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	<title>Archives des Opinion &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des Opinion &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>François Burgat : « Le cancer du monde aujourd’hui, c’est l’agonie du suprémacisme blanc »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 May 2026 00:05:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Au Forum mondial de la décolonisation à Istanbul, le politologue François Burgat analyse les crises internationales à travers l’héritage colonial et dénonce « l’agonie du suprémacisme blanc ».</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Au Forum mondial de la décolonisation à Istanbul, le politologue François Burgat analyse les crises internationales à travers l’héritage colonial et dénonce « l’agonie du suprémacisme blanc ».</em></strong></p>



<p>Invité du Forum mondial sur la décolonisation organisé à Istanbul les 11 et 12 mai, le politologue français François Burgat a livré une analyse globale des rapports de domination contemporains. Son intervention a relié la question palestinienne, les débats sur la décolonisation et les recompositions géopolitiques à l’œuvre dans l’ordre international.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La décolonisation comme grille de lecture du monde actuel</strong></h2>



<p>Pour le chercheur français, la décolonisation ne doit pas être réduite à la seule période historique des indépendances africaines ou à l’histoire coloniale classique. Selon lui, elle constitue aujourd’hui l’une des clés d’analyse des tensions internationales. «&nbsp;<em>La décolonisation est l’un des concepts les plus centraux actuellement&nbsp;</em>», a-t-il expliqué lors de son intervention.</p>



<p>Ainsi, il considère que de nombreuses crises contemporaines, notamment au Moyen-Orient, doivent être comprises à la lumière des héritages coloniaux et des rapports de domination persistants. «&nbsp;<em>Le problème du monde aujourd’hui, le cancer du monde aujourd’hui, c’est l’agonie du suprémacisme blanc</em>&nbsp;», a-t-il affirmé, estimant que cette dynamique se manifeste aussi bien dans la guerre à Gaza que dans certaines évolutions politiques occidentales.</p>



<p>Selon lui, ce suprémacisme, bien qu’affaibli, continue d’influencer les relations internationales et peut encore produire des effets déstabilisateurs.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>De la domination coloniale à la domination impériale</strong></h2>



<p>Le politologue met surtout l’accent aussi sur la continuité entre colonisation et impérialisme. Pour lui, les indépendances nationales n’ont pas nécessairement mis fin aux rapports de domination. «&nbsp;<em>À la domination coloniale a succédé la domination impériale</em>&nbsp;», estime-t-il, évoquant notamment l’influence géopolitique américaine qui aurait remplacé certaines structures héritées des empires européens.</p>



<p>Dans cette analyse, les effets culturels et idéologiques de la colonisation continuent de structurer les imaginaires politiques, même après la fin des occupations militaires ou administratives.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Entre rejet du colonial et dynamiques internes</strong></h2>



<p>François Burgat met toutefois en garde contre une lecture strictement binaire de l’héritage colonial. Selon lui, les sociétés anciennement colonisées doivent distinguer les éléments imposés par la domination occidentale de ceux qui auraient pu émerger de manière autonome.</p>



<p>Il cite notamment l’exemple de l’Afghanistan, où les talibans rejettent l’éducation des femmes en la considérant comme une importation occidentale.</p>



<p>Pour le chercheur, ce type de position traduit parfois une réaction «&nbsp;<em>instinctive</em>&nbsp;» face à l’hégémonie culturelle occidentale, qui peut freiner des transformations sociales susceptibles d’émerger de manière endogène.</p>



<p>Dans sa réflexion, il se réfère également au penseur égyptien Tarek el-Bichri. Celui-ci estimait que certaines sociétés ont cessé de «&nbsp;<em>s’auto-réformer</em>&nbsp;» lorsque leur système symbolique a été perçu comme menacé par la domination occidentale.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une expérience personnelle forgée dans le Sud</strong></h2>



<p>François Burgat a également évoqué son propre parcours intellectuel, marqué par de longues années passées dans plusieurs pays du Sud. Ces expériences auraient contribué à transformer sa perception des relations internationales. Il raconte notamment un voyage en Palestine à l’âge de 16 ans. Un jeune Palestinien lui aurait alors déclaré : «&nbsp;<em>Les Juifs m’ont pris ma maison.</em>&nbsp;»</p>



