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	<title>Archives des agriculture malienne &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Agriculture au Mali : Assimi Goïta dévoile les mesures clés pour la campagne agricole 2026</title>
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		<pubDate>Tue, 09 Jun 2026 15:28:46 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Réuni à Koulouba, le Conseil supérieur de l’agriculture a adopté les orientations de la campagne agricole 2026. Subventions aux engrais, soutien au coton et souveraineté alimentaire sont au cœur de la stratégie du Mali.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Réuni à Koulouba à l&rsquo;approche de la campagne agricole 2026, le Conseil supérieur de l&rsquo;agriculture a fixé les grandes orientations du secteur. Entre subventions renforcées, soutien aux filières stratégiques et ambition de souveraineté alimentaire, les autorités maliennes affichent leur volonté de faire de l&rsquo;agriculture l&rsquo;un des piliers du « Mali Kura ».</em></strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À quelques semaines du lancement de la campagne agricole 2026, les autorités maliennes ont voulu envoyer un signal fort au monde rural. Réuni mardi 9 juin au palais de Koulouba sous la présidence du général d&rsquo;armée Assimi Goïta, le Conseil supérieur de l&rsquo;agriculture (CSA) a dessiné les contours d&rsquo;une nouvelle offensive en faveur de la production agricole nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Instituée par la Loi d&rsquo;orientation agricole, cette rencontre annuelle rassemble les principaux acteurs du secteur : gouvernement, organisations professionnelles, chambres d&rsquo;agriculture et représentants des filières de production. Un rendez-vous devenu stratégique dans un pays où l&rsquo;agriculture demeure le principal pourvoyeur d&#8217;emplois et de revenus pour une large partie de la population.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L&rsquo;agriculture au cœur du projet de refondation</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son intervention, le président de la Transition a placé l&rsquo;agriculture au centre du projet de transformation économique porté par les autorités maliennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>C&rsquo;est grâce au courage, à la résilience et à la détermination des producteurs que nous relevons progressivement le défi de la transformation et de la modernisation de notre agriculture</em>&nbsp;», a déclaré Assimi Goïta devant les participants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le chef de l&rsquo;État a réaffirmé sa volonté de faire du secteur agricole un moteur de croissance, de création de richesses et de stabilité sociale. Une ambition qui s&rsquo;inscrit dans la Vision 2063 du Mali et dans la Stratégie nationale pour l&rsquo;émergence et le développement durable (SNEDD 2024-2033), dont l&rsquo;un des axes majeurs repose sur le développement des chaînes de valeur agricoles à travers les futurs agropoles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un contexte régional marqué par les défis sécuritaires, climatiques et économiques, Bamako considère désormais la souveraineté alimentaire comme un enjeu stratégique au même titre que la sécurité nationale.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Des mesures concrètes pour la campagne 2026</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour soutenir les producteurs face à la hausse des coûts de production et préserver la compétitivité des filières, plusieurs mesures d&rsquo;accompagnement ont été annoncées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le prix subventionné du kilogramme de coton graine de premier choix est fixé à 300 FCFA. Les autorités maintiennent également une politique de soutien aux intrants agricoles avec un prix subventionné de 15 000 FCFA pour le sac de 50 kilogrammes d&rsquo;engrais minéraux et de 3 000 FCFA pour les engrais organiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les semences améliorées bénéficient elles aussi d&rsquo;un accompagnement public. Le kilogramme de semence hybride de maïs est fixé à 1 500 FCFA tandis que le biostimulant OVALIS sera proposé à 17 500 FCFA le kilogramme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autre décision importante : le maintien de l&rsquo;affectation de 10 % des graines de coton aux huileries agréées destinées à l&rsquo;alimentation animale, une mesure saluée par les acteurs des filières élevage et agriculture.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une résilience agricole malgré les difficultés</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré les contraintes sécuritaires et les aléas climatiques, les résultats provisoires de la campagne écoulée témoignent, selon les autorités, de la capacité de résistance du secteur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministre de l&rsquo;Agriculture a présenté des chiffres encourageants : plus de 11,4 millions de tonnes de céréales produites, 433 700 tonnes de coton, près de 158 000 tonnes de viande contrôlée, plus de 17 000 tonnes de lait collecté et plus de 122 000 tonnes de poisson.