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	<title>Archives des Abdourahamane Tiani &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des Abdourahamane Tiani &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>À Lomé, le Mali appelle à « travailler avec le Sahel », pas à sa place</title>
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		<pubDate>Sun, 19 Apr 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le discours d'Abdoulaye Diop à Lomé appelle à une refonte des approches internationales pour une sécurité durable.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Lors du lancement de la stratégie Sahel du Togo, le chef de la diplomatie malienne, Abdoulaye Diop, a plaidé pour une refonte des approches internationales dans la lutte contre le terrorisme. Au cœur de son message : souveraineté, coopération régionale et rejet des modèles imposés de l’extérieur.</em></strong></p>



<p>Réuni à Lomé le 18 avril, à l’occasion du lancement de la stratégie Sahel du Togo, le ministre malien des Affaires étrangères a salué une initiative «&nbsp;<em>inclusive</em>&nbsp;» et adaptée aux réalités sécuritaires de la région. Devant les autorités togolaises et plusieurs partenaires internationaux, Abdoulaye Diop a insisté sur la nécessité d’une action concertée, respectueuse des États directement concernés.</p>



<p>Le diplomate a notamment transmis les remerciements des autorités maliennes, à leur tête le général d’armée Assimi Goïta, au président togolais Faure Gnassingbé pour son engagement en faveur de la stabilité régionale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-sahel-nbsp-victime-de-crises-venues-d-ailleurs-nbsp"><strong>Le Sahel, «&nbsp;victime de crises venues d’ailleurs&nbsp;»</strong></h2>



<p>Dans un discours aux accents politiques, Bamako a rappelé sa lecture des crises sahéliennes. Pour le Mali, celles-ci ne sont pas uniquement endogènes. Abdoulaye Diop a pointé des facteurs externes, évoquant notamment l’intervention occidentale en Libye comme élément déclencheur d’une instabilité durable.</p>



<p>Au-delà du diagnostic, il a appelé à une compréhension globale du phénomène terroriste, intégrant ses dimensions sécuritaires mais aussi sociales, économiques et géopolitiques. Une approche «&nbsp;<em>holistique</em>&nbsp;», selon ses termes, qui guide désormais l’action des pays sahéliens.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-alliance-des-etats-du-sahel-comme-pivot"><strong>L’Alliance des États du Sahel comme pivot</strong></h2>



<p>Le ministre a longuement défendu la dynamique de l’Alliance des États du Sahel (AES), créée en juillet 2024 par le Mali, le Burkina Faso et le Niger. Il a mis en avant les résultats obtenus en matière de sécurité, de diplomatie et de développement, autour d’un triptyque devenu central : défense, diplomatie et développement.</p>



<p>Aux côtés du capitaine Ibrahim Traoré et du général Abdourahamane Tiani, le président malien incarne, selon Bamako, une nouvelle vision régionale fondée sur l’intégration et la souveraineté.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-critique-assumee-des-interventions-exterieures"><strong>Une critique assumée des interventions extérieures</strong></h2>



<p>Le cœur du message malien réside dans une remise en cause des stratégies internationales. Trop nombreuses, mal coordonnées et parfois déconnectées du terrain, ces initiatives doivent, selon Bamako, être repensées.</p>



<p>«&nbsp;<em>Travailler avec le Sahel et non sur le Sahel</em>&nbsp;», a insisté Abdoulaye Diop, appelant les partenaires à soutenir les politiques nationales plutôt qu’à s’y substituer. Une critique directe des approches jugées paternalistes, voire contre-productives.</p>



<p>Le ministre a également évoqué la nécessité de développer des mécanismes de sécurité «&nbsp;<em>endogènes</em>&nbsp;», financés et pilotés par les Africains eux-mêmes.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-question-sensible-de-la-confiance-regionale"><strong>La question sensible de la confiance régionale</strong></h2>



<p>Autre point central : la coopération sécuritaire. Si celle-ci est jugée indispensable, elle reste entravée par un déficit de confiance entre États. Bamako appelle à des partenariats pragmatiques, d’abord bilatéraux, avant d’élargir progressivement la coopération.</p>



<p>Le ministre a aussi évoqué, sans les nommer, certains pays accusés de soutenir ou d’abriter des groupes armés, soulignant que la lutte contre le terrorisme exige une définition commune de la menace.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-vers-une-recomposition-geopolitique-ouest-africaine"><strong>Vers une recomposition géopolitique ouest-africaine</strong></h2>



<p>Dans un contexte marqué par la coexistence de blocs régionaux, le Mali appelle à une nouvelle articulation entre les différentes organisations d’Afrique de l’Ouest. L’objectif : préserver les intérêts des populations tout en évitant la fragmentation des initiatives.</p>



<p>«&nbsp;<em>Nos destins sont liés</em>&nbsp;», a conclu Abdoulaye Diop, plaidant pour une coopération fondée sur la solidarité, la transparence et le respect mutuel.</p>



<p>Au-delà du cadre diplomatique, l’intervention malienne à Lomé s’apparente à une déclaration de doctrine. Elle confirme l’orientation stratégique de Bamako : affirmation de la souveraineté, rejet des ingérences et promotion d’un partenariat redéfini avec la communauté internationale.</p>



<p>Dans une région en recomposition, le Sahel entend désormais peser sur les règles du jeu.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>« Aucun Algérien, aucun Africain ne saurait comprendre que l&#8217;Algérie prête son territoire pour agresser un pays africain », le général Tiani. </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Feb 2026 07:43:52 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La déclaration de Tiani en Algérie met en lumière les relations historiques et la volonté de renforcer la coopération entre les États.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>En visite officielle de deux jours en Algérie, le chef du régime nigérien le général Abdourahamane Tiani a publiquement remercié son homologue Abdelmadjid Tebboune pour son soutien diplomatique, tout en dénonçant les pressions extérieures visant son pays. Au cœur de sa déclaration : une phrase lourde de sous-entendus géopolitiques — « aucun Algérien, aucun Africain ne saurait comprendre que l’Algérie prête son territoire pour agresser un pays africain ». </em></strong></p>



<p>À l’issue de son déplacement des 15 et 16 février 2026, le président nigérien a insisté sur la « <em>fraternité</em> » et les « <em>relations historiques </em>» unissant les deux États. Il a surtout affirmé que cette visite illustrait la volonté commune de renforcer la coopération bilatérale. Sécurité, énergie, transports, commerce ou formation. Une feuille de route qui se veut large et structurante.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-declaration-politique-a-forte-charge-symbolique"><strong>Une déclaration politique à forte charge symbolique</strong></h2>



<p>Parmi les projets cités figurent notamment un chemin de fer transfrontalier, un port sec à Agadez, ou encore des infrastructures sanitaires et éducatives à Zinder et Niamey. Pour Niamey, ces initiatives doivent incarner une coopération « <em>concrète</em> » et durable capable de résister aux tensions internationales.</p>



<p>Mais au-delà des annonces économiques, c’est le message diplomatique qui retient l’attention. Tiani a salué la position d’Alger après le coup d’État du 26 juillet 2023 au Niger. Il a souligné que les autorités algériennes avaient rejeté toute option militaire contre son pays.</p>



<p>Dans une allusion transparente aux débats régionaux ayant suivi la prise de pouvoir des militaires, il a dénoncé les « <em>tentatives néocolonialistes </em>» et les pressions exercées, selon lui, par certaines puissances étrangères et organisations internationales. Sa formule la plus commentée — affirmant qu’aucun Africain ne comprendrait que l’Algérie serve de base pour attaquer un État africain — sonne comme un avertissement adressé aux partisans d’une intervention armée, mais aussi de l’implication quasi-régulière de l’Algerie dans des manoeuvres de déstabilisation du Mali.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-cas-malien-nbsp"><strong>Le cas malien&nbsp;</strong></h2>



