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	<title>Archives des agriculture Mali &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Agriculture au Mali : comment retenir les paysans sur leurs terres et freiner l’exode rural</title>
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		<pubDate>Tue, 16 Jun 2026 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Face à l’exode rural, le Mali mise sur l’irrigation, la mécanisation, la formation, le financement agricole et les infrastructures pour renforcer la souveraineté alimentaire et améliorer les conditions de vie des paysans.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le Mali est une nation paysanne. Près de 70 % de sa population active travaille la terre, et l&rsquo;agriculture représente environ 40 % du produit intérieur brut. Pourtant, des milliers de paysans quittent chaque année leurs villages pour les villes. Comment renverser cette tendance ? En rendant la vie rurale viable, digne et porteuse d&rsquo;avenir. C&rsquo;est exactement ce que visent les politiques agricoles engagées par les autorités maliennes.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;agriculture malienne est bien plus qu&rsquo;un secteur économique : c&rsquo;est le socle de l&rsquo;identité nationale. Le riz du fleuve Niger, le coton du Sud, le mil des plaines sahéliennes, les mangues de Sikasso — ces productions alimentent des millions de familles et constituent l&rsquo;ossature du tissu social rural. Perdre les paysans, c&rsquo;est perdre bien plus qu&rsquo;une source de revenus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est pourquoi les autorités de la Transition ont placé l&rsquo;agriculture au cœur de leur stratégie de développement souverain. L&rsquo;objectif est de faire du Mali un pays capable de nourrir sa population sans dépendre des importations, tout en offrant aux paysans des conditions de vie qui leur donnent envie de rester.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les leviers concrets pour ancrer les paysans dans leurs terroirs</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La première raison qui pousse un paysan à partir, c&rsquo;est la peur de ne pas récolter. Face à la variabilité climatique croissante au Sahel, l&rsquo;irrigation est la réponse la plus directe. Le Mali dispose d&rsquo;un atout considérable : le fleuve Niger et ses affluents traversent le pays sur des milliers de kilomètres, offrant un potentiel irrigable estimé à plus de 2,2 millions d&rsquo;hectares.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Seulement une fraction de ce potentiel est actuellement exploitée. Les investissements dans les périmètres irrigués — comme ceux de l&rsquo;Office du Niger, qui a doublé sa production de riz en dix ans — montrent ce qui est possible à grande échelle. Chaque hectare irrigué supplémentaire, c&rsquo;est une famille paysanne qui peut planifier sa récolte indépendamment des caprices du ciel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Labourer à la houe plusieurs hectares sous le soleil sahélien est un travail épuisant, peu rentable et peu attractif pour les jeunes générations. La mécanisation — même partielle, même progressive — change radicalement l&rsquo;équation. Des tracteurs mutualisés au sein de coopératives, des batteuses à riz, des décortiqueuses à mil : ces outils transforment le travail agricole en activité productive et digne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des programmes publics de subvention à l&rsquo;équipement agricole ont permis à des milliers d&rsquo;exploitations maliennes d&rsquo;accéder à ces technologies à des prix abordables. C&rsquo;est un investissement dont le retour est immédiat : plus de surface cultivée, moins de pertes post-récolte, plus de revenus pour les familles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Produire plus ne suffit pas si l&rsquo;on ne sait pas produire mieux. Les agents des services d&rsquo;encadrement agricole jouent un rôle décisif dans la diffusion des bonnes pratiques : rotation des cultures, gestion de la fertilité des sols, lutte intégrée contre les nuisibles, conservation des semences. Leur présence dans les villages, régulière et accessible, est la condition du changement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Mali a également développé des centres de formation professionnelle agricole qui forment chaque année des centaines de jeunes aux métiers de l&rsquo;agroélevage, de la pisciculture et de la transformation alimentaire. Ces diplômés retournent dans leurs régions avec des compétences qui leur permettent de créer de la valeur là où ils ont grandi.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Rendre la vie rurale attractive : au-delà des champs</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Retenir les paysans sur leurs terres ne passe pas uniquement par des politiques agricoles. Cela passe aussi par la qualité de vie que le village peut offrir. Routes praticables en saison des pluies, accès à l&rsquo;eau potable, centres de santé fonctionnels, écoles équipées : ce sont ces infrastructures qui font la différence entre un village que l&rsquo;on quitte et un village où l&rsquo;on choisit de rester.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les investissements publics dans les zones rurales, amplifiés ces dernières années, commencent à produire des résultats visibles. Dans plusieurs régions, des routes ont désenclavé des zones agricoles entières, permettant aux producteurs d&rsquo;acheminer leurs récoltes vers les marchés dans de meilleures conditions et à moindre coût.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;un des grands freins au développement agricole malien est l&rsquo;accès difficile au crédit. Un paysan qui veut investir dans des semences améliorées, un équipement ou une petite unité de transformation se heurte souvent à des portes fermées. Les institutions de microfinance rurale, encouragées par l&rsquo;État malien, comblent progressivement ce vide.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des fonds spéciaux dédiés à l&rsquo;agriculture familiale permettent à des milliers de petits exploitants d&#8217;emprunter à des taux accessibles, de rembourser après la récolte et de réinvestir dans leur exploitation. Ce modèle, éprouvé dans plusieurs pays africains, est en train de prendre racine au Mali.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les filières d&rsquo;avenir : coton, mangue, karité</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de l&rsquo;agriculture vivrière, le Mali mise sur des filières d&rsquo;exportation à haute valeur ajoutée. Le coton, longtemps dominé par des intermédiaires étrangers, fait l&rsquo;objet d&rsquo;une politique de valorisation locale croissante. La mangue de Sikasso, réputée sur les marchés européens, représente un potentiel encore largement sous-exploité. Le karité, dont le Mali est l&rsquo;un des premiers producteurs mondiaux, est au cœur d&rsquo;une industrie cosmétique mondiale en plein essor.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Développer ces filières localement — de la production à la transformation, de la transformation à l&rsquo;exportation — permettrait de multiplier les emplois ruraux et de retenir des populations qui, autrement, partiraient grossir les rangs des migrants urbains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Retenir les paysans sur leurs terres n&rsquo;est pas une question de nostalgie. C&rsquo;est une nécessité économique, sociale et stratégique pour le Mali. Les outils existent : irrigation, mécanisation, formation, financement, infrastructures. Les politiques publiques s&rsquo;y emploient avec une détermination croissante. Le défi est immense, mais les exemples de réussite dans les campagnes maliennes montrent que le chemin est tracé. L&rsquo;avenir du Mali se cultive aussi dans ses champs.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Jeunesse rurale malienne : partir ou rester, le grand choix</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Jun 2026 07:36:42 +0000</pubDate>