<p>Cette phrase, explique-t-il, lui aurait révélé l’absence d’une information équilibrée dans les récits auxquels il avait été exposé jusque-là. «&nbsp;<em>Jamais, à l’âge de 16 ans, je n’avais eu une information équilibrée&nbsp;</em>», affirme-t-il.</p>



<p>Selon lui, les études décoloniales cherchent précisément à corriger ce qu’il décrit comme un déséquilibre dans la production et la circulation du savoir, marqué par des «&nbsp;<em>doubles standards</em>&nbsp;» dans certaines analyses occidentales des relations internationales.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un forum international sur les héritages coloniaux</strong></h2>



<p>L’intervention de Burgat s’inscrivait dans le cadre du&nbsp;<em>World Decolonisation Forum</em>, organisé à Istanbul. Cet événement a réuni chercheurs, intellectuels et représentants de la société civile autour des enjeux liés à l’héritage colonial, aux relations Nord-Sud et aux transformations de l’ordre géopolitique mondial.</p>



<p>Dans un contexte marqué par la multiplication des conflits et la remise en cause de certaines hiérarchies internationales, les débats ont mis en lumière l’importance croissante des approches décoloniales dans l’analyse du monde contemporain.</p>



<p><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : comprendre la nouvelle nature de la guerre au Sahel</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mikailou Cissé]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 08 May 2026 02:00:00 +0000</pubDate>
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<p>Analyse des nouvelles dynamiques de la guerre au Sahel : évolution de la menace terroriste, rôle du Mali et de l’AES, importance de la cohésion sociale et des légitimités locales dans la stabilisation régionale.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Au Sahel, la lutte contre le terrorisme ne se limite plus à un affrontement militaire classique. Elle s’inscrit désormais dans une conflictualité complexe mêlant enjeux sécuritaires et recompositions géopolitiques. Au cœur de cette dynamique, le Mali et l’Alliance des États du Sahel (AES) apparaissent comme un laboratoire des transformations contemporaines de la guerre.</em></strong></p>



<p>La guerre antiterroriste menée par les États du Sahel ne relève plus des schémas classiques de la conflictualité enseignés dans les doctrines militaires traditionnelles. Elle s’impose désormais comme un phénomène global, où s’entrecroisent dynamiques sécuritaires, crises de légitimité, tensions socio-économiques et recompositions géopolitiques, le tout structuré autour d’un enjeu central : la souveraineté.</p>



<p>Dans cet environnement instable, le Mali, au cœur de l’Alliance des États du Sahel (AES), ne constitue pas seulement un théâtre d’opérations, mais un espace révélateur des mutations contemporaines de la guerre.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le déplacement du centre de gravité de la menace</strong></h2>



<p>L’évolution récente du conflit met en évidence un déplacement du centre de gravité de la menace. Longtemps confinée aux zones rurales et aux espaces périphériques, l’action des groupes armés s’oriente désormais vers les centres urbains et les lieux de pouvoir.</p>



<p>Cette dynamique traduit une stratégie de pression diffuse : il ne s’agit plus prioritairement de conquérir des territoires, mais de fragiliser l’État dans ses fonctions essentielles. En perturbant la continuité institutionnelle, en érodant la crédibilité des autorités et en exacerbant les fractures sociales, ces groupes visent une désorganisation progressive du corps politique.</p>



<p>Face à cette évolution, les autorités maliennes ont réaffirmé la primauté de la sécurité et de l’intégrité territoriale, notamment à travers les orientations issues du Conseil supérieur de la défense nationale du 29 avril 2026.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une réponse militaire nécessaire mais insuffisante</strong></h2>



<p>Les opérations menées par les Forces armées maliennes (FAMa), en coordination avec la Force unifiée de l’AES, témoignent d’une reprise d’initiative. Sécurisation des axes routiers, escortes de convois et neutralisation de groupes armés indiquent une adaptation progressive à une menace mobile et durable.</p>



