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	<title>Archives des Abidjan &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des Abidjan &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>CEI dissoute : reboot électoral en Côte d’Ivoire </title>
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		<pubDate>Wed, 06 May 2026 19:47:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La Côte d’Ivoire dissout la Commission électorale indépendante. Le gouvernement annonce un nouveau mécanisme électoral, suscitant espoirs et interrogations sur la transparence des scrutins.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le gouvernement ivoirien a annoncé, mercredi 6 mai, la dissolution de la Commission électorale indépendante (CEI), une institution au cœur de l’organisation des scrutins depuis plus de deux décennies. Une décision majeure qui intervient dans un contexte politique marqué par des critiques récurrentes sur la crédibilité des processus électoraux.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’issue du Conseil des ministres, le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, a confirmé la mesure, précisant qu’elle «&nbsp;<em>ouvre la voie à l’avènement d’un nouveau mécanisme de gestion des élections à même de rassurer davantage les acteurs politiques</em>&nbsp;». Les contours de cette future instance n’ont toutefois pas été détaillés, mais elle devrait être placée sous l’égide directe de l’administration, selon plusieurs sources concordantes.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une réforme présentée comme nécessaire</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un message publié sur le réseau social X, le président Alassane Ouattara a justifié cette décision par la nécessité de renforcer la confiance dans le système électoral. Il a rappelé que la CEI avait organisé «&nbsp;<em>plusieurs cycles électoraux</em>&nbsp;» au cours des vingt-cinq dernières années, tout en reconnaissant que ces processus avaient «&nbsp;<em>suscité des critiques et des réserves à diverses occasions</em>&nbsp;».</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-twitter wp-block-embed-twitter"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<div class="embed-twitter"><blockquote class="twitter-tweet" data-width="550" data-dnt="true"><p lang="fr" dir="ltr">La Commission Électorale Indépendante a organisé, au cours des vingt-cinq dernières années, plusieurs cycles électoraux. Si des avancées notables ont été enregistrées, ces processus ont, à diverses occasions, suscité des critiques et des réserves à l’endroit de cette institution.… <a href="https://t.co/YqhfGRgNbf">pic.twitter.com/YqhfGRgNbf</a></p>&mdash; Alassane Ouattara (@AOuattara_PRCI) <a href="https://twitter.com/AOuattara_PRCI/status/2052097110598627428?ref_src=twsrc%5Etfw">May 6, 2026</a></blockquote><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></div>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le chef de l’État, la dissolution de l’institution s’inscrit dans «&nbsp;<em>un souci constant de consolidation de la démocratie</em>&nbsp;» et vise à mettre en place un dispositif «&nbsp;<em>capable de garantir durablement l’organisation de scrutins apaisés&nbsp;</em>».</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une institution régulièrement contestée</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Créée pour assurer l’indépendance et la transparence des élections, la CEI a souvent été au centre de tensions politiques en Côte d’Ivoire. Opposition et société civile ont régulièrement dénoncé sa composition et son fonctionnement, jugés trop favorables au pouvoir en place.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les différentes échéances électorales, notamment la présidentielle de 2010 et celles qui ont suivi, ont illustré les fragilités du système, alimentant des crises politiques parfois violentes.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Vers une administration électorale sous contrôle étatique ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La perspective d’un nouvel organe placé sous l’autorité directe de l’administration suscite déjà des interrogations. Si le gouvernement promet un mécanisme plus efficace et consensuel, certains observateurs redoutent un recul de l’indépendance dans l’organisation des élections.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un pays où les scrutins restent des moments de forte tension, cette réforme demeure un pari politique risqué. Elle pourrait, selon ses promoteurs, refonder la confiance électorale, ou au contraire raviver les suspicions si les garanties d’impartialité ne sont pas clairement établies.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un enjeu clé pour la stabilité politique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">À l’approche de futures échéances électorales, la réforme du système électoral constitue un test majeur pour les autorités ivoiriennes. La crédibilité du nouveau dispositif sera déterminante pour apaiser le climat politique et éviter de nouvelles contestations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Reste désormais à connaître les modalités concrètes de cette refonte et la capacité du futur organe à répondre aux attentes d’un paysage politique profondément marqué par les crises électorales passées.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Côte d’Ivoire : le retour du Djidji Ayôkwé, un tambour sacré au cœur de la mémoire nationale</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Mar 2026 22:42:14 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Revivez l'émotion du retour du tambour parleur, un symbole essentiel du patrimoine culturel ivoirien et de la restitution.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Après plus d’un siècle d’absence, le Djidji Ayôkwé, tambour sacré du peuple Atchan, a fait son retour en Côte d’Ivoire. Restitué par la France et accueilli à Abidjan lors d’une cérémonie empreinte d’émotion, cet objet historique symbolise à la fois la reconquête du patrimoine culturel ivoirien et l’avancée du débat international sur la restitution des œuvres africaines spoliées durant la période coloniale.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Abidjan s’est réveillée, vendredi 13 mars, au rythme d’un symbole longtemps attendu. Le Djidji Ayôkwé, célèbre « <em>tambour parleur</em> » du peuple Atchan, est arrivé dans la capitale économique ivoirienne à bord d’un vol spécial affrété par le gouvernement depuis Paris. Accueilli à l’aéroport international Félix-Houphouët-Boigny par des autorités ivoiriennes, des représentants français et des chefs traditionnels vêtus de pagnes et d’insignes royaux, l’objet sacré marque une étape historique dans le processus de restitution des biens culturels africains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur l’esplanade du pavillon présidentiel de l’aéroport, des chefs traditionnels arborant couronnes et chaînes en or se sont réunis pour saluer le retour de ce symbole identitaire. L’arrivée du tambour a donné lieu à des chants traditionnels et à des danses de guerre, transformant l’accueil officiel en une véritable cérémonie culturelle.