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	<title>Archives des Afrique subsahrienne &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<description>Sahel Tribune – Votre regard sur le Sahel, autrement.</description>
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	<title>Archives des Afrique subsahrienne &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>[Tribune] Le pouvoir militaire est-il une solution durable au Mali ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 Jun 2021 10:56:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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<p>En intervenant le 24 mai pour destituer le président de la transition Bah N’Daw et son premier ministre Moctar Ouane, l’armée malienne a démontré une nouvelle fois sa volonté de garder&#8230;</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong>En intervenant le 24 mai pour destituer le président de la transition Bah N’Daw et son premier ministre Moctar Ouane, l’armée malienne a démontré une nouvelle fois sa volonté de garder la main sur les leviers du pouvoir.</strong></p>



<p>Ce énième coup d’État est intervenu suite au limogeage par le duo N’Daw/Ouane du ministre de la Défense, le colonel Sadio Camara, et de celui de la Sécurité, le colonel Modibo Koné. Selon les auteurs du putsch, le couple exécutif n’aurait pas respecté la charte de la transition, qui précise que les questions de défense et de sécurité relèvent de la compétence du vice-président, le colonel Assimi Goïta. </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Le colonel Assimi Goïta officiellement nommé président du Mali • FRANCE 24" width="1170" height="658" src="https://www.youtube.com/embed/FP4cC3ehDKk?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p>Les militaires <a href="https://information.tv5monde.com/afrique/mali-le-colonel-goita-tend-la-main-aux-civils-pour-faire-baisser-la-pression-410614" target="_blank" rel="noreferrer noopener">tendent désormais la main</a> au Mouvement du 5&nbsp;juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP), la seule coalition politique qui avait dénoncé la gestion de la première phase de cette transition.</p>



<p>Saisie par le cabinet du vice-président, la Cour constitutionnelle a rendu un arrêt constatant la vacance du pouvoir et a <a href="https://www.jeuneafrique.com/1179984/politique/mali-la-cour-constitutionnelle-declare-assimi-goita-president-de-la-transition/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">reconnu</a> le colonel Assimi Goïta comme président de la transition à la veille d’un <a href="https://www.ecowas.int/communique-sommet-extraordinaire-sur-la-situation-politique-au-mali/?lang=fr" target="_blank" rel="noreferrer noopener">sommet extraordinaire de la Cédéao</a> sur ce nouveau coup de force.</p>



<p>Nous avions déjà évoqué dans un article précédent le <a href="https://theconversation.com/transition-malienne-politisation-de-larmee-ou-militarisation-du-politique-154690" target="_blank" rel="noreferrer noopener">poids de l’armée dans l’espace politique malien</a>. Ce nouveau coup d’État semble confirmer l’appétit des militaires maliens pour le pouvoir. Face à la crise que traverse le Mali, l’armée peut-elle encore être la solution&nbsp;? Et quel peut être l’avenir de sa cohabitation avec le M5-RFP&nbsp;?</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une armée tournée vers la conquête du pouvoir</h3>



<p>Il y a plus de cinquante ans, le sociologue Georges Balandier <a href="https://www.monde-diplomatique.fr/1966/04/BALANDIER/27170" target="_blank" rel="noreferrer noopener">affirmait</a> que les coups d’État militaires s’expliquaient, en Afrique, par le désir des jeunes militaires de changer la situation. Il évoquait déjà le «&nbsp;néo-colonellisme&nbsp;» pour illustrer la prise du pouvoir par des jeunes colonels, qui disent vouloir mettre de l’ordre dans le désordre politique.</p>



