacées et de préservation de l&rsquo;environnement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Charte aborde cette réalité avec une franchise bienvenue. Elle reconnaît que «&nbsp;<em>l&rsquo;exploitation industrielle ou artisanale de ces ressources entraîne souvent des crises sociales dont les conflits, la déperdition des valeurs, la dégradation de la santé de la population, et la déscolarisation à grande échelle.&nbsp;</em>» Et elle prescrit un ensemble de mesures : encadrement et régulation des activités minières, formation des exploitants artisanaux aux enjeux environnementaux, renforcement des mécanismes de prévention des conflits sur les sites d&rsquo;orpaillage, et surtout «&nbsp;<em>investissement des revenus tirés de l&rsquo;exploitation minière dans les secteurs sociaux et dans les infrastructures énergétiques, hydrauliques et de transport.</em>&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette dernière disposition est fondamentale. Elle pose un principe de justice redistributive : les richesses extraites du sous-sol malien doivent profiter aux communautés qui vivent sur ce sous-sol. Ce n&rsquo;est pas une idée nouvelle. Mais son inscription dans un texte fondamental de la République lui donne une force normative qu&rsquo;elle n&rsquo;avait pas jusqu&rsquo;ici.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les commissions foncières : un outil à consolider</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au cœur du dispositif de gestion des conflits fonciers prévu par la Charte se trouvent les Commissions foncières — les COFO. Ces instances multi-acteurs, créées au début des années 2000, regroupent représentants de l&rsquo;administration, élus locaux, chefs coutumiers, organisations paysannes et éleveurs. Leur mission : prévenir et gérer les conflits liés à la terre avant toute saisine des tribunaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Charte leur confère une légitimité renforcée. Elle prévoit que leurs décisions, «&nbsp;<em>consignées dans un procès-verbal&nbsp;</em>», peuvent être «&nbsp;<em>homologuées par le juge</em>&nbsp;», créant ainsi un pont solide entre la justice coutumière et le droit formel. Elle insiste également sur «&nbsp;<em>le renforcement de la synergie d&rsquo;action entre les Collectivités territoriales et les Autorités et Légitimités traditionnelles dans la mise en œuvre des mécanismes endogènes de prévention, de gestion et de règlement des litiges fonciers.&nbsp;</em>»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le terrain, là où elles fonctionnent réellement, les COFO ont démontré leur efficacité. Dans plusieurs communes de la région de Mopti, elles ont permis de désamorcer des conflits agriculteurs-éleveurs qui auraient pu dégénérer en affrontements meurtriers. Leur force tient à leur composition : tout le monde est représenté, les décisions reflètent les réalités locales, et leur légitimité communautaire est souvent bien supérieure à celle d&rsquo;un tribunal lointain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais leur déploiement reste insuffisant. De nombreuses communes n&rsquo;ont pas de COFO opérationnelle. Celles qui existent manquent souvent de moyens, de formation et de soutien institutionnel. La Charte trace la direction. Il faudra maintenant y mettre les ressources.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le cadastre, chaînon manquant de la sécurité foncière</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les mesures préconisées par la Charte, l&rsquo;une mérite une attention particulière : «&nbsp;<em>la sécurité juridique en matière foncière par l&rsquo;instauration du cadastre au niveau communal, régional et national.</em>&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au Mali, une proportion considérable des terres ne fait l&rsquo;objet d&rsquo;aucun titre formel. Les droits fonciers reposent sur des accords oraux, des pratiques coutumières, des mémoires familiales. Robustes en temps de paix, ces arrangements deviennent sources de conflits explosifs lorsque la pression sur les terres augmente, lorsque des populations déplacées reviennent réclamer leurs biens, ou lorsque des investisseurs extérieurs arrivent avec des contrats et des bulldozers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un cadastre national fiable, accessible, régulièrement mis à jour, constituerait un instrument de paix d&rsquo;une efficacité redoutable. Il ne résoudrait pas tous les conflits fonciers, mais il en éviterait un grand nombre en clarifiant les droits de chacun.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sa mise en œuvre sera longue et coûteuse. Elle se heurtera aux résistances de ceux qui profitent de l&rsquo;opacité foncière actuelle. Mais son inscription dans la Charte comme objectif national constitue un engagement solennel que les autorités devront honorer.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une ambition à la hauteur du défi</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La question foncière est au Mali ce que le nœud gordien était à Alexandre : un problème si complexe, si emmêlé dans l&rsquo;histoire, la culture, l&rsquo;économie et la politique, que certains désespèrent de le trancher jamais.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les autorités de la Transition n&rsquo;ont pas tranché le nœud. Elles ont fait quelque chose de plus sage : elles ont commencé à le dénouer, patiemment, en reconnaissant la complexité du problème, en mobilisant à la fois le droit moderne et les sagesses traditionnelles, en associant l&rsquo;État et les communautés dans une démarche partagée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Charte nationale pour la Paix et la Réconciliation nationale ne résoudra pas d&rsquo;un coup de baguette magique des décennies de conflits fonciers accumulés. Aucun texte ne le pourrait. Mais elle pose les fondations d&rsquo;une approche nouvelle, cohérente et ambitieuse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle dit aux paysans du delta intérieur, aux éleveurs du Sahel, aux orpailleurs du Wassoulou, aux communautés déplacées du nord : nous vous voyons. Nous savons que la terre est au cœur de votre vie et de vos conflits. Et nous nous engageons à construire un cadre juste pour que chacun puisse vivre de sa terre en paix.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est une promesse considérable. Les autorités de la Transition ont maintenant la responsabilité de la tenir. L&rsquo;histoire du Mali — et la paix de ses communautés — en dépend.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>À Kazan, Bamako et Moscou concluent un accord stratégique sur les hydrocarbures et les intrants agricoles</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 16 May 2026 18:31:37 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>À Kazan, le Mali et la Russie ont conclu un accord stratégique visant à sécuriser l’approvisionnement en hydrocarbures et en intrants agricoles, dans un contexte de tensions logistiques et géopolitiques.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>En marge du KazanForum, les délégations malienne et russe ont arrêté un agenda opérationnel pour sécuriser l&rsquo;approvisionnement du Mali en carburant et en engrais. Un accord aux implications économiques et géopolitiques majeures pour un pays enclavé et sous pression.</em></strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est en marge du grand-messe diplomatico-économique de Kazan que s&rsquo;est joué, discrètement mais avec une portée considérable, l&rsquo;un des accords les plus concrets noués entre Bamako et Moscou depuis le rapprochement des deux pays. La sécurisation de l&rsquo;approvisionnement du Mali en hydrocarbures et en intrants agricoles était au cœur des discussions entre les deux délégations, réunies à l&rsquo;occasion du Forum économique international «&nbsp;<em>Russie – Monde islamique</em>&nbsp;».