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	<title>Archives des affairisme &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Dieu n’est pas un fonds de commerce</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 21 May 2021 11:14:51 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Ce qui arrive à notre pays, un destin aussi singulier qu’imprévisible, suscite interrogation et incertitude. Les grands esprits se sont dits et dédits sur les causes de notre histoire contemporaine.&#8230;</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph">Ce qui arrive à notre pays, un destin aussi singulier qu’imprévisible, suscite interrogation et incertitude. Les grands esprits se sont dits et dédits sur les causes de notre histoire contemporaine. Ce qui n’est point de l’ordre des discussions, c’est que nous sommes tirés vers le bas et&nbsp; il nous faut le geste ultime pour ne pas toucher le fond. Que Dieu nous en préserve pour le bonheur de la postérité pour qui le combat vaut la peine parce qu’eux ne méritent pas la sanction de nos fautes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le temps n’est plus au verbe mais à l’action de notre génie malien, la foi en notre destin commun.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quel triste paradoxe, que la foi, un des trois piliers de notre Devise, soit devenue notre talon d’Achille.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mon objectif à travers ce texte n’est pas d’objecter sur les analyses antérieures de notre situation ni même d’annihiler les solutions, mais de toucher du doigt ce qui, de mon point de vue, reste la cause des causes, la sous-jacente de&nbsp; tous les symptômes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui nous arrive, ne tombe pas ex nihilo, mais reste le résultat d’un processus de déliquescence et de désintégration collectivement ourdi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après moult analyses, je suis aujourd’hui gagné à l’idée que le véritable problème malien est une défaillance spirituelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qu’on ne peut nullement nous contester, est que nous sommes un peuple profondément religieux. Nos lieux de prière ne désemplissent pas les jours et heures indiquées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des différences de dogmes, toutes nos religions se retrouvent autour des concepts et valeurs de crainte de Dieu, d’amour du prochain et de pratique de la justice. Les Saintes Ecritures préviennent que celui qui prétend aimer Dieu alors qu’il n’aime pas son prochain, est un menteur. Elles ajoutent qu’on ne peut pas prétendre aimer Dieu qu’on ne voit pas et ne pas aimer son prochain qu’on voit. Nous le savons aussi, la foi révélée par les religions monothéistes se ramène à deux grands commandements, à savoir : aimer Dieu de toute son âme, de toutes ses forces (1) et aimer son prochain comme soi-même (2).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dites-moi, comment expliquer tant d’injustice, d’animosité, de cruauté sous toutes ses formes, dans “<em>&nbsp;un pays fondamentalement croyant</em>&nbsp;” à presque 100% ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comment comprendre tant d’incivisme, de triche, d’irrespect envers la chose publique ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsqu’un rapport du Vérificateur Général épingle plus de 250 milliards de nos francs dans un pays de tréfonds de pauvreté, l’indignation du citoyen n’est pas à la hauteur du scandale.&nbsp; Il me semble que nous soyons suffisamment habitués à cet air malodorant de la corruption que nous n’en sommes plus sensibles. C’est ici un des signes inquiétants&nbsp; vers le laborieux chemin de construction d’un destin commun et triomphant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parlant de 250 milliards de CFA de manque à gagner, un petit exercice nous permet de comprendre qu’il s’agit bien de 250 000 millions de CFA. Une opération de division entre nos 703 communes permet à chaque commune d’en gagner 355 millions, de quoi dépasser le budget annuel de beaucoup de nos communes. Si nous reprenons le même exercice pour nos 12 000 villages, chacun en reçoit une dotation de plus de 20 millions, une enveloppe à même d’améliorer les services sociaux de base en manque criard dans beaucoup de nos villages.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après l’affairisation de la politique, c’est, me semble-t-il, le tour de la religion d’être ”&nbsp;<em>businessisée</em>“.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A coup de manipulation, de conditionnement à des fins d’autoréalisation, le message religieux perd toute objectivité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il me semble que ”&nbsp;<em>l’argent-dieu</em>&nbsp;” a imposé son culte et a gagné beaucoup trop d’adeptes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ceci explique cette addiction effrénée à l’argent au point que beaucoup de nos compatriotes sont prêts à accepter un dessous de table d’un million de CFA contre 1 milliard qu’il ferait perdre à son pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’absence d’esprit de suffisance, synonyme de cupidité, est une maladie spirituelle qu’on retrouve aussi bien chez les nantis que chez les démunis. Et il reste vrai que la richesse engendre la satiété et celle-ci la démesure pour des cœurs qui ne connaissent point la mesure de la suffisance. (Wassa en langue Bamanankan).