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des performances qui traduisent, selon le gouvernement, les effets des politiques de soutien engagées ces dernières années.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le monde rural salue les efforts de l&rsquo;État</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au nom des producteurs, le président de l&rsquo;Assemblée permanente des chambres d&rsquo;agriculture du Mali (APCAM), Sanoussy Bouya Sylla, a salué les mesures prises par les autorités depuis cinq ans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a notamment cité la récupération et la sécurisation des terres agricoles de Samanko, les programmes de subvention des tracteurs, la détaxation des aliments destinés à l&rsquo;aviculture et à la pisciculture, la criminalisation du vol de bétail ou encore les achats institutionnels de riz directement auprès des producteurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autant d&rsquo;initiatives qui, selon les représentants du monde rural, ont contribué à améliorer les conditions de production et à renforcer la résilience des exploitations agricoles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les organisations professionnelles ont toutefois rappelé plusieurs défis à relever, notamment les difficultés d&rsquo;approvisionnement en poussins d&rsquo;un jour pour les éleveurs, les risques liés aux prévisions d&rsquo;un hivernage déficitaire et la nécessité d&rsquo;accélérer l&rsquo;opérationnalisation du Fonds national d&rsquo;appui à l&rsquo;agriculture afin de faciliter l&rsquo;accès au financement.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La souveraineté alimentaire comme horizon</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au terme de cette 16ᵉ édition du Conseil supérieur de l&rsquo;agriculture, un consensus émerge : face aux défis économiques et géopolitiques, le Mali entend faire de son agriculture un instrument de souveraineté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À travers le projet structurant «&nbsp;<em>Farafinna Jigine</em>&nbsp;» et la Vision 2063, les autorités misent sur la modernisation des exploitations, l&rsquo;industrialisation des filières agricoles et la valorisation des productions locales pour réduire la dépendance alimentaire du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un contexte de recomposition économique et politique, l&rsquo;agriculture apparaît plus que jamais comme l&rsquo;un des leviers majeurs de la stratégie de refondation portée par les autorités de la Transition. Une ambition qui devra désormais se mesurer aux réalités du terrain et aux défis climatiques qui attendent la campagne 2026.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Oumar Fomba </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Souveraineté alimentaire au Mali : entre volonté politique et limites structurelles</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 May 2025 14:00:00 +0000</pubDate>
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<p>Explorez les ambitions du gouvernement malien concernant la souveraineté alimentaire et les défis à surmonter dans l'agriculture.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À l’issue de la 15e session du Conseil Supérieur de l’Agriculture, tenue à Koulouba sous l’égide du président Assimi Goïta, le gouvernement malien affiche des prévisions ambitieuses : plus de 8 millions de tonnes de céréales, 682 000 tonnes de coton et une intensification des filières végétales et animales à l’horizon 2025-2027. Un pari audacieux au regard des défis structurels : aléas climatiques, insécurité persistante, faible mécanisation et dépendance aux intrants importés. Si le bilan 2024 reste encourageant avec 11 millions de tonnes de céréales, la concrétisation des objectifs repose sur une exécution rigoureuse, des moyens financiers accrus et une coordination renforcée entre l’État et les acteurs du monde rural.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><br>C’est dans l’enceinte solennelle du Palais de Koulouba que s’est tenue, ce 6 mai 2025, la 15e session du Conseil Supérieur de l’Agriculture (CSA), sous la présidence directe du général d’armée Assimi Goïta, Chef de l’État et Président de la Transition. Plus qu’un rituel administratif, cette rencontre annuelle a donné le ton d’une ambition assumée : faire de l’agriculture malienne le moteur stratégique de la souveraineté nationale et du développement économique.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-bilan-solide-dans-un-contexte-difficile"><strong>Un bilan solide dans un contexte difficile</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">L’année 2024 n’a pas été clémente pour le monde rural. Entre inondations dévastatrices, poches de sécheresse au sud, insécurité persistante dans plusieurs localités, flambée du prix des intrants et crises géopolitiques à l’échelle sous-régionale, le secteur agricole malien a été rudement éprouvé. Et pourtant, les chiffres donnent à espérer : 11 010 851 tonnes de céréales récoltées, 640 000 tonnes de coton graine, 234 244 tonnes de pomme de terre, 846 668 tonnes d’oignon et d’échalote, 636 436 tonnes de mangue, 113 218 tonnes de poisson frais et près de 97 000 tonnes de viande contrôlée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des performances saluées par le Chef de l’État qui, dans son discours inaugural, a souligné la résilience des producteurs maliens, tout en rappelant que près de 80 % de la population active vit de l’agriculture, secteur qui pèse 40 % du PIB national.