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	<title>Archives des Afrique de l’Ouest &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>AISS : Le nouveau Bureau, mis en place à Kuala Lumpur en septembre 2025, tient sa 1ère réunion à Genève.</title>
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		<pubDate>Tue, 23 Jun 2026 14:15:30 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Réuni à Genève, le nouveau Bureau de l’AISS examine les orientations stratégiques de la protection sociale mondiale. Le Mali, représenté par le Directeur général de la CMSS, Ichaka Koné, participe aux travaux aux côtés de la Guinée et du Ghana.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Réuni à Genève, le nouveau Bureau de l’AISS examine les orientations stratégiques de la protection sociale mondiale. Le Mali, représenté par le Directeur général de la CMSS, Ichaka Koné, participe aux travaux aux côtés de la Guinée et du Ghana.<br></em></strong>La première réunion du bureau de l’Association Internationale de la Sécurité Sociale (AISS), mis en place en septembre 2025 à Kuala Lumpur, se tient actuellement à Genève où l’ouverture des travaux a lieu ce lundi 22 juin 2026. Elle réunit les membres de cette instance afin d’examiner les questions stratégiques relatives à la gouvernance et aux orientations futures de l’Association. Le Directeur Général de la CMSS, Ichaka KONE, avec deux autres Directeurs Généraux de la CNPS- Guinée et du SSNIT- Ghana respectivement, Aminata DIALLO et Kwesi Afreh Biney, ont été désignés par leurs pairs pour porter la voix de l’Afrique de l’Ouest au sein de l’AISS durant les trois ans 2026-2028.<br>À l’entame des travaux, la Directrice générale de la CNPS de Guinée, Mme Aminata DIALLO, a été désignée Vice-présidente de l’AISS pour la durée du mandat. Cette nomination traduit une nouvelle marque de confiance accordée à l’Afrique de l’Ouest au sein des instances dirigeantes de l’Association.<br>Fondée en 1927 sous l’égide de l’Organisation Internationale du Travail (OIT), l’AISS constitue le principal réseau mondial des institutions de sécurité sociale. Elle regroupe aujourd’hui 338 institutions membres réparties dans 163 pays, œuvrant ensemble pour le renforcement et la modernisation des systèmes de protection sociale à travers le monde.<br>Durant des jours à Genève, les membres du bureau, tous experts en protection sociale à travers le monde se pencheront sur les 19 points inscris à l’ordre du jour. Il s’agit entre autres : l’introduction au mandat et aux procédures du Bureau de l’AISS ; l’adoption du compte rendu de la 132e Réunion du Bureau ; le remplacement de membres du Bureau et de Présidents des Commissions techniques Élection du/de la Vice-président/e de l’AISS, le rapport sur l’effectif des institutions membres et l’admission de nouveaux membres à l’AISS Rapport d’activités du Président de l’AISS ; le rapport du trésorier sur la situation financière de l’AISS à la fin du triennium 2023-2025 ; le rapport de la Commission de contrôle sur l’exercice financier 2025 ; le rapport du comité financier et la recommandation concernant l’ajustement de la valeur du point de contribution des membres pour 2027 ; la désignation du comité d’examen des candidatures ; la réunions virtuelles et décisions électroniques des organes statutaires; le centenaire de l’AISS, la date de la prochaine réunion du Bureau et les questions divers.<br>Le Directeur Général de l’une des principales institutions de protection sociale du Mali, Ichaka KONE, ainsi que ses homologues guinéen et ghanéen, représenteront dignement la région Afrique de l’Ouest lors de cette réunion. Ensemble, ils examineront les perspectives et les pistes d’action susceptibles de contribuer au renforcement et à l’essor de la protection sociale dans l’espace ouest-africain.<br>Profitant de son séjour dans la capitale suisse, le Directeur Général de la CMSS, Ichaka KONE, a effectué une visite de courtoisie à l’Ambassade du Mali afin d’informer les autorités diplomatiques de sa présence à Genève ainsi que de l’objet de sa mission. Au cours de cette rencontre, les échanges ont notamment porté sur la prochaine opération de contrôle physique des pensionnés maliens résidant à l’étranger, prévue au cours de l’année 2026.<br>Au cours de leurs échanges, les deux personnalités ont mis en exergue le rôle essentiel de la protection sociale dans l’amélioration des conditions de vie des populations, tout en réaffirmant l’engagement du Mali à contribuer activement aux initiatives internationales visant à promouvoir une protection sociale inclusive et durable. Ernfin, Son Excellence Gaoussou Sekou Cissé, ambassadeur du Mali à la mission permanente du Mali à Genève s’est réjouit de cette présence du Mali à cette rencontre dans le domaine de la protection sociale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Fatoumata Mah Thiam KONÉ, CCOM-RP/CMSS.</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : le gouvernement table sur 6,5 % de croissance et 4 382 milliards FCFA d’investissements par an</title>
		<link>https://saheltribune.com/mali-le-gouvernement-table-sur-65-de-croissance-et-4-382-milliards-fcfa-dinvestissements-par-an/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Jun 2026 15:48:16 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le gouvernement malien a adopté sa programmation budgétaire 2027-2029. Bamako prévoit une croissance moyenne de 6,5 %, une hausse des recettes fiscales et plus de 4 382 milliards FCFA d’investissements annuels pour soutenir la vision Mali Kura.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Réuni le 10 juin sous la présidence du général Assimi Goïta, le Conseil des ministres a adopté le Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle 2027-2029. Le gouvernement malien mise sur une croissance moyenne de 6,5 % et une hausse progressive des recettes fiscales pour financer ses ambitions de développement à l&rsquo;horizon 2063.</em></strong><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement malien affine sa trajectoire économique pour les années à venir. Réuni en Conseil des ministres le mercredi 10 juin au palais de Koulouba, sous la présidence du général d&rsquo;armée Assimi Goïta, chef de l&rsquo;État et président de la Transition, l&rsquo;exécutif a examiné le Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle (DPBEP) couvrant la période 2027-2029.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce document constitue désormais une étape incontournable de la préparation budgétaire, conformément à la nouvelle loi organique relative aux lois de finances adoptée en août 2025. Il doit servir de cadre de référence à l&rsquo;élaboration des futurs budgets annuels et orienter les choix économiques de l&rsquo;État sur un horizon de trois ans.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une croissance soutenue malgré les défis</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les autorités maliennes affichent des perspectives relativement optimistes. Le document repose sur une hypothèse de croissance économique réelle moyenne de 6,5 % entre 2027 et 2029.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un niveau de progression qui placerait le Mali parmi les économies les plus dynamiques d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest, dans un contexte pourtant marqué par les incertitudes sécuritaires, les effets du changement climatique et les tensions sur les marchés internationaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le gouvernement, cette trajectoire devrait être soutenue par la poursuite des investissements publics, le développement des infrastructures, la modernisation de l&rsquo;agriculture, l&rsquo;exploitation des ressources minières ainsi que la mise en œuvre progressive des réformes économiques engagées depuis plusieurs années.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L&rsquo;enjeu crucial des recettes fiscales</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour financer cette ambition, Bamako entend également renforcer ses capacités de mobilisation des ressources internes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement prévoit ainsi une augmentation progressive du taux de pression fiscale, qui passerait de 13,9 % du produit intérieur brut en 2027 à 14,7 % en 2028 puis à 15,1 % en 2029, soit une moyenne de 14,6 % sur la période.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet objectif demeure toutefois inférieur au seuil de 20 % recommandé par l&rsquo;Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), mais il traduit la volonté des autorités d&rsquo;élargir l&rsquo;assiette fiscale et d&rsquo;améliorer le recouvrement des recettes publiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement estime que cette progression dépendra largement de l&rsquo;amélioration de la situation sécuritaire dans plusieurs régions du pays ainsi que de la poursuite des réformes administratives et fiscales en cours.