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	<title>Archives des action climatique &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des action climatique &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Urgence climatique : protéger la santé des femmes enceintes, des bébés et des enfants</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fousseni TOGOLA]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Nov 2023 20:49:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Climat et environnement]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Découvrez l'appel urgent lancé par l'UNICEF, l'OMS, et le FNUAP en prévision de la COP28 sur le changement climatique. Le texte met en lumière les risques sanitaires extrêmes auxquels sont confrontées les femmes enceintes, les bébés, et les enfants en raison des catastrophes climatiques. Il souligne l'urgence d'agir pour protéger leur santé, mettant en évidence les effets néfastes du changement climatique dès la conception, ainsi que les conséquences tout au long de la vie des enfants. L'appel propose sept actions prioritaires, dont la réduction des émissions de gaz à effet de serre et la prise en compte spécifique des besoins des femmes et des enfants dans les politiques climatiques. La description met également en avant la première Journée de la santé à la COP28, soulignant l'importance d'intégrer les besoins en santé dans les réponses à la crise climatique pour des sociétés résilientes et en bonne santé à long terme.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph">Le constat est alarmant : les femmes enceintes, les bébés et les enfants font face à des risques sanitaires extrêmes liés aux catastrophes climatiques, une réalité trop souvent négligée. C&rsquo;est ce que révèle l&rsquo;Appel à mobilisation lancé par l’Unicef, l’OMS, et le FNUAP en prévision de la Conférence mondiale des parties sur le changement climatique (COP28) à Dubaï.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le rapport intitulé « <em>Protéger la santé de la mère, du nouveau-né et de l’enfant des effets du changement climatique</em>« , les conséquences des catastrophes climatiques sur la santé maternelle et infantile ont été sous-déclarées et sous-estimées. Une lacune flagrante, souligne l&rsquo;étude, puisque très peu de plans nationaux de réponse au changement climatique abordent la santé maternelle ou infantile.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Agir pour protéger la santé des femmes, des bébés et des enfants face au changement climatique</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Bruce Aylward, sous-directeur général de l&rsquo;OMS, souligne que bien que le changement climatique constitue une menace existentielle pour tous, ce sont les femmes enceintes, les bébés et les enfants qui en subissent les premières conséquences. Il appelle à une action immédiate pour protéger leur santé et survie, tout en insistant sur l&rsquo;importance de prendre en compte leurs besoins spécifiques dans la réponse à la crise climatique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;année 2023 a été marquée par des catastrophes climatiques dévastatrices, allant des feux de forêt aux inondations, en passant par les vagues de chaleur et les sécheresses. Ces événements déplacent des populations, détruisent les récoltes et aggravent la pollution de l&rsquo;air. La hausse des températures favorise également la propagation de maladies mortelles telles que le choléra, le paludisme et la dengue, mettant en péril la santé des femmes enceintes et des enfants, particulièrement vulnérables à ces infections.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les effets néfastes du changement climatique peuvent commencer dès la conception, entraînant des complications liées à la grossesse, des naissances prématurées, une insuffisance pondérale à la naissance et même la mortinaissance. Pour les enfants, les conséquences s&rsquo;étendent tout au long de leur vie, affectant le développement de leur corps et de leur cerveau au fur et à mesure qu&rsquo;ils grandissent.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>La réduction durable des émissions de gaz à effet de serre</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Omar Abdi, directeur général adjoint de l’Unicef chargé des programmes, souligne que les mesures prises pour lutter contre le changement climatique négligent souvent la vulnérabilité particulière des enfants à la pollution, aux maladies mortelles et aux conditions météorologiques extrêmes. Cette omission, prévient-il, met en péril le droit fondamental de chaque enfant à la santé et au bien-être.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;appel à mobilisation met en avant sept actions urgentes pour faire face à ces risques croissants. Parmi celles-ci figurent la réduction durable des émissions de gaz à effet de serre, l&rsquo;action en matière de financement climatique, et la prise en compte spécifique des besoins des femmes enceintes, des bébés et des enfants dans les politiques climatiques et de gestion des catastrophes. Les agences appellent également à une intensification de la recherche pour mieux comprendre les effets du changement climatique sur la santé maternelle et infantile.