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	<title>Archives des agriculture sahélienne &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Sahel : le climat en embuscade, l’État debout</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Jul 2025 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Billet d'humeur]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Loin d’être les maillons faibles d’un Sahel en crise, ces États redéfinissent, à leur manière, les contours d’une souveraineté face à une menace silencieuse : le dérèglement climatique.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Face au chaos climatique et à l’indifférence internationale, le Mali, le Burkina Faso et le Niger choisissent de tenir bon. Loin d’être les maillons faibles d’un Sahel en crise, ces États redéfinissent, à leur manière, les contours d’une souveraineté face à une menace silencieuse : le dérèglement climatique.</em></strong></p>



<p><strong><em>« C’est un horrible et incroyable charnier à ciel ouvert. Des morts et des mourants y sont entassés les uns sur les autres. Certains corps sont enflés au point d’éclater, d’autres se vident de leur contenu, entourés de membres et de chairs éparpillés que se disputent des vautours. »</em></strong><strong><em></em></strong></p>



<p>Cette phrase, terrible, glaçante, n’est pas tirée d’un roman d’apocalypse. Elle est signée d’Amadou Hampâté Bâ, mémoire vive de l’Afrique sahélienne, témoin de la famine de 1914. Une famine née d’un hivernage raté, d’un été sans pluie. Un siècle plus tard, l’histoire, comme un relent de sable chaud et de poussière amère, semble bégayer.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-menace-permanente"><strong>Une menace permanente</strong></h2>



<p>Dans cette partie du monde que certains continuent d’appeler «&nbsp;<em>bande sahélienne</em>&nbsp;» comme on nomme un front oublié, le vent ne souffle plus comme avant. Il brûle. Il emporte les récoltes, fissure les terres, et s’infiltre jusque dans les fondations fragiles des États. Et pourtant, malgré le sable dans les yeux et l’indifférence dans les oreilles, certains gouvernements ont décidé de tenir.</p>



<p>Le Mali, le Burkina Faso, le Niger — trois pays souvent réduits à des acronymes de crise, à des titres d’alerte sur les chaînes d’info. Trois nations qui, ces dernières années, ont osé rompre avec l’ordre établi. On peut en discuter les méthodes, mais pas le diagnostic. Leurs peuples étouffaient sous un double joug — celui d’un terrorisme rampant, et celui, plus insidieux encore, d’un système économique et sécuritaire international aussi distant qu’inefficace.</p>



<p>Car pendant qu’à Paris ou à Bruxelles on découvrait, avec un temps de retard et une pudeur hypocrite, que le climat pouvait tuer, les villageois de Mopti, de Dori ou de Tillabéri le savaient déjà depuis longtemps. Chez eux, la météo n’est pas une rubrique. C’est une menace permanente. Des pluies qui inondent, quand elles ne se font pas attendre. Des récoltes qui disparaissent, des troupeaux sans herbe, des puits sans fond.</p>



<p>Et dans cet enfer lent, les États sahéliens ont choisi de ne plus tendre la main, mais de retrousser leurs manches. D’assumer leur solitude stratégique. De réorienter leur souveraineté vers ce qui compte : la terre, l’eau, la survie.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-climat-une-question-de-souverainete"><strong>Le climat, une question de souveraineté</strong></h2>



<p>On leur reproche leurs ruptures diplomatiques, leur défiance vis-à-vis de certains partenaires. Mais a-t-on seulement respecté leurs alertes ? Depuis des années, ils crient famine climatique, chaos agricole, démographie en surchauffe. En réponse ? Des financements à la petite cuillère, des troupes étrangères à l’efficacité douteuse, et des sommets à huis clos où l’Afrique est invitée… à se taire.</p>



<p>Alors oui, ces pays ont fait des choix. Et ces choix ont un coût. Mais qui peut leur en vouloir d’avoir voulu redevenir maîtres d’un destin que le climat lui-même s’évertue à leur arracher ?</p>



<p>Il faudra bien, un jour, lire l’histoire autrement. Voir dans ces ruptures non pas des caprices politiques, mais des tentatives — désespérées parfois, courageuses souvent — de tenir tête à une tragédie globale qui les frappe de plein fouet.</p>



<p>Le Sahel ne plie pas. Il résiste. À sa manière. Et les États qu’on croyait faillis sont debout, seuls peut-être, mais lucides. Car ils savent, mieux que quiconque, que le climat n’est pas qu’une question de degrés. C’est une question de souveraineté.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Enquête — Sécheresse 2024-2025 : dans les campagnes maliennes, la revanche des terroirs</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 30 May 2025 09:34:50 +0000</pubDate>
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<p>Face à la sécheresse au Mali 2024-2025, les communautés rurales adaptent leurs pratiques. Découvrez cette résilience salutaire.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Alors que le ciel se ferme, que les nuages désertent les savanes, les campagnes maliennes, elles, s’organisent. Dans un pays faisant face à de longues périodes de sécheresse, l’espoir renaît des sillons. Moisson d’adaptation dans un Sahel en surchauffe.</em></strong></p>



