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	<title>Archives des accès à la justice &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des accès à la justice &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Justice et cohésion sociale : un levier central pour la paix durable au Mali</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 May 2026 11:23:02 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Au Mali, la justice s’impose comme un levier central pour renforcer la cohésion sociale et construire une paix durable, malgré des défis structurels persistants et des réformes en cours.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La justice occupe une place centrale dans la consolidation de la paix et de la cohésion sociale au Mali. Dans un pays marqué par des crises politiques et sécuritaires récurrentes, elle est attendue comme l’institution capable de garantir l’équité et de renforcer la stabilité.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les autorités judiciaires, notamment la&nbsp;<a href="http://www.saheltribune.com/">Cour suprême</a>, rappellent régulièrement que la justice demeure un pilier essentiel pour restaurer la confiance entre l’État et les citoyens. Elle doit être indépendante, accessible et crédible pour jouer pleinement son rôle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors de la rentrée judiciaire 2024-2025, la Cour suprême a consacré son audience solennelle au thème «&nbsp;<em>Le rôle de la justice dans la consolidation de la paix et de la cohésion sociale : le cas des élections&nbsp;</em>». À cette occasion, le Président de la Transition, le général d’armée&nbsp;<a href="http://www.saheltribune.com/">Assimi Goïta</a>, a affirmé que «&nbsp;<em>la justice est un maillon essentiel pour garantir des élections libres et transparentes&nbsp;</em>». Ces propos traduisent l’importance accordée à l’institution judiciaire dans la stabilité nationale et la cohésion sociale.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
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<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les défis structurels et institutionnels au Mali</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le système judiciaire malien est confronté à des défis persistants. La lenteur des procédures, le manque de moyens et la perception d’une justice parfois influencée par des intérêts politiques fragilisent la confiance des citoyens. Ces faiblesses alimentent un sentiment d’injustice qui peut devenir un facteur de division et de conflit. La&nbsp;<a href="http://www.saheltribune.com/">corruption</a>&nbsp;et l’impunité sont également des obstacles majeurs. Lorsque les lois ne s’appliquent pas de manière équitable, la cohésion sociale est menacée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les citoyens attendent une justice impartiale, capable de sanctionner les abus et de protéger les droits fondamentaux. Sans une justice crédible, les tensions sociales risquent de s’aggraver et de compromettre les efforts de réconciliation. La consolidation de la paix passe donc par une réforme profonde et une meilleure accessibilité des services judiciaires, afin que chaque citoyen puisse se sentir protégé et reconnu par l’État.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les réformes nationales pour moderniser la justice</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Face à ces défis, des réformes ont été engagées pour moderniser les institutions judiciaires. Elles visent à renforcer l’indépendance des magistrats, améliorer leur formation et rapprocher la justice des citoyens. La création de tribunaux spécialisés dans certaines régions montre la volonté de répondre aux besoins spécifiques liés aux crises locales. La&nbsp;<a href="http://www.saheltribune.com/">justice transitionnelle</a>&nbsp;a également été mobilisée pour documenter les violations des droits humains et offrir des réparations aux victimes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces mécanismes contribuent à restaurer la confiance et à consolider la cohésion sociale. Ils permettent aux communautés de tourner la page des violences en obtenant une reconnaissance officielle de leurs souffrances. La justice devient ainsi un instrument de réconciliation, capable de donner aux victimes une voix et de renforcer le sentiment d’appartenance nationale.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les programmes internationaux et leurs impacts mesurés</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le <a href="https://mali.mercycorps.org/fr/what-we-do/justice-stability-sahel">programme Justice et Stabilité au Sahel (JASS)</a>, financé par le FCDO britannique à hauteur de 19 millions de livres sterling, démontre l’appui international. Mis en œuvre par Mercy Corps et des ONG locales, il a permis la création de 20 Comités de Résolution des Conflits dans autant de communes. Les résultats sont significatifs : 666 incidents collectés par les moniteurs, dont 67 % résolus pacifiquement grâce à des mécanismes endogènes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De plus, 27 microprojets de paix ont été financés pour réduire les tensions locales. Selon les responsables du programme, «&nbsp;<em>ces comités permettent aux communautés de trouver des solutions locales et durables aux conflits</em>&nbsp;». Ces chiffres montrent que la justice, lorsqu’elle est soutenue par des initiatives communautaires, peut devenir un instrument efficace de prévention des conflits et de renforcement du dialogue social.