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Diene Keita, directrice exécutive adjointe des programmes du FNUAP, insiste sur la nécessité de poser les bonnes questions pour trouver des solutions climatiques qui prennent en compte les besoins en santé des femmes et des filles. Elle souligne que les solutions climatiques mondiales doivent soutenir l&rsquo;égalité des sexes, pas la sacrifier.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>La plus grande injustice intergénérationnelle</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;appel à mobilisation a été publié en même temps qu&rsquo;un document de plaidoyer du Partenariat pour la santé de la mère, du nouveau-né et de l’enfant (PMNCH). Ce document renforce l&rsquo;appel en formulant des recommandations spécifiques à l&rsquo;intention des différentes parties prenantes, telles que les gouvernements, les mécanismes de financement mondiaux, les donateurs, le secteur privé et la société civile, pour garantir une meilleure prise en compte des besoins en santé des femmes, des enfants et des adolescentes dans les politiques, les financements et les programmes liés au climat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Helen Clark, présidente du conseil d&rsquo;administration du PMNCH et ancienne première ministre de Nouvelle-Zélande, souligne que le changement climatique est la plus grande injustice intergénérationnelle de notre époque. La protection de la santé et des droits des femmes, des enfants et des adolescentes, affirme-t-elle, n&rsquo;est pas négociable face à la crise climatique. Chaque partie prenante, des gouvernements au secteur privé en passant par les professionnels de la santé, joue un rôle essentiel dans la promotion de politiques et d&rsquo;actions qui protègent les plus vulnérables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors des sessions de la COP28, les délégués marqueront la toute première Journée de la santé, mettant en lumière les liens entre la santé des individus et celle de la planète. Cet événement souligne l&rsquo;urgence d&rsquo;intégrer les besoins en santé des femmes, des enfants et des adolescents dans les réponses à la crise climatique, non seulement comme un impératif moral, mais aussi comme une stratégie efficace pour des sociétés résilientes et en bonne santé à long terme.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>F. Togola </strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Que retenir de la COP26 ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 14 Nov 2021 09:09:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Climat et environnement]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>À Glasgow, la COP26 a fermé ses portes. La conférence a connu une affluence record. Mais le succès d’une COP ne se mesure ni au nombre de ses participants, ni à celui des déclarations produites.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph">À Glasgow, la COP26 a fermé ses portes. La conférence a connu une affluence record. Mais le succès d’une COP ne se mesure ni au nombre de ses participants, ni à celui des déclarations produites.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il se juge à sa capacité d’accélérer l’action climatique sur le terrain. En la matière, que peut-on retenir de cette 26<sup>e</sup>&nbsp;édition&nbsp;?</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="un-accroissement-timore-des-objectifs-de-reduction-d-emissions">Un accroissement timoré des objectifs de réduction d’émissions</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le rendez-vous de Glasgow constituait un <a href="https://christiandeperthuis.fr/c-comme-cop-de-glasgow/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">point d’étape</a> important dans le calendrier de l’accord de Paris signé en 2015 lors de la COP21. Tous les pays participant à l’accord devaient en effet actualiser leurs « contributions nationales », autrement dit leurs objectifs de réduction d’émission de gaz à effet de serre à l’horizon 2030.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le bilan apparaît mitigé. Le verre n’est pas totalement vide&nbsp;: dans leur majorité, les pays ont bien actualisé leurs contributions, certains comme la Chine à quelques jours de la conférence, ou même, à l’instar de l’Inde, pendant la conférence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’après le <a href="https://unfccc.int/news/cop26-update-to-the-ndc-synthesis-report" target="_blank" rel="noreferrer noopener">décompte des Nations unies</a>, ces contributions marquent un progrès relativement au jeu déposé lors de la signature de l’accord de Paris. Elles permettraient d’économiser en 2030 de l’ordre de 4,8 Gt d’émission (-8 %) par rapport aux contributions de 2015.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce gain reste toutefois très insuffisant pour nous mettre sur une trajectoire de réchauffement conforme aux objectifs de l’accord de Paris – moins de 2&nbsp;°C, et si possible 1,5&nbsp;°C.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si toutes les contributions étaient réalisées, les émissions mondiales dépasseraient en 2030 d’un peu plus de 10&nbsp;% leur niveau de 2010 alors qu’il faudrait les réduire de 45&nbsp;% pour être sur une trajectoire limitant le réchauffement global à 1,5&nbsp;°C.