<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des 50ème anniversaire de la Francophonie &#8212; Sahel Tribune</title>
	<atom:link href="https://saheltribune.com/tag/50eme-anniversaire-de-la-francophonie/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://saheltribune.com/tag/50eme-anniversaire-de-la-francophonie/</link>
	<description>Sahel Tribune – Votre regard sur le Sahel, autrement.</description>
	<lastBuildDate>Fri, 20 Mar 2020 20:38:15 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	

<image>
	<url>http://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/04/cropped-logo-Sahel-Tribune_Plan-de-travail-1.jpg</url>
	<title>Archives des 50ème anniversaire de la Francophonie &#8212; Sahel Tribune</title>
	<link>https://saheltribune.com/tag/50eme-anniversaire-de-la-francophonie/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
<site xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">192168702</site>	<item>
		<title>Mali : 50 ans de Francophonie, régler les pendules</title>
		<link>https://saheltribune.com/mali-50-ans-de-francophonie-regler-les-pendules/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/mali-50-ans-de-francophonie-regler-les-pendules/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Phileingora]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Mar 2020 20:38:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[50ème anniversaire de la Francophonie]]></category>
		<category><![CDATA[la langue française dans le monde]]></category>
		<category><![CDATA[multilinguisme]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://saheltribune.com/?p=1332</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Entre la perte de sa langue nationale et la servitude, la différence est assez minime. Ce 50e anniversaire de la francophonie est une occasion de relancer le débat sur l’usage du français. </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="has-drop-cap"><strong>La francophonie ne doit pas nous asphyxier, mais au contraire être une source de richesse linguistique pour nous. À 50 ans de Francophonie, il est temps de mettre les points sur les « i » en changeant d’orientation. </strong></p>


<p><em>« Tant qu’un peuple vaincu n’a pas perdu sa langue, il peut garder l’espoir »</em>. Cette phrase de Montesquieu, écrivain français du 18<sup>e</sup> siècle est fréquemment reprise lors des discussions sur la culture, l’identité ou simplement la francophonie. Ce qui n’est pas fortuit. Le recours excessif à cette phrase prouve toute sa pertinence aux yeux de nous modernes, surtout à une époque où plusieurs comportements antipolitiques françaises se développent dans nos pays africains, plus particulièrement au Mali. Entre la perte de sa langue nationale et la servitude, la différence est assez minime. Ce <a href="http://www.rfi.fr/fr/afrique/20200320-50-ans-oif-francophonie-vue-addis-abeba-chemin-fer-trains">50<sup>e</sup> </a><a href="http://www.rfi.fr/fr/afrique/20200320-50-ans-oif-francophonie-vue-addis-abeba-chemin-fer-trains" target="_blank" rel="noreferrer noopener" aria-label="anniversaire  (opens in a new tab)">anniversaire </a>de la francophonie est une occasion de relancer le débat sur l’usage du français. </p>


<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=1304&amp;action=edit">Interview exclusive de Yachim Yacouba Maiga : « Je n’ai pas voulu mettre des gants ou des masques pour caricaturer la pratique démocratique dans notre pays »</a></p>


<h5 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading"> <strong>Multilinguisme du progrès</strong> </h5>


<p><em>« La langue française doit mener notre jeunesse à
la réussite</em> », a indiqué Louise Mushikiwabo lors du 50<sup>e</sup>
anniversaire de la Francophonie. Il est certes important
de s’ouvrir aux langues étrangères, de mettre le français au centre de nos
activités, mais cela ne doit pas conduire à notre asphyxie en nous détournant complètement
de nos langues nationales. </p>


<figure class="wp-block-embed-youtube wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="50 ans : message de Louise Mushikiwabo" width="1170" height="658" src="https://www.youtube.com/embed/sy37q7GHMH0?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>


<p>Embrasser la
francophonie tout en retravaillant nos propres langues est gage de progrès.
C’est d’ailleurs ce que le professeur de philosophie et écrivain
sénégalais,&nbsp;Boubacar Boris Diop, fait savoir au cours d’un entretien sur
Le Monde&nbsp;: <em>« Par exemple, à la télévision, des débats télévisés qui
commencent en français finissent souvent en wolof. Une personne qui parle mal
le français s’exprimera dans sa langue sans complexe, au lieu de se mettre à
baragouiner, comme cela aurait été le cas il y a quelques années.</em> » </p>


<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=1299&amp;action=edit">Les intellectuels périphériques au Mali, des dangers</a></p>


<p>Le Sénégal est
déjà en avance sur cette question par le fait que beaucoup de romans ainsi que
de dictionnaires en langue Wolof existent. C’est à cela que doit consister une
vraie francophonie&nbsp;: une forme de melting pot des langues. Les Africains
en général et les Maliens en particulier doivent travailler sur cette voie afin
de bénéficier une&nbsp;vraie indépendance.</p>


<h5 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading"> <strong>Oubli de soi</strong> </h5>


<p>Accorder une trop
grande importance à des langues étrangères revient tôt ou tard à oublier ses
propres langues. Ce qui constitue une forme d’oubli de soi. Cette situation est
malheureusement le cas au Mali. La forte utilisation de la langue française nous
fait perdre le bon usage de nos langues nationales. </p>


