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	<title>Archives des adaptation &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des adaptation &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Climat : le retrait américain plonge la gouvernance mondiale dans la tourmente</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Jan 2026 08:28:31 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le retrait américain des organisations climatiques créé une onde de choc. Explorez les conséquences de cette décision sur l'environnement.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>La décision du locataire de la Maison Blanche de boucler la porte à 66 organisations internationales, dont plusieurs piliers de la coopération climatique,  fragilise encore davantage la lutte mondiale contre le réchauffement. Cette décision, annoncée le 7 janvier 2026, marque un recul dangereux pour les engagements environnementaux globaux et inquiète les pays africains, en première ligne face aux effets du dérèglement climatique.</em></strong></p>



<p>Le décret exécutif signé par Donald Trump ordonne le retrait des États-Unis de 66 organisations internationales, dont 31 liées à l’ONU. Cette décision a eu l’effet d’un séisme diplomatique. Parmi les institutions concernées figurent des acteurs essentiels de la gouvernance environnementale mondiale, comme la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), le GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat), ou encore l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA).</p>



<p>Dans un discours depuis la Maison Blanche, le locataire de la Maison Blanche a justifié sa décision au nom de la doctrine «&nbsp;<em>America First&nbsp;</em>» (l’Amérique d’abord). Donald Trump affirme vouloir « <em>protéger les contribuables américains</em> » et « <em>rompre avec les organisations inefficaces et politisées</em> ». Une position qui rompt avec les engagements pris par l’administration Biden, revenue dans l’Accord de Paris en 2021 après un premier retrait décidé… déjà par Trump en 2017.</p>



<p>Cette volte-face confirme le désengagement structurel de Washington vis-à-vis des politiques climatiques globales, et ce, au moment où la planète enregistre les températures les plus élevées jamais enregistrées.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-coup-dur-pour-le-financement-climatique"><strong>Un coup dur pour le financement climatique</strong></h2>



<p>La décision américaine n’a pas qu’une portée symbolique. Elle frappe directement le financement international de la transition écologique.</p>



<p>Les États-Unis figuraient parmi les plus importants contributeurs au Fonds vert pour le climat, au Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) ou encore à la Convention sur la désertification (CNULD). Leur retrait laisse un vide financier estimé à plus de 2,3 milliards de dollars par an.</p>



<p>Cette rupture menace les programmes de résilience déjà fragiles, notamment en Afrique, où le soutien technique et financier des États-Unis représentait un levier crucial pour l’adaptation agricole, la gestion de l’eau et la prévention des catastrophes naturelles. Sans les États-Unis, le financement climatique international devient une fiction. Les pays du Sud risquent de payer le prix fort du repli américain.&nbsp;</p>



<p>Le vide laissé par Washington pourrait donc offrir une opportunité pour la Chine, la Russie ou même l’Inde de renforcer leur influence dans le secteur climatique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-afrique-victime-collaterale-du-desengagement"><strong>L’Afrique, victime collatérale du désengagement</strong></h2>



<p>Sur le continent africain, c&rsquo;est l’inquiétude et l’amertume. Dans le Sahel, les pays déjà fragilisés par la désertification, les migrations climatiques et la raréfaction des ressources doit redouter un effet domino sur les aides internationales.<br>Le désengagement des États-Unis risque d’affaiblir les capacités d’adaptation des pays africains. Car si les grandes puissances se retirent, les plus vulnérables seront abandonnés.&nbsp; Dans les zones côtières, de Dakar à Dar es Salaam, la montée des eaux et l’érosion marine exigent des investissements colossaux. Or, les États-Unis soutenaient plusieurs programmes via la Banque mondiale et l’Agence américaine pour le développement international (USAID), désormais suspendus ou incertains.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-apres-trump-la-planete-a-la-croisee-des-chemins"><strong>L’après-Trump : la planète à la croisée des chemins</strong></h2>



<p>La communauté internationale doit se préparer surtout à un effet d’entraînement politique. Le retrait américain pourrait encourager d’autres pays à revoir leurs engagements climatiques, notamment parmi les grands producteurs d’hydrocarbures. L’humanité ne peut pas se permettre un retour en arrière. Car sans la coopération mondiale, la bataille contre le changement climatique sera perdue d’avance.</p>



<p>Le risque est aussi moral. En se retirant des négociations climatiques, Washington sape la crédibilité des accords internationaux et renforce le sentiment d’injustice climatique ressenti par les pays du Sud. Ces derniers, responsables de moins de 4 % des émissions mondiales, subissent pourtant les impacts les plus lourds.</p>



<p>Le retrait américain plonge donc la gouvernance mondiale du climat dans une zone d’incertitude. Alors que l’Accord de Paris fête ses dix ans, l’un de ses architectes principaux se retire du jeu. Une décision qui menace l’équilibre déjà précaire entre pays développés et émergents.</p>



<p>Le monde est à la croisée des chemins : soit il poursuit sa marche vers une planète durable, soit il recule dans une ère d’égoïsmes climatiques.</p>



<p>Dans les capitales africaines, cette décision américaine relance le débat sur la souveraineté environnementale. À l’image de la Confédération des États du Sahel, qui plaide pour une gestion endogène des ressources naturelles, plusieurs gouvernements envisagent désormais des modèles d’adaptation autonomes, moins dépendants de l’aide internationale.</p>



<p>Mais pour beaucoup, la rupture américaine constitue un précédent dangereux. Si la première puissance mondiale peut tourner le dos à la planète, qui portera encore la flamme du multilatéralisme climatique ?</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Pénurie de carburant : l’épreuve, condition de la renaissance</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Oct 2025 12:55:31 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Explorez comment l'adaptation de Darwin à la crise malienne exhorte à transformer   l'adversité en opportunité.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Étouffé par le blocus des groupes armés qui ciblent les camions-citernes et paralysent l’approvisionnement en carburant, le Mali traverse l’une des crises économiques les plus éprouvantes de son histoire récente. Pourtant, au cœur de cette épreuve, une leçon de Charles Darwin résonne : celle de l’adaptation. Comme les espèces confrontées à des bouleversements brutaux, les nations aussi doivent évoluer pour survivre. Dans cette période de pénurie et d’incertitude, le peuple malien doit apprendre à transformer la contrainte en moteur, la crise en mutation. La douleur du présent n’est souvent que le prix de l’évolution vers un avenir plus fort.</em></strong></p>



<p>Face au blocus des camions-citernes et à la pénurie d’essence orchestrée par les groupes armés avec le soutien des partisans du chaos contrôlé, l’on tente d’asphyxier le Mali, en s’attaquant à son économie. Un complot qui intervient à un moment où l’économie malienne amorçait une croissance exponentielle «&nbsp;<em>de l’ordre de 6% en 2025 contre un déficit budgétaire de -2,7% attendu</em>&nbsp;».</p>



<p>Mais dans cette épreuve, une leçon s’impose : celle de Charles Darwin. Car dans la nature comme dans l’histoire des peuples, ce ne sont ni les plus forts ni les plus riches qui survivent, mais les plus capables d’adaptation. Cela est d’autant plus clair que «&nbsp;<em>Depuis 2020, notre</em>&nbsp;[le Mali]&nbsp;<em>économie fait preuve d’une grande capacité d’adaptation et de résilience malgré les contraintes sécuritaires et géopolitiques.</em>&nbsp;», avait déclaré le président de la transition, le général d’armée Assimi Goïta, dans son adresse à la nation, à l’occasion du 22 septembre 2025.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-theorie-de-la-survie-appliquee-au-sahel"><strong>La théorie de la survie appliquée au Sahel</strong></h2>



<p>Le Mali traverse aujourd’hui une crise d’une intensité rare, où le carburant est devenu symbole de survie. Les files interminables devant les stations-service, les moteurs à l’arrêt, les chauffeurs dormant dans leurs camions, les familles piégées dans la chaleur des villes paralysées — tout cela compose l’image d’un pays que l’on tente de mettre à genoux par l’arme la plus moderne du terrorisme et de ses sponsors étatiques étrangers : l’asphyxie économique.&nbsp;</p>



<p>En agissant, les acteurs pensent faire du mal aux autorités de la transition, en s’en prenant au peuple, qu’ils prétendent défendre contre le pouvoir en place, alors qu’en réalité ils visent que leurs intérêts géostratégiques au Mali, notamment la dilapidation des ressources du Mali. A ce niveau, il est important de rappeler des faits.&nbsp;</p>



<p>Le Mali, troisième producteur d’or d’Afrique, a engagé depuis 2023 une réforme ambitieuse de son Code minier pour reprendre le contrôle de ses ressources naturelles et accroître les retombées économiques nationales. Portée par la volonté du gouvernement de transition de faire en sorte que «&nbsp;<em>l’or brille pour les Maliens</em>&nbsp;», cette réforme a relevé la part de l’État dans les projets miniers à 35 %, instauré des obligations de transformation locale et mis fin à de nombreuses exonérations fiscales.</p>



<p>Une loi complémentaire sur le contenu local impose en outre aux compagnies étrangères de privilégier les fournisseurs, les employés et les capitaux maliens. Si ces mesures visent une souveraineté économique accrue, elles ont provoqué de fortes tensions avec les multinationales, notamment Barrick Gold, accusée d’arriérés fiscaux et de blanchiment. Ce qui a aboutit à des saisies d’or et à des suspensions d’activités. Grâce à ces réformes, les recettes minières sont en hausse. C’est aussi cette réussite du pays sans l’appui des partenaires sanguinaires, qui se nourrissaient du sang du pays tels des sangsues, qui a créé des jaloux parmi eux. Du coup, ils ont finit par s’allier au diable pour tenter d’annihiler tous les efforts du pays.&nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-darwin-la-science-de-la-patience"><strong>Darwin, la science de la patience</strong></h2>



<p>Dans cette tentative de suffocation, une vérité darwinienne s’impose : la vie ne disparaît jamais, elle s’adapte. Comme les espèces confrontées à un changement brutal de leur environnement, les Maliens, eux aussi, doivent apprendre à évoluer, à inventer, à survivre différemment.</p>



<p>Darwin ne parlait pas de la guerre, encore moins des ruptures d’approvisionnement. Il observait la lenteur des mutations, les transitions forcées, les adaptations douloureuses mais nécessaires. Ses travaux sur l’évolution enseignent une loi universelle : tout organisme doit endurer une phase de déséquilibre avant de retrouver la stabilité.</p>