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<p>Entre changement climatique, chômage et manque d’opportunités, des milliers de jeunes quittent les campagnes maliennes. Face à l’exode rural, le Mali cherche à créer les conditions d’un avenir durable pour sa jeunesse.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Ils ont entre 18 et 35 ans, ont grandi dans les villages du Sahel, regardé partir leurs frères et cousins, et se posent aujourd&rsquo;hui la même question : faut-il rester sur la terre de leurs ancêtres ou tenter sa chance à Bamako, à Dakar, ou plus loin encore ? Cette interrogation, des centaines de milliers de jeunes Maliens la portent en silence. Elle est au cœur d&rsquo;une crise silencieuse qui redessine les campagnes maliennes.</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au Mali, la migration rurale n&rsquo;est pas un phénomène nouveau. Depuis des générations, les hommes partent en saison sèche pour travailler dans les villes ou en Côte d&rsquo;Ivoire, avant de rentrer avec quelques billets pour la famille, se payer du luxe ou encore préparer un mariage. Mais ce qui se joue aujourd&rsquo;hui est d&rsquo;une autre nature : des jeunes, de plus en plus nombreux, partent sans retour prévu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les estimations, environ&nbsp;<a href="https://www.ifad.org/documents/d/new-ifad.org/investing-in-rural-people-in-mali-pdf">60 % de la population malienne vit encore en zone rurale</a>. Pourtant, Bamako croît à un rythme de 5 à 6 % par an, portée en grande partie par cet afflux de migrants internes. Les régions de Ségou, Mopti, Kayes et Sikasso sont les plus touchées par ce départ massif de leurs forces vives.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n&rsquo;est pas l&rsquo;aventure qui pousse ces jeunes à partir. C&rsquo;est, bien souvent, l&rsquo;absence de perspectives : des terres appauvries par des décennies de sécheresse, peu d&#8217;emplois, des infrastructures défaillantes, et le sentiment que l&rsquo;avenir est ailleurs.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les racines du départ : entre crise climatique et manque d&rsquo;opportunités</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le premier facteur qui pousse les jeunes ruraux maliens vers les villes est d&rsquo;ordre climatique. La pluviométrie irrégulière, la désertification rampante du Sahel et la dégradation des terres réduisent chaque année les rendements agricoles. Des familles qui se nourrissaient et vivaient de l&rsquo;agriculture se retrouvent dans l&rsquo;incapacité de subvenir à leurs besoins.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les jeunes, qui auraient autrefois hérité de la parcelle familiale et perpétué les savoir-faire agricoles, se retrouvent face à une terre qui ne peut plus les nourrir. Le changement climatique n&rsquo;est pas une abstraction pour un paysan du Sahel : c&rsquo;est la récolte qui diminue d&rsquo;année en année, le puits qui se tarit, le troupeau qui maigrit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de l&rsquo;agriculture, c&rsquo;est l&rsquo;absence quasi totale d&rsquo;activités économiques diversifiées en milieu rural qui condamne les jeunes à l&rsquo;exode. Peu d&rsquo;industries, peu de PME, peu d&rsquo;artisanat organisé capable d&rsquo;absorber une main-d&rsquo;œuvre jeune et croissante. Les zones rurales maliennes manquent cruellement d&rsquo;investissements structurants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À cela s&rsquo;ajoute la question de l&rsquo;éducation. De nombreux jeunes qui ont suivi une scolarité complète, parfois jusqu&rsquo;au baccalauréat, ne trouvent aucune application locale à leurs compétences. Ils se retrouvent dans une situation paradoxale : trop formés pour la vie rurale traditionnelle, pas encore assez armés pour le marché de l&#8217;emploi urbain.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Partir pour quoi ? La réalité de l&rsquo;exode</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La ville n&rsquo;est pas toujours l&rsquo;eldorado imaginé. Beaucoup de jeunes migrants ruraux rejoignent l&rsquo;économie informelle à Bamako : vendeurs ambulants, maçons, gardiens, conducteurs de moto-taxi. Ils survivent, envoient quelques francs au village, et nourrissent l&rsquo;espoir d&rsquo;une promotion qui tarde souvent à venir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les bidonvilles et quartiers périphériques de Bamako — Kabala, Faladié, Niamakoro — concentrent ces populations fragilisées, souvent sans accès aux services de base. L&rsquo;exode rural résout rarement la pauvreté : il la déplace géographiquement et la transforme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, ces jeunes migrants jouent un rôle économique essentiel. Les sommes qu&rsquo;ils envoient à leurs familles restées au village constituent, pour beaucoup de ménages ruraux, la principale source de revenus monétaires. Ces transferts informels, invisibles dans les statistiques officielles, sont un pilier discret de l&rsquo;économie malienne.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Rester : une résistance qui s&rsquo;organise</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Face à l&rsquo;exode, des initiatives locales et nationales tentent de créer les conditions d&rsquo;un avenir possible en zone rurale. Des programmes d&rsquo;appui à l&rsquo;entrepreneuriat agricole, soutenus par l&rsquo;État malien et des partenaires locaux, permettent à certains jeunes de moderniser leurs exploitations et d&rsquo;en vivre dignement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La culture maraîchère irriguée, l&rsquo;aviculture, la transformation de produits locaux : ces filières, longtemps négligées, offrent des perspectives réelles pour une jeunesse qui accepte de réinventer le rapport à la terre. Des coopératives de jeunes, dans plusieurs régions, montrent qu&rsquo;il est possible de vivre et de prospérer au village.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;extension progressive de la couverture réseau mobile au Mali ouvre également des perspectives inédites. Des jeunes ruraux formés aux métiers du numérique — maintenance informatique, commerce en ligne, community management — peuvent désormais exercer depuis leur village des activités qui étaient autrefois réservées aux citadins.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces expériences restent encore marginales, mais elles dessinent une voie possible : celle d&rsquo;un développement rural qui ne demande plus aux jeunes de choisir entre leur terre et leur avenir.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les politiques publiques face au défi</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les autorités maliennes ont pris la mesure du phénomène. Plusieurs programmes nationaux ciblent spécifiquement la jeunesse rurale, comme la formation professionnelle agricole, la construction d&rsquo;infrastructures dans les zones isolées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces efforts méritent d&rsquo;être amplifiés. Car l&rsquo;enjeu est double : il s&rsquo;agit à la fois de retenir les jeunes qui souhaitent rester et de créer des conditions dignes pour ceux qui choisissent de revenir après une expérience urbaine. Le village de demain sera celui qui sait accueillir des compétences nouvelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question de la jeunesse rurale est, au fond, celle de la souveraineté alimentaire et du modèle de développement malien. Un pays qui vide ses campagnes de ses jeunes perd bien plus que de la main-d&rsquo;œuvre agricole : il perd la mémoire vivante de ses territoires et la capacité de les faire fructifier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le choix entre partir et rester que vivent des centaines de milliers de jeunes Maliens n&rsquo;est pas un choix individuel : c&rsquo;est le symptôme d&rsquo;un déséquilibre profond entre les territoires. Relever ce défi nécessite des politiques volontaristes, des investissements durables et une écoute sincère de ceux qui font encore le pari du village. Car c&rsquo;est dans les campagnes, autant que dans les villes, que se joue l&rsquo;avenir du Mali. Les autorités maliennes de la Transition l’ont bien compris et travaillent déjà pour y rémédier à travers plusieurs initiatives.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Agriculture au Mali : Assimi Goïta dévoile les mesures clés pour la campagne agricole 2026</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Jun 2026 15:28:46 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Réuni à Koulouba, le Conseil supérieur de l’agriculture a adopté les orientations de la campagne agricole 2026. Subventions aux engrais, soutien au coton et souveraineté alimentaire sont au cœur de la stratégie du Mali.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Réuni à Koulouba à l&rsquo;approche de la campagne agricole 2026, le Conseil supérieur de l&rsquo;agriculture a fixé les grandes orientations du secteur. Entre subventions renforcées, soutien aux filières stratégiques et ambition de souveraineté alimentaire, les autorités maliennes affichent leur volonté de faire de l&rsquo;agriculture l&rsquo;un des piliers du « Mali Kura ».