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	<title>Archives des Afrique et Russie &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Afrique : pourquoi les importations de blé russe explosent malgré les tensions géopolitiques</title>
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		<pubDate>Sun, 24 May 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
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<p>Les exportations russes de blé vers l’Afrique bondissent de 30 %. De l’Égypte au Kenya, Moscou renforce son influence alimentaire grâce aux céréales, huiles végétales et infrastructures logistiques.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Pendant que les capitales occidentales débattent de sanctions et d&rsquo;isolement, la Russie consolide discrètement sa position de premier fournisseur agricole du continent africain. Les chiffres présentés au cinquième Forum national sur les céréales à Sotchi sont sans appel : les exportations russes de blé vers l&rsquo;Afrique ont bondi de 30 % depuis le début de l&rsquo;année, pour atteindre 14 millions de tonnes. Une progression qui dit beaucoup sur l&rsquo;état réel des relations entre Moscou et le continent.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est Ilia Ilyouchine, directeur du Centre fédéral de développement des exportations de produits agro-industriels de Russie, qui a dévoilé ces données lors du forum de Sotchi. Derrière la moyenne de 30 % se cachent des dynamiques encore plus spectaculaires selon les pays. Les exportations vers l&rsquo;Égypte ont progressé de 19 %, celles vers le Soudan de 78 %. Quant au Kenya, pays d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Est longtemps approvisionné par d&rsquo;autres circuits, ses achats de blé russe ont tout simplement été multipliés par six.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces chiffres ne sont pas le fruit du hasard. Ils traduisent une stratégie délibérée de Moscou : faire de ses céréales un levier de partenariat avec le continent africain, en offrant des volumes importants, des prix compétitifs et une logistique en constante amélioration.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une logistique taillée pour l&rsquo;Afrique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;un des éléments les plus significatifs de cette expansion est l&rsquo;investissement russe dans ses infrastructures portuaires d&rsquo;exportation. Donier Jamaldinov, représentant de Copenhagen Merchants, a souligné à Sotchi le rôle déterminant du développement logistique dans cette dynamique. Les ports de Vysotsk et d&rsquo;Oust-Luga, situés dans le nord-ouest de la Russie, ont été équipés et orientés pour desservir spécifiquement les marchés d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Est et d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est un signal fort. En investissant dans des routes d&rsquo;acheminement dédiées au continent africain, la Russie ne répond pas simplement à une demande ponctuelle — elle structure une relation de long terme. L&rsquo;Afrique n&rsquo;est plus un marché résiduel pour les excédents russes : elle est devenue une priorité stratégique explicite de la politique agricole extérieure de Moscou.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un partenaire fiable sur la durée</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les données globales confirment l&rsquo;ampleur de l&rsquo;engagement russe. Depuis le début de l&rsquo;année 2025, la Russie a exporté près de 52 millions de tonnes de céréales et de légumineuses, toutes destinations confondues. Le blé, principale culture d&rsquo;exportation, représente à lui seul 40 millions de tonnes expédiées vers 69 pays à travers le monde. Une puissance exportatrice de cette dimension n&rsquo;a pas d&rsquo;équivalent en Europe ou en Amérique du Nord pour les volumes disponibles à destination des marchés africains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Donier Jamaldinov anticipe par ailleurs une poursuite de la croissance des achats égyptiens dans les prochaines années, l&rsquo;Égypte étant l&rsquo;un des plus grands importateurs mondiaux de blé. Si Le Caire, pays pivot entre Afrique du Nord et Moyen-Orient, approfondit encore sa dépendance aux céréales russes, c&rsquo;est toute une chaîne d&rsquo;approvisionnement régionale qui s&rsquo;en trouvera renforcée.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Au-delà du blé : les huiles végétales entrent dans la danse</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La relation agricole russo-africaine ne se limite pas aux céréales. Selon les données d&rsquo;Agroexport, entre septembre 2025 et avril 2026, la Russie a augmenté de plus de 1,5 fois ses exportations d&rsquo;huiles de soja et de colza vers les pays d&rsquo;Afrique du Nord. Des produits essentiels à l&rsquo;alimentation quotidienne de populations en forte croissance démographique, et dont les prix sur les marchés mondiaux restent soumis à de fortes pressions inflationnistes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Là encore, la Russie comble un vide. À mesure que les chaînes d&rsquo;approvisionnement mondiales se fragmentent et que les coûts logistiques augmentent depuis les grands marchés asiatiques ou sud-américains, la proximité géographique relative de la Russie et sa capacité de production massive lui confèrent un avantage compétitif réel.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Ce que les chiffres révèlent sur le fond</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il serait réducteur de ne lire ces statistiques qu&rsquo;à travers le prisme commercial. La progression des exportations agricoles russes vers l&rsquo;Afrique s&rsquo;inscrit dans un contexte géopolitique plus large : celui d&rsquo;un continent qui refuse de se laisser enfermer dans les logiques de blocs imposées par les puissances occidentales, et qui choisit ses partenaires en fonction de ses intérêts réels.