<p>Ce que vit aujourd’hui le Mali s’inscrit dans cette dynamique. Après des décennies de dépendance énergétique, le blocus actuel révèle les failles d’un modèle économique basé sur l’importation. Il oblige le pays à chercher d’autres voies, d’autres sources d’énergie, d’autres équilibres. Ce moment de crise n’est pas la fin, c’est la mutation, c’est la preuve de la marche inébranlable du Mali vers sa pleine et entière souveraineté. «&nbsp;<em>La voie que nous avons empruntée sera certes semé d’embûches. Mais c’est un chemin de non-retour.</em>&nbsp;», rassure généralement le président Goïta dans ses discours.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-epreuve-comme-etape-vitale"><strong>L’épreuve comme étape vitale</strong></h2>



<p>Les groupes armés ont voulu étouffer un État en refondation. Mais, sans le savoir, ils accélèrent sa transformation. Dans les capitales sahéliennes, on redécouvre les transports collectifs, on repense la mobilité, on parle enfin de solaire, de biocarburants, de circuits locaux. Comme dans la nature, la contrainte devient le moteur de l’évolution. Le désespoir, s’il est maîtrisé, devient une énergie nouvelle.</p>



<p>Car Darwin, au fond, n’enseignait pas le fatalisme, mais la résistance par la plasticité. Celle par laquelle des êtres et des nations sont capables de se réinventer sous la pression du réel.</p>



<p>Chaque être, chaque peuple traverse sa phase d’étouffement, ce moment où tout semble se refermer. Mais l’histoire montre que ces crises sont les matrices du renouveau. Le Mali, par son courage et sa mémoire, saura faire de cette pénurie non pas une impasse, mais une transition — de la dépendance à l’autonomie, du désordre à la refondation.</p>



<p>Darwin aurait reconnu dans cette épreuve le plus beau des laboratoires : celui où l’homme, confronté à l’adversité, découvre qu’il n’est pas condamné à subir, mais à évoluer en s’adaptant aux vicissitudes de la vie.</p>



<p>L’évolution, disait Darwin, n’est pas un choix, mais une nécessité. Le Mali n’échappe pas à cette loi naturelle. Il doit transformer la douleur en intelligence, la crise en opportunité, la pénurie en innovation.&nbsp;</p>



<p>Entre la survie et le renoncement, le pays choisira la première. Et dans ce combat silencieux, il prouvera au monde que la véritable force d’un peuple ne réside pas dans l’abondance, mais dans sa capacité à renaître de la contrainte.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>COP28 : un appel urgent à l&#8217;action renforcée contre le changement climatique dans les régions fragiles et en conflit</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fousseni TOGOLA]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 11 Nov 2023 19:00:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Climat et environnement]]></category>
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<p>Alors que les crises liées au changement climatique se multiplient, il est crucial de sauver des vies après les catastrophes, mais également de renforcer la résilience pour sortir du cycle&#8230;</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>Alors que les crises liées au changement climatique se multiplient, il est crucial de sauver des vies après les catastrophes, mais également de renforcer la résilience pour sortir du cycle infernal de la crise et de la réaction. La COP28, sous la présidence de M. Al Jaber, s&rsquo;engage à placer la vie et les moyens de subsistance des populations au cœur de ses actions, en organisant notamment une journée dédiée au climat, à l&rsquo;aide d&rsquo;urgence, au rétablissement et à la paix.</strong></p>



<p>Face à l&rsquo;urgence climatique qui menace notre planète, il convient d&rsquo;agir rapidement pour protéger les populations les plus vulnérables. Dans un contexte où le système humanitaire peine à faire face aux multiples crises, il devient impératif de se préparer et de renforcer la résilience afin de sortir du cercle vicieux de la crise et de la réaction. C&rsquo;est dans cette optique que la COP28, présidée par M. Al Jaber, lance un appel urgent à une action renforcée contre le changement climatique dans les régions fragiles et touchées par des conflits. Une déclaration sur le climat, l&rsquo;aide d&rsquo;urgence, le rétablissement et la paix est en cours d&rsquo;approbation par les gouvernements et les organisations internationales afin de mobiliser un engagement collectif pour renforcer l&rsquo;action climatique et soutenir les communautés affectées par des crises prolongées.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Un appel urgent à une action renforcée contre le changement climatique</strong></h3>



<p>Dans les pays fragiles et en proie aux conflits, les phénomènes météorologiques extrêmes touchent chaque année trois fois plus de personnes que dans les autres pays. Pourtant, les habitants des États extrêmement vulnérables ne reçoivent qu&rsquo;une fraction, parfois jusqu&rsquo;à 80 fois moins, des fonds alloués au climat par rapport à ceux qui vivent dans des États plus stables.</p>



<p>Dans une déclaration conjointe, publiée le 10 novembre dernier, Cindy McCain, directrice exécutive du Programme alimentaire mondial des Nations Unies (PAM), et Dr. Sultan Al Jaber, président de la Conférence des Nations unies sur le changement climatique (COP28), ont lancé un appel urgent à une action renforcée contre le changement climatique dans les régions fragiles et touchées par des conflits. Cette initiative intervient en amont de la COP28, où sera officiellement présentée une déclaration sur le climat, l&rsquo;aide d&rsquo;urgence, le rétablissement et la paix.</p>



<p>Le premier bilan mondial de l&rsquo;Accord de Paris a révélé que la planète se rapproche dangereusement du seuil critique du réchauffement climatique de 1,5°C, avec des conséquences qui touchent toutes les régions du globe, en particulier les zones les plus vulnérables. Mme McCain souligne que « <em>la plupart des pays les plus fragiles au monde sont ceux touchés par le changement climatique</em>« , ajoutant que ces nations déjà affligées par des conflits, l&rsquo;insécurité et la pauvreté voient leurs besoins humanitaires exacerbés par le changement climatique. Elle insiste sur le fait que cela entraîne « <em>encore plus de faim, de misère, d&rsquo;insécurité et de migration&nbsp;»</em>.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Renforcer l&rsquo;action climatique, les investissements et la capacité d&rsquo;adaptation</strong></h3>



<p>Les pays fragiles et en proie aux conflits subissent trois fois plus de phénomènes météorologiques extrêmes chaque année que les autres nations. Pourtant, ils ne reçoivent qu&rsquo;une fraction des fonds alloués au climat par rapport aux États plus stables. Cette disparité est alarmante et nécessite une attention immédiate.</p>



<p>M. Al Jaber, président de la COP28, s&rsquo;est engagé à placer la vie et les moyens de subsistance des populations au cœur des actions de la conférence. Il annonce la tenue d&rsquo;une journée dédiée au climat, à l&rsquo;aide d&rsquo;urgence, au rétablissement et à la paix lors de la COP28. Il souligne que le changement climatique affecte l&rsquo;ensemble de l&rsquo;humanité, mais pas de manière égale.</p>



<p>La déclaration sur le climat, l&rsquo;aide d&rsquo;urgence, le rétablissement et la paix de la COP28 est en cours d&rsquo;approbation par les gouvernements, les organisations internationales et régionales, les institutions financières internationales, les entités philanthropiques et les acteurs du climat, de l&rsquo;environnement, du développement, de l&rsquo;aide humanitaire et de la paix. Son objectif est de mobiliser un engagement collectif pour renforcer l&rsquo;action climatique, les investissements et la capacité d&rsquo;adaptation dans les pays et les communautés touchés par des conflits ou des crises humanitaires prolongées.&nbsp;</p>



<p>La déclaration propose également un ensemble complet de mesures financières, politiques, programmatiques et pratiques pour concrétiser cet engagement.</p>



<p><strong>F. Togola </strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>COP 27 en Égypte : La santé doit être au centre des négociations sur le changement climatique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fousseni TOGOLA]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 06 Nov 2022 09:12:58 +0000</pubDate>
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<p>À la veille de la 27e Conférence des parties sur le changement climatique (Cop27), qui s’ouvre ce 6 novembre, en Égypte, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) exhorte à mettre la santé au cœur des négociations critiques.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>À la veille de la 27e&nbsp;Conférence des parties sur le changement climatique (Cop27), qui s’ouvre ce 6&nbsp;novembre,</strong><strong> </strong><strong>en Égypte,</strong><strong> </strong><strong>l’Organisation mondiale de la santé (OMS) exhorte à mettre la santé au cœur des négociations critiques.</strong></p>



<p>La crise climatique continue de rendre les gens malades et de mettre des vies en danger.La déforestation, l’agriculture et certains changements dans l’utilisation des terres ainsi que l’urbanisation galopante, menacent les écosystèmes desquels dépend la santé. &nbsp;</p>



<p>À travers leurs activités, les humains empiètent profondément sur les habitats des animaux et augmentent ainsi les possibilités pour les virus nocifs pour l’homme de faire la transition depuis leur hôte animal, souligne l’OMS dans un <a href="https://www.who.int/news/item/06-11-2022-health-must-be-front-and-centre-in-the-cop27-climate-change-negotiations" target="_blank" rel="noreferrer noopener">communiqué</a> que Sahel Tribune a pu consulter.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Les quatre objectifs</strong></h3>



<p>Selon les estimations de l’Organisation mondiale de la santé, entre 2030 et 2050, <em>« le changement climatique devrait causer environ 250 000&nbsp;décès supplémentaires par an dus à la malnutrition, au paludisme et à la diarrhée et le stress thermique ».</em></p>



<p>Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), a expliqué : <em>« Le changement climatique rend des millions de personnes malades ou plus vulnérables aux maladies dans le monde entier et le caractère destructeur croissant des phénomènes météorologiques extrêmes affecte de manière disproportionnée les communautés pauvres et marginalisées ».</em> Le patron de l’OMS exhorte donc les dirigeants et les décideurs à mettre la santé au cœur des négociations, lors de la <a href="https://unfccc.int/event/cop-27" target="_blank" rel="noreferrer noopener">COP27</a>.</p>



<p>Cette 27e Conférence des parties sur le changement climatique, qui se tient à<strong> </strong>Charm el-Cheickh, en Égypte, du 6 au 18 novembre 2022, est une occasion cruciale pour le monde de se rassembler et de s’engager à maintenir l’objectif de <a href="https://www.un.org/fr/climatechange/paris-agreement" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’Accord de Paris</a> de 1,5 °C, souligne l’OMS. Ce 30<sup>e</sup> anniversaire de l’adoption de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques devra se conclure, au souhait de l’Organisation mondiale de la santé, par des progrès sur les quatre objectifs clés que sont l’atténuation, l’adaptation, le financement et la collaboration pour faire face à la crise climatique.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>L’engagement et la participation communautaire</strong></h3>