</em></strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À quelques semaines du lancement de la campagne agricole 2026, les autorités maliennes ont voulu envoyer un signal fort au monde rural. Réuni mardi 9 juin au palais de Koulouba sous la présidence du général d&rsquo;armée Assimi Goïta, le Conseil supérieur de l&rsquo;agriculture (CSA) a dessiné les contours d&rsquo;une nouvelle offensive en faveur de la production agricole nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Instituée par la Loi d&rsquo;orientation agricole, cette rencontre annuelle rassemble les principaux acteurs du secteur : gouvernement, organisations professionnelles, chambres d&rsquo;agriculture et représentants des filières de production. Un rendez-vous devenu stratégique dans un pays où l&rsquo;agriculture demeure le principal pourvoyeur d&#8217;emplois et de revenus pour une large partie de la population.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L&rsquo;agriculture au cœur du projet de refondation</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son intervention, le président de la Transition a placé l&rsquo;agriculture au centre du projet de transformation économique porté par les autorités maliennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>C&rsquo;est grâce au courage, à la résilience et à la détermination des producteurs que nous relevons progressivement le défi de la transformation et de la modernisation de notre agriculture</em>&nbsp;», a déclaré Assimi Goïta devant les participants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le chef de l&rsquo;État a réaffirmé sa volonté de faire du secteur agricole un moteur de croissance, de création de richesses et de stabilité sociale. Une ambition qui s&rsquo;inscrit dans la Vision 2063 du Mali et dans la Stratégie nationale pour l&rsquo;émergence et le développement durable (SNEDD 2024-2033), dont l&rsquo;un des axes majeurs repose sur le développement des chaînes de valeur agricoles à travers les futurs agropoles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un contexte régional marqué par les défis sécuritaires, climatiques et économiques, Bamako considère désormais la souveraineté alimentaire comme un enjeu stratégique au même titre que la sécurité nationale.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Des mesures concrètes pour la campagne 2026</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour soutenir les producteurs face à la hausse des coûts de production et préserver la compétitivité des filières, plusieurs mesures d&rsquo;accompagnement ont été annoncées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le prix subventionné du kilogramme de coton graine de premier choix est fixé à 300 FCFA. Les autorités maintiennent également une politique de soutien aux intrants agricoles avec un prix subventionné de 15 000 FCFA pour le sac de 50 kilogrammes d&rsquo;engrais minéraux et de 3 000 FCFA pour les engrais organiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les semences améliorées bénéficient elles aussi d&rsquo;un accompagnement public. Le kilogramme de semence hybride de maïs est fixé à 1 500 FCFA tandis que le biostimulant OVALIS sera proposé à 17 500 FCFA le kilogramme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autre décision importante : le maintien de l&rsquo;affectation de 10 % des graines de coton aux huileries agréées destinées à l&rsquo;alimentation animale, une mesure saluée par les acteurs des filières élevage et agriculture.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une résilience agricole malgré les difficultés</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré les contraintes sécuritaires et les aléas climatiques, les résultats provisoires de la campagne écoulée témoignent, selon les autorités, de la capacité de résistance du secteur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministre de l&rsquo;Agriculture a présenté des chiffres encourageants : plus de 11,4 millions de tonnes de céréales produites, 433 700 tonnes de coton, près de 158 000 tonnes de viande contrôlée, plus de 17 000 tonnes de lait collecté et plus de 122 000 tonnes de poisson.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des performances qui traduisent, selon le gouvernement, les effets des politiques de soutien engagées ces dernières années.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le monde rural salue les efforts de l&rsquo;État</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au nom des producteurs, le président de l&rsquo;Assemblée permanente des chambres d&rsquo;agriculture du Mali (APCAM), Sanoussy Bouya Sylla, a salué les mesures prises par les autorités depuis cinq ans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a notamment cité la récupération et la sécurisation des terres agricoles de Samanko, les programmes de subvention des tracteurs, la détaxation des aliments destinés à l&rsquo;aviculture et à la pisciculture, la criminalisation du vol de bétail ou encore les achats institutionnels de riz directement auprès des producteurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autant d&rsquo;initiatives qui, selon les représentants du monde rural, ont contribué à améliorer les conditions de production et à renforcer la résilience des exploitations agricoles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les organisations professionnelles ont toutefois rappelé plusieurs défis à relever, notamment les difficultés d&rsquo;approvisionnement en poussins d&rsquo;un jour pour les éleveurs, les risques liés aux prévisions d&rsquo;un hivernage déficitaire et la nécessité d&rsquo;accélérer l&rsquo;opérationnalisation du Fonds national d&rsquo;appui à l&rsquo;agriculture afin de faciliter l&rsquo;accès au financement.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La souveraineté alimentaire comme horizon</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au terme de cette 16ᵉ édition du Conseil supérieur de l&rsquo;agriculture, un consensus émerge : face aux défis économiques et géopolitiques, le Mali entend faire de son agriculture un instrument de souveraineté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À travers le projet structurant «&nbsp;<em>Farafinna Jigine</em>&nbsp;» et la Vision 2063, les autorités misent sur la modernisation des exploitations, l&rsquo;industrialisation des filières agricoles et la valorisation des productions locales pour réduire la dépendance alimentaire du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un contexte de recomposition économique et politique, l&rsquo;agriculture apparaît plus que jamais comme l&rsquo;un des leviers majeurs de la stratégie de refondation portée par les autorités de la Transition. Une ambition qui devra désormais se mesurer aux réalités du terrain et aux défis climatiques qui attendent la campagne 2026.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Oumar Fomba </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Exode rural au Sahel : causes profondes, chiffres clés et perspectives d&#8217;avenir</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 May 2026 08:22:46 +0000</pubDate>
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<p>Sécheresse, pauvreté, insécurité et manque d’opportunités accélèrent l’exode rural au Sahel. Analyse des causes, chiffres clés et conséquences au Mali, entre urbanisation rapide et fragilisation des campagnes.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Chaque année, des dizaines de milliers de Sahéliens quittent leurs villages pour rejoindre les capitales ou tenter l&rsquo;aventure vers d&rsquo;autres horizons. Ce mouvement, que l&rsquo;on nomme exode rural, remodèle en profondeur les sociétés du Sahel, transforme les villes et fragilise les campagnes. Comprendre ses causes, mesurer son ampleur et imaginer des réponses adaptées : c&rsquo;est l&rsquo;enjeu de cette analyse.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;exode rural au Sahel n&rsquo;est pas un <a href="https://saheltribune.com/exode-rural-pourquoi-les-campagnes-du-sahel-se-vident-elles/">phénomène nouveau.</a> Depuis des générations, les populations de la région ont pratiqué des migrations saisonnières, quittant les campagnes pendant la longue saison sèche — qui dure en moyenne huit à neuf mois — pour rejoindre les villes, avant de rentrer aux champs à la saison des pluies. Mais ce mouvement, autrefois temporaire et cyclique, tend aujourd&rsquo;hui à devenir permanent pour un nombre croissant de familles.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/image-5.png"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="224" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/image-5-1024x224.png" alt="" class="wp-image-22471" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/image-5-1024x224.png 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/image-5-300x66.png 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/image-5-768x168.png 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/image-5-1170x256.png 1170w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/image-5-585x128.png 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/image-5-600x131.png 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/image-5.png 1454w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Au Mali, la transformation est saisissante. En 1960, seulement 11 % de la population vivait en ville. En 2024, le taux d&rsquo;urbanisation a franchi la barre des 30 %, avec une accélération continue depuis les années 1990. Les <a href="https://unhabitat.org/sites/default/files/2023/07/mali_country_brief_final_fr.