<p>Il est des silences plus éloquents que les cris. Celui qui plane, asséché, sur les terres de Koula ou de Ménaka n’est pas celui d’un abandon, mais d’une métamorphose. La sécheresse, qui ravage le Mali rural en cette année 2024-2025, aurait pu signifier la fin. Elle devient le commencement d’autre chose. D’une nouvelle grammaire agraire, où l’on conjugue résilience, innovation et transmission.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-thermometre-s-affole-mais-la-terre-pense"><strong>Le thermomètre s’affole, mais la terre pense.</strong></h3>



<p>Depuis plusieurs mois, les chiffres font frémir&nbsp;: +1,5&nbsp;°C au-dessus des moyennes globales, des précipitations en chute libre, des événements extrêmes de plus en plus fréquents. Le nord-est du pays, de Ménaka à Gao, revit les cauchemars de 1984, mais cette fois, les villages ne se contentent pas de survivre. Ils inventent.</p>



<p>À Koula, dans la région de Ségou, <a href="https://www.iaea.org/fr/newscenter/news/mali-des-agriculteurs-sadaptent-au-changement-climatique-et-ameliorent-lutilisation-de-leau-le-rendement-des-cultures-et-leurs-moyens-dexistence-grace-a-des-techniques-nucleaires" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’agriculture</a> n’a plus rien de rudimentaire. Elle écoute la météo, elle scrute les sols, elle lit les données. Les <a href="https://www.revue-rasp.org/index.php/rasp/article/view/438" target="_blank" rel="noreferrer noopener">paysans sèment</a> désormais des semences calibrées pour résister à l’aridité. Ils compostent, planifient, récupèrent. Surtout, ils irriguent… mais avec parcimonie. Grâce à un projet combinant techniques agricoles et savoirs nucléaires, 500 petits exploitants, en majorité des femmes, ont vu leurs rendements croître de 37 %, tout en réduisant de 43 % leur consommation d’eau.</p>



<p>Le miracle a un nom&nbsp;: la science alliée à l’expérience. Et un symbole&nbsp;: le retour de la tomate. Culture abandonnée faute d’eau, elle renaît dans les champs transformés en serres. Elle est l’image de la reconquête.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-les-nomades-en-sursis"><strong>Les nomades en sursis</strong></h3>



<p>Mais l’histoire n’est pas uniforme. Au nord, dans <a href="https://www.vivafrik.com/2018/07/14/la-secheresse-au-mali-pousse-les-eleveurs-a-la-transhumance-vers-le-niger-a18309.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’épure désolée de Ménaka</a>, les éleveurs, eux, sont à l’os. Là où paissaient des milliers de têtes, seule une centaine de dromadaires et de moutons attendent sous un soleil vertical. Le bétail ne vaut plus rien : -30 % en moyenne, jusqu’à -50 % en période de soudure. Certains fuient. Vers le Niger, vers une herbe plus verte qui tarde à venir.</p>



<p>Le <a href="https://reliefweb.int/report/mali/mali-le-pastoralisme-un-mode-de-vie-ancestral-en-danger-0" target="_blank" rel="noreferrer noopener">pastoralisme sahélien</a>, pilier économique et culturel, vacille. « <em>Nos troupeaux meurent, et avec eux notre mode de vie </em>», souffle Arrab, berger peul du Liptako-Gourma. Un mode de vie ancestral, rongé par la sécheresse autant que par l’indifférence.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-l-etat-enfin-stratege"><strong>L’État, enfin stratège</strong></h3>



<p>Depuis 2021, l’État malien tente une riposte systémique avec son <a href="https://www.unccd.int/sites/default/files/country_profile_documents/PLAN%20SECHERESSE%20DU%20MALI%20VERSION%20FINALE.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Plan national sécheresse</a>. Objectif : anticiper, prévenir, répondre. Au cœur de ce plan, une conviction : seule une approche intégrée, mêlant météorologie, législation, genre et équité peut tenir tête à la nature déréglée.</p>



<p>Le réseau de « <em>paysans-relais</em> », équipé de radios et de thermomètres, transmet les données du terrain à la cellule météorologique nationale. Douze heures plus tard, les bulletins reviennent, convertis en consignes concrètes. C’est le nerf du dispositif&nbsp;: réconcilier l’État et le paysan par la circulation de l’information.</p>



<p>Pendant ce temps, les ONG creusent. Littéralement. <a href="https://www.associationforagessahel.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">L’association Forages Sahel</a>, présente depuis 1983, a déjà équipé 160 000 villageois en accès à l’eau, grâce à 400 infrastructures hydrauliques, moins que le nombre de forages installés par le président de la transition, le général Assimi Goïta, entre 2021 et 2025. Au total, plus de 400 forages dans le cadre de ses œuvres sociales.  Ce n’est pas une goutte d’eau dans l’océan : c’est une révolution douce qui redessine le quotidien des villages.</p>



<p>Et à Koula, l’aide matérielle continue de faire la soudure. Sans elle, nombre de paysans auraient déserté leurs terres pour les villes.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-science-savoir-et-semences"><strong>Science, savoir et semences</strong></h3>