<p>À l’exclusion des coûts dans les secteurs déterminants pour la santé tels que l’agriculture, l’eau et l’assainissement, les <a href="https://saheltribune.com/sante-et-changement-climatique-des-priorites-pour-les-etats-mais-probleme-de-financement/">coûts directs</a> des dommages du changement climatique pour la santé sont estimés entre 2 et 4 milliards de dollars par an d’ici 2030.</p>



<p>L’Organisation mondiale de la Santé invite donc à une prise de conscience collective des dangers et à un engagement communautaire pour faire face aux menaces climatiques sur la santé. « <em>L’amélioration de la santé humaine est quelque chose à laquelle tous les citoyens peuvent contribuer, que ce soit par la promotion d’un plus grand nombre d’espaces verts urbains, qui facilitent l’atténuation du changement climatique et l’adaptation à celui-ci tout en réduisant l’exposition à la <a href="https://saheltribune.com/environnement-pour-une-planete-en-meilleure-sante-il-faut-un-air-de-meilleure-qualite/">pollution atmosphérique</a>, ou par des campagnes pour les restrictions locales de circulation et l’amélioration des systèmes de transport locaux </em>», précise l’OMS. Cet engagement communautaire sur le changement climatique est un facteur important dans le renforcement de la résilience et du renforcement des systèmes alimentaires et sanitaires. &nbsp;</p>



<p>Le président de la République arabe d’Égypte, <a href="https://cop27.eg/#/speeches/president-speech" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Abdel Fattah El-Sisi</a>, garde espoir cette 27 COP sera « <em>le moment où le monde est passé de la négociation à la mise en œuvre et où les paroles se sont traduites en actes, et où nous nous sommes collectivement engagés sur la voie de la durabilité, d’une transition juste et, à terme, d’un avenir plus vert pour les générations futures </em>».</p>



<p><strong>Fousseni Togola</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Rapport du GIEC : diviser les émissions de gaz à effet de serre par deux d’ici à 2030, c’est possible</title>
		<link>https://saheltribune.com/rapport-du-giec-diviser-les-emissions-de-gaz-a-effet-de-serre-par-deux-dici-a-2030-cest-possible/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 Apr 2022 08:23:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Climat et environnement]]></category>
		<category><![CDATA[adaptation]]></category>
		<category><![CDATA[atténuation]]></category>
		<category><![CDATA[émissions]]></category>
		<category><![CDATA[gaz à effet de serre]]></category>
		<category><![CDATA[Giec]]></category>
		<category><![CDATA[impacts]]></category>
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		<category><![CDATA[réchauffement climatique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Clôturant la trilogie ouverte en août 2021 – avec son rapport sur la « science du changement climatique » suivi en mars 2022 par celui sur les « impacts et adaptation » –, le GIEC (Groupement intergouvernemental sur l’étude du climat) rend public ce lundi 4 avril 2022 son nouveau rapport sur l’« atténuation ».</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
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<p>Clôturant la trilogie ouverte en août 2021 – avec son rapport sur la <a href="https://www.ipcc.ch/report/sixth-assessment-report-working-group-i/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">« science du changement climatique »</a> suivi en mars 2022 par celui sur les <a href="https://www.ipcc.ch/report/sixth-assessment-report-working-group-ii/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">« impacts et adaptation »</a> –, le GIEC (Groupement intergouvernemental sur l’étude du climat) <a href="https://www.ipcc.ch/report/sixth-assessment-report-working-group-3/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">rend public ce lundi 4 avril 2022 son nouveau rapport sur l’« atténuation »</a>.</p>



<p>Initiée en 2018, cette somme signée par 278 scientifiques du monde entier dresse l’état des connaissances scientifiques sur les options de réduction des émissions (« l’atténuation » du titre) de gaz à effet de serre.</p>



<p>L’ouvrage s’ouvre sur le bilan des émissions passées et présentes et les perspectives d’émissions futures. Il balaie ensuite les options de réduction des émissions par grands secteurs ou systèmes, avec une attention particulière portée à la demande et à la capture du carbone.</p>



<p>Il se conclut par une discussion des politiques de lutte contre le changement climatique, leur financement et les innovations qu’elles requièrent&nbsp;; le tout au prisme du développement durable.</p>



<p>Nous présentons ici les principaux messages du rapport, en incitant les lecteurs curieux à partir à la découverte de cette documentation très riche.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Des émissions à la hausse malgré une mobilisation mondiale</h3>



<p>Le point de départ est que des politiques de lutte contre le changement climatique sont maintenant en vigueur dans de très nombreux pays, et dans de très nombreux secteurs. Très variées, ces politiques «&nbsp;couvrent&nbsp;» déjà plus de la moitié des émissions mondiales.</p>



<p>Cette mobilisation se traduit aussi par des plans de décarbonation de plus en plus ambitieux&nbsp;: un nombre croissant de pays s’engageant maintenant vers la neutralité carbone à l’horizon 2050. Les efforts ne sont pas l’apanage des gouvernements nationaux&nbsp;: ils existent aussi, de plus en plus nombreux, aux échelles régionales et locales et dans le secteur privé, à travers par exemple des réseaux de villes qui s’engagent vers la neutralité carbone.</p>



<p>Il n’en reste pas moins que malgré cette mobilisation, les émissions de gaz à effet de serre mondiales <a href="https://www.citepa.org/fr/2021_11_b08/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">continuent d’augmenter</a>.</p>



<p>Même si le rythme de leur croissance s’est ralenti, elles n’ont jamais été aussi élevées en valeur absolue. La chute brutale observée en 2020 du fait du Covid est déjà largement résorbée. Et les plans nationaux, pour ambitieux qu’ils soient, nous laisseraient en 2030 largement au-dessus des niveaux d’émissions compatibles avec les objectifs que la communauté internationale s’est fixés à Paris en 2015.</p>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://images.theconversation.com/files/336081/original/file-20200519-152338-dnmwvd.png?ixlib=rb-1.1.0&amp;q=45&amp;auto=format&amp;w=1000&amp;fit=clip"><img decoding="async" src="https://images.theconversation.com/files/336081/original/file-20200519-152338-dnmwvd.png?ixlib=rb-1.1.0&amp;q=45&amp;auto=format&amp;w=754&amp;fit=clip" alt=""/></a><figcaption>Ampleur de la baisse des émissions de CO₂ au niveau mondial et par secteur d’activité pendant le confinement. <a href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/4.0/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">CC BY-NC-ND</a></figcaption></figure>



<p>En fait, pour éviter que les températures moyennes à la surface du globe ne dépassent 1,5&nbsp;°C par rapport à l’ère préindustrielle – objectif «&nbsp;aspirationnel&nbsp;» de l’accord de Paris – il faudrait une division par deux des émissions de gaz à effet de serre entre aujourd’hui et 2030, et l’atteinte de zéro émissions nettes de CO<sub>2</sub> à l’échelle mondiale à l’horizon 2050.</p>



<p>Réduire les émissions de 20&nbsp;% à l’horizon 2030 et atteindre la neutralité CO<sub>2</sub> vers 2070 s’avère nécessaire pour avoir une chance raisonnable de tenir l’objectif de limiter la hausse des températures en deçà de 2&nbsp;°C.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Des réductions à un coût raisonnable</h3>



<p>De telles réductions d’émissions nécessitent des transformations majeures dans tous les secteurs. De ce point de vue, le rapport est prudemment optimiste.</p>



<p>En effet, de nombreuses options de réduction des émissions de gaz à effet de serre ont vu leur coût diminuer très rapidement en quelques années. La production d’électricité à partir de panneaux solaires photovoltaïques, par exemple, est devenue en dix ans compétitive avec la production d’électricité à partir des combustibles fossiles.</p>



<p>Les options de réduction des émissions disponibles permettent d’envisager, à coût raisonnable, de diviser les émissions par deux d’ici à 2030. Les coûts varient évidemment d’une région à l’autre, et ils doivent être pris avec précaution du fait des importants effets de système (construire de nouvelles lignes de courant pour acheminer la production d’électricité éolienne, construire les infrastructures de recharge pour les véhicules électriques).</p>



<p>Mais ce constat est valide pour les systèmes énergiques, l’agriculture et la forêt, le bâtiment, les transports, l’industrie ou encore dans les systèmes urbains.</p>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://images.theconversation.com/files/196298/original/file-20171124-21853-1msq4qn.jpg?ixlib=rb-1.1.0&amp;q=45&amp;auto=format&amp;w=754&amp;fit=clip" alt=""/><figcaption>Sélectionner les pratiques agricoles qui permettront d’accroître le stock de carbone des sols. <a href="https://www.flickr.com/photos/prefeituradaserra/37497673241/in/photolist-Z8xnRB-nJRetv-Da1sVG-YFSAdS-21LiRad-21pttL6-GBs5fv-CHy3Sy-XVV3D7-CC1797-YPsqL7-ZtsrRk-Yemjfz-YRn7kn-fQAja5-Zg7gVj-X6vPEe-Zqv63y-Y93Qvw-YMF2XX-YgZL8N-21Fp6dN-CuAunW-YzxxQW-YWCqD5-YFvmsJ-qCjE53-ZX7hC2-Ys2DDL-ZDJ1NY-YQPEzw-YePBKv-XF1s4U-ZKwhFT-Zb8ptL-Z2hXLY-Yuy3FL-YWvBXB-CAnneN-FXv9Ck-Y93bv3-YnupEZ-YDryCh-Zcqo79-h18ydP-YTcTPN-ZgXwUf-BPvxAy-XX2p7c-pdyhSh" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Jansen Lube/Flickr</a>, <a href="http://creativecommons.org/licenses/by/4.0/">CC BY</a></figcaption></figure>



<h3 class="wp-block-heading">Des solutions multiples</h3>



<p>Point important, les options d’atténuation disponibles sont de natures multiples&nbsp;: elles consistent en l’adoption de technologies «&nbsp;propres&nbsp;», mais aussi en des transformations des modes de production et de consommation, des infrastructures ou des organisations sociales.</p>