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">projections des Nations Unies</a> indiquent que le Mali atteindra la parité entre population urbaine et rurale dès 2030, soit un basculement historique en l&rsquo;espace de deux générations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bamako incarne cette transformation mieux que tout autre indicateur : la capitale malienne croît à un rythme de 4,3 % par an et concentre à elle seule plus de la moitié de la population urbaine nationale. En 2009 déjà, <a href="https://horizon.documentation.ird.fr/exl-doc/pleins_textes/divers17-03/010065083.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">42,6 % de ses résidents</a> n&rsquo;y étaient pas nés, confirmant le rôle de carrefour migratoire de la métropole sahélienne.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les causes : une convergence de facteurs</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La <a href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;source=web&amp;rct=j&amp;opi=89978449&amp;url=https://saheltribune.com/exode-rural-pourquoi-les-campagnes-du-sahel-se-vident-elles/&amp;ved=2ahUKEwjmk6XGtMqUAxXlW0EAHcdJCuAQFnoECBwQAQ&amp;usg=AOvVaw05e1jS1FqGBPaPAafveU2N" target="_blank" rel="noreferrer noopener">recherche d&rsquo;opportunités</a> économiques demeure la première cause de l&rsquo;exode rural au Sahel. En zone rurale, l&rsquo;agriculture reste l&rsquo;activité principale, mais elle souffre de faibles rendements, d&rsquo;un accès limité aux intrants agricoles modernes et d&rsquo;une dépendance aux aléas climatiques. Pour un jeune adulte sans perspective d&rsquo;héritage foncier, partir représente souvent la seule voie vers un revenu régulier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les villes, et Bamako en tête, concentrent l&rsquo;essentiel de l&rsquo;administration publique, du commerce et des rares opportunités d&#8217;emploi formel. Cet écart de développement entre monde rural et monde urbain constitue ce que les économistes appellent un «&nbsp;<em>différentiel d&rsquo;attractivité</em>&nbsp;» qui attire irrésistiblement les populations jeunes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La dégradation des conditions climatiques amplifie ce mouvement. Au Sahel, la désertification progresse, les pluies se raréfient et deviennent imprévisibles, les terres arables se réduisent. Le HCR souligne que la région est confrontée à un exode rural sans précédent, alimenté par la réduction des zones agricoles productives et les multiples défis environnementaux qui privent les familles de leur base de subsistance.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Le Sahel est confronté à un exode rural sans précédent, lié à la réduction des zones cultivables, à l&rsquo;accès réduit à la terre et à la production agricole, et aux multiples défis environnementaux. »</em>, explique le <a href="https://www.unhcr.org/fr/actualites/briefing-notes/linsecurite-pousse-davantage-de-burkinabes-lexil-aggravant-les-tensions" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Haut-Commissariat aux Réfugiés des Nations Unies (HCR)</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans plusieurs zones du Mali, du Burkina Faso et du Niger, l&rsquo;instabilité sécuritaire a transformé des exodes économiques en fuites forcées. Des villages entiers ont été abandonnés sous la pression des groupes armés, alimentant les flux vers les centres urbains. Des <a href="https://saheltribune.com/lexode-rural-ou-la-fabrique-dune-generation-sans-lieu/">populations déracinées </a>arrivent à Bamako, Niamey ou Ouagadougou avec peu de ressources et peu de liens dans des villes qu&rsquo;elles ne connaissent pas, exposées selon le HCR à de nouveaux risques, notamment pour les femmes et les jeunes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;accès aux services de base constitue un facteur souvent sous-estimé. En 2022, 61,3 % des adultes (de 15 ans et plus) de Bamako avaient fréquenté l&rsquo;école, contre seulement à 30 % en milieu rural, selon les <a href="https://www.instat-mali.org/laravel-filemanager/files/shares/rgph/alphabetisation-scolarisation-femmes-et-filles_rgph.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">données de l’institut national de la statistique</a>. Cette inégalité d&rsquo;accès à l&rsquo;éducation pousse de nombreuses familles à s&rsquo;installer en ville pour offrir à leurs enfants des perspectives que le village ne peut offrir. L&rsquo;accès aux soins de santé, à l&rsquo;électricité et aux réseaux numériques joue le même rôle d&rsquo;attraction.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les conséquences : un double déséquilibre</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://saheltribune.com/villages-sans-jeunes-qui-reste-quand-lavenir-part/">L&rsquo;exode rural prive les zones rurales de leur force de travail </a>la plus dynamique. Ce sont les jeunes en âge de produire qui partent en premier, laissant derrière eux des communautés vieillissantes, moins capables de maintenir les activités agricoles. Ce cercle vicieux contribue à l&rsquo;affaiblissement progressif de la production vivrière, aggravant la dépendance alimentaire des villages envers les marchés urbains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À Bamako comme dans les grandes villes sahéliennes, l&rsquo;afflux de nouveaux arrivants dépasse la capacité d&rsquo;absorption des infrastructures existantes. Routes saturées, quartiers périphériques qui s&rsquo;étendent sans planification, pression sur les systèmes de santé et d&rsquo;éducation, hausse des prix du logement : les défis sont immenses. Selon la <a href="https://www.banquemondiale.org/fr/news/press-release/2018/06/20/the-challenges-of-urbanization-dampen-growth-opportunities-in-bamako-conakry-and-niamey-wbg-report" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Banque mondiale</a>, cette urbanisation galopante peut constituer un frein à la croissance de la productivité urbaine si le niveau d&rsquo;investissement public n&rsquo;est pas suffisant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2009, <a href="https://www.instat-mali.org/laravel-filemanager/files/shares/rgph/raurb09_rgph.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Bamako captait 61 % de la totalité</a> des migrants internes au Mali. Cette concentration dans une seule ville témoigne d&rsquo;un déséquilibre territorial profond que les autorités entendent aujourd&rsquo;hui corriger en renforçant les villes secondaires comme Sikasso, Ségou et Mopti.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les réponses : ce que font les autorités</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Face à ce défi structurel, les autorités maliennes et leurs partenaires ont engagé plusieurs stratégies pour rendre les zones rurales plus attractives. Le <a href="https://reliefweb.int/report/mali/38-665-000-eur-du-fida-pour-soutenir-linsertion-economique-et-professionnelle-des-jeunes-ruraux-maliens" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Fonds International de Développement Agricole (FIDA)</a> a soutenu depuis 1982 plus de treize projets au Mali pour un total de 537 millions de dollars, visant à moderniser l&rsquo;agriculture, développer l&rsquo;inclusion financière des petits producteurs et insérer les jeunes ruraux dans les filières agricoles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Trois axes stratégiques structurent l&rsquo;action publique : soutenir une agriculture résiliente face au changement climatique, promouvoir l&rsquo;accès au crédit pour les entrepreneurs ruraux, et créer des opportunités économiques en milieu rural pour les jeunes. L&rsquo;objectif est de réduire le différentiel d&rsquo;attractivité entre ville et campagne, non en freinant l&rsquo;urbanisation, mais en faisant du village un choix viable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le renforcement des villes secondaires représente un autre levier crucial. En développant Sikasso, Ségou ou Mopti comme pôles économiques régionaux, les autorités entendent redistribuer les flux migratoires et désengorger Bamako, tout en rapprochant les services des populations rurales.