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="difficile-convergence-sur-le-financement-avancee-sur-les-mecanismes-de-marche">Difficile convergence sur le financement, avancée sur les mécanismes de marché</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Réévaluer les objectifs, c’est bien. Mettre en place les outils permettant de les atteindre c’est mieux. La COP26 a dû ainsi se saisir de deux dossiers épineux en la matière&nbsp;: les financements internationaux, auxquels se sont engagés les pays développés à hauteur de 100&nbsp;milliards de dollars par an&nbsp;; les mécanismes de marché prévus à l’article 6 de l’accord de Paris (soit un système d’échange de droits d’émissions de gaz à effet de serre entre des pays gros émetteurs et d’autres moins émetteurs).</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’après le <a href="https://www.oecd-ilibrary.org/docserver/03590fb7-en.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">dernier bilan</a> réalisé par l’OCDE, il manque vingt milliards de dollars sur les 100 promis par les pays développés au titre de la « justice climatique ». Le déficit est notablement important pour le financement des projets d’adaptation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce point de discorde entre pays développés et pays moins avancés a été la principale cause de la prolongation de plus de 24 heures de la conférence. Le communiqué final indique que les engagements complémentaires pris durant la conférence ne permettent pas de totalement combler ce déficit. Pour Patricia Espinosa, à la tête de l’équipe des Nations unies en charge des négociations, les 100 milliards de dollars pourraient cependant être levés <a href="https://news.un.org/en/story/2021/11/1104812" target="_blank" rel="noreferrer noopener">dès 2022 si tout se passe bien</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors des précédentes COP, les pays n’avaient pas réussi à s’accorder sur les règles permettant de mettre en place le dispositif d’échange de quotas ou de crédits d’émission facilitant l’atteinte des objectifs de réduction d’émission. Les principaux points de blocage (risques de double comptage, intégrité du mécanisme) ont pu être levés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’avancée est importante, car l’émergence d’un prix du carbone permettrait d’accélérer les réductions d’émissions de gaz à effet de serre. Reste à la concrétiser sur le terrain, ce qui prendra un certain temps, les règles étant passablement compliquées.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="deux-avancees-qui-comptent-methane-et-sortie-des-energies-fossiles">Deux avancées qui comptent&nbsp;: méthane et sortie des énergies fossiles</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Réduire les émissions de méthane est l’une des actions ayant un impact le plus rapide sur le réchauffement. Le méthane a une durée de séjour relativement courte dans l’atmosphère (12 ans en moyenne). Chaque tonne rejetée a un pouvoir de réchauffement bien plus élevé que le CO<sub>2</sub>. L’Agence des Nations unies pour l’Environnement (UNEP) estime qu’une action de réduction précoce permettrait de <a href="https://wedocs.unep.org/bitstream/handle/20.500.11822/36997/EGR21_CH6.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">réduire de 0,3 °C</a> le réchauffement global d’ici 2050.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’appel a été entendu. L’initiative jointe États-Unis/Union européenne réunit plus de cent pays qui se sont engagés à réduire d’au moins 30&nbsp;% leurs émissions de méthane d’ici 2030. Certains gros émetteurs manquent à l’appel, comme le montre le graphique ci-dessous. L’initiative portera pleinement ses fruits si ces pays la rejoignent. Ils y sont incités par le communiqué final de la COP qui, pour la première fois, mentionne l’enjeu de la réduction des émissions de méthane.</p>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://images.theconversation.com/files/431777/original/file-20211113-59211-befwpx.png?ixlib=rb-1.1.0&amp;q=45&amp;auto=format&amp;w=1000&amp;fit=clip"><img decoding="async" src="https://images.theconversation.com/files/431777/original/file-20211113-59211-befwpx.png?ixlib=rb-1.1.0&amp;q=45&amp;auto=format&amp;w=754&amp;fit=clip" alt=""/></a><figcaption>C. de Perthuis (à partir des données PBL 2020), <a href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/4.0/">CC BY-NC-ND</a></figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Autre innovation du communiqué&nbsp;: on y évoque – timidement et pour le seul charbon utilisé dans les centrales électriques – la sortie des énergies fossiles. C’est une petite révolution culturelle dans le monde des négociateurs du climat. Il avait été impossible d’introduire une telle référence dans le texte de l’accord de Paris.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus important que quelques lignes du communiqué, la sortie des énergies fossiles s’est inscrite au cœur des débats. On en parle enfin sans faux-semblants, ce qui met sur la sellette les grands producteurs et exportateurs de ce type d’énergie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela crédibilise les déclarations en provenance du monde financier, notamment celle commune aux États et aux agences de développement qui proscriront dès 2022 les financements publics de projets de développement des énergies fossiles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autre innovation porteuse : le Costa Rica et le Danemark ont <a href="https://beyondoilandgasalliance.com/news-events/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">lancé une initiative</a> destinée à arrêter la délivrance de nouveaux permis d’exploration de pétrole et de gaz.