<p>Cependant, cette montée en puissance militaire, bien que nécessaire, ne saurait suffire. La nature du conflit impose un changement de cadre d’analyse : il ne s’agit plus d’une confrontation linéaire entre armées régulières et groupes irréguliers, mais d’une guerre diffuse visant les structures profondes des sociétés.</p>



<p>En s’attaquant aux économies locales, aux mécanismes de régulation sociale et au lien de confiance entre populations et institutions, les groupes armés déplacent le champ de bataille vers le tissu social lui-même.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le rôle stratégique des autorités traditionnelles et religieuses</strong></h2>



<p>Dans ce contexte, les légitimités traditionnelles et religieuses apparaissent comme des acteurs stratégiques de premier plan. Ancrées dans les communautés et dotées d’une autorité sociale souvent antérieure à l’État moderne, elles jouent un rôle essentiel dans la régulation des conflits locaux et la cohésion sociale.</p>



<p>Leur affaiblissement a, dans certaines zones, facilité l’implantation des groupes armés. À l’inverse, leur réintégration dans les dispositifs de stabilisation peut contribuer à restaurer l’autorité et à reconstruire le lien social.</p>



<p>La reconnaissance de leur rôle dans le cadre institutionnel constitue une avancée, mais leur efficacité dépendra de leur intégration opérationnelle dans les politiques publiques territoriales.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L’AES, une tentative de réponse régionale</strong></h2>



<p>À l’échelle régionale, la mise en place de la Force unifiée de l’AES marque une inflexion stratégique significative. En mutualisant les moyens militaires, en coordonnant le renseignement et en harmonisant les opérations, le Mali, le Burkina Faso et le Niger entendent dépasser les limites des réponses strictement nationales.</p>



<p>Cette dynamique traduit une volonté de réappropriation collective de la sécurité, fondée sur une souveraineté assumée et partagée.</p>



<p>Cependant, cette recomposition s’inscrit dans un environnement géopolitique complexe. Les États sahélo-sahariens évoluent dans un espace traversé par des rivalités d’influence, des intérêts économiques divergents et des alliances fluctuantes.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une stabilisation qui dépend aussi du lien social</strong></h2>



<p>La stabilité d’un État repose sur un équilibre constant entre capacité militaire, solidité institutionnelle et cohésion sociale. Or, dans le contexte sahélien, cette cohésion est devenue un espace central de confrontation.</p>



<p>Les groupes armés ne ciblent plus uniquement les forces de défense : ils exploitent les fractures sociales, attisent les tensions communautaires et installent une insécurité durable.</p>



<p>Ainsi, la guerre au Sahel ne peut être comprise à travers les seules catégories du terrorisme ou de la conflictualité classique. Elle se situe à l’intersection du militaire, du politique et du social.</p>



<p>Sa résolution suppose une approche intégrée, combinant action sécuritaire, gouvernance territoriale, mobilisation des légitimités locales et coopération régionale. C’est de cette articulation, plus que de la seule intensité des opérations militaires, que dépendra la stabilisation durable du Mali et de l’ensemble de l’espace sahélien.</p>



<p><strong>Mikaïlou Cissé&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : Kati, symbole d’une guerre qui ne se joue plus seulement sur le terrain</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mikailou Cissé]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 May 2026 08:02:19 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Après les attaques du 25 avril 2026, Kati devient le symbole de la résilience du Mali face à un terrorisme en mutation et à une guerre désormais centrée sur les perceptions.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Après les attaques du 25 avril 2026, Kati devient le symbole de la résilience du Mali face à un terrorisme en mutation et à une guerre désormais centrée sur les perceptions.</em></strong></p>



<p>Dans l’histoire récente du Sahel, certains lieux et certaines dates dépassent leur simple réalité géographique. Ils deviennent des points de&nbsp;convergence&nbsp;où les tensions se cristallisent et où les fragilités de l’État apparaissent au grand jour. Kati, cœur du dispositif militaire malien, en est une illustration.&nbsp;Le mois d’avril également<strong>.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>De 2012 à 2026 : une crise qui change de nature</strong></h2>



<p>Avril 2012 avait révélé une crise interne de l’État, marquée par des fractures au sein de l’appareil militaire et politique. L’autorité avait vacillé, sans pour autant s’effondrer.</p>