<p>La clé, c’est l’hybridation&nbsp;: entre savoirs traditionnels et sciences de pointe. À Koula, on utilise la mémoire des anciens pour lire les nuages, mais aussi les isotopes pour mesurer l’évapotranspiration. C’est cette double lecture du monde — ancestrale et moderne — qui sauve.</p>



<p>Et mieux encore&nbsp;: les paysans formés deviennent à leur tour des formateurs. Ils transmettent, adaptent, améliorent. L’innovation devient contagieuse. Le progrès, viral.</p>



<p>Le Mali, habitué à être cité comme terrain de crise, devient peut-être, paradoxalement, une matrice d’innovation. Un laboratoire sahélien. Bien sûr, les défis restent colossaux. L’élevage agonise dans certaines zones. Les migrations climatiques se multiplient. Les ressources de l’État sont limitées.</p>



<p>Mais dans le chaos climatique, il y a cette lumière obstinée&nbsp;: celle d’un pays qui refuse de céder. Le futur n’est pas à Bamako. Il est dans les champs silencieux de Koula. Dans les puits profonds de Ménaka. Dans la main calleuse du paysan qui, face au ciel muet, continue de semer.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Chronique – Sahel : la revanche de l’eau</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Apr 2025 07:29:40 +0000</pubDate>
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<p>Face aux crises mondiales, les pays du Sahel misent sur l’irrigation pour renforcer la sécurité alimentaire et l’autonomie agricole d’ici 2035.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>En Afrique, les symboles ne manquent pas. Mais il en est un, discret et pourtant fondamental, qui a fait son grand retour sur la scène sahélienne à Dakar, début avril : l’eau. Pas l’eau potable, sujet déjà dramatique en soi, mais l’eau irriguée, maîtrisée, domptée, canalisée. Celle qui fait pousser le mil, survivre le bétail et, surtout, reculer la pauvreté.</em></strong></p>



<p>Dix ans après une première Déclaration sur l’irrigation au Sahel, six pays – Mali, Burkina Faso, Niger, Tchad, Mauritanie, Sénégal – se sont retrouvés à Dakar pour clamer haut et fort une ambition longtemps reléguée au second plan : mettre un million d’hectares de terres en irrigation complète d’ici 2035.</p>



<p>On pourrait y voir un voeu pieux de plus. Un «&nbsp;<em>plan de plus</em>&nbsp;», diront les cyniques. Ce serait une erreur.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-souverainete-alimentaire-face-aux-diktats-du-commerce-international"><strong>La souveraineté alimentaire face aux diktats du commerce international</strong></h3>



<p>Car, dans un monde où le riz thaïlandais double de prix en six mois, où les cargos ukrainiens peinent à franchir la mer Noire, l’Afrique de l’Ouest n’a plus le luxe d’attendre. Elle ne peut plus confier sa sécurité alimentaire aux fluctuations du marché international, ni à la générosité des bailleurs. Elle doit, comme le dit si bien le Secrétaire Exécutif du CILSS, Dr Abdoulaye Mohamadou, «&nbsp;<em>sortir du paradigme de l’importation alimentaire</em>&nbsp;». Traduction : cultiver pour manger. Et irriguer pour cultiver.</p>



<p>À Dakar, les ministres ont donc fait plus que discourir. Ils ont signé une nouvelle Déclaration. Ils ont listé les priorités. Ils ont parlé financement. Gouvernance. Résilience climatique. Contribution des agriculteurs. Et, pour une fois, ils ont aussi parlé coopération régionale — et non de frontières hermétiques.</p>



<p>Car c’est bien là que se joue l’enjeu géopolitique de cette transformation agricole. En investissant dans l’irrigation, les États sahéliens ne cherchent pas seulement à nourrir leurs populations. Ils cherchent à stabiliser leurs territoires. À créer de l’emploi. À rendre caduques les promesses des groupes armés. À montrer qu’un État peut exister autrement que par les casernes. À imposer, aussi, une certaine souveraineté alimentaire face aux diktats d’un commerce international inégal.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-sahel-ne-veut-plus-etre-le-ventre-mou-du-continent"><strong>Le Sahel ne veut plus être le ventre mou du continent</strong></h3>



<p>Cela suppose, bien sûr, des ressources. Des dizaines de milliards de francs CFA, que les États seuls ne peuvent mobiliser. D’où l’appel lancé au secteur privé, aux bailleurs, aux investisseurs : venez planter vos tuyaux, vos pompes solaires et vos systèmes goutte-à-goutte, mais venez avec une vision. Celle d’une Afrique qui se nourrit elle-même.</p>



<p>Dans cette Afrique-là, le Sahel ne veut plus être le ventre mou du continent. Il entend devenir le grenier. Une ambition audacieuse, mais pas illusoire. Les technologies existent. Les terres aussi. Les bras ne manquent pas. Seule la volonté politique devait suivre. Elle semble enfin s’éveiller.</p>



<p>Alors oui, les 285 000 hectares irrigués depuis 2013 sont bien en-deçà de l’objectif. Mais l’eau, comme la politique, a besoin de temps pour creuser son lit.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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