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="la-grande-oubliee-de-la-conference-l-agriculture">La grande oubliée de la conférence&nbsp;: l’agriculture</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Si les questions énergétiques sont mieux traitées par la COP, ce n’est pas le cas des enjeux agricoles. <a href="https://theconversation.com/linquietante-flambee-des-prix-des-matieres-agricoles-170493" target="_blank" rel="noreferrer noopener">L’envolée des prix des matières agricoles de base</a> rappelle pourtant la vulnérabilité de l’agriculture face au réchauffement climatique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a urgence à accroître la résilience des systèmes agricoles en développant l’agroécologie qui favorise par ailleurs la baisse des émissions de méthane et de protoxyde d’azote. Cette problématique, cruciale pour la sécurité alimentaire, reste aujourd’hui malheureusement périphérique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tant que l’enjeu agricole ne sera pas pleinement intégré, les déclarations tonitruantes sur la fin de la déforestation tropicale resteront peu crédibles&nbsp;: on n’arrêtera pas la déforestation par des déclarations d’intention, mais en agissant sur les causes du processus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’extension des usages agricoles en constitue le premier facteur. Pour l’interrompre, il faut trouver des alternatives économiquement viables et socialement justes pour les agriculteurs présents sur les fronts de déforestation.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="la-bonne-surprise-de-la-quinzaine-le-dialogue-chine-etats-unis">La bonne surprise de la quinzaine&nbsp;: le dialogue Chine/États-Unis</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Ce fut une réelle surprise. Tous les signaux étaient au rouge. Les négociateurs évoquaient avec nostalgie l’époque révolue de la conférence de Paris où l’axe sino-américain avait été un puissant facilitateur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À Glasgow, les négociateurs en chef des deux pays se sont invités à la tribune. Ils s’y sont succédé pour présenter, le 10 novembre 2021, un <a href="https://www.state.gov/u-s-china-joint-glasgow-declaration-on-enhancing-climate-action-in-the-2020s/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">communiqué commun</a> promettant notamment une accélération de l’action dès 2022 en ce qui concerne les réductions de méthane et le retrait des énergies fossiles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si ces réductions se concrétisent, l’impact direct est loin d’être négligeable. Les deux pays comptent encore pour 40&nbsp;% des émissions mondiales. La reprise du dialogue pourrait aussi avoir un effet d’entraînement sur le reste du monde. C’est important, car le «&nbsp;Reste du monde&nbsp;» a pris, depuis le début de la décennie 2010, le relais de la Chine comme premier contributeur à l’accroissement des émissions globales, ainsi que le montre le graphique ci-dessous.</p>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://images.theconversation.com/files/431778/original/file-20211113-17238-m3nrik.png?ixlib=rb-1.1.0&amp;q=45&amp;auto=format&amp;w=1000&amp;fit=clip"><img decoding="async" src="https://images.theconversation.com/files/431778/original/file-20211113-17238-m3nrik.png?ixlib=rb-1.1.0&amp;q=45&amp;auto=format&amp;w=754&amp;fit=clip" alt=""/></a><figcaption>C. de Perthuis (à partir de Olivier J.G.J. et Peters J.A.H.W. 2020, Trends in global CO₂ and total greenhouse gas emission&nbsp;: 2019 report, Report 4068. PBL Netherlands Environmental Assessment Agency, The Hague), <a href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/4.0/">CC BY-NC-ND</a></figcaption></figure>



<h3 class="wp-block-heading" id="rendez-vous-a-charm-el-cheikh">Rendez-vous à Charm el-Cheikh</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la chorégraphie propre aux sommets climatiques, l’impression est donnée qu’une brochette de chefs d’État, se rencontrant le temps de faire une belle photographie, aurait le pouvoir de décider du scénario climatique dans lequel le monde va s’engager.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La réalité est assez différente&nbsp;: les COP apportent un cadre et donnent des impulsions, mais c’est bien entre les COP que se décide l’action climatique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette action est de plus en plus portée par deux moteurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sous l’angle économique, la triple baisse des coûts des énergies renouvelables, du stockage de l’électricité et de la gestion intelligente des réseaux, élargit la gamme des alternatives aux énergies fossiles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au plan sociétal, la mobilisation de la génération montante, présente à Glasgow pour dénoncer le «&nbsp;bla-bla&nbsp;» des vétérans de la COP, continuera à exercer une pression croissante après la clôture de la conférence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce double moteur économique et sociétal va pousser à l’accélération de l’action climatique d’ici la COP27, programmée fin 2022 en Égypte. Pour apprécier si les