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Plus de 4 300 milliards de FCFA par an pour les priorités nationales</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le coût moyen annuel des actions publiques prévues sur la période 2027-2029 est évalué à 4 382,9 milliards de francs CFA.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette enveloppe doit permettre de financer les priorités fixées par les autorités de la Transition dans le cadre de la Vision nationale «&nbsp;<em>Mali kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma</em>&nbsp;» et de la Stratégie nationale pour l&rsquo;émergence et le développement durable (SNEDD 2024-2033).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les secteurs prioritaires figurent les infrastructures, l&rsquo;agriculture, l&rsquo;énergie, l&rsquo;éducation, la santé ainsi que la sécurité, domaine qui continue de mobiliser une part importante des ressources publiques en raison de la persistance des menaces armées dans plusieurs zones du pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une feuille de route pour le Mali de l&rsquo;après-transition</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des chiffres, ce document budgétaire constitue également un instrument politique. Il traduit la volonté des autorités de la Transition de projeter l&rsquo;action publique dans le long terme et de préparer les bases économiques du projet de refondation porté par le général Assimi Goïta.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un contexte où le Mali cherche à renforcer sa souveraineté économique tout en réduisant sa dépendance vis-à-vis des financements extérieurs, la capacité de l&rsquo;État à mobiliser davantage de ressources domestiques sera déterminante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle doit désormais être soumis au débat d&rsquo;orientation budgétaire devant le Conseil national de Transition avant l&rsquo;élaboration du projet de loi de finances pour l&rsquo;année 2027.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un exercice qui permettra de mesurer la crédibilité des projections gouvernementales et la capacité de Bamako à concilier ambitions de développement, impératifs sécuritaires et soutenabilité budgétaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Visite officielle de Romuald Wadagni : le Mali renforce son influence dans la sous-région</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Jun 2026 09:08:33 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La visite du président béninois Romuald Wadagni à Bamako, quelques semaines après son investiture, illustre le rôle croissant du Mali dans la recomposition géopolitique ouest-africaine et le rayonnement diplomatique de l’AES.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La visite du président béninois Romuald Wadagni à Bamako, le 9 juin 2026, moins de trois semaines après son investiture, dit quelque chose d&rsquo;essentiel sur le Mali d&rsquo;aujourd&rsquo;hui : un pays qui attire, qui dialogue et qui construit, loin des caricatures.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a quelque chose de significatif dans le choix du président Romuald Wadagni de faire du Mali l&rsquo;une de ses premières destinations à l&rsquo;étranger. Investi le 24 mai 2026, le nouveau chef de l&rsquo;État béninois a d&rsquo;abord visité le Nigeria, puis le Niger, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire — et maintenant Bamako. Ce tour du voisinage immédiat, accompli en moins d&rsquo;un mois, est un message de réconciliation adressé à toute une région. Et le Mali y occupe une place de choix.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n&rsquo;est pas un hasard. En cinq ans de refondation, le Mali a construit une diplomatie sur des principes cardinaux devenus constitutionnels: le respect de la souveraineté nationale, le respect des choix stratégiques et du choix des partenaires opérés et la défense des intérêts vitaux du peuple malien dans les décisions prises. C’est une diplomatie cohérente, fondée sur deux piliers indissociables : la souveraineté absolue et le dialogue sincère. Là où d&rsquo;autres auraient choisi l&rsquo;isolement ou la posture, Bamako a fait le pari de l&rsquo;ouverture africaine. L&rsquo;Alliance des États du Sahel (AES), fondée avec le Burkina Faso et le Niger en septembre 2023, en est l&rsquo;expression la plus aboutie : un cadre de coopération sud-sud, sans tutelle extérieure, porté par des peuples qui ont décidé de prendre leur destin en main.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une page tournée dans la sous-région</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La visite de Wadagni a une dimension historique que l&rsquo;on ne saurait minorer. Son prédécesseur Patrice Talon avait figuré parmi les voix les plus fermes en faveur d&rsquo;une intervention armée de la CEDEAO contre le Niger. Les tensions qui s&rsquo;en sont suivies — expulsions de diplomates, fermeture de consulats, crises aux frontières — ont profondément marqué la sous-région. La participation des représentants de l&rsquo;AES à l&rsquo;investiture du nouveau président béninois avait déjà été lue comme un signe. La visite de Bamako le confirme : une page se tourne, et le Mali en est acteur de premier plan.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car le Mali n&rsquo;a jamais coupé les ponts. Même au plus fort des tensions régionales, Bamako a maintenu avec Cotonou des relations dépourvues de toute tension bilatérale. Les liens historiques et culturels entre les deux peuples ont tenu. Et sur le plan économique, la coopération reste structurellement solide : les Entrepôts Maliens au Bénin (EMABE), opérationnels depuis 2016 sur les 15 000 m² mis à disposition par le gouvernement béninois dès 1983, témoignent d&rsquo;une interdépendance ancienne et mutuellement bénéfique. Le port de Cotonou, à 1 500 kilomètres de Mopti, demeure le débouché maritime le plus proche pour les régions nord du Mali — une réalité géographique que la politique ne saurait effacer.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le Mali, pivot de la recomposition africaine</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui se joue à Bamako en ce 9 juin 2026 dépasse la simple courtoisie diplomatique. C&rsquo;est la démonstration que l&rsquo;AES n&rsquo;est pas un bloc fermé sur lui-même, mais un pôle de gravité capable de dialoguer, de nouer des partenariats et d&rsquo;impulser une nouvelle architecture régionale fondée sur le respect mutuel. Le général GOÏTA reçoit un homologue qu&rsquo;il n&rsquo;a pas attendu passivement — il l&rsquo;a accueilli dans un pays qui se reconstruit, qui investit dans son peuple, et qui rayonne suffisamment pour être l&rsquo;une des premières escales d&rsquo;un chef d&rsquo;État fraîchement élu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Mali ne réclame pas de reconnaissance. Il la mérite, par ses actes et par sa constance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est cela, la diplomatie de la souveraineté : non pas le repli, mais l&rsquo;affirmation. Non pas la rupture, mais le dialogue exigeant. Le Mali a choisi de n&rsquo;être le client de personne et le partenaire de tous ceux qui le respectent. Cette visite du président Wadagni en est la plus récente, et peut-être la plus éloquente, des validations.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Le Bénin tend la main à l’AES : vers la fin de la crise entre Porto-Novo, Niamey et Ouagadougou ?</title>
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		<pubDate>Tue, 02 Jun 2026 20:19:50 +0000</pubDate>