</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/statistiques-des-besoins-du-Mali-en-hydraucarbure-.png"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="128" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/statistiques-des-besoins-du-Mali-en-hydraucarbure--1024x128.png" alt="statistiques des besoins du Mali en hydrocarbures et en intrants agricoles" class="wp-image-22417" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/statistiques-des-besoins-du-Mali-en-hydraucarbure--1024x128.png 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/statistiques-des-besoins-du-Mali-en-hydraucarbure--300x38.png 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/statistiques-des-besoins-du-Mali-en-hydraucarbure--768x96.png 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/statistiques-des-besoins-du-Mali-en-hydraucarbure--1170x146.png 1170w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/statistiques-des-besoins-du-Mali-en-hydraucarbure--585x73.png 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/statistiques-des-besoins-du-Mali-en-hydraucarbure--600x75.png 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/statistiques-des-besoins-du-Mali-en-hydraucarbure-.png 1406w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">statistiques des besoins du Mali en hydrocarbures et en intrants agricoles. ©Généré par IA. </figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Ces deux chiffres résument à eux seuls l&rsquo;ampleur du défi logistique auquel fait face le Mali. Pays enclavé, sans accès à la mer, tributaire de corridors de transit longs et exposés aux aléas politiques régionaux, le Mali dépend structurellement de chaînes d&rsquo;approvisionnement extérieures pour alimenter son économie et nourrir ses populations. La campagne agricole, en particulier, exige une disponibilité des engrais et des semences dans des fenêtres calendaires très précises — tout retard se paye cash, en pertes de rendement.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un contexte international sous tension</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les perturbations logistiques mondiales, amplifiées par les tensions persistantes au Moyen-Orient, ont rendu encore plus vulnérables les pays sahéliens, déjà fragilisés par l&rsquo;instabilité sécuritaire intérieure et les effets des changements climatiques. Face à cette équation, les autorités de la transition malienne ont engagé une stratégie de diversification de leurs sources d&rsquo;approvisionnement, cherchant à réduire leur dépendance vis-à-vis de filières traditionnelles insuffisamment fiables ou trop conditionnées à des exigences politiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Russie s&rsquo;inscrit dans ce cadre comme un fournisseur alternatif de poids, disposant de capacités exportatrices importantes en hydrocarbures — elle demeure l&rsquo;un des premiers producteurs mondiaux de pétrole et de gaz — ainsi qu&rsquo;en engrais azotés et potassiques, domaine dans lequel elle occupe une position de premier plan à l&rsquo;échelle mondiale.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un agenda opérationnel, pas seulement des déclarations</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui distingue les échanges de Kazan des multiples rounds de discussions russo-africaines des dernières années, c&rsquo;est la dimension concrète des engagements pris. Les deux délégations sont convenues d&rsquo;établir un agenda opérationnel assorti d&rsquo;un calendrier de livraison, accompagné «&nbsp;<em>des dispositifs logistiques et financiers nécessaires à la mise en œuvre des engagements pris</em>&nbsp;», selon le communiqué officiel malien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le volet hydrocarbures, le schéma envisagé prévoit un acheminement russe jusqu&rsquo;aux ports de transit — vraisemblablement Dakar ou Abidjan, voire Lomé —, les opérateurs économiques maliens prenant ensuite en charge la redistribution intérieure vers les différentes régions du pays. Pour les intrants agricoles, l&rsquo;accent a été mis sur la nécessité d&rsquo;anticipation : les livraisons devront impérativement respecter le calendrier cultural pour ne pas compromettre la prochaine campagne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon&nbsp;Moussa Alassane Diallo, ministre malien de l&rsquo;Industrie et du Commerce,&nbsp;<em>«&nbsp;Cette coopération va permettre de stabiliser notre système d&rsquo;approvisionnement en hydrocarbures, mais également de donner au Mali des perspectives d&rsquo;approvisionnement à moyen et long terme.&nbsp;»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le choix des mots du ministre est révélateur. «&nbsp;<em>Stabiliser</em>&nbsp;» et «&nbsp;<em>moyen et long terme</em>&nbsp;» : l&rsquo;objectif affiché n&rsquo;est pas une solution d&rsquo;urgence mais bien l&rsquo;inscription de la Russie comme partenaire structurel dans l&rsquo;architecture d&rsquo;approvisionnement du Mali. Un signal fort envoyé aux autres partenaires traditionnels du pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le KazanForum, vitrine de la diplomatie économique russe</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Forum économique international «&nbsp;<em>Russie – Monde islamique : KazanForum</em>&nbsp;» se tient à Kazan du 12 au 17 mai 2026. Organisé dans la capitale du Tatarstan, région à majorité musulmane de la Fédération de Russie, il réunit des délégations de plus de 90 pays, dont de nombreux pays africains. Il constitue l&rsquo;une des principales plateformes utilisées par Moscou pour consolider ses partenariats économiques avec les pays du Sud global, en marge des enceintes occidentales dont la Russie est désormais largement exclue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quoi qu&rsquo;il en soit, l&rsquo;accord de Kazan marque une étape supplémentaire dans l&rsquo;approfondissement du partenariat russo-malien, qui s&rsquo;est déjà traduit par une coopération militaire étroite via la présence de&nbsp;<em>l&rsquo;Africa Corps</em>&nbsp;sur le territoire malien. La logique est désormais celle d&rsquo;une relation globale, militaire et économique, que Bamako entend construire avec Moscou comme alternative au modèle partenarial occidental jugé obsolète ou trop contraignant.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : résultats agricoles satisfaisants à l’OHVN, un autre progrès vers l’autosuffisance alimentaire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sidi Modibo Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 01 Mar 2026 17:52:28 +0000</pubDate>
