<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des Abdelmadjid Tebboune &#8212; Sahel Tribune</title>
	<atom:link href="https://saheltribune.com/tag/abdelmadjid-tebboune/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://saheltribune.com/tag/abdelmadjid-tebboune/</link>
	<description>Sahel Tribune – Votre regard sur le Sahel, autrement.</description>
	<lastBuildDate>Tue, 05 May 2026 11:05:06 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	

<image>
	<url>http://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/04/cropped-logo-Sahel-Tribune_Plan-de-travail-1.jpg</url>
	<title>Archives des Abdelmadjid Tebboune &#8212; Sahel Tribune</title>
	<link>https://saheltribune.com/tag/abdelmadjid-tebboune/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
<site xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">192168702</site>	<item>
		<title>Mali : dialogue, force… et après ? Les angles morts de Tebboune </title>
		<link>https://saheltribune.com/mali-dialogue-force-et-apres-les-angles-morts-de-tebboune/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/mali-dialogue-force-et-apres-les-angles-morts-de-tebboune/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 May 2026 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Analyses]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelmadjid Tebboune]]></category>
		<category><![CDATA[Accords d’Alger]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[analyse politique]]></category>
		<category><![CDATA[crise au sahel]]></category>
		<category><![CDATA[dialogue politique]]></category>
		<category><![CDATA[diplomatie algérienne]]></category>
		<category><![CDATA[géopolitique africaine]]></category>
		<category><![CDATA[instabilité sahélienne]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[relations Mali-Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité régionale]]></category>
		<category><![CDATA[souveraineté]]></category>
		<category><![CDATA[stratégie sécuritaire]]></category>
		<category><![CDATA[terrorisme]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=22208</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le président algérien Abdelmadjid Tebboune appelle au dialogue au Mali. Une position critiquée pour ses limites face à une crise sahélienne en mutation. Analyse.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Les déclarations du président algérien&nbsp;Abdelmadjid Tebboune — dans son entretien périodique avec les médias nationaux, diffusées le samedi 2 mai 2026&nbsp;—&nbsp;appelant au dialogue au Mali, relancent un débat ancien sur les voies de sortie de crise au Sahel. Mais à l’heure où le conflit a profondément changé de nature, cette approche, déjà éprouvée, interroge par son absence d’alternative et son décalage avec les réalités sécuritaires actuelles.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Parler du Mali sans tenir compte de la transformation profonde de sa crise sécuritaire relève aujourd’hui moins de l’analyse que de la récitation. Les propos du président algérien Abdelmadjid Tebboune en sont une illustration frappante : un discours familier, presque immuable, qui continue de privilégier le dialogue comme horizon unique, en dépit des échecs accumulés.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, en y regardant de près, cette prise de position n’a rien d’étonnant pour qui sait que l’Algérie a toujours servi de base-arrière pour les groupes armés terroristes opérant au Mali et au sahel. Acculés par les forces armées maliennes ou par la force unifiée AES (FU-AES), ces groupes se réfugient généralement sur le territoire algérien au vu et au su des autorités de la République algérienne démocratique et populaire, qui semblent ignorer la sacralité du voisinage.&nbsp;&nbsp;A chaque fois que la guerre tourne en leur défaveur ou qu’ils sont blessés, les groupes armés terroristes se rendent en Algérie pour se soigner, se réfugier voire se ravitailler. Sûrement que ce pays frontalier a signé des accords gagnant-gagnant avec ces ennemis de son voisin malien ou simplement il sert des intérêts étrangers ou les deux à la fois.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le retour d’une doctrine qui a montré ses limites</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">En appelant les autorités maliennes à «&nbsp;<em>discuter avec leur peuple</em>&nbsp;», le chef de l’État algérien s’inscrit dans une tradition diplomatique ancienne. Celle qui a notamment porté les Accords d’Alger, censés stabiliser durablement le pays. Mais une décennie plus tard, le constat est difficile à contourner : ces mécanismes n’ont ni empêché la fragmentation du territoire, ni stoppé l’expansion des groupes armés, encore moins restauré la confiance entre les acteurs nationaux. Continuer à brandir le dialogue comme solution miracle sans en interroger les limites revient à reconduire une approche chaotique avec comme arrière-plan idéologique l’émiettement territorial du Mali, toute cause contraire à la devise nationale&nbsp;: «&nbsp;<em>Un Peuple-Un But-Une Foi.