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Perspectives : quel Sahel en 2040 ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les projections dessinent un Sahel majoritairement urbain à l&rsquo;horizon 2040-2043. Pour le Mali, les Nations Unies estiment qu&rsquo;à cette échéance, <a href="https://www.un.org/fr/desa/world-urbanization-prospects" target="_blank" rel="noreferrer noopener">près de 58 % de la population vivra en ville</a>. Cette transformation est inéluctable, mais sa forme reste à écrire. Subie, elle engendre des métropoles ingérables et des campagnes abandonnées. Accompagnée par des politiques publiques volontaristes, elle peut devenir un levier de développement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le vrai enjeu n&rsquo;est pas d&rsquo;arrêter l&rsquo;exode rural — ce serait aller contre l&rsquo;histoire — mais de s&rsquo;assurer que ceux qui restent en milieu rural vivent dignement, et que ceux qui migrent vers les villes trouvent les conditions d&rsquo;une intégration réussie. C&rsquo;est à cette double ambition que les États du Sahel, et le Mali en particulier, sont aujourd&rsquo;hui confrontés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;exode rural au Sahel résulte d&rsquo;une convergence de facteurs économiques, climatiques et sécuritaires. Au Mali, ce phénomène s&rsquo;accélère : le pays devrait atteindre la parité urbain-rural dès 2030. Face à ce défi, les autorités maliennes misent sur la modernisation agricole, le développement des villes secondaires et l&rsquo;inclusion économique des jeunes ruraux. L&rsquo;objectif : transformer une migration subie en une mobilité choisie, au service du développement national.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Production agricole en forte progression : l’État augmente la mise à 164,4 milliards FCFA</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Apr 2026 07:13:36 +0000</pubDate>
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<p>La hausse de la production agricole au Mali est essentielle face aux défis climatiques et à l'insécurité. Découvrez les initiatives.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Réuni à Bamako,</em></strong>&nbsp;<strong><em>le 2 avril 2026, le gouvernement malien affiche sa volonté de consolider les performances du secteur agricole, pilier de l’économie nationale. À l’occasion de la 16ᵉ session du Comité exécutif national de l’agriculture, les autorités ont dressé un bilan jugé « encourageant » de la campagne 2025 et fixé des objectifs ambitieux pour les années à venir, dans un contexte marqué par l’insécurité et les effets du changement climatique.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un contexte de pressions climatiques, d’insécurité persistante et de recomposition économique, le Mali mise sur son agriculture comme pilier stratégique de souveraineté. A Bamako, le Comité exécutif national de l’agriculture dessine les contours d’une ambition : produire plus, transformer localement et sécuriser durablement les revenus des producteurs.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-campagne-2025-portee-par-la-resilience-des-producteurs"><strong>Une campagne 2025 portée par la résilience des producteurs</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Présidée à la Primature par le Premier ministre, le général de division Abdoulaye Maïga, la 16ᵉ session du Comité exécutif national de l’agriculture (CENA) s’inscrivait en amont du Conseil supérieur de l’agriculture, placé sous l’autorité du chef de l’État, le général d’armée Assimi Goïta.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Instance de concertation entre l’exécutif et les acteurs du monde rural, cette réunion a permis d’évaluer la campagne agricole 2025, tout en définissant les priorités pour 2026 et les perspectives à moyen terme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré un environnement contraint, les résultats de la dernière campagne sont jugés solides. Le Mali a enregistré une production céréalière de plus de 11,4 millions de tonnes, à laquelle s’ajoutent 433 700 tonnes de coton, 157 775 tonnes de viande contrôlée, 17 238 tonnes de lait collecté et 122 671 tonnes de poisson.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-objectifs-ambitieux-pour-2026"><strong>Des objectifs ambitieux pour 2026</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>Ces performances témoignent de la résilience remarquable de nos producteurs</em>&nbsp;», a salué le chef du gouvernement, rendant également hommage aux forces de défense et aux acteurs logistiques, essentiels à l’approvisionnement du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour la campagne 2026, les autorités entendent poursuivre cette dynamique. Les projections tablent sur une production céréalière de près de 11,9 millions de tonnes, tandis que la filière coton – stratégique pour les exportations – pourrait atteindre 598 500 tonnes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan budgétaire, l’État prévoit d’allouer 164,4 milliards de francs CFA au secteur agricole, en légère hausse par rapport à 2025 (+2 %). Une progression mesurée, mais qui traduit la volonté de maintenir l’effort public dans un contexte de contraintes financières.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-eau-foncier-mecanisation-les-chantiers-prioritaires"><strong>Eau, foncier, mécanisation : les chantiers prioritaires</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des chiffres, la stratégie agricole malienne repose sur plusieurs axes structurants. Parmi les priorités figurent l’accélération de la maîtrise de l’eau, avec le développement d’aménagements hydro-agricoles, ainsi que la réforme du foncier rural, enjeu clé pour sécuriser les exploitations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement mise également sur la mécanisation des systèmes de production, le développement de l’agro-industrie et la transformation locale des produits agricoles, afin de capter davantage de valeur ajoutée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autre levier identifié : le renforcement des mécanismes de financement du secteur, couplé à une meilleure adaptation aux effets du changement climatique, désormais au cœur des préoccupations.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-structurer-les-filieres-pour-conquerir-les-marches"><strong>Structurer les filières pour conquérir les marchés</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les discussions ont également porté sur la nécessité de bâtir des organisations interprofessionnelles solides. L’objectif est de structurer les filières agricoles pour améliorer leur compétitivité, faciliter l’accès aux marchés et tirer parti des achats institutionnels de l’État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette orientation s’inscrit dans une vision plus large, adossée au référentiel stratégique national, visant à faire de l’agriculture un moteur de souveraineté économique et alimentaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si les indicateurs sont encourageants, les défis restent nombreux. L’insécurité persistante dans certaines zones rurales, les aléas climatiques et les contraintes logistiques continuent de peser sur les capacités de production.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : les 11 projets qui doivent transformer le pays d’ici 2063</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Mar 2026 13:26:45 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Vision Mali 2063]]></category>
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<p>Découvrez la Vision Mali 2063, un plan ambitieux pour transformer l'économie et renforcer la souveraineté du Mali.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans le cadre de la Vision Mali 2063, les autorités maliennes de la transition misent sur onze projets structurants pour transformer durablement l’économie du pays et renforcer sa souveraineté. Ces programmes d’envergure constituent la colonne vertébrale d’un ambitieux plan de développement destiné à faire du Mali une nation émergente d’ici quatre décennies.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Et si le Mali préparait dès aujourd’hui son horizon de 2063 ? À travers une vision stratégique de long terme, Bamako mise sur onze projets structurants pour refonder son économie, renforcer sa souveraineté et transformer durablement son modèle de développement. Agriculture, énergie, industrie, technologie ou urbanisme : ces grands chantiers doivent servir de moteur à une ambition assumée — faire du Mali une nation émergente au cœur du Sahel.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-vision-strategique-a-long-terme"><strong>Une vision stratégique à long terme</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Avec la Vision « <em>Mali Kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma</em> », les autorités maliennes entendent tracer une trajectoire de transformation profonde du pays. Conçue comme un projet national participatif, cette stratégie place le citoyen au cœur du développement et vise à bâtir une nation souveraine, stable et prospère.