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<p>L'Office de la Haute Vallée du Niger (OHVN) joue un rôle clé dans le développement agricole et la sécurité alimentaire au Mali.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Aucun pays ne peut prétendre à la souveraineté s’il n’a pas réussi l’autosuffisance alimentaire. En d’autres termes, un pays doit pouvoir se nourrir de ce qu’il produit. C’est ce à quoi les autorités de la transition s’attèlent depuis leur installation à la tête du pays. Ainsi, elles ont initié diverses actions dont les résultats s’annoncent satisfaisants. L’une de ces initiatives est la publication récente du bilan élogieux, au titre de la campagne agricole écoulée, de l’Office de la Haute Vallée du Niger (OHVN), une structure nationale de production agricole.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’agriculture est au cœur de la société, de l’économie et du développement du Mali. Elle occupe 70 % de la population active, contribue à plus de 40 % du PIB (produit intérieur brut) et fournit près de 40 % des recettes d’exportation du pays. Elle est soutenue par l’État à travers plusieurs structures de production agricole, telles que la Compagnie malienne de développement des textiles (CMDT), l’Office du Niger (ON), le Programme national du système de riziculture intensive (PN-SRI), le Programme national d’irrigation de proximité, le Programme de développement de l’irrigation dans le bassin du Bani et de Sélingué (PDI-BS), le Projet de mise en valeur des plaines rizicoles de Tombouctou, l’Office riz, ainsi que l’Office de la Haute Vallée du Niger (OHVN). Celui-ci a rendu public, lors de la dernière session de son conseil d’administration, le bilan de sa campagne écoulée.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-excedent-cerealier-de-7-388-tonnes"><strong>Un excédent céréalier de 7 388 tonnes</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Tenue le jeudi 12 février 2026 à Ségou — la 34ᵉ du genre — cette session de l’OHVN a présenté les résultats de la dernière campagne et affiché ses ambitions pour celle de 2026. Au titre de la campagne 2025, les objectifs de production végétale ont enregistré des résultats globalement satisfaisants. Il a été produit 347 964 tonnes de céréales, soit un taux de réalisation de 82 % ; 19 200 tonnes de coton graine (70 %) ; 54 351 tonnes de légumineuses (79 %) ; 4 859 tonnes de sésame (72 %) ; et 134 035 tonnes de légumes (91 %). À la lecture de ces performances, on constate un excédent céréalier estimé à 7 388 tonnes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, le conseil d’administration a indiqué que, dans le cadre de la modernisation de l’agriculture, 25 exploitations familiales ont été dotées d’équipements agricoles, trois magasins de stockage d’intrants ont été réhabilités et deux magasins de stockage de sésame bio ont été construits. En ce qui concerne la subvention des intrants agricoles, 6 025 tonnes d’engrais minéraux ont été mises à la disposition des exploitants et exploitantes de la zone OHVN.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-ohvn-couvre-796-villages-et-707-hameaux"><strong>L’OHVN couvre 796 villages et 707 hameaux</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La session du conseil d’administration a fixé, pour la campagne agricole 2026, les objectifs suivants : 388 306 tonnes de céréales ; 58 864 tonnes de légumineuses ; 27 801 tonnes de coton graine ; 6 314 tonnes de sésame ; et 233 649 tonnes de légumes. Pour atteindre ces résultats, un budget équilibré en recettes et en dépenses de 5 753 630 849 francs CFA est prévu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Office de la Haute Vallée du Niger est un établissement public à caractère administratif, créé par l’ordonnance n°91-048/PCTSP du 21 août 1991 et basé à Bamako. Il a pour mission principale la promotion des cultures vivrières et industrielles dans sa zone d’intervention, couvrant la Haute Vallée du fleuve Niger. Celle-ci comprend administrativement les cercles de Kati, Kangaba et Koulikoro, pour une superficie de 26 000 km² dont 75 % de terres arables. La zone compte 54 communes, totalisant 796 villages, 707 hameaux et 48 980 exploitations agricoles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’OHVN fournit un encadrement technique aux agriculteurs afin de développer les cultures vivrières et de rente, notamment le coton. Il accompagne également les producteurs pour améliorer les techniques agricoles et accroître les rendements.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sidi Modibo Coulibaly</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>« Faillite hydrique mondiale » : La planète boit plus qu’elle ne peut produire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fousseni TOGOLA]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Jan 2026 10:58:55 +0000</pubDate>
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<p>La faillite hydrique mondiale menace l'avenir de notre planète. Apprenez-en plus sur cette crise critique et ses effets.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La planète a franchi un seuil critique. Selon un rapport de l’ONU publié le 20 janvier, l’humanité consomme désormais plus d’eau que ce que la nature peut renouveler. Une « faillite hydrique mondiale » qui menace l’agriculture, la stabilité sociale et les équilibres géopolitiques.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Boire au robinet, prendre une douche, irriguer un champ : dans une grande partie du monde, ces gestes quotidiens reposent désormais sur une ressource qui ne se renouvelle plus. La planète est entrée dans une « <em>ère de faillite hydrique mondiale </em>», affirme un rapport rendu public mardi 20 janvier par l’Institut universitaire des Nations unies pour l’eau, l’environnement et la santé (UNU-INWEH).</p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>Ce n’est pas pour tuer l’espoir, mais pour encourager l’action</em> », a déclaré Kaveh Madani, directeur de l’institut, lors d’un point de presse à l’ONU, à New York. « <em>Nous devons reconnaître honnêtement l’échec d’aujourd’hui pour rendre possible le demain. </em>»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis plusieurs décennies, scientifiques et responsables politiques alertent sur une « <em>crise mondiale de l’eau </em>». Un terme désormais jugé inadapté par les auteurs du rapport. « <em>Le mot crise suggère un phénomène temporaire, un choc suivi d’un retour à la normale. Or, dans de nombreux bassins, l’ancien normal a déjà disparu </em>», souligne M. Madani.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-capital-naturel-entame"><strong>Un capital naturel entamé</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport introduit la notion de « <em>faillite hydrique </em>», définie comme un état durable dans lequel l’usage et la pollution de l’eau dépassent les apports renouvelables, tandis que le capital naturel – nappes phréatiques, rivières, glaciers, sols et zones humides – est dégradé de façon irréversible ou à un coût prohibitif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’image d’un bilan comptable, l’humanité n’a pas seulement consommé son « <em>revenu hydrologique </em>», mais a commencé à entamer ses « économies ». Plus de la moitié des grands lacs mondiaux ont vu leur niveau baisser depuis les années 1990, 70 % des grands aquifères présentent une diminution de long terme, et 410 millions d’hectares de zones humides ont disparu depuis 1970. La perte annuelle de services écosystémiques est estimée à 5 100 milliards de dollars.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>Dans de nombreux endroits, ces économies ne se reconstituent pas à l’échelle d’une vie humaine</em> », avertit M. Madani. « <em>Ce rapport n’est pas un avertissement sur un futur que nous pourrions encore éviter partout. C’est le diagnostic d’un monde où, dans beaucoup de bassins, le retour en arrière n’est plus possible.</em> », déplore-t-il.