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	<title>Archives des Arts et Culture du Sahel : actualités et événements &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des Arts et Culture du Sahel : actualités et événements &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Mali : les talents récompensés au concours pédagogique et littéraire 2026 à la Tour de l’Afrique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 25 May 2026 17:45:06 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>À Bamako, la finale du concours pédagogique et littéraire 2026 a récompensé les meilleurs talents scolaires et poétiques, mettant en avant l’éducation et la culture comme moteurs d’avenir pour la jeunesse malienne.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La Tour de l’Afrique a abrité la finale de la 11ᵉ édition du parcours pédagogique ainsi que de la 3ᵉ édition du concours littéraire 2026. En présence de ministres, diplomates, enseignants ainsi que responsables académiques, l’événement s’est inscrit dans la Journée de l’Afrique. Il a mis en avant la jeunesse malienne, son dynamisme ainsi que son rôle essentiel dans la construction d’un continent uni et prospère.&nbsp;&nbsp;</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Placée sous le thème «<em> Culture et éducation, leviers indispensables pour une Afrique digne et intégrée</em> », l’initiative a été portée par la Tour de l’Afrique avec l’appui du ministère de la Culture ainsi que de l’Éducation nationale. Elle s’inscrit dans le cadre de l’Année de l’Éducation et de la Culture décrétée par le Général d’Armée Assimi Goïta, Président de la Transition.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Engagement de la jeunesse pour l’avenir</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les épreuves ont réuni des élèves du secondaire ainsi que des étudiants universitaires, évalués par un jury composé de professeurs ainsi que de responsables culturels. Les copies ont été corrigées avec méthode ainsi que rigueur, révélant la qualité de l’enseignement au Mali. Le concours a permis de mettre en lumière l’innovation, la créativité ainsi que le savoir‑faire des jeunes, confirmant leur rôle central dans la construction d’une Afrique forte ainsi qu’intégrée.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Lycée Youchaou s’est distingué grâce à Ladji Dembélé, premier du parcours pédagogique. Kadidiatou Koné ainsi que Aminata Diallo du Lycée Cheick Modibo Diarra ont également été récompensées pour leurs performances remarquables. Dans la catégorie poésie, Mouna Mint Mohamed Lamine du Lycée La Mémoire s’est affirmée par la force de ses mots ainsi que la profondeur de son expression. Un prix d’encouragement a été attribué à Lassina Keita du Lycée La Mémoire.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lauréats distingués par leurs performances</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La cérémonie a rendu hommage aux forces armées maliennes, rappelant le sacrifice des soldats tombés pour la défense de la patrie. Les participants ont été encouragés à poursuivre leur engagement au service du Mali ainsi que du continent africain. Les trophées remis ne sont pas seulement des récompenses, mais des symboles d’un engagement collectif pour un avenir meilleur, fondé sur l’éducation ainsi que la culture comme piliers indissociables.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les organisateurs ont souligné la valeur des productions présentées, mettant en avant la capacité des jeunes à transformer leurs connaissances en créations originales. Le concours a permis de démontrer que la jeunesse malienne est capable de rivaliser par son talent, son imagination ainsi que sa discipline, confirmant que l’avenir repose sur une génération consciente de ses responsabilités.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Créativité révélée dans la poésie</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les prestations poétiques ont donné une place particulière à l’expression artistique, révélant la force des mots ainsi que la profondeur des idées portées par les candidats. La poésie a servi de miroir à la société, traduisant les aspirations de la jeunesse pour un Mali nouveau. Les jurés ont salué la qualité des textes, la pertinence des thèmes abordés ainsi que la maturité des auteurs malgré leur jeune âge.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les participants ont montré que la littérature demeure un outil puissant pour sensibiliser, transmettre des valeurs ainsi que renforcer la cohésion sociale. Les œuvres présentées ont mis en avant la richesse culturelle du Mali, tout en affirmant l’importance de l’éducation comme socle de toute transformation durable. La poésie a ainsi confirmé son rôle dans la formation intellectuelle ainsi que citoyenne des jeunes.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’édition 2026 a connu son épilogue dans une atmosphère de fierté ainsi que de reconnaissance. Les participants ont démontré que la jeunesse malienne est talentueuse, créative ainsi que profondément attachée aux valeurs africaines. Le concours s’impose désormais comme un rendez‑vous incontournable de l’excellence académique ainsi que culturelle, confirmant que l’avenir du continent repose sur l’éducation ainsi que la culture.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>De Bamako à Dioïla : comment la Transition décentralise sa politique culturelle au Mali</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 May 2026 09:44:25 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>À Bamako, la 5e cérémonie du BUMDA met en lumière une politique culturelle portée par la Transition malienne, entre soutien aux artistes, solidarité sociale et affirmation d’une souveraineté culturelle nationale.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Au Palais de la Culture Amadou Hampâté Bâ de Bamako, une quarantaine de créateurs maliens ont été honorés jeudi lors de la 5e cérémonie d&rsquo;hommage aux sociétaires du BUMDA. Un rituel annuel devenu symbole d&rsquo;une politique culturelle que les autorités de la Transition entendent ériger en pilier de la souveraineté nationale.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le décor est rodé. Chaque année depuis 2022, le Palais de la Culture Amadou Hampâté Bâ se pare de ses plus beaux atours pour accueillir la cérémonie d&rsquo;hommage aux sociétaires du Bureau Malien du Droit d&rsquo;Auteur (BUMDA). Jeudi 21 mai 2026, la 5e édition s&rsquo;est tenue dans cette même salle symbolique, sous la présidence du ministre de l&rsquo;Artisanat et de la Culture, Mamou Daffé, entouré d&rsquo;autorités politiques, coutumières et d&rsquo;acteurs du monde culturel malien. Une quarantaine de créateurs — auteurs-compositeurs, comédiens, musiciens — ont été honorés pour leur contribution au rayonnement artistique du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rituel est désormais bien huilé : attestations de reconnaissance, trophées, mais aussi vivres et moutons distribués aux bénéficiaires. Pour bénéficier de ces actions sociales, il faut être sociétaire du BUMDA, être une personne âgée ou être atteint d&rsquo;une maladie. Un critère qui dit beaucoup sur la réalité de la condition artistique au Mali : derrière la solennité de la cérémonie, c&rsquo;est souvent la précarité des créateurs que ces gestes cherchent à compenser.