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<p>Le président béninois Romuald Wadagni a effectué des visites officielles à Niamey et Ouagadougou, marquant un rapprochement inédit entre le Bénin et l’Alliance des États du Sahel après deux années de tensions diplomatiques.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le 2 juin 2026, le président béninois Romuald Wadagni a effectué en un seul jour deux visites officielles à Niamey et à Ouagadougou. Un geste diplomatique d&rsquo;une portée considérable, qui referme deux ans de tensions ouvertes entre le Bénin et les pays de l&rsquo;Alliance des États du Sahel — frontière fermée, pipeline bloqué, accusations mutuelles de déstabilisation.</em></strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En un seul mardi, le président du Bénin a posé deux gestes diplomatiques que beaucoup jugeaient improbables il y a encore six mois : une visite officielle à Niamey, chez le général Abdourahamane Tiani, puis un déplacement à Ouagadougou, chez le capitaine Ibrahim Traoré. Deux capitales de l&rsquo;Alliance des États du Sahel (AES), deux hommes arrivés au pouvoir par des coups d&rsquo;État militaires — et avec lesquels le Bénin de Patrice Talon avait entretenu des relations pour le moins glaciales. Romuald Wadagni, successeur de Talon depuis le 24 mai, a visiblement décidé d&rsquo;écrire une autre page.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le contexte : deux ans de rupture ouverte</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour mesurer la portée de ce double déplacement, il faut rappeler ce que furent les relations entre le Bénin et ses voisins sahéliens depuis le coup d&rsquo;État qui renversa Mohamed Bazoum au Niger, le 28 juillet 2023. Porto-Novo fut l&rsquo;un des pays qui appliqua le plus strictement les sanctions décidées par la CEDEAO — fermeture de la frontière, suspension des flux commerciaux. Niamey, en retour, maintint sa frontière fermée avec le Bénin bien après la levée des sanctions régionales, brandissant une accusation grave.&nbsp;<em>« Le Bénin abrite des bases françaises destinées à entraîner des terroristes pour déstabiliser le Niger. »</em>, expliquait le&nbsp;Gouvernement de transition du Niger, en 2023-2024 — accusation réfutée par Paris et Porto-Novo.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette accusation empoisonna durablement les relations bilatérales. Elle s&rsquo;accompagna d&rsquo;une crise économique et énergétique aux conséquences concrètes : le pipeline Niger-Bénin, infrastructure colossale de 2 000 kilomètres construite pour 6 milliards de dollars afin d&rsquo;acheminer le pétrole brut d&rsquo;Agadès jusqu&rsquo;au terminal de Sèmè-Kpodji, fut pris en otage par la brouille diplomatique.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L&rsquo;arme du pipeline : quand le pétrole devient otage</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le pipeline Niger-Bénin est l&rsquo;une des infrastructures les plus stratégiques d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest. Mis en service en mars 2024, il avait permis le chargement du premier navire en mai 2024 — une étape historique pour le Niger, qui exportait ainsi pour la première fois son pétrole brut sur le marché international. Les projections tablaient sur 90 000 barils par jour, soit un potentiel de plusieurs milliards d&rsquo;euros de recettes annuelles pour Niamey.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais dès le 6 juin 2024, le général Tiani ordonnait la fermeture totale des vannes. La raison officielle invoquée : l&rsquo;arrestation par les autorités béninoises de cinq ressortissants nigériens pour «&nbsp;<em>atteinte à la sécurité de l&rsquo;État</em>&nbsp;». La raison de fond : une rupture diplomatique totale, dans laquelle le pipeline devenait l&rsquo;instrument de pression d&rsquo;un régime aux abois économiquement mais déterminé à ne pas céder sur le terrain symbolique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un pipeline bloqué, une frontière fermée, des accusations de complot. En un seul jour, Wadagni a tenté de refermer deux ans d&rsquo;hostilité ouverte.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Niamey : la frontière comme premier chantier</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est à Niamey que le signal le plus concret a été envoyé. Le communiqué conjoint Niger-Bénin du 2 juin 2026, signé à l&rsquo;issue des entretiens entre Wadagni et Tiani, mentionne explicitement l&rsquo;engagement des deux pays à lever «&nbsp;<em>tous les obstacles au renforcement de la coopération</em>&nbsp;», et cite nommément la «&nbsp;<em>réouverture de la frontière Bénin-Niger</em>&nbsp;». Un comité d&rsquo;experts a été mandaté pour recenser ces obstacles, avec un délai de quinze jours pour rendre son rapport aux deux chefs d&rsquo;État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est peu, et c&rsquo;est beaucoup. La frontière Bénin-Niger est fermée depuis bientôt trois ans du côté nigérien. Sa réouverture débloquerait non seulement les flux commerciaux terrestres — le Bénin est l&rsquo;un des corridors d&rsquo;approvisionnement naturels du Niger enclavé — mais ouvrirait la voie à une reprise des exportations pétrolières via le pipeline, dont la valeur économique pour Niamey est considérable.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Les deux Présidents ont réaffirmé leur commune volonté de dynamiser la coopération bilatérale, pour la hisser à la hauteur de leurs ambitions et des attentes légitimes de leurs peuples respectifs, qui aspirent à la paix, à la sécurité et au développement. »,&nbsp;</em>selon le<em>&nbsp;</em>Communiqué conjoint Niger-Bénin, Niamey, du 2 juin 2026.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Ouagadougou : le port de Cotonou comme levier</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">À Ouagadougou, l&rsquo;enjeu est d&rsquo;une autre nature. Le Burkina Faso est un pays enclavé qui dépend très largement du port autonome de Cotonou pour son approvisionnement en biens importés. Le communiqué conjoint burkinabé-béninois l&rsquo;énonce sans détour : les deux chefs d&rsquo;État ont «&nbsp;<em>apprécié le rôle stratégique du port autonome de Cotonou dans l&rsquo;approvisionnement du Burkina Faso</em>&nbsp;» et se sont engagés à renforcer la coopération en matière de transit, de transport et de logistique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le capitaine Traoré, qui a rompu avec la France et multiplié les ruptures diplomatiques depuis son arrivée au pouvoir en 2022, le maintien d&rsquo;un corridor commercial fiable vers la mer est une nécessité économique vitale. Pour Wadagni, le rôle de Cotonou comme hub régional — menacé par les tensions avec l&rsquo;AES sous Talon — est une priorité stratégique. Les deux intérêts convergent.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Ce que dit ce double geste de Wadagni</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des dossiers bilatéraux, la journée du 2 juin 2026 est un signal politique fort adressé à toute la sous-région. Wadagni, à peine élu, choisit de faire de la réconciliation avec l&rsquo;AES l&rsquo;un de ses premiers actes de politique étrangère. Ce faisant, il rompt avec la posture de Talon — qui avait maintenu le cap des sanctions CEDEAO et refusé toute normalisation tant que la frontière restait fermée — et envoie un message à Paris, Washington et Bruxelles : le Bénin peut dialoguer avec les régimes sahéliens sans pour autant renier ses alliances occidentales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les pays de l&rsquo;AES, la visite de Wadagni est un succès diplomatique réel. Elle valide leur stratégie de résistance aux pressions de la CEDEAO et montre que même les États qui avaient appliqué les sanctions les plus strictement reviennent à la table. Le général Tiani a répondu à l&rsquo;invitation de Wadagni : il se rendra officiellement au Bénin à une date à fixer par voie diplomatique. Le capitaine Traoré a fait de même pour Ouagadougou.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les zones d&rsquo;ombre qui subsistent</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour autant, il serait prématuré de parler de réconciliation accomplie. Le communiqué de Niamey est prudent : il crée un comité d&rsquo;experts, fixe un délai de quinze jours, mais ne prend aucun engagement ferme sur la réouverture effective de la frontière ni sur la reprise des exportations pétrolières. Les accusations nigériennes sur les «&nbsp;<em>bases françaises</em>&nbsp;» au Bénin n&rsquo;ont jamais été officiellement retirées. Le pipeline reste à l&rsquo;arrêt.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Du côté burkinabé, la Cinquième Commission mixte de coopération a été programmée «&nbsp;<em>dans les meilleurs délais</em>&nbsp;» — une formulation diplomatique qui peut signifier beaucoup ou rien. L&rsquo;AES reste, structurellement, dans une posture de méfiance envers les États membres de la CEDEAO, dont le Bénin fait partie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais dans une sous-région où les ruptures s&rsquo;accumulent depuis 2020 — cinq coups d&rsquo;État, deux alliances rivales, une fragmentation croissante des espaces économiques —, la journée du 2 juin 2026 marque quelque chose de rare : deux pays qui choisissent de parler, et d&rsquo;écouter. C&rsquo;est un début.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Deepfakes, propagande, algorithmes : comment résister au mensonge industriel</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fousseni TOGOLA]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 May 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