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-spoliation-vieille-de-plus-d-un-siecle"><strong>Une spoliation vieille de plus d’un siècle</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Long de plus de trois mètres et pesant près de 400 kilogrammes, le Djidji Ayôkwé – qui signifie « <em>Panthère-Lion </em>» en langue atchan – était autrefois un instrument central de communication pour les populations du sud de la Côte d’Ivoire. Ce tambour monumental permettait de transmettre des messages sur de longues distances grâce à un système de sons codés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il servait notamment à alerter les communautés locales lors des opérations de travail forcé menées par l’administration coloniale et à mobiliser les combattants. Pour le peuple Atchan, originaire de la région d’Abidjan, cet objet dépasse largement sa fonction musicale. Il incarne un symbole de résistance, de cohésion sociale et d’identité collective.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Confisqué par les autorités coloniales françaises en 1916, le Djidji Ayôkwé fut d’abord conservé au palais du gouverneur à Abidjan avant d’être transféré en France en 1930. Pendant des décennies, il a été exposé au Musée du Quai Branly à Paris, où il figurait parmi les collections d’arts premiers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son retour intervient après une demande officielle formulée par la Côte d’Ivoire en 2019. Le gouvernement ivoirien réclame au total la restitution de 148 objets d’art conservés en France, dont le tambour parleur constitue le premier à être restitué.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-jour-de-justice-et-de-memoire"><strong>« Un jour de justice et de mémoire »</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>C’est un jour historique, un moment de justice et de mémoire</em> », a déclaré la ministre ivoirienne de la Culture et de la Francophonie, Françoise Remarck, lors de la cérémonie d’accueil. La ministre a salué « <em>une coopération exemplaire entre la France et la Côte d’Ivoire</em> », soulignant que cette restitution constitue une étape importante dans la reconnaissance du patrimoine culturel ivoirien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les chefs traditionnels présents, Gervais Djoman, chef d’un village atchan, a exprimé son émotion : « <em>Nous récupérons notre identité. Psychologiquement, quelque chose nous avait été enlevé. </em>»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Djidji Ayôkwé a été transporté dans une caisse monumentale longue de près de quatre mètres. Il ne sera toutefois dévoilé au public qu’au mois d’avril, après une période d’acclimatation destinée à préserver l’objet après son long séjour en Europe. Il sera ensuite exposé au Musée des civilisations d’Abidjan, récemment rénové pour l’occasion.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les experts du patrimoine, ce retour dépasse la simple dimension culturelle. Depuis plusieurs années, la question de la restitution des œuvres africaines conservées dans les musées européens s’est imposée comme un enjeu diplomatique majeur. Les anciennes puissances coloniales, notamment la France et le Royaume-Uni, font face à une pression croissante pour restituer les artefacts prélevés en Afrique et en Asie durant la période coloniale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-battement-retrouve-d-une-memoire-collective"><strong>Le battement retrouvé d’une mémoire collective</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour la Côte d’Ivoire, le retour du Djidji Ayôkwé représente bien plus qu’un événement patrimonial. Il symbolise la reconquête d’une mémoire longtemps confisquée et la réappropriation d’un héritage culturel essentiel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus d’un siècle après sa confiscation, le «<em> tambour parleur </em>» retrouve ainsi la terre qui l’a vu naître. À Abidjan, nombreux sont ceux qui voient dans ce retour le signe d’une réparation historique – et le battement retrouvé d’une mémoire collective longtemps réduite au silence.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Côte d’Ivoire : la grâce présidentielle accordée au député malien Mamadou Hawa Gassama</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Feb 2026 07:27:36 +0000</pubDate>
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<p>Mamadou Hawa Gassama, député malien, a bénéficié d'une grâce présidentielle le 10 février 2026. Découvrez les détails.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Condamné à trois ans de prison pour offense au chef de l’État ivoirien après des propos virulents diffusés sur les réseaux sociaux, le député malien Mamadou Hawa Gassama a été libéré ce 10 février 2026 à la suite d’une grâce présidentielle. Une décision à forte portée politique, dans un contexte de relations délicates entre Abidjan et Bamako.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La Côte d’Ivoire a accordé, mardi 10 février 2026, la grâce présidentielle à Mamadou Hawa Gassama, député malien et membre du Conseil national de Transition (CNT). Cette mesure met fin à près de six mois de détention après sa condamnation par la justice ivoirienne pour « <em>offense au chef de l’État </em>» et « <em>propos outrageants</em> » diffusés sur les réseaux sociaux à l’encontre du président Alassane Ouattara.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-lourde-condamnation-judiciaire"><strong>Une lourde condamnation judiciaire</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’annonce a été faite par son avocat, Me Mamadou Ismaïla Konaté, qui a confirmé la libération immédiate de son client à la suite de la décision présidentielle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mamadou Hawa Gassama avait été interpellé le 30 juillet 2025 à Abidjan, où il séjournait à titre privé. Les autorités ivoiriennes lui reprochaient plusieurs déclarations publiques jugées injurieuses et diffamatoires à l’encontre du chef de l’État ivoirien, diffusées dans des vidéos et interviews largement relayées sur les réseaux sociaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après plusieurs mois de détention provisoire, le tribunal correctionnel d’Abidjan avait prononcé, le 30 janvier 2026, une peine de trois ans de prison ferme, assortie d’une amende importante et d’une interdiction de territoire ivoirien à l’issue de sa peine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son avocat avait alors reconnu que la voie judiciaire était pratiquement close, misant sur une solution politique. Il avait invoqué l’âge avancé de son client, son état de santé et surtout son statut d’élu malien pour plaider une issue par la grâce présidentielle.