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le scénario retenu est celui du renouveau pour un Mali uni dans sa diversité culturelle, doté d’une économie forte, d’une gouvernance consolidée et d’un niveau élevé de développement humain. Mais au cœur de cette ambition se trouve un levier central. Il s’agit des projets structurants, conçus pour transformer les bases productives du pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-onze-projets-pour-changer-l-economie-malienne"><strong>Onze projets pour changer l’économie malienne</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour concrétiser cette vision, le gouvernement a identifié onze programmes majeurs capables de soutenir la transformation économique et sociale du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le premier, « <em>Farafinna Jiginɛ </em>», vise à faire du Mali un grenier agricole capable non seulement de nourrir sa population mais aussi d’approvisionner la sous-région.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le projet « <em>Yeelen Kura</em> » ambitionne quant à lui d’éclairer le Mali en développant massivement la production et l’accès à l’énergie, un facteur essentiel pour l’industrialisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La stratégie prévoit également un vaste programme d’industrialisation afin de transformer localement les ressources nationales et d’accroître la valeur ajoutée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autre initiative symbolique : « <em>Kanku Musa Seginna</em> », inspirée de l’âge d’or de l’empire du Mali et de la prospérité associée à la figure historique de Mansa Musa.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le projet « <em>Intégrer le Mali au monde </em>» vise à renforcer les infrastructures logistiques, commerciales et diplomatiques pour mieux connecter le pays aux échanges internationaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Du côté des villes, le programme « <em>Sigida Yiriwa </em>» doit améliorer la qualité de vie dans la capitale et dans les grandes villes régionales grâce à des politiques urbaines modernisées.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-miser-sur-la-technologie-et-le-capital-humain"><strong>Miser sur la technologie et le capital humain</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La Vision 2063 accorde également une place centrale à l’économie du savoir. Le projet Hub technologique sous-régional ambitionne de faire du Mali un pôle numérique capable d’attirer start-up, innovations et investissements dans le secteur des technologies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le programme Sankoré, en référence à la prestigieuse tradition intellectuelle de Tombouctou, vise quant à lui à transformer le système éducatif afin de former des ressources humaines qualifiées et compétitives.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À ces initiatives s’ajoutent « <em>Mali Vert et Bien-être</em> », destiné à renforcer la résilience environnementale et sociale, ainsi que un vaste programme de réformes institutionnelles pour améliorer la gouvernance publique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, le projet <em>Kunnafoni Taasira</em> prévoit la mise en place d’une infrastructure nationale de données géospatiales, outil stratégique pour la planification du développement.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-securite-souverainete-et-croissance-economique"><strong>Sécurité, souveraineté et croissance économique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de ces programmes, la Vision Mali 2063 repose sur plusieurs piliers stratégiques. Le premier concerne la sécurité, considérée comme la condition indispensable à toute transformation économique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La stratégie vise également l’émergence économique, avec un objectif de croissance annuelle moyenne de 10 %, susceptible de porter le revenu par habitant à près de 13 900 dollars d’ici 2063.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un autre axe majeur est celui de la souveraineté économique, qui passe notamment par une meilleure valorisation des ressources naturelles et une réduction de la dépendance financière extérieure.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-reduire-la-pauvrete-et-renforcer-l-egalite-sociale"><strong>Réduire la pauvreté et renforcer l’égalité sociale</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La Vision 2063 se fixe aussi des objectifs sociaux ambitieux. Le Mali ambitionne de réduire le taux de pauvreté de 44 % actuellement à 10 % d’ici 2063. Cette transformation devrait s’appuyer sur une meilleure redistribution de la richesse nationale et sur des politiques visant à réduire les inégalités.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le pays vise également un indice de Gini de 0,24, signe d’une société plus égalitaire. L’accès universel à l’eau potable constitue également un objectif prioritaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-quatre-decennies-pour-transformer-le-pays"><strong>Quatre décennies pour transformer le pays</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La mise en œuvre de la Vision Mali 2063 est structurée en quatre grandes phases. La première (2024-2033) sera consacrée à la refondation de l’État et à la transformation structurelle de l’économie, notamment par le renforcement de la sécurité, la souveraineté alimentaire et l’amélioration de la gouvernance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La deuxième phase (2034-2043) devrait permettre au Mali d’atteindre l’émergence économique, grâce au développement des industries et des technologies avancées. Quant à la troisième (2044-2053), elle mettra l’accent sur le développement humain, avec des investissements massifs dans l’éducation, la santé et les infrastructures. Enfin, la dernière phase (2054-2063) sera celle de la consolidation, marquée par l’achèvement de l’industrialisation et la montée en puissance du secteur des services.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-transformation-inspiree-par-le-mali-kura"><strong>Une transformation inspirée par le « Mali Kura »</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au cœur de cette vision se trouve un nouveau modèle de développement, baptisé « <em>Mali Kura Taasira </em>», qui repose sur plusieurs principes : un État fort, un patriotisme économique affirmé, une réforme profonde de l’éducation et une mobilisation accrue de la jeunesse et des femmes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un contexte régional marqué par les défis sécuritaires et économiques, les 11 projets structurants apparaissent ainsi comme les leviers majeurs de cette transformation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Reste désormais à transformer cette vision stratégique en réalisations concrètes, condition sine qua non pour que le Mali puisse atteindre son ambition de devenir, d’ici 2063, une nation souveraine, émergente et durablement développée.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide"/>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Dans les prochaines publications, nous reviendrons en détail sur chacun de ces onze projets structurants, afin d’en analyser les objectifs, les enjeux économiques et les transformations qu’ils pourraient apporter au Mali dans les décennies à venir.</em></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Bilan de la campagne agricole 2025 au Mali :  des résultats supérieurs à ceux de 2024</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sidi Modibo Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Dec 2025 08:13:03 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le bilan de la campagne agricole 2025 au Mali révèle des résultats améliorés. Apprenez-en plus sur ces avancées significatives.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><strong><em>De tous les secteurs de développement d&rsquo;un pays, l&rsquo;agriculture occupe une place prépondérante. Il s&rsquo;agit de l&rsquo;agriculture et toutes les activités connexes que sont : l&rsquo;élevage, la pisciculture, l&rsquo;aquaculture, etc. En cette fin de campagne agricole 2025, les autorités nationales chargées du développement rural ont procédé à l&rsquo;établissement du bilan. Il ressort de leur rencontre que les résultats obtenus sont supérieurs à ceux de la campagne agricole de 2024.</em></strong></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La rencontre qui s&rsquo;est tenue, le jeudi 04 décembre 2025, a regroupé les cabinets des ministères de l&rsquo;agriculture, de l&rsquo;élevage et de la pêche, le commissariat à la sécurité alimentaire. Elle&nbsp;était présidée par le ministre de l&rsquo;agriculture, Daniel Siméon Kelema, en présence de son collègue de l’Elevage et de la&nbsp;Pêche, Youba Ba, et du commissaire à la sécurité alimentaire, Redouane Ag Mohamed Ali.