<p>Dans les transports, par exemple, on peut réduire la demande via l’optimisation des chaînes d’approvisionnement, le télétravail, ou la dématérialisation&nbsp;; construire des infrastructures qui permettent aux ménages d’utiliser des modes de transport peu ou pas émetteurs, comme les transports en commun ou les mobilités dites «&nbsp;actives&nbsp;» (vélo, marche, etc.), en plus d’améliorer les véhicules individuels en les rendant plus légers, moins consommateurs d’énergie, et en les électrifiant.</p>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://images.theconversation.com/files/279432/original/file-20190613-32331-4hopoy.jpg?ixlib=rb-1.1.0&amp;rect=741%2C0%2C5218%2C2680&amp;q=45&amp;auto=format&amp;w=754&amp;fit=clip" alt=""/><figcaption>Promouvoir les déplacements actifs. <a href="https://unsplash.com/photos/PUKGAsRSPuk" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Javier Garcia/Unsplash</a></figcaption></figure>



<p>Toute la difficulté est de surmonter les nombreuses barrières à la mise en œuvre de ces solutions.</p>



<p>Les premières sont financières, et le rapport explore en détail les différentes solutions par lesquelles l’épargne, privée en particulier, pourrait être mieux dirigée vers les actions de réduction des émissions.</p>



<p>Les secondes sont technologiques, et le rapport offre de nombreuses pistes pour mieux catalyser les efforts de recherche et développement publics et privés, afin de développer des solutions de décarbonation dans les secteurs où les émissions sont les plus difficiles à réduire, comme la production de ciment ou l’aviation.</p>



<p>Les troisièmes sont institutionnelles. Par nature dépendantes des configurations politiques propres à chaque pays ou à chaque région, elles s’avèrent néanmoins omniprésentes et requièrent tout autant d’attention.</p>



<p>Les quatrièmes sont d’ordre physique&nbsp;: les bâtiments, les routes, les usines, en résumé toutes les installations à durée de vie ayant une influence déterminante sur nos émissions et sur notre capacité à réduire les émissions de gaz à effet de serre. Le rapport souligne à quel point nos choix en la matière, aujourd’hui, sont déterminants. Continuer à investir dans des infrastructures émettrices bloquerait ainsi nos économies sur un sentier à hautes émissions ou créerait des «&nbsp;actifs échoués&nbsp;» par la suite.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Des bénéfices «&nbsp;non climatiques&nbsp;» à la réduction des émissions</h3>



<p>Plus largement, accélérer la réduction des émissions n’ira pas sans friction avec les autres grands objectifs que se donnent les sociétés.</p>



<p>Le rapport montre en effet qu’à court terme, les transformations induites par la réduction des émissions ont un coût économique et social, inégalement distribué selon les pays, les régions ou encore les secteurs économiques, mais bien réel.</p>



<p>En réponse, le rapport explore les options de transition «&nbsp;juste&nbsp;», qui permettent à tous de trouver leur place dans un futur monde bas carbone. Il souligne aussi que de nombreuses options de réduction des émissions ont des bénéfices additionnels «&nbsp;non climatiques&nbsp;». Par exemple, limiter la combustion d’énergies fossiles, en plus de réduire les émissions de gaz à effet de serre, diminue les polluants locaux néfastes pour la santé.</p>



<p>Il montre que lever les obstacles à la réduction des émissions revient souvent aussi à lever les obstacles à la réalisation d’autres objectifs sociétaux, dans le domaine de l’accès au logement par exemple.</p>



<p>Il rappelle enfin que les efforts associés à la réduction des émissions sont à mettre en regard des risques associés à une moindre action. Comme le souligne le rapport <a href="https://www.ipcc.ch/report/sixth-assessment-report-working-group-ii/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">« impacts et adaptation »</a> de mars 2022 : « Le changement climatique menace de plus en plus la santé et les moyens de subsistance des populations du monde entier, et entraîne des impacts sévères potentiellement irréversibles sur la nature. »</p>



<p>En évitant les impacts du changement climatique les plus sévères, l’atténuation est donc incontournable pour réduire la pauvreté et la faim, améliorer la santé et le bien-être ou encore fournir de l’eau.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Plongez-vous dans le «&nbsp;résumé pour décideurs&nbsp;»</h3>



<p>En termes d’action, le rapport dessine des ensembles de politiques publiques à tous les échelons, pour inciter à la réduction des émissions, lever les obstacles et modifier les trajectoires de développement.</p>



<p>Il insiste aussi sur la nécessaire implication de l’ensemble des acteurs sociaux – entreprises, secteur financier, société civile, citoyens… – pour prendre des mesures immédiates et ambitieuses afin de réduire rapidement les émissions de GES et de nous éviter – et d’éviter à nos enfants – d’avoir à affronter, plus tard, des défis autrement insurmontables.</p>



<p><a href="https://www.ipcc.ch/report/sixth-assessment-report-working-group-3/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Le rapport « atténuation »</a> est disponible en intégralité en ligne, tout comme son résumé technique et son résumé pour décideurs. Ce dernier document, d’une quarantaine de pages, constitue le meilleur point d’entrée pour partir à la découverte de ce nouveau document du GIEC.</p>



<p><a href="https://theconversation.com/profiles/celine-guivarch-422382" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Céline Guivarch</a>, Économiste au Cired, directrice de recherche, <em><a href="https://theconversation.com/institutions/ecole-des-ponts-paristech-enpc-3143" target="_blank" rel="noreferrer noopener">École des Ponts ParisTech (ENPC)</a></em> and <a href="https://theconversation.com/profiles/franck-lecocq-1334041">Franck Lecocq</a>, Chercheur senior en économie, directeur du Cired, <em><a href="https://theconversation.com/institutions/agroparistech-universite-paris-saclay-2488" target="_blank" rel="noreferrer noopener">AgroParisTech – Université Paris-Saclay</a></em></p>



<p>Cet article est republié à partir de <a href="https://theconversation.com" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Conversation</a> sous licence Creative Commons. Lire l’<a href="https://theconversation.com/rapport-du-giec-diviser-les-emissions-de-gaz-a-effet-de-serre-par-deux-dici-a-2030-cest-possible-180513" target="_blank" rel="noreferrer noopener">article original</a>.</p>



<img decoding="async" src="https://counter.theconversation.com/content/180513/count.gif?distributor=republish-lightbox-advanced" alt="The Conversation" width="1" height="1" style="border: none !important; box-shadow: none !important; margin: 0 !important; max-height: 1px !important; max-width: 1px !important; min-height: 1px !important; min-width: 1px !important; opacity: 0 !important; outline: none !important; padding: 0 !important" />
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Pacte climatique de Glasgow : les populations les plus vulnérables abandonnées « en plein vol » ?</title>
		<link>https://saheltribune.com/pacte-climatique-de-glasgow-les-populations-les-plus-vulnerables-abandonnees-en-plein-vol/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 14 Nov 2021 18:46:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Climat et environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Accord de Paris]]></category>
		<category><![CDATA[adaptation]]></category>
		<category><![CDATA[changement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[COP26]]></category>
		<category><![CDATA[réchauffement climatique]]></category>
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<p>Un consensus partiel, dénommé « Pacte climatique de Glasgow », a été obtenu entre les dirigeants de près de 200 pays. Mais les critiques montrent déjà que les populations les vulnérables sont abandonnée « en plein vol » par les pays les plus riches.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong>Après deux semaines de négociations, les rideaux de la COP26 sont tombés à Glasgow, en Suisse, ce samedi 13 novembre 2021. Un </strong><a href="https://ukcop26.org/the-conference/cop26-outcomes/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong>consensus</strong></a><strong> partiel, dénommé </strong><em><strong>« </strong></em><a href="https://unfccc.int/documents/310475" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em><strong>Pacte climatique de Glasgow</strong></em></a><em><strong> »</strong></em><strong>, a été obtenu entre les dirigeants de près de 200 pays. Mais les critiques montrent déjà que les populations vulnérables sont abandonnées « en plein vol » par les pays les plus riches.</strong></p>



<p>Au cours de cette conférence sur le climat, les parties ont déploré l’état de « <a href="https://nature.us17.list-manage.com/track/click?u=2c6057c528fdc6f73fa196d9d&amp;id=0fd25ebe34&amp;e=ab2831d72c" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>promesse non tenue des</em></a><em> pays riches de donner 100 milliards de dollars américains chaque année</em> [ de 2015 à]<em> 2020 pour aider les moins riches </em>», conformément à l’Accord de Paris de 2015.</p>



<p>Dans la matinée du samedi, le président de la COP26, Alok Sharma, a ainsi exprimé la nécessité de prendre des décisions courageuses face à l’urgence climatique. <em>« C’est le moment de vérité pour notre planète, nos enfants et nos petits-enfants »,</em> a-t-il déclaré. Ce moment de vérité ne saura voir le jour qu’à travers des décisions courageuses et des volontés accrues pour leur mise en œuvre. Or, le manque de réelle volonté constitue toujours le véritable handicap dans la lutte contre les effets du changement climatique.</p>



<p>C&rsquo;est dans ce contexte que la <a href="https://saheltribune.com/que-retenir-de-la-cop26/">COP26</a> était très attendue afin d’inciter les plus riches à assister de fait les plus pauvres dans leurs efforts d’adaptation. Mais hélas, comme les précédentes, cette conférence semble avoir échoué à unir les cœurs autour d’un idéal. Alors que des dirigeants du monde ont décidé au cours de ces deux semaines de discussion d’accélérer les efforts «<em> visant à réduire progressivement l’énergie au charbon et les subventions inefficaces aux combustibles fossiles »</em>, d’autres montrent encore leur griffe.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="une-veritable-trahison"><strong>Une véritable trahison ?</strong></h3>



<p><em>« Comme redouté, la COP26 s’est avérée être une COP de pays du Nord, qui reflètent donc les priorités des pays riches »</em>, regrette Aurore Mathieu du <a href="https://reseauactionclimat.org/bilan-de-la-cop26-les-pays-du-sud-abandonnes-par-les-pays-riches/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Réseau Action Climat</a>. Alors que, poursuit-il, les impacts réels du changement climatique sont de plus en plus sentis et les besoins d’adaptation des pays les plus vulnérables augmentent. Malgré cet état de fait, «<em> les pays riches ne sont pas parvenus à démontrer une réelle solidarité</em> », a-t-il déploré. Avant de pointer le refus de ces pays riches «<em> de venir en aide aux pays du Sud sur le financement des pertes et dommages ».</em></p>