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-des-previsions-ambitieuses-pour-2025-2027"><strong>Des prévisions ambitieuses pour 2025–2027</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">C’est sur le terrain des projections que la session a dévoilé ses ambitions les plus ambitieuses. Le Gouvernement prévoit, pour la campagne 2025, une production de plus de 8 millions de tonnes de céréales, dont 3,2 millions de tonnes de riz, 2,8 millions de tonnes de mil, 1,5 million de tonnes de maïset 1 million de tonnes de sorgho. Du côté des autres cultures, les objectifs sont fixés à 508 806 tonnes d’arachide, 297 601 tonnes de niébé, 206 307 tonnes de soja, 244 122 tonnes de tomate, et 264 112 tonnes d’oignon/échalote.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour y parvenir, l’État met sur la table un budget ambitieux. En 2024, ce sont 182,4 milliards de francs CFAqui ont été inscrits au budget en faveur des ministères de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche, avec un taux de décaissement satisfaisant de 92,35 %. Pour 2025, la tendance est au renforcement.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-soutien-massif-aux-producteurs"><strong>Un soutien massif aux producteurs</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">L’exécutif a d’ores et déjà annoncé les prix subventionnés des intrants agricoles :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Engrais minéraux (sac de 50 kg) : <strong>1</strong>4 000 FCFA</li>



<li>Engrais organiques : 3 000 FCFA</li>



<li>Semences de maïs hybride : 1 500 FCFA/kg</li>



<li>Biostimulant Ovalis : 17 500 FCFA/kg</li>



<li>Coton graine (1er choix) : 300 FCFA/kg</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Ces subventions, associées à des programmes de mécanisation, de soutien à la pisciculture, à l’élevage, à la valorisation des productions locales et à l’accès facilité au crédit agricole, constituent les piliers d’une stratégie de modernisation et de sécurisation de l’agriculture familiale.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-vers-des-chaines-de-valeur-integrees"><strong>Vers des chaînes de valeur intégrées</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le Président Goïta a appelé à une rupture décisive avec le modèle agricole extractif. Il a plaidé pour une montée en gamme de l’économie agricole, via la transformation locale, la création de valeur ajoutée, et une meilleure structuration des filières, allant du champ à l’assiette. Le développement de plateformes agro-industrielles et de hubs logistiques régionaux est également en discussion.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les contraintes restent nombreuses : accès inégal aux intrants, enclavement des zones de production, faible taux de mécanisation, aléas climatiques, fragilité de certaines organisations paysannes. Mais le cap est fixé, et il se nomme souveraineté alimentaire, résilience climatique, et essor du monde rural.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La 15e session du CSA n’a pas seulement dressé un bilan, elle a posé un cap. Celui d’un Mali agricole debout, productif, ambitieux. Un Mali qui, pour la première fois depuis longtemps, ne regarde plus son avenir depuis les guichets extérieurs, mais depuis ses champs, ses greniers, et la force tranquille de ses paysans.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>15e session du CSA : le Mali fixe les priorités agricoles pour 2025 et annonce les nouveaux prix des intrants </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 May 2025 16:30:00 +0000</pubDate>
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<p>Découvrez la souveraineté alimentaire au Mali et l'ambition d'un pays autosuffisant lors de la 15e session du Conseil supérieur de l’Agriculture.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À Koulouba, le 6&nbsp;mai 2025, la 15e&nbsp;session du Conseil supérieur de l’Agriculture s’est tenue sous la haute présidence du général Assimi Goïta. Derrière les bilans de campagne et les chiffres budgétaires, c’est une véritable profession de foi souverainiste qui s’est exprimée, avec en toile de fond l’ambition d’un Mali autosuffisant, enraciné dans la terre et tourné vers l’horizon AES.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce mardi&nbsp;6&nbsp;mai, le Palais présidentiel de Koulouba a repris des airs de plénière rurale. Pourtant, ici, pas de fourche ni de charrue, mais des rapports budgétaires, des projections de production, des feuilles de route techniques, et surtout un homme&nbsp;: le général d’armée Assimi Goïta. Entouré de son Premier ministre, de plusieurs membres du gouvernement, du président de l’APCAM, et des grands acteurs du monde agricole, le président conseil supérieur de l’agriculture a dirigé, d’une main ferme et d’un ton calme, la 15e&nbsp;session du Conseil supérieur de l’Agriculture (CSA). Une grand-messe où le verbe politique s’est mêlé au jargon technique, et où le monde rural, habituellement relégué aux rapports d’experts, s’est imposé comme le cœur battant du projet de souveraineté nationale.