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<p>Face aux fake news, aux deepfakes et aux manipulations algorithmiques, la désinformation menace la démocratie. Une réflexion inspirée de Karl Popper sur le doute critique comme rempart contre le mensonge industriel.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La désinformation n&rsquo;est pas simplement un problème de médias ou de technologie. C&rsquo;est une crise de la connaissance elle-même. En détruisant les critères qui permettent de distinguer le vrai du faux, elle frappe au cœur de la démocratie. Face à ce défi, le philosophe Karl Popper nous offre une arme : le doute systématique.</em></strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a quelques semaines, plusieurs médias internationaux affirmaient que les autorités maliennes auraient libéré des détenus accusés de terrorisme en échange d&rsquo;un approvisionnement en carburant. L&rsquo;information a circulé à grande vitesse, reprise, amplifiée, commentée. Quelques jours plus tard, l&rsquo;armée malienne démentait catégoriquement. Qui avait raison ? Peu importe, en un sens. Ce qui importe, c&rsquo;est ce que cet épisode révèle : nous vivons dans un monde où le mensonge circule à la vitesse de la lumière et où la vérité marche à pied.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n&rsquo;est pas nouveau. Mais ce qui est nouveau, c&rsquo;est l&rsquo;ampleur du phénomène, sa sophistication, et surtout sa nature profonde. Car la désinformation contemporaine n&rsquo;est pas simplement un problème de médias mal régulés ou de réseaux sociaux irresponsables. C&rsquo;est un problème épistémologique — un problème qui touche à la manière dont nous produisons, évaluons et transmettons la connaissance.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La vérité n&rsquo;est plus manifeste</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant des siècles, les philosophes ont cru que la vérité était, pour ainsi dire, à portée de main. Descartes estimait que l&rsquo;idée «&nbsp;<em>claire et distincte</em>&nbsp;» se présente d&rsquo;elle-même à l&rsquo;esprit attentif. Bacon voyait dans la nature un&nbsp;<em>Grand Livre</em>&nbsp;que l&rsquo;homme pouvait apprendre à lire par l&rsquo;observation. Spinoza affirmait que «&nbsp;<em>la vérité est norme d&rsquo;elle-même et du faux, comme la lumière se fait connaître elle-même et fait connaître les ténèbres</em>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;était une vision optimiste — presque touchante — de la connaissance humaine. Et pas entièrement fausse : il y a bien des choses que nous pouvons connaître avec certitude, pour peu que nous exercions notre raison avec rigueur. Mais à l&rsquo;ère des algorithmes, des deepfakes et de l&rsquo;intelligence artificielle générative, cette lumière naturelle de la vérité se heurte à une industrie du mensonge sans précédent. La caverne de Platon a changé de forme : elle est aujourd&rsquo;hui faite d&rsquo;écrans, de fils d&rsquo;actualité, de statistiques soigneusement sélectionnées. Les ombres projetées sur nos murs numériques se parent de chiffres, de graphiques, d&rsquo;expertises. Elles ont l&rsquo;apparence de la vérité. C&rsquo;est précisément ce qui les rend dangereuses.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce que la désinformation contemporaine accomplit de plus redoutable, c&rsquo;est de n&rsquo;utiliser plus le mensonge brut. Elle s&rsquo;est raffinée. Elle présente des données vraies dans des contextes faux, des faits réels privés de leur sève, des chiffres sortis de leur cadre. Myret Zaki, journaliste économique, appelle cela la «&nbsp;<em>désinformation venant d&rsquo;en haut</em>&nbsp;» : celle qui se niche dans les rapports officiels, les communiqués institutionnels, les statistiques gouvernementales. Le Grand Livre de la vérité, pour reprendre Bacon, est devenu le Grand Livre du mensonge.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Pourquoi nous y croyons : le piège de l&rsquo;induction</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut aller plus loin. La désinformation ne triomphe pas malgré nos facultés cognitives — elle triomphe à travers elles. Elle exploite les mécanismes mêmes qui, dans d&rsquo;autres circonstances, nous permettent d&rsquo;apprendre et de nous orienter dans le monde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le philosophe Karl Popper avait identifié le problème central : nous sommes des créatures inductives. Nous généralisons à partir des cas particuliers. Nous faisons confiance à ce que nous avons déjà vérifié. Nous croyons ce que tout le monde croit. Si plusieurs personnes disent la même chose, nous pensons qu&rsquo;il y a un fond de vérité. Si une source nous a informés correctement hier, nous lui faisons confiance aujourd&rsquo;hui. Ce sont des heuristiques raisonnables dans la vie ordinaire — mais des portes ouvertes à toutes les manipulations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La désinformation industrielle a compris ce mécanisme avant les épistémologues. En multipliant la diffusion d&rsquo;un même message à travers des canaux apparemment distincts, elle simule l&rsquo;accumulation d&rsquo;observations indépendantes. La répétition crée l&rsquo;apparence de la preuve. La fréquence tient lieu de vérité. Le philosophe écossais David Hume avait raison : c&rsquo;est l&rsquo;habitude, et non la raison, qui guide la plupart de nos jugements. Et l&rsquo;habitude se fabrique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Orwell l&rsquo;avait vu dans&nbsp;<em>1984</em>&nbsp;: «&nbsp;<em>le mensonge passait dans l&rsquo;histoire et devenait la réalité</em>&nbsp;». Ce qui est aujourd&rsquo;hui, c&rsquo;est que la technologie permet de faire passer ce processus à l&rsquo;échelle industrielle, en temps réel, avec une efficacité que les régimes totalitaires du XXe siècle auraient enviée.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La réponse de Popper : apprenons à réfuter</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est ici que Karl Popper entre en scène. Non pas comme un philosophe poussiéreux sorti des rayons d&rsquo;une bibliothèque universitaire, mais comme un penseur dont la méthode a une valeur pratique immédiate dans notre époque.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Popper a proposé, au lieu du critère de vérifiabilité, un critère de falsifiabilité. Une proposition est scientifique — et plus généralement crédible — non pas parce qu&rsquo;elle a été confirmée par de nombreuses observations, mais parce qu&rsquo;elle peut être réfutée. Elle prend un risque. Elle dit : voici ce qui pourrait la rendre fausse. Si rien ne peut la réfuter, si elle s&rsquo;adapte à toutes les situations, si elle se réforme en permanence pour éviter la contradiction, alors ce n&rsquo;est pas de la connaissance — c&rsquo;est du dogme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Appliqué à l&rsquo;information, ce critère est révolutionnaire. Une information falsifiable est une information précise : elle dit ce qu&rsquo;elle dit, et pas autre chose. Elle nomme des faits vérifiables, des dates, des chiffres situés dans leur contexte. Elle donne les moyens de sa propre réfutation. À l&rsquo;inverse, une information vague, qui s&rsquo;accommode de toutes les interprétations, qui se présente sans source traçable, qui gagne en crédibilité par la seule répétition — voilà le portrait-robot de la désinformation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le philosophe des sciences Gaston Bachelard avait mis le doigt sur un autre aspect du problème : les «&nbsp;<em>obstacles épistémologiques</em>&nbsp;». Nos préjugés, nos habitudes, nos certitudes confortables constituent autant de freins à la connaissance rigoureuse. La première étape du progrès intellectuel, c&rsquo;est de les identifier. Le premier geste contre la désinformation, c&rsquo;est de savoir que nous y sommes vulnérables — tous, sans exception.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Qui contrôle les informations contrôle les esprits</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le problème ne serait que demi-mal s&rsquo;il n&rsquo;était que cognitif. Mais la désinformation est aussi une affaire de pouvoir. Noam Chomsky et Edward Herman ont montré, dans leur analyse des médias américains, que la production de l&rsquo;information est structurée par des rapports de force économiques et politiques. Les propriétaires des médias définissent, volontairement ou non, les frontières du dicible. Myret Zaki le formule crûment : «&nbsp;<em>Les milliardaires sont, en quelque sorte, les rédacteurs en chef du monde.&nbsp;</em>»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette concentration du pouvoir informationnel est un défi épistémologique autant que démocratique. Car elle crée l&rsquo;illusion de la pluralité : de nombreux médias semblent donner des informations indépendantes, mais convergent vers les mêmes angles, les mêmes omissions, les mêmes représentations. C&rsquo;est ce que Popper appelait, dans un autre contexte, la «&nbsp;<em>régression à l&rsquo;infini</em>&nbsp;» : cherchez la source derrière la source, et vous trouvez souvent la même main.