<p>Pour M. Aurore Mathieu, cette situation déplorable doit être qualifiée d’une <em>« honte et [d’une] véritable trahison pour les millions d’hommes et de femmes dont la survie est menacée par les conséquences du changement climatique ».</em></p>



<p>Les critiques contre cette COP26 n’en décolèrent pas. Armelle Le Comte, d’Oxfam France, ne va pas avec le dos de la cuillère. A l’en croire, « cette COP26 abandonne les populations les plus vulnérables en rase campagne ».</p>



<p>Tout en appréciant le fait que pour <em>« la première fois, un objectif pour le financement de l’adaptation »</em> ait été convenu, il estime que cet <em>« engagement à doubler les financements pour l’adaptation reste très insuffisant par rapport aux besoins et à ce que demandaient les pays en développement</em> ». Il ajoute : <em>« Quant aux pertes et dommages, l’issue est dérisoire et montre que les pays riches ont tourné le dos à la souffrance de millions de personnes ».</em></p>



<h3 class="wp-block-heading" id="passer-en-mode-urgence"><strong>Passer en mode urgence</strong></h3>



<p>Cette problématique de manque de volonté politique ou de solidarité entre les pays riches et les moins riches a été également déplorée par Antonio Guterres, le Secrétaire général des Nations Unies. Il estime qu’<em>« </em><em>il est temps de passer en mode urgence »</em>. Car, selon lui, la <em>«&nbsp; bataille climatique est le combat de nos vies et ce combat doit être gagné ».</em></p>



<p>C’est sûrement en ayant conscience de cette urgence que <a href="https://www.state.gov/u-s-china-joint-glasgow-declaration-on-enhancing-climate-action-in-the-2020s/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">les États unis et la Chine</a>, tout en saluant les « <em>efforts importants déployés dans le monde pour faire face à la crise climatique </em>», déplorent également «<em> un écart important entre ces efforts, y compris leur effet global, et ceux qui doivent être déployés pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris </em>». Notamment l’article 2 qui exhorte les États à <em>« maintenir l’augmentation de la température moyenne mondiale bien en deçà de 2 degrés C et de poursuivre les efforts pour la limiter à 1,5 degré C ».</em></p>



<p>Pour atteindre cet objectif, les deux parties entendent mener plusieurs actions communes : «<em> Les deux parties ont l’intention de saisir ce moment critique pour s’engager dans des efforts individuels et combinés accrus pour accélérer la transition vers une économie mondiale nette zéro ».</em></p>



<p><strong>Chiencoro</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Que retenir de la COP26 ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 14 Nov 2021 09:09:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Climat et environnement]]></category>
		<category><![CDATA[action climatique]]></category>
		<category><![CDATA[adaptation]]></category>
		<category><![CDATA[atténuation]]></category>
		<category><![CDATA[changement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[COP26]]></category>
		<category><![CDATA[réchauffement climatique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>À Glasgow, la COP26 a fermé ses portes. La conférence a connu une affluence record. Mais le succès d’une COP ne se mesure ni au nombre de ses participants, ni à celui des déclarations produites.</p>
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<p>À Glasgow, la COP26 a fermé ses portes. La conférence a connu une affluence record. Mais le succès d’une COP ne se mesure ni au nombre de ses participants, ni à celui des déclarations produites.</p>



<p>Il se juge à sa capacité d’accélérer l’action climatique sur le terrain. En la matière, que peut-on retenir de cette 26<sup>e</sup>&nbsp;édition&nbsp;?</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="un-accroissement-timore-des-objectifs-de-reduction-d-emissions">Un accroissement timoré des objectifs de réduction d’émissions</h3>



<p>Le rendez-vous de Glasgow constituait un <a href="https://christiandeperthuis.fr/c-comme-cop-de-glasgow/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">point d’étape</a> important dans le calendrier de l’accord de Paris signé en 2015 lors de la COP21. Tous les pays participant à l’accord devaient en effet actualiser leurs « contributions nationales », autrement dit leurs objectifs de réduction d’émission de gaz à effet de serre à l’horizon 2030.</p>



<p>Le bilan apparaît mitigé. Le verre n’est pas totalement vide&nbsp;: dans leur majorité, les pays ont bien actualisé leurs contributions, certains comme la Chine à quelques jours de la conférence, ou même, à l’instar de l’Inde, pendant la conférence.</p>



<p>D’après le <a href="https://unfccc.int/news/cop26-update-to-the-ndc-synthesis-report" target="_blank" rel="noreferrer noopener">décompte des Nations unies</a>, ces contributions marquent un progrès relativement au jeu déposé lors de la signature de l’accord de Paris. Elles permettraient d’économiser en 2030 de l’ordre de 4,8 Gt d’émission (-8 %) par rapport aux contributions de 2015.</p>



<p>Ce gain reste toutefois très insuffisant pour nous mettre sur une trajectoire de réchauffement conforme aux objectifs de l’accord de Paris – moins de 2&nbsp;°C, et si possible 1,5&nbsp;°C.</p>



<p>Si toutes les contributions étaient réalisées, les émissions mondiales dépasseraient en 2030 d’un peu plus de 10&nbsp;% leur niveau de 2010 alors qu’il faudrait les réduire de 45&nbsp;% pour être sur une trajectoire limitant le réchauffement global à 1,5&nbsp;°C.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="difficile-convergence-sur-le-financement-avancee-sur-les-mecanismes-de-marche">Difficile convergence sur le financement, avancée sur les mécanismes de marché</h3>



<p>Réévaluer les objectifs, c’est bien. Mettre en place les outils permettant de les atteindre c’est mieux. La COP26 a dû ainsi se saisir de deux dossiers épineux en la matière&nbsp;: les financements internationaux, auxquels se sont engagés les pays développés à hauteur de 100&nbsp;milliards de dollars par an&nbsp;; les mécanismes de marché prévus à l’article 6 de l’accord de Paris (soit un système d’échange de droits d’émissions de gaz à effet de serre entre des pays gros émetteurs et d’autres moins émetteurs).</p>



<p>D’après le <a href="https://www.oecd-ilibrary.org/docserver/03590fb7-en.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">dernier bilan</a> réalisé par l’OCDE, il manque vingt milliards de dollars sur les 100 promis par les pays développés au titre de la « justice climatique ». Le déficit est notablement important pour le financement des projets d’adaptation.</p>



<p>Ce point de discorde entre pays développés et pays moins avancés a été la principale cause de la prolongation de plus de 24 heures de la conférence. Le communiqué final indique que les engagements complémentaires pris durant la conférence ne permettent pas de totalement combler ce déficit. Pour Patricia Espinosa, à la tête de l’équipe des Nations unies en charge des négociations, les 100 milliards de dollars pourraient cependant être levés <a href="https://news.un.org/en/story/2021/11/1104812" target="_blank" rel="noreferrer noopener">dès 2022 si tout se passe bien</a>.</p>



<p>Lors des précédentes COP, les pays n’avaient pas réussi à s’accorder sur les règles permettant de mettre en place le dispositif d’échange de quotas ou de crédits d’émission facilitant l’atteinte des objectifs de réduction d’émission. Les principaux points de blocage (risques de double comptage, intégrité du mécanisme) ont pu être levés.</p>



<p>L’avancée est importante, car l’émergence d’un prix du carbone permettrait d’accélérer les réductions d’émissions de gaz à effet de serre. Reste à la concrétiser sur le terrain, ce qui prendra un certain temps, les règles étant passablement compliquées.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="deux-avancees-qui-comptent-methane-et-sortie-des-energies-fossiles">Deux avancées qui comptent&nbsp;: méthane et sortie des énergies fossiles</h3>



<p>Réduire les émissions de méthane est l’une des actions ayant un impact le plus rapide sur le réchauffement. Le méthane a une durée de séjour relativement courte dans l’atmosphère (12 ans en moyenne). Chaque tonne rejetée a un pouvoir de réchauffement bien plus élevé que le CO<sub>2</sub>. L’Agence des Nations unies pour l’Environnement (UNEP) estime qu’une action de réduction précoce permettrait de <a href="https://wedocs.unep.org/bitstream/handle/20.500.11822/36997/EGR21_CH6.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">réduire de 0,3 °C</a> le réchauffement global d’ici 2050.</p>



<p>L’appel a été entendu. L’initiative jointe États-Unis/Union européenne réunit plus de cent pays qui se sont engagés à réduire d’au moins 30&nbsp;% leurs émissions de méthane d’ici 2030. Certains gros émetteurs manquent à l’appel, comme le montre le graphique ci-dessous. L’initiative portera pleinement ses fruits si ces pays la rejoignent. Ils y sont incités par le communiqué final de la COP qui, pour la première fois, mentionne l’enjeu de la réduction des émissions de méthane.</p>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://images.theconversation.com/files/431777/original/file-20211113-59211-befwpx.png?ixlib=rb-1.1.0&amp;q=45&amp;auto=format&amp;w=1000&amp;fit=clip"><img decoding="async" src="https://images.theconversation.com/files/431777/original/file-20211113-59211-befwpx.png?ixlib=rb-1.1.0&amp;q=45&amp;auto=format&amp;w=754&amp;fit=clip" alt=""/></a><figcaption>C. de Perthuis (à partir des données PBL 2020), <a href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/4.0/">CC BY-NC-ND</a></figcaption></figure>



<p>Autre innovation du communiqué&nbsp;: on y évoque – timidement et pour le seul charbon utilisé dans les centrales électriques – la sortie des énergies fossiles. C’est une petite révolution culturelle dans le monde des négociateurs du climat. Il avait été impossible d’introduire une telle référence dans le texte de l’accord de Paris.</p>



<p>Plus important que quelques lignes du communiqué, la sortie des énergies fossiles s’est inscrite au cœur des débats. On en parle enfin sans faux-semblants, ce qui met sur la sellette les grands producteurs et exportateurs de ce type d’énergie.</p>



<p>Cela crédibilise les déclarations en provenance du monde financier, notamment celle commune aux États et aux agences de développement qui proscriront dès 2022 les financements publics de projets de développement des énergies fossiles.</p>



<p>Autre innovation porteuse : le Costa Rica et le Danemark ont <a href="https://beyondoilandgasalliance.com/news-events/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">lancé une initiative</a> destinée à arrêter la délivrance de nouveaux permis d’exploration de pétrole et de gaz.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="la-grande-oubliee-de-la-conference-l-agriculture">La grande oubliée de la conférence&nbsp;: l’agriculture</h3>