<p>En 2026, la menace est d’une autre nature. Elle émane d’une violence terroriste diffuse et asymétrique. Les attaques du 25 avril ne relèvent pas d’un simple coup tactique : elles traduisent une mutation stratégique. Le terrorisme ne se limite plus aux périphéries ; il cible désormais les centres névralgiques du pouvoir.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une attaque contre le symbole de l’État</strong></h2>



<p>En frappant Kati, les assaillants ne visent pas seulement une base militaire. Ils s’attaquent à un symbole : la continuité de l’État malien.</p>



<p>La mort du ministre de la Défense, Sadio Camara, s’inscrit dans cette logique. Elle dépasse la perte militaire pour devenir un événement structurant dans la dynamique des conflits sahéliens, où la guerre se joue autant dans les esprits que sur le terrain.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Donner sens au choc : entre mémoire et résilience</strong></h2>



<p>Face à l’émotion, un discours s’est structuré autour du sacrifice, du devoir et de l’honneur. Dans un pays marqué par une forte tradition militaire, cette lecture n’est pas anodine.</p>



<p>La société ne subit pas le choc : elle lui donne un sens. Dans le contexte sahélien, la mort devient un point de bascule, transformant une perte individuelle en mémoire collective et en exigence partagée.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une guerre au-delà du militaire</strong></h2>



<p>Comme le rappelait Sadio Camara, l’adversaire n’est pas uniquement militaire. Autour des groupes armés gravitent des acteurs d’influence, des opportunistes et des relais qui alimentent les fractures.</p>



<p>Dans ce contexte, la réponse ne peut être exclusivement sécuritaire. Elle doit aussi être sociale et morale, ancrée dans les valeurs du malidenya, fondement de la cohésion nationale.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La bataille décisive : celle des perceptions</strong></h2>



<p>Dans les guerres sahéliennes contemporaines, l’enjeu central est une bataille des perceptions. L’adversaire cherche à installer l’idée d’un effondrement inévitable.</p>



<p>Pourtant, une autre réalité s’impose : l’État tient parce que certains tiennent. Dans ces moments critiques, l’armée agit comme une ligne de continuité, préservant l’État sans se substituer au politique.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une transition à l’épreuve de l’histoire</strong></h2>



<p>La disparition de Sadio Camara révèle à la fois la vulnérabilité et la résilience de l’État malien. Elle rappelle une vérité essentielle : les États ne disparaissent pas seulement sous les coups de l’ennemi, mais lorsque leurs sociétés renoncent à faire face.</p>



<p>Dans ce contexte, le président de la Transition, Assimi Goïta, a repris les rênes du ministère de la Défense après les funérailles du 30 avril 2026, dans un moment charnière pour l’avenir du pays.</p>



<p><strong>Mikaïlou Cissé</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Bamako : comment le religieux contribue à la cohésion sociale et à la paix au Mali</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mikailou Cissé]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 01 May 2026 08:16:59 +0000</pubDate>
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<p>À Bamako, le rôle du religieux dépasse la foi : médiation, solidarité et cohésion sociale en font un levier clé de paix dans un Mali en crise.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
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<p><strong><em>À Bamako, où se croisent tensions sécuritaires, fractures sociales et aspirations à la stabilité, la religion s’impose comme un acteur discret mais déterminant. Au-delà de la foi, mosquées, églises et leaders religieux contribuent à maintenir le dialogue, à apaiser les crises et à renforcer la cohésion nationale, faisant du fait religieux un levier essentiel dans la quête d’une paix durable au Mali.</em></strong></p>



<p>Dans un Mali confronté depuis plus d’une décennie aux violences terroristes, aux fractures sociales et aux tensions institutionnelles, la quête d’une paix durable demeure l’un des défis majeurs de l’État. Si les réponses militaires et politiques occupent légitimement le devant de la scène, d’autres mécanismes, plus discrets mais profondément enracinés dans la société, participent chaque jour à la préservation de l’équilibre collectif. Parmi eux, le fait religieux à Bamako s’impose comme un levier essentiel de cohésion sociale et de pacification.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une capitale sous tension, entre diversité et fragilités</strong></h2>