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les algorithmes des plateformes numériques aggravent le phénomène. Ils ne cherchent pas la vérité — ils cherchent l&rsquo;engagement. Et ce qui engage, c&rsquo;est l&rsquo;émotion : la colère, la peur, l&rsquo;indignation. La désinformation est émotionnellement efficace. Comme le disent des spécialistes en fact-checking : «&nbsp;<em>Le mensonge court plus vite que la vérité. Les algorithmes mettent en avant les contenus sensationnels qui génèrent plus d&rsquo;engagement. Et cela sert leurs intérêts économiques.</em>&nbsp;»</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Douter, c&rsquo;est un acte politique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Que faire ? La réponse ne peut pas être uniquement technique. Les filtres algorithmiques, les labels de fact-checking, les lois contre la désinformation — tout cela est nécessaire, mais insuffisant. Car ces dispositifs ne touchent pas au cœur du problème : notre rapport individuel et collectif à la connaissance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qu&rsquo;il faut, c&rsquo;est ce que Kant appelait — dans un texte de 1784 qui n&rsquo;a rien perdu de son actualité — «&nbsp;<em>le courage de se servir de son propre entendement</em>&nbsp;». «&nbsp;<em>Sapere aude</em>&nbsp;» : ose savoir. Ose douter. Ose demander : qui a produit cette information ? Dans quel intérêt ? Quelles seraient les conditions dans lesquelles elle serait fausse ? Est-ce que les sources sont véritablement indépendantes, ou s&rsquo;agit-il du même message relayé en boucle ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n&rsquo;est pas du scepticisme paralysant. C&rsquo;est du rationalisme critique. Popper ne disait pas qu&rsquo;on ne peut rien savoir. Il disait que le savoir progresse par la critique, par la mise à l&rsquo;épreuve, par l&rsquo;élimination progressive des erreurs. Appliquer ce principe à notre consommation quotidienne d&rsquo;information, c&rsquo;est un acte de résistance — et un acte démocratique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La démocratie, en effet, ne peut fonctionner que si les citoyens sont capables de former des jugements rationnels fondés sur des informations fiables. Quand l&rsquo;espace public est saturé de mensonges sophistiqués, c&rsquo;est la condition même du débat démocratique qui s&rsquo;effondre. Ce n&rsquo;est pas une métaphore : on l&rsquo;a vu lors des élections américaines de 2016, lors de la pandémie de Covid-19, où la guerre informationnelle a précédé et accompagné tous les processus.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Refonder les critères du vrai</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Mais le doute seul ne suffit pas. Il faut aussi reconstruire. Reconstruire des critères de crédibilité adaptés à notre époque. Non plus la simple vérifiabilité — trop facilement simulée — ni la seule répétition — trop facilement organisée — mais une exigence plus exigeante : celle de la réfutabilité précise, de la traçabilité des sources, de la transparence des intérêts, de la révisabilité déclarée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une information digne de ce nom dit ce qu&rsquo;elle est prête à admettre comme réfutation. Elle dit d&rsquo;où elle vient. Elle dit qui l&rsquo;a produite et pourquoi. Elle dit ce qui la rendrait fausse. C&rsquo;est un standard élevé. Mais c&rsquo;est le minimum pour naviguer dignement dans l&rsquo;océan informationnel contemporain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela suppose aussi de reconstruire des institutions. Non des institutions qui décideraient autoritairement ce qui est vrai — ce serait remplacer une tyrannie par une autre — mais des institutions qui organisent la critique collective : des rédactions indépendantes du pouvoir financier et politique, des organismes de vérification dotés de méthodes transparentes, des formations à l&rsquo;esprit critique dès l&rsquo;école, des règles de responsabilité pour les plateformes qui amplifient sans discernement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En Afrique de l&rsquo;Ouest, où j&rsquo;ai ancré ma réflexion, ces enjeux prennent une acuité particulière. Les conflits armés, les transitions politiques, les crises sanitaires s&rsquo;accompagnent d&rsquo;avalanches de désinformation qui peuvent coûter des vies. Les journalistes qui font ce travail de vérification — et ils sont nombreux, courageux, souvent peu soutenus — méritent d&rsquo;être reconnus comme des acteurs essentiels non seulement de l&rsquo;information, mais de la démocratie elle-même.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La vérité n&rsquo;est pas une destination : c&rsquo;est un chemin</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Popper aimait à dire que «&nbsp;<em>toute vie est résolution de problèmes</em>&nbsp;». La désinformation est le problème de notre époque. Non pas un problème que l&rsquo;on résout une bonne fois pour toutes, mais un problème qu&rsquo;on affronte chaque jour, dans chaque information qu&rsquo;on consomme, partage ou produit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La vérité n&rsquo;est pas manifeste. Elle ne se révèle pas d&rsquo;elle-même à l&rsquo;esprit distrait. Elle exige un effort : l&rsquo;effort du doute, de la vérification, de la mise à l&rsquo;épreuve critique. Cet effort n&rsquo;est pas réservé aux philosophes ni aux journalistes. Il appartient à tout citoyen qui refuse de laisser d&rsquo;autres penser à sa place.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Voltaire aurait peut-être reformulé aujourd&rsquo;hui son serment célèbre ainsi : je ne sais pas si ce que vous dites est vrai, mais je me battrai pour que nous ayons les moyens de le vérifier. C&rsquo;est cela, dans notre monde saturé de mensonges industriels, l&rsquo;acte de résistance le plus fondamental.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Fousseni Togola&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Afrique de l’Ouest : la Russie déploie une offensive bancaire stratégique depuis Kazan</title>
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		<pubDate>Sun, 17 May 2026 04:00:00 +0000</pubDate>
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<p>Une trentaine de banques russes souhaitent s’implanter en Afrique de l’Ouest. Depuis le KazanForum, Moscou affiche une stratégie financière et géopolitique visant notamment le Ghana et les marchés régionaux.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Une trentaine de banques russes souhaitent s’implanter en Afrique de l’Ouest. Depuis le KazanForum, Moscou affiche une stratégie financière et géopolitique visant notamment le Ghana et les marchés régionaux.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À Kazan, lors du KazanForum, vitrine de la diplomatie économique russe vers le monde islamique et africain, une vice-présidente de l&rsquo;Association des banques de Russie a levé le voile sur une ambition longtemps tue : la pénétration systématique des marchés financiers d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les banques russes sont prêtes à proposer des solutions fiables</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La nouvelle ne vient pas d&rsquo;un think tank occidental ni d&rsquo;une fuite diplomatique. Elle est assumée, chiffrée, revendiquée. Elena Skvortsova, vice-présidente de l&rsquo;Association des banques de Russie (ABR), a déclaré publiquement, depuis les travées du Forum économique international «&nbsp;<em>Russie – Monde islamique : KazanForum</em>&nbsp;», que «&nbsp;<em>une trentaine de banques russes étudient activement les possibilités de pénétrer les marchés d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest</em>&nbsp;». Le forum, qui se tient à Kazan du 12 au 17 mai avec des délégations de plus de 90 pays, sert de tribune à cette offensive financière en bonne et due forme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La démarche est encadrée au plus haut niveau. Mme Skvortsova a précisé que l&rsquo;ABR travaille «&nbsp;<em>en étroite coordination avec la Banque centrale et le ministère des Finances de la Fédération de Russie</em>&nbsp;». Ce n&rsquo;est donc pas une initiative dispersée de quelques établissements aventureux : c&rsquo;est une stratégie d&rsquo;État, pilotée depuis Moscou, qui vise à trouver de nouveaux débouchés pour un système bancaire russe mis sous pression par les sanctions occidentales depuis l&rsquo;invasion de l&rsquo;Ukraine en février 2022.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon<em>&nbsp;</em>Elena Skvortsova,&nbsp;<em>«&nbsp;Les banques russes sont prêtes à proposer des solutions fiables et flexibles, qui sont tout à fait légales et répondent à des normes élevées en matière de cybersécurité.&nbsp;»&nbsp;</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;insistance sur la «&nbsp;<em>légalité</em>&nbsp;» et la «&nbsp;<em>cybersécurité</em>&nbsp;» des solutions proposées n&rsquo;est pas anodine. Elle répond implicitement aux préoccupations des partenaires africains, conscients des risques de contournement des sanctions internationales que pourrait impliquer une coopération approfondie avec des banques russes. Plusieurs pays d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest entretiennent des relations commerciales significatives avec des partenaires occidentaux et avec des institutions financières internationales comme le FMI ou la Banque mondiale — relations qui pourraient être fragilisées par un ancrage bancaire russe.