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La justice comme garant de la gouvernance nationale</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La justice est indissociable de la gouvernance. Un État de droit solide repose sur des institutions judiciaires capables de réguler les rapports sociaux et politiques. La consolidation de la paix exige une gouvernance transparente, où la justice joue pleinement son rôle de régulateur. La lutte contre l’impunité est un élément clé. Elle permet de prévenir la répétition des violences et de renforcer la légitimité des institutions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En sanctionnant les abus, la justice contribue à instaurer un climat de confiance et à encourager la participation citoyenne à la vie publique. Les réformes doivent donc s’inscrire dans une logique globale de bonne gouvernance. Comme l’a rappelé le général Assimi Goïta, «&nbsp;<em>la justice est le garant de la stabilité et de la cohésion nationale</em>&nbsp;». Ces paroles traduisent la volonté politique de faire de la justice un instrument de régulation et de paix.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les études spécialisées sur l’accès équitable à la justice</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le <a href="https://www.interpeace.org/fr/annual-report-2023/">rapport Interpeace/IMRAP de 2023,</a> soutenu par le Fonds des Nations unies pour la consolidation de la paix, a révélé que les frais de procédure et les déplacements dissuadent les citoyens de recourir à la justice. Les femmes, en particulier, subissent une « double peine » en raison des contraintes matérielles et socioculturelles. Ces constats soulignent la nécessité de rapprocher les services judiciaires des populations et de réduire les coûts.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’accès équitable à la justice est une condition essentielle pour renforcer la cohésion sociale et éviter que certaines catégories de citoyens ne se sentent exclues du système. Les réformes entreprises au Mali montrent une volonté de transformer la justice en un outil de paix. La modernisation des tribunaux vise à accélérer les procédures et à réduire les tensions liées aux lenteurs. La formation des magistrats renforce la crédibilité des jugements et accroît la confiance des citoyens.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le rôle central de la justice dans la paix sociale</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La justice transitionnelle permet de reconnaître les victimes et de prévenir de nouvelles violences. La lutte contre la corruption assure l’impartialité et garantit l’<a href="http://www.saheltribune.com/">égalité</a>&nbsp;devant la loi. Enfin, les comités de résolution des conflits créés par le programme&nbsp;<a href="http://www.saheltribune.com/">JASS</a>&nbsp;renforcent le dialogue communautaire et favorisent des solutions locales. Ces efforts conjugués montrent que la justice peut devenir un véritable vecteur de réconciliation et d’unité nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le <a href="https://www.jstor.org/stable/resrep25598.7?seq=1">rôle de la justice dans la consolidation de la paix</a> et de la cohésion sociale au Mali est donc fondamental. Les données officielles, qu’elles proviennent de la Cour suprême, des programmes internationaux ou des études spécialisées, confirment que la justice est un levier indispensable pour restaurer la confiance et prévenir les conflits. En poursuivant les réformes et en rapprochant la justice des citoyens, le Mali peut renforcer sa cohésion sociale et consolider durablement la paix.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>4e édition de la Semaine de la Justice : capitaliser les réformes pour une justice crédible</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Feb 2026 10:23:34 +0000</pubDate>
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<p>La 4e édition de la Semaine de la Justice se tient à Bamako, mettant en avant les réformes et leur impact sur la justice.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le&nbsp; Centre International de Conférence de Bamako (CICB) a accueilli, ce lundi 9 février 2026, le lancement solennel de la quatrième édition de la Semaine de la Justice, présidée par le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, M. Mamoudou Kassogué. L’événement a rassemblé plusieurs membres du gouvernement, des partenaires techniques et financiers, ainsi que des acteurs judiciaires et de nombreuses personnalités. Cette mobilisation illustre l’importance accordée à la justice dans le processus de consolidation institutionnelle et de restauration de la confiance citoyenne. &nbsp;</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Placée sous le thème « <em>La justice à l’ère de la concrétisation et de la capitalisation des réformes </em>», cette édition se déroulera du 9 au 14 février. Le choix de cette thématique traduit une volonté claire de mettre en avant les réformes engagées et d’en mesurer les impacts. Comme l’a rappelé le président de la commission d’organisation, Dr Aboubacar Sidiki Diarrah, « <em>il n’y a pas de croissance sans réformes et pas de réformes sans croissance </em>». Cette affirmation souligne le lien indissociable entre progrès économique et modernisation institutionnelle, où la justice joue un rôle central dans la construction d’un État crédible et efficace. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-initiative-institutionnalisee-depuis-2022"><strong>Une initiative institutionnalisée depuis 2022</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Institutionnalisée en 2022 par le gouvernement de la transition, sur proposition du ministre de la Justice, la Semaine de la Justice est devenue un rendez-vous incontournable. Son objectif est de rapprocher la justice des justiciables et de promouvoir un service public plus efficace. Elle vise à renforcer la transparence et l’accessibilité, tout en contribuant à restaurer la confiance du public envers une institution souvent perçue comme distante. Les activités prévues au programme permettront d’ouvrir des espaces de dialogue et de sensibilisation, favorisant une meilleure compréhension des mécanismes judiciaires et des réformes en cours.  </p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son discours d’ouverture, le ministre Mamoudou Kassogué a insisté sur la nécessité de rompre avec l’image d’une justice qualifiée autrefois de « <em>grande muette </em>». Selon lui, cette initiative démontre que la justice est désormais une institution vivante, ouverte et accessible. Il a également rappelé que « l<em>es professionnels de la justice sont mal fondés à donner des leçons ou à prononcer des décisions de condamnation à l’encontre des citoyens si eux-mêmes sont les premiers à transgresser allègrement la loi </em>». Ce message fort traduit une exigence de cohérence et d’exemplarité au sein du corps judiciaire, condition essentielle pour restaurer la crédibilité de l’institution. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-dynamique-de-transparence-et-de-proximite"><strong>Une dynamique de transparence et de proximité</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette quatrième édition marque une étape significative dans le processus de réforme et de modernisation du système judiciaire malien. Elle s’inscrit dans une dynamique de transparence et de responsabilisation, où l’accent est mis sur la proximité avec les citoyens. En mettant en avant la capitalisation des réformes, l’événement ambitionne de consolider les acquis et de tracer les perspectives d’une justice plus crédible et plus digne de confiance. Pour les acteurs institutionnels comme pour les citoyens, cette semaine représente une opportunité de dialogue et de réflexion collective sur l’avenir de la justice au Mali.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des discours, cette semaine se veut un espace de rencontre et de pédagogie, où les citoyens peuvent mieux comprendre le rôle de la justice et les réformes en cours. Elle incarne une volonté politique de rendre la justice plus proche, plus transparente et plus exemplaire. En plaçant la réforme au cœur de son action, le gouvernement entend démontrer que la justice n’est pas seulement une institution de sanction, mais aussi un pilier de la cohésion sociale et du développement. La Semaine de la Justice 2026 s’annonce ainsi comme une étape décisive pour bâtir une justice accessible, crédible et respectée par tous. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Justice au Mali : sur la voie de la mise en œuvre pratique des nouveaux textes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sidi Modibo Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 20 Jul 2025 13:49:01 +0000</pubDate>
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<p>Le forum national des magistrats au Mali vise à renforcer les capacités pour une bonne application de la justice au Mali.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le 13&nbsp;décembre 2024, le gouvernement a promulgué de nouveaux textes concourant à la modernisation de la justice. Ces textes représentent une étape importante dans la construction d’un État de droit solide, mais leur succès dépendra de leur application effective. C’est dans ce cadre que le ministère de la Justice a organisé un forum pour le renforcement des capacités des magistrats.</em></strong><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Lancé officiellement à Bamako en 2025, par Mamoudou Kassogué, ministre de la Justice et des droits de l’homme, garde des Sceaux, le forum national des magistrats du Mali est un programme de renforcement des capacités destiné à assurer une meilleure application des nouveaux textes. La cérémonie a enregistré la participation de hautes personnalités, dont l’Ambassadrice des États-Unis au Mali, le Coordinateur Résident des Nations-Unies au Mali, les membres du Cabinet du ministère de la Justice, les directeurs des services centraux, ainsi que les chefs de juridiction et de parquet.