<p>Le sociologue Francis Akindès se situe dans la même lignée quand il <a href="https://www.bbc.com/afrique/region-53910717" target="_blank" rel="noreferrer noopener">constate</a> que les militaires et les civils se conduisent de la même manière lorsqu’ils arrivent aux commandes d’un pays, car le pouvoir est corrupteur. Les militaires «&nbsp;nouveaux entrants&nbsp;», explique-t-il, finissent par être pris au jeu. Le coup d’État aboutit toujours à une espèce de confiscation du pouvoir par les militaires. Les immixtions répétées de l’armée dans la vie politique ont eu pour effet de renouveler et d’augmenter le nombre de militaires qui ont directement participé, à divers niveaux, à la gestion du pouvoir politique. De son côté, le politologue <a href="https://www.africanbookscollective.com/books/armee-et-politique-au-niger-1" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Mahamane Tidjani Alou</a> utilise l’expression «&nbsp;militaires politiciens&nbsp;» pour désigner les galonnés qui participent directement à l’exercice du pouvoir.</p>



<p>Quant à <a href="https://www.decitre.fr/livres/les-figures-du-politique-en-afrique-9782865379644.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Niandou Souley</a>, il attire l’attention sur le fait que les militaires ont l’habitude de prendre pour prétexte le désordre institutionnel pour s’emparer du pouvoir. Leur intention initiale est généralement de procéder à une rectification démocratique au moyen d’un «&nbsp;toilettage&nbsp;» des textes fondamentaux déjà existants. Mais par la suite, non seulement les hommes en uniforme substituent un régime présidentiel fort au régime semi-présidentiel d’antan, mais cherchent aussi, en général, à conserver le pouvoir.</p>



<p>La consécration du colonel Assimi Goïta comme nouveau président de la transition doit être vue comme un signe de la volonté farouche des militaires de conserver le pouvoir. C’est en effet la garantie de ne pas connaître des démêlés judiciaires&nbsp;: Goïta n’a pas oublié qu’il y a déjà eu, il n’y a pas si longtemps, un <a href="https://www.jeuneafrique.com/167036/politique/mali-amadou-haya-sanogo-du-coup-d-tat-la-prison/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">précédent au Mali</a>. Les militaires constituent donc, au même titre que les religieux, des acteurs primordiaux du champ politique malien, en ce sens que la conquête du pouvoir – par la force – fait partie de leurs stratégies. </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Crise politique au Mali : les militaires reprennent le pouvoir" width="1170" height="658" src="https://www.youtube.com/embed/YlOI-3E_BtE?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p>Au Mali, l’armée n’a pas vraiment assimilé les règles institutionnelles et, notamment, la question de la soumission du militaire au politique. N’Daw a d’ailleurs été démis avant tout parce qu’il cherchait à sortir de la tutelle de la junte qui l’avait porté au pouvoir. La tentative de mise à l’écart par Bah N’Daw et Moctar Ouane de deux «&nbsp;colonels-ministres&nbsp;» occupant des postes stratégiques a été perçue par Assimi Goïta et son entourage comme une tentative visant à desserrer l’étau mis en place par les militaires sur la transition.</p>



<p>En intervenant par la force, les militaires se lancent dans une opération de survie politique. Le coup d’État étant un crime imprescriptible selon la Constitution malienne, rien ne garantit une immunité politique à partir du moment où l’on n’est plus aux affaires. Mais un homme politique qui requiert l’anonymat va plus loin en affirmant que&nbsp;:</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>«&nbsp;La vraie raison qui pourrait expliquer les coups d’État au Mali, c’est la volonté d’enrichissement des militaires. L’armée est aujourd’hui une voie royale pour devenir riche. En vérité, s’ils commettent des coups d’État, c’est parce qu’ils ne veulent pas aller combattre sur les théâtres d’opérations et s’accrochent au pouvoir à Bamako.&nbsp;»</p></blockquote>