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-passer-d-une-logique-de-crise-a-une-logique-de-faillite"><strong>Passer d’une logique de crise à une logique de faillite</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La faillite hydrique n’est ni uniforme ni universelle. Elle se mesure bassin par bassin. Mais suffisamment de systèmes critiques ont basculé pour transformer le paysage du risque mondial, à travers les marchés alimentaires, les chaînes d’approvisionnement, les migrations et les dépendances géopolitiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Près de trois quarts de l’humanité vivent dans des pays considérés comme « <em>hydriquement précaires </em>». Plus de 4 milliards de personnes connaissent une pénurie sévère au moins un mois par an, et la moitié de la production alimentaire mondiale provient de régions où les stocks d’eau diminuent ou deviennent instables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à ce constat, le rapport appelle à abandonner la gestion par l’urgence – fondée sur des réponses ponctuelles et des promesses irréalistes – au profit d’une « <em>gestion de faillite</em> ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>En finance, la faillite n’est pas la fin de l’action. C’est le début d’un plan structuré : on arrête l’hémorragie, on protège les services essentiels, on restructure des droits devenus intenables </em>», explique Kaveh Madani. « <em>En matière d’eau, la logique est la même.</em> »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela implique notamment de reconnaître les pertes irréversibles, de protéger ce qui subsiste du capital naturel et de découpler la croissance économique de l’augmentation continue des prélèvements d’eau.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-enjeu-social-et-politique"><strong>Enjeu social et politique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La faillite hydrique est aussi un enjeu de justice sociale et de sécurité. Les coûts de la surexploitation pèsent en priorité sur les petits agriculteurs, les peuples autochtones et les populations urbaines pauvres, tandis que les bénéfices ont souvent été captés par les acteurs les plus puissants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>Si nous continuons à traiter ces échecs comme des crises temporaires, nous approfondirons les dégâts écologiques et alimenterons les conflits sociaux</em> », avertit le directeur de l’institut.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les prochaines conférences des Nations unies sur l’eau, prévues en 2026 et 2028, la fin de la Décennie de l’eau et l’échéance 2030 des objectifs de développement durable constituent, selon le rapport, une fenêtre critique pour « <em>réinitialiser l’agenda mondial de l’eau </em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">«<em> Notre message n’est pas le désespoir, mais la clarté, </em>conclut Kaveh Madani. <em>Plus tôt nous regarderons le vrai bilan en face, plus nous aurons d’options. Plus nous attendrons, plus le déficit deviendra irréversible. </em>»</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>F. Togola&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Au Mali, les « nouvelles routes de la souveraineté »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Jan 2026 15:27:33 +0000</pubDate>
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<p>Explore les nouvelles routes de la souveraineté au Mali, un programme transformateur pour l'économie et les infrastructures.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Quatre ans après les sanctions de la CEDEAO, le Mali a fait de la «&nbsp;souveraineté retrouvée&nbsp;» le moteur d’un vaste programme de transformation économique. Centrales solaires, corridors routiers, nouveau code minier et transformations économiques majeures. Derrière les chantiers se joue une reconquête souveraine du pouvoir sur les ressources, les infrastructures et les choix géopolitiques. Mais cette ambition, entre autonomie revendiquée et dépendances nouvelles, interroge la capacité réelle de Bamako à convertir la souveraineté politique en souveraineté économique durable.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">14 janvier 2022-14 janvier 2026, depuis quatre ans, le Mali s’est engagé dans une entreprise titanesque, à savoir reconstruire sa souveraineté par le développement de ses infrastructures, de son énergie et de son économie productive. Derrière cette stratégie, impulsée par le général Assimi Goïta et conceptualisée dans la <em>Vision Mali 2063</em>, se dessine le récit politique d’un pays qui entend rompre avec la dépendance, maîtriser ses ressources et affirmer une autonomie totale face aux institutions régionales et internationales, aux visées «&nbsp;<em>capitalistes et impérialistes</em>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis les sanctions «&nbsp;<em>injustes, illégales, illégitimes et inhumaines&nbsp;</em>» de la CEDEAO et de l’UEMOA en 2022, le discours de la «&nbsp;<em>souveraineté retrouvée&nbsp;</em>» est devenu le cœur de la rhétorique d’État. Mais loin des simples discours, le gouvernement malien tente de la traduire dans les faits. Trois grandes centrales solaires, des corridors routiers réhabilités, un nouveau Code minier et des appuis multiformes au secteur agricole sont à rappeler. Ces initiatives permettront, sans nul doute, au pays de se hisser au rang des nations les plus émergents. On peut articuler ces projets, présentés comme les piliers d’un Mali «&nbsp;<em>maître de son destin&nbsp;</em>», autour de trois axes structurants : <em>Yeelen Kura</em> (l’électrification nationale), <em>Farafinna Jigine</em> (la souveraineté alimentaire) et la réforme du secteur minier.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-energie-comme-etendard-de-l-autonomie"><strong>L’énergie comme étendard de l’autonomie</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les centrales solaires de Sanankoroba, Safo et Tiakadougou-Dialakoro, d’une capacité cumulée de 400 mégawatts, constituent le symbole le plus visible du nouveau cap Mali. Fruit de partenariats diversifiés avec la Russie et la Chine, ces infrastructures traduisent la volonté inébranlable du Mali de sortir de la dépendance énergétique, alors que 70 % de sa production reposait encore récemment sur le thermique. Surtout, la clause selon laquelle la centrale de Sanankoroba reviendra intégralement à l’État malien au bout de dix ans illustre une ambition de «&nbsp;<em>reprise de souveraineté progressive</em>&nbsp;», rare en Afrique de l’Ouest, post-indépendance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On peut inscrire cette transition énergétique dans un programme plus vaste, qu’on pourrait appeler <em>Yeelen Kura </em>(lumière nouvelle). Pour le gouvernement, la lumière n’est plus seulement une question de kilowattheures, mais un acte politique : «&nbsp;<em>éclairer le Mali&nbsp;</em>» devient synonyme d’émancipation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’autre pilier de cette reconquête se joue sur le terrain des routes. La modernisation de la RN27 entre Bamako et Koulikoro, financée à plus de 33 milliards de FCFA, ou encore la réhabilitation du corridor Bamako–Dakar soutenue par la Banque mondiale, participent de&nbsp; l’effort stratégique de désenclaver un pays continental et maîtriser ses voies d’accès commerciales. Derrière le bitume, se lit une géopolitique du transit, à savoir contrôler les routes, pour contrôler les flux de richesses et affirmer son poids dans la région.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-mines-nouveau-levier-du-pouvoir-economique"><strong>Les mines, nouveau levier du pouvoir économique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Adopté en août 2023, le nouveau Code minier renforce considérablement la part de l’État malien dans l’exploitation des ressources : 35 %, dont 10 % gratuits. La réforme du «&nbsp;<em>contenu local&nbsp;</em>», votée en 2025, oblige désormais les compagnies étrangères à recruter, former et sous-traiter localement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les autorités de la transition, il s’agit de rompre avec des décennies d’exploitation «&nbsp;<em>sans retombées&nbsp;</em>». Les mines doivent financer l’économie réelle. La mine d’or de Sadiola, exploitée par la société canadienne Allied Gold, servira de test grandeur nature . Pour la première fois, un site en activité sera soumis intégralement au nouveau cadre légal.