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un de mes meilleurs jours a été ce jour où un ainé m’a confié avoir dit dans ses prières à Dieu de ne plus augmenter ses avoirs. Il ajouta qu’Il avait demandé au Tout-Puissant de donner aux nécessiteux la part qu’il aurait encore pour lui. Quelle grandeur d’âme et d’esprit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une tante, également écrivaine, me confia un jour une mission, celle d’écrire un livre sous le titre de : ” <em>le pays de l’humain</em> “. C’était pendant un de ces moments d’échanges que nous avions pour réfléchir à la situation de notre pays, le Mali. J’estime pour ma part, qu’un tel ouvrage devrait être collectif et donc porteur de voix plus autorisées que la mienne même si mon modeste accompagnement sera obligé. Il est des moments où, en solitaire, j’exprime ma gratitude au Dieu Créateur de nous avoir gracieusement donné tout ce qui est de l’ordre du vital, l’eau et l’air par exemple. Imaginons, dans notre contexte de défaillance spirituelle, que ces deux denrées fussent la possession de quelques privilégiés. Imaginez ce que serait le monde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tel un animal agonissant, notre pays, bien qu’à terre, souffre davantage de certains de ses fils qui, plutôt que de prêter leurs efforts et leur énergie pour le remettre sur ses pieds,&nbsp; ne s’en soucient que très peu et continuent de chercher à lui enlever son énergie restante. Honte à eux, car le Mali se redressera.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Fort heureusement, comme des sentinelles, se tiennent à la brèche ceux dont la dévotion et la consécration sont sans ride ni ombre de variation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certains de mes concitoyens comprendront mes propos comme une flèche en direction de quelques individus plutôt que de regarder dans leur propre miroir. Ils sont comme ces insensés qui, lorsqu’on leur montre du doigt le soleil, plutôt que de regarder dans la direction du doigt, ils regardent le doigt.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout comme la connaissance et la compétence qui ne se donnent pas en héritage, nul ne peut se prévaloir de la foi de son père ou de sa mère, aussi fervente fut-elle été. Chacun répondra de ses œuvres. Je pense que l’unanimité est faite sur cette assertion : lorsque le menteur vous dit qu’il mourra un jour, pour une fois, il vous dit la vérité. Puissions-nous nous rappeler de notre état de finitude.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je propose un exercice aussi simple que difficile à mes compatriotes. Il consiste à consentir à observer une journée ”&nbsp;<em>zéro corruption</em>&nbsp;“. Je suggère déjà le 25 mai, une journée riche en symbole, la journée de notre chère Afrique. Nous passerons ensuite à ”&nbsp;<em>la semaine zéro corruption</em>&nbsp;“, ”&nbsp;<em>au mois zéro corruption et après à ” l’année zéro corruption</em>&nbsp;“. Après ces étapes, j’ai la conviction que cela entrera dans nos esprits et dans nos muscles. Notre expérience, j’en reste convaincu, fera école.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Du reste, comme nous sommes sur le double terrain de la foi et du social, je présente humblement mes excuses à tous ceux qui se sentiront offensés. Mon objectif n’est pas de donner une leçon de foi, elle convient à ceux qui en sont investis, mais de rappeler notre engagement de foi, à savoir, craindre Dieu et aimer notre prochain comme nous&nbsp; même. Tout le reste vient par-dessus, la grandeur de notre pays aussi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Que Dieu sauve le Mali. Amen !</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>MARC GOITA</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Consultant, auteur, écrivain.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Promoteur de la Plateforme Sentinelle Démocratique.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Tel. (223) 66 87 71 16 / 76 13 68 46</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Source: Maliweb.net</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : centre de visite technique des véhicules, véritable lieu de business ? [Enquête]</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 Jan 2021 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Enquête]]></category>
		<category><![CDATA[affairisme]]></category>
		<category><![CDATA[circulation routière]]></category>
		<category><![CDATA[corruption]]></category>