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-geste-d-apaisement-politique"><strong>Un geste d’apaisement politique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La décision du président Alassane Ouattara s’inscrit dans une tradition ivoirienne d’usage de la grâce pour désamorcer des dossiers à forte charge politique. Pour de nombreux observateurs, cette mesure vise à éviter une escalade diplomatique avec Bamako et à restaurer un climat plus serein entre les deux pays voisins.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette affaire relance le débat sur les frontières entre liberté d’expression et protection des chefs d’État en Afrique de l’Ouest. Si certains défenseurs des droits humains ont dénoncé une condamnation excessive, les autorités ivoiriennes ont rappelé que les propos incriminés relevaient d’infractions prévues par la loi pénale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La libération de Mamadou Hawa Gassama ne signifie pas l’effacement de sa condamnation, mais suspend l’exécution de sa peine. Son image politique reste associée à cet épisode, qui a mis en lumière la fragilité de l’espace de parole politique à l’ère des réseaux sociaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-test-pour-les-relations-ivoiro-maliennes"><strong>Un test pour les relations ivoiro-maliennes</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà du cas individuel, la grâce présidentielle est interprétée comme un signal d’apaisement diplomatique. La Côte d’Ivoire et le Mali doivent coopérer sur plusieurs dossiers stratégiques, notamment en matière de sécurité régionale et d’échanges économiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Mamadou Hawa Gassama, cette décision ouvre la voie à un retour sur la scène politique malienne. Mais son avenir public dépendra de sa capacité à se repositionner après une affaire qui a révélé les risques politiques et judiciaires liés à la radicalisation du discours.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La rédaction&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Musique : Oumou Sangaré consacrée « Superstar d’Afrique »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Jan 2026 09:56:07 +0000</pubDate>
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<p>Oumou Sangaré : superstar d'Afrique, a été honorée par le ministre de la Culture pour ses trophées à l'international.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Reçue par le ministre malien de la Culture, Oumou Sangaré est venue présenter deux distinctions remportées à Addis-Abeba et à Abidjan. Un moment symbolique pour l’icône de la musique africaine, dont la carrière continue de porter haut les couleurs du Mali sur la scène internationale.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La diva de la musique malienne Oumou Sangaré a été reçue en audience, lundi 26 janvier 2026, par le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé. L’artiste est venue présenter officiellement deux trophées remportés récemment à l’étranger, confirmant une nouvelle fois son statut d’icône panafricaine et d’ambassadrice culturelle du Mali.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-distinctions-qui-honorent-le-mali"><strong>Des distinctions qui honorent le Mali</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ces distinctions ont été obtenues dans deux capitales africaines : Addis-Abeba et Abidjan. À l’occasion des Oda Awards 2025, en Éthiopie, Oumou Sangaré a reçu le prix de « <em>Superstar musicale d’Afrique </em>», une récompense qui salue l’ensemble de sa carrière et son influence sur la scène musicale du continent. Quelques semaines plus tard, en Côte d’Ivoire, les Jayli Awards lui ont décerné un prix hommage honorifique, en reconnaissance de son engagement artistique et social.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cours de l’audience, le ministre Mamou Daffé a félicité la chanteuse pour ces distinctions « <em>qui honorent non seulement la culture malienne, mais l’ensemble de la nation</em> ». Il a rappelé que ces trophées ont été obtenus en 2025, une année décrétée « Année de la Culture » par le président de la transition, le général Assimi Goïta. Un symbole fort, selon lui, de la place centrale accordée à la culture dans la stratégie de rayonnement international du Mali.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Figure majeure de la musique africaine depuis plus de trois décennies, Oumou Sangaré s’est imposée bien au-delà des frontières maliennes par une œuvre mêlant tradition wassoulou, modernité musicale et engagement en faveur des droits des femmes. Son parcours illustre la capacité des artistes africains à porter une parole sociale tout en conquérant les scènes internationales.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-hommage-a-la-constance-a-la-creativite-et-a-la-promotion-de-l-identite-africaine"><strong>Un hommage à la constance, à la créativité et à la promotion de l’identité africaine</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le prix « <em>Superstar musicale d’Afrique</em> » distingue chaque année des artistes dont l’impact dépasse le simple cadre musical. Il récompense à la fois l’excellence artistique, la longévité et l’influence culturelle sur le continent. En honorant Oumou Sangaré, les organisateurs ont voulu saluer une carrière marquée par la constance, la créativité et la promotion de l’identité africaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les autorités maliennes, cette reconnaissance internationale vient conforter une politique culturelle axée sur la valorisation des talents nationaux et sur le rôle stratégique de la culture dans la cohésion sociale et l’image du pays à l’étranger.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À travers cette audience officielle, Oumou Sangaré a ainsi partagé avec son pays des trophées qui symbolisent bien plus qu’un succès personnel : ils incarnent le rayonnement d’une culture malienne toujours présente sur la scène africaine et mondiale, malgré les défis politiques et sécuritaires que traverse le pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Abidjan : cinq ans de prison requis contre le Malien Mamadou Hawa Gassama pour offense au président Ouattara</title>
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		<pubDate>Fri, 09 Jan 2026 12:55:37 +0000</pubDate>