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une tradition née sous la Transition</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le BUMDA organise depuis quatre ans une cérémonie d&rsquo;actions sociales et de promotion culturelle à l&rsquo;endroit de certains de ses sociétaires. La première édition remonte donc à 2022, soit peu après l&rsquo;installation des autorités maliennes de la transition au pouvoir. Le BUMDA est un service public créé en 1978 et rattaché à la Direction Nationale des Arts et de la Culture. Pendant des décennies, il s&rsquo;est surtout consacré à la gestion des droits d&rsquo;auteur, sans développer ce volet d&rsquo;actions sociales désormais mis en avant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le changement de braquet est significatif. Le ministre Daffé a insisté sur l&rsquo;importance de célébrer les hommes et femmes de culture, qui ont consacré leur vie à la promotion des arts et de la musique malienne, précisant que «&nbsp;<em>cette dynamique s&rsquo;inscrit pleinement dans la vision du général d&rsquo;armée Assimi Goïta, qui nous a exhortés à renforcer la solidarité sociale pour protéger l&rsquo;ensemble du Mali&nbsp;</em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette 5e édition est placée sous le thème «&nbsp;<em>Droit d&rsquo;auteur et éducation : bâtir l&rsquo;avenir par la valorisation des créateurs&nbsp;</em>» — un intitulé qui illustre le glissement progressif de ces cérémonies, d&rsquo;un geste de solidarité vers une affirmation politique plus large. Elle s&rsquo;inscrit dans le cadre de l&rsquo;Année de l&rsquo;Éducation et de la Culture 2026-2027, décrétée par le général Goïta, qui fait de la culture «&nbsp;<em>un pilier du développement endogène et de la dignité des créateurs maliens&nbsp;</em>».</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La décentralisation culturelle, nouveau leitmotiv</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des remises de prix, la soirée a été marquée par un geste qui sort de l&rsquo;ordinaire : la remise de matériels d&rsquo;orchestre à la région de Dioïla, en appui au Baniko Jazz, au nom du Président de la Transition. Ce n&rsquo;est pas la première fois que ce type de dotation accompagne la cérémonie du BUMDA. En 2025, la 4e édition avait été notamment marquée par la remise d&rsquo;un lot important de matériel à l&rsquo;Orchestre Mystère Jazz de Tombouctou, une formation emblématique appelée à jouer un rôle de premier plan lors de la Biennale Artistique et Culturelle du Mali. L&rsquo;année précédente, c&rsquo;est l&rsquo;orchestre Kanaga de Mopti qui avait bénéficié d&rsquo;une dotation en matériels, et un hommage avait été rendu à feu Sory Bamba, le maestro de cet orchestre emblématique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le patron de région en 2026 est Dioïla — moins célèbre que Tombouctou ou Mopti, mais qui traduit la même logique : diffuser la politique culturelle au-delà de Bamako, donner des preuves concrètes d&rsquo;une décentralisation que les autorités placent au cœur de leur discours depuis 2021. La cérémonie a aussi confirmé que la prochaine Biennale Artistique et Culturelle se tiendra en 2027 à Bougouni, ville du sud du pays, dans cette même dynamique de rééquilibrage territorial.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La notion de «&nbsp;<em>souveraineté culturelle</em>&nbsp;», martelée jeudi par le ministre Daffé, n&rsquo;est pas anodine dans le contexte malien. Depuis la rupture avec la France et le départ des forces Barkhane, de la Minusma et de Takuba, les autorités de la Transition ont largement misé sur un nationalisme culturel pour la renaissance de l’âme malienne. Valoriser les artistes maliens, doter les orchestres régionaux, proclamer une Année de la Culture puis une Année de l&rsquo;Éducation et de la Culture — tout cela participe d&rsquo;un même récit : le Mali se réapproprie son destin, y compris par ses créateurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : qui sont les « Danbé Kolosibaw », nouveaux gardiens du lien social lancés par la Transition ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 May 2026 09:28:47 +0000</pubDate>
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<p>Au Mali, les autorités de la Transition lancent les « Danbé Kolosibaw », nouveaux médiateurs sociaux chargés de promouvoir le Danbé, le Maaya et la cohésion sociale lors des Journées nationales du patrimoine culturel 2026.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Moins d&rsquo;un mois après les attaques coordonnées contre le pays, les autorités maliennes préparent les Journées nationales du patrimoine culturel. À l&rsquo;occasion, un corps inédit de médiateurs sociaux — les « Danbé Kolosibaw » — sera officiellement lancé. Une réponse culturelle à une crise qui dépasse le militaire.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La salle de conférence du ministère de l&rsquo;Artisanat, de la Culture, de l&rsquo;Industrie hôtelière et du Tourisme était loin de ressembler à un état-major. Pourtant, c&rsquo;est bien d&rsquo;une stratégie qu&rsquo;il s&rsquo;agissait. Ce jeudi 21 mai, le ministre Mamou Daffé a réuni autour de lui la coordination des chefs de quartiers du District de Bamako pour préparer les Journées nationales du patrimoine culturel (JNPC) 2026, prévues les 18 et 19 juin dans la capitale malienne. Un cadre de concertation trimestriel, certes. Mais un rendez-vous qui prend cette année une résonance particulière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La réunion intervient en effet moins d&rsquo;un mois après les attaques coordonnées du 25 avril 2026, les plus graves qu&rsquo;ait connues le Mali depuis des années. Ce jour-là, des groupes armés ont lancé des attaques quasi-simultanées contre des installations militaires et des sites stratégiques dans plusieurs régions du Mali — à Bamako, Kati, Gao, Kidal, Mopti et Sévaré. Le ministre de la Défense Sadio Camara a été tué dans l&rsquo;assaut de Kati. Face à l&rsquo;ampleur du choc, les autorités de la Transition ont multiplié les signaux de résilience. La culture est l&rsquo;un d&rsquo;eux.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les gardiens du « danbé »</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le temps fort des JNPC 2026 sera le lancement officiel du corps des «&nbsp;<em>Danbé Kolosibaw</em>&nbsp;» — littéralement, en bambara, les «&nbsp;<em>gardiens de la dignité</em>&nbsp;». Présenté comme un corps de nouveaux médiateurs sociaux et de transmetteurs du patrimoine culturel immatériel, le dispositif vise à promouvoir les valeurs sociétales et à renforcer les liens communautaires. Il découle des recommandations issues des États généraux de la Culture, de l&rsquo;Artisanat et du Tourisme, tenus dans le cadre du processus Bamako Fugaba.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mis en place le 4 mai 2026, ce mécanisme repose sur un réseau de médiateurs sociaux chargés de promouvoir le patrimoine culturel immatériel et d&rsquo;encadrer des cellules de veille patriotique, les «&nbsp;<em>Sigida Kolosibaw</em>&nbsp;». Ces structures ont pour mission de favoriser le dialogue communautaire, de prévenir les tensions sociales et d&rsquo;encourager la mobilisation citoyenne autour de la paix et du vivre-ensemble.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le thème choisi pour l&rsquo;édition 2026 des JNPC — «&nbsp;<em>Rôle et responsabilité des Danbé Kolosibaw dans la transmission des valeurs du patrimoine culturel immatériel</em>&nbsp;» — dit clairement l&rsquo;intention : faire des chefs de quartiers, des griots, des porteurs de mémoire traditionnelle les relais d&rsquo;une politique de cohésion sociale portée par l&rsquo;État. Lors de la réunion du 21 mai, le ministre Daffé a souligné que les chefs de quartiers et de villages «&nbsp;<em>sont les garants du Danbé et du Maaya&nbsp;</em>» — ces deux notions fondamentales de la philosophie sociale malienne, qui recouvrent respectivement la dignité, l&rsquo;honneur et l&rsquo;humanisme du vivre-ensemble.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La délégation de la coordination des chefs de quartiers, conduite par son coordinateur général Seydou Sangaré, a répondu favorablement à cette invitation. Elle a «&nbsp;<em>insisté sur l&rsquo;importance de la transmission des valeurs sociétales à travers des conférences et des activités de sensibilisation</em>&nbsp;», selon le compte rendu officiel du ministère. Une convergence de vues qui n&rsquo;est pas anodine : en associant les autorités traditionnelles de proximité à ses actions, le ministère de la Culture entend atteindre les communautés là où ni l&rsquo;État administratif ni l&rsquo;armée ne peuvent suffisamment pénétrer.