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Régler les échanges commerciaux en monnaies locales</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Ghana est cité en tête des priorités. «&nbsp;<em>L&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest, et en particulier le Ghana, constitue l&rsquo;une des priorités évidentes de notre orientation vers l&rsquo;Afrique</em>&nbsp;», a affirmé Mme Skvortsova. Le pays, qui a traversé une grave crise économique ces dernières années et négocié un programme de restructuration de sa dette, pourrait représenter une porte d&rsquo;entrée stratégique pour les établissements russes, notamment via le Système de Paiement et de Règlement Panafricain (PAPSS), auquel plusieurs banques ghanéennes sont déjà connectées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour rappel, le Système de Paiement et de Règlement Panafricain (PAPSS) est une infrastructure de paiement transfrontalière lancée sous l&rsquo;égide de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Il vise à permettre aux pays africains de régler leurs échanges commerciaux en monnaies locales, réduisant ainsi la dépendance au dollar et à l&rsquo;euro. Son intégration dans la stratégie bancaire russe soulève des questions sur le risque de contournement des mécanismes de surveillance financière internationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;ABR dispose déjà d&rsquo;un ancrage institutionnel sur le continent : en 2023, elle a signé un protocole d&rsquo;accord avec l&rsquo;Association des banques d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest. Fort de ce précédent, Mme Skvortsova plaide désormais pour l&rsquo;établissement d&rsquo;un dialogue bilatéral direct entre l&rsquo;ABR et l&rsquo;Association des banques du Ghana, assorti d&rsquo;un accord formel entre les deux organisations. « <em>Nous privilégions toujours les contacts directs</em> », a-t-elle justifié.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le poids de l&rsquo;interlocuteur russe est loin d&rsquo;être négligeable. L&rsquo;Association des banques de Russie regroupe plus de 200 membres — établissements de crédit, compagnies d&rsquo;assurance, cabinets d&rsquo;avocats — représentant plus de 90&nbsp;% des actifs bancaires du pays. Les secteurs visés en Afrique de l&rsquo;Ouest vont au-delà de la simple finance&nbsp;: agriculture, industrie légère et infrastructures sont également dans le viseur des entreprises russes que l&rsquo;ABR entend fédérer.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>CEI dissoute : reboot électoral en Côte d’Ivoire </title>
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		<pubDate>Wed, 06 May 2026 19:47:00 +0000</pubDate>
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<p>La Côte d’Ivoire dissout la Commission électorale indépendante. Le gouvernement annonce un nouveau mécanisme électoral, suscitant espoirs et interrogations sur la transparence des scrutins.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le gouvernement ivoirien a annoncé, mercredi 6 mai, la dissolution de la Commission électorale indépendante (CEI), une institution au cœur de l’organisation des scrutins depuis plus de deux décennies. Une décision majeure qui intervient dans un contexte politique marqué par des critiques récurrentes sur la crédibilité des processus électoraux.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’issue du Conseil des ministres, le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, a confirmé la mesure, précisant qu’elle «&nbsp;<em>ouvre la voie à l’avènement d’un nouveau mécanisme de gestion des élections à même de rassurer davantage les acteurs politiques</em>&nbsp;». Les contours de cette future instance n’ont toutefois pas été détaillés, mais elle devrait être placée sous l’égide directe de l’administration, selon plusieurs sources concordantes.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une réforme présentée comme nécessaire</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un message publié sur le réseau social X, le président Alassane Ouattara a justifié cette décision par la nécessité de renforcer la confiance dans le système électoral. Il a rappelé que la CEI avait organisé «&nbsp;<em>plusieurs cycles électoraux</em>&nbsp;» au cours des vingt-cinq dernières années, tout en reconnaissant que ces processus avaient «&nbsp;<em>suscité des critiques et des réserves à diverses occasions</em>&nbsp;».</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-twitter wp-block-embed-twitter"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<div class="embed-twitter"><blockquote class="twitter-tweet" data-width="550" data-dnt="true"><p lang="fr" dir="ltr">La Commission Électorale Indépendante a organisé, au cours des vingt-cinq dernières années, plusieurs cycles électoraux. Si des avancées notables ont été enregistrées, ces processus ont, à diverses occasions, suscité des critiques et des réserves à l’endroit de cette institution.… <a href="https://t.co/YqhfGRgNbf">pic.twitter.com/YqhfGRgNbf</a></p>&mdash; Alassane Ouattara (@AOuattara_PRCI) <a href="https://twitter.com/AOuattara_PRCI/status/2052097110598627428?ref_src=twsrc%5Etfw">May 6, 2026</a></blockquote><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></div>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le chef de l’État, la dissolution de l’institution s’inscrit dans «&nbsp;<em>un souci constant de consolidation de la démocratie</em>&nbsp;» et vise à mettre en place un dispositif «&nbsp;<em>capable de garantir durablement l’organisation de scrutins apaisés&nbsp;</em>».</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une institution régulièrement contestée</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Créée pour assurer l’indépendance et la transparence des élections, la CEI a souvent été au centre de tensions politiques en Côte d’Ivoire. Opposition et société civile ont régulièrement dénoncé sa composition et son fonctionnement, jugés trop favorables au pouvoir en place.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les différentes échéances électorales, notamment la présidentielle de 2010 et celles qui ont suivi, ont illustré les fragilités du système, alimentant des crises politiques parfois violentes.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Vers une administration électorale sous contrôle étatique ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La perspective d’un nouvel organe placé sous l’autorité directe de l’administration suscite déjà des interrogations. Si le gouvernement promet un mécanisme plus efficace et consensuel, certains observateurs redoutent un recul de l’indépendance dans l’organisation des élections.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un pays où les scrutins restent des moments de forte tension, cette réforme demeure un pari politique risqué. Elle pourrait, selon ses promoteurs, refonder la confiance électorale, ou au contraire raviver les suspicions si les garanties d’impartialité ne sont pas clairement établies.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un enjeu clé pour la stabilité politique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">À l’approche de futures échéances électorales, la réforme du système électoral constitue un test majeur pour les autorités ivoiriennes. La crédibilité du nouveau dispositif sera déterminante pour apaiser le climat politique et éviter de nouvelles contestations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Reste désormais à connaître les modalités concrètes de cette refonte et la capacité du futur organe à répondre aux attentes d’un paysage politique profondément marqué par les crises électorales passées.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Le mari, ce bien trop partageable</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 May 2026 02:00:00 +0000</pubDate>