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Moins visible mais tout aussi décisif, les autorités maliennes de la Transition ambitionne de faire du Mali «&nbsp;<em>Farafinna Jigine&nbsp;» </em>(le grenier d’Afrique). Cet ambitieux projet se traduit par les efforts inlassables consentis en faveur de la promotion de l’agriculture et de son industrialisation. On se souvient des nombreuses initiatives du président de la transition, en faveur des agriculteurs, à travers notamment la subvention des intrants agricoles mais aussi de la hausse progressive, d’année en année, du prix d’achat du coton ainsi que la relance de certaines usines de transformation à l’arrêt depuis des années. Aussi faut-il rappelé la remise de distinction honorifiques aux paysans et éleveurs de la région de Sikasso en 2024.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le but de ces nombreuses initiatives est d’assurer une autarcie alimentaire pour le Mali et par ricochet toute la sous-région. Elles visent non seulement&nbsp; l’autosuffisance céréalière mais aussi la valorisation des filières agricoles traditionnelles (coton, riz, lait). Dans la logique gouvernementale, la souveraineté ne se limite pas à produire de l’électricité ou de l’or. Elle consiste à garantir la capacité du pays à nourrir son peuple sans dépendre des importations. Produire et consommer local est l’ambition des autorités de la transition, qui tiennent à mettre un terme à la politique impérialiste qui fait du Mali un pays consommateur et non transformateur de ses productions.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-strategie-de-souverainete-multipolaire"><strong>Une stratégie de souveraineté multipolaire</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Derrière les chantiers se profile une géopolitique nouvelle. En diversifiant ses partenaires (Russie, Chine, Turquie, voire BRICS), Bamako cherche à sortir de l’orbite des institutions occidentales. Le choix du nucléaire civil russe et des partenariats solaires chinois s’inscrit dans la doctrine de « <em>Coopérer sans s’aligner&nbsp;</em>». Cette orientation s’accompagne d’un discours culturel qui a fait de 2025<em>&nbsp;l’«&nbsp;Année de la Culture&nbsp;</em>», dans le but de relier souveraineté économique et réhabilitation identitaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, le tableau reste fragile. Le pays demeure frappé par une crise sécuritaire endémique dans le nord et le centre. Ce qui ralentit plusieurs chantiers. Les coupures d’électricité persistent, et la dette publique pèse sur les finances nationales. Mais la rhétorique officielle demeure inébranlable. Le pouvoir entend bâtir malgré la guerre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les «&nbsp;<em>routes de la souveraineté&nbsp;</em>» symbolisent donc autant une volonté de rupture qu’un pari risqué : celui d’un État qui veut faire de l’économie une arme de dignité. Car le président Goïta reste convaincu qu’il «<em>&nbsp;ne saurait y avoir de développement sans sécurité et il ne saurait y avoir de sécurité sans développement&nbsp;</em>». Reste une question : cette souveraineté, bâtie sur des financements extérieurs et des partenariats multipolaires, peut-elle être véritablement «&nbsp;<em>retrouvée</em>&nbsp;» ? Ou n’est-elle qu’une nouvelle forme d’interdépendance, simplement déplacée d’un pôle à un autre ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour l’heure, le Mali trace ses routes, érige ses centrales et refonde ses lois. Qu’elles mènent à l’autonomie ou à un nouvel équilibre de dépendances reste à voir. Mais une chose est sûre : Bamako ne veut plus subir l’histoire, elle veut la construire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
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		<title>Burkina Faso : Ibrahim Traoré fait de 2026 l’année de la transformation économique et industrielle</title>
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		<pubDate>Fri, 02 Jan 2026 08:03:15 +0000</pubDate>
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<p>Le capitaine Traoré met l'accent sur la transformation économique et industrielle du Burkina Faso. Lisez les détails ici.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans son discours de Nouvel An, le capitaine Ibrahim Traoré a placé la nouvelle année sous le signe de la transformation économique et industrielle. Après avoir consacré 2025 à la mise en place d’unités de production locales, le chef de l’État burkinabè a annoncé une accélération de l’industrialisation du pays en 2026, en s’appuyant sur une politique volontariste de soutien au secteur privé et à la transformation des matières premières.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>C’est en produisant et en transformant ce que nous produisons que nous pouvons devenir une nation puissante </em>», a affirmé le capitaine Traoré, avant de souligner l’importance stratégique de la transformation locale pour asseoir la souveraineté économique du Burkina Faso. En 2025, plusieurs unités industrielles ont vu le jour dans les secteurs de l’agroalimentaire, du textile et des produits miniers, soutenues par le Fonds burkinabè de développement économique et social (FBDES) et les banques publiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-reduction-de-la-dependance-du-pays-aux-exportations"><strong>La réduction de la dépendance du pays aux exportations</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement a également fusionné les mécanismes de financement en quatre grands fonds nationaux, destinés à accompagner les initiatives privées dans les domaines de la transformation et de l’agriculture. Cette rationalisation vise à renforcer l’efficacité du financement public et à canaliser les ressources vers les projets à fort impact économique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les projets phares, la première unité de transformation du coton burkinabè, longtemps exporté à l’état brut, sera opérationnelle en 2026. Le président du Faso a promis de poursuivre cette dynamique dans d’autres filières, afin de réduire la dépendance du pays aux exportations de matières premières non transformées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’année 2026 verra ainsi une hausse significative des investissements publics en faveur de l’industrialisation, avec un budget important dédié au financement des entreprises locales et des projets structurants. Cette orientation, fidèle au discours souverainiste du capitaine Traoré, traduit la volonté du Burkina Faso de rompre avec la dépendance économique et de bâtir un modèle productif centré sur les ressources nationales.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-appropriation-des-ressources-minieres-et-controle-strategique-de-l-or"><strong>Appropriation des ressources minières et contrôle stratégique de l’or</strong><br></h2>