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son discours, le ministre Kassogué a rappelé que l’entrée en vigueur des nouveaux textes, promulgués le 13&nbsp;décembre 2024, marque une avancée historique dans l’arsenal juridique malien. Autrement dit, le forum est consacré à l’appropriation par les magistrats des nouveaux textes législatifs fondamentaux de la justice malienne : le code pénal, le code de procédure pénale et la loi sur l’organisation judiciaire. Il réunit des magistrats venus de Bamako et de l’intérieur du pays, ainsi que des experts et facilitateurs.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-innovations-du-code-penal-nbsp"><strong>Des innovations du code pénal&nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La loi n°&nbsp;2024-027 portant Code pénal compte 702&nbsp;articles contre 328 dans l’ancien code. Il introduit des mesures rigoureuses pour lutter contre les infractions sexuelles et les atteintes à la moralité publique. Les articles&nbsp;325-1 et 325-2 pénalisent les relations qualifiées d’« <em>actes contre nature</em> », avec des peines pouvant aller jusqu’à deux ans d’emprisonnement et une amende de 200 000&nbsp;francs CFA. Les délits sexuels et les violences basées sur le genre font l’objet d’une attention particulière, avec des peines exemplaires pour des actes tels que le harcèlement sexuel (article&nbsp;327-5) ou l’inceste (article&nbsp;327-15).&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le nouveau texte, dans ses articles&nbsp;17 et suivant, stipule que les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité et certaines infractions économiques graves ne sont pas soumis à la prescription. Il introduit aussi des nouveautés des mécanismes modernes de gestion des peines, comme le sursis avec mise à l’épreuve ou le placement sous surveillance électronique (articles&nbsp;132-28 et suivants du Code Pénal).&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-nouveautes-dans-le-code-de-procedure-penale-nbsp"><strong>Des nouveautés dans le code de procédure pénale&nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La loi n°&nbsp;2024-028 portant Code de procédure pénale comporte 1373 contre 634 auparavant. Il place au centre de ses dispositions le respect des droits des parties. L’article&nbsp;3 établit clairement le principe de la présomption d’innocence, assurant que toute personne est innocente jusqu’à preuve du contraire devant une juridiction compétente.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’article 1<sup>er</sup>&nbsp;insiste sur la nécessité d’une procédure équitable et contradictoire, où la dignité de toutes les parties, qu’elles soient accusées ou victimes, est préservée. Ce principe est renforcé par les articles&nbsp;9 à 12, qui offrent aux victimes la possibilité d’exercer une action civile pour obtenir réparation des préjudices subis. Le nouveau code de procédure pénale prévoit, aussi, des outils adaptés pour traiter les infractions (mariage forcé, traite des personnes ), notamment dans le cadre des flagrants délits, où les pouvoirs des officiers de police judiciaire sont élargis afin de permettre une intervention immédiate et efficace, comme le stipulent les articles&nbsp;79 à 84.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">En outre, il fixe la prescription des crimes ordinaires à quinze ans, tout en permettant un délai de vingt ans pour les crimes sexuels graves, comme indiqué dans l’article&nbsp;18. Aussi, les mineurs bénéficient de dispositifs éducatifs spécifiques, avec des mesures de réinsertion adaptées à leur âge et leur situation. De plus, le traitement des crimes flagrants est optimisé, garantissant une réactivité accrue dans la collecte des preuves et la mise en œuvre des poursuites.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-processus-de-refondation-de-l-etat-nbsp"><strong>Processus de refondation de l’État&nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut rappeler que ce forum est organisé en par le ministère de la justice en partenariat avec l’organisation internationale du travail (OIT) et, se tient un mois après l’atelier de validation un du nouveau programme décennal de développement du secteur de la justice (PRODEJ) sur la période&nbsp;2025-2034. Il entre dans le cadre du processus de refondation de l’État malien impulsé par le Président de la Transition.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est un programme qui s’articule autour de cinq axes stratégiques : l’accès à la justice, l’indépendance du pouvoir judiciaire, la protection des droits de l’Homme, la transparence et la modernisation du système judiciaire. Ce nouveau programme est doté d’un premier plan d’action quinquennal (2025-2029) estimé à 271,87&nbsp;milliards&nbsp;FCFA.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sidi Modibo Coulibaly</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Les Maliens et la justice : Trois sur quatre en ont confiance, et beaucoup ignorent les procédures </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sidi Modibo Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 May 2025 10:00:00 +0000</pubDate>