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La culture comme réponse aux défis multidimensionnels</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette stratégie s&rsquo;inscrit dans un cadre plus large. La démarche s&rsquo;inscrit dans l&rsquo;Année de l&rsquo;éducation et de la culture 2026-2027, lancée par le président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, avec pour objectif de renforcer le capital humain, la souveraineté culturelle et la cohésion nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n&rsquo;est pas la première fois que les autorités maliennes mobilisent le patrimoine immatériel comme outil politique. Lors des Journées nationales du patrimoine culturel 2025, le ministre Daffé avait annoncé que le «&nbsp;<em>Maaya</em>&nbsp;» et le «&nbsp;<em>Danbé</em>&nbsp;» seraient bientôt introduits dans le programme scolaire malien. Une annonce qui avait suscité l&rsquo;attention des milieux éducatifs, dans un pays où le système scolaire reste fragilisé par des décennies de sous-investissement et de crise.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La ville de Sikasso, désignée capitale culturelle du Mali, avait accueilli les assises nationales du patrimoine 2025, où la réflexion avait porté sur le rôle des valeurs fondamentales — le Maaya et le Danbé — dans l&rsquo;édification du «&nbsp;<em>Maliden Kura</em>&nbsp;», le nouveau citoyen malien. L&rsquo;édition 2026, qui retourne à Bamako, marque une étape supplémentaire en institutionnalisant ces médiateurs culturels en corps constitué.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : comment ATT Junior est devenu une référence du stand-up en Afrique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 May 2026 02:00:00 +0000</pubDate>
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<p>Humoriste, acteur et fondateur du Mali du Rire, ATT Junior s’impose comme une référence du stand-up africain. Retour sur le parcours, les distinctions et les ambitions culturelles de l’artiste malien.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>ATT Junior, de son vrai nom Djeli Moussa Kouyaté, est humoriste, acteur, réalisateur et metteur en scène malien. Figure incontournable du stand‑up, il s’impose par son style direct et son énergie sur scène. Reconnu au Mali comme à l’international, il incarne une génération d’artistes qui portent haut la culture malienne à travers l’humour et qui contribuent à inscrire le pays dans le paysage culturel mondial.&nbsp;&nbsp;</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ses premiers pas remontent en 5<sup>e</sup>&nbsp;année fondamentale à l’école «&nbsp;<em>Les Mains Unies</em>&nbsp;» de Kalaban Coro, où le théâtre faisait partie du programme scolaire. Plus tard, au lycée, il se lance dans le hip‑hop avec le groupe Nègué Jazz, avant de revenir vers le théâtre et l’humour. Au quartier, il était surnommé «&nbsp;<em>Vieux gaucher</em>&nbsp;» pour son talent au football, vocation qui sera plus tard remplacée par l’humour, plus particulièrement le stand‑up.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Premiers pas artistiques dans son parcours</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au lycée Massa Makan Dibaté, il intègre la troupe théâtrale et représente le Mali en Afrique du Sud en 2003. Inspiré par Bakary Bamba, Jamel Debbouze et Gad Elmaleh, il se tourne vers le stand‑up. Ce choix marque une rupture avec le théâtre collectif, lui permettant de s’affirmer seul sur scène. Il s’inspire aussi de Fabrice Eboué, Thomas N’gijol, Patson, Adama Dahico, ainsi que de contemporains africains comme Agalawal ou Boukari.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son surnom&nbsp;<a href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;source=web&amp;rct=j&amp;opi=89978449&amp;url=https://information.tv5monde.com/afrique/mali-att-junior-renouvelle-le-genre-de-lhumour-1441599&amp;ved=2ahUKEwj3ptf9ksaUAxX2VqQEHcTVBB8QFnoECCIQAQ&amp;usg=AOvVaw2lc0fPsf_ROU-Bqaks4ONB">ATT Junior</a>&nbsp;naît lors d’un enregistrement à l’ORTM. Djibril Diabaté, réalisateur de l’Éclat de Rire, lui attribue ce nom après une imitation du président Amadou Toumani Touré dans ses sketchs. Ce surnom devient un véritable tremplin pour celui qui fait aujourd’hui rayonner le Mali et l’Afrique sur la scène internationale. Entre 2008 et 2009, il participe au tournage de Bled Story 2 à Paris, réalisé par Toumani Sangaré et Ladji Ly.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un surnom devenu tremplin culturel durable</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sa participation au tournage de Bled Story 2 est un des moments clés de sa carrière. Après un spectacle en cabaret, un spectateur lui conseille de simplifier son humour et de retravailler son style pour être plus percutant. Ces remarques déterminantes l’ont aidé à améliorer son écriture et à affirmer son identité artistique. Cette étape constitue un véritable tournant dans sa carrière et une expérience fondatrice.&nbsp;&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="ATT JUNIOR DANS BLED STORY 2 UN FILM ENTRE BAMAKO ET PARIS" width="1170" height="658" src="https://www.youtube.com/embed/Wi7zfE5ekYU?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Ses premières scènes internationales se déroulent au Burkina Faso, pays où il a grandi quatorze ans grâce au service de son père à la CEAO. Revenir en tant qu’humoriste dans ce pays de son enfance est une expérience marquante. Il y joue en Mooré, langue qu’il maîtrise, et retrouve ses racines. Cette reconnaissance internationale se poursuit en Côte d’Ivoire, où il partage la scène avec Paul Séré du Jamel Comedy Club.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Premières expériences internationales marquantes</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">ATT Junior devient ensuite un habitué des spectacles du&nbsp;<a href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;source=web&amp;rct=j&amp;opi=89978449&amp;url=https://lecomedyclub.com/&amp;ved=2ahUKEwiYmL-9ksaUAxWdVKQEHSSBEC8QFnoECB0QAQ&amp;usg=AOvVaw1MZZYn-VvoSpPysPOfEeQx">Jamel Comedy Club à Paris</a>. Il y joue à chaque fois qu’il est de passage grâce à son ami Paul Séré, qui l’a introduit dans ce cercle prestigieux. Ses objectifs pour la nouvelle génération sont clairs : transmettre son savoir‑faire, conseiller et former les jeunes humoristes maliens. Il insiste sur l’importance de combiner spectacle vivant avec technologie pour moderniser l’humour et ouvrir de nouvelles perspectives.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ses influences artistiques sont multiples. ATT Junior s’inspire de la culture, de la science, de la philosophie ainsi que des expériences vécues dans divers pays. Cette ouverture lui permet de perfectionner son style et de transformer ses spectacles en véritables combats artistiques, porteurs de messages et de conseils, au‑delà du simple divertissement.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Inspirations multiples dans son parcours artistique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il est titulaire d’une maîtrise en philosophie obtenue en 2010, d’un master 2 en communication marketing en 2016, et d’un diplôme de l’École nationale de l’humour du Canada. Ces formations académiques et professionnelles lui donnent une base solide pour structurer son art, enrichir son écriture et donner une dimension internationale à sa carrière. Elles renforcent son profil d’humoriste complet, à la fois artiste et intellectuel.&nbsp;&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="CONFÉRENCE DU FESTIVAL INTERNATIONAL MALI DU RIRE 4 (VIDÉO 2024)" width="1170" height="658" src="https://www.youtube.com/embed/3-nERV3WLLo?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">C’est dans cette logique qu’il crée le Festival International Mali du Rire (MDR). Fatigué d’être le seul humoriste malien à représenter le pays à l’international, il fonde ce festival pour former et promouvoir de nouveaux talents. Le MDR devient une plateforme de formation et d’ouverture, permettant aux jeunes humoristes maliens de se produire à l’étranger. Grâce à cette initiative, ATT Junior inscrit l’humour malien dans le paysage culturel mondial.