<p class="wp-block-paragraph">En 2025, le secteur minier du Burkina Faso a connu des transformations profondes, portées par la volonté du gouvernement de reprendre la main sur l’exploitation nationale des ressources naturelles. Le capitaine Ibrahim Traoré a souligné que l’année écoulée avait été celle de « <em>l’appropriation de nos ressources minières</em> », marquée par la création de la Société de participation minière du Burkina Faso (SOPAMIB). Cette entreprise publique permet à l’État de détenir des parts dans plusieurs exploitations, tout en développant ses propres activités minières industrielles et semi-mécanisées.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">En parallèle, la Société nationale des substances précieuses (SONASP) a été mise en place afin de mieux encadrer le commerce aurifère et de réduire drastiquement les sorties d’or incontrôlées. Cette double stratégie vise à renforcer la souveraineté économique du pays et à garantir que la richesse minière profite directement au développement national plutôt qu’à des circuits informels.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-agriculture-elevage-et-energie-vers-une-autosuffisance-nationale"><strong>Agriculture, élevage et énergie : vers une autosuffisance nationale</strong><br></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan énergétique, l’année 2026 s’annonce décisive avec le lancement d’une initiative intégrée autour de l’eau et de l’énergie, destinée à généraliser l’accès à l’eau potable et à l’électricité sur l’ensemble du territoire. Déjà amorcés en 2025, plusieurs projets visent à réduire la dépendance énergétique du Burkina Faso et à atteindre l’autonomie dans ces domaines stratégiques. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Côté agriculture et élevage, le pays a franchi une étape majeure : l’autosuffisance alimentaire est désormais une réalité, selon le président du Faso. Des mesures de soutien — subventions d’intrants, labours gratuits, distribution de semences améliorées — ont permis d’accroître les rendements. La création de l’Office national des barrages et des aménagements hydro-agricoles (ONBAH) s’inscrit dans cette dynamique : chaque village devrait disposer à terme d’une retenue d’eau pour favoriser la culture irriguée et la production en continu. En parallèle, la pisciculture, l’élevage en stabulation et la production fourragère connaissent un essor rapide, soutenus par le programme « <em>Faso Guulgo </em>» et des campagnes massives de vaccination.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces efforts combinés traduisent la volonté du Burkina Faso de bâtir une économie agricole résiliente et souveraine, moteur d’une transformation structurelle du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Burkina Faso : Ibrahim Traoré invite les Afrodescendants à rejoindre le combat panafricain</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Nov 2025 08:22:29 +0000</pubDate>
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<p>Le retour des migrants ouvre la voie à des investissements dans les secteurs clés du Burkina Faso. En savoir plus sur cet événement. </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le président du Faso, Ibrahim Traoré, a rencontré le 7 novembre 2025 près de 700 Afrodescendants venus des États-Unis, d’Europe et des Caraïbes dans le cadre de l’événement « Bienvenue chez vous ». À cette occasion, il a annoncé la suppression de la condition financière pour obtenir la carte de résident permanent, tout en appelant la diaspora à s’engager dans la lutte panafricaine et à investir dans les secteurs clés du Burkina Faso.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis le 26 octobre, ces visiteurs séjournent à Ouagadougou pour un programme de plusieurs semaines consacré au rapprochement identitaire et à la redécouverte des racines africaines. Conférences, visites culturelles, rencontres communautaires et échanges institutionnels rythment leur séjour, dans une dynamique de réconciliation mémorielle et de construction d’un avenir commun.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-mesure-forte-pour-faciliter-le-retour-aux-racines"><strong>Une mesure forte pour faciliter le retour aux racines</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Lors de son allocution, le capitaine Traoré a salué l’engagement des participants, soulignant leur volonté affirmée de s’investir durablement au Burkina Faso. Il a exprimé sa reconnaissance envers cette diaspora qui, malgré les siècles de séparation, manifeste un attachement profond à la terre africaine et une volonté de contribuer à son développement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En geste concret d’ouverture et d’encouragement, le chef de l’État a annoncé la levée de la condition financière liée à la délivrance de la carte de résident permanent pour les Afrodescendants désireux de s’établir au Burkina Faso. Cette mesure, hautement symbolique, vise à lever les barrières administratives et à faciliter leur intégration dans le tissu national, en reconnaissance de leur droit au retour.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-appel-a-la-mobilisation-panafricaine"><strong>Un appel à la mobilisation panafricaine</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>Nous ne luttons pas pour le Burkina Faso seulement, nous luttons pour l’Afrique. Nous luttons pour l’Homme noir. Nous luttons pour la dignité de l’Afrique</em>&nbsp;», a déclaré le président Traoré, dans un discours empreint de conviction et de portée historique. Il a affirmé que le combat du Burkina Faso dépasse les frontières nationales et s’inscrit dans une dynamique panafricaine de libération, de souveraineté et de dignité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce message, porteur d’une vision transcontinentale, résonne comme un appel à l’unité des peuples africains et afrodescendants face aux défis contemporains. Il traduit une volonté de rupture avec les logiques de domination et d’aliénation, et invite à une mobilisation collective pour la reconstruction d’une Afrique libre, forte et solidaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-opportunites-concretes-pour-la-diaspora"><strong>Des opportunités concrètes pour la diaspora</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le capitaine Traoré a également exhorté les Afrodescendants et les peuples épris de liberté à s’associer à la lutte contre l’impérialisme, en rappelant la résistance historique des Africains face aux multiples adversités. Il a souligné que cette lutte ne saurait être menée uniquement sur le plan politique, mais qu’elle exige aussi une implication économique, culturelle et intellectuelle forte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette optique, le président du Faso a présenté les opportunités d’investissement offertes par le Burkina Faso dans plusieurs secteurs stratégiques, notamment l’agriculture, les infrastructures, le tourisme, les énergies renouvelables et les industries culturelles. Il a promis un accompagnement institutionnel et technique pour la concrétisation de projets économiques viables portés par les membres de la diaspora, dans une logique de partenariat gagnant-gagnant.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-message-salue-par-les-representants-de-la-diaspora"><strong>Un message salué par les représentants de la diaspora</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">S’exprimant au nom de la délégation, Dr Arikana Chihombori-Quao, ancienne ambassadrice de l’Union africaine aux États-Unis et figure emblématique du panafricanisme, a salué la vision du capitaine Traoré. Elle l’a qualifié de premier chef d’État contemporain à appeler officiellement la diaspora africaine à un retour aux sources, à travers son message «&nbsp;<em>Back to your roots</em>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Dr Chihombori-Quao, ce geste marque une rupture avec les politiques passées souvent marquées par l’indifférence ou la méfiance envers la diaspora. Elle a souligné que cette invitation ouvre une nouvelle ère de réconciliation, de reconstruction collective et de renaissance africaine, où les enfants dispersés du continent peuvent enfin retrouver leur place dans l’histoire et le développement de l’Afrique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-burkina-faso-carrefour-de-la-renaissance-africaine"><strong>Le Burkina Faso, carrefour