<p>Il est vrai que la corruption est un fléau souvent évoqué à propos de l’armée malienne. On pense par exemple au <a href="https://maliactu.net/mali-detournement-des-1230-milliards-de-la-loi-de-programmation-militaire-bah-ndaw-promet-un-audit-de-justification-au-centime-pres/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">détournement</a> de plus de 1&nbsp;230&nbsp;milliards de francs CFA de programmation militaire sur la période 2014-2019. On constate de surcroît que les militaires ont fait le choix de l’exercice politique <a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2021/05/30/sahel-les-militaires-ne-peuvent-etre-une-alternative-aux-problemes-politiques-de-nos-pays_6082061_3212.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">au détriment</a> de la sécurisation du pays et de la lutte contre le djihadisme, qui sont leurs missions premières.</p>



<h3 class="wp-block-heading">L’alliance M5-RFP et les militaires&nbsp;: un mariage d’amour ou&nbsp;de&nbsp;raison&nbsp;?</h3>



<p>Dans la nuit du 24 au 25&nbsp;mai, les représentants du M5-RFP ont été conviés à Kati, fief des putschistes. Un nouveau gouvernement a été formé le 11&nbsp;juin avec <a href="https://www.lepoint.fr/afrique/mali-qui-est-choguel-kokalla-maiga-premier-ministre-de-la-transition-07-06-2021-2429939_3826.php" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Choguel K. Maïga</a> (l’une des figures du M5-RFP) comme premier ministre. Un gouvernement au sein duquel les <a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2021/06/11/mali-un-nouveau-gouvernement-forme-des-militaires-toujours-aux-postes-cles_6083801_3212.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">militaires restent prédominants</a>, et qui a été jugé illégitime par la communauté internationale, notamment par le président français qui, dans la foulée, a décidé de mettre fin à l’opération Barkhane.</p>



<p>«&nbsp;Il n’y a de mort en politique si ce n’est la mort naturelle&nbsp;»&nbsp;: cette maxime sied bien à la situation du M5-RFP, un mouvement que certains avaient <a href="https://www.bbc.com/afrique/55023743" target="_blank" rel="noreferrer noopener">trop vite fait d’enterrer</a>. Avec ce second coup d’État, il est vrai que la marge de manœuvre des militaires semble forcément réduite. Ils jouent <a href="https://www.lepoint.fr/afrique/boubacar-haidara-les-militaires-maliens-jouent-leur-derniere-carte-07-06-2021-2429872_3826.php" target="_blank" rel="noreferrer noopener">leur dernière carte</a>. Mais cet accord avec le M5-RFP s’est fait au prix du reniement de certains points que le Mouvement jugeait jusqu’alors non négociables. Choguel K. Maïga a en effet reculé sur la <a href="https://www.youtube.com/watch?v=VDgTX8XSqvo" target="_blank" rel="noreferrer noopener">dissolution du CNT</a>, devant lequel il fera peut-être sa déclaration de politique et sa proposition sur les <a href="https://www.lepoint.fr/afrique/mali-l-accord-d-alger-chimere-ou-realite-30-03-2021-2420058_3826.php" target="_blank" rel="noreferrer noopener">accords de paix d’Alger</a>, puisqu’il <a href="https://www.lepoint.fr/afrique/lamine-savane-l-opinion-malienne-a-du-mal-a-comprendre-04-06-2021-2429581_3826.php" target="_blank" rel="noreferrer noopener">s’engage</a> à travailler avec la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA). De même qu’il accepte finalement de travailler avec un président militaire, lui qui avait dénoncé la «&nbsp;militarisation de la transition&nbsp;».</p>



<p>Il y a eu une ambivalence au sein du M5-RFP sur la qualification du coup d’État du 24&nbsp;mai. Le nouveau Premier ministre Choguel K. Maïga, n’a pas condamné le coup d’État, se contentant de parler de <a href="https://www.youtube.com/watch?v=QmyA7pECzeo" target="_blank" rel="noreferrer noopener">«&nbsp;rectification de la transition&nbsp;»</a>. En revanche, Madame Sy Kadiatou Sow et Modibo Sidibé ont appelé sans réserve à <a href="https://bamada.net/declaration-de-la-plateforme-an-ko-mali-dron-sur-la-situation-politique-du-pays" target="_blank" rel="noreferrer noopener">condamner le putsch</a>.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une rectification de la transition est-elle possible&nbsp;?</h3>