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Création du Mali du Rire comme plateforme</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">ATT Junior est vice‑président de la SAWA, fédération des promoteurs de festivals d’humour en Afrique francophone, Directeur artistique à Advance TV, collaborateur de l’ORTM ainsi que de la VOA. À travers ces fonctions, il offre des opportunités aux jeunes humoristes formés au Mali du Rire, supervise la création de programmes audiovisuels, et contribue à diversifier les supports de diffusion de l’humour. Il se positionne ainsi comme un mentor, un bâtisseur et un acteur majeur de la culture au Mali.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ses perspectives futures, ATT Junior souhaite s’investir pleinement dans le développement de projets artistiques d’envergure internationale au Mali. Il veut donner plus de moyens et d’idées novatrices pour faire de la culture un levier de développement. Convaincu que l’art peut contribuer à l’avancée du pays, il met son expérience et son réseau au service des institutions culturelles, afin de renforcer la place du Mali sur la scène internationale.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Engagements majeurs et leadership dans la culture</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Son parcours est jalonné de distinctions. Il a été sacré&nbsp;<em>Kewalé People</em>&nbsp;meilleur artiste de l’année, a reçu le prix du jury et du public en France pour Bled Story 2, ainsi que des récompenses comme les Togo Awards, le trophée du Sénégal, la Nuit des humoristes au Niger, et le FHIRO Mérite au Burkina Faso. Ces distinctions, obtenues dans plusieurs pays, témoignent de la reconnaissance internationale de son talent et de son engagement artistique.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">ATT Junior a joué dans de nombreux pays lors de festivals et spectacles d’humour. Il a participé au Burkina Faso, Gabon, Cameroun, France, États‑Unis, Niger, Togo, Côte d’Ivoire, Sénégal, Guinée Conakry, Hollande, Tunisie, Mauritanie, Algérie et Canada. Il s’est également produit au festival tuSeo à Brazzaville au Congo ainsi qu’au festival tuSeo à Paris à deux reprises. Cette diversité géographique illustre l’ampleur de sa carrière et la reconnaissance internationale de son talent, qui dépasse largement les frontières du Mali.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Distinctions multiples dans plusieurs pays</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Avec vingt‑deux ans de scène, ATT Junior est aujourd’hui une référence incontournable de l’humour malien. Initiateur du MDR, il incarne une carrière riche et diversifiée. Convaincu que l’avenir de l’humour malien est prometteur, il appelle les jeunes à se former et à travailler pour relever la compétition internationale et inscrire durablement le Mali dans le paysage culturel mondial.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a également animé pendant cinq ans une émission à la radio Nassirawulé de Salif Keita intitulée «&nbsp;<em>C’est pas sérieux</em>&nbsp;». Aujourd’hui, il présente «&nbsp;<em>Il est 14h</em>&nbsp;» sur Advance TV, une émission d’humour et de divertissement. Il est aussi créateur du concept «&nbsp;<em>Les Jumeaux</em>&nbsp;» avec Dassa Diskète et Adam, une série à succès sur TikTok, Facebook et YouTube. Ces projets montrent sa capacité à diversifier ses supports et à toucher un public varié.&nbsp;&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Dassa Diskete les jumeaux ( le vipère )" width="1170" height="658" src="https://www.youtube.com/embed/25n7ZZstq68?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Son style d’humour repose sur le stand‑up, avec des spectacles écrits pendant six mois et travaillés avec des metteurs en scène ainsi que des ingénieurs lumière. Chaque spectacle dure environ une heure vingt et se joue en français pour atteindre un public international. Pour ATT Junior, l’humour malien a un avenir prometteur. Il croit en la formation et au travail des jeunes humoristes, convaincu que la relève assurera la place du Mali dans la compétition mondiale. ATT Junior est marié et père de quatre enfants, dont trois filles et un garçon.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Foula D. Massé : Pour une paix rationnelle, un essai pour repenser la paix et le pouvoir en Afrique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 May 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
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<p>Nominé à la 13e édition de la Journée du manuscrit francophone en octobre 2025, Pour une paix rationnelle : de la théorie critique de la société à la réforme du pouvoir en Afrique de Foula D. Massé n’est ni un simple essai philosophique ni un manifeste politique ordinaire. </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Nominé à la 13e édition de la Journée du manuscrit francophone en octobre 2025, Pour une paix rationnelle : de la théorie critique de la société à la réforme du pouvoir en Afrique de Foula D. Massé n’est ni un simple essai philosophique ni un manifeste politique ordinaire.&nbsp;</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;source=web&amp;rct=j&amp;opi=89978449&amp;url=https://www.leseditionsdunet.com/livre/pour-une-paix-rationnelle&amp;ved=2ahUKEwjp1d3wkMaUAxVER_4FHX4cN04QFnoECBsQAQ&amp;usg=AOvVaw0iK1Fx5apGXgFNbbzqCQ-e" target="_blank" rel="noreferrer noopener">L’ouvrage</a> se situe à la frontière rare entre réflexion intellectuelle, critique institutionnelle et plaidoyer civique. Dans une Afrique traversée par les crises sécuritaires, les coups d’État, les tensions identitaires et les promesses démocratiques inachevées, l’auteur choisit un pari audacieux : convoquer Emmanuel Kant et Karl Popper pour penser la paix non comme slogan diplomatique, mais comme architecture rationnelle du vivre-ensemble. Dès les premières pages, Foula D. Massé installe une conviction forte : la violence n’est pas seulement affaire d’armes, elle procède aussi d’un échec intellectuel et institutionnel. Une idée qui irrigue tout le livre. Selon lui, là où le débat disparaît, la force prend le relais ; là où l’on ne peut plus critiquer, les conflits deviennent inévitables. Le rationalisme critique de Popper devient alors une méthode politique : apprendre à corriger les erreurs plutôt qu’à sacraliser le pouvoir. Le livre insiste ainsi sur une idée centrale : une paix durable suppose des institutions capables de supporter la contradiction, de protéger la liberté critique et d’encadrer le pouvoir plutôt que de le sanctifier.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La démocratie véritable ne se mesure pas au seul rituel électoral</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’un des grands mérites de l’ouvrage réside dans sa volonté de rendre la philosophie opératoire. Foula D. Massé ne se contente pas de commenter Kant ou Popper ; il africanise leurs intuitions. Les concepts de «&nbsp;<em>société ouverte</em>&nbsp;», d’État de droit ou de rationalisme critique deviennent des instruments pour interroger les réalités africaines contemporaines : constitutions modifiées au gré des ambitions, institutions domestiquées, démagogie politique, instrumentalisation de la peur et criminalisation de la critique. L’auteur rappelle qu’une démocratie véritable ne se mesure pas au seul rituel électoral, mais à la capacité des institutions à corriger les abus, protéger les contre-pouvoirs et accepter la contestation. Il affirme avec force qu’une paix imposée par la peur n’est qu’un silence provisoire, jamais une stabilité durable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais <a href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;source=web&amp;rct=j&amp;opi=89978449&amp;url=https://www.eyrolles.com/Loisirs/Livre/pour-une-paix-rationnelle-9782312154565/&amp;ved=2ahUKEwjp1d3wkMaUAxVER_4FHX4cN04QFnoECBoQAQ&amp;usg=AOvVaw21isEH9e3kaUFkfwgxMK9Z" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Pour une paix rationnelle</em> </a>n’est pas un livre confortable. Sa lecture dérange parfois, parce qu’elle refuse les raccourcis idéologiques et les explications faciles. Foula D. Massé s’attaque frontalement aux récits simplificateurs, aux logiques complotistes et aux mythologies politiques qui, selon lui, empêchent de penser lucidement les causes profondes des crises africaines. Il met en garde contre les sociétés closes, ces systèmes où le doute devient suspect, la critique assimilée à une trahison et la vérité transformée en dogme d’État. Dans ces configurations, avertit-il, la violence n’est jamais accidentelle : elle devient le langage du pouvoir lui-même.