impulsions données à Glasgow se sont concrétisées, rendez-vous à Charm el-Cheikh…</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://theconversation.com/profiles/christian-de-perthuis-422036" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Christian de Perthuis</a>, Professeur d’économie, fondateur de la chaire « Économie du climat », <em><a href="https://theconversation.com/institutions/universite-paris-dauphine-psl-2165" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Université Paris Dauphine – PSL</a></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet article est republié à partir de <a href="https://theconversation.com" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Conversation</a> sous licence Creative Commons. Lire l’<a href="https://theconversation.com/que-retenir-de-la-cop26-171796" target="_blank" rel="noreferrer noopener">article original</a>.</p>



<img decoding="async" src="https://counter.theconversation.com/content/171796/count.gif?distributor=republish-lightbox-advanced" alt="The Conversation" width="1" height="1" style="border: none !important; box-shadow: none !important; margin: 0 !important; max-height: 1px !important; max-width: 1px !important; min-height: 1px !important; min-width: 1px !important; opacity: 0 !important; outline: none !important; padding: 0 !important; text-shadow: none !important" />
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Espace Cédéao : l’élaboration d&#8217;une nouvelle stratégie régionale climat</title>
		<link>https://saheltribune.com/espace-cedeao-lelaboration-dune-nouvelle-strategie-regionale-climat/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 05 Nov 2021 12:21:19 +0000</pubDate>
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<p>En vue de renforcer la coordination de l’action climatique en Afrique de l’Ouest, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) élabore une stratégie régionale climat.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>En vue de renforcer la coordination de l’action climatique en Afrique de l’Ouest, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) élabore une stratégie régionale climat.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Les changements climatiques constituent l’un des plus grands défis du 21</em><sup><em>e</em></sup><em> siècle, avec des impacts négatifs sur les moyens d’existence des communautés »</em>, indique la Cédéao dans un <a href="https://www.ecowas.int/wp-content/uploads/2021/11/Glasgow-FR-Communique-amende-de-la-CEDEAO-du-1er-Nov2021-sur-la-preparation-de-la-Strategie-Regional-climat.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">communiqué</a> du 1<sup>er</sup> novembre 2021.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à une telle problématique de développement de la sous-région, la Cédéao préconise « <em>une stratégie régionale climat pour renforcer la coordination de l’action climatique</em> ». La Commission de la Cédéao estime beaucoup plus importante une action régionale coordonnée que la seule addition des politiques nationales.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="tirer-les-opportunites-economiques"><strong>« Tirer les opportunités économiques »</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les précisions de Jean Claude Kassi Brou, président de la Commission de la Cédéao&nbsp;: <em>« Agir sur le climat de manière coordonnée et ambitieuse revient en premier lieu à protéger les populations et améliorer les conditions de vie dans la région dans des conditions climatiques qui évoluent</em> ». Une initiative qui sera également une opportunité <em>« pour bâtir un développement bas-carbone et une économie innovante</em> ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette priorité de la Commission de la Cédéao permettra de soutenir <em>« la mise en œuvre des <a href="https://saheltribune.com/accord-de-paris-cinq-ans-apres-ou-en-sommes-nous/">engagements</a> pris par ses États membres au titre de l’Accord de Paris</em> ». « <em>Les objectifs de la stratégie régionale climat à venir s’appuient sur la volonté de bâtir une communauté ouest-africaine résiliente face aux impacts du changement climatique et qui a su tirer les opportunités économiques que représente la lutte contre le changement climatique en faveur d’un développement durable de long terme</em> », précise M. Sékou Sangaré, Commissaire en charge de l’Agriculture, de l’Environnement et des Ressources en eau.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="au-premier-semestre-2022"><strong>Au premier semestre 2022</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Cette stratégie régionale climat sera finalisée et validée par l’ensemble des acteurs institutionnels au premier semestre&nbsp;2022, avant son adoption en Conseil des ministres, précise-t-on dans le communiqué. Un état d’avancement intermédiaire de cette stratégie régionale climat sera présenté à la <a href="https://saheltribune.com/analyse-environnement-a-quand-limpact-reel-de-la-cop-contre-le-rechauffement-climatique/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">COP26</a>, qui a ouvert ses portes dimanche 30 octobre à Glasgow, en Suisse. Cette présentation est annoncée pour ce vendredi 5 novembre, sur le pavillon africain.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro</strong></p>
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