<p>Au regard de l’évolution des dynamiques politiques au Mali, cette deuxième phase de la transition semble être celle de la dernière chance pour le pays. La période transitoire est donc un moment opportun de mutation et d’ouverture. Comme l’expliquent <a href="https://www.cairn.info/revue-internationale-de-politique-comparee-2008-1-page-15.htm" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Céline Thiriot</a> et <a href="https://nyuscholars.nyu.edu/en/publications/the-games-of-transition" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Adam Przeworski</a>, les transitions découlent de ces deux processus concomitants que sont l’extirpation et la constitution.</p>



<p>Par extirpation, il faut entendre le processus de rupture avec l’ancien régime, et par constitution, le processus de sociogenèse d’un nouveau régime. Durant la transition, période où l’armée joue un rôle fondamental, Adam Przeworski souligne que partout où celle-ci reste cohérente et autonome, les <a href="https://benbere.org/dossiers-benbere/ma-transition/matransition-entre-rupture-continuite-systeme-gouvernance/">élém</a><a href="https://benbere.org/dossiers-benbere/ma-transition/matransition-entre-rupture-continuite-systeme-gouvernance/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">e</a><a href="https://benbere.org/dossiers-benbere/ma-transition/matransition-entre-rupture-continuite-systeme-gouvernance/">nts d’extirpation dominent le processus de transition</a>. Selon ces auteurs, pour réussir une transition, il faut une rupture avec l’ancien système. Or, nous assistons au retour des mêmes mœurs politiques qui ont jadis fait descendre les Maliens dans la rue, à savoir les pratiques clientélistes, le népotisme, la corruption, etc. L’armée revient au centre du jeu <a href="https://www.youtube.com/watch?v=ksVUuxsQIL4" target="_blank" rel="noreferrer noopener">plus forte que jamais</a>.</p>



<p>Même si l’un de ses représentants occupe désormais le poste de premier ministre, le M5-RFP semble être le grand perdant de ce nouveau gouvernement, quand on sait qu’il a contribué à légitimer le putsch sur la scène internationale. Dans ces conditions, l’armée malienne peut-elle être la réponse à la crise que traverse le Mali&nbsp;? Difficile de répondre par l’affirmative quand on sait que l’armée est <a href="http://bamada.net/6-541-militaires-fictifs-deceles-par-lunion-europeenne-au-sein-de-larmee-malienne" target="_blank" rel="noreferrer noopener">aussi corrompue</a>, sinon plus, que la classe politique. Le <a href="https://afrikipresse.fr/la-chronique-du-lundi-tchad-et-mali-deux-cas-decole-de-larrivee-au-pouvoir-dun-cmtconseil-militaire-de-transition/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">parallèle avec l’armée tchadienne</a>, qui a pris le pouvoir après la mort d’Idriss Déby le 20&nbsp;avril dernier, n’est par ailleurs guère probant, tant le rôle joué par cette dernière dans la lutte contre le terrorisme a été déterminant.</p>



<p>L’armée tchadienne est une armée chevronnée et aguerrie qui <a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2021/02/16/le-tchad-envoie-1-200-soldats-aux-confins-du-mali-niger-et-burkina-faso-pour-lutter-contre-le-djihadisme_6070064_3212.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">se bat sur le territoire malien</a>. A contrario, l’armée malienne, en dépit des milliards investis pour sa refondation, n’enregistre aucune victoire dans la lutte contre l’insécurité. Le domaine où elle rayonne, c’est de <a href="https://www.jeuneafrique.com/1179029/politique/edito-a-quoi-servent-les-militaires-maliens/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">disputer le pouvoir aux civils</a>.</p>