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<p>Mamadou Hawa Gassama risque cinq ans de prison pour offense au président ivoirien. Découvrez les détails de son procès.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Devant le tribunal d’Abidjan, le procureur de la République a requis, vendredi 9 janvier 2026, cinq ans de prison ferme et 500 000 francs CFA d’amende contre Mamadou Hawa Gassama, membre du Conseil national de Transition (CNT) du Mali. L’homme politique, arrêté en juillet 2025, est poursuivi pour offense au chef de l’État ivoirien et diffusion d’expressions injurieuses par internet.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le tribunal correctionnel d’Abidjan-Plateau a accueilli, vendredi 9 janvier, une audience particulièrement attendue : celle du procès de Mamadou Hawa Gassama, personnalité politique malienne détenue depuis plus de six mois à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (MACA).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Arrêté le 2 juillet 2025 à l’aéroport d’Abidjan, il est accusé d’avoir, en septembre 2022, tenu des propos jugés offensants envers le président ivoirien Alassane Ouattara, qualifié d’« <em>ennemi du Mali </em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le parquet ivoirien estime que ces déclarations constituent une violation du respect dû aux institutions et relèvent de l’article 264 du Code pénal sur l’offense au chef de l’État, ainsi que de l’article 367 concernant la diffusion d’expressions injurieuses via un système d’information.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-defense-axee-sur-la-liberte-d-expression-et-la-clemence"><strong>Une défense axée sur la liberté d’expression et la clémence</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">À l’audience, le procureur de la République a prononcé un réquisitoire particulièrement sévère, demandant au tribunal de condamner Gassama à cinq ans d’emprisonnement ferme et à 500 000 francs CFA d’amende.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le représentant du ministère public a rappelé la gravité des propos diffusés sur les réseaux sociaux et affirmé que « <em>les dérives verbales n’étaient pas sans conséquence sur la stabilité des relations entre États </em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette fermeté s’inscrit dans une politique judiciaire de tolérance zéro face aux infractions en ligne et aux atteintes à la dignité présidentielle. Selon le parquet, les excuses publiques formulées par l’accusé fin 2025 « <em>n’effacent ni l’acte commis, ni son impact diplomatique</em> ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">La défense de Mamadou Hawa Gassama, assurée par Maître Mamadou Ismaïla Konaté, ancien ministre malien de la Justice et avocat aux barreaux de Paris et Bamako, a plaidé l’apaisement et la mesure.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son avocat, l’ex-ministre malien de la Justice Mamadou Ismaila Konaté, a plaidé l’indulgence des juges face au « <em>repentir</em> » de son client, qui avait déjà présenté des excuses rapidement après son arrestation. Il s’est dit toutefois « <em>surpris</em> » de la lourdeur de la peinerequise, rappelant le « <em>contexte politique </em>» tendu entre les deux pays. « <em>La décision sera scrutée à Bamako </em>» et « <em>fera du bruit</em> », a mis en garde Me Konaté face aux juges.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-delibere-attendu-le-30-janvier-2026"><strong>Un délibéré attendu le 30 janvier 2026</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">À l’issue des réquisitions et des plaidoiries, le tribunal a mis l’affaire en délibéré pour le 30 janvier 2026. Le verdict devrait déterminer si la justice ivoirienne suit les réquisitions du parquet ou accorde des circonstances atténuantes à l’accusé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette affaire, au-delà de sa dimension judiciaire, revêt une portée politique et diplomatique. Le dossier Gassama survient dans un contexte de relations tendues entre Bamako et Abidjan, marqué par les divergences régionales au sein de la CEDEAO et de l’Alliance des États du Sahel (AES), créée le 16 septembre 2023, à Bamako.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le procès de Mamadou Hawa Gassama pose une question de fond : où s’arrête la liberté d’expression politique dans un espace régional où les frontières de la souveraineté sont de plus en plus sensibles ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les observateurs, la décision à venir du tribunal d’Abidjan servira de test pour l’indépendance de la justice ivoirienne et pour la capacité des deux pays à préserver leurs relations diplomatiques malgré les tensions politiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans l’attente du jugement du 30 janvier 2026, l’homme politique malien reste détenu à la MACA. Une issue clé pour un dossier où le droit et la diplomatie se mêlent étroitement.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Côte d’Ivoire : le succès planétaire de Tam Sir « Coup du Marteau » suspendu par la justice pour litige sur les droits d’auteur</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Jan 2026 09:39:44 +0000</pubDate>
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<p>Coup de Marteau de Tam Sir fait face à une interdiction de diffusion en Côte d'Ivoire. Explorez ce scandale musical.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’un des plus grands succès musicaux africains récents, Coup du Marteau de Tam Sir, vient d’être frappé d’une interdiction de diffusion en Côte d’Ivoire, le 24 décembre 2025. Un différend judiciaire oppose le beatmaker à ses anciens collaborateurs du collectif Team Paiya, qui l’accusent de s’être attribué seul la paternité du morceau. Une affaire symptomatique des fragilités juridiques du show-business africain.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Rien ne semblait pouvoir freiner l’ascension de <em>Coup du Marteau</em>, hymne viral de la Coupe d’Afrique des Nations 2023 en Côte d’Ivoire. Sorti en décembre 2023, le titre signé Tam Sir, beatmaker de 26 ans d’origine ivoiro-camerounaise et sénégalaise, a battu tous les records : disque de platine en France et triple disque de diamant en Afrique francophone, plus de 158 millions de vues sur YouTube et des millions d’écoutes sur les plateformes de streaming.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais derrière le succès planétaire, une bataille juridique se prépare depuis des mois. Les membres du groupe Team Paiya, apparus dans le clip et présents lors de la production du morceau, affirment avoir été exclus des bénéfices et de la reconnaissance officielle.