<p>Depuis 2024-2025, les autorités de transition maliennes dénoncent le jeu trouble d’Alger,&nbsp; dans le conflit malien. Dans un communiqué publié en janvier 2025, Bamako évoquait « <em>la persistance d’actes d’ingérence </em>» et affirmait que l’Algérie avait offert un soutien logistique à des groupes terroristes. Des dénonciations qu’Alger n’a cessé de rejeter.</p>



<p>Dans la nuit du 31 mars au 1er avril 2025, un drone Akıncı appartenant au Mali a été détruit à Tin Zaouatine par les forces de Algérie. Alger affirmait qu’il avait violé son espace aérien. Une version contestée par les autorités maliennes, qui assurent avoir fourni des éléments pour réfuter cette accusation.</p>



<p>Ces propos du président Tiani pourrait également viser la présence sur le territoire algérien de certains opposants politiques maliens qui poursuivent, depuis l’étranger, des activités hostiles à l’État malien.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-sahel-terrain-d-une-recomposition-politique"><strong>Le Sahel, terrain d’une recomposition politique</strong></h2>



<p>Le chef du régime nigérien a inscrit sa visite dans une lecture plus large : celle d’une « <em>page de l’histoire du Sahel</em> » en train de s’écrire. Selon lui, chaque pays devra choisir sa position face aux recompositions régionales, entre alliances sécuritaires, souveraineté nationale et rivalités d’influence.</p>



<p>Dans ce contexte, Alger apparaît pour Niamey comme un partenaire stratégique capable d’offrir à la fois un soutien politique et une profondeur diplomatique. L’Algérie, puissance régionale prudente mais influente, s’est en effet imposée ces dernières années comme un acteur clé des médiations sahéliennes.</p>



<p>En clôturant son allocution, Tiani a insisté sur la nécessité de « <em>ne jamais trahir les aspirations du peuple </em>» et de privilégier le dialogue pour surmonter les tensions régionales. Derrière les remerciements protocolaires, son discours dessine toutefois la ligne politique de consolidation des alliances africaines pour contrer les ingérences extérieures.</p>



<p>Dans un contexte international fragmenté, cette visite et ses déclarations confirment que la bataille d’influence autour du Sahel ne se joue plus seulement sur le terrain militaire ou économique, mais aussi dans l’arène symbolique des discours et des positionnements diplomatiques.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Algérie–Niger : Tiani et Tebboune scellent un partenariat stratégique face aux défis du Sahel</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Feb 2026 22:54:44 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La visite du président Tiani en Algérie renforce les relations entre Niamey et Alger face aux défis sécuritaires du Sahel.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>À l’issue de la visite officielle du président nigérien Abdourahamane Tiani à Algérie, les autorités de Niamey et d’Alger ont affiché une convergence stratégique face aux recompositions sécuritaires et économiques du Sahel. Au-delà des déclarations de fraternité, le rapprochement avec le président Abdelmadjid Tebboune traduit la volonté des deux capitales de consolider un axe bilatéral structurant, fondé sur la souveraineté, la coopération énergétique et la coordination sécuritaire, dans un contexte régional marqué par l’incertitude et la redéfinition des partenariats.</em></strong></p>



<p>La visite d&rsquo;amitié et de travail du président nigérien Abdourahamane Tiani en Algérie, à l’invitation de son homologue Abdelmadjid Tebboune, marque une nouvelle étape dans le renforcement des relations bilatérales. À l’issue de deux jours d’échanges, les deux chefs d’État ont affiché une convergence de vues sur les enjeux sécuritaires, économiques et politiques, tout en réaffirmant leur volonté commune de bâtir des solutions régionales aux crises du Sahel.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-relation-exemplaire-face-aux-turbulences-regionales"><strong>Une relation « exemplaire » face aux turbulences régionales</strong></h2>



<p>Effectuée les 15 et 16 février 2026, la visite du chef de l’État nigérien s’inscrit dans un contexte régional marqué par des défis sécuritaires persistants et des recompositions géopolitiques. Dans leur communiqué conjoint, les deux dirigeants ont insisté sur leur détermination à préserver « <em>l’exemplarité</em> » des relations entre leurs pays et à renforcer leur solidarité face aux menaces communes.</p>



<p>Les présidents ont réaffirmé leur attachement aux principes fondamentaux qui structurent leur coopération, à savoir le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale, la non-ingérence dans les affaires intérieures et la solidarité active.</p>



<p>Ils ont également souligné leur conviction que l’avenir du Sahel doit être construit par les États de la région eux-mêmes, à travers des solutions locales et inclusives, tout en réitérant leur rejet de toute ingérence étrangère. «&nbsp;<em>L&rsquo;avenir du Sahel sera construit par les pays de la région eux-mêmes, à travers des solutions locales et inclusives.</em>&nbsp;», lit-on dans le communiqué final.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-securite-coordination-renforcee-contre-le-terrorisme"><strong>Sécurité : coordination renforcée contre le terrorisme</strong></h2>



<p>Face à la persistance des menaces terroristes et à la criminalité transfrontalière, Alger et Niamey ont exprimé leur vive préoccupation. Les deux chefs d’État ont affirmé que la sécurité de l’un est indissociable de celle de l’autre.</p>



<p>Dans cet esprit, ils sont convenus de réactiver immédiatement les mécanismes bilatéraux afin de renforcer le contrôle des frontières et de coordonner leurs stratégies de lutte contre le terrorisme et les trafics illicites.</p>



<p>Les deux dirigeants ont décidé de maintenir leurs relations diplomatiques au plus haut niveau et de relancer les mécanismes de coopération bilatérale. La tenue de la Haute Commission mixte algéro-nigérienne à Niamey avant la fin du premier semestre 2026 a été confirmée, ainsi que l’organisation de consultations politiques régulières.</p>



<p>Ils ont également convenu d’accélérer l’adoption d’accords de coopération dans plusieurs secteurs clés, notamment la recherche géologique et minière, l’entrepreneuriat, la numérisation, la culture, la jeunesse et la formation.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-convergence-sur-les-enjeux-africains-et-internationaux"><strong>Convergence sur les enjeux africains et internationaux</strong></h2>



<p>Conscients du potentiel de leurs échanges, les deux pays ont décidé d’accélérer plusieurs projets structurants, dont la route transsaharienne, la dorsale à fibre optique et le projet de gazoduc transsaharien.</p>



<p>La coopération énergétique, notamment dans les hydrocarbures et les énergies renouvelables, figure également parmi les priorités, avec une attention particulière portée à l’électrification des zones rurales frontalières.</p>



<p>Les deux États entendent aussi faciliter les échanges commerciaux par la simplification des procédures douanières, la création de marchés frontaliers organisés et le lancement d’une étude sur la création d’une zone de coopération frontalière intégrée.</p>



<p>Sur le plan diplomatique, Alger et Niamey ont affiché une convergence de vues sur les grandes questions régionales et internationales, plaidant pour des solutions politiques africaines aux crises du continent et pour une restructuration du système sécuritaire régional.</p>



<p>Les deux présidents ont également appelé à une réforme du système financier international afin de garantir un accès plus équitable des pays africains aux financements climatiques et de développement.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-nouvelle-etape-dans-un-partenariat-historique"><strong>Une nouvelle étape dans un partenariat historique</strong></h2>



<p>Les deux chefs d’État se sont félicités d’une visite qualifiée d’historique, ouvrant « <em>une nouvelle ère de coopération confiante et ambitieuse </em>». Ils ont exprimé leur volonté de se rencontrer régulièrement afin d’évaluer les progrès accomplis et de renforcer la dynamique de rapprochement entre leurs peuples.</p>