<p>Ces «&nbsp;militaires politiciens&nbsp;» semblent faire un sans-faute politique depuis leur <a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/08/18/coup-d-etat-au-mali-le-president-ibrahim-boubacar-keita-et-son-premier-ministre-aux-mains-des-putschistes_6049272_3212.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">premier putsch contre IBK en août 2020</a>. Toutefois, le capital de confiance initial dont ils ont bénéficié semble s’étioler. Et désormais, ils ne pourront plus attribuer les difficultés à telle ou telle autre force car plus aucun levier du pouvoir ne leur échappe…</p>



<p><a href="https://theconversation.com/profiles/lamine-savane-760620" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lamine Savane</a>, PhD science politique, ATER, CEPEL (UMR 5112) CNRS, Montpellier, Post doctorant PAPA, <em><a href="https://theconversation.com/institutions/universite-de-segou-4725" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Université de Ségou</a></em> et <a href="https://theconversation.com/profiles/fousseyni-toure-697369" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Fousseyni Touré</a>, Doctorant en Anthropologie, Institut de Pédagogie Universitaire (I.P.U), <em><a href="https://theconversation.com/institutions/universite-des-sciences-juridiques-et-politiques-de-bamako-3899" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Université des sciences juridiques et politiques de Bamako</a></em></p>



<p>Cet article est republié à partir de <a href="https://theconversation.com" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Conversation</a> sous licence Creative Commons. Lire l’<a href="https://theconversation.com/le-pouvoir-militaire-est-il-une-solution-durable-au-mali-162795" target="_blank" rel="noreferrer noopener">article original</a>.</p>



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<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Face au changement climatique, les agricultures africaines au défi de la sécurité alimentaire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 04 Apr 2021 16:04:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Climat et environnement]]></category>
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<p>Le développement agricole et les systèmes alimentaires des pays d’Afrique subsaharienne seront inexorablement confrontés à des défis considérables dans les décennies à venir. Alors que la population mondiale devrait passer de <a href="https://www.un.org/fr/un75/shifting-demographics" target="_blank" rel="noreferrer noopener">7,7 à 9,7 milliards en 2050</a>, plus de la moitié de la croissance démographique planétaire d’ici à 2050 devrait se produire en Afrique, <a href="https://www.un.org/fr/un75/shifting-demographics" target="_blank" rel="noreferrer noopener">selon l’ONU</a>.</p>



<p>Face à cette pression, le développement agricole fait déjà face à d’immenses défis, et l’on craint que les changements climatiques ne les aggravent dans les zones vulnérables. Une majorité de la population d’Afrique subsaharienne vit en effet dans des régions rurales, où les revenus et l’emploi dépendent presque entièrement de l’agriculture pluviale.</p>



<p>Le secteur agricole emploie <a href="https://www.afdb.org/fileadmin/uploads/afdb/Documents/Publications/AEB_Volume_8_Issue_3.pdf#page=2" target="_blank" rel="noreferrer noopener">entre 65 et 70 %</a> de la main-d’œuvre africaine et représente généralement <a href="https://openknowledge.worldbank.org/bitstream/handle/10986/16624/769900WP0SDS0A00Box374393B00PUBLIC0.pdf;sequence=1#page=14" target="_blank" rel="noreferrer noopener">30 à 40 %</a> du produit intérieur brut.</p>



<p>De multiples facteurs biophysiques, politiques et socio-économiques se conjuguent pour accroître la vulnérabilité de cette région et risquent d’entraver <a href="https://www.ipcc.ch/report/ar4/wg2/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">sa capacité d’adaptation</a>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Précipitations, sécheresses et désertification</h2>



<p>Le climat africain est déterminé par trois phénomènes climatiques critiques qui sont liés entre eux de manière complexe et qui ne sont pas encore entièrement compris. Il s’agit du mouvement de la zone de convergence intertropicale, de l’oscillation australe El Niño et de l’alternance annuelle des moussons. Chacun de ces phénomènes interagit avec l’autre, déterminant les régimes régionaux de <a href="http://www.ask-force.org/web/Global-Warming/Convay-Science-Climate-Change-Africa-2008.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">température et de précipitations</a>.</p>