<p>Si les questions énergétiques sont mieux traitées par la COP, ce n’est pas le cas des enjeux agricoles. <a href="https://theconversation.com/linquietante-flambee-des-prix-des-matieres-agricoles-170493" target="_blank" rel="noreferrer noopener">L’envolée des prix des matières agricoles de base</a> rappelle pourtant la vulnérabilité de l’agriculture face au réchauffement climatique.</p>



<p>Il y a urgence à accroître la résilience des systèmes agricoles en développant l’agroécologie qui favorise par ailleurs la baisse des émissions de méthane et de protoxyde d’azote. Cette problématique, cruciale pour la sécurité alimentaire, reste aujourd’hui malheureusement périphérique.</p>



<p>Tant que l’enjeu agricole ne sera pas pleinement intégré, les déclarations tonitruantes sur la fin de la déforestation tropicale resteront peu crédibles&nbsp;: on n’arrêtera pas la déforestation par des déclarations d’intention, mais en agissant sur les causes du processus.</p>



<p>L’extension des usages agricoles en constitue le premier facteur. Pour l’interrompre, il faut trouver des alternatives économiquement viables et socialement justes pour les agriculteurs présents sur les fronts de déforestation.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="la-bonne-surprise-de-la-quinzaine-le-dialogue-chine-etats-unis">La bonne surprise de la quinzaine&nbsp;: le dialogue Chine/États-Unis</h3>



<p>Ce fut une réelle surprise. Tous les signaux étaient au rouge. Les négociateurs évoquaient avec nostalgie l’époque révolue de la conférence de Paris où l’axe sino-américain avait été un puissant facilitateur.</p>



<p>À Glasgow, les négociateurs en chef des deux pays se sont invités à la tribune. Ils s’y sont succédé pour présenter, le 10 novembre 2021, un <a href="https://www.state.gov/u-s-china-joint-glasgow-declaration-on-enhancing-climate-action-in-the-2020s/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">communiqué commun</a> promettant notamment une accélération de l’action dès 2022 en ce qui concerne les réductions de méthane et le retrait des énergies fossiles.</p>



<p>Si ces réductions se concrétisent, l’impact direct est loin d’être négligeable. Les deux pays comptent encore pour 40&nbsp;% des émissions mondiales. La reprise du dialogue pourrait aussi avoir un effet d’entraînement sur le reste du monde. C’est important, car le «&nbsp;Reste du monde&nbsp;» a pris, depuis le début de la décennie 2010, le relais de la Chine comme premier contributeur à l’accroissement des émissions globales, ainsi que le montre le graphique ci-dessous.</p>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://images.theconversation.com/files/431778/original/file-20211113-17238-m3nrik.png?ixlib=rb-1.1.0&amp;q=45&amp;auto=format&amp;w=1000&amp;fit=clip"><img decoding="async" src="https://images.theconversation.com/files/431778/original/file-20211113-17238-m3nrik.png?ixlib=rb-1.1.0&amp;q=45&amp;auto=format&amp;w=754&amp;fit=clip" alt=""/></a><figcaption>C. de Perthuis (à partir de Olivier J.G.J. et Peters J.A.H.W. 2020, Trends in global CO₂ and total greenhouse gas emission&nbsp;: 2019 report, Report 4068. PBL Netherlands Environmental Assessment Agency, The Hague), <a href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/4.0/">CC BY-NC-ND</a></figcaption></figure>



<h3 class="wp-block-heading" id="rendez-vous-a-charm-el-cheikh">Rendez-vous à Charm el-Cheikh</h3>



<p>Dans la chorégraphie propre aux sommets climatiques, l’impression est donnée qu’une brochette de chefs d’État, se rencontrant le temps de faire une belle photographie, aurait le pouvoir de décider du scénario climatique dans lequel le monde va s’engager.</p>



<p>La réalité est assez différente&nbsp;: les COP apportent un cadre et donnent des impulsions, mais c’est bien entre les COP que se décide l’action climatique.</p>



<p>Cette action est de plus en plus portée par deux moteurs.</p>



<p>Sous l’angle économique, la triple baisse des coûts des énergies renouvelables, du stockage de l’électricité et de la gestion intelligente des réseaux, élargit la gamme des alternatives aux énergies fossiles.</p>



<p>Au plan sociétal, la mobilisation de la génération montante, présente à Glasgow pour dénoncer le «&nbsp;bla-bla&nbsp;» des vétérans de la COP, continuera à exercer une pression croissante après la clôture de la conférence.</p>



<p>Ce double moteur économique et sociétal va pousser à l’accélération de l’action climatique d’ici la COP27, programmée fin 2022 en Égypte. Pour apprécier si les impulsions données à Glasgow se sont concrétisées, rendez-vous à Charm el-Cheikh…</p>



<p><a href="https://theconversation.com/profiles/christian-de-perthuis-422036" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Christian de Perthuis</a>, Professeur d’économie, fondateur de la chaire « Économie du climat », <em><a href="https://theconversation.com/institutions/universite-paris-dauphine-psl-2165" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Université Paris Dauphine – PSL</a></em></p>



<p>Cet article est republié à partir de <a href="https://theconversation.com" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Conversation</a> sous licence Creative Commons. Lire l’<a href="https://theconversation.com/que-retenir-de-la-cop26-171796" target="_blank" rel="noreferrer noopener">article original</a>.</p>



<img decoding="async" src="https://counter.theconversation.com/content/171796/count.gif?distributor=republish-lightbox-advanced" alt="The Conversation" width="1" height="1" style="border: none !important; box-shadow: none !important; margin: 0 !important; max-height: 1px !important; max-width: 1px !important; min-height: 1px !important; min-width: 1px !important; opacity: 0 !important; outline: none !important; padding: 0 !important; text-shadow: none !important" />
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Sénégal : un nouveau plan d’adaptation pour une agriculture résiliente</title>
		<link>https://saheltribune.com/senegal-un-nouveau-plan-dadaptation-pour-une-agriculture-resiliente/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Sep 2021 07:25:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Climat et environnement]]></category>
		<category><![CDATA[adaptation]]></category>
		<category><![CDATA[agriculture résiliente]]></category>
		<category><![CDATA[changement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[Sénégal]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Face aux défis du changement climatique, un atelier s’est ouvert au Sénégal en vue d’élaborer un plan d’action régional d’adaptation au phénomène climatique dans le domaine de l’agriculture.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong>Face aux défis du changement climatique, un atelier s’est ouvert au Sénégal en vue d’élaborer un plan d’action régional d’adaptation au phénomène climatique dans le domaine de l’agriculture.</strong></p>



<p>De l’instabilité des températures et des saisons à l’augmentation des catastrophes naturelles en passant par les grandes sécheresses ou encore des inondations, les <a href="https://saheltribune.com/environnement-prendre-au-serieux-le-changement-climatique/">effets du changement climatique</a> sont assez perceptibles au quotidien dans le monde. D’où l’urgence de passer à des actions plus concrètes.</p>



<p>Au Sénégal, en vue d’élaborer un plan d’action régional d’adaptation au changement climatique, un atelier de restitution et de validation sur les études de vulnérabilité du secteur de l’agriculture s’est ouvert à Louga, au nord du pays, le mardi dernier. Une initiative du&nbsp;projet dénommé « <em>Sécurité alimentaire&nbsp;: une agriculture adaptée »</em> (<a href="http://www.fao.org/climate-change/programmes-and-projects/detail/fr/c/1279846/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">SAGA</a>), soulignent nos confrères de l’Agence de presse sénégalaise (<a href="http://aps.sn/actualites/environnement/article/changement-climatique-un-plan-d-action-regional-pour-l-agriculture-en-gestation-a-louga" target="_blank" rel="noreferrer noopener">APS</a>).</p>



<p>Ces études, réalisées par l’Institut sénégalais de recherches agricoles (<a href="https://isra.sn/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ISRA</a>) dans les régions de Kolda, Thiès et Louga, permettront « <em>d’accompagner les acteurs régionaux à identifier des options d’adaptation pour faire face à ces changements climatiques</em> ».</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Limiter les risques liés au changement climatique</strong></h3>



<p>La coordonnatrice nationale du projet SAGA à l’Organisation des Nations unies pour l’Alimentation et l’agriculture(<a href="http://www.fao.org/home/fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">FAO</a>), Ndèye Yacine Badiane Ndour précise que « <em>Cet atelier entre dans le cadre d’un processus </em>[qu’ils ont ndlr]<em> initié avec la région de Louga, Thiès et Kolda depuis plus d’un an pour appuyer l’élaboration du plan national d’adaptation pour le secteur de l’agriculture</em> ».</p>



<p>En raison des impacts visibles du changement climatique sur le secteur triptyque de l’agriculture-élevage et pêche, Mme&nbsp;Ndour juge « <em>ce plan d’adaptation important</em> ».</p>



<p>Selon la coordonnatrice nationale du projet SAGA, le défi majeur est de réussir à élaborer un plan d’action régional afin de faire face aux effets du changement climatique. En plus du plan, elle juge important d’avoir des options, des pratiques et surtout une stratégie permettant d’aider à <em>« limiter les risques liés aux changements climatiques qui ont des impacts aussi bien pour la production agricole et sur les revenus des populations vulnérables ».</em></p>



<p>Au cours de cet atelier, la capacité des acteurs du Comité régional sur les changements climatiques <a href="https://www.lse.ac.uk/GranthamInstitute/wp-content/uploads/2019/08/Decree_2011_1689.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">(COMRECC)</a> de Louga sera renforcée sur l’élaboration de projets fonds vert climat. Le but est de les aider à accéder aux finances climatiques pouvant leur permettre de mettre en place des projets plus conséquents.</p>



<p>Rappelons qu’à l’instar de beaucoup d’autres pays, le Sénégal s’est lancé, en 2015, dans l’élaboration de son Plan national d’adaptation avec pour objectif d’intégrer l’adaptation au changement climatique dans les processus de planification et de budgétisation des projets et programmes.</p>