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<p>La corruption autour de la visite technique des véhicules au Mali est un véritable problème de sécurité humaine. Autour de cette visite technique, un véritable réseau d’affairisme a été constitué,&#8230;</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>La corruption autour de la visite technique des véhicules au Mali est un véritable problème de sécurité humaine. Autour de cette visite technique, un véritable réseau d’affairisme a été constitué, surtout par de jeunes vendeurs, afin de permettre aux chauffeurs d’avoir le plus vite possible le précieux sésame et les éviter de suivre la file indienne.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2019, entre le lycée Bemba Kanda Kéïta de Tienbani (dans le cercle de Kati) et une station d’essence, une voiture personnelle prend feu dans la rue. N’ayant pas d’extincteur dans sa RAV4, le chauffeur court à la station dans l’intention de prêter un extincteur. Les gérants lui rappellent&nbsp;: « <em>Tu es censé avoir un extincteur dans ton véhicule ».</em> Mais tel n’est pas le cas. La voiture a une visite technique, mais ne dispose d’aucun extincteur. Pourtant, la visite technique concerne aussi la vérification de la présence de ce matériel en plus du contrôle de l’état des freins, de l’identification, de l’éclairage, des pneus, du volant, de la géométrie, de la signalisation, des nuisances et bien d’autres accessoires. Cette visite est « <em>obligatoire pour tous les véhicules (sauf les véhicules de la présidence et ceux de l’armée)</em> ». Alors comment se fait-il que des véhicules se retrouvent sans extincteurs ?</p>



<h3 class="has-black-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>En moyenne, 517 véhicules par jour</strong><strong></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">La visite technique des véhicules, qui se fait pour contrôler l’état du parc automobile du Mali, est un véritable lieu de business à Bamako. Confiée à une société privée depuis 1995, Mali Technic System, dont le centre unique à Bamako est à <a href="https://www.google.com/search?kgmid=/g/1tdh56sl&amp;hl=fr-ML&amp;q=Sogoniko&amp;kgs=8ad6b09740314037&amp;shndl=0&amp;source=sh/x/kp/osrp&amp;entrypoint=sh/x/kp/osrp" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Sogoniko</a>, cette visite a perdu tout son sens en raison du réseau d’affairisme établi tout autour.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce centre unique, le plus souvent débordé, certains chauffeurs peuvent passer toute une journée sans avoir le précieux sésame. En moyenne, ce centre reçoit 517 véhicules par jour. Cet afflux ouvre la voie à la corruption. Les uns et les autres se trouvent des raccourcis pour se procurer de leur visite technique. C’est ainsi qu’un véritable réseau voit le jour.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans « <a href="https://www.piarc.org/ressources/documents/actes-seminaires06/c31-togo06/8746,9-SECROUT_et_PST_au_Mali_-COULIBALY.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>les dimensions sécurité routière dans les projets sectoriels des transports en Afrique&nbsp;: le cas du Mali</em></a> », Soussouro Coulibaly, à l’époque, chef Division Sécurité des Transports à la Direction nationale des Transports terrestres, maritimes et fluviaux de Bamako, indique que si la société MTS a bien équipé les centres de contrôle de Bamako, Sikasso et Ségou, « <em>plusieurs centres non équipés fonctionnent et délivrent le même certificat de visite technique à l’instar des centres équipés </em>». Selon lui c’est ce qui constitue le véritable problème&nbsp;: <em>« Cette situation ouvre la porte aux propriétaires de véhicules en mauvais état de passer leur visite dans les centres non équipés. Ainsi, la fiabilité du contrôle technique varie d’un centre à un autre </em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Outre ces aspects, la corruption à ciel ouvert, entretenu par des réseaux d’affairisme, s’est aussi emparée de ce centre unique de visite technique.</p>



<h3 class="has-black-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>« II suffit juste de rajouter un billet de plus »</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">En nous déguisant en clients, nous avons pu nous renseigner auprès d’un jeune vendeur à côté du centre MTS sur la procédure à suivre pour obtenir une visite technique pour un véhicule qui souffre de quelques pannes. Le jeune homme, d’une vingtaine d’années, nous propose le paiement de 15 000&nbsp;FCFA, si nous sommes prêts à conduire le véhicule jusqu’au centre, et 20 000&nbsp;FCFA, si nous souhaitons obtenir le sésame en absence de l’engin au centre. Pourtant, les frais pour la visite technique sont de « <em>5 000&nbsp;FCFA pour les véhicules légers et 6 000&nbsp;FCFA pour les véhicules de transports/véhicules utilitaires et 8000 pour les poids lourds</em> », a-t-on lu sur le <a href="http://malitechnicsystem.net/tarifs-2/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">site internet</a> du centre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En plus de cet aspect, au centre Mali technic system, ces vendeurs tirent leur épingle du jeu à travers la location d’extincteurs que des chauffeurs louent pour juste passer la visite. Selon M.S, un chauffeur que nous avons rencontré sur les lieux, le prix pour la location d’un extincteur est de 1000&nbsp;FCFA pour un extincteur qui coûte moins de 5000&nbsp;FCFA sur le marché. H.D, un autre chauffeur dans le rang devant le centre, confie&nbsp;: « <em>Nous louons tous ici ces extincteurs pour passer notre visite ».