de la renaissance africaine</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’événement «&nbsp;<em>Bienvenue chez vous</em>&nbsp;» s’inscrit dans une dynamique de réappropriation identitaire, de coopération Sud-Sud et de diplomatie culturelle. Il répond aux aspirations profondes de nombreux Afrodescendants à renouer avec leur héritage africain, à contribuer au développement du continent et à participer à la construction d’un avenir commun fondé sur la mémoire, la dignité et la solidarité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À travers cette rencontre historique, le Burkina Faso se positionne comme un carrefour de la renaissance africaine, un espace de convergence des mémoires et des projets, où les blessures du passé peuvent se transformer en forces pour l’avenir. Le message du capitaine Traoré, porté par une vision panafricaine audacieuse, pourrait bien marquer le début d’un mouvement global de retour, d’investissement et de solidarité entre l’Afrique et sa diaspora mondiale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>BNDA, 100 % malienne : Paris se retire, Bamako avance</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 Aug 2025 13:02:36 +0000</pubDate>
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<p>Le Mali tourne une page avec l'achat des parts de la BNDA, affirmant sa souveraineté économique dans un contexte diplomatique tendu.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>En rachetant les parts de l’Agence Française de Développement dans la BNDA,&nbsp;</em></strong><strong><em>le Mali&nbsp;tourne une page vieille de quarante ans. Un geste financier en apparence, un acte politique en réalité : celui d’un État qui, dans un contexte de refroidissement diplomatique avec Paris, revendique la pleine propriété d’un outil stratégique pour son monde rural.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Mercredi 13 août 2025, sous les plafonds sobres mais chargés d’histoire du palais de Koulouba, le Conseil des ministres a tenu sa session ordinaire. Aux commandes, le Général d’Armée Assimi Goïta a présidé la séance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au menu, un dossier qui fleure bon la souveraineté économique : la Banque Nationale de Développement Agricole (BNDA). Née il y a quarante-quatre ans, à une époque où le Mali croyait encore au miracle du coton et aux coopératives villageoises, l’institution s’est taillé une place à part dans l’architecture financière du pays. Mission affichée : irriguer de crédits le monde rural, des champs de mil aux pirogues de pêcheurs, de l’habitat villageois aux ateliers d’artisans, en passant par la transformation et la commercialisation des produits agricoles.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-reprendre-la-main-sur-les-leviers-economiques"><strong>« Reprendre la main » sur les leviers économiques</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Jusqu’ici, son capital de 61,6 milliards de francs CFA était détenu aux trois quarts par l’État malien (77,33 %) et, pour le reste, par l’Agence Française de Développement (AFD), cet allié discret mais décisif qui aime autant les bilans comptables que les diagnostics macroéconomiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Or, coup de théâtre feutré. L’AFD a décidé de se retirer du capital, invoquant une stratégie de long terme où elle se rêve davantage prêteur que copropriétaire. Le pacte d’actionnaires prévoyait ce droit de sortie conjointe ; Bamako a dit oui. Et pas un oui hésitant. L’État rachète la totalité des parts de l’Agence, faisant passer sa participation à 100 %.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un projet de décret, adopté séance tenante, scelle l’affaire et détaille les modalités de libération de ces nouvelles actions. Plus qu’un simple réaménagement de capital, un symbole : celui d’une institution désormais entièrement nationale, dans un contexte où la tentation de «&nbsp;<em>reprendre la main</em>&nbsp;» sur les leviers économiques se conjugue de plus en plus souvent au présent de l’indicatif.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali — Égypte : une coopération bilatérale renforcée au service du développement partagé</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 25 Jul 2025 08:06:48 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La visite du ministre égyptien au Mali marque une avancée dans la coopération bilatérale au service du développement commun.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans le cadre du renforcement des relations d’amitié et de coopération entre le Mali et l’Égypte, Badr Ahmed Mohamed ABDELATTY, ministre des Affaires étrangères, de l’Émigration et des Expatriés de la République Arabe d’Égypte, a effectué une visite d’amitié et de travail à Bamako les 23 et 24&nbsp;juillet 2025. Cette mission de haut niveau, à la tête d’une importante délégation d’opérateurs économiques égyptiens, était également porteuse d’un message de Son Excellence Monsieur Abdel Fattah AL-SISSI, président de la République arabe d’Égypte, à l’endroit des plus hautes autorités maliennes.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette visite marque une étape significative dans l’approfondissement des relations entre les deux pays, venant en écho à celle qu’avait effectuée le ministre des Affaires étrangères, Abdoulaye DIOP, au Caire en décembre 2024. Objectif commun était d’insuffler une dynamique nouvelle à une coopération déjà jugée exemplaire dans plusieurs domaines stratégiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-rencontre-economique-de-haut-niveau"><strong>Une rencontre économique de haut niveau</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le point d’orgue de cette visite fut l’organisation d’un Forum économique regroupant de nombreux hommes d’affaires maliens et égyptiens. Ce cadre d’échange a permis aux acteurs économiques des deux pays d’identifier des opportunités concrètes de partenariat, notamment dans les secteurs prioritaires comme les énergies renouvelables, les mines, l’agriculture, les infrastructures ou encore la santé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les ministres DIOP et ABDELATTY ont ensuite présidé une séance de travail bilatérale, élargie aux membres de leurs délégations respectives. À cette occasion, les deux parties ont exprimé leur satisfaction quant à l’excellence de leurs relations bilatérales et à la convergence de leurs vues sur les questions régionales et internationales d’intérêt commun. Elles ont convenu de dynamiser davantage leur coopération en misant sur des projets concrets, porteurs de croissance inclusive et durable.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-vers-des-projets-structurants-et-une-cooperation-technique-renforcee"><strong>Vers des projets structurants et une coopération technique renforcée</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les projets majeurs évoqués figurent la réalisation d’une industrie pharmaceutique au Mali ainsi que la construction d’un hôpital de 4e&nbsp;référence, un projet ambitieux qui répondrait à des besoins cruciaux en matière de santé publique. D’autres axes stratégiques, tels que le renforcement des capacités, les technologies de l’information et de la communication, ont également été abordés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le volet sécuritaire n’a pas été en reste. Le ministre DIOP a réitéré la reconnaissance du Mali à l’endroit de l’Égypte pour sa contribution notable à la paix, notamment à travers le sacrifice humain de ses contingents dans le cadre de la MINUSMA. Il a salué l’approche pragmatique de la coopération militaire entre Bamako et Le Caire, particulièrement en ce qui concerne le soutien à l’opérationnalisation des forces armées maliennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les deux parties ont également échangé sur la situation sécuritaire dans la région sahélienne, marquée par des menaces persistantes. Elles ont mis l’accent sur le rôle important que joue la Confédération des États du Sahel (CES) dans la lutte contre le terrorisme et pour la stabilité régionale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-volonte-commune-d-aller-plus-loin"><strong>Une volonté commune d’aller plus loin</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">En vue d’assurer un suivi efficace des engagements pris, les deux ministres ont souligné la nécessité de mettre en place un comité technique conjoint. Ils ont également convenu d’organiser dans les plus brefs délais une nouvelle session de la Commission mixte de coopération, pour matérialiser les projets identifiés et définir de nouvelles perspectives d’action.