<p>À cela s’ajoutent les changements climatiques en cours, qui ont des répercussions sur les précipitations et l’élévation du niveau de la mer, et entraînent une augmentation modérée à extrême de la température mondiale.</p>



<p>Au-delà des hausses de température, les changements climatiques en Afrique subsaharienne devraient entraîner des transformations <a href="https://link.springer.com/article/10.1007/s10584-006-9205-4" target="_blank" rel="noreferrer noopener">dans l’intensité des précipitations</a>, une incidence accrue des événements extrêmes <a href="https://doi.org/10.1016/j.gloenvcha.2006.11.008" target="_blank" rel="noreferrer noopener">tels que les sécheresses et les inondations</a>, le <a href="https://www.ajol.info//index.php/as/article/view/1484" target="_blank" rel="noreferrer noopener">renforcement de la désertification</a> et l’altération de certains vecteurs de maladies entraînant des transformations dans la transmission spatiale et temporelle des <a href="https://doi.org/10.1186/1475-2875-5-17" target="_blank" rel="noreferrer noopener">maladies infectieuses</a>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un quart de la population sous-nourrie</h2>



<p>L’un des plus grands défis auxquels nos sociétés sont actuellement confrontées est de fournir en permanence à tous les citoyens des aliments nutritifs tout en préservant l’environnement. Ce problème se pose avec une acuité particulière en Afrique subsaharienne, où l’on estime qu’une personne sur quatre ne dispose toujours pas d’une alimentation suffisante <a href="https://doi.org/10.1080/14735903.2017.1293929" target="_blank" rel="noreferrer noopener">pour mener une vie saine et active</a>.</p>



<p>Le terme «&nbsp;sécurité alimentaire&nbsp;» est défini comme l’accès physique, social et économique de tous et à tout moment à une nourriture à même de satisfaire leurs besoins énergétiques et leurs préférences alimentaires pour mener une vie saine et active.</p>



<p>Elle repose sur quatre piliers : la disponibilité alimentaire, l’accès à la nourriture, l’utilisation de la nourriture et la stabilité de <a href="http://www.fao.org/cfs/cfs-home/products/gsfonline/1/fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">la disponibilité alimentaire et de l’accès aux aliments</a>. L’insécurité alimentaire quant à elle correspond à un manque d’accès <a href="http://documents1.worldbank.org/curated/en/166331467990005748/pdf/multi-page.pdf">à une nourriture suffisante</a>.</p>



<p>En dépit d’une incertitude sur les données climatiques, la littérature publiée permet de tirer plusieurs points saillants : partout en Afrique, l’agriculture risque d’être affectée négativement par les changements climatiques ; et dans la plupart des pays d’Afrique subsaharienne, le rendement des cultures pourrait diminuer de <a href="https://doi.org/10.1016/S0959-3780(02)00090-0" target="_blank" rel="noreferrer noopener">10 à 20 % d’ici à 2050</a> en raison du réchauffement.</p>



<p>Dans le cas du blé, ce rendement moyen pourrait <a href="https://iopscience.iop.org/article/10.1088/1748-9326/7/3/034032/pdf#page=2" target="_blank" rel="noreferrer noopener">baisser d’ici au milieu du siècle de 17 %, celui du maïs de 5 %, celui du sorgho de 15 % et celui du millet de 10 %</a>.</p>



<p>Même sans les changements climatiques, les agricultures africaines suscitent déjà de graves inquiétudes en raison de <a href="https://www.theconversation.com/en-afrique-de-lest-lagriculture-au-defi-des-secheresses-recurrentes-140599#:%7E:text=Les%20zones%20agricoles%2Dcl%C3%A9s%2C%20situ%C3%A9es,s%C3%A9v%C3%A8rement%20touch%C3%A9es%20par%20la%20s%C3%A9cheresse." target="_blank" rel="noreferrer noopener">la variabilité</a> de l’approvisionnement en eau, de la dégradation des sols et des sécheresses récurrentes. Il ne fait aucun doute que l’agriculture devra changer radicalement pour répondre aux demandes futures.</p>