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au centre de Sogoniko depuis 8&nbsp;h, Ibrahim Coulibaly, chauffeur de SOTRAMA (Société de transport malienne), attend toujours (aux environs de midi) le précieux sésame. Malgré tout, il garde le sourire aux lèvres et s’abstient de se prononcer ouvertement sur les tracasseries autour de la visite technique des véhicules. Néanmoins, il nous laisse comprendre que la<em> « corruption concerne tous les secteurs au Mali ».&nbsp;</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Quant àBourama Touré, chauffeur de Taxi, qui vient pour la deuxième fois passer sa visite technique au centre de Bamako, celui-ci explique n’avoir jamais été confronté à un cas de tracasserie au sein du MTS. Néanmoins, il reconnait avoir appris par l’intermédiaire de certains de ses collègues que dans ce centre, un véritable réseau existe pour faire passer les véhicules, même en panne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur cet affairisme au MTS, Hamody Diarra, CEO Fassocanou et malien résident en France, indique&nbsp;: <em>« Le Mali dispose de très peu de centres de contrôle technique. Parmi les seuls qui existent, beaucoup font passer les véhicules sans contrôle ». </em>Selon lui,<em> « iI suffit juste de rajouter un billet de plus ».</em></p>



<h3 class="has-black-color has-text-color has-normal-font-size wp-block-heading"><strong>Des réformes envisagées</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Dans l’objectif de soulager les citoyens et de rendre la tâche plus facile aux agents du MTS tout en améliorant le service, le gouvernement malien avait lancé en 2013 un appel d’offres pour la <a href="http://www.armds.ml/wp-content/uploads/2018/01/Decision-14-003-CRD.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">création d’un second centre</a> de visite qui allait être confié à une autre société. Cet appel a tourné au vinaigre entre le gouvernement du Mali et le MTS. Dès lors, le monopole du marché est resté entre les mains de la société MTS.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En février 2015, Mali technic system avait annoncé, à travers Mme&nbsp;Touré Adam Diawara, à l’époque gérante adjointe de la société, <a href="http://depechesdumali.com/8-a-la-une/5799-election-du-president-de-la-republique-obama-felicite-ibk-et-les-maliens-les-etas-unis-impatients-de-travailler-avec-le-nouveau-gouvernement.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’ouverture d’un second centre à Bamako</a>. « <em>Nous avons commandé des matériels modernes&nbsp;pour cela&nbsp;et nous sommes en train de chercher un emplacement idéal pour installer ces matériels »,</em> avait-elle rassuré. Mais force est de constater que jusqu’à nos jours ce second centre peine à voir le jour. Pourtant, la multiplication des centres est une recommandation formulée par des chauffeurs, comme Ibrahim Coulibaly, chauffeur de SOTRAMA. Celui-ci estime que l’ouverture d’autres centres pourrait éviter aux conducteurs de perdre du temps pour avoir le précieux sésame.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après avoir déposé un courrier au Centre Mali technic system, nous nous y sommes rendus à plusieurs reprises, afin d’avoir plus d’éclaircissements, mais jusqu’au moment où nous mettons cet article sous presse, le MTS n’a pas donné suite à notre demande. Néanmoins, dans les coulisses du centre, nous avons appris que le projet de second centre est toujours en cours. Aussi, sur le <a href="http://malitechnicsystem.net/2020/07/01/nouveau-site-pour-les-visites-techniques/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">site internet de MTS</a>, on peut lire&nbsp;: « <em>MTS met en place un nouveau site pour les visites techniques. Ce site répond à tous les critères de la nouvelle technologie afin de donner un service de qualité aux usagers</em>. » Ce nouveau site devait être lancé en 2020, mais en raison de la pandémie de covid-19, de derniers réglages restaient encore à faire, a-t-on appris.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le centre travaille également à mettre fin aux actes de corruption, développés par de jeunes vendeurs autour du centre, afin d’améliorer le service, a-t-on appris dans les coulisses du MTS. Ces réformes sont nécessaires, car « <em>une voiture en bon état sauve des vies </em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Fousseni Togola</strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-text-color has-background has-black-background-color has-black-color is-style-wide"/>



<hr class="wp-block-separator is-style-wide"/>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>N</strong>.<strong>B</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Cette enquête a été menée dans le cadre du projet Kenekanko financé par l’Union européenne. Kenekanko est une plateforme de lutte contre la corruption mise en place par Tuwindi, Amnesty international et Free Press Unlimilited. A travers kenekanko.com, les citoyens peuvent alerter les médias partenaires du projet sur des cas de corruption ou de crime économique au Mali.</em></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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