<p>Capitale politique et économique du pays, Bamako concentre à elle seule les multiples contradictions du Mali contemporain. Ville de brassage humain, elle accueille des populations venues de toutes les régions, porteuses de langues, de cultures et de trajectoires diverses.</p>



<p>Cette diversité constitue une richesse sociale, mais elle s’accompagne également de fragilités liées aux inégalités économiques, au chômage des jeunes, à la pression urbaine et aux répercussions de la crise sécuritaire nationale. Dans un tel environnement, la cohésion sociale devient une condition indispensable de stabilité — un rôle dans lequel le religieux s’affirme comme un acteur de premier plan.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le religieux, acteur structurant du lien social</strong></h2>



<p>À Bamako, la religion dépasse largement le cadre spirituel. Mosquées, églises, associations confessionnelles et leaders religieux participent activement à la structuration du lien social.</p>



<p>À travers l’encadrement moral, les actions de solidarité et les médiations communautaires, ils contribuent à maintenir des espaces de dialogue et de confiance. Cette reconnaissance se traduit jusque dans l’action publique : les rencontres régulières entre les autorités de la transition et les leaders religieux illustrent la volonté de mobiliser ces forces morales pour renforcer la cohésion nationale. Leur rôle est d’ailleurs consacré par la Constitution du 22 juillet 2023.</p>



<p>Depuis les audiences initiées à Koulouba en 2021, le pouvoir politique affirme ainsi la place stratégique du religieux dans la consolidation de la stabilité nationale.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un rôle décisif en période de crise</strong></h2>



<p>La fonction pacificatrice du religieux s’est particulièrement illustrée lors de la crise politico-militaire de 2012. Dans un climat marqué par l’incertitude et la méfiance, plusieurs leaders religieux ont multiplié les appels à l’apaisement.</p>



<p>Leurs médiations discrètes ont contribué à réduire les tensions dans la capitale et à favoriser un environnement propice à la transition politique. Plus récemment, leur rôle s’est également révélé déterminant dans certaines médiations liées aux enlèvements ou aux violences intercommunautaires.</p>



<p>L’exemple de la libération de passagers enlevés sur l’axe Bankass–Bandiagara en 2024 illustre cette capacité d’intercession, là où les voies institutionnelles restent parfois limitées.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Prières, dialogues et initiatives interreligieuses</strong></h2>



<p>À Bamako, la religion sert aussi de point de rassemblement dans les moments de tension. Les prières collectives organisées sur le campus universitaire de Badalabougou en sont une illustration marquante.</p>



<p>Dans une étude académique, le chercheur Sekou Sala Timbely souligne que les années 1990 ont vu une implication accrue des organisations religieuses dans les affaires publiques, contribuant à structurer ces espaces de dialogue.</p>



<p>La relance du cadre de concertation entre l’État et les associations religieuses en février 2026 confirme cette reconnaissance institutionnelle du dialogue interreligieux comme outil de stabilité.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une conception malienne de la paix</strong></h2>



<p>Au Mali, la paix ne se limite pas à l’absence de violence : elle repose sur la qualité des relations sociales. Cette vision s’inscrit dans l’héritage de la Charte de Kouroukanfouga, fondée sur le respect, la solidarité et la dignité.</p>



<p>À travers des valeurs comme le Maya, le Dambé ou le Malidenya, la société malienne rappelle que la stabilité collective repose sur la responsabilité partagée et la reconnaissance de l’autre.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le rôle moral et social des leaders religieux</strong></h2>



<p>À travers sermons et prêches, les leaders religieux diffusent des messages de tolérance, de patience et de responsabilité collective. Leur influence contribue à orienter les comportements dans les périodes difficiles.</p>



<p>Lors des tensions liées à la crise énergétique, certains ont ainsi appelé à la solidarité et à l’endurance, participant à maintenir une forme de résilience sociale.</p>



<p>Par ailleurs, dans un contexte où les services publics sont parfois insuffisants, les structures religieuses jouent un rôle de proximité essentiel : aides alimentaires, soutien aux familles vulnérables, accompagnement des jeunes et médiation des conflits.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Entre influence positive et risques d’instrumentalisation</strong></h2>