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-paternite-du-tube-contestee"><strong>La paternité du tube contestée</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le cœur du conflit réside dans la déclaration faite auprès du BURIDA, l’organisme ivoirien de gestion des droits d’auteur. Tam Sir s’y serait enregistré comme seul auteur et compositeur de la chanson, captant ainsi la quasi-totalité des revenus générés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les membres de Team Paiya, dont Ste Milano, Zagba le Requin et Noukou Loba, soutiennent au contraire avoir contribué à la composition, à l’interprétation et à la promotion du titre. Selon leurs avocats, la répartition des recettes aurait été « <em>disproportionnée</em> », Tam Sir percevant près de 87 % des gains contre seulement 13 % pour l’ensemble du groupe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>Je pense qu’il n’a pas déclaré nos noms à la Sacem</em> [Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique, société française de gestion des droits d’auteur]&nbsp;», regrette Samo, l’un des membres du groupe, sur un plateau d’émissions. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-verdict-suspension-immediate-du-titre"><strong>Le verdict : suspension immédiate du titre</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le 3 janvier 2026, le juge des référés du tribunal d’Abidjan a donné raison aux plaignants. Dans une décision inédite, la justice a ordonné la suspension immédiate de la diffusion du morceau sur tout le territoire ivoirien : radios, télévisions, plateformes numériques et lieux publics inclus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tam Sir dispose de peu de marge de manœuvre. Chaque jour de retard dans l’exécution de la décision entraîne une astreinte de 100 000 francs CFA (environ 150 euros). Le coût financier pourrait rapidement devenir considérable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette mesure, qui s’applique à l’artiste à ses propres frais, est rare dans le monde du divertissement africain et marque une volonté claire des autorités judiciaires de protéger les droits collectifs des créateurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tam Sir, pour sa part, soutient qu’il est le concepteur principal du projet et qu’il a légitimement déposé l’œuvre à son nom, estimant que la contribution des autres membres ne justifiait pas un partage équitable des droits.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon son entourage, le producteur invoque l’existence d’un contrat d’édition et d’une structure distincte de production qui lui conférerait la pleine titularité du morceau. Des arguments que le tribunal n’a pas retenus à ce stade.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-enjeu-financier-colossal"><strong>Un enjeu financier colossal</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les revenus générés par <em>Coup du Marteau</em> sont évalués à plusieurs dizaines de millions de francs CFA, sans compter les cachets d’apparition, les droits de diffusion et les contrats publicitaires associés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les membres de Team Paiya, l’affaire dépasse le simple partage de revenus. Il s’agit d’un combat pour la reconnaissance dans une industrie encore marquée par des zones d’ombre juridiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette décision judiciaire crée un précédent important dans le paysage musical africain. Elle met en lumière la nécessité pour les artistes et producteurs de formaliser leurs collaborations à travers des contrats clairs, définissant les droits et obligations de chacun.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une industrie où la création collective est fréquente mais rarement encadrée, le cas <em>Coup du Marteau</em> agit comme le rappel fracassant que le succès ne protège pas du droit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’affaire, désormais renvoyée devant le tribunal pour un jugement au fond, pourrait redéfinir la jurisprudence en matière de propriété intellectuelle musicale en Afrique francophone.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Ouattara et ses voisins : le crépuscule du « vieux bloc » ouest-africain</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Oct 2025 15:21:48 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>À la veille de la présidentielle ivoirienne du 25 octobre 2025, Alassane Ouattara brigue un quatrième mandat dans un climat tendu. Entre exclusion des rivaux, répression des manifestations et isolement régional, la Côte d’Ivoire vacille entre mémoire des crises et peur du lendemain.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À 83 ans, Alassane Ouattara s’avance vers un quatrième mandat sous les applaudissements forcés de ses partisans et les soupirs fatigués d’une opposition décimée. À la veille du scrutin du 25 octobre, la Côte d’Ivoire se souvient de ses blessures passées et s’interroge : la stabilité promise n’est-elle pas devenue un autre nom pour l’immobilisme ?</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À Abidjan, les vieux démons s’agitent de nouveau. À la veille du scrutin du 25 octobre 2025, l’atmosphère politique en Côte d’Ivoire a la lourdeur d’une saison sèche qui ne veut pas finir. Les files de partisans, les tentes du RHDP, les affiches soigneusement retouchées du président Alassane Ouattara masquent mal une vérité simple : c’est une élection sans véritable adversité, dans un pays qui se regarde une fois de plus dans le miroir trouble de son passé politique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-pays-en-sursis-electoral"><strong>Un pays en sursis électoral</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cinq candidats seulement sur les soixante dossiers initiaux ont été validés par le Conseil constitutionnel. Exit Laurent Gbagbo, l’ancien président revenu des cendres de La Haye, recalé pour une histoire de casier judiciaire ; exit Tidjane Thiam, héritier d’Houphouët-Boigny et incarnation d’une opposition moderniste, déclaré inéligible pour raisons administratives ; exit encore Affi N’Guessan et Blé Goudé, figures déchues d’une gauche nationale divisée et surveillée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Reste Ouattara, 83 ans, prêt à rempiler pour un quatrième mandat sous le prétexte juridique de la «&nbsp;<em>remise à zéro</em>&nbsp;» constitutionnelle. Les mots sont polis, la manœuvre, moins. Le pouvoir a verrouillé le jeu. Et l’opposition, décapitée, crie à la confiscation démocratique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-fantomes-de-2010-et-la-tentation-du-deja-vu"><strong>Les fantômes de 2010 et la tentation du déjà-vu</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">En Côte d’Ivoire, les crises post-électorales ne se ressemblent jamais, mais elles s’enchaînent avec une régularité déconcertante. En 1999, le général Robert Guéï renversait Bédié au nom d’un salut national. En 2010, la bataille des urnes entre Gbagbo et Ouattara vira à la guerre civile, faisant 3 000 morts. En 2020, la candidature d’un Ouattara «&nbsp;<em>troisième mandat</em>&nbsp;» fit à nouveau descendre la rue, laissant 85 morts dans les quartiers populaires d’Abidjan.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Vingt-cinq ans après le premier putsch de son histoire, la Côte d’Ivoire vit toujours sous le règne du soupçon, entre la mémoire des crises et la peur du recommencement. Cette fois encore, les signes ne trompent pas : rassemblements interdits, opposants harcelés, journalistes bousculés, gaz lacrymogènes dans l’air d’Abobo. Le vieux pays du cacao et des cathédrales de béton se prépare à voter, mais sans conviction et sans confiance.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-ouattara-et-ses-voisins-la-solitude-du-president-roi"><strong>Ouattara et ses voisins : la solitude du président-roi</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la région, Alassane Ouattara est désormais un homme seul.<br>Le Mali, le Burkina Faso et le Niger, unis dans l’Alliance des États du Sahel (AES), ont rompu avec la CEDEAO qu’il présidait naguère comme un club d’amis du libéralisme tempéré.<br>À Bamako, on raille «&nbsp;<em>le doyen du bloc occidental africain</em>&nbsp;» ; à Niamey, on se souvient des sanctions économiques imposées avec son aval. Le Nigeria d’Asiwaju Tinubu regarde ailleurs, accaparé par ses propres fissures internes. Quant au Sénégal, en pleine recomposition, il n’a plus l’enthousiasme d’antan pour le «&nbsp;<em>modèle ivoirien</em>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ouattara demeure, à sa manière, le dernier des mohicans de la vieille CEDEAO, un patriarche entouré de nouveaux régimes militaires dont il ne comprend ni la posture, ni le langage. Ses alliés sont désormais des technocrates européens et des bailleurs internationaux ; ses ennemis, des souverainistes nationaux qui, de Ouagadougou à Bamako, redessinent la carte du pouvoir ouest-africain.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-ordre-a-bout-de-souffle"><strong>Un ordre à bout de souffle</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les partisans d’Alassane Ouattara parlent de stabilité, de croissance, de continuité.<br>Mais à Abidjan comme à Bouaké, ce mot sonne creux. Sous la façade des tours vitrées du Plateau, les frustrations s’accumulent. Dans les quartiers, on murmure que «&nbsp;<em>le vieux&nbsp;</em>» ne veut pas lâcher ; dans les chancelleries, on se demande jusqu’où il ira pour imposer son dernier mandat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Côte d’Ivoire, naguère moteur de la sous-région, se replie sur elle-même, surveillée par ses propres forces de sécurité et ignorée par ses anciens alliés africains.<br>Le temps de l’houphouëtisme triomphant est loin. Désormais, le pays s’avance vers le scrutin avec la peur au ventre, la mémoire du sang encore vive, et un président qui, à 83 ans, semble vouloir entrer dans l’histoire à la force du décret.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-morale-ivoirienne-d-un-vieux-conte-africain"><strong>La morale ivoirienne d’un vieux conte africain</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Comme souvent en Afrique de l’Ouest, le pouvoir a l’allure d’une promesse non tenue.<br>La Côte d’Ivoire, hier symbole de renaissance démocratique, se retrouve au bord d’un nouveau paradoxe : trop stable pour être libre, trop verrouillée pour être apaisée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alassane Ouattara voulait incarner la modernité, il risque désormais de symboliser la permanence du pouvoir. Et dans cette région où les transitions s’improvisent souvent au son des bottes, son isolement pourrait bien être le prix de sa longévité.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Bougouni, pépite verte d’un Mali en transformation</title>
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		<pubDate>Wed, 06 Aug 2025 09:03:34 +0000</pubDate>
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<p>Le lithium au Mali : un nouvel or blanc en pleine exploitation, essentiel pour l'économie et la souveraineté nationale.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À Bougouni, dans le sud du Mali, le projet d’exploitation de lithium porté par Kodal Minerals avance à grands pas, entre espoirs économiques, enjeux géostratégiques et défis logistiques, dans un contexte où chaque tonne de spodumène symbolise bien plus que du minerai</em></strong><strong><em>. U</em></strong><strong><em>n pari sur l’avenir d’un pays en quête de souveraineté énergétique et industrielle.</em></strong><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un Mali encore fébrile de ses convulsions politiques et sécuritaires, une lueur — non pas dorée cette fois, mais verdâtre — scintille au sud du pays, dans la région de Bougouni. Ce n’est ni du coton ni du bétail, encore moins du mil. C’est du lithium. Le « <em>nouvel or blanc</em> » du XXIe&nbsp;siècle, si stratégique que les chancelleries s’y intéressent plus discrètement que les usines n’en consomment.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-paradoxe"><strong>Le paradoxe</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">C’est là que Kodal Minerals, société minière d’obédience britannique, via sa filiale locale&nbsp;<em>Les Mines de Lithium de Bougouni SA</em>&nbsp;(LMLB), déroule un tapis d’espoirs. Un projet pharaonique à l’échelle de l’économie malienne, mené avec une cadence méthodique et une communication que certains jugeraient presque trop transparente, tant elle se veut rassurante&nbsp;: usine de traitement opérationnelle, plus de 45 000&nbsp;tonnes de concentré de spodumène déjà prêtes à l’exportation, et formation de main-d’œuvre locale comme gage de respectabilité sociale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais dans cette fresque aux contours optimistes, un détail fait tache. L’eau. Pas celle des besoins vitaux, mais celle des pluies. Abondantes. Encombrantes. Débordantes. Les fosses de la mine à ciel ouvert de Ngoualana, inondées, ont momentanément gelé l’accès aux niveaux inférieurs. Les pompes s’activent, les bulldozers rongent le mort-terrain, et l’ingénierie s’emploie à rattraper les caprices de la météo. Par-dessus tout, « <em>Les opérations minières ont également été impactées par des retards dans la livraison des explosifs sur le site</em><em>&nbsp;[…]&nbsp;</em><em>et devraient être bientôt corrigé</em><em>e</em><em>s afin de minimiser les retards.</em><em> »</em>, a souligné Bernard Aylward, PDG de Kodal Minerals.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-finaliser-les-exigences-relatives-a-un-permis-d-exportation"><strong>Finaliser les exigences relatives à un permis d’exportation</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">C’est dans ce décor que le professeur Amadou Keïta, ministre des Mines, flanqué du général Ousmane Wele, gouverneur de Bougouni, a chaussé ses bottes pour visiter le site. Une visite saluée comme un acte politique autant que symbolique. Oui, le projet avance,  la main-d’œuvre malienne est mise à contribution et le stock de spodumène s’accumule. Mais non, le permis d’exportation n’est pas encore là. Et c’est tout le paradoxe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car sans ce précieux sésame administratif, les tonnes de minerai pourraient bien finir comme les rêves d’un Mali minier autonome&nbsp;: bloqués sur le tarmac de l’administration, en attente de feu vert. C’est ce que Bernard Aylward, PDG de Kodal Minerals, a martelé aux autorités lors de cette visite&nbsp;: le projet est mûr pour l’envol, les partenaires internationaux sont prêts, les ports de San Pedro et Abidjan en Côte d’Ivoire attendent leur cargaison.&nbsp;<em>« Je suis heureux de confirmer que l’équipe du LMLB continue de travailler en étroite collaboration avec le gouvernement du Mali pour finaliser les exigences relatives à un permis d’exportation. Une fois accordé, le permis d’exportation permettra, entre autres, le transport des importants stocks de concentré de spodumène vers les ports pour expédition vers&nbsp;Chine</em><em> », a-t-il expliqué.&nbsp;</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le lithium, pour qui sait lire les signaux faibles, est plus qu’un minerai. Il est au cœur de la transition énergétique mondiale, la clef des batteries, des véhicules électriques, du stockage d’énergie solaire. En clair, de tout ce vers quoi le monde se précipite. Le Mali, par la grâce géologique de Bougouni, détient une part de cette promesse.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Qui tiendra les clés d’Abidjan ? La bataille feutrée pour la présidence de la BAD entre stratégies africaines et jeux d’influence internationaux</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 May 2025 12:47:38 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Économie]]></category>
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<p>Découvrez les enjeux de la Présidence de la BAD avec les candidats et alliances qui pourraient changer l'élection à Abidjan.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À quelques jours du vote à Abidjan, la succession d’Akinwumi Adesina à la tête de la BAD s’intensifie en coulisses. Cinq candidats, des jeux d’alliance discrets, et une surprise : le soutien affiché du Mali à la candidature mauritanienne de Sidi Ould Tah, dans une bataille où chaque voix pourrait faire basculer l’élection.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><br>Le compte à rebours est enclenché. Dans dix jours exactement, à huis clos, loin des micros et des caméras, les actionnaires de la Banque africaine de développement désigneront le <a href="https://www.jeuneafrique.com/1675098/economie-entreprises/avant-akinwumi-adesina-ces-presidents-qui-ont-marque-lhistoire-de-la-bad/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">successeur d’Akinwumi Adesina</a>. Le 29 mai au soir, Abidjan connaîtra enfin le nom du futur maître du <a href="https://www.jeuneafrique.com/1679247/economie-entreprises/banque-africaine-de-developpement-cinq-candidats-mais-un-seul-veritable-programme/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">coffre-fort panafricain</a>, un poste où se croisent ambitions nationales, équilibres régionaux et intérêts extra-africains.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.afdb.org/fr/news-and-events/press-releases/liste-officielle-des-candidats-lelection-du-prochain-president-de-la-banque-africaine-de-developpement-81171" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Cinq noms</a> sont en lice, cinq parcours qui s’affrontent en silence : le Sénégalais Amadou Hott, ancien ministre de l’Économie ; la Sud-Africaine Swazi Tshabalala, actuelle numéro deux de la BAD ; le Tchadien Mahamat Abbas Tolli, patron sortant de la BEAC ; le Zambien Samuel Maimbo, haut cadre de la Banque mondiale ; et enfin, le Mauritanien Sidi Ould Tah, technocrate aguerri et homme fort de la Banque arabe de développement.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-election-verrouillee-une-salle-interdite-aux-curieux"><strong>Une élection verrouillée, une salle interdite aux curieux</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Comme le veut la tradition, le vote se déroulera à huis clos, sans la présence même du président sortant. Seuls les délégués des 81 États actionnaires – 54 africains, 27 non-africains – auront voix au chapitre. Des délégués soigneusement mandatés par leurs gouvernements respectifs, chacun pesant en fonction de ses parts dans le capital. Un scrutin à double majorité, où les voix africaines doivent se conjuguer avec celles des bailleurs internationaux, des États-Unis à la Chine, en passant par le Japon, la France ou le Canada.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est dans ce contexte de manœuvres diplomatiques que le Sahel a décidé de jouer une carte qu’on n’attendait pas forcément. Ce lundi 19 mai, une délégation de Nouakchott, conduite par la ministre mauritanienne de l’Hydraulique, Amal Mint Maouloud, a été <a href="https://web.facebook.com/share/p/1YKD1G2FN7/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">reçue par Assimi Goïta à Bamako</a>. Officiellement pour réaffirmer les liens de fraternité entre la Mauritanie et le Mali. Officieusement – et surtout – pour demander un soutien politique clair en faveur de la candidature de Sidi Ould Tah.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mission accomplie, selon la ministre mauritanienne qui, à sa sortie d’audience, s’est dite porteuse d’un message d’encouragement du président malien. Mieux encore, elle assure repartir avec le soutien affirmé du <a href="https://saheltribune.com/lutte-contre-covid-19-bad-accorde-28319-milliards-fcfa-mali/">Mali</a>.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-sidi-ould-tah-la-carte-discrete-mais-solide"><strong>Sidi Ould Tah, la carte discrète mais solide</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Trente ans d’expérience, une carrière jalonnée de hautes fonctions ministérielles, deux mandats à la tête d’une grande institution de développement… Le CV du Mauritanien a de quoi séduire. À en croire Nouakchott, son programme colle aux besoins des pays africains et promet une <a href="https://www.afdb.org/fr" target="_blank" rel="noreferrer noopener">BAD</a> plus proche des réalités de terrain. Un argument qui pourrait séduire le bloc sahélien, AES.