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-l-agriculture-comme-socle-d-une-independance-assumee"><strong>L’agriculture comme socle d’une indépendance assumée</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">D’emblée, Goïta a donné le ton&nbsp;: « <em>Le monde rural, pilier vital de l’économie nationale, doit redevenir le moteur de notre souveraineté.</em> » Le décor est planté. L’agriculture n’est plus un simple secteur économique, mais un enjeu stratégique, presque géopolitique, dans la vision AES (Alliance des États du Sahel) dont le Mali veut être l’épicentre. En témoignent les 10 % du budget national qui lui sont désormais consacrés, les subventions aux engrais et semences, les soutiens directs aux producteurs. Si l’autosuffisance alimentaire est aujourd’hui brandie comme un mantra, elle n’en est pas moins portée par une volonté politique ferme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le bilan de la campagne agricole&nbsp;2024, dressé par le ministre de l’Agriculture, Daniel Siméon Keleman, a rappelé les difficultés&nbsp;: inondations, insécurité, pertes humaines et matérielles, cheptels décimés dans certaines régions. Mais aussi des motifs d’espoir&nbsp;: plus de 11&nbsp;millions de tonnes de céréales récoltées, près de 650 000&nbsp;tonnes de coton-graine, plus de 110 000&nbsp;tonnes de poisson. Des résultats jugés « <em>encourageants</em> » par le chef de l’État, au regard d’un contexte climatique et sécuritaire particulièrement hostile.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-agriculture-malienne-en-quete-d-emergence"><strong>Une agriculture malienne en quête d’émergence</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">De son côté, Sanoussy Bouya Sylla, président de l’APCAM, a livré un plaidoyer passionné. Il a salué les « <em>efforts constants du chef de l’État pour le monde rural </em>», tout en énumérant les obstacles structurels&nbsp;: faiblesse de la mécanisation, accès limité au financement, empiétement des acteurs miniers sur les terres agricoles, précarité de la pisciculture, pollution des eaux, retard dans la distribution des engrais et dans les paiements des campagnes écoulées. Des défis, mais aussi des pistes&nbsp;: mutualisation des équipements agricoles, fixation concertée des prix des denrées, recensement fiable des exploitants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question de la souveraineté alimentaire a été abordée sous un angle nouveau&nbsp;: non plus simplement produire, mais transformer, valoriser, exporter. Goïta a insisté sur la nécessité d’« <em>émerger de véritables entreprises agricoles tournées vers le marché </em>» et sur l’importance d’« <em>innover sans cesse tout en capitalisant sur nos savoir-faire traditionnels </em>». Une vision assumée, qui croise l’agenda&nbsp;2063 de l’Union africaine et la stratégie nationale de développement&nbsp;2024-2034.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-du-diagnostic-aux-engagements-concrets"><strong>Du diagnostic aux engagements concrets</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des discours, le CSA s’est aussi voulu un temps d’engagement chiffré. Les prix des intrants pour la campagne&nbsp;2025 ont été fixés&nbsp;: 14 000&nbsp;FCFA pour le sac de 50 kg d’engrais minéraux, 3 000&nbsp;FCFA pour les engrais organiques, 1 500&nbsp;FCFA le kg de semences de maïs hybride. Le coton-graine premier choix, quant à lui, sera acheté à 300&nbsp;FCFA/kg.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les couloirs de Koulouba, le mot « <em>confiance</em> » revenait souvent. Confiance en une volonté politique qui semble s’affirmer ; confiance conditionnée à la résolution des problèmes récurrents du monde rural ; confiance enfin dans une feuille de route qui se veut inclusive, en particulier envers les jeunes et les femmes, dont l’accès au foncier et au crédit reste à améliorer.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-koulouba-nouveau-front-du-combat-rural"><strong>Koulouba, nouveau front du combat rural</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">La 15e&nbsp;session du CSA ne s’est pas contentée d’énumérer les objectifs, elle a redéfini le rôle politique de l’agriculture. À travers son discours, Assimi Goïta a tracé les contours d’un Mali rural réhabilité, d’un monde agricole au centre d’une souveraineté consolidée. À rebours des logiques d’importation à outrance et de dépendance aux aides extérieures, la Transition trace un chemin de résilience qui mêle volontarisme d’État, mobilisation des communautés rurales et foi en la terre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme un retour aux fondamentaux. Comme une réponse silencieuse mais ferme à ceux qui, dans certaines capitales occidentales, doutent encore de la capacité des États sahéliens à se relever par eux-mêmes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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