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cours de la réunion, il a été présenté les réalisations suivantes:&nbsp;11.452.540 tonnes de céréales ; 100.690 tonnes de viande ; 17.238 tonnes de lait collecté; et 120.382 tonnes de poissons. Des résultats nettement supérieurs à ceux de l&rsquo;année 2024 au cours de laquelle il a été enregistré environ 11.010.851 tonnes de céréales, 569.300 tonnes de coton, 96.750 tonnes de viande contrôlée et 113.218 tonnes de poisson.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces résultats de l&rsquo;année 2024 avaient été données,&nbsp;le jeudi 30 janvier 2025, lors des travaux de la 15ème session du conseil élargi de cabinet du secteur du développement rural (les deux départements ministériels et le commissariat à la sécurité alimentaire).</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-mesures-ayant-permis-d-enregistrer-des-progres"><strong>Les mesures ayant permis d&rsquo;enregistrer des progrès</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour obtenir ces résultats, le gouvernement avait pris les mesures qui s&rsquo;imposaient. Ces mesures avaient été annoncées par le ministre de l&rsquo;Agriculture, Daniel Siméon Kelema, lors d&rsquo;un point de presse tenu le mardi 24 juin 2025 à son département.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D&rsquo;après le ministre, il s&rsquo;agit, entre autres, de la mise à disposition&nbsp;des&nbsp;exploitants agricoles des intrants et équipements subventionnés ; du contrôle de qualité des intrants agricoles ; de la mise en valeur de 552.254 ha d’aménagements hydro-agricoles ; du renforcement des mesures de protection des cultures contre les ravageurs. En plus de ces aspects, il s’agit aussi&nbsp;de la promotion de l’agriculture contractuelle à travers le développement des Interprofessions ; du paiement du reliquat des recettes de coton graine dans un délai raisonnable aux producteurs de coton ; et du maintien du prix d’achat du coton graine à 300f CFA le kilogramme.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Présent à ses côtés, le&nbsp;Président&nbsp;directeur général de la Compagnie malienne de développement textile ( CMDT), Kouloumegué Dembélé, a précisé que concernant le taux de réalisation de la campagne 2025-2026, les objectifs sont ambitieux avec une superficie totale de 672.000 ha, et le taux de réalisation est 38,03% contre 26,90% à la même période l&rsquo;année précédente.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-agriculture-une-priorite-du-gouvernement-nbsp"><strong>L&rsquo;agriculture, une priorité du gouvernement&nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Selon une étude publiée en février 2024 dans la revue « <em>Pnas Nexus</em>« , &nbsp;l&rsquo;agriculture au Mali occupe 70 % de la population active et contribue à plus de 40 % du PIB ( produit intérieur brut). Elle représente la principale source de revenus pour 80 % des populations rurales et génère près de 30 % des recettes d’exportation.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le pays dispose de 43,7 millions d’hectares de terres agricoles utilisables, dont seulement 4,5 % sont cultivés ; de 2,2 millions d’hectares aménageables, dont 23,5 % sont exploités ; de 14 millions de bovins, 58 millions d’ovins et caprins, 1,3 million de camelins, 63 millions de volailles ; de 70 milliards de mètres cubes d’eaux de surface et 2 720 milliards de m³ d’eaux souterraines.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">En outre, il dispose d’un potentiel de production piscicole d’environ 200 000 tonnes par an et d’un potentiel forestier de 100 millions d’hectares, dont 17 % sont aujourd’hui productifs, avec 7 millions de tonnes par an de potentiel de régénération naturelle. Pour mieux exploiter cet énorme potentiel au bénéfice des populations, le gouvernement l&rsquo;a placé au cœur de la Vision « <em>Mali Kura Ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma</em> » et de la Stratégie Nationale pour l’Émergence et le Développement Durable (SNEDD 2024-2033). Dans cette stratégie, il est inscrit comme projet structurant sous le nom de &nbsp;«&nbsp;<em>FARAFINNA JIGINƐ&nbsp;</em>» qui signifie «&nbsp;<em>Nourrir le Mali et la Sous-région</em>&nbsp;».&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-assistance-alimentaire-gratuite-composee-de-22-700-tonnes-de-cereales">Une assistance alimentaire gratuite composée de 22 700 tonnes de céréales </h2>



<p class="wp-block-paragraph">A signaler que selon le cadre harmonisé sur la situation alimentaire du pays en 2025 effectué, en novembre 2024, par les autorités maliennes et les partenaires internationaux en la matière, &nbsp;1 470 114 millions de personnes au Mali seront en situation de crise alimentaire, avec 100 941 personnes en situation d&rsquo;urgence.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">En d&rsquo;autres termes, selon le programme alimentaire mondial (PAM), dans une publication en date du 17 mars 2025, le Mali sera confronté, en 2025, à une situation alimentaire tendue. Les bons résultats enregistrés par la campagne agricole de 2025 constituent une bouffée d&rsquo;oxygène pour le Mali.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ils permettront de juguler cette prévision d&rsquo;insécurité alimentaire en facilitant la mise en œuvre du plan national de réponses à l&rsquo;insécurité alimentaire dont le budget est de 12 milliards de FCFA. Un montant qui est destiné à fournir une assistance alimentaire gratuite composée de 22 700 tonnes de céréales destinées aux populations les plus vulnérables, environ 11 500 tonnes de riz à la vente subventionnée et le reste pour soutenir les maraîchers, les pisciculteurs et les actions de restauration des terres dégradées.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sidi Modibo C</strong><strong>oulibaly</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Croissance économique 2025 du Mali : Le taux de 6 % visé confirmé par les institutions financières internationales </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sidi Modibo Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Nov 2025 07:58:54 +0000</pubDate>
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<p>Découvrez les stratégies de croissance économique 2025 du Mali et le plan de développement ambitieux pour un avenir durable.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Face à la crise multidimensionnelle, le Mali a lancé un ambitieux plan de développement à long terme dénommé « Mali Kura Ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma » assorti d’une Stratégie nationale Pour l’Émergence et le Développement durable&nbsp;2024-2033 (SNEDD) afin de réaliser une croissance forte, durable et inclusive. Avec la mise en œuvre de ce programme, le pays est en passe de réaliser le taux de croissance économique qu’il a prévu pour l’année&nbsp;2025.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La croissance économique mesure l’augmentation de la richesse produite dans un pays. Quand un État produit plus de biens et de services qu’auparavant, son produit intérieur brut (PIB) augmente. Dans une interview en fin mai 2025, le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, avait indiqué que la croissance économique du Mali est passée de 1,2&nbsp;% en 2023 à 5&nbsp;% en 2024, et que le pays vise 6&nbsp;% en 2025.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les spécialistes en économie, atteindre une croissance de 5&nbsp;% est un bon signal. D’après les plus grandes institutions financières internationales, cet objectif est bien réalisable. Ces institutions sont le Fonds Monétaire international (FMI), la Banque mondiale et la Banque africaine de développement (BAD). Chacune de ces institutions a fourni un taux de croissance économique après des analyses.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-5-nbsp-d-apres-le-fonds-monetaire-international"><strong>5&nbsp;% d’après le Fonds Monétaire International</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Du 09 au 13&nbsp;juin 2025, une équipe des services du Fonds monétaire international (FMI), dirigée par Mme&nbsp;Wenjie Chen, a séjourné à Bamako pour mener les consultations de 2025 au titre de l’article&nbsp;IV avec les autorités maliennes.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’issue des consultations, Mme&nbsp;Chen avait déclaré que l’économie malienne a fait preuve d’une certaine résilience, malgré les crises auxquelles le pays fait face. Elle a poursuivi en soulignant que la croissance économique du pays estimée à 4,7&nbsp;% en 2024 devrait atteindre 5,0&nbsp;% en 2025. Et d’ajouter que, sous réserve de la reprise de l’intégralité des activités minières, la croissance devrait rebondir pour atteindre 5,4&nbsp;% en 2026.