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais face à lui, la concurrence est rude. Amadou Hott peut compter sur Dakar et les poids lourds de la CEDEAO. Swazi Tshabalala part avec l’avantage d’être en interne, déjà familière des rouages de la Banque. Mahamat Abbas Tolli joue la carte de l’Afrique centrale, et Samuel Maimbo bénéficie de solides soutiens à Washington.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Rien ne dit que le premier tour sera décisif. Historiquement, les élections à la <a href="https://saheltribune.com/lutte-contre-covid-19-hcr-bad-g5-sahel-rescousse-pays-sahel/">BAD</a> se jouent en plusieurs manches, les candidats devant réunir la double majorité des actionnaires africains et non-africains. Un équilibre précaire où les petits États peuvent faire basculer les calculs des grands.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-abidjan-theatre-des-ambitions-africaines"><strong>Abidjan, théâtre des ambitions africaines</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que les délégations se préparent à rejoindre la capitale ivoirienne, les lignes continuent de bouger. Le soutien du Mali à Sidi Ould Tah en est la preuve : rien n’est figé, tout reste à négocier. Alliances régionales, engagements croisés, promesses d’appui… les conversations se multiplient dans les coulisses.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 29 mai, à Abidjan, le rideau tombera. D’ici là, les prétendants affûtent leurs réseaux. Le poste est stratégique, les ambitions nombreuses. Et sur l’échiquier africain, chaque pièce compte.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Abidjan sous le choc : une mosquée en construction s&#8217;effondre, huit décès</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 Aug 2024 19:53:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Billet d'humeur]]></category>
		<category><![CDATA[Abidjan]]></category>
		<category><![CDATA[construction]]></category>
		<category><![CDATA[Côte d&#039;Ivoire]]></category>
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<p>Découvrez le tragique effondrement d'une mosquée en construction à Akouédo, Abidjan, qui a coûté la vie à huit travailleurs et blessé gravement deux autres.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Une mosquée en construction s&rsquo;est effondrée lors de la prière à Akouédo, Abidjan, causant la mort de huit travailleurs et en blessant gravement deux autres. Ce drame, le dernier d&rsquo;une série d&rsquo;effondrements tragiques dans la ville, soulève des questions urgentes sur la sécurité des constructions.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a des jours où l’horreur frappe sans prévenir, transformant des moments de recueillement en tragédie. Jeudi 15 août, alors que des fidèles se rassemblaient pour la prière dans une mosquée en construction à Akouédo, un quartier de l&rsquo;est de Cocody à Abidjan, le drame a frappé. Le plancher du deuxième étage s’est effondré, emportant avec lui la vie de huit hommes et en blessant grièvement deux autres. Des ouvriers, des vitriers, des installateurs de climatisation, tous venus pour travailler et prier, ont trouvé la mort sous les décombres de ce qui devait être un lieu sacré.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-l-imam-et-le-muezzin-sortis-indemnes-nbsp"><strong>L&rsquo;imam et le muezzin sortis indemnes&nbsp;</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">À quel moment la foi se heurte-t-elle à la fatalité ? Comment expliquer que dans un espace destiné à la prière, au lien avec le divin, la tragédie se produise avec une telle brutalité ? Ce jeudi après-midi, aux alentours de 16 heures, les prières ont été interrompues par le fracas des décombres, laissant derrière elles un silence lourd de tristesse et d’incompréhension.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n’est malheureusement pas un incident isolé. Abidjan, vibrant centre économique de la Côte d&rsquo;Ivoire, semble être devenue le théâtre d’effondrements meurtriers. En juin dernier, un immeuble s’écroulait à la Riviera Palmeraie, causant la mort de deux personnes et en blessant seize autres. Et maintenant, c’est une mosquée en construction qui s’effondre, rappelant cruellement que derrière ces incidents se cache peut-être une négligence systématique, un laxisme qui coûte des vies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La prière, ce moment de paix intérieure, a été interrompue par le chaos. L&rsquo;imam et le muezzin ont été épargnés, comme si le destin avait décidé de leur offrir une seconde chance, mais dix autres personnes se sont retrouvées sous les gravats. Leurs corps, sortis un à un par les sapeurs-pompiers, rappellent le poids de chaque vie perdue dans ce désastre.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-drame-d-akouedo-est-un-appel-a-la-vigilance"><strong>Le drame d’Akouédo est un appel à la vigilance</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">On se demande alors : pourquoi cela arrive-t-il si souvent ? Est-ce la faute de la précipitation à construire, de la qualité douteuse des matériaux, ou peut-être de l’absence de contrôle rigoureux ? Les raisons sont nombreuses, mais aucune ne justifie que des hommes et des femmes perdent la vie dans des conditions aussi atroces. La police a ouvert une enquête, mais combien d’enquêtes ont déjà été ouvertes, combien de fois a-t-on promis de faire la lumière sur ces drames, sans que rien ne change réellement ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">À Akouédo, ce qui devait être un lieu de prière et de paix s’est transformé en tombeau pour huit travailleurs, des hommes qui ne faisaient que leur devoir, qui ne demandaient qu’à rentrer chez eux après une journée de labeur. Leurs familles sont aujourd’hui en deuil, et toute une communauté se retrouve à chercher des réponses.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est grand temps que ces tragédies cessent. Il est grand temps que les mots « <em>effondrement</em> » et « <em>mort</em> » ne soient plus associés à Abidjan. Il est grand temps que les autorités prennent des mesures concrètes pour assurer la sécurité des constructions dans cette ville qui ne cesse de grandir. Parce que derrière chaque bâtiment qui s’effondre, ce sont des vies qui sont brisées, des familles qui pleurent, et une ville qui perd un peu de son âme.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le drame d’Akouédo est un appel à la vigilance, à la responsabilité, et à l’action. Pour que plus jamais la prière ne soit interrompue par le fracas des décombres.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
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