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<p>Entre jalousie, rivalité et perte des repères, les trahisons sentimentales entre amis révèlent une crise profonde de la confiance et des valeurs sociales en Afrique de l’Ouest.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Trahir son amie en séduisant son mari, ou convoiter la femme de son meilleur ami : derrière ces histoires de « taper dans le dos », popularisées dans la culture populaire ouest-africaine, se cache un malaise plus profond. Entre jalousie, rivalités et effritement de certaines valeurs sociales, ces trahisons sentimentales disent beaucoup de l’état des relations d’amitié et de confiance dans nos sociétés.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’amitié féminine serait-elle devenue un sport extrême ? Dans certains cercles, on ne parle plus de «&nbsp;<em>meilleure amie</em>&nbsp;», mais de meilleure ennemie potentielle. Car la nouvelle tendance, celle qui s’insinue dans les conversations entre confidences et soupçons, ressemble à un mauvais remake de télénovela : la copine qui finit par s’installer… dans le foyer. Oui, celui de son amie. Et parfois même dans le lit conjugal. On appelle ça trahison, duplicité, ou, pour reprendre une expression populaire d’Afrique de l’Ouest popularisée par le groupe ivoirien&nbsp;<em>Magic System</em>, «&nbsp;<em>taper dos</em>&nbsp;» : frapper dans le dos de celui ou celle qui vous faisait confiance.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette étrange compétition sentimentale, certaines amitiés ressemblent à des auditions pour le rôle de coépouse. On se confie, on pleure ensemble, on critique le mari… et quelques mois plus tard, surprise : l’amie s’intéresse soudain de très près au même mari. Comme si la frontière entre solidarité féminine et opportunisme sentimental s’était évaporée. Les confidences de salon deviennent des notes stratégiques, les secrets conjugaux des modes d’emploi. Et pendant que l’une se plaint des caprices du mari, l’autre observe, analyse… et parfois tente sa chance.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut dire que certaines scènes frôlent l’absurde. Dans un monde où tout se partage – selfies, statuts, confidences – la chambre conjugale semble parfois devenir un espace trop ouvert. Les amies passent, s’installent, rient, commentent la vie du couple comme si elles étaient membres du conseil d’administration. Résultat : quand les limites disparaissent, les tentations s’invitent. Certains avancent même, mi-sérieux mi-superstitieux, que laisser une amie trop longtemps dans son salon finirait par l’amener jusqu’à la chambre.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais ce petit théâtre de trahisons n’existerait pas sans un second acteur : l’homme. Car l’époux qui cède aux avances de l’amie n’est pas exactement un monument de loyauté. Entre virilité mal placée et vengeance conjugale, certains se découvrent soudain un talent pour transformer une querelle de couple en catastrophe familiale. Et le pire, c’est que certains applaudissent encore ce genre d’exploit, comme s’il s’agissait d’une performance sociale.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La polygamie, diront les juristes improvisés, n’interdit pas d’épouser l’amie de son épouse. Certes. Mais toutes les règles de la vie en société ne sont pas écrites dans un code. Il existe aussi ces frontières invisibles qui permettent à la confiance de survivre : ne pas convoiter ce qui appartient à l’ami, ne pas transformer l’hospitalité en stratégie de conquête. Quand ces limites disparaissent, la société se transforme en un champ de suspicion où chacun surveille son voisin – et parfois même son ami.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et pour être honnête, la trahison n’est pas un monopole masculin. Certaines femmes aussi franchissent la ligne rouge en trompant leur mari avec… le meilleur ami de celui-ci. À force de «&nbsp;<em>taper dans le dos</em>&nbsp;» des autres, chacun finit par attendre le coup suivant. L’amitié devient prudence, la confiance devient naïveté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au fond, ce phénomène raconte quelque chose de plus inquiétant qu’un simple adultère : une crise des valeurs sociales. Ce qui était autrefois honteux devient parfois sujet de plaisanterie. On s’en vante presque, comme si séduire le partenaire d’un proche relevait d’un trophée.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">À ce rythme, il faudra peut-être bientôt ajouter une règle simple à nos manuels de savoir-vivre : si vous tenez à votre couple, choisissez vos amis… avec autant de soin que votre partenaire.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra </strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Et si l’or finançait enfin les routes du Mali ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 02 May 2026 22:32:43 +0000</pubDate>
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<p>Apprenez comment le Fonds de réalisation des infrastructures énergétiques, hydrauliques et de transport peut changer l'économie malienne.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Avec la réforme de son Code minier adoptée en 2023, le Mali entend franchir un nouveau cap. Le pays passe d’une économie extractive à une logique de transformation. Au cœur du dispositif, cinq fonds dédiés, dont un mécanisme inédit destiné à financer directement les infrastructures, afin de mieux capter et réinjecter la rente minière dans l’économie nationale.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Comment transformer la richesse du sous-sol en routes, en barrages et en réseaux électriques ? Au Mali, la réforme du Code minier adoptée en 2023 tente d’apporter une réponse concrète à cette équation en instituant des fonds dédiés, conçus pour capter directement une part des revenus extractifs et les réinjecter dans l’économie productive.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-tentative-de-reallocation-de-la-rente-miniere"><strong>Une tentative de réallocation de la rente minière</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Mali figure parmi les grandes puissances aurifères du continent africain. Selon un rapport de l’organisation suisse SWISSAID, la production industrielle et semi-industrielle d’or du pays a atteint environ 66,2 tonnes en 2022. Avec ce volume, le Mali se classe troisième producteur d’or en Afrique, derrière le Ghana (95,8 tonnes) et l’Afrique du Sud (84 tonnes), mais devant le Burkina Faso (57,7 tonnes). Cette position confirme le rôle stratégique du secteur minier dans l’économie malienne, l’or constituant la première source d’exportations et une ressource clé pour les finances publiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un pays où l’or représente l’essentiel des recettes d’exportation, la question de la redistribution des revenus miniers reste centrale. En adoptant un nouveau Code minier en 2023, les autorités maliennes corrigent les déséquilibres d’un modèle longtemps critiqué pour sa faible capacité à irriguer l’économie réelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La création de cinq fonds sectoriels s’inscrit dans cette logique. L’objectif est non seulement de sécuriser des ressources dédiées à des priorités stratégiques mais ausi d’améliorer l’efficacité de la dépense publique en fléchant les revenus extractifs vers des usages précis.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-mecanisme-de-financement-indexe-sur-la-production"><strong>Un mécanisme de financement indexé sur la production</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi ces instruments, le Fonds de réalisation des infrastructures énergétiques, hydrauliques et de transport constitue l’un des leviers les plus structurants. Il introduit une forme de prélèvement quasi-fiscal directement adossé à la production minière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le dispositif prévoit une contribution de 1 % du chiffre d’affaires trimestriel des sociétés minières pendant les cinq premières années d’exploitation, à laquelle s’ajoute 10 % de la redevance ad valorem. Au-delà de cette période, le taux sur le chiffre d’affaires est relevé à 2,5 %, augmentant progressivement la pression contributive.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce mécanisme permet d’adosser le financement des infrastructures à la performance du secteur minier, créant ainsi un lien direct entre extraction et investissement public.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-outil-de-financement-des-biens-publics"><strong>Un outil de financement des biens publics</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un contexte de contraintes budgétaires accrues, ce fonds est un instrument de financement alternatif pour des infrastructures essentielles, traditionnellement dépendantes des ressources budgétaires ou de l’aide extérieure.