<p>Cependant, cette influence n’est pas sans limites. Le religieux peut aussi faire l’objet d’instrumentalisations politiques ou identitaires. Lorsqu’il alimente l’exclusion ou la radicalisation, il devient un facteur de fragilisation.</p>



<p>Certaines dérives rappellent que la contribution du religieux à la paix dépend de son inscription dans une logique d’inclusion et de responsabilité. C’est dans cet esprit que Assimi Goïta a appelé, en 2026, les confessions religieuses à davantage de responsabilité dans leurs interventions publiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un levier essentiel pour la paix durable</strong></h2>



<p>Dans la reconstruction de la paix sociale, les réponses sécuritaires restent indispensables, mais insuffisantes à elles seules. Le fait religieux constitue une ressource interne précieuse pour soutenir la cohésion sociale et renforcer les solidarités.</p>



<p>Dans un Mali en quête de stabilité durable au cœur du Sahel, la paix dépend autant de la solidité des institutions que de la vitalité des liens sociaux. À Bamako, le religieux demeure ainsi un ressort discret mais puissant de la pacification nationale.</p>



<p><strong>Mikaïlou Cissé</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title> La force tranquille de l’affirmation de soi</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Bocar Harouna Diallo]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Apr 2026 04:00:00 +0000</pubDate>
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<p>Dans un monde en mutation, l’affirmation de soi et l’audace intellectuelle permettent de défendre ses idées, d’enrichir le débat et de saisir les opportunités. Une réflexion sur le rôle de la parole et de l’engagement intellectuel.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p>L’affirmation de soi ne consiste ni à s’imposer ni à marcher sur les autres. Il s’agit d’avoir le courage, en toute honnêteté, d’exprimer qui l’on est, ce que l’on croit et ce que l’on vaut, en s’appuyant sur des idées limpides, réfléchies et visionnaires. S’affirmer, c’est aussi s’ouvrir à l’échange d’idées, aborder des points de vue différents avec respect et intelligence, sans pour autant renoncer à ses convictions.</p>



<p>Nombreuses sont les opportunités qui échappent à certains, non pas par manque de compétences, mais par manque d’audace : l’audace de s’exprimer, de formuler des propositions, de remettre en question et de revendiquer sa place avec clarté et intégrité.</p>



<p>Dans un monde en pleine mutation, la parole bienveillante, accompagnée d’une pensée bien articulée, demeure une précieuse viatique. Les intellectuels ont un rôle central à jouer, car leurs opinions mettent en lumière les décisions collectives, stimulent la réflexion critique et élargissent les perspectives. Comme le dit l’adage : «&nbsp;<em>La barque n’avance que lorsque l’on ose lâcher le rivage.</em>&nbsp;»</p>



<p><strong>Bocar Harouna Diallo</strong></p>



<p><strong>Géographie du développement régional et territorial</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Le Sahel impose-t-il une nouvelle lecture des conflits territoriaux ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mikailou Cissé]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Apr 2026 06:00:00 +0000</pubDate>
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<p>Le Mali change de cap en retirant sa reconnaissance à la RASD. Découvrez les enjeux de cette décision stratégique.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>En retirant sa reconnaissance à la République arabe sahraouie démocratique (RASD) et en soutenant le plan d’autonomie marocain, le Mali opère un tournant diplomatique majeur. Au-delà d’un simple repositionnement, cette décision traduit une redéfinition profonde de sa doctrine stratégique, à l’intersection des enjeux sécuritaires internes, des recompositions régionales et des nouvelles logiques de puissance en Afrique.</em></strong></p>



<p>L’officialisation par Bamako de son soutien au plan d’autonomie marocain ne saurait être analysée isolément. Elle s’inscrit dans un contexte régional marqué par des crises imbriquées et une reconfiguration des équilibres stratégiques au Sahel. Dans cet espace en mutation, les dynamiques sécuritaires, politiques et territoriales se superposent, révélant une interdépendance croissante des conflits.</p>