<p>Cette situation
d’oubli de soi est tributaire du désintéressement de nos intellectuels de nos
langues nationales. Ces langues ne sont pas travaillées afin d’être utilisables
dans le système éducatif. </p>


<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=1236&amp;action=edit">Au Mali, rien ne marche !</a></p>


<p>Lors de la <a href="http://bamada.net/rencontre-litteraire-au-mali-des-ecrivains-revelent-les-difficultes-a-publier-en-langues-nationales">12<sup>e</sup> </a><a href="http://bamada.net/rencontre-litteraire-au-mali-des-ecrivains-revelent-les-difficultes-a-publier-en-langues-nationales" target="_blank" rel="noreferrer noopener" aria-label="édition  (opens in a new tab)">édition </a>de la Rentrée littéraire du Mali, nombreux sont les écrivains qui ont reconnu la difficulté pour eux à produire dans leur langue nationale. Cela pour diverses raisons. Parmi lesquelles, le problème d’édition, mais aussi le problème de lectorat. « <em>Nous ne sommes pas contre nos langues maternelles, mais nous devons dire que la langue française nous permet de mieux communiquer en toute liberté »</em>, a expliqué Alima Madima, écrivaine et professeure de philosophie, originaire du Congo Brazzaville, lors de la Rentrée littéraire&nbsp;2020 du Mali.</p>


<h5 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading"> <strong>Le français dans nos écoles</strong> </h5>


<p>Au Mali, la
quasi-totalité des documents officiels est en langue officielle. Toutes les
informations sont diffusées dans cette langue que la majorité des citoyens ne
comprend pas. Dans les écoles, excepté les publiques, les enseignements sont
dispensés en français.</p>


<p>Selon Ibrahim Baba Kaké, <a href="https://www.jstor.org/stable/24431033?seq=1" target="_blank" rel="noreferrer noopener" aria-label="écrivain (opens in a new tab)">écrivain</a><a href="https://www.jstor.org/stable/24431033?seq=1"> guinéen</a>, « <em>L’utilisation exclusive du français dans l’éducation et dans la vie des relations internationales par les Africains risque fort de freiner pour longtemps leur effort pour rejeter la tutelle culturelle de la France</em>. » Cela reste vrai dans la mesure où la langue fait partie intégrante du patrimoine culturel d’un pays. À ce titre, l’utilisation de la langue française peut entrainer l’abandon de nos cultures au profit de celles françaises. Elle entrave ainsi le développement. &nbsp;</p>


<p>Mahmoud Abdou, professeur de philosophie à l’École
normale supérieure (ENSUP) de Bamako, ne partage pas cette analyse. « <em>L’utilisation
d’une langue étrangère n’est pas un handicap au développement. Au contraire, c’est
une ouverture. » </em>Ce professeur de philosophie poursuit en précisant que<em> « Sans
la connaissance du Grec, de l’Arabe, beaucoup de connaissances resteraient
inaccessibles aux Européens ». </em>Néanmoins, il ne fait pas de doute que la
langue nationale est<em> « importante pour la communication, la transmission des
savoirs », </em>mais il finit par préciser que celle-ci<em> « n’est pas le seul
critère pour développer un pays ». « Entre un enfant qui parle plusieurs
langues et celui qui ne parle qu’une seule, lequel des deux sera un adulte
cultivé ?</em> », laisse-t-il en suspense. &nbsp;</p>


<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=1225&amp;action=edit">« Mali : pouvoir de la démocratie chiffonnée » : un livre sur les déceptions de la démocratie malienne</a></p>


<h5 class="has-vivid-red-color has-text-color wp-block-heading"> <em><strong>Ambition des pères des indépendances</strong></em> </h5>


<p><em>Depuis les indépendances, la problématique des langues nationales anime les débats. « Lire, écrire, produire dans les langues africaines. Le débat est récurrent depuis les indépendances. Comment penser et représenter le monde en écrivant dans des langues héritées de la colonisation tel que le français, l’anglais ou le portugais ?</em> », lit-on dans une publication du quotidien français <a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/03/17/boubacar-boris-diop-au-senegal-le-francais-a-perdu-de-son-pouvoir-de-seduction_5437460_3212.html">Le </a><a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/03/17/boubacar-boris-diop-au-senegal-le-francais-a-perdu-de-son-pouvoir-de-seduction_5437460_3212.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener" aria-label="Monde  (opens in a new tab)">Monde </a>sur l’usage des langues nationales au Sénégal. </p>


<p>Nous savons que
Modibo Kéita, premier président du Mali indépendant, se battait pour l’intégration
des langues nationales dans le système éducatif de son pays. Mais il s’est buté
à des obstacles notamment la multiplicité des langues nationales. </p>


<p>Lire aussi <a href="http://saheltribune.com/wp-admin/post.php?post=1172&amp;action=edit">[Tribune] Crises au Sahel: Faire taire les armes, pas les peuples</a></p>


<p>Aujourd’hui, il convient de
se rallier à Mbarek Beyrouk, écrivain et journaliste mauritanien pour dire ensemble
que nous sommes <em>«&nbsp;Franco script et non francophone. » </em></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/mali-50-ans-de-francophonie-regler-les-pendules/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">1332</post-id>	</item>
	</channel>
</rss>