<p><strong>Chiencoro</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Environnement : « La crise climatique est une crise des droits de l’enfant », selon un rapport de l’Unicef</title>
		<link>https://saheltribune.com/environnement-%e2%80%89la-crise-climatique-est-une-crise-des-droits-de-lenfant%e2%80%89-selon-un-rapport-de-lunicef/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 21 Aug 2021 07:41:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Climat et environnement]]></category>
		<category><![CDATA[adaptation]]></category>
		<category><![CDATA[assainissement]]></category>
		<category><![CDATA[crise climatique]]></category>
		<category><![CDATA[droits des enfants]]></category>
		<category><![CDATA[eau]]></category>
		<category><![CDATA[éducation]]></category>
		<category><![CDATA[Effets du changement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[santé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Selon un nouveau rapport de l'Unicef, rendu public le 20 août 2021, les effets du changement climatique frappent durement les droits des enfants. </p>
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<p><strong>Selon un nouveau rapport de l&rsquo;Unicef, rendu public le 20 août 2021, les effets du changement climatique frappent durement les droits des enfants. L’Organisation Onusienne invite les gouvernements à agir pendant qu’il est encore temps.</strong></p>



<p>À l’occasion du troisième anniversaire de la <a href="https://www.nationalgeographic.fr/environnement/2019/09/dans-le-monde-entier-la-jeunesse-fait-greve-pour-le-climat" target="_blank" rel="noreferrer noopener">grève mondiale de la jeunesse pour le climat</a>, le Fonds des Nations unies pour l’enfance (<a href="https://www.unicef.org/fr" target="_blank" rel="noreferrer noopener">UNICEF</a>) a publié, vendredi 20 août, en collaboration avec le mouvement <em>« </em><a href="https://fridaysforfuture.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Fridays for Future </em></a><em>»</em> <em>(Les vendredis pour l’avenir </em>), un nouveau <a href="https://www.unicef.org/media/105536/file/UNICEF_climate%20crisis_child_rights_crisis-summary-FR.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">rapport</a>. <em>« La crise climatique est une crise des droits de l’enfant&nbsp;: Présentation de l’Indice des risques climatiques pour les enfants »</em>, ce rapport livre une première analyse détaillée des risques de la crise climatique à travers le prisme de la jeunesse. Un constat irréfutable, selon la directrice générale de l’Unicef qui soutient que <em>« la crise climatique est une crise des droits de l’enfant. »&nbsp;</em></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>« Aucun enfant ou presque ne sera épargné »</strong></h3>



<p><em>&nbsp;« Les chocs climatiques et environnementaux ont des répercussions sur l’ensemble des droits des enfants, de leur droit à un air pur, à de la nourriture et à de l’eau salubre, à l’éducation et au logement, à la protection contre l’exploitation, jusqu’à leur droit à la survie. Aucun enfant ou presque ne sera épargné </em>», a&nbsp;déclaré Henrietta&nbsp;Fore, directrice générale de l’Unicef.</p>



<p>Sur les 2,2&nbsp;milliards d’enfants que compte la Terre, 1&nbsp;milliard vit dans l’un des 33&nbsp;pays classés « <em>à très haut risque</em> ». En plus du manque des services d’approvisionnement en eau et <a href="https://saheltribune.com/assainissement-mali-quand-moustiques-fetent-arrivee-hivernage/">d’assainissement</a>, de santé et d’éducation, ces enfants sont exposés à des chocs climatiques et environnementaux, constate l’Unicef. « <em>Ce chiffre ne concerne que les enfants touchés à ce jour, un bilan qui risque de s’aggraver à mesure que les effets du dérèglement climatique se feront plus pesants</em> », alerte la même source.</p>



<p>Les jeunes vivant en Centrafrique, au Tchad, au Nigéria, en Guinée et en Guinée-Bissau « <em>sont les plus exposés aux effets des changements climatiques »</em>.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Indice des risques climatiques</strong></h3>



<p>Dans un <a href="https://www.unicef.org/fr/communiqu%C3%A9s-de-presse/un-milliard-denfants-sont-%C2%AB-tr%C3%A8s-fortement-expos%C3%A9s-%C2%BB-aux-impacts-de-la-crise" target="_blank" rel="noreferrer noopener">communiqué de presse</a>, l’Unicef rapporte que, selon l’Indice des risques climatiques pour les enfants (IRCE), 240&nbsp;millions d’enfants sont exposés aux inondations côtières, 330&nbsp;millions aux inondations fluviales, 400&nbsp;millions aux cyclones, 600&nbsp;millions aux maladies à transmission vectorielle. Ce n’est pas tout, 815&nbsp;millions sont exposés à la pollution au plomb, 820&nbsp;millions aux canicules, 920&nbsp;millions aux pénuries d’eau&nbsp;et 1&nbsp;milliard à des niveaux élevés de pollution atmosphérique.</p>



<p>« <em>Les enfants ne sont pas à l’origine de la hausse globale des températures. Pourtant, ce sont eux qui paieront le plus lourd tribut, en particulier dans les pays les moins responsables</em> », a souligné Henrietta Fore. Toutefois, elle exhorte à agir pendant qu’il est encore temps afin d’améliorer l’accès des enfants aux services essentiels, notamment <a href="https://saheltribune.com/acces-a-leau-potable-attenuer-la-souffrance-des-populations/">l’approvisionnement en eau</a> et à l’assainissement, à la santé et à l’éducation.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>« Se battre pour ce qui est juste »</strong></h3>



<p>Le rapport explique que les 33&nbsp;pays <em>« à très haut risque</em> » ne totalisent que 9&nbsp;% des émissions mondiales de CO2, contre près de 70&nbsp;% pour les 10&nbsp;plus gros émetteurs de la planète, dont seul un est classé comme « <em>à très haut risque </em>» dans l’Indice.</p>



<p>L’Unicef exhorte les gouvernements, les entreprises et l’ensemble des acteurs concernés à&nbsp;accroitre les investissements en faveur de <a href="https://saheltribune.com/face-a-lurgence-climatique-ladaptation-cest-des-maintenant/">l’adaptation</a> aux changements climatiques et de la résilience des services essentiels pour les plus jeunes. Elle les invite également à réduire les émissions de gaz à effet de serre, à éduquer&nbsp;les enfants au climat et à l’écocitoyenneté, à associer&nbsp;la jeunesse à l’ensemble des négociations sur le climat et à œuvrer&nbsp;pour une relance verte, bas&nbsp;carbone et inclusive.</p>



<p>Les représentants de Fridays for Future promettent que « <em>Les mouvements de jeunes militants pour le climat continueront de se mobiliser, de prospérer et de se battre pour ce qui est juste </em>». Surtout qu’on ne leur laisse plus le choix. &nbsp;</p>



<p><strong>Chiencoro</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Face à l’urgence climatique, l’adaptation, c’est dès maintenant !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 01 May 2021 06:03:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Climat et environnement]]></category>
		<category><![CDATA[adaptation]]></category>
		<category><![CDATA[climat]]></category>
		<category><![CDATA[planète]]></category>
		<category><![CDATA[réchauffement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[urgence climatique]]></category>
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<p>Cet article est publié dans le cadre du Forum international de la météo et du climat, qui se tiendra en ligne du 1 au 4 mai 2021 et dont The&#8230;</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><em>Cet article est publié dans le cadre du Forum international de la météo et du climat, qui se tiendra en ligne du 1 au 4 mai 2021 et dont The Conversation est partenaire. Retrouvez toutes les infos pratiques pour prendre part à ce rendez-vous sur le site du Forum : <a href="https://forumeteoclimat.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">forumeteoclimat.com</a>.</em></p>



<hr class="wp-block-separator"/>



<p>Le réchauffement climatique global va changer l’intensité et la fréquence des extrêmes météorologiques et climatiques, alerte depuis plusieurs années <a href="https://theconversation.com/fr/topics/giec-20579" target="_blank" rel="noreferrer noopener">le GIEC</a>. Il agira sur la récurrence d’événements d’intensité moyenne, la date d’apparition de certains aléas – des vagues de chaleur hors de la saison d’été, par exemple – ou leur localisation.</p>



<p>La hausse des températures, l’évolution des précipitations, l’élévation du niveau de la mer, affecteront la santé humaine et celle des écosystèmes.</p>



<p>Ces perturbations modifieront les conditions de vie des populations exposées et menaceront les activités qui dépendent des températures et des précipitations, des ressources en eau, de la biodiversité, des sols.</p>



<p>Les effets du changement climatique concerneront aussi bien les populations, que les filières productives, les systèmes financiers, le commerce, les mobilités, etc.</p>



<p><a href="https://www.ccr.fr/documents/35794/35836/Etude+Climatique+2018+version+complete.pdf/6a7b6120-7050-ff2e-4aa9-89e80c1e30f2?t=1536662736000" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Les études montrent</a> toutefois que l’augmentation de la sinistralité à horizon 2050 résultera de la combinaison de la variabilité naturelle du climat, du changement climatique global et des dynamiques sociodémographiques propres à chaque territoire.</p>



<p>Le rôle des sociétés est donc déterminant. Leur résilience dépendra notamment des réponses mises en œuvre au sein des territoires. Elles se trouvent aussi bien dans l’atténuation, essentielle, que <a href="https://experts.illinois.edu/en/publications/d%C3%A9j%C3%A0-vu-or-something-new-the-adaptation-concept-in-the-climate-ch" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’adaptation</a>, terme du langage courant repris d’abord en biologie pour parler d’évolution, <a href="https://www.cairn.info/revue-natures-sciences-societes-2015-Supp.%203-page-52.htm?contenu=article" target="_blank" rel="noreferrer noopener">puis en sciences sociales</a> pour rendre compte des interactions complexes entre nature et sociétés humaines.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le climat de la France change déjà très rapidement</h2>



<p>Le changement climatique est déjà là. Au cours du XX<sup>e</sup> siècle, la température moyenne a <a href="http://www.meteofrance.fr/climat-passe-et-futur/climathd" target="_blank" rel="noreferrer noopener">augmenté en France de 0,1 °C par décennie</a>, avec une accélération récente menant à un écart de 1,8 °C au-dessus de l’ère préindustrielle.</p>