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La visite s’est conclue par la signature d’un Mémorandum d’entente entre le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale et son homologue égyptien. Cet accord prévoit la tenue régulière de consultations diplomatiques et politiques sur des questions bilatérales, régionales et internationales. Il symbolise la volonté partagée des deux pays de porter leur partenariat à un niveau supérieur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, la visite de la délégation égyptienne à Bamako aura été un jalon de plus vers une coopération stratégique, équilibrée et résolument tournée vers le développement commun des deux peuples.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>BCID-AES : le souffle nouveau des économies du Sahel</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 22 May 2025 15:17:39 +0000</pubDate>
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<p>La Banque Confédérale pour l'Investissement et le Développement (BCID AES) propulse le Mali, le Burkina Faso et le Niger vers l'avenir.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La Confédération des États du Sahel (AES), regroupant le Mali, le Burkina Faso et le Niger, s&rsquo;apprête à écrire un nouveau chapitre de son histoire économique. Une annonce majeure a été faite mercredi 21 mai 2025 à Bamako, à savoir, la création imminente de la Banque Confédérale pour l&rsquo;Investissement et le Développement (BCID AES). Cette initiative ambitieuse, révélée par Alousseni Sanou, ministre de l&rsquo;Économie et des Finances, marque une volonté forte de l&rsquo;AES de prendre en main son destin financier et de stimuler un développement autonome et intégré.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;annonce est intervenue lors de l&rsquo;ouverture d&rsquo;une réunion cruciale des experts de la Confédération, axée sur l&rsquo;opérationnalisation des actions prioritaires de l&rsquo;AES, au Centre International de Conférences de Bamako. Le ministre Sanou a souligné la mission fondamentale de la future BCID AES : «&nbsp;<em>mobiliser des ressources financières à grande échelle en vue de soutenir le développement de nos infrastructures essentielles, énergie, transport, agriculture, entre autres</em>&nbsp;».</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-instrument-financier-au-service-du-developpement-regional"><strong>Un instrument financier au service du développement régional</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Loin d&rsquo;être une simple décision politique, la création de cette banque est perçue comme une «&nbsp;<em>réponse pragmatique et stratégique aux défis économiques de notre Confédération&nbsp;</em>», a-t-il affirmé, rappelant le «&nbsp;<em>potentiel immense de croissance et de développement&nbsp;</em>» des États membres. L&rsquo;idée de la BCID AES est née d&rsquo;une prise de conscience collective de la nécessité pour les pays de l&rsquo;AES de mutualiser leurs forces pour surmonter les obstacles économiques et accélérer leur progression.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un contexte régional et international en constante évolution, se doter d&rsquo;un instrument financier propre est une démarche cruciale pour garantir la souveraineté et la résilience économique. La banque aura un rôle central dans le financement de projets structurants, essentiels à l&rsquo;amélioration des conditions de vie des populations et à la diversification des économies locales.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-des-discussions-d-experts-pour-une-concretisation-rapide"><strong>Des discussions d&rsquo;experts pour une concrétisation rapide</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">La rencontre des experts, qui a débuté ce mercredi, s&rsquo;inscrit pleinement dans la feuille de route pour l&rsquo;opérationnalisation de la BCID AES. Ces discussions techniques et stratégiques sont un préalable indispensable à la concrétisation de ce projet d&rsquo;envergure. Elles visent à définir les mécanismes de fonctionnement de la banque, ses structures de gouvernance, et les modalités de mobilisation des capitaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, le succès de la BCID AES ne sera pas acquis sans efforts. Le ministre Sanou a insisté sur les conditions nécessaires à sa pleine réussite. «&nbsp;<em>La suite de l&rsquo;implantation de la Banque confédérale dépendra de notre capacité à travailler ensemble, à mettre en place des structures de gouvernance efficaces et à garantir la rigueur et la transparence dans l&rsquo;application et la mise en œuvre des décisions adoptées&nbsp;</em>». Cet appel à la collaboration et à la bonne gouvernance est un message fort, rappelant l&rsquo;importance de la synergie entre les États membres et de la confiance mutuelle pour bâtir un édifice financier solide et durable.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-vers-un-espace-economique-integre"><strong>Vers un espace économique intégré</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Cette initiative marque une avancée significative dans le processus de construction d&rsquo;un espace économique intégré au sein de l&rsquo;AES. Au-delà du simple financement de projets, la BCID AES est appelée à accompagner les réformes nécessaires à l&rsquo;harmonisation des politiques économiques et financières des États membres. Cette harmonisation est cruciale pour créer un environnement propice aux investissements et favoriser la libre circulation des biens, des services et des capitaux au sein de la Confédération.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La réunion des experts sera suivie, ce jeudi, par une rencontre des ministres en charge de l&rsquo;économie de l&rsquo;espace confédéral, également à Bamako. Cette réunion ministérielle sera l&rsquo;occasion de valider les propositions des experts et de prendre des décisions concrètes pour le démarrage effectif de la BCID AES.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">En conclusion, le ministre Sanou a exprimé la détermination de l&rsquo;AES à mener à bien ce projet historique. «&nbsp;<em>Les chefs d’État nous engagent. Les peuples attendent. Nous ne pouvons que nous mobiliser pour réussir ce pari décisif pour l’avenir de notre confédération</em>&nbsp;». La création de la Banque Confédérale pour l&rsquo;Investissement et le Développement est plus qu&rsquo;un simple projet financier ; c&rsquo;est un symbole fort de la résilience, de l&rsquo;autonomie et de l&rsquo;ambition des États de l&rsquo;Alliance du Sahel à bâtir un avenir prospère et solidaire pour leurs peuples.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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