&nbsp;</em>»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Est-il besoin encore de rappeler tous les efforts consentis par le Mali dans le sens du dialogue&nbsp;? Depuis son indépendance en 1960, le Mali a multiplié les accords de paix avec les groupes rebelles, principalement Touaregs du Nord, dans une dynamique récurrente marquée par des cessez-le-feu, suivis toujours de reprises des hostilités. Des premières rébellions aux accords structurants comme ceux de Tamanrasset (1991) et le Pacte national (1992), puis l’accord d’Alger de 2006 et enfin l’Accord pour la paix et la réconciliation de 2015, chaque tentative a cherché à combiner démilitarisation, décentralisation, intégration des ex-combattants et développement local. Toutefois, ces dispositifs ont été suivis par la reprise des hostilités. La rupture officielle de l’Accord d’Alger en 2024, après la reprise des combats dans le nord, illustre l’échec d’un cycle d’accords incapables à instaurer une paix durable au Mali.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une lecture incomplète de la crise malienne</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’autre problème dans cette déclaration du président algérien est sa propension au réductionnisme. Tebboune ramène tout le problème malien à celui d’une volonté indépendantiste. Or, tout observateur averti ou sincère saura que ce ne sont pas seulement les indépendantistes qui évoluent sur ce territoire puisque la présence du groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), ainsi que d’autres groupes terroristes, est signalée. Inutile de souligner à nouveau les largesses de l’Algérie vis-à-vis de ces groupes criminels.&nbsp;&nbsp;Qu’il nous souvienne que c’est cette même Algérie qui avait détruit un drone malien le 1<sup>er</sup>&nbsp;avril 2025 au motif que celui-ci avait violé son espace aérien. La triste vérité est que ce drone, dans le cadre d’une mission de surveillance en territoire malien, était sur le point de neutraliser des chefs terroristes en réunion de coordination.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les attaques du 25 avril dernier, il ne fait plus l’ombre d’aucun doute que le JNIM et le Front de libération de l’Azawad (FLA) se sont alliés pour s’attaquer à la nation malienne. Dès lors, le FLA ne bascule-t-il pas directement dans le terrorisme&nbsp;? Doit-on continuer à soutenir ce mouvement comme étant animé uniquement d’une volonté indépendantiste&nbsp;ou sécessionniste ? Ce serait de la mauvaise foi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les propos de Abdelmadjid Tebboune reposent sur une hypothèse implicite : la crise malienne serait avant tout politique, et donc soluble dans la négociation. Or, cette grille de lecture est aujourd’hui incomplète voire erronée. Le conflit sahélien s’est transformé en une guerre asymétrique, transfrontalière, où s’entremêlent activités criminelles, «&nbsp;<em>expansion idéologique</em>&nbsp;» manipulations géopolitiques. Dans ce contexte, réduire la réponse à un face-à-face entre pouvoir et «&nbsp;<em>peuple</em>» revient à simplifier à l’excès une réalité autrement plus complexe. Désormais au Mali, ce sont les groupes terroristes, les bandits armés et leurs sponsors internes et externes qui s’emprennent aux intérêts de l’État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour ceux qui vont penser que ces accusations ne sont que des théories du complot ou de la propagande militaro-politicienne, qu’ils nous disent alors ce qui bloque le dossier malien aux Nations unies.&nbsp;Le Mali a saisi le Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies, en août 2022, en vue de présenter les preuves du soutien de la France aux groupes terroristes évoluant sur son territoire, notamment par la fourniture de renseignements et d’équipements. Dans une correspondance datée du 16 août et signée par le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, le Mali a sollicité la tenue d’une réunion d’urgence afin d’examiner la situation sécuritaire du pays. Mais rien ne fut fait.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2024, le gouvernement du Mali a annoncé la rupture immédiate de ses relations diplomatiques avec l’Ukraine, invoquant une «&nbsp;<em>implication reconnue et assumée</em>&nbsp;» de Kiev dans les affrontements survenus en fin juillet à Tinzaouatene, dans la région de Kidal, entre les Forces armées maliennes, les rebelles du CSP-DPA et des groupes affiliés à al-Qaïda. Dans un communiqué relayé par le porte-parole du gouvernement, l’actuel Premier ministre, le Général de Division Abdoulaye Maïga, les autorités maliennes affirmaient que cette implication avait été mise en évidence par une vidéo publiée par l’ambassade d’Ukraine à Dakar, dans laquelle le responsable du renseignement militaire ukrainien, Andriy Yusov, se félicitait d’avoir fourni des informations aux rebelles avant les combats, tandis que l’ambassadeur Yurii Pyvovarov y exprimait son soutien. La diffusion de cette séquence a conduit les autorités sénégalaises à convoquer l’ambassadeur ukrainien pour lui rappeler ses obligations de retenue et de non-ingérence, avant que la vidéo ne soit retirée des réseaux sociaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après tout ceci, oserait-on encore parler de théorie du complot ou de propagande&nbsp;? La crise sécuritaire au Mali est créée et entretenue par des acteurs extérieurs avec l’appui d’acteurs intérieurs comme le prouvent les derniers évènements en date du 25 avril. Les investigations du Tribunal militaire de Bamako ont permis d’établir les faits&nbsp;: «&nbsp;<em>Les investigations menées ont permis, à ce stade, d&rsquo;établir un faisceau d&rsquo;éléments solides relatifs à la complicité de certains militaires, militaires radiés ou en instance de radiation des effectifs, notamment leur participation à la planification, à la coordination et à l&rsquo;exécution des attaques sus indiquées avec l&rsquo;implication notoire de certains hommes politiques, dont le Docteur Oumar Mariko.</em>&nbsp;», lit-on dans le communiqué du 1<sup>er</sup>&nbsp;mai du Procureur de la République près le tribunal militaire de Bamako&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le paradoxe du « ni force ni alternative »</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’Algérie revendique une ligne constante : ne pas s’immiscer dans les affaires intérieures du Mali. Une position officiellement irréprochable. Mais dans les faits, son rôle historique de médiateur, son implication dans les processus de paix et sa centralité géographique dans l’espace sahélien en font un acteur incontournable — et donc, de facto, «&nbsp;influent.&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est précisément cette ambiguïté qui alimente les interrogations : peut-on être à la fois extérieur au conflit et structurant dans sa gestion ? Cela est difficile.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>La force ne règle pas les problèmes</em>&nbsp;», affirme le président algérien. L’argument est connu, souvent répété, parfois pertinent. Mais il ouvre une contradiction majeure : si l’usage de la force est rejeté, et si le dialogue a montré ses limites, quelle est alors l’alternative stratégique ? Quelle est la troisième voie que préconise le «&nbsp;<em>médiateur algérien</em>&nbsp;». Sur ce point, le discours reste silencieux. Or, dans un environnement aussi instable que le Sahel, l’absence de proposition équivaut à une absence de vision cohérente.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une parole diplomatique en décalage</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce décalage est d’autant plus visible que le Mali, comme d’autres pays de la région, a engagé une recomposition de ses alliances et de son appareil sécuritaire. Cette dynamique, qu’on l’approuve ou non, traduit une volonté de rupture avec les schémas antérieurs. Face à cela, la posture algérienne est figée, comme si la crise sahélienne pouvait encore être abordée avec les référentiels d’hier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, les déclarations de Abdelmadjid Tebboune s’inscrivent dans une rhétorique prétendument morale : appel à la raison, invocation de la fraternité, mise en garde contre l’extrémisme. Mais dans un contexte de guerre prolongée, la morale ne suffit pas à construire une stratégie. Elle peut éclairer une position, mais elle ne remplace ni l’analyse, ni l’innovation politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Algérie reste un acteur majeur du Sahel. Son expérience diplomatique, sa connaissance des dynamiques régionales et son poids politique pourraient constituer des atouts décisifs. Mais encore faudrait-il que cette influence s’accompagne d’un renouvellement de la pensée stratégique. Car à force de répéter les mêmes principes face à une crise qui change de nature, le risque est grand de transformer une position historique en posture d’immobilisme.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/mali-dialogue-force-et-apres-les-angles-morts-de-tebboune/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">22208</post-id>	</item>
		<item>
		<title>« Aucun Algérien, aucun Africain ne saurait comprendre que l&#8217;Algérie prête son territoire pour agresser un pays africain », le général Tiani. </title>
		<link>https://saheltribune.com/aucun-algerien-aucun-africain-ne-saurait-comprendre-que-lalgerie-prete-son-territoire-pour-agresser-un-pays-africain-le-general-tiani/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/aucun-algerien-aucun-africain-ne-saurait-comprendre-que-lalgerie-prete-son-territoire-pour-agresser-un-pays-africain-le-general-tiani/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Feb 2026 07:43:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Analyses]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelmadjid Tebboune]]></category>
		<category><![CDATA[Abdourahamane Tiani]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[alliances africaines]]></category>
		<category><![CDATA[coopération bilatérale]]></category>
		<category><![CDATA[diplomatie]]></category>
		<category><![CDATA[géopolitique africaine]]></category>
		<category><![CDATA[Intervention militaire]]></category>
		<category><![CDATA[Niger]]></category>
		<category><![CDATA[sahel]]></category>
		<category><![CDATA[souveraineté]]></category>
		<category><![CDATA[tensions régionales]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=21282</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La déclaration de Tiani en Algérie met en lumière les relations historiques et la volonté de renforcer la coopération entre les États.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>En visite officielle de deux jours en Algérie, le chef du régime nigérien le général Abdourahamane Tiani a publiquement remercié son homologue Abdelmadjid Tebboune pour son soutien diplomatique, tout en dénonçant les pressions extérieures visant son pays. Au cœur de sa déclaration : une phrase lourde de sous-entendus géopolitiques — « aucun Algérien, aucun Africain ne saurait comprendre que l’Algérie prête son territoire pour agresser un pays africain ». </em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’issue de son déplacement des 15 et 16 février 2026, le président nigérien a insisté sur la « <em>fraternité</em> » et les « <em>relations historiques </em>» unissant les deux États. Il a surtout affirmé que cette visite illustrait la volonté commune de renforcer la coopération bilatérale. Sécurité, énergie, transports, commerce ou formation. Une feuille de route qui se veut large et structurante.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-declaration-politique-a-forte-charge-symbolique"><strong>Une déclaration politique à forte charge symbolique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les projets cités figurent notamment un chemin de fer transfrontalier, un port sec à Agadez, ou encore des infrastructures sanitaires et éducatives à Zinder et Niamey. Pour Niamey, ces initiatives doivent incarner une coopération « <em>concrète</em> » et durable capable de résister aux tensions internationales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais au-delà des annonces économiques, c’est le message diplomatique qui retient l’attention. Tiani a salué la position d’Alger après le coup d’État du 26 juillet 2023 au Niger. Il a souligné que les autorités algériennes avaient rejeté toute option militaire contre son pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une allusion transparente aux débats régionaux ayant suivi la prise de pouvoir des militaires, il a dénoncé les « <em>tentatives néocolonialistes </em>» et les pressions exercées, selon lui, par certaines puissances étrangères et organisations internationales. Sa formule la plus commentée — affirmant qu’aucun Africain ne comprendrait que l’Algérie serve de base pour attaquer un État africain — sonne comme un avertissement adressé aux partisans d’une intervention armée, mais aussi de l’implication quasi-régulière de l’Algerie dans des manoeuvres de déstabilisation du Mali.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-cas-malien-nbsp"><strong>Le cas malien&nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis 2024-2025, les autorités de transition maliennes dénoncent le jeu trouble d’Alger,&nbsp; dans le conflit malien. Dans un communiqué publié en janvier 2025, Bamako évoquait « <em>la persistance d’actes d’ingérence </em>» et affirmait que l’Algérie avait offert un soutien logistique à des groupes terroristes. Des dénonciations qu’Alger n’a cessé de rejeter.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la nuit du 31 mars au 1er avril 2025, un drone Akıncı appartenant au Mali a été détruit à Tin Zaouatine par les forces de Algérie. Alger affirmait qu’il avait violé son espace aérien. Une version contestée par les autorités maliennes, qui assurent avoir fourni des éléments pour réfuter cette accusation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces propos du président Tiani pourrait également viser la présence sur le territoire algérien de certains opposants politiques maliens qui poursuivent, depuis l’étranger, des activités hostiles à l’État malien.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-sahel-terrain-d-une-recomposition-politique"><strong>Le Sahel, terrain d’une recomposition politique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le chef du régime nigérien a inscrit sa visite dans une lecture plus large : celle d’une « <em>page de l’histoire du Sahel</em> » en train de s’écrire. Selon lui, chaque pays devra choisir sa position face aux recompositions régionales, entre alliances sécuritaires, souveraineté nationale et rivalités d’influence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, Alger apparaît pour Niamey comme un partenaire stratégique capable d’offrir à la fois un soutien politique et une profondeur diplomatique. L’Algérie, puissance régionale prudente mais influente, s’est en effet imposée ces dernières années comme un acteur clé des médiations sahéliennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En clôturant son allocution, Tiani a insisté sur la nécessité de « <em>ne jamais trahir les aspirations du peuple </em>» et de privilégier le dialogue pour surmonter les tensions régionales. Derrière les remerciements protocolaires, son discours dessine toutefois la ligne politique de consolidation des alliances africaines pour contrer les ingérences extérieures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un contexte international fragmenté, cette visite et ses déclarations confirment que la bataille d’influence autour du Sahel ne se joue plus seulement sur le terrain militaire ou économique, mais aussi dans l’arène symbolique des discours et des positionnements diplomatiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/aucun-algerien-aucun-africain-ne-saurait-comprendre-que-lalgerie-prete-son-territoire-pour-agresser-un-pays-africain-le-general-tiani/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">21282</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Algérie–Niger : Tiani et Tebboune scellent un partenariat stratégique face aux défis du Sahel</title>
		<link>https://saheltribune.com/algerie-niger-tiani-et-tebboune-scellent-un-partenariat-strategique-face-aux-defis-du-sahel/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/algerie-niger-tiani-et-tebboune-scellent-un-partenariat-strategique-face-aux-defis-du-sahel/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Feb 2026 22:54:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelmadjid Tebboune]]></category>
		<category><![CDATA[Abdourahamane Tiani]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[coopération bilatérale]]></category>
		<category><![CDATA[diplomatie africaine]]></category>
		<category><![CDATA[électrification rurale]]></category>
		<category><![CDATA[énergie]]></category>
		<category><![CDATA[fibre optique]]></category>
		<category><![CDATA[gazoduc transsaharien]]></category>
		<category><![CDATA[hydrocarbures]]></category>
		<category><![CDATA[intégration sahélienne]]></category>
		<category><![CDATA[lutte antiterroriste]]></category>
		<category><![CDATA[Niger]]></category>
		<category><![CDATA[non-ingérence]]></category>
		<category><![CDATA[projets structurants]]></category>
		<category><![CDATA[réforme financière internationale]]></category>
		<category><![CDATA[route transsaharienne]]></category>
		<category><![CDATA[sahel]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité régionale]]></category>
		<category><![CDATA[souveraineté]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=21277</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La visite du président Tiani en Algérie renforce les relations entre Niamey et Alger face aux défis sécuritaires du Sahel.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À l’issue de la visite officielle du président nigérien Abdourahamane Tiani à Algérie, les autorités de Niamey et d’Alger ont affiché une convergence stratégique face aux recompositions sécuritaires et économiques du Sahel. Au-delà des déclarations de fraternité, le rapprochement avec le président Abdelmadjid Tebboune traduit la volonté des deux capitales de consolider un axe bilatéral structurant, fondé sur la souveraineté, la coopération énergétique et la coordination sécuritaire, dans un contexte régional marqué par l’incertitude et la redéfinition des partenariats.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La visite d&rsquo;amitié et de travail du président nigérien Abdourahamane Tiani en Algérie, à l’invitation de son homologue Abdelmadjid Tebboune, marque une nouvelle étape dans le renforcement des relations bilatérales. À l’issue de deux jours d’échanges, les deux chefs d’État ont affiché une convergence de vues sur les enjeux sécuritaires, économiques et politiques, tout en réaffirmant leur volonté commune de bâtir des solutions régionales aux crises du Sahel.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-relation-exemplaire-face-aux-turbulences-regionales"><strong>Une relation « exemplaire » face aux turbulences régionales</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Effectuée les 15 et 16 février 2026, la visite du chef de l’État nigérien s’inscrit dans un contexte régional marqué par des défis sécuritaires persistants et des recompositions géopolitiques. Dans leur communiqué conjoint, les deux dirigeants ont insisté sur leur détermination à préserver « <em>l’exemplarité</em> » des relations entre leurs pays et à renforcer leur solidarité face aux menaces communes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les présidents ont réaffirmé leur attachement aux principes fondamentaux qui structurent leur coopération, à savoir le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale, la non-ingérence dans les affaires intérieures et la solidarité active.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ils ont également souligné leur conviction que l’avenir du Sahel doit être construit par les États de la région eux-mêmes, à travers des solutions locales et inclusives, tout en réitérant leur rejet de toute ingérence étrangère. «&nbsp;<em>L&rsquo;avenir du Sahel sera construit par les pays de la région eux-mêmes, à travers des solutions locales et inclusives.</em>&nbsp;», lit-on dans le communiqué final.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-securite-coordination-renforcee-contre-le-terrorisme"><strong>Sécurité : coordination renforcée contre le terrorisme</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Face à la persistance des menaces terroristes et à la criminalité transfrontalière, Alger et Niamey ont exprimé leur vive préoccupation. Les deux chefs d’État ont affirmé que la sécurité de l’un est indissociable de celle de l’autre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cet esprit, ils sont convenus de réactiver immédiatement les mécanismes bilatéraux afin de renforcer le contrôle des frontières et de coordonner leurs stratégies de lutte contre le terrorisme et les trafics illicites.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les deux dirigeants ont décidé de maintenir leurs relations diplomatiques au plus haut niveau et de relancer les mécanismes de coopération bilatérale. La tenue de la Haute Commission mixte algéro-nigérienne à Niamey avant la fin du premier semestre 2026 a été confirmée, ainsi que l’organisation de consultations politiques régulières.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ils ont également convenu d’accélérer l’adoption d’accords de coopération dans plusieurs secteurs clés, notamment la recherche géologique et minière, l’entrepreneuriat, la numérisation, la culture, la jeunesse et la formation.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-convergence-sur-les-enjeux-africains-et-internationaux"><strong>Convergence sur les enjeux africains et internationaux</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Conscients du potentiel de leurs échanges, les deux pays ont décidé d’accélérer plusieurs projets structurants, dont la route transsaharienne, la dorsale à fibre optique et le projet de gazoduc transsaharien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La coopération énergétique, notamment dans les hydrocarbures et les énergies renouvelables, figure également parmi les priorités, avec une attention particulière portée à l’électrification des zones rurales frontalières.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les deux États entendent aussi faciliter les échanges commerciaux par la simplification des procédures douanières, la création de marchés frontaliers organisés et le lancement d’une étude sur la création d’une zone de coopération frontalière intégrée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan diplomatique, Alger et Niamey ont affiché une convergence de vues sur les grandes questions régionales et internationales, plaidant pour des solutions politiques africaines aux crises du continent et pour une restructuration du système sécuritaire régional.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les deux présidents ont également appelé à une réforme du système financier international afin de garantir un accès plus équitable des pays africains aux financements climatiques et de développement.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-nouvelle-etape-dans-un-partenariat-historique"><strong>Une nouvelle étape dans un partenariat historique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les deux chefs d’État se sont félicités d’une visite qualifiée d’historique, ouvrant « <em>une nouvelle ère de coopération confiante et ambitieuse </em>». Ils ont exprimé leur volonté de se rencontrer régulièrement afin d’évaluer les progrès accomplis et de renforcer la dynamique de rapprochement entre leurs peuples.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au terme de la visite, Abdourahamane Tiani a remercié les autorités et le peuple algériens pour l’accueil « <em>chaleureux et fraternel </em>» qui lui a été réservé, avant d’inviter Abdelmadjid Tebboune à effectuer une visite d’État au Niger — invitation acceptée, la date devant être fixée par voie diplomatique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/algerie-niger-tiani-et-tebboune-scellent-un-partenariat-strategique-face-aux-defis-du-sahel/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">21277</post-id>	</item>
	</channel>
</rss>