<p>Les vagues de chaleur sont plus fréquentes, la durée d’enneigement diminue. Aucun été depuis 2015 ne s’est déroulé sans une vague de chaleur extrême. <a href="https://theconversation.com/avec-le-changement-climatique-des-cyclones-plus-intenses-66862" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Des cyclones d’intensité extrême</a>, comme Irma, apparaissent. L’évolution des précipitations est plus contrastée, avec une augmentation sur les deux tiers de l’Hexagone et une saisonnalité plus accusée. S’il n’y a pas d’augmentation de la fréquence des tempêtes, les pluies extrêmes sont plus intenses et plus fréquentes dans le Sud-Est.</p>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://images.theconversation.com/files/397653/original/file-20210428-15-1cl2yvq.png?ixlib=rb-1.1.0&amp;q=45&amp;auto=format&amp;w=1000&amp;fit=clip"><img decoding="async" src="https://images.theconversation.com/files/397653/original/file-20210428-15-1cl2yvq.png?ixlib=rb-1.1.0&amp;q=45&amp;auto=format&amp;w=754&amp;fit=clip" alt=""/></a><figcaption>Carte des impacts du changement climatique déjà visibles et à venir d’ici 2050 pour la France. <a href="https://www.adaptation-changement-climatique.fr/adaptation/a-quoi-sadapte-t-on" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Ministère de la Transition écologique</a>, <a href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/4.0/">CC BY-NC-ND</a></figcaption></figure>



<p>Les progrès scientifiques permettent désormais d’attribuer des événements spécifiques au changement climatique, c’est-à-dire d’évaluer combien de fois un événement particulier est plus probable à cause des activités humaines.</p>



<p>Le lien de causalité est démontré pour les événements liés à la chaleur, les pluies extrêmes, et des études sont en cours pour les autres phénomènes. Il est donc nécessaire <a href="https://www.carbonbrief.org/mapped-how-climate-change-affects-extreme-weather-around-the-world" target="_blank" rel="noreferrer noopener">d’améliorer dès à présent les dispositifs d&rsquo;alerte</a>, de gestion de crise, d’indemnisation, et de prendre en compte le changement climatique dans les politiques publiques, car les risques associés ont augmenté.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Au cœur des politiques climatiques, atténuation et adaptation</h2>



<p>Mais il faut aller plus loin. L’action climatique s’inscrit dans la logique de prévention des catastrophes&nbsp;: la résilience repose sur la capacité à contrôler les chocs et stress en amont et à se préparer à des crises qu’on sait inéluctables.</p>



<p>Pour cela, il est à la fois possible <a href="https://journals.openedition.org/cybergeo/32917" target="_blank" rel="noreferrer noopener">d’agir sur les causes et sur les effets des risques climatiques</a>.</p>



<p>Ces derniers résultent de la combinaison de trois composantes&nbsp;: l’aléa climatique et ses dérivés, soit l’ensemble des perturbations provoquées par le réchauffement global&nbsp;; l’exposition directe ou indirecte des socioécosystèmes&nbsp;; la vulnérabilité, c’est-à-dire le niveau de sensibilité de ces systèmes et de leur composante aux différents aléas.</p>



<p>Les politiques climatiques doivent donc avoir pour objectif d’atténuer l’aléa – le réchauffement global – par la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) et l’atteinte de la neutralité carbone, et de s’adapter par la réduction de l’exposition et de la vulnérabilité aux impacts.</p>



<p>L’adaptation, tout comme l’atténuation, repose sur une large gamme d&rsquo;actions, qui vont de <a href="http://journals.openedition.org/developpementdurable/11320" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’ajustement ponctuel ou graduel</a>, qui ne modifie pas fondamentalement le système, à des transformations structurelles qui font bifurquer le système en s’attaquant aux <a href="https://oxfordre.com/naturalhazardscience/view/10.1093/acrefore/9780199389407.001.0001/acrefore-9780199389407-e-25?mediaType=Article" target="_blank" rel="noreferrer noopener">causes profondes de la vulnérabilité et de l’exposition</a>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des synergies entre atténuation et adaptation</h2>



<p>Atténuation et adaptation sont complémentaires. Si pendant longtemps l’adaptation a été vue comme une <a href="http://journals.openedition.org/norois/6252" target="_blank" rel="noreferrer noopener">solution palliative aux échecs de l’atténuation</a>, ces deux volets de l’action climatique ne sont pas substituables, ne serait-ce que parce qu’il est déjà nécessaire de s’adapter aux changements actuels du climat.</p>



<p>Repousser les efforts d’atténuation augmente mécaniquement les efforts d’adaptation à engager, mais limite aussi les possibilités de cette adaptation. Le GIEC rappelle qu’il existe des seuils au-delà desquels il n’est plus possible de s’adapter, notamment pour les plus vulnérables.</p>



<p>Atténuation et adaptation appellent des réponses qui peuvent aller de pair. Les <a href="http://www.vie-publique.fr/sites/default/files/collection_number/portrait/photo/9782111570061.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">solutions fondées sur la nature</a> conjuguent ainsi atténuation, adaptation et protection de la biodiversité. Mais l’adaptation peut aussi nuire à l’atténuation – climatiseurs ou du dessalement de l’eau de mer par exemple, à la biodiversité ou au bien-être. Enfin, des réponses nécessaires et efficaces à court terme peuvent être source de mal-adaptation ou de mal-atténuation à moyen et long terme (digues, retenues d’eau, etc.). Il faut alors opérer des choix.</p>



<p>Par conséquent, les trajectoires d’atténuation, et encore plus d’adaptation, ne sont pas données&nbsp;: elles doivent être publiquement et démocratiquement débattues, en fonction des connaissances disponibles, révisées en fonction des évaluations, des innovations sociales et techniques, de l’évolution des valeurs.</p>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://images.theconversation.com/files/397764/original/file-20210429-21-8jjglh.png?ixlib=rb-1.1.0&amp;q=45&amp;auto=format&amp;w=1000&amp;fit=clip"><img decoding="async" src="https://images.theconversation.com/files/397764/original/file-20210429-21-8jjglh.png?ixlib=rb-1.1.0&amp;q=45&amp;auto=format&amp;w=754&amp;fit=clip" alt=""/></a><figcaption>Figure extraite du chapitre 6 du rapport du GIEC «&nbsp;L’océan et la cryosphère dans le contexte du changement climatique&nbsp;» (2019) montrant les différents types d’action possibles pour faire face aux dérèglements. <a href="https://www.ipcc.ch/srocc/chapter/chapter-6/">GIEC</a>, <a href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/4.0/">CC BY-NC-ND</a></figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Pour une <a href="https://ec.europa.eu/commission/presscorner/detail/fr/ip_21_663" target="_blank" rel="noreferrer noopener">« adaptation juste »</a></h2>



<p>Si le changement est global, tous ne sont pas exposés de la même manière, ni ne sont également vulnérables. Repousser les efforts d’atténuation revient à rejeter sur les acteurs locaux et les générations futures les coûts d’une adaptation subie. Ne pas anticiper l’adaptation fait peser sur les plus fragiles les conséquences de l’inaction.</p>



<p>Résilience et adaptation ont été fortement critiquées pour leur <a href="https://journals.openedition.org/ethiquepublique/1371" target="_blank" rel="noreferrer noopener">caractère conservateur</a> et <a href="https://journals.openedition.org/cybergeo/25554" target="_blank" rel="noreferrer noopener">socialement régressif</a>. La transition climatique doit être assortie d’une réflexion sur le juste partage des efforts entre atténuation et adaptation, entre les différentes parties prenantes, entre les territoires et entre les générations. Atténuation et adaptation ont le même objectif : assurer la résilience des sociétés et territoires face au changement climatique, en préservant la dignité des personnes, en ne dégradant pas leurs conditions de vie et en ne réduisant pas <a href="https://www.springer.com/de/book/9783030678593" target="_blank" rel="noreferrer noopener">leur bien-être</a> (voire en l’améliorant).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Il est urgent… d’accélérer</h2>



<p>Alors que l’accord de Paris de 2015 fixait dans son article 7 un objectif d’adaptation, celle-ci est largement négligée. En France, le bilan est mince et le portage politique n’est pas <a href="http://www.comite21.org/ressources/etudes/index.html?id=13550" target="_blank" rel="noreferrer noopener">à la hauteur des défis</a>.</p>



<p>Si les deux <a href="https://www.ecologie.gouv.fr/adaptation-france-au-changement-climatique" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Plans nationaux d’adaptation au changement climatique</a> ont permis des progrès réels dans l’appropriation de l’adaptation par les décideurs publics, si l&rsquo;adaptation commence à être intégrée localement, dans les documents de planification, d’urbanisme et d’aménagement, avec un engagement variable selon les territoires, il n’existe toujours pas de stratégie nationale d’adaptation, claquée sur le modèle de la Stratégie nationale bas carbone, révisable et évaluable, qui définisse des cibles, des indicateurs de pilotage et de suivi.</p>



<p><a href="https://www.hautconseilclimat.fr/publications/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Le Haut conseil pour le climat (HCC)</a> répète que la France, malgré une réduction de ses émissions (mais pas de son empreinte carbone), n’est pas sur la bonne trajectoire pour atteindre la neutralité carbone en 2050. Il faut non seulement garder le cap, mais accélérer. En matière d’adaptation, le démarrage est timide. Il est urgent de <a href="https://www.i4ce.org/download/adaptation-au-changement-climatique-comment-passer-a-la-vitesse-superieure/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">passer à la vitesse supérieure</a>.</p>



<hr class="wp-block-separator"/>



<p>Cet article est republié à partir de <a href="https://theconversation.com" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Conversation</a> sous licence Creative Commons. Lire l’<a href="https://theconversation.com/face-a-lurgence-climatique-ladaptation-cest-des-maintenant-159870" target="_blank" rel="noreferrer noopener">article original</a>.</p>



<p><em><a href="https://www.uvsq.fr/robert-vautard-a-la-tete-de-linstitut-pierre-simon-laplace" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Robert Vautard</a>, climatologue et directeur de l’Institut Pierre Simon Laplace des sciences du climat, est coauteur de cet article</em>.</p>



<p><a href="https://theconversation.com/profiles/magali-reghezza-zitt-1226250" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Magali Reghezza-Zitt</a>, Maître de conférences, habilitée à diriger des recherches en géographie, <em><a href="https://theconversation.com/institutions/ecole-normale-superieure-ens-psl-2180" target="_blank" rel="noreferrer noopener">École normale supérieure (ENS) – PSL</a></em></p>



<img decoding="async" src="https://counter.theconversation.com/content/159870/count.gif?distributor=republish-lightbox-advanced" alt="The Conversation" width="1" height="1" style="border: none !important; box-shadow: none !important; margin: 0 !important; max-height: 1px !important; max-width: 1px !important; min-height: 1px !important; min-width: 1px !important; opacity: 0 !important; outline: none !important; padding: 0 !important; text-shadow: none !important" />
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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