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Penser avant de gouverner</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan littéraire, l’essai surprend par son ambition stylistique. L’écriture alterne rigueur universitaire et souffle pamphlétaire, citations philosophiques et formules incisives. L’auteur mobilise Kant, Popper, Montesquieu, Nietzsche ou encore Aldous Huxley avec une volonté manifeste de rendre accessible une réflexion souvent perçue comme réservée aux cercles académiques. Par moments, le ton devient volontiers professoral ou prescriptif, ce qui pourra rebuter certains lecteurs en quête d’un essai plus nuancé. Mais cette densité participe aussi à la singularité du texte : Foula D. Massé écrit comme un intellectuel engagé, convaincu que les idées ont encore un rôle à jouer dans le destin politique du continent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au fond,&nbsp;<em>Pour une paix rationnelle</em>&nbsp;pose une question simple et redoutable : comment construire une paix qui ne soit ni une parenthèse militaire, ni une illusion institutionnelle ? La réponse proposée par Foula D. Massé tient en une formule implicite : penser avant de gouverner, critiquer avant d’imposer, réformer avant d’exploser. Le livre ne promet ni miracle ni solution clé en main ; il appelle plutôt à une culture politique du doute, du débat et de la réforme progressive. En cela, cette nomination à la 13e Journée du manuscrit francophone apparaît moins comme une récompense symbolique qu’une reconnaissance d’un texte ambitieux, profondément ancré dans les fractures contemporaines de l’Afrique et résolument tourné vers la question essentielle : comment éviter que la paix ne reste un mot, quand elle devrait devenir une méthode ?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Au Mali, les musées au cœur du dialogue et de la paix</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 May 2026 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>À l’occasion de la Journée internationale des musées 2026, le Mali met ses musées au centre du dialogue national. Entre culture, cohésion sociale et vivre-ensemble, ces institutions deviennent des espaces de paix et de transmission.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À l&rsquo;occasion de la Journée internationale des musées, le Musée national du Mali a organisé une causerie-débat, lundi 18 mai 2026, autour du rôle unificateur de la culture dans un contexte national sensible.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les salles du Musée national du Mali, les voix des experts ont résonné bien au-delà des cimaises. À l&rsquo;occasion de la Journée internationale des musées, une causerie-débat d&rsquo;envergure a été organisée sous la présidence du ministre de l&rsquo;Artisanat, de la Culture, de l&rsquo;Industrie hôtelière et du Tourisme, témoignant de l&rsquo;intérêt croissant des autorités pour la valorisation du patrimoine culturel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Placée sous le thème&nbsp;<em>« Les musées unissent un monde divisé »</em>, la journée a vu intervenir deux figures reconnues du secteur : le Dr Fodé Moussa Sidibé et le Dr Samuel Sidibé. Devant un public attentif, ils ont développé une conviction commune — celle que les musées ne sont pas de simples dépositaires d&rsquo;objets anciens, mais de véritables espaces de dialogue, de compréhension mutuelle et de construction de la paix. Des lieux capables de tisser des liens entre cultures, communautés et générations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;événement ne s&rsquo;est pas limité à la capitale. Au-delà du Musée national, le Musée de Bamako, le Musée Muso Kunda et plusieurs institutions des régions ont ouvert leurs portes au grand public, organisant des visites guidées et des échanges avec les habitants. Une mobilisation nationale pilotée par le comité de l&rsquo;ICOM-Mali, la branche malienne du Conseil international des musées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les musées ont été présentés comme des acteurs essentiels de cohésion sociale, de transmission des savoirs et de promotion du vivre-ensemble.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette édition 2026 revêt une portée symbolique particulière. Elle s&rsquo;inscrit dans le cadre de l&rsquo;«&nbsp;<em>Année de l&rsquo;éducation et de la culture au Mali 2026-2027</em>&nbsp;», décrétée par le Général d&rsquo;Armée Assimi Goïta, Président de la Transition, avec pour ambition affichée de renforcer l&rsquo;éducation, la culture et l&rsquo;unité nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Créée en 1977 par l&rsquo;ICOM et célébrée chaque 18 mai dans le monde entier, la Journée internationale des musées prend donc, au Mali, une résonance toute particulière. Dans un pays en quête de réconciliation et de reconstruction identitaire, le choix de mettre les institutions culturelles au premier plan n&rsquo;est pas anodin. Il témoigne d&rsquo;une volonté de renouer avec ce qui unit plutôt qu&rsquo;avec ce qui divise.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>15ᵉ édition des Rencontres de Bamako – Biennale africaine de la photographie : « refabulation » pour réinventer les récits  </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 May 2026 21:58:25 +0000</pubDate>
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<p>La 15ᵉ édition des Rencontres de Bamako-Biennale africaine de la photographie se tiendra de novembre 2026 à janvier 2027 autour du thème “Refabulation”, entre création artistique, mémoire et souveraineté culturelle africaine.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Les activités de la 15ᵉ édition des Rencontres de Bamako-Biennale africaine de la photographie ont été officiellement lancées ce jeudi 14 mai 2026 à la Maison africaine de la photographie. La cérémonie était présidée par le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière, du Tourisme, Mamou Daffé, en présence de la Commissaire générale Armelle Dakouo, du Délégué général El Hadj Amadou Diop ainsi que de nombreux invités diplomatiques et culturels.&nbsp;&nbsp;</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette édition se déroulera du 26 novembre 2026 au 26 janvier 2027, avec une semaine professionnelle prévue du 26 novembre au 2 décembre. Placée sous le thème «&nbsp;<em>Refabulation</em>&nbsp;», elle s’inscrit dans l’Année de l’éducation et de la culture décrétée par les autorités maliennes. Comme toutes les éditions précédentes, elle demeure consacrée à la photographie contemporaine africaine.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une biennale fidèle à la photographie</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son allocution, le ministre Mamou Daffé a rappelé que la photographie n’est pas seulement un outil pour capter l’image, mais une écriture du réel, une mémoire vivante, un miroir des sociétés en mutation. Il a insisté sur la capacité des artistes à imaginer une nouvelle Afrique ainsi qu’un nouveau Mali à travers leurs œuvres, en contribuant à la construction de récits collectifs et à la projection vers l’avenir.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le thème «&nbsp;<em>Refabulation</em>&nbsp;» puise son inspiration dans la pensée de l’écrivain nigérian Chinua Achebe. La commissaire Armelle Dakouo conçoit la refabulation comme une méthode de création, une résistance face aux récits dominants. Elle invite les artistes africains, diasporiques, afro‑descendants à réinventer les narrations. La photographie devient une puissance narrative, capable de transformer les perceptions et de proposer de nouveaux imaginaires collectifs.&nbsp;&nbsp;</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Les-participants-a-la-15ᵉ-edition-des-Rencontres-de-Bamako-.jpeg"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="530" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Les-participants-a-la-15ᵉ-edition-des-Rencontres-de-Bamako--1024x530.jpeg" alt="Les participants à la 15ᵉ édition des Rencontres de Bamako" class="wp-image-22397" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Les-participants-a-la-15ᵉ-edition-des-Rencontres-de-Bamako--1024x530.jpeg 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Les-participants-a-la-15ᵉ-edition-des-Rencontres-de-Bamako--300x155.jpeg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Les-participants-a-la-15ᵉ-edition-des-Rencontres-de-Bamako--768x397.jpeg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Les-participants-a-la-15ᵉ-edition-des-Rencontres-de-Bamako--585x303.jpeg 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Les-participants-a-la-15ᵉ-edition-des-Rencontres-de-Bamako--600x310.jpeg 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Les-participants-a-la-15ᵉ-edition-des-Rencontres-de-Bamako-.jpeg 1032w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Les participants au lancement de  la 15ᵉ édition des Rencontres de Bamako, le 14 mai 2026. ©Ibrahim Kalifa Djitteye/Sahel Tribune. </figcaption></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading"><strong>«&nbsp;Refabulation&nbsp;» comme outil de résistance culturelle</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis sa création en 1994, les Rencontres de Bamako se sont imposées comme le principal rendez‑vous international consacré à la photographie africaine contemporaine. Elles ont révélé des figures majeures telles que Seydou Keïta ou Malick Sidibé. Pendant deux mois, Bamako se transformera en épicentre mondial de l’art visuel, renforçant la souveraineté culturelle du Mali ainsi que son rayonnement international. Cet événement incarne la continuité d’une identité artistique africaine.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Délégué général El Hadj Amadou Diop a, pour sa part, insisté sur la portée collective de cette Biennale. Il a affirmé que participer à cette édition est un acte de résistance et a annoncé l’investissement de six sites principaux à Bamako dont la Maison africaine de la photographie, le Musée national du Mali, le Mémorial Modibo Keïta, le Palais de la Culture ainsi que la Place OMVS.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Six sites culturels mobilisés à Bamako</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Un appel à projets a été lancé pour associer un large réseau d’artistes et multiplier les voix créatives. Les Rencontres de Bamako ne se limitent pas à une sélection officielle : elles invitent photographes, vidéastes, plasticiens africains et diasporiques à s’emparer du thème sous toutes ses formes. Expositions, performances, interventions in situ, résidences courtes ainsi que contributions numériques viendront enrichir la programmation.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministre Mamou Daffé a insisté sur la dimension éducative de l’événement. Des ateliers pour enfants, des conférences ainsi que des débats universitaires sont prévus afin de renforcer la transmission des savoirs. La Biennale devient un outil pédagogique, permettant aux jeunes générations de découvrir la photographie comme mémoire vivante, miroir des sociétés. Elle s’inscrit dans une logique de formation citoyenne.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Dimension éducative au cœur de l’édition</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette 15ᵉ édition se veut une renaissance culturelle ainsi qu’une affirmation de la souveraineté africaine. Elle défend le narratif malien ainsi que celui du continent sur la scène internationale, en rappelant que la culture est un pilier du développement durable, du dialogue des peuples. Les organisateurs invitent les artistes à faire de cette Biennale un moment de partage, de rayonnement, au‑delà des frontières africaines.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Biennale africaine de la photographie est un espace d’excellence, d’innovation, de rayonnement continental. Elle incarne la conviction que l’art ainsi que la culture sont des solutions durables pour bâtir une Afrique unie, souveraine, prospère. Bamako s’apprête à vibrer au rythme de la création photographique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Rencontres de Bamako : la Biennale africaine de la photographie prépare sa 15ᵉ édition en 2026</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 May 2026 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La commissaire générale de la 15ᵉ édition des Rencontres de Bamako, Armelle Dakouo, a été reçue par le ministre Mamou Daffé. La Biennale africaine de la photographie se tiendra du 26 novembre 2026 au 26 janvier 2027 autour du thème « Refabulation ».</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La commissaire générale de la 15ᵉ édition des Rencontres de Bamako, Armelle Dakouo, a été reçue par le ministre Mamou Daffé. La Biennale africaine de la photographie se tiendra du 26 novembre 2026 au 26 janvier 2027 autour du thème « Refabulation ».</em></strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À quelques mois de son ouverture, la 15ᵉ édition des Rencontres de Bamako – Biennale africaine de la photographie se précise. Le mardi 12 mai 2026, la commissaire générale de cette nouvelle édition, Armelle Dakouo, a été reçue en audience par le ministre malien de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette rencontre, organisée dans la capitale malienne, s’inscrit dans le cadre des préparatifs de la manifestation culturelle, qui se tiendra du 26 novembre 2026 au 26 janvier 2027 à Bamako. Considérée comme la plus grande plateforme consacrée à la photographie sur le continent africain, la biennale entend cette année encore réunir artistes, curateurs et professionnels de l’image venus d’Afrique et d’ailleurs.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une rencontre pour lancer les préparatifs</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La commissaire générale était accompagnée de Tidiane Sangaré, directeur général de la Maison africaine de la photographie, ainsi que du délégué général des Rencontres de Bamako, El Hadj Amadou Diop.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cours de l’audience, les échanges ont porté sur plusieurs aspects liés à l’organisation de la biennale, notamment les derniers réglages de la cérémonie officielle de lancement, prévue le 14 mai 2026 dans les locaux de la Maison africaine de la photographie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette rencontre a également permis de présenter officiellement au ministre la nouvelle commissaire générale, sélectionnée à l’issue d’un appel à candidatures international.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une édition placée sous le thème « Refabulation »</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le thème retenu pour cette 15ᵉ édition, « <em>Refabulation</em> » — une technique littéraire, artistique utilisée en théorie culturelle pour reprendre une histoire existante et la raconter différemment, en imaginant d’autres points de vue, d’autres voix ou d’autres interprétations — a été salué par le ministre Mamou Daffé, qui a adressé ses félicitations à la commissaire générale pour sa nomination et pour l’orientation artistique proposée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce concept entend explorer les nouvelles manières de raconter l’Afrique et ses sociétés, à travers la photographie contemporaine. Dans l’esprit des organisateurs, il s’agit de mettre en avant des récits visuels capables de revisiter l’histoire, l’identité et les imaginaires du continent.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un événement majeur pour la photographie africaine</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis sa création en 1994, les Rencontres de Bamako se sont imposées comme l’un des rendez-vous incontournables de la scène artistique africaine. Organisée à Bamako, la biennale contribue à révéler de nouveaux talents et à renforcer la visibilité internationale des photographes africains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les autorités maliennes, cet événement représente également un levier important pour la diplomatie culturelle et l’attractivité touristique du pays, qui intervient au cours de «&nbsp;<em>l’année de l’éducation et de la culture&nbsp;</em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Réseau Kya – RJPIC – AJDEC – IKAM : une synergie pour renforcer le journalisme culturel  </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 10 May 2026 22:01:09 +0000</pubDate>