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<p>Saviez-vous que la confiance des Maliens en la justice influence la cohésion sociale ? Lisez les résultats d'une enquête de FES.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>De tous les secteurs de la vie, la justice constitue un pilier essentiel. Elle permet de réguler la vie en société. Le niveau de confiance des populations en elle est un gage de paix, de stabilité, d’harmonie et de cohésion. Au Mali, la Friederich Ebert Stiftung (FES), une institution indépendante allemande, à travers son enquête d’opinions annuelle, a publié des résultats dans ce sens.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour la 16<sup>e</sup>&nbsp;fois depuis fin&nbsp;2012, l’institution allemande créée en mars 1925 et présente au Mali depuis 1972, a livré les résultats de son enquête d’opinions des Maliens sur la gouvernance de leur pays. Cette enquête, qui s’est déroulée du 11 au 22&nbsp;janvier 2025, a ciblé un échantillon de 2 220&nbsp;personnes âgées de 18&nbsp;ans et plus. Les Maliens se sont prononcés sur plusieurs sujets parmi lesquels la justice. Qu’ont-ils dit ?</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-nette-progression-nbsp-du-niveau-de-confiance-en-la-justice"><strong>Nette progression&nbsp;</strong><strong>du niveau de confiance en la justice</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les résultats de l’enquête montrent que trois quarts des Maliens ont confiance en la justice malienne (18,3&nbsp;% totalement confiance et 56,8&nbsp;% partiellement confiance) contre deux sur dix qui n’y font pas confiance (14,2&nbsp;% pas confiance et 6,3&nbsp;% pas du tout confiance). Le niveau de confiance en la justice malienne diminue avec le niveau d’instruction&nbsp;: aucun (77,1&nbsp;%), primaire (76,9&nbsp;%), secondaire (73,7&nbsp;%), supérieur (66,9&nbsp;%).&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autrement dit, le niveau de confiance en la justice malienne est en nette progression ces dernières années, passant de 47,7&nbsp;% en 2021 à 75,1&nbsp;% en 2025. Ce qui correspond à une hausse de 27,4&nbsp;points de pourcentage sur ces cinq dernières années. Les principales attentes des populations sont, selon les résultats, une justice transparente, soit 58,2&nbsp;% des personnes enquêtées.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les populations veulent aussi une justice équitable (30,1&nbsp;%), une justice incorruptible (22,7&nbsp;%), une justice impartiale sans distinction sociale (21,9&nbsp;%). Cette nette progression de la confiance des populations en la justice est un peu tachetée par une méconnaissance des procédures judiciaires.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-meconnaissance-des-procedures"><strong>Méconnaissance des procédures</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">D’après l’institution allemande, les personnes enquêtées estiment que les procédures judiciaires sont méconnues par une très grande majorité des populations. Pour près de neuf Maliens sur dix, les procédures de la justice sont méconnues des populations (58,0&nbsp;% tout à fait d’accord et 31,7&nbsp;% d’accord) ; plus de huit personnes sur dix trouvent que les procédures de la justice sont longues et compliquées (55,1&nbsp;% tout à fait d’accord et 29,6&nbsp;% d’accord).&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, plus de sept personnes sur dix estiment que la justice malienne est corrompue (33,3&nbsp;% tout à fait d’accord et 39,2&nbsp;% d’accord) ou que la justice malienne coûte cher (51,2&nbsp;% tout à fait d’accord et 26,7&nbsp;% d’accord). La méconnaissance des textes, des modes de saisine et des procédures judiciaires ressort comme un frein majeur à l’accès des différents degrés de juridiction. Alors, l’un des plus grands défis de la justice est la sensibilisation et l’information afin que les populations s’approprient les procédures judiciaires.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut signaler que depuis quelques années, les autorités ont entrepris un vaste chantier de réformes du système judiciaire. Ces réformes traduisent une ambition de renforcer l’État de droit, de garantir une justice équitable et de mieux protéger les citoyens face aux défis contemporains. Parmi ces réformes, on peut citer l’adoption de deux textes majeurs&nbsp;: la Loi n°&nbsp;2024-027 portant Code pénal et la loi n°&nbsp;2024-028 portant Code de Procédure pénale.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces deux codes s’inscrivent dans une dynamique d’adaptation aux réalités sociales, tout en restant fidèles aux valeurs culturelles du pays. Le Code de Procédure pénale place au centre de ses dispositions le respect des droits des parties. Tandis que le Code pénal introduit des mesures rigoureuses pour lutter contre les infractions sexuelles et les atteintes à la moralité publique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sidi Modibo Coulibaly&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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