<p>Au terme de la visite, Abdourahamane Tiani a remercié les autorités et le peuple algériens pour l’accueil « <em>chaleureux et fraternel </em>» qui lui a été réservé, avant d’inviter Abdelmadjid Tebboune à effectuer une visite d’État au Niger — invitation acceptée, la date devant être fixée par voie diplomatique.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Uranium : le Niger ferme la porte aux pressions extérieures</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 15 Feb 2026 15:39:15 +0000</pubDate>
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<p>Le général Tiani évoque la lutte du Niger pour protéger ses ressources, incluant l'uranium, contre des acteurs extérieurs.</p>
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<p><strong><em>Le général Abdourahamane Tiani a livré un message à la nation d’une rare intensité, dressant un panorama complet de la situation sécuritaire, économique et diplomatique du Niger. Durant plus de trois heures d’entretien retransmis sur la RTN, il a dénoncé avec fermeté les ingérences </em></strong><strong><em>extérieures</em></strong><strong><em>, pointant particulièrement la responsabilité de la France dans plusieurs dossiers sensibles. Le dirigeant nigérien a réaffirmé la détermination du pays à défendre sa souveraineté, à protéger ses ressources et à consolider son indépendance stratégique.</em></strong></p>



<p>Revenant sur l’attaque contre l’aéroport de Niamey, revendiquée par l’État islamique, le président Tiani a rejeté cette version, affirmant qu’il s’agissait d’un groupe de mercenaires financés par des acteurs étrangers hostiles au Niger. Selon lui, l’objectif était de détruire les capacités aériennes nationales. Il a assuré que les forces nigériennes avaient fait preuve d’un courage exemplaire, repoussant l’assaut malgré une faille identifiée dans le dispositif sécuritaire, désormais corrigée pour prévenir toute récidive.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-attaque-planifiee-et-soutenue-par-des-acteurs-exterieurs"><strong>Une attaque planifiée et soutenue par des acteurs extérieurs</strong></h2>



<p>Le chef de l’État a révélé que cette attaque avait été minutieusement planifiée plusieurs mois auparavant, lors d’une réunion tenue du 15 au 19 juillet 2025 sur le site aurifère de Yabley. Il a affirmé que cinq agents français y avaient participé, démontrant selon lui l’existence d’un agenda de déstabilisation visant le Niger. L’assaut, initialement prévu pour décembre 2025, a finalement été exécuté fin janvier 2026, mobilisant un important dispositif motorisé composé de groupes armés affiliés à plusieurs organisations terroristes.</p>



<p>Le président Tiani a également dénoncé la collaboration financière de certains pays étrangers dans cette opération, citant explicitement la France, la Côte d’Ivoire et le Bénin. Il a rappelé que ces accusations ne relevaient pas de spéculations, mais d’informations vérifiées par les services nigériens. Malgré ces tentatives d’affaiblissement, il a salué la résilience des forces de défense et de sécurité, qui ont empêché la destruction des infrastructures stratégiques et évité une série d’attaques simultanées prévues dans la région de Tillabéri.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-reprise-du-controle-economique-et-souverainete-sur-les-ressources"><strong>Reprise du contrôle économique et souveraineté sur les ressources</strong></h2>



<p>Sur le plan économique, le président nigérien a insisté sur la nécessité pour le pays de reprendre pleinement le contrôle de ses ressources naturelles. Il a rappelé que le pétrole, comme d’autres richesses, ne profitait pas encore suffisamment aux Nigériens. Selon lui, le pays n’était pas maître à 100 % de ses ressources, une situation qu’il juge inacceptable. Le Niger s’est donc engagé dans un processus de réappropriation, un chantier long mais indispensable pour garantir un développement souverain et équitable.</p>



<p>La question de l’uranium occupe une place centrale dans cette dynamique. Depuis la nationalisation de la Somaïr en juin 2025, Niamey et le groupe français Orano s’opposent sur la propriété et la gestion des stocks. Le président Tiani a rappelé que l’uranium extrait à Arlit appartient désormais pleinement au Niger. Il s’est toutefois dit disposé à restituer à la France la part correspondant à la période antérieure à la reprise du site, soulignant la transparence et la bonne foi du Niger dans ce dossier.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-bras-de-fer-juridique-et-strategique-autour-de-l-uranium"><strong>Un bras de fer juridique et stratégique autour de l’uranium</strong></h2>



<p>Malgré cette ouverture, le Niger conteste fermement les accusations françaises et dénonce les procédures judiciaires engagées à Paris et devant le Cirdi. Niamey reproche à Orano des préjudices environnementaux accumulés durant des années d’exploitation. Une cargaison d’environ 1 000 tonnes de yellow cake reste d’ailleurs bloquée à l’aéroport de Niamey, symbole d’un bras de fer qui illustre la volonté nigérienne de ne plus laisser ses ressources stratégiques être gérées au détriment de l’intérêt national.</p>



<p>Le président Tiani a réaffirmé que l’uranium nigérien est désormais la propriété exclusive du peuple. Depuis juillet 2023, cette ressource n’est plus considérée comme un actif contrôlé par des puissances extérieures. Le Niger reste ouvert à la coopération internationale, mais uniquement avec des partenaires sérieux, respectueux et non animés par une logique de domination. Cette nouvelle doctrine place la souveraineté au cœur de toute négociation, garantissant que les richesses du sous-sol serviront enfin le développement du pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-nouvelle-ere-de-dignite-et-de-partenariats-equilibres"><strong>Une nouvelle ère de dignité et de partenariats équilibrés</strong></h2>



<p>Le dirigeant nigérien a dénoncé les attitudes condescendantes et prédatrices de certains acteurs étrangers, rappelant que le Niger n’acceptera plus aucune forme d’ingérence. Il a insisté sur la nécessité de bâtir des partenariats équilibrés, fondés sur le respect mutuel. Cette vision marque une rupture profonde avec les pratiques antérieures et ouvre une nouvelle ère où le Niger entend définir lui-même les conditions d’exploitation de ses ressources, dans une logique de dignité, de justice et de prospérité nationale.</p>



<p>À travers ce discours, le Niger affirme clairement sa volonté de tracer sa propre voie, loin des pressions extérieures. Le pays se positionne comme un acteur souverain, déterminé à protéger ses intérêts stratégiques et à renforcer sa sécurité. En dénonçant les tentatives de déstabilisation et en réaffirmant le contrôle national sur l’uranium, le président Tiani rappelle que le Niger ne reculera devant aucune intimidation et poursuivra son chemin vers une indépendance totale et assumée.</p>



<p><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Au Niger, l’attaque de l’aéroport de Niamey ravive les tensions diplomatiques avec Abidjan</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 30 Jan 2026 20:35:46 +0000</pubDate>
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<p>L'attaque de l’aéroport de Niamey révèle des tensions croissantes entre le Niger et la Côte d’Ivoire, une crise sécuritaire à suivre.</p>
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<p><strong><em>Après une tentative d’attaque contre l’aéroport international de Niamey, dans la nuit de mercredi 28 janvier au jeudi 29 janvier 2026, rapidement neutralisée par les forces de sécurité nigériennes, les déclarations du président Abdourahamane Tiani ont provoqué une réaction diplomatique de la Côte d’Ivoire. Cet épisode met en lumière la crispation des relations entre les pays de l’Alliance des États du Sahel et certains États d’Afrique de l’Ouest, dans un contexte de recomposition sécuritaire et politique régionale.</em></strong></p>



<p>Une nouvelle séquence de tensions diplomatiques s’est ouverte entre le Niger et la Côte d’Ivoire, à la suite des propos tenus par le président nigérien, le général Abdourahamane Tiani, après une tentative d’attaque visant l’aéroport international de Niamey. La ministre ivoirienne des affaires étrangères, Kaba Nialé, a convoqué vendredi l’ambassadrice du Niger à Abidjan, pour lui remettre une note de protestation officielle, dénonçant des déclarations jugées contraires aux usages diplomatiques.</p>