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Énergie, eau, transport : ces trois secteurs concentrent les principaux goulets d’étranglement de l’économie malienne. Leur sous-développement pèse sur la compétitivité des entreprises, renchérit les coûts logistiques et limite l’attractivité du pays pour les investisseurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour y remédier, le Mali a identifié onze programmes et projets structurants afin de soutenir les stratégies nationales de développement à moyen et long terme, à travers «&nbsp;﻿<em>Mali Kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma</em>&nbsp;». Parmi eux figure le projet n°4, «&nbsp;<em>Kanku Musa Seginna</em>&nbsp;» (le retour de l’âge d’or de Kankou Moussa), qui vise à inscrire l’exploitation minière dans une logique de développement durable, en renforçant ses retombées sociales, économiques et environnementales pour l’ensemble du territoire, avec une attention particulière aux communautés des zones minières. Le projet n°5, «&nbsp;<em>Intégrer le Mali au monde</em>&nbsp;», ambitionne quant à lui de développer et d’entretenir un réseau d’infrastructures de transport multimodal, efficace et sécurisé, capable de mieux connecter le pays aux marchés régionaux et internationaux, tout en soutenant l’aménagement durable du territoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En orientant une partie des revenus miniers vers ces segments, les autorités entendent créer un effet d’entraînement sur l’ensemble de l’économie. L&rsquo;ambition des autorités maliennes de la Transition est de faire profiter les richesses du pays aux Maliens. Cela apparaît clairement dans l&rsquo;article 42 de la Constitution du 22 juillet 2023  : « <em>L&rsquo;Etat dispose du droit souverain sur les richesses et les ressources naturelles situées sur son territoire.</em>» Quant à leur exploitation, elle doit se faire  « <em>dans le respect des règles de protection de l&rsquo;environnement et dans l&rsquo;intérêt des générations présentes et futures.</em>»</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-gouvernance-un-enjeu-cle-de-credibilite"><strong>Gouvernance : un enjeu clé de crédibilité</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La performance de ce dispositif dépendra largement de sa gouvernance. Le Code minier prévoit l’adoption de textes réglementaires pour encadrer le fonctionnement du fonds, ainsi que la production de rapports annuels validés par les collectivités territoriales et les organes de contrôle de l’État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La publication de ces rapports constitue un signal en faveur de la transparence, dans un secteur historiquement exposé aux critiques sur l’opacité et la gestion des revenus. Mais au-delà des dispositifs formels, la crédibilité du mécanisme reposera sur la capacité de l’État à garantir une allocation efficace des ressources et à éviter les effets de dispersion ou de captation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le fonds dédié aux infrastructures s’insère dans une architecture plus large comprenant : un fonds de développement local, destiné à renforcer l’acceptabilité sociale des projets miniers ; un fonds de réhabilitation et de sécurisation des sites artisanaux ; un fonds de promotion du secteur minier ; un fonds consacré à la recherche géologique et au renforcement des capacités. Cette structuration traduit une approche plus intégrée de la politique minière, combinant objectifs économiques, sociaux et environnementaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-entre-ambition-economique-et-contraintes-structurelles"><strong>Entre ambition économique et contraintes structurelles</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le cadre du Fonds minier pour le développement local, plus de 18 milliards de FCFA ont été redistribués aux collectivités locales du Mali, par le Président de la Transiton, le 12 mars 2026.&nbsp;Prévu par le Code minier de 2023, ce mécanisme vise à faire bénéficier directement les territoires producteurs des retombées de l’exploitation minière et par ricochet toutes les communes du Mali.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec cette réforme du secteur minier, Bamako maximise les retombées économiques d’un secteur clé, tout en réduisant sa dépendance aux financements extérieurs pour les investissements publics. Toutefois, plusieurs inconnues demeurent : volatilité des cours de l’or, capacité de collecte effective des contributions, discipline budgétaire et efficacité de l’exécution des projets.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En filigrane, c’est la question classique des économies extractives qui se pose : comment transformer une rente en développement durable ? Le nouveau Code minier malien apporte un début de réponse institutionnelle.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Abuja : Ichaka Koné échange avec l’ambassadeur du Mali sur la sécurité sociale </title>
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		<pubDate>Wed, 22 Apr 2026 02:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>En déplacement à Abuja pour un séminaire de l’Association internationale de la sécurité sociale, le directeur général de la CMSS, Ichaka Koné, a été reçu par l’ambassadeur du Mali. Les échanges ont porté sur la coopération institutionnelle et les enjeux de la protection sociale.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>En marge d’un séminaire technique consacré à la sécurité sociale, le directeur général de la Caisse malienne de sécurité sociale (CMSS), Ichaka Koné, a effectué une visite de courtoisie à l’ambassade du Mali à Abuja. Il y a été reçu par l’ambassadeur du Mali au Nigeria, Cheick Oumar Coulibaly, lors d’une rencontre placée sous le signe de la coopération institutionnelle et du dialogue sur les enjeux sociaux.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La visite du responsable de la sécurité sociale malienne intervient à l’occasion de sa participation au séminaire technique organisé par l’Association internationale de la sécurité sociale (AISS), qui réunit dans la capitale nigériane plusieurs responsables et experts du secteur venus d’Afrique et d’ailleurs.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-rencontre-placee-sous-le-signe-de-la-cooperation"><strong>Une rencontre placée sous le signe de la coopération</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Accueilli avec les égards protocolaires, dans l’esprit du&nbsp;<em>diatiguiya</em>&nbsp;malien – cette tradition d’hospitalité profondément ancrée dans la culture du pays –, Ichaka Koné et l’ambassadeur Cheick Oumar Coulibaly ont eu des échanges qualifiés de cordiaux. Les discussions ont porté à la fois sur leurs missions respectives, sur les dynamiques de coopération institutionnelle ainsi que sur plusieurs sujets d’actualité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les thèmes abordés figurait notamment le prochain contrôle physique des pensionnés de la CMSS, une opération essentielle pour la gestion et la transparence du système de protection sociale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-definir-les-priorites-ouest-africaines"><strong>Définir les priorités ouest-africaines</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le directeur général de la CMSS a également mis en avant l’importance du séminaire technique de l’AISS auquel il participe à Abuja. Cette rencontre vise notamment à définir les priorités de l’Afrique de l’Ouest en matière de sécurité sociale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les discussions portent en particulier sur l’élaboration du plan d’actions 2025-2027 de l’organisation, dont l’adoption est prévue en juin prochain à Genève. Les premières orientations de ce programme avaient été esquissées lors d’une réunion tenue en octobre 2025 à Kuala Lumpur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À cette occasion, trois pays d’Afrique de l’Ouest – le Mali, la Guinée et le Ghana – ont été désignés pour représenter la sous-région au sein de certaines instances de l’organisation.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-role-des-ambassades-dans-la-protection-sociale"><strong>Le rôle des ambassades dans la protection sociale</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au cours de la rencontre, Ichaka Koné a également souligné l’importance du rôle des ambassades dans l’enrôlement et le suivi des pensionnés maliens vivant à l’étranger. Un enjeu crucial pour assurer la bonne gestion des prestations sociales destinées à la diaspora.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De son côté, l’ambassadeur Cheick Oumar Coulibaly s’est félicité de cette démarche, estimant qu’elle contribue à renforcer l’image du Mali à l’international et à consolider les liens institutionnels entre les représentations diplomatiques et les structures nationales.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-cooperation-appelee-a-se-renforcer"><strong>Une coopération appelée à se renforcer</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La rencontre, brève mais dense, s’est conclue sur une volonté commune de renforcer la collaboration entre les institutions diplomatiques et les organismes de protection sociale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un contexte de transformation progressive du système social malien, les deux responsables ont souligné l’importance de poursuivre les efforts engagés afin de moderniser la sécurité sociale et d’améliorer la prise en charge des bénéficiaires, au Mali comme au sein de la diaspora.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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