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<p>À Bamako, le Réseau Kya, le RJPIC, l’AJDEC et l’IKAM ont organisé un séminaire sur le journalisme culturel en temps de crise, axé sur la paix, la cohésion sociale et la lutte contre la désinformation.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Un séminaire thématique sur « Communication et Journalisme culturel en temps de crise » s’est tenu le vendredi 8 mai 2026 au Mémorial Modibo Keïta de Bamako. La cérémonie d’ouverture a été présidée par M. Alamouta Dagnoko, représentant du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, M. Mamou Daffé, en présence du Président de la Maison de la Presse, M. Bandiougou Danté, de la Directrice du Mémorial Modibo Keïta et de nombreux journalistes culturels.&nbsp;&nbsp;</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce séminaire a été initié par le Réseau Kya, en partenariat avec le Réseau des Journalistes pour la Promotion des Initiatives Culturelles (RJPIC), l’Alliance des Journalistes pour le Développement de la Culture (AJDEC) et l’Institut Kôrè des Arts et Métiers (IKAM). Les organisations étaient représentées respectivement par M. Djibril Guisse, M. Assane Koné, M. Kéba Daffé, ainsi que la Directrice du Mémorial Modibo Keïta.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une initiative collective pour la culture</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les travaux ont porté sur la critique d’art, présentée par M. Alexy Kalembry. Il a rappelé que la critique est un genre journalistique à part entière, qui consiste à analyser, interpréter et évaluer les productions artistiques. Elle doit dépasser le simple compte rendu et contribuer à éclairer, valoriser et structurer le champ culturel. La critique d’art doit être considérée comme un outil de réflexion et de construction culturelle.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">M. Kalembry a insisté sur le rôle de la critique dans l’éducation du public et la promotion du Maaya, les valeurs sociales maliennes. Il a souligné que les hommes de culture ont toujours été des moteurs de développement et que, dans le contexte actuel, la critique doit renforcer la cohésion et la résilience culturelle. La critique devient ainsi un instrument de consolidation sociale et culturelle.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La critique d’art comme levier</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il a également rappelé les principes fondamentaux qui doivent guider la critique : l’honnêteté intellectuelle, la rigueur, l’argumentation et le respect. Ces valeurs permettent d’éviter les dérives et garantissent une pratique professionnelle et éthique, respectueuse des artistes et du public. La critique constructive doit être perçue comme une contribution positive au développement culturel et comme un outil de dialogue.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La rencontre a mis en garde contre les erreurs fréquentes : confondre critique et résumé, tomber dans la complaisance excessive, pratiquer la destruction systématique ou recourir aux attaques personnelles. Les participants ont convenu qu’une critique constructive doit éclairer et faire progresser, plutôt que diviser ou fragiliser la cohésion communautaire. La critique doit être un levier de paix et de dialogue.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Journalisme culturel et cohésion sociale</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le séminaire a également abordé le journalisme culturel, présenté comme un domaine qui dépasse largement la simple couverture d’événements artistiques. Dans le contexte malien, marqué par fragilité et résilience, il doit répondre à trois enjeux : informationnel, éthique et narratif. Le journalisme culturel doit être un vecteur de cohésion sociale et de mémoire collective, capable de renforcer les liens communautaires.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan informationnel, le journalisme culturel doit lutter contre la désinformation. Sur le plan éthique, il doit éviter la stigmatisation. Sur le plan narratif, il doit produire des récits constructifs qui valorisent les initiatives positives et renforcent la cohésion sociale. Le journalisme culturel doit être un journalisme de paix, porteur de stabilité et de dialogue, au service des communautés.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le rôle du journaliste culturel en crise</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Dr Hamadou Sanogo est intervenu sur le thème du journalisme culturel en période de crise au Mali. Il a montré l’importance de valoriser les identités à l’ère de la bataille numérique et de préserver la mémoire collective par des récits culturels porteurs de paix. Il a insisté sur la responsabilité des journalistes dans la construction d’un discours culturel apaisé et rassembleur.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a conclu que la culture est la mémoire vivante des peuples et que le journaliste culturel en est la voix. Dans un contexte de crise, les mots doivent être mieux contrôlés afin d’éviter la désinformation et la mésinformation. Le séminaire a ainsi permis de rappeler que le journalisme culturel doit contribuer à la cohésion nationale et à la consolidation de la paix, en s’appuyant sur des récits constructifs.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Culture malienne : comment rester soi-même dans un monde globalisé ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 08 May 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
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<p>Le Mali entend préserver son identité culturelle face à la mondialisation. Entre héritage des empires, langues nationales, diaspora et révolution numérique, le pays entend concilier tradition et modernité.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Carrefour millénaire des civilisations sahéliennes, le Mali fait face à une équation délicate : comment rester soi-même tout en s&rsquo;ouvrant à un monde qui ne vous attend pas ?</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À Bamako, sur la rive gauche du fleuve Niger, le griot Seydou Camara récite depuis l&rsquo;aube les généalogies de sa communauté. Quelques rues plus loin, un jeune Malien suit une formation en ligne depuis son téléphone, connecté à un serveur situé à des milliers de kilomètres. Ces deux images, si elles peuvent paraître antinomiques, résument pourtant toute la complexité de ce que vit aujourd&rsquo;hui la société malienne : une civilisation d&rsquo;une profondeur extraordinaire, soudainement projetée dans l&rsquo;accélération du monde contemporain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car le Mali n&rsquo;est pas un pays ordinaire. Héritier de l&#8217;empire du Mali et de l&#8217;empire songhay — dont Tombouctou fut la capitale intellectuelle rayonnant de ses madrasas jusqu&rsquo;en Europe —, il porte en lui une mémoire longue, structurée, vivante. Les langues — bambara, peul, dogon, soninké, songhai — ne sont pas de simples idiomes : elles sont des architectures du monde, des systèmes de valeurs transmises dans les proverbes, les contes, les cérémonies.