<p>La question du Sahara occidental, longtemps perçue comme extérieure aux priorités sahéliennes, s’intègre désormais à cette architecture régionale. En rompant avec sa reconnaissance de la RASD, le Mali redéfinit sa lecture des conflits territoriaux et affirme une nouvelle cohérence diplomatique.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-de-la-doctrine-decoloniale-au-paradigme-souverainiste"><strong>De la doctrine décoloniale au paradigme souverainiste</strong></h3>



<p>Contrairement aux orientations historiques héritées des indépendances, fondées sur le principe d’autodétermination, la position actuelle des autorités maliennes marque une inflexion doctrinale. Elle traduit un passage d’un paradigme décolonial à une approche centrée sur la souveraineté, la stabilité interne et la sécurité nationale.</p>



<p>Ce repositionnement constitue un point nodal dans la politique étrangère malienne. Il aligne les choix diplomatiques du pays sur ses priorités internes, notamment la préservation de l’intégrité territoriale face aux mouvements armés dans le nord. En ce sens, Bamako adopte une grille de lecture pragmatique des conflits africains, privilégiant la consolidation des États à toute forme de fragmentation.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-des-trajectoires-securitaires-comparables"><strong>Des trajectoires sécuritaires comparables</strong></h3>



<p>Le rapprochement implicite entre les situations malienne et marocaine éclaire cette évolution. Dans les deux cas, l’État est confronté à des entités politico-militaires contestant son autorité territoriale. Si le Front Polisario bénéficie d’une reconnaissance internationale partielle, les groupes armés maliens restent plus fragmentés et moins institutionnalisés.</p>



<p>Cette analogie structurelle renforce la convergence stratégique entre Bamako et Rabat. Elle traduit une volonté commune de privilégier des solutions politiques fondées sur l’unité territoriale, perçue comme condition essentielle à la stabilité.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-l-algerie-acteur-cle-aux-positions-ambivalentes"><strong>L’Algérie, acteur clé aux positions ambivalentes</strong></h3>



<p>Au cœur de cette recomposition se trouve un acteur incontournable : l’Algérie. Puissance régionale influente, elle joue un rôle complexe dans les deux configurations. À la fois médiatrice dans les crises maliennes — notamment à travers l’Accord d’Alger de 2015 — et soutien affirmé du Front Polisario, Alger incarne une posture ambivalente.</p>



<p>Cette dualité alimente les tensions régionales et contribue à redéfinir les alliances. Pour Bamako, la dénonciation de certains cadres hérités, combinée à ce repositionnement sur la question saharienne, traduit une volonté de s’affranchir des médiations jugées contraignantes.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-diplomatie-alignee-sur-les-priorites-internes"><strong>Une diplomatie alignée sur les priorités internes</strong></h3>



<p>En révisant sa position sur la RASD, le Mali opère une mise en cohérence entre politique intérieure et diplomatie extérieure. Ce réalignement s’inscrit dans la dynamique plus large de refondation de l’État et dans l’affirmation d’une souveraineté assumée.</p>



<p>Cette évolution accompagne la montée en puissance de nouvelles alliances régionales, notamment dans le cadre de l’Alliance des États du Sahel (AES). Les États membres y partagent une même ambition : renforcer leur autonomie stratégique en matière de sécurité, de diplomatie et de développement.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-vers-une-nouvelle-cartographie-des-rapports-de-puissance"><strong>Vers une nouvelle cartographie des rapports de puissance</strong></h3>



<p>Au-delà du cas malien, cette décision reflète une transformation plus profonde du continent africain. Les logiques d’alignement idéologique cèdent progressivement la place à des diplomaties pragmatiques, fondées sur les intérêts nationaux et les impératifs sécuritaires.</p>



<p>Le repositionnement de Bamako participe ainsi à une recomposition des rapports de force en Afrique, où la question de l’intégrité territoriale tend à supplanter les anciennes solidarités politiques. Dans ce nouvel ordre en gestation, le Sahara occidental apparaît comme un révélateur des mutations en cours.</p>