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-pour-la-banque-mondiale-4-9-nbsp"><strong>Pour la Banque mondiale, 4,9&nbsp;%</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">D’après l’autre institution de Breton-Wood, la croissance du PIB (Produit Intérieur Brut) devrait atteindre 4,9&nbsp;% en 2025 (1,9&nbsp;% par habitant), soutenue par le démarrage de la production de lithium, des services et de l’agriculture. Elle estime que la reprise industrielle, principalement tirée par l’extraction minière et l’égrenage du coton, compense la baisse de 4&nbsp;% des volumes d’exportation d’or due aux fermetures temporaires de mines liées à des différends fiscaux.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">En outre, la banque mondiale indique que la croissance du PIB réel devrait s’établir en moyenne à 5&nbsp;% sur 2026-2027, soutenue par la production de lithium, l’agriculture et les télécommunications.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-selon-la-bad-5-3-nbsp"><strong>Selon la BAD, 5,3&nbsp;%</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">À en croire l’institution financière africaine, la reprise de l’activité économique au Mali devrait se poursuivre, avec une croissance de 4,7&nbsp;% en 2024 et de 5,3&nbsp;% en 2025. Cette croissance sera tirée par les activités extractives, avec le démarrage de la production de lithium, la relance du secteur textile et le développement du potentiel de production et de transformation du blé. Elle ajoute que grâce au maintien d’une politique monétaire restrictive, l’inflation devrait continuer à baisser pour atteindre 2&nbsp;% en 2024 et 1,8&nbsp;% en 2025.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut rappeler que d’après le classement économique&nbsp;2025 du FMI, le Mali occupe la cinquième place dans l’espace franc CFA composé de quatorze (14) pays africains repartis entre deux zones&nbsp;: l’UEMOA&nbsp;(Union Économique et Monétaire ouest-africaine), la CEMAC (Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale).&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’UEMOA est composée de huit (8) pays&nbsp;: le Bénin, le Burkina, la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Mali, le Niger, la Guinée-Bissau, le Togo. Quant à la CEMAC, elle compte six (6) pays&nbsp;: le Cameroun, la Centrafrique, le Congo-Brazzaville, le Gabon, la Guinée équatoriale, le Tchad. Tous ces pays ont en partage le franc CFA, une monnaie garantie par la France, l’ancienne métropole.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>SMC</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>MITA 2025 à Bamako : Le Mali révolutionne la productivité agricole </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sidi Modibo Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 01 Nov 2025 12:18:56 +0000</pubDate>
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<p>La révolution agricole au Mali: des forums innovants et des technologies pour assurer la sécurité alimentaire et le développement économique.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le Mali est en train de devenir une locomotive dans l&rsquo;amélioration de l&rsquo;agriculture en Afrique à travers la tenue de plusieurs rencontres régionales chez lui. Et cela, à cause de ses performances innovantes. De mai à octobre 2025, il a abrité le forum sur le système de riziculture intensif, celui du développement de l&rsquo;agriculture dans l&rsquo;espace AES. Et du 20 au 24 octobre 2025, c&rsquo;était la 5e édition du marché des innovations et technologies agricoles ( MITA).</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;agriculture en Afrique représente un potentiel immense, non seulement pour la sécurité alimentaire, mais aussi pour le développement économique.&nbsp;L&rsquo;Afrique dispose d&rsquo;un énorme potentiel agricole estimé à environ 60% des terres arables mondiales encore inexploitées. Pour libérer ce plein potentiel, un investissement massif et stratégique dans les infrastructures y compris d&rsquo;innovation technologique est indispensable. Ainsi, le continent pourrait non seulement relever ses défis alimentaires, mais aussi créer des emplois diversifiés et de qualité, stimuler la croissance économique et se positionner comme un acteur incontournable sur la scène agroalimentaire mondiale.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour sa part, le Mali a fait une avancée significative dans ce sens d&rsquo;où sa sollicitation par les autres pays africains afin de bénéficier de son expertise et de son expérience. La tenue de la 5e édition du MITA couplée à la 2e édition du prix d’Innovation agricole «&nbsp;<em>Abdoulaye TOURE</em>&nbsp;» s&rsquo;inscrit dans cette dynamique.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-agriculture-au-coeur-des-priorites-du-mali-nbsp"><strong>L&rsquo;agriculture au cœur des priorités du Mali&nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au Mali, l&rsquo;agriculture occupe 70 % de la population active et contribue à plus de 40 % du PIB (produit intérieur brut). Elle représente la principale source de revenus pour 80 % des populations rurales et génère près de 30 % des recettes d’exportation. Le pays dispose de 43,7 millions d’hectares de terres agricoles utilisables, dont seulement 4,5 % sont cultivés ; de 2,2 millions d’hectares aménageables, dont 23,5 % sont exploités ; de 14 millions de bovins, 58 millions d’ovins et caprins, 1,3 million de camelins, 63 millions de volailles ; de 70 milliards de mètres cubes d’eaux de surface et 2 720 milliards de m³ d’eaux souterraines.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">En outre, il dispose d’un potentiel de production piscicole d’environ 200 000 tonnes par an et d’un potentiel forestier de 100 millions d’hectares, dont 17 % sont aujourd’hui productifs, avec 7 millions de tonnes par an de potentiel de régénération naturelle. Pour exploiter cet immense potentiel, le Mali a expérimenté beaucoup de stratégies qui ont été des réussites.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour développer davantage le secteur, il l&rsquo;a placé au cœur de la Vision «&nbsp;<em>Mali Kura Ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma&nbsp;</em>» et de son ambitieuse Stratégie nationale pour l’Émergence et le Développement durable (SNEDD 2024-2033). Dans cette stratégie, il est inscrit comme projet structurant sous le nom de&nbsp;&nbsp;«&nbsp;<em>FARAFINNA JIGINƐ</em>&nbsp;» qui signifie «&nbsp;<em>Nourrir le Mali et la Sous-région</em>&nbsp;».&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-innovations-maliennes-fortement-appreciees"><strong>Les innovations maliennes fortement appréciées</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant cinq jours, plus de deux-cents (200) scientifiques, agriculteurs et entrepreneurs ont mené des réflexions pour répondre aux besoins immédiats des producteurs d’Afrique de l’Ouest et du centre, à travers des panels de haut niveau, des marchés B2B. Trente-trois (33) technologies dont 09 pratiques, 08 équipements/outils et 14 produits biologiques ont été présentées en plénière et 30 exposées dans les stands. Il y a eu également 24 engagements d’achat faits par les pays. Parmi ces innovations figurent celles du Mali qui ont été appréciées par les participants à l&rsquo;occasion de la journée du Mali. Une journée qui s&rsquo;est tenue le 23 octobre 2025&nbsp;au parc des innovations et technologies de l&rsquo;Institut d&rsquo;Économie rurale (IER) à Sotuba.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces innovations sont les variétés améliorées de maïs, mil, sorgo, fonio, niébé, arachide, sésame ; les spécimens d&rsquo;élevage de haute qualité tels que les chèvres «&nbsp;<em>Boers</em>&nbsp;» et les poules «&nbsp;<em>Wasase</em>&nbsp;». Le Mali a également présenté de nouveaux types d&rsquo;aliments pour bétail optimisés et une variété de produits transformés. En outre, les innovations en matière de solutions digitales ont été une autre prouesse des chercheurs maliens. Les innovations technologiques maliennes ont été vivement saluées par les participants, car d&rsquo;après eux, elles contribuent positivement à l&rsquo;amélioration de la productivité agricole du continent africain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut noter que la présente édition est organisée par le Conseil Ouest et Centre Africain pour la Recherche et le Développement agricoles (CORAF), créé en 1987 et composé de 23 pays. Elle avait pour thème :&nbsp;«&nbsp;<em>Facilitation de l’accès aux innovations et technologies agricoles de gestion intégrée des sols&nbsp;</em>». L&rsquo;édition de 2026 se tiendra en Sierra Leone.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sidi Modibo Coulibaly</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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