<p>Dans un communiqué, le ministère ivoirien indique que « <em>cette convocation fait suite aux graves propos tenus récemment par les plus hautes autorités nigériennes à l’endroit de Son Excellence Monsieur Alassane Ouattara </em>». Abidjan dit avoir exprimé sa « v<em>ive indignation</em> » et condamné « <em>avec la plus grande fermeté</em> » ces accusations auprès de la diplomate nigérienne.</p>



<p>À Niamey, les autorités défendent pourtant un discours qu’elles estiment dicté par l’urgence sécuritaire et par la nécessité de nommer ce qu’elles considèrent comme des menaces extérieures contre la stabilité du pays et de la Confédération des États du Sahel (AES), qui regroupe le Niger, le Mali et le Burkina Faso.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-attaque-rapidement-contenue"><strong>Une attaque rapidement contenue</strong></h2>



<p>Selon les autorités nigériennes, une tentative d’infiltration armée a visé l’aéroport international de Niamey. Des assaillants qualifiés de « <em>mercenaires téléguidés</em> » ont été repoussés en moins de vingt minutes grâce à l’intervention conjointe des Forces de défense et de sécurité nigériennes et de leurs partenaires.</p>



<p>Plusieurs combattants ont été neutralisés, d’autres mis en fuite. Cette attaque a été revendiquée vendredi par l’organisation État islamique, selon SITE, un groupe spécialisé dans la surveillance des mouvements jihadistes.&nbsp;</p>



<p>Quelques heures après les faits, le président Abdourahamane Tiani s’est rendu sur place pour féliciter les forces engagées dans l’opération. Une démarche qui s’inscrit dans une stratégie de communication désormais assumée par les autorités de transition : montrer leur capacité à garantir la sécurité nationale dans un contexte régional instable.</p>



<p>« <em>Nous rappelons aux sponsors de ces mercenaires, notamment Emmanuel Macron, Patrice Talon et Alassane Ouattara, que nous les avons suffisamment entendus aboyer et qu’ils s’apprêtent, eux aussi, à leur tour, à nous entendre rugir</em> », a déclaré le chef de l’État, dans un discours aux accents souverainistes, dénonçant des tentatives d’ingérence.</p>



<p>Ces propos ont provoqué une réaction immédiate de la Côte d’Ivoire. Abidjan a exprimé sa « <em>vive indignation </em>» face à des déclarations perçues comme portant atteinte à l’honneur du président Alassane Ouattara et au peuple ivoirien.</p>



<p>Le gouvernement ivoirien rappelle son attachement au dialogue et à la paix dans la sous-région, tout en avertissant qu’il ne saurait tolérer des actes susceptibles de « <em>compromettre sérieusement la qualité des relations bilatérales</em> ».</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-discours-securitaire-assume-a-niamey"><strong>Un discours sécuritaire assumé à Niamey</strong></h2>



<p>Du point de vue nigérien, ces déclarations s’inscrivent dans un contexte de pression multiforme : attaques armées, sanctions économiques passées, isolement diplomatique et recomposition des alliances régionales depuis la rupture avec la CEDEAO et la création de l’AES.</p>



<p>À Niamey, les autorités estiment que la multiplication des tentatives d’actions armées traduit l’existence de réseaux hostiles cherchant à fragiliser les régimes issus des transitions militaires. Le pouvoir nigérien justifie ainsi sa rhétorique offensive comme une réponse politique à ce qu’il considère comme une guerre indirecte.</p>



<p>Pour les autorités de transition, il ne s’agit pas d’un affrontement verbal avec des États voisins, mais d’une dénonciation de soutiens extérieurs à des groupes armés, dans un climat régional marqué par la défiance et la reconfiguration des partenariats internationaux.</p>



<p>Cet épisode illustre la fragilité actuelle des relations entre les pays de l’AES et certains États côtiers d’Afrique de l’Ouest restés proches de la CEDEAO et de leurs partenaires occidentaux. Depuis les coups d’État au Mali, au Burkina Faso et au Niger, la diplomatie régionale est traversée par une ligne de fracture entre deux visions : celle de la coopération sécuritaire classique et celle d’une souveraineté affirmée face aux pressions extérieures.</p>



<p>Reste à savoir si cet échange de communiqués marquera une simple crispation passagère ou s’il s’inscrit dans une détérioration plus durable des relations entre le Niger et certains de ses voisins.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Face à la pénurie de carburant au Mali, le Niger renforce la solidarité sahélienne</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Jan 2026 17:09:57 +0000</pubDate>
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<p>La situation du carburant au Mali soulève des questions sur les sanctions pour refus de solidarité envers le Niger.</p>
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<p><strong><em>Alors que le Mali fait face à une nouvelle pénurie de carburant, le Niger a frappé fort contre les transporteurs refusant d’acheminer des hydrocarbures vers son allié sahélien. Retrait de licences, suspension de permis, réquisitions obligatoires : Niamey invoque la solidarité entre États de l’Alliance des États du Sahel (AES) pour justifier des sanctions inédites. Dans un contexte d’insécurité et de défiance envers la CEDEAO, cette entraide énergétique illustre la volonté des régimes sahéliens de faire bloc, malgré les tensions économiques et sociales qu’elle suscite.</em></strong></p>



<p>En plein cœur du Sahel, la solidarité entre les États membres de l’Alliance des États du Sahel (AES) s’exprime désormais jusque dans la gestion du carburant, ressource devenue stratégique dans un contexte de blocus, d’insécurité et de dépendance logistique. Le Niger a annoncé, en début de semaine, une série de sanctions à l’encontre d’opérateurs économiques ayant refusé de livrer des hydrocarbures à son voisin malien, en proie à une nouvelle pénurie.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-sanctions-pour-refus-de-solidarite"><strong>Des sanctions pour refus de solidarité</strong></h2>



<p>Le ministère nigérien des Transports a retiré leurs licences à 14 opérateurs de transport d’hydrocarbures et suspendu 19 permis de conduire pour non-respect d’une réquisition ordonnée par l’État. Un transporteur supplémentaire a vu son agrément suspendu pour une durée d’un an. « <em>Ce refus constitue une infraction grave aux obligations légales et réglementaires en vigueur </em>», a déclaré le ministre, le colonel-major Abdourahamane Amadou, dans un communiqué officiel.</p>



<p>Ces mesures ciblent des transporteurs ayant refusé d’acheminer du carburant vers le Mali, membre de l’AES au même titre que le Burkina Faso et le Niger. Le gouvernement nigérien entend rappeler que, dans le cadre de cette alliance sahélienne en construction, la coopération économique et énergétique n’est pas une option, mais une obligation de solidarité stratégique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-solidarite-mise-a-l-epreuve"><strong>Une solidarité mise à l’épreuve</strong></h2>



<p>Le Mali, qui dépend fortement de ses partenaires pour l’approvisionnement énergétique, fait face à une nouvelle crise du carburant. En octobre et novembre, le pays avait déjà connu une pénurie aiguë provoquée par un blocus du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), affilié à Al-Qaïda, qui avait coupé plusieurs axes de ravitaillement.</p>



<p>En réaction, Niamey avait fait preuve d’une solidarité spectaculaire : 82 camions-citernes nigériens avaient parcouru près de 1 400 kilomètres sous escorte militaire pour ravitailler Bamako, un convoi salué dans les trois capitales de l’AES comme un acte concret d’unité sahélienne face aux pressions extérieures et aux menaces des groupes armés terroristes, soutenus par des «&nbsp;<em>sponsors du chaos contrôlés&nbsp;</em>».</p>