<p><strong>Mikaïlou Cissé&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Désinformation et identités numériques : une crise du vrai ? </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mikailou Cissé]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Apr 2026 15:09:47 +0000</pubDate>
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<p>Découvrez comment le numérique remet en question la responsabilité traditionnelle. Une analyse des défis contemporains et des nouvelles régulations.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
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<p><strong><em>À l’ère du numérique, les fondements traditionnels de la responsabilité sont profondément remis en question. Entre déterritorialisation des actions, dissociation du sujet et prolifération de la désinformation, le cyberespace impose de repenser les cadres juridiques, éthiques et politiques qui structurent nos sociétés contemporaines.</em></strong></p>



<p>Les sociétés contemporaines s’immergent dans l’univers numérique sous une tension structurelle persistante : d’un côté, les formes classiques de régulation fondées sur le contrôle des corps, des consciences et des territoires ; de l’autre, la nature fluide, déterritorialisée et réticulaire du cyberespace, qui échappe aux cadres traditionnels de la souveraineté. Le numérique opère ainsi une dissociation inédite entre l’action et la présence, contraignant à repenser en profondeur les conditions de la responsabilité.</p>



<p>Cette tension se manifeste à travers plusieurs phénomènes significatifs : circulation d’informations non vérifiées, diffusion de contenus trompeurs, ou encore maintien d’identités numériques actives associées à des individus privés de liberté physique ou condamnés par la justice. Il en résulte une déliaison entre l’acteur et l’action, qui fragilise l’imputation des actes. L’existence numérique tend dès lors à se prolonger indépendamment des contraintes matérielles, produisant une forme de dédoublement du sujet.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-desinformation-et-economie-de-l-influence"><strong>Désinformation et économie de l’influence</strong></h2>



<p>Loin d’être marginal, ce phénomène révèle les limites des dispositifs classiques de contrôle. Si les institutions parviennent à contraindre les corps dans un espace territorial défini, elles peinent à circonscrire les effets d’actions déployées dans un espace sans ancrage stable.<br>Une personne incarcérée peut ainsi continuer à intervenir dans l’espace public numérique, remettant en cause l’unité du sujet, fondement de la responsabilité juridique.</p>



<p>Dans ce contexte, la désinformation trouve un terrain particulièrement favorable. L’exploitation de comptes par des tiers – usurpation, délégation ou manipulation – alimente une économie de l’influence où la vérité devient instable. L’espace numérique s’impose comme un lieu où l’authenticité est constamment mise à l’épreuve et où la frontière entre le vrai et le faux tend à s’effacer.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-faut-il-limiter-l-existence-numerique"><strong>Faut-il limiter l’existence numérique ?</strong></h2>



<p>La question se pose alors : la privation de liberté physique doit-elle entraîner la suppression de l’existence numérique ? Une telle hypothèse soulève des enjeux éthiques et juridiques majeurs. Le défi réside moins dans l’existence numérique que dans la régulation de ses usages, afin de garantir une présence légitime sans basculer dans une logique de surveillance généralisée.</p>



<p>Les institutions tentent d’adapter leurs cadres d’intervention, mais se heurtent à la fragmentation et à la circulation des identités numériques. La responsabilité tend à se diluer dans un réseau d’interactions complexes, rendant l’imputation des actes de plus en plus problématique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-vers-une-ethique-de-la-citoyennete-numerique"><strong>Vers une éthique de la citoyenneté numérique</strong></h2>



<p>Dans ce nouvel environnement, les professionnels des médias voient leur rôle profondément transformé. La persistance d’activités numériques associées à des individus incarcérés brouille les critères de crédibilité et fragilise les processus de vérification. L’espace public informationnel se reconfigure sous la pression de flux continus, où la visibilité prime souvent sur la fiabilité.</p>



<p>Dès lors, la question de la citoyenneté numérique s’impose. Dans un espace où chacun peut produire et diffuser de l’information, la responsabilité devient autant éthique que juridique.<br>Relayer un contenu sans en vérifier la source revient à participer à un système où l’efficacité prime sur la vérité.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-repenser-le-rapport-au-vrai"><strong>Repenser le rapport au vrai</strong></h2>



<p>Les dispositifs de sécurisation du cyberespace, bien qu’indispensables, ne suffisent pