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	<title>Archives des accès aux soins &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des accès aux soins &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Femmes, ruraux, pauvres : les grands oubliés de la chirurgie de la cataracte</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Feb 2026 08:21:24 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Près de la moitié des aveugles à cause de la cataracte n'ont pas accès à une intervention simple. Informez-vous sur cette question cruciale.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Près de la moitié des personnes devenues aveugles à cause de la cataracte n’ont toujours pas accès à une chirurgie pourtant simple, rapide et peu coûteuse. Une étude publiée dans The Lancet Global Health, ce 11 février 2026, et relayée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) met en lumière des inégalités majeures, particulièrement en Afrique, et appelle les États à accélérer leurs politiques de santé visuelle pour enrayer une cécité largement évitable.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que la chirurgie de la cataracte est l’une des interventions médicales les plus simples et les plus rentables, près de la moitié des personnes devenues aveugles à cause de cette pathologie n’y ont toujours pas accès. Une nouvelle étude soutenue par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) met en lumière des inégalités criantes, notamment en Afrique, et appelle à une accélération massive des politiques publiques pour prévenir une cécité évitable à grande échelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La cataracte, caractérisée par l’opacification progressive du cristallin, touche aujourd’hui plus de 94 millions de personnes dans le monde. Elle demeure la première cause de cécité évitable, malgré l’existence d’un traitement chirurgical simple, rapide et durable. Une opération qui dure en moyenne quinze minutes suffit pourtant à restaurer la vision et à transformer radicalement la vie des patients.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon une étude publiée ce jour dans <em>The Lancet Global Health</em>, près de 50 % des personnes souffrant de cécité liée à la cataracte n’ont toujours pas accès à la chirurgie. Une situation que l’OMS qualifie de « <em>paradoxale</em> » au regard de l’efficacité et du faible coût de l’intervention.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>La chirurgie de la cataracte est l’un des outils les plus puissants dont nous disposons pour restaurer la vision et transformer des vies </em>», souligne Devora Kestel, directrice par intérim du département des maladies non transmissibles et de la santé mentale à l’OMS. « <em>Lorsque les gens retrouvent la vue, ils retrouvent leur indépendance, leur dignité et leurs opportunités.</em> », a-t-elle expliqué.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-progres-insuffisants-face-au-vieillissement-mondial"><strong>Des progrès insuffisants face au vieillissement mondial</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au cours des vingt dernières années, la couverture mondiale de la chirurgie de la cataracte a progressé d’environ 15 %. Mais cette amélioration reste largement insuffisante au regard de l’augmentation rapide de la demande, liée au vieillissement des populations et à la hausse des maladies chroniques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les projections pour la décennie en cours tablent sur une progression de seulement 8,4 % supplémentaires. Or l’Assemblée mondiale de la santé s’est fixé un objectif beaucoup plus ambitieux : une augmentation de 30 % d’ici 2030. Sans une accélération majeure des investissements et des politiques de santé visuelle, cet objectif restera hors d’atteinte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’étude, fondée sur 68 estimations nationales couvrant les années 2023 et 2024, révèle de profondes disparités régionales. La région africaine apparaît comme la plus vulnérable : trois personnes sur quatre nécessitant une chirurgie de la cataracte n’en bénéficient pas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les femmes sont systématiquement les plus pénalisées. Dans toutes les régions du monde, elles ont un accès plus faible aux soins oculaires que les hommes, malgré une prévalence souvent plus élevée de la maladie. Ces écarts traduisent des inégalités sociales persistantes, mais aussi des obstacles culturels et économiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-freins-structurels-durables"><strong>Des freins structurels durables</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les lacunes observées sont liées à des contraintes structurelles anciennes : pénurie de chirurgiens ophtalmologues, mauvaise répartition géographique des professionnels de santé, coûts élevés des interventions, délais d’attente prolongés et faible sensibilisation des populations à la possibilité de traitement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Même lorsque les services existent, la demande reste parfois limitée en raison du manque d’information ou de la peur de l’opération. À ces obstacles s’ajoutent des facteurs de risque aggravants tels que l’exposition prolongée aux rayons UV-B, le tabagisme, l’usage de corticostéroïdes et le diabète.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour l’OMS, la cécité due à la cataracte est largement évitable. Les États disposent de leviers concrets pour inverser la tendance : intégrer le dépistage visuel dans les soins de santé primaires, investir dans des infrastructures chirurgicales de base et renforcer la formation du personnel de santé oculaire, notamment dans les zones rurales et mal desservies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’organisation insiste également sur la nécessité de politiques ciblées en faveur des femmes et des populations marginalisées afin de réduire les inégalités d’accès aux soins.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>Mettre fin à la cécité inutile causée par la cataracte est essentiel et réalisable </em>», affirme l’OMS, appelant gouvernements, ONG et partenaires internationaux à coordonner leurs efforts.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-enjeu-de-developpement-humain"><strong>Un enjeu de développement humain</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de la santé, la restauration de la vue constitue un enjeu économique et social majeur. Elle permet le retour à l’autonomie, la reprise d’activités professionnelles et la réduction de la dépendance familiale. Dans de nombreux pays africains, la cécité liée à la cataracte alimente la pauvreté et fragilise les systèmes de solidarité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour l’OMS, faire de la chirurgie de la cataracte une intervention universellement accessible est désormais une priorité stratégique. Sans action rapide, des millions de personnes continueront de perdre la vue pour une cause pourtant évitable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La bataille contre la cécité évitable se joue donc autant dans les blocs opératoires que dans les choix politiques. La cataracte, longtemps perçue comme une fatalité du vieillissement, apparaît aujourd’hui comme un test de la capacité des systèmes de santé à garantir un droit fondamental : celui de voir.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Santé publique au Mali : Assimi Goïta face au défi de la refondation sanitaire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 Apr 2025 14:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le Président de la Transition, Assimi Goïta, a officiellement reçu le rapport final des États Généraux de la Santé. Objectif : transformer en profondeur le système sanitaire malien, renforcer l’accès aux soins et réduire les inégalités sociales d’ici 2034.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Face à un système de santé malien exsangue, le Président de la Transition, le général Assimi Goïta, pose les jalons d’une refondation ambitieuse. À travers le rapport des États généraux de la Santé remis le 29&nbsp;avril 2025, c’est une nouvelle ère qui s’annonce&nbsp;: plus inclusive, plus équitable, et surtout pensée pour redonner sens à la notion de santé publique dans un pays en quête de souveraineté.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Remis au Président de la Transition, le rapport des États généraux de la Santé trace les lignes d’une révolution médicale ambitieuse dans un pays éprouvé par les inégalités d’accès aux soins.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un Mali où chaque crise semble en masquer une autre, la remise du rapport final des États généraux de la Santé, le 29&nbsp;avril 2025, au Général d’Armée Assimi Goïta, Président de la Transition, sonne comme un acte fondateur. Derrière le cérémonial, c’est une vision stratégique qui se dessine. Celle d’un système de santé refondé, réconcilié avec les aspirations d’une population trop longtemps oubliée des politiques publiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est le médecin Colonel Assa Badiallo Touré, ministre de la Santé et du Développement social, qui a conduit la délégation venue présenter les conclusions de ces assises tenues du 4 au 19&nbsp;décembre 2024. Ce n’était pas qu’un énième forum technique. C’était une introspection nationale, profonde et lucide. Diagnostic sévère, remèdes clairs&nbsp;: 973 recommandations réparties en 68&nbsp;axes stratégiques, pour redonner souffle et sens à l’un des secteurs les plus sinistrés du pays.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-systeme-exsangue-une-volonte-politique-ferme"><strong>Un système exsangue, une volonté politique ferme</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">L’État malien, qui consacre depuis peu une part accrue de ses ressources à la santé, sait que le chantier est titanesque. Faible densité médicale, désertification sanitaire des campagnes, équipements vétustes, hôpitaux en ruine… Les maux sont connus. Mais cette fois, l’approche se veut résolument systémique&nbsp;: meilleure formation des agents, redistribution territoriale du personnel, modernisation des infrastructures, mais aussi intégration du numérique et de la médecine traditionnelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Assimi Goïta, qui a lui-même annoncé ces États généraux en juin 2024 à Sikasso, veut y voir une pierre angulaire de la refondation nationale. Derrière l’offensive de communication, une exigence que chaque citoyen malien, du plus urbain au plus rural, ait accès à des soins de qualité, à coût supportable. Et surtout, que la santé ne soit plus un privilège.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-social-au-coeur-de-la-souverainete"><strong>Le social au cœur de la souveraineté</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Il ne s’agit plus seulement de soigner des corps, mais de restaurer une souveraineté nationale souvent compromise par les dépendances extérieures. Le rapport, dans une logique pragmatique, mise sur des financements mixtes et des partenariats public-privé. Il propose aussi des solutions de court terme pour réduire la mortalité maternelle et infantile, tout en esquissant des réformes de fond&nbsp;: approche multisectorielle pour la jeunesse, renforcement du secteur privé de la santé, innovations technologiques…</p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>Le Président nous a rassurés de son soutien total »,</em>&nbsp;a confié la ministre Touré, évoquant un Goïta très attentif aux implications politiques et sociales de cette feuille de route sanitaire. Dans un Mali où l’État cherche à reconquérir sa légitimité, c’est dans les centres de santé, et non seulement sur les champs de bataille, que se gagnera la confiance populaire.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-vers-une-revolution-du-soin"><strong>Vers une révolution du soin ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Ce document volumineux, à la fois technique et stratégique, couvre la décennie&nbsp;2025-2034. Il sera la boussole des politiques sanitaires à venir. Mais la clé du succès reste dans l’engagement effectif de tous les acteurs — des blouses blanches aux élus locaux, en passant par les bailleurs et les administrateurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec cette initiative, le Mali tente une chose rare&nbsp;: aligner réforme de fond et urgence sociale. Reste à savoir si, entre rareté des ressources et inertie bureaucratique, l’élan se maintiendra. Car dans cette refondation, tout n’est pas affaire de technique. C’est aussi, et peut-être surtout, une affaire de volonté politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>L’expérience malienne dans la gestion de la pandémie du Covid-19</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 May 2020 15:01:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>n élément particulier a semblé expliquer la raison pour laquelle les autorités maliennes ont tardé à rendre publics les premiers cas de contamination </p>
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<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://theconversation.com/profiles/boubacar-haidara-562199">Boubacar Haidara</a>, <em><a href="https://theconversation.com/institutions/universite-bordeaux-montaigne-2611" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Université </a><a href="https://theconversation.com/institutions/universite-bordeaux-montaigne-2611">Bordeaux Montaigne</a></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que la pandémie s’était déjà largement répandue à travers le monde, y compris dans des pays voisins du Mali (Sénégal, Burkina Faso, Côte d’Ivoire) qui affichaient des niveaux de propagation importants, celui-ci en est (officiellement) resté longtemps épargné&nbsp;; une situation qui, loin d’être satisfaisante, laissait perplexe beaucoup de Maliens et d’observateurs&nbsp;: les services de santé maliens étaient-ils suffisamment équipés pour pouvoir détecter le Covid-19 chez les patients suspects&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un élément particulier a semblé expliquer la raison pour laquelle les autorités maliennes ont tardé à rendre publics les premiers cas de contamination&nbsp;: malgré les nombreuses demandes de report exprimées par une partie de la classe politique et des organisations de la société civile – eu égard à la fois aux contextes sécuritaire et sanitaire – le président Ibrahim Boubacar Kéita (IBK) a personnellement décidé du maintien des élections législatives, dont le premier tour s’est tenu le 29&nbsp;mars 2020 et le <a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/04/19/le-mali-elit-ses-deputes-malgre-les-attaques-djihadistes-et-le-covid-19_6037082_3212.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">second </a><a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/04/19/le-mali-elit-ses-deputes-malgre-les-attaques-djihadistes-et-le-covid-19_6037082_3212.html">tour le 19&nbsp;avril</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De nombreux Maliens ont estimé que les cas de contamination, bien réels, ont été passés sous silence par les autorités <a href="https://www.maliweb.net/contributions/covid-19-au-mali-le-miracle-na-pas-eu-lieu-2865382.html">dans l’unique but que les législatives </a><a href="https://www.maliweb.net/contributions/covid-19-au-mali-le-miracle-na-pas-eu-lieu-2865382.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">se </a><a href="https://www.maliweb.net/contributions/covid-19-au-mali-le-miracle-na-pas-eu-lieu-2865382.html">tiennent</a>. Ce type de propos a circulé partout au Mali à travers les réseaux sociaux. Finalement, les <a href="https://information.tv5monde.com/afrique/coronavirus-le-mali-annonce-deux-premiers-cas-de-covid-19-352925">deux </a><a href="https://information.tv5monde.com/afrique/coronavirus-le-mali-annonce-deux-premiers-cas-de-covid-19-352925" target="_blank" rel="noreferrer noopener">premiers </a><a href="https://information.tv5monde.com/afrique/coronavirus-le-mali-annonce-deux-premiers-cas-de-covid-19-352925">cas de contamination au Covid-19 furent </a><a href="https://information.tv5monde.com/afrique/coronavirus-le-mali-annonce-deux-premiers-cas-de-covid-19-352925" target="_blank" rel="noreferrer noopener">officiellement </a><a href="https://information.tv5monde.com/afrique/coronavirus-le-mali-annonce-deux-premiers-cas-de-covid-19-352925">déclarés le 25&nbsp;mars 2020</a>, à seulement quatre jours du scrutin. À compter de ce jour, le nombre quotidien de personnes testées positives au Covid-19 n’a cessé de grimper. Le 18&nbsp;mai 2020, le nombre de cas s’élève à 874&nbsp;dont 52&nbsp;décès et 512&nbsp;guérisons.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un système de santé défaillant et des choix politiques inopportuns</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au début de la crise, le Mali ne comptait que <a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/04/03/coronavirus-l-afrique-face-au-defi-de-son-systeme-de-sante_6035441_3212.html">dix </a><a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/04/03/coronavirus-l-afrique-face-au-defi-de-son-systeme-de-sante_6035441_3212.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">respirateurs </a><a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/04/03/coronavirus-l-afrique-face-au-defi-de-son-systeme-de-sante_6035441_3212.html">artificiels, et une soixantaine venaient d’être commandés</a>. En plus de ces capacités de réponse fortement limitées en termes économiques et de structures sanitaires adéquates, l’État a lui-même semblé contribuer, à travers ses choix politiques, à instaurer un climat favorable à une propagation du virus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au 19&nbsp;avril 2020, date de la tenue du second tour des législatives, le bilan de la pandémie était de 224&nbsp;cas de contaminations, dont 14&nbsp;décès, ce qui n’empêcha pas le gouvernement de maintenir le scrutin. Une décision que bon nombre d’observateurs ont jugée totalement incompréhensible, les opérations électorales étant comme chacun sait des séquences propices à la propagation du virus. D’ailleurs, au même moment, les conseils des ministres se tiennent en vidéoconférence, ce qui montre que le pouvoir est bien conscient de la nécessité de limiter au maximum les regroupements. Ajoutons que durant les deux tours du scrutin, nous avons nous-mêmes pu remarquer que le dispositif sanitaire minimal (gel hydroalcoolique, dispositif de lavage des mains) <a href="https://www.financialafrik.com/2020/03/29/reportage-sur-les-elections-legislatives-au-mali-des-bureaux-de-vote-sous-la-hantise-du-covid-19/">a manqué dans de </a><a href="https://www.financialafrik.com/2020/03/29/reportage-sur-les-elections-legislatives-au-mali-des-bureaux-de-vote-sous-la-hantise-du-covid-19/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">nombreux bureaux de vote de la capitale Bamako.</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son discours du 10&nbsp;avril 2020, le président justifie le maintien du scrutin en affirmant qu’il ne faudrait surtout pas qu’une crise institutionnelle vienne s’ajouter à la crise sanitaire déjà en cours – d’où l’importance, selon lui, d’organiser le second tour des législatives. À ceux qui exigent le report, il répond que l’élection est une exigence issue du «&nbsp;dialogue national inclusif&nbsp;» et que <a href="https://jean-jaures.org/nos-productions/covid-19-en-afrique-le-mali-malade">nul ne saurait </a><a href="https://jean-jaures.org/nos-productions/covid-19-en-afrique-le-mali-malade" target="_blank" rel="noreferrer noopener">aller </a><a href="https://jean-jaures.org/nos-productions/covid-19-en-afrique-le-mali-malade">à l’encontre de la volonté exprimée par les Maliens</a>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La mise en place de mesures parfois incohérentes</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le 25&nbsp;mars 2020, dans sa première allocution télévisée depuis le début de la crise sanitaire, IBK <a href="https://malivox.net/adresse-a-la-nation-dibk-suite-a-la-decouverte-de-cas-de-coronavirus-au-mali/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">annonce </a>une série de mesures parmi lesquelles l’instauration d’un couvre-feu nocturne entre 21h00 et 5h00 et l’interdiction de tout rassemblement de plus de 50&nbsp;personnes. La fermeture des mosquées, lieu de promiscuité par excellence, ne fut pas décidée. La mesure (fortement souhaitable) n’aurait vraisemblablement pas été cohérente avec le maintien des législatives aux yeux des acteurs islamiques qui s’y seraient sans doute opposés. Les mosquées de Bamako continuent d’observer la même affluence qu’en temps ordinaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En revanche, les autorités annoncent la fermeture du grand marché de Bamako à partir de 16h00. Or une partie des commerçants spécialisés dans la vente de fruits et légumes frais commencent leurs activités l’après-midi, et sont totalement dépendants de celles-ci. En tout état de cause, les associations de commerçants s’y sont fermement opposées en conditionnant l’application de la décision à la mise en place préalable de mesures compensatoires. Face à ces exigences, l’État a sursis à son application.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certaines mesures prises en Occident ont été totalement ou partiellement répliquées dans certains pays africains, alors que les réalités socioéconomiques sont bien différentes. Un constat que le président béninois, Patrice Talon, contrairement à d’autres, a <a href="https://www.jeuneafrique.com/918313/politique/au-benin-patrice-talon-assume-limpossibilite-dun-confinement-general/">bien intégré</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La grande majorité des Maliens sont employés dans le secteur informel, avec des systèmes de protection sociale quasi inexistants, sans régime d’assurance chômage par exemple. Le couvre-feu a mis fin à beaucoup d’activités génératrices de revenus, sans qu’aucune mesure compensatoire réelle ne soit proposée par l’État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme les autres pays du monde, les États africains doivent, en prenant des mesures visant à contenir l’épidémie, parvenir à un certain équilibre entre le risque sanitaire et les risques socio-économiques. Ce qui exige un accompagnement par des mesures économiques, fiscales et sociales immédiates. Les dibiteries, les boulangeries, les bars, les restaurants, les cafés, les boîtes de nuit, les nombreux commerces de proximité, etc. sont contraints de cesser toute activité car certains exercent exclusivement le soir. Pourtant, les questions du loyer des locaux et des rémunérations des employés des entreprises concernées restent entières, dans la mesure où l’État ne leur a apporté aucune aide en ce sens. Comme le dit justement l’intellectuel ivoirien Franck Hermann Ekra, les Africains se retrouvent confrontés à un paradoxe temporel car <a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/04/26/l-afrique-d-apres-est-deja-la-creative-solidaire-resiliente_6037803_3212.html">ils subissent de </a><a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/04/26/l-afrique-d-apres-est-deja-la-creative-solidaire-resiliente_6037803_3212.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">plein </a><a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/04/26/l-afrique-d-apres-est-deja-la-creative-solidaire-resiliente_6037803_3212.html">fouet les conséquences économiques de la crise avant ses effets sanitaires</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La pertinence du couvre-feu apparaissait fortement discutable dans un pays basé sur une économie populaire où une partie des gens vivent d’activités informelles et qui s’exercent le soir. La situation économique est très difficile pour beaucoup de Maliens, et risquait de devenir explosive si la gestion de la crise n’était pas rapidement réorientée. Comme on a désormais l’habitude d’entendre au Mali, «&nbsp;il vaudrait peut-être mieux mourir du coronavirus que de faim&nbsp;». C’est dire à quel point il est difficile pour un pays comme le Mali de gérer cette crise sanitaire. Face aux multiples manifestations qui ont eu lieu un peu partout dans le pays, le gouvernement décida finalement de la levée du couvre-feu le 8&nbsp;mai 2020. En revanche, il ne s’est pas prononcé sur les raisons de sa levée, ni sur l’utilité et le bilan.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les autorités auraient pu se focaliser sur l’application par les populations des mesures d’hygiène et de sécurité sanitaire <a href="http://www.africain.info/gestion-africaine-de-l-epidemie-de-coronavirus-covid-19">«&nbsp;pour éviter le </a><a href="http://www.africain.info/gestion-africaine-de-l-epidemie-de-coronavirus-covid-19" target="_blank" rel="noreferrer noopener">risque </a><a href="http://www.africain.info/gestion-africaine-de-l-epidemie-de-coronavirus-covid-19">d’affamer les populations fragiles&nbsp;»</a>. En effet, le Mali rencontre de sérieuses difficultés dans la mise en œuvre des règles de distanciation sociale et autres mesures visant à limiter les contagions. Il suffit de parcourir les rues de Bamako pour constater que les mesures barrières sont loin d’être adoptées par tous.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son <a href="https://www.pressafrik.com/coronavirus-voici-l-integralite-du-discours-du-president-malien-IBK_a214461.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">allocution télévisée du 10&nbsp;avril 2020</a>, sa troisième depuis le début de la crise, le président Kéita a annoncé plusieurs mesures sociales censées venir en aide aux populations. Parmi les plus concrètes, on notera la gratuité, pour les mois d’avril et mai, de l’électricité et de l’eau pour les consommateurs relevant du tarif dit social.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Concernant l’électricité, relèvent du tarif social les consommateurs dont la consommation mensuelle se situe entre 0 et 50&nbsp;kWh. Le tarif du kWh étant fixé à 59&nbsp;francs CFA pour cette tranche, la gratuité annoncée par IBK s’élève au maximum à 2&nbsp;950&nbsp;francs CFA (4,5&nbsp;euros). Quant à l’eau, la gratuité concerne les consommateurs ne dépassant pas 10&nbsp;mètres cubes d’eau par mois, pour un montant total de 1&nbsp;130&nbsp;francs CFA (1,72&nbsp;euro), à raison de 113&nbsp;francs CFA le mètre cube d’eau. Outre le fait qu’il s’agit de mesures visiblement dérisoires, de nombreux Maliens s’en trouvent privés alors qu’ils auraient pu y avoir droit. C’est le cas de ceux qui vivent au sein de familles élargies, généralement composées de plusieurs foyers. Même s’il s’agit de familles pauvres, les charges combinées (un seul compteur d’eau et d’électricité pour toute la famille), et qui pèsent généralement sur un seul individu, les privent d’emblée de l’aide de l’État.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Que peut-on espérer de l’après-Covid-19 pour le Mali&nbsp;?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Après la crise du Covid-19, <a href="https://theconversation.com/apres-le-coronavirus-le-monde-ne-sera-plus-jamais-le-meme-135121">«&nbsp;le monde ne </a><a href="https://theconversation.com/apres-le-coronavirus-le-monde-ne-sera-plus-jamais-le-meme-135121" target="_blank" rel="noreferrer noopener">sera </a><a href="https://theconversation.com/apres-le-coronavirus-le-monde-ne-sera-plus-jamais-le-meme-135121">plus jamais le même&nbsp;»</a> et le Mali ne sera pas épargné par le changement. Le délabrement du système de santé malien est surtout le fait d’une corruption endémique qui voit les deniers publics être accaparés par une minorité. Par exemple, plus de 700&nbsp;milliards de francs CFA (1,13&nbsp;milliard d’euros) ont été détournés entre 2005 et 2017, <a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/08/01/au-mali-le-systeme-est-infeste-par-la-corruption-et-les-citoyens-y-sont-habitues_5495410_3212.html">selon un </a><a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/08/01/au-mali-le-systeme-est-infeste-par-la-corruption-et-les-citoyens-y-sont-habitues_5495410_3212.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">rapport </a>élaboré en novembre 2018&nbsp;par le Canada au nom des bailleurs internationaux du Mali. Selon un autre rapport du bureau du vérificateur général, 153&nbsp;milliards de franc CFA (plus de 233&nbsp;millions d’euros) <a href="https://amp.rfi.fr/fr/afrique/20150507-corruption-mali-150-milliards-fcfa-detournes-deux-ans">ont été </a><a href="https://amp.rfi.fr/fr/afrique/20150507-corruption-mali-150-milliards-fcfa-detournes-deux-ans" target="_blank" rel="noreferrer noopener">détournés </a>seulement en l’espace de deux ans, entre 2013 et 2014.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les services publics en général, et l’hôpital tout particulièrement, ont été totalement délaissés. L’une des raisons en est que la classe dirigeante ne s’y soigne presque jamais. Au moindre pépin, elle préfère se rendre dans des hôpitaux du Maghreb ou d’Europe pour bénéficier des meilleurs soins. D’une part, la crise sanitaire souligne les inégalités car les plus précaires n’ont d’autre choix que de continuer à travailler, en prenant le risque de s’exposer au virus. Mais d’autre part, pour ces pays africains qui se sont illustrés par la corruption, la crise du Covid-19 vient instaurer une forme de justice sociale dans la mesure ou le <a href="http://bamada.net/les-dirigeants-africains-prives-de-tourisme-medical">tourisme </a><a href="http://bamada.net/les-dirigeants-africains-prives-de-tourisme-medical" target="_blank" rel="noreferrer noopener">médical</a><a href="http://bamada.net/les-dirigeants-africains-prives-de-tourisme-medical">, à cause de la fermeture des frontières, est suspendu</a>. Au Mali, on n’a jamais ressenti l’utilité d’un hôpital digne autant que maintenant car avec la crise actuelle, que l’on soit pauvre ou riche, tout le monde est désormais soigné sur place. Cette situation pourrait susciter une prise de conscience de l’utilité d’une réorganisation profonde du système de santé à travers des investissements massifs en vue de son amélioration. On peut donc supposer que le Mali, après cette pandémie, pourrait devenir plus égalitaire, au moins sur le plan de la santé.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://theconversation.com/profiles/boubacar-haidara-562199" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Boubacar Haidara</a>, Chercheur associé au laboratoire Les Afriques dans le Monde (LAM), Sciences-Po Bordeaux, <em><a href="https://theconversation.com/institutions/universite-bordeaux-montaigne-2611">Université </a><a href="https://theconversation.com/institutions/universite-bordeaux-montaigne-2611" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Bordeaux </a><a href="https://theconversation.com/institutions/universite-bordeaux-montaigne-2611">Montaigne</a></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet article est republié à partir de <a href="https://theconversation.com">The </a><a rel="noreferrer noopener" href="https://theconversation.com" target="_blank">Conversation </a>sous licence Creative Commons. Lire l’<a href="https://theconversation.com/lexperience-malienne-dans-la-gestion-de-la-pandemie-du-covid-19-138158">article </a><a rel="noreferrer noopener" href="https://theconversation.com/lexperience-malienne-dans-la-gestion-de-la-pandemie-du-covid-19-138158" target="_blank">original</a>.</p>



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