<p>La décision du gouvernement nigérien suscite toutefois des réactions contrastées. Moussa Niandou, responsable du Syndicat démocratique des routiers du Niger (SDRN), a dénoncé la brutalité des sanctions : « <em>Nous sommes surpris par le retrait des permis de conduire. L’État aurait dû d’abord comprendre les raisons du refus avant de sanctionner </em>», a-t-il déclaré à la presse locale, plaidant pour un dialogue entre transporteurs et autorités.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-alliance-politique-et-energetique-en-construction"><strong>Une alliance politique et énergétique en construction</strong></h2>



<p>Depuis leur rupture collective avec la CEDEAO, le 29 janvier 2025, et leur rapprochement sous la bannière de l’Alliance des États du Sahel (AES) créée en 2023 — devenue par la suite en juillet 2024, une confédération— le Mali, le Burkina Faso et le Niger cherchent à bâtir un espace d’intégration politique, économique et sécuritaire autonome.</p>



<p>Dans ce cadre, la gestion partagée de l’énergie et du transport des ressources devient un test de cohésion pour ces trois régimes militaires, tous confrontés non seulement à des complots géopolitiques occasionnant une intensification des attaques terroristes mais aussi à une hostilité diplomatique croissante de leurs anciens partenaires occidentaux.</p>



<p>Dans ce contexte, assurer la continuité du flux énergétique vers le Mali dépasse la simple entraide : c’est un acte politique de résistance économique concertée entre trois États qui entendent affirmer leur souveraineté face aux crises sécuritaires et diplomatiques.</p>



<p>Si le geste nigérien est salué comme un symbole de fraternité sahélienne, il révèle aussi les fragilités d’une intégration encore balbutiante. Le corridor énergétique Niger–Mali reste exposé aux risques sécuritaires, aux contraintes budgétaires et à la complexité administrative. Mais, au-delà des sanctions et des réserves syndicales, un message politique émerge : l’AES n’est pas qu’une alliance militaire, mais une communauté de destin, où la solidarité énergétique devient une arme de souveraineté.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>De Washington à Niamey, la tentation du retrait : quand les États-Unis suivent la voie tracée par les pays de l’AES</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Jan 2026 00:21:20 +0000</pubDate>
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<p>Découvrez le retrait des États-Unis des organisations internationales et ses implications sur la souveraineté américaine.</p>
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<p><strong><em>En décidant de quitter 66 organisations internationales, dont 31 liées à l’ONU, les États-Unis de Donald Trump adoptent une posture de souveraineté qui n’est pas sans rappeler celle de la Confédération des États du Sahel (AES). Du Mali au Niger, les États sahéliens ont amorcé le même virage : celui d’un désengagement des structures jugées inefficaces ou contraires à leurs intérêts. De Koulouba à la Maison Blanche, un même mot d’ordre s’impose désormais — reprendre le contrôle.</em></strong></p>



<p>Le 7 janvier 2026, Donald Trump a signé un décret exécutif ordonnant le retrait des États-Unis de 66 organisations internationales, dont 31 institutions rattachées à l’ONU. Une décision spectaculaire, justifiée par la volonté de « <em>restaurer la souveraineté américaine » et de « cesser de financer des structures inutiles </em>».</p>



<p>Une rhétorique qui, curieusement, fait écho à celle des dirigeants de la Confédération des États du Sahel (AES), Mali, Burkina Faso et Niger, qui, depuis 2023, ont multiplié les retraits des organisations régionales jugées inefficaces ou « <em>inféodées à des intérêts étrangers </em>».</p>



<p>Quelques semaines auparavant, lors de la deuxième session du Collège des chefs d’État de l’AES, tenue à Bamako du 22 au 23 décembre 2025, le général Abdourahamane Tiani, président du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP) du Niger, avait donné le ton : « <em>L’AES se retirera de toutes les organisations inutiles, coûteuses et contraires à nos valeurs. </em>»</p>



<p>Entre les États-Unis et les pays du Sahel, deux mondes que tout semble opposer, c’est pourtant la même conviction qui s’affirme : celle d’une reprise de souveraineté face à l’ingérence institutionnelle et financière.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-quand-washington-imite-bamako"><strong>Quand Washington imite Bamako</strong></h2>



<p>Le parallèle peut surprendre. Mais il s’impose. Comme les pays de l’AES qui ont quitté la CEDEAO, l’OIF, le G5 Sahel, chassé les forces étrangères de leur pays, après les sanctions de 2022 jugées « <em>illégitimes, illégales et inhumaines </em>», Washington tourne aujourd’hui le dos à un multilatéralisme perçu comme une contrainte.</p>



<p>Trump accuse les organisations internationales de dilapider les ressources américaines au profit d’intérêts étrangers. Bamako, Ouagadougou et Niamey dénoncent, de leur côté, des institutions régionales « <em>déconnectées des réalités africaines </em>», défendant des intérêts extérieurs,  et incapables de garantir la sécurité ou la stabilité économique.</p>



<p>Dans les deux cas, le diagnostic est le même : le multilatéralisme est en crise, devenu selon ses détracteurs une machine lourde, coûteuse et parfois instrumentalisée politiquement.</p>



<p>Au Mali, le président Assimi Goïta l’avait affirmé dans son discours du 31 décembre 2025 :« <em>Notre souveraineté ne se négocie plus. Le Mali coopère, mais ne se soumet plus. </em>»</p>



<p>À Washington, Donald Trump tient un langage similaire : les États-Unis, dit-il, « <em>refusent d’être les bailleurs d’un monde qui ne respecte pas leurs intérêts</em> ».</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-effritement-du-multilateralisme-un-nouveau-tournant-mondial"><strong>L’effritement du multilatéralisme : un nouveau tournant mondial</strong></h2>



<p>Cette synchronie n’est pas anodine. Des deux côtés de l’Atlantique, la logique du retrait traduit une crise plus profonde du système international hérité de l’après-guerre. L’ONU, affaiblie par les rivalités entre grandes puissances et les blocages institutionnels, peine à incarner une gouvernance mondiale équilibrée.</p>



<p>Le retrait américain, comme celui des pays du Sahel, révèle une mutation géopolitique majeure : la fin du consensus multilatéral et le retour affirmé des États-nations.</p>



<p>Dans les capitales africaines comme à Washington, cette tendance se fonde sur la même rhétorique de rupture : « <em>nous déciderons pour nous-mêmes </em>».</p>



<p>L’AES, en promouvant une diplomatie de non-alignement et une intégration régionale autonome, cherche à bâtir une souveraineté collective à l’échelle du Sahel. Trump, de son côté, ressuscite un nationalisme économique et un isolationnisme stratégique qui rappellent l’Amérique des années 1930.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-afrique-du-sahel-laboratoire-d-une-nouvelle-souverainete"><strong>L’Afrique du Sahel, laboratoire d’une nouvelle souveraineté</strong></h2>



<p>Ce que vivent aujourd’hui le Mali, le Niger et le Burkina Faso préfigure peut-être un mouvement mondial : celui d’une désoccidentalisation de la gouvernance internationale.</p>



<p>Les dirigeants sahéliens ont souvent été raillés pour leurs critiques virulentes des institutions internationales. Pourtant, le retrait américain vient renforcer leur argument : le multilatéralisme ne répond plus aux attentes des nations souveraines, qu’elles soient du Sud ou du Nord.</p>



<p>De Niamey à Bamako, les États de l’AES plaident désormais pour une diplomatie de résultats : coopération choisie, alliances équilibrées, institutions allégées.</p>



<p>Une approche que Trump semble, à sa manière, faire sienne — en rompant avec un système perçu comme « <em>obsolète</em> » et « <em>anti-souverain </em>».</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-vers-un-nouvel-ordre-mondial-a-geometrie-variable"><strong>Vers un nouvel ordre mondial à géométrie variable ?</strong></h2>



<p>La coïncidence entre la doctrine America First et la doctrine sahélienne de souveraineté n’est peut-être pas fortuite : elle reflète le délitement de l’ordre international fondé sur l’universalité.</p>



<p>Alors que les États-Unis, première puissance mondiale, s’émancipent du cadre onusien, les nations africaines s’affirment en dehors des tutelles régionales. Dans les deux cas, la légitimité se reconstruit à l’intérieur, pas à l’extérieur.</p>



<p>Mais ce tournant comporte aussi des risques : l’éclatement du système international, l’isolement des pays et le retour à une diplomatie de rapports de force.</p>



<p>Le monde entre peut-être dans une ère nouvelle — celle des souverainetés parallèles, où chaque bloc redéfinit ses règles et ses alliances.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra </strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Fin du 2ème collège à Bamako : ce qu’il faut retenir de l&#8217;intervention des dirigeants de l’AES </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Dec 2025 15:17:36 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Analyse des discussions lors de la 2ème session du collège des chefs d'État de l'AES, unis pour la souveraineté sahélienne.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Réunis à Bamako les 22 et 23 décembre 2025 pour la 2ème session ordinaire du Collège des chefs d’État de la confédération des États du Sahel (AES), après la 1ère à Niamey le 6 juillet 2024, le général Assimi Goïta, le capitaine Ibrahim Traoré et le général Abdourahamane Tiani ont livré trois visions complémentaires de leur projet confédéral. Ces trois chefs d’Etat sont unis dans le but de bâtir une souveraineté sahélienne affranchie des tutelles extérieures.&nbsp;</em></strong></p>



<p>Au centre international de conférence de Bamako (CICB) a eu lieu, les 22 et 23 décembre 2025, la 2ème session ordinaire du Collège des chefs d’État de l’Alliance des États du Sahel (AES), créée en septembre 2023, et devenue depuis juillet 2024 une confédération politique et militaire regroupant le Mali, le Burkina Faso et le Niger. Devant de nombreux diplomates, responsables militaires et représentants de la société civile, les trois présidents sahéliens ont livré trois discours à la fois complémentaires et révélateurs de la vision politique qu’ils incarnent, à savoir la rupture assumée avec l’ordre régional hérité, en vue d’une souveraineté retrouvée.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-d-abord-un-bilan-en-forme-de-manifeste-confederal"><strong>D’abord, un bilan en forme de manifeste confédéral</strong></h2>



<p>Ouvrant cette 2ème session au CICB, le 23 décembre, le général d’Armée Assimi Goïta, président sortant de la Confédération, a dressé le bilan de sa présidence, qui a duré plus d’une année à la tête de l’AES. Dans une salle comblée de joie et parée des couleurs de l’AES, du Mali, du Niger et du Burkina Faso, le président Goïta a évoqué une « <em>nouvelle ère</em> » dans la construction politique du Sahel.</p>



<p>« <em>Depuis la création de l’AES, nous avons posé les fondations d’une coopération solide et intégrée entre nos trois États. Cette confédération est devenue une réalité politique, diplomatique et géopolitique incontournable</em> », a-t-il déclaré, avant d’annoncer la création et l’inauguration de certains organes communs, dont la Banque confédérale d’investissement et de développement (BCID-AES), la Force Unifiée (FU-AES), la chaîne de télévision AES.</p>



<p>Le président malien de la transition a également souligné le « <em>redressement moral</em> » qu’incarne le projet confédéral, face à des institutions régionales qui ont « <em>trahi les peuples au profit d’agendas extérieurs </em>». En filigrane, tout observateur averti verrait une critique à peine voilée de la CEDEAO et des nombreuses forces d’occupation étrangères qui existaient dans la zone des trois frontières sans pour autant qu’il y ait les résultats escomptés, au bout du compte.&nbsp; Il s’agit donc d’une dénonciation de leur incapacité à résoudre les crises politiques et sécuritaires qui ont secoué la sous-région.</p>



<p>Son discours, mesuré mais ferme, a pris les contours de l’acte fondateur d’un État sahélien qui assume désormais sa trajectoire autonome, sans aucune ingérence étrangère. Cette volonté d’autarcie politique et économique voire sécuritaire se voit aisément à travers des initiatives salvatrices comme la création de la BCID-AES (une banque qui financera les projets structurants des pays membres), de la Force unifiée voire de la Télévision AES. Le général Goïta a conclu sa déclaration en passant le flambeau de la présidence tournante au capitaine Ibrahim Traoré. Avant de finir, il a salué « <em>l’esprit de combat et de clarté</em> » du homologue burkinabè.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-ensuite-la-ferveur-d-un-discours-revolutionnaire"><strong>Ensuite, la ferveur d’un discours révolutionnaire</strong></h2>



<p>Le nouveau président du Collège des chefs d’État, le capitaine Ibrahim Traoré, a pris la parole dans un style tout autre, voire peu officiel. Il a transformé la salle en tribune aux accents de manifeste révolutionnaire. Fidèle à sa rhétorique directe et sans fioritures, généralement sans éléments de langage sous la main, le capitaine burkinabè a enflammé la salle par son discours habité, ponctué de la volonté&nbsp; de « <em>libération des consciences africaines </em>» afin que règne désormais une pleine souveraineté sur le continent longtemps victime d’agendas obscurs aussi bien de l’intérieur que de l’extérieur.</p>



<p>Son intervention, longuement applaudie dans la salle parce que s’adressant directement au peuple dans un langage peu diplomatique mais direct, a sonné comme un appel à la radicalité politique et à la rupture historique. Il a dénoncé « <em>le colonialisme économique </em>», le «&nbsp;<em>colonialisme mental&nbsp;</em>» ainsi que le «&nbsp;<em>colonialisme politique et sécuritaire</em>&nbsp;» incarné par la dépendance monétaire, la complaisance face à l’occident, et les accords de défense hérités des puissances extérieures ou l’ingérence dans les politiques intérieures des Etats. Il a&nbsp; réaffirmant que l’AES devait devenir «<em> le premier noyau d’une Afrique souveraine </em>».</p>



<p>« <em>L’histoire retiendra que dans le Sahel, les peuples ont choisi de se lever </em>», a-t-il poursuivi, promettant de « <em>faire du Burkina, du Mali et du Niger, les laboratoires d’un nouvel humanisme africain </em>».</p>



<p>La déclaration du nouveau président de l’AES a confirmé l’orientation idéologique de la Confédération : celle d’une révolution institutionnelle où la souveraineté, la jeunesse et la résistance deviennent les maîtres-mots d’une refondation politique assumée.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-rappel-historique-et-la-memoire-des-luttes"><strong>Le rappel historique et la mémoire des luttes</strong></h2>



<p>Moins lyrique mais profondément ancré dans la mémoire politique du Sahel, le général Abdourahamane Tiani, président du Niger, a calqué son discours sur le rappel historique des contextes de création de l’AES. Son intervention fut celui d’un pédagogue et d’un témoin, qui retrace les luttes et les erreurs du passé pour justifier la voie nouvelle ouverte par l’AES.</p>



<p>« <em>Nos peuples ont trop souvent été les spectateurs de leur propre destin. Nous avons connu les promesses de l’indépendance, puis la dépendance économique, puis les ingérences sous le masque de la coopération</em> », a-t-il rappelé, évoquant la Fédération du Mali (1959-1960) et sa dissolution comme un « <em>avertissement de l’histoire </em>». Pour le général Tiani, la Confédération AES tire précisément sa force de cette mémoire : « <em>Là où nos aînés ont échoué à cause de la division, nous réussirons par la solidarité et la lucidité. »</em></p>



<p>Le chef d’État nigérien a également mis en avant la dimension stratégique du projet commun : sécurité partagée, formation militaire intégrée, et coordination diplomatique face aux crises régionales. « <em>L’AES n’est pas une alliance contre quelqu’un, mais une alliance pour quelque chose : la survie et la dignité du Sahel</em> », a-t-il insisté.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-trois-discours-une-seule-matrice-nbsp"><strong>Trois discours, une seule matrice&nbsp;</strong></h2>



<p>En écoutant les trois dirigeants, tout analyste neutre ou objectif aura compris la complémentarité d’un triptyque discursif. Le général Goïta pour la continuité et la structuration, le capitaine Traoré pour la ferveur révolutionnaire, et le général Tiani pour la profondeur historique. Ces trois chefs d’Etat esquissent ainsi une matrice politique commune, où la souveraineté n’est plus un slogan mais une méthode de gouvernement.</p>



<p>Au-delà des effets de tribune, la session de Bamako a surtout acté le basculement d’une région longtemps considérée comme périphérique, qui entend désormais devenir centre de décision et de production politique en Afrique.</p>



<p>L’AES, qui bénéficie depuis un certain temps d’une reconnaissance internationale, reste encore confrontée à certains défis comme toute nation désireuse d’une pleine et entière souveraineté — économiques, sécuritaires et institutionnels. Mais les mots des trois chefs d’État laissent entrevoir un horizon que leurs prédécesseurs avaient cessé d’imaginer : celui d’une unité sahélienne fondée sur la conviction que la souveraineté se conquiert, elle ne se délègue pas.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Au Sahel, l’Alliance des États du Sahel trace les contours d’une souveraineté nouvelle</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mikailou Cissé]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 Dec 2025 11:14:22 +0000</pubDate>
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<p>Découvrez l'importance de l’Alliance des États du Sahel dans la géopolitique ouest-africaine et ses implications historiques.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em><strong><em>Alors que les équilibres géopolitiques se redessinent en Afrique de l’Ouest, la Confédération des États du Sahel (AES) s’impose comme une expérience politique inédite. Dans cette tribune, le philosophe Mikailou Cissé analyse la portée historique et symbolique d’un projet qui rompt avec les tutelles anciennes et revendique une souveraineté endogène. Entre recomposition régionale, résistances extérieures et adhésion populaire, l’AES se présente comme la matrice d’un nouvel horizon politique africain.</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em></em></strong></em></strong></p>



<p>Dans un monde où les puissances redéploient leurs influences sous des formes renouvelées, la dynamique sahélienne incarne une contestation vivante de l’ordre établi. Cette audace politique explique à la fois les résistances qu’elle affronte et l’espoir qu’elle suscite, bien au-delà des frontières du Sahel.</p>



<p>La recomposition géopolitique en cours ne s’appréhende pleinement qu’en la replaçant dans le désordre plus large qui traverse l’Afrique de l’Ouest. Tandis que l’Alliance des États du Sahel (AES) avance, étape par étape, vers une structuration confédérale appelée à devenir fédérale, l’ordre régional hérité révèle ses fissures, ses incohérences et ses renoncements. Ce contraste justifie la virulence des oppositions au projet autant que l’adhésion populaire qu’il suscite.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-nigeria-puissance-regionale-fragilite-interne"><strong>Nigeria : puissance régionale, fragilité interne</strong></h3>



<p>Le discours officiel sur le retrait français du Sahel illustre parfaitement cette duplicité stratégique. Loin d’un désengagement réel, il s’est agi d’un redéploiement spatial et doctrinal. Les forces spéciales françaises, opérant désormais depuis des pays côtiers comme la Côte d’Ivoire, exercent une influence directe sur les dispositifs sécuritaires de certains États, à l’image du Bénin.</p>



<p>L’armée béninoise, formellement nationale, s’insère ainsi dans une architecture de commandement et de renseignement exogène. Ce «&nbsp;<em>départ&nbsp;</em>» annoncé relevait davantage d’un geste médiatique, imposé par la pression populaire et l’effet politique de l’AES, que d’une rupture stratégique authentique.</p>



<p>Cette logique se prolonge dans l’espace nigérian. Présenté comme un pilier sécuritaire régional, le Nigeria révèle un paradoxe profond : capable de mobiliser sa puissance institutionnelle contre des menaces politiques extérieures, il demeure impuissant face à la prolifération de groupes armés sur son propre territoire.</p>



<p>Ces espaces, riches en ressources naturelles, sont devenus des économies de guerre exploitées par des bandes criminelles hybrides sous couvert d’idéologie religieuse, et convoitées par des puissances étrangères.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-l-ambivalence-du-role-americain"><strong>L’ambivalence du rôle américain</strong></h3>



<p>L’implication des États-Unis au Nigeria s’inscrit dans cette même contradiction. Leurs démonstrations militaires spectaculaires visent moins à protéger les populations qu’à sécuriser les corridors maritimes et les ressources au service d’intérêts géostratégiques. Leur incapacité persistante à prévenir les attaques contre les civils, les enlèvements de masse et les attentats dans les lieux de culte atteste de l’échec d’une approche purement sécuritaire.</p>



<p>Face à ces impasses, l’AES se trouve prise en étau entre des autorités voisines contestant la légitimité de ses dirigeants et des peuples qui, massivement, soutiennent ses orientations. Cette dissociation marque une rupture fondamentale entre la légalité institutionnelle défendue par certains États et la légitimité politique née de l’adhésion populaire.</p>



<p>Loin d’être une simple alliance militaire, l’AES est devenue un projet symbolique de réappropriation de la souveraineté, porté par des autorités locales trop longtemps reléguées au rang d’administrateurs de terrains d’opération.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-entre-religion-politique-et-instrumentalisation-du-conflit"><strong>Entre religion, politique et instrumentalisation du conflit</strong></h3>



<p>C’est dans ce contexte que se déploient des stratégies de déstabilisation plus diffuses. Le rôle de l’Algérie, jadis perçue comme un acteur central des processus de paix au Mali, apparaît aujourd’hui ambigu. La destruction d’un drone malien en mission de surveillance sur son territoire a été perçue comme une atteinte directe à la souveraineté sécuritaire malienne.</p>



<p>Plus récemment, l’émergence de discours et de mouvements prétendument «&nbsp;<em>résistants&nbsp;</em>», portés par des figures religieuses ou politiques marginalisées, s’inscrit dans une stratégie de fragmentation interne.</p>



<p>La sortie publique, en différentes langues locales, de l’imam Mahmoud Dicko illustre cette séquence. Longtemps érigé en autorité morale, il s’est révélé politiquement affaibli et prisonnier d’ambiguïtés dangereuses. Ses positions laissent entrevoir des proximités troubles avec des acteurs armés se réclamant du djihadisme ou de la rébellion. Cette confusion entre discours religieux, contestation politique et violence armée nourrit le terrorisme contemporain.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-refondation-politique-et-symbolique"><strong>Une refondation politique et symbolique</strong></h3>



<p>En rompant avec ces ambiguïtés, l’AES assume une ligne claire : le djihadisme n’est ni une résistance ni une revendication sociale légitime, mais une entreprise de prédation instrumentalisée par des intérêts extérieurs.</p>



<p>En opérationnalisant la&nbsp;Force unifiée&nbsp;et en dénonçant le&nbsp;terrorisme médiatique, judiciaire et informationnel, ses chefs d’État affirment que la guerre se joue autant sur le terrain militaire que sur celui du récit et de la souveraineté symbolique.</p>



<p>Le sommet confédéral de Bamako a marqué une étape clé. L’adoption d’instruments institutionnels, la création d’organes financiers autonomes, la coordination diplomatique et la perspective d’un passage de la Confédération à la Fédération traduisent une volonté politique rare dans l’histoire contemporaine de la région.</p>



<p>Ce projet n’est pas une fuite en avant, mais une refondation. Là où les modèles importés ont fragmenté les territoires et déresponsabilisé les États, l’AES reconstruit une cohérence politique fondée sur la sécurité collective, l’autonomie économique et l’adhésion populaire.</p>



<p>L’enjeu dépasse le Sahel. Il pose à l’Afrique contemporaine une question centrale :&nbsp;<em>peut-on déléguer indéfiniment la sécurité sans perdre la souveraineté ?</em><em>&nbsp;</em>L’AES esquisse une réponse radicale, imparfaite mais historiquement nécessaire : la stabilité ne s’impose pas de l’extérieur, elle se construit par des États assumant leur destin, en alliance avec leurs peuples.</p>



<p><strong>Mikailou Cissé</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>2ème session du Collège AES : « l’hiver noir » annoncé par Traoré à l’ouverture des travaux </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Dec 2025 19:48:13 +0000</pubDate>
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<p>La 2ème session du Collège AES souligne l'importance de l'intégration régionale face aux défis de sécurité et de développement.</p>
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<p><strong><em>La deuxième session ordinaire du Collège des chefs d’État de l’AES, ouverte à Bamako, ce mardi 23 décembre 2025, marque une nouvelle étape dans la structuration politique du bloc sahélien. Les présidents Assimi Goïta, Ibrahim Traoré et Abdourahamane Tiani ont réaffirmé la souveraineté de leurs États face aux ingérences extérieures, tout en appelant à une intégration accrue pour répondre aux défis de sécurité et de développement.</em></strong><br>Sous les acclamations d’une foule compacte rassemblée aux abords du Centre international de Conférences de Bamako (CICB), les trois dirigeants de la Confédération des États du Sahel (AES) ont ouvert, mardi 23 décembre, la deuxième session ordinaire du Collège des Chefs d’État. L’événement, présidé par le général Assimi Goïta, président de la Transition malienne, a rassemblé les délégations du Burkina Faso et du Niger, ainsi qu’un large public venu manifester son soutien à cette alliance née d’une volonté de rupture avec les anciens partenaires occidentaux.</p>



<p>La cérémonie, marquée par une ferveur populaire rare, a débuté sur une note artistique : l’Ensemble instrumental du Mali a interprété <em>Dunabaw </em>(les hôtes de marques), avant la projection d’un court film retraçant les réalisations de la présidence malienne de l’AES. Dans la salle, la présence des chefs de gouvernement, des présidents d’institutions et de l’ancien président malien Dioncounda Traoré soulignait l’importance historique de ce rendez-vous, un an et demi après la création de la Confédération, en juillet 2024, issue de l’Alliance des États du Sahel formée en 2023.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-discours-de-resistance-et-d-unite-regionale"><strong>Un discours de résistance et d’unité régionale</strong></h2>



<p>Dans une allocution très attendue, le capitaine Ibrahim Traoré, président du Burkina Faso, a livré un discours à forte portée symbolique. Utilisant la métaphore d’un « <em>hiver noir </em>» pour désigner les menaces pesant sur l’Afrique de l’Ouest, il a exhorté les peuples du Sahel à s’unir face aux « <em>manœuvres impérialistes</em> ».</p>



<p>« <em>L’hiver viendra, </em>a-t-il prévenu. <em>Ce sera un hiver froid et sanglant, un hiver imposé à l’Afrique par ceux qui cherchent à la diviser. </em>»</p>



<p>Appelant à la vigilance et à la cohésion, le chef de l’État burkinabè a fustigé les « <em>pseudo-intellectuels </em>» et les « <em>médias manipulateurs</em> » accusés de semer la discorde, tout en saluant la résilience des populations sahéliennes. « <em>Restez sereins,</em> a-t-il conclu. <em>L’AES vaincra, parce que nos peuples ont compris que leur liberté ne viendra que d’eux-mêmes. </em>»</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-niger-reaffirme-la-souverainete-des-peuples-du-sahel"><strong>Le Niger réaffirme la souveraineté des peuples du Sahel</strong></h2>



<p>Le général Abdourahamane Tiani, président de la République du Niger, a pour sa part replacé la Confédération dans une perspective historique et politique. « <em>Depuis le 18 août 2020 au Mali, le 30 septembre 2022 au Burkina Faso et le 26 juillet 2023 au Niger, nos peuples ont choisi de prendre leur destin en main</em> », a-t-il rappelé. Pour lui, l’AES constitue une réponse directe aux «<em> décennies de prédation et d’assistanat</em> » ayant freiné le développement du Sahel.<br>« <em>Désormais, les décisions qui concernent nos peuples se prennent à Ouagadougou, à Bamako et à Niamey, et nulle part ailleurs.</em> » Le chef de l’État nigérien a également rendu hommage aux forces de défense et de sécurité engagées dans la lutte contre le terrorisme, saluant leur courage « <em>face à l’adversité des puissances extérieures</em> ». Il a évoqué les premières réalisations de la Confédération : la mise en place d’une Force unifiée, la coordination diplomatique entre les trois capitales et la création d’une banque d’investissement confédérale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-assimi-goita-nbsp-l-aes-est-devenue-une-realite-incontournable-nbsp"><strong>Assimi Goïta : «&nbsp;L’AES est devenue une réalité incontournable&nbsp;»</strong></h2>



<p>Clôturant la série d’interventions, le général Assimi Goïta a dressé le bilan de la présidence inaugurale du Mali à la tête de la Confédération. Après une minute de silence en hommage aux victimes civiles et militaires tombées « <em>pour la défense de la patrie</em> », le président malien a salué « l<em>a résilience des peuples du Sahel et le soutien constant de la diaspora </em>».</p>



<p>« <em>Depuis un an, la Confédération AES s’est affirmée comme un acteur crédible sur la scène internationale. Nos partenaires sincères et fiables ont compris le sens de notre combat pour la souveraineté </em>», a-t-il déclaré.</p>



<p>Sur le plan du développement, il souligné l’inauguration de la banque confédérale d’investissement et de développement (BCID-AES) dotée de 500 milliards de francs CFA, annoncé la création d’une centrale d’achat régionale pour les produits de première nécessité, ainsi que le lancement de la télévision AES, destinée à « <em>renforcer la souveraineté informationnelle</em> ». Des projets d’envergure sont également en cours, parmi lesquels une compagnie aérienne, un réseau ferroviaire transsahélien et une autoroute reliant Bamako, Ouagadougou et Niamey.</p>



<p>« <em>Notre espace, souvent qualifié à tort de pauvre, regorge de ressources et de talents. Avec le soutien de nos peuples, unis et solidaires, nous réussirons</em> », a affirmé le président Goïta, ovationné par le public.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-ferveur-populaire-sans-precedent"><strong>Une ferveur populaire sans précédent</strong></h2>



<p>À l’extérieur du CICB, la foule rassemblée le long du parcours présidentiel a offert une démonstration d’adhésion sans équivoque aux idéaux de l’AES. Drapeaux, chants patriotiques et pancartes à l’effigie des trois chefs d’État témoignaient d’un soutien massif à la Confédération. Dans les rues de Bamako, les habitants ont salué le cortège présidentiel dans une ambiance de liesse, certains agitant des banderoles proclamant : <em>« Unis, nous vaincrons ! »</em></p>



<p>Cette mobilisation populaire illustre, selon plusieurs observateurs, la portée symbolique de l’AES : un projet à la fois politique, identitaire et social, porté par des peuples décidés à reconquérir leur souveraineté.</p>



<p>Un an et demi après sa création, la Confédération des États du Sahel cherche désormais à transformer l’élan populaire en structures pérennes. Si les avancées en matière de sécurité et de diplomatie sont saluées, les défis économiques et institutionnels restent nombreux.</p>



<p>Pour le général Goïta, cette deuxième session marque un tournant : « <em>L’AES n’est pas une alliance conjoncturelle, mais une confédération de destin. Elle continuera à grandir et à inspirer les peuples d’Afrique qui refusent la résignation. </em>»</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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