<p>D’autant plus si l’on tient compte des taux de croissance démographique – les plus élevés au monde – et des modifications des habitudes alimentaires liées à l’urbanisation et à l’essor de la classe moyenne africaine.</p>



<h2 class="has-normal-font-size wp-block-heading">Régimes moins carnés et agroécologie</h2>



<p>Le défi consiste non seulement à augmenter la production alimentaire, mais aussi à le faire de manière durable, en réduisant nos émissions de gaz à effet de serre et en préservant la biodiversité.</p>



<p>En effet, la quantité de nourriture disponible pour la consommation humaine est affectée par l’attribution des cultures à d’autres utilisations non alimentaires, telles que l’alimentation animale, la bioénergie et les utilisations industrielles. Au niveau mondial, <a href="https://doi.org/10.1088/1748-9326/8/3/034015" target="_blank" rel="noreferrer noopener">seulement 67 % de la récolte produite (en masse)</a> ou 55 % des calories produites sont disponibles pour la consommation humaine directe.</p>



<p>Le reste de la récolte a été allouée à l’alimentation animale (24 % en masse) et à d’autres utilisations industrielles, y compris la bioénergie <a href="https://doi.org/10.1088/1748-9326/8/3/034015" target="_blank" rel="noreferrer noopener">(9 % en masse)</a>. </p>



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<iframe title="Éthiopie : la permaculture, clé de la prospérité en milieu rural" width="1170" height="658" src="https://www.youtube.com/embed/xgV_VAIy3P4?start=4&#038;feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe>
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<p>Dans les pays riches, de nombreuses personnes consomment davantage de produits d’origine animale que <a href="https://doi.org/10.1371/journal.pone.0200781" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ce qui est recommandé sur le plan nutritionnel</a> : c’est le cas du modèle alimentaire très carné nord-américain ou argentin.</p>



<p>Or nous avons besoin de toute urgence de nouvelles alternatives pour relever les défis actuels et futurs auxquels sont confrontés nos systèmes alimentaires. Des réformes seront donc nécessaires, notamment l’évolution vers des régimes moins carnés, ce qui pourrait augmenter la productivité alimentaire des terres cultivées et nourrir plus de personnes par hectare de terre cultivée.</p>



<p>Il est impératif de concevoir des systèmes agricoles résistants face à des chocs de plus en plus fréquents et capables de s’adapter aux nouvelles conditions imposées par ces changements.</p>



<p>Dans ce contexte, <a href="https://theconversation.com/fr/topics/agro-ecologie-33625" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’agroécologie</a> – qui vise à concevoir des systèmes alimentaires impliquant moins de pressions sur l’environnement et un usage plus modéré des ressources naturelles – sera indispensable pour améliorer la sécurité alimentaire et la nutrition ; en rétablissant et en maintenant les écosystèmes, en offrant des moyens de subsistance durables aux petits exploitants et en renforçant la résilience pour s’adapter aux changements climatiques.</p>



<p><a href="https://theconversation.com/profiles/sougueh-cheik-1005537">Sougueh Cheik</a>, Docteur en sciences de l’environnement, <em><a href="https://theconversation.com/institutions/institut-de-recherche-pour-le-developpement-ird-2267" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Institut de recherche pour le développement (IRD)</a></em></p>



<p>This article is republished from <a href="https://theconversation.com" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Conversation</a> under a Creative Commons license. Read the <a href="https://theconversation.com/face-au-changement-climatique-les-agricultures-africaines-au-defi-de-la-securite-alimentaire-156770" target="_blank" rel="noreferrer noopener">original article</a>.</p>



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<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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