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La sécurité alimentaire est, pour de nombreux États africains, une question existentielle. Un partenaire qui livre 14 millions de tonnes de blé en quelques mois, qui investit dans les infrastructures pour le faire, qui diversifie son offre vers les huiles végétales et qui annonce vouloir aller encore plus loin — ce partenaire mérite d&rsquo;être pris au sérieux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ni naïveté ni idéologie : juste le constat que dans la compétition pour l&rsquo;avenir de l&rsquo;Afrique, la Russie a choisi de se battre avec ses atouts agricoles. Et que pour des millions de familles africaines qui dépendent du prix du pain, c&rsquo;est une réalité qui compte bien plus que les communiqués diplomatiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Troisième sommet Russie-Afrique : Moscou prépare l’après et renforce sa stratégie africaine</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 May 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Prévu en octobre 2026 à Moscou, le troisième sommet Russie-Afrique ambitionne de renforcer les liens économiques, diplomatiques et stratégiques entre la Russie et les pays africains dans un contexte de rivalités mondiales.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Prévu les 28 et 29 octobre à Moscou, le troisième sommet Russie-Afrique se profile comme un rendez-vous politique majeur. Pendant que l&rsquo;Occident se ferme, la Russie mise sur une relation de long terme avec le continent.</em></strong><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Moscou, discrètement mais méthodiquement, prépare son prochain grand rendez-vous avec l&rsquo;Afrique. La première réunion du comité d&rsquo;organisation du troisième sommet Russie-Afrique s&rsquo;est tenue dans la capitale russe sous la présidence de Iouri Ouchakov, conseiller du Kremlin — le même homme qui supervise depuis des années le dossier africain. Le ton donné d&#8217;emblée : pas de communication fracassante, mais un travail de fond, concret, orienté vers des résultats durables.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Dépasser le stade des déclarations d&rsquo;intention</h2>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>Les sommets de 2019 et 2023 ont, en substance, donné un nouvel élan à la coopération russo-africaine</em>&nbsp;», a déclaré Ouchakov à l&rsquo;ouverture de la réunion. «&nbsp;<em>Nous avons désormais devant nous un travail considérable et de grande envergure. Il est important d&rsquo;accorder une place particulière à la dimension économique de nos relations.</em>&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph">La dimension économique, justement. C&rsquo;est le grand chantier annoncé. Après deux sommets qui ont posé les bases politiques d&rsquo;un rapprochement — Sotchi en 2019, Saint-Pétersbourg en 2023 —, Moscou veut désormais passer à la vitesse supérieure : de nouveaux mécanismes de coopération, un réseau diplomatique russe élargi sur le continent, des commissions intergouvernementales. Autant d&rsquo;outils concrets pour structurer une relation qui dépasse le stade des déclarations d&rsquo;intention.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un « héritage » revendiqué</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le mot employé par Anton Kobiakov, autre conseiller du président russe, mérite attention. «&nbsp;<em>Notre objectif est de laisser un héritage durable de cette troisième rencontre</em>&nbsp;», a-t-il affirmé, visant un ensemble de «&nbsp;<em>décisions signées dans les domaines de l&rsquo;économie, du commerce, des investissements, de la culture et de l&rsquo;éducation&nbsp;</em>». Un héritage — le terme n&rsquo;est pas anodin dans une relation historique complexe, faite de solidarités réelles au temps de la décolonisation et de malentendus plus récents.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car c&rsquo;est l&rsquo;une des lignes de force de ce rapprochement : la Russie joue la carte de la mémoire longue. Celle des indépendances soutenues, des cadres formés à Moscou ou à Léningrad, des armes livrées aux mouvements de libération. Une rhétorique que l&rsquo;Occident ne peut pas tenir — et qui continue de faire recette dans de nombreuses capitales africaines, de Bamako à Harare.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un sommet qui s&rsquo;annonce très représentatif</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a indiqué début mai s&rsquo;attendre à ce que «&nbsp;<em>la grande majorité des pays du continent</em>&nbsp;» soit représentée les 28 et 29 octobre. Si cette prévision se confirme, elle sera en elle-même un signal politique fort. À l&rsquo;heure où plusieurs puissances occidentales peinent à remplir les salles de leurs propres forums avec l&rsquo;Afrique, une participation massive au sommet de Moscou dirait beaucoup sur l&rsquo;état réel des équilibres diplomatiques mondiaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Vladimir Poutine a personnellement choisi Moscou comme lieu d&rsquo;accueil et ordonné la création du comité d&rsquo;organisation en mars dernier — un engagement présidentiel direct qui tranche avec la gestion technocratique que l&rsquo;Europe réserve souvent à ses relations avec le continent.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Ce que l&rsquo;Afrique y gagne — ou espère y gagner</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La question mérite d&rsquo;être posée sans détour. Les pays africains qui s&rsquo;engagent dans cette relation ne le font pas par sympathie idéologique pour Moscou. Ils y voient plusieurs avantages pragmatiques : un accès à des céréales et à des engrais à des conditions négociées, des partenariats militaires sans conditionnalités liées aux droits humains, des votes favorables au Conseil de sécurité de l&rsquo;ONU, et une reconnaissance de leur souveraineté de décision que les partenaires traditionnels leur ont longtemps refusée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La coopération russo-africaine n&rsquo;est pas exempte de tensions ni de contradictions — et aucun regard lucide ne saurait l&rsquo;idéaliser. Mais elle répond, au moins partiellement, à une demande réelle : celle de pays qui refusent de choisir un camp et entendent diversifier leurs alliances. Dans un monde où les grandes puissances se disputent l&rsquo;influence africaine, Moscou a compris que l&rsquo;Afrique n&rsquo;était plus un théâtre passif mais un acteur à courtiser.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le troisième sommet Russie-Afrique sera, à cet égard, un test : celui de la capacité de Moscou à transformer un rapprochement politique en coopération tangible pour les populations du continent. L&rsquo;annonce est faite. Le calendrier est fixé. Reste à savoir si, derrière les discours, les actes suivront.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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