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La mondialisation, un miroir à double face</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;arrivée massive des technologies numériques, des plateformes de divertissement et des modèles économiques importés a bouleversé les équilibres culturels en quelques décennies à peine. La musique urbaine malienne, héritière de la kora et du balafon, côtoie désormais le rap en bambara, l&rsquo;afrobeats et les algorithmes de Spotify. Ce syncrétisme est parfois fertile — il a donné naissance à des artistes reconnus mondialement comme Oumou Sangaré ou Salif Keïta — mais il peut aussi diluer, par sédimentation progressive, ce qui fait la singularité profonde d&rsquo;une civilisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La problématique n&rsquo;est pas nouvelle : toute culture vivante est le produit de métissages successifs. Tombouctou elle-même n&rsquo;était grande que parce qu&rsquo;elle était un carrefour. Mais la mondialisation néolibérale actuelle présente une particularité : elle ne propose pas un échange entre égaux. Elle impose des standards, des esthétiques, des logiques économiques qui réduisent la diversité culturelle au rang de folklore consommable.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L&rsquo;éducation, première ligne de résistance</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Face à ces pressions, plusieurs leviers s&rsquo;offrent aux sociétés maliennes. Le premier, et sans doute le plus structurant, est celui de l&rsquo;éducation. Depuis plusieurs années, des expériences pédagogiques innovantes tentent de réconcilier les savoirs académiques avec les épistémologies locales. Des écoles communautaires intègrent l&rsquo;enseignement en langues nationales aux côtés du français. Des chercheurs maliens numériques, depuis Bamako ou la diaspora, travaillent à archiver les manuscrits de Tombouctou, dont beaucoup restent encore inédits.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aussi faut-il souligner l’initiative du président de la transition, le général d’armée Assimi Goïta de décréter la période 2026-2027, «&nbsp;<em>année de l’éducation et de la culture</em>&nbsp;»&nbsp;<em>afin «&nbsp;d’engager un effort national déterminé pour refonder durablement notre école et investir dans le capital humain, condition première de la prospérité partagée »,</em>&nbsp;a déclaré le président de la transition tout en soulignant que l’ambition est de former&nbsp;<em>« un citoyen nouveau, patriote, compétent et responsable, capable de porter le destin du Mali avec dignité et excellence ».&nbsp;&nbsp;</em>2025&nbsp;avait été&nbsp;consacrée «&nbsp;<em>année de la culture</em>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Outre cela, la constitution du 22 juillet 2023 réserve aux langues nationales du Mali le statut de langue officielle alors que le français est relégué uniquement au rang de langue de travail. Ce n’est pas tout. Il convient de souligner également le programme national d’éducation aux valeurs (PNEV) qui vise la revalorisation de la culture malienne à travers l’éducation.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le président Goïta,&nbsp;la culture est le&nbsp;<em>« pilier de l’identité nationale ». Elle&nbsp;</em>devait continuer à être valorisée et intégrée dans les programmes éducatifs afin de consolider la cohésion sociale et la souveraineté culturelle.&nbsp;<em>« La culture ne saurait être enfermée dans un calendrier, elle doit être portée par un engagement durable, car elle est une force de cohésion, de dignité et de souveraineté »</em>, a indiqué le Président de la transition, en invitant le Gouvernement à poursuivre et intensifier la revitalisation culturelle dans toutes les régions du pays.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces initiatives, souvent fragiles faute de financements stables, témoignent d&rsquo;une vitalité intellectuelle réelle. Elles montrent qu&rsquo;il est possible de penser la transmission sans muséification : non pas conserver le passé comme une relique, mais le rendre actif, opérant, capable de dialogue avec le présent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Repère. Les manuscrits de Tombouctou. On estime à plusieurs centaines de milliers le nombre de manuscrits islamiques et scientifiques conservés à Tombouctou, couvrant mathématiques, astronomie, médecine et droit. Après les destructions commises par des groupes armés en 2012, une course contre la montre s&rsquo;est engagée pour les numériser. Le projet Ahmed Baba, soutenu par l&rsquo;UNESCO, en a sauvegardé une partie — mais de nombreux textes restent encore vulnérables.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Préserver sans s&rsquo;isoler : le défi de la souveraineté culturelle</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;équation posée est donc celle de la souveraineté culturelle : comment affirmer sa propre grammaire du monde sans tomber dans le repli identitaire ? Car les deux dangers sont réels. D&rsquo;un côté, l&rsquo;absorption passive par une mondialisation qui homogénéise. De l&rsquo;autre, le refuge dans un essentialisme figé qui fétichise le passé et ferme les portes au monde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La réponse que tentent de construire nombre d&rsquo;intellectuels, d&rsquo;artistes et d&rsquo;acteurs de terrain maliens passe par un mot d&rsquo;ordre simple mais exigeant : participer sans se dissoudre. Diffuser sa musique sur les plateformes mondiales sans abandonner les modes de transmission orale. Utiliser les réseaux sociaux pour faire vivre les langues nationales plutôt que pour les supplanter. Intégrer les outils numériques dans les pratiques artisanales sans en effacer la logique propre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certains pays ont tracé des voies utiles à cet égard. Le Maroc, le Sénégal ou encore le Ghana ont développé des politiques culturelles ambitieuses articulant promotion internationale et ancrage local. Le Mali, malgré les crises politiques qui l&rsquo;ont secoué ces dernières années, conserve un tissu associatif et artistique d&rsquo;une remarquable résilience.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La diaspora, pont ou fossé ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette équation, la diaspora malienne — l&rsquo;une des plus importantes d&rsquo;Afrique subsaharienne, présente en France, en Italie, aux États-Unis — joue un rôle ambivalent. Elle représente à la fois un vecteur de diffusion culturelle vers l&rsquo;extérieur et un relais de réinterprétation des identités. Les secondes générations, souvent écartelées entre deux appartenances, inventent des formes hybrides qui peuvent enrichir autant que brouiller.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais la diaspora est aussi une ressource économique et intellectuelle considérable. Les transferts de fonds qu&rsquo;elle envoie dépassent souvent l&rsquo;aide publique au développement. Et les projets culturels qu&rsquo;elle finance — associations, labels de musique, maisons d&rsquo;édition — participent d&rsquo;une économie culturelle malienne transnationale encore en construction.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au fond, la question de l&rsquo;identité culturelle malienne face à la mondialisation n&rsquo;est pas une question de survie au sens strict. La culture malienne, portée par ses griots, ses artisans, ses écrivains, ses musiciens, ses philosophes, a traversé bien des tempêtes. Ce qu&rsquo;elle réclame aujourd&rsquo;hui, c&rsquo;est moins une protection qu&rsquo;une juste reconnaissance : celle d&rsquo;une civilisation qui n&rsquo;a rien à envier à personne, et qui mérite d&rsquo;entrer dans le concert mondial non comme objet d&rsquo;exotisme, mais comme sujet de sa propre histoire. C’est tout le sens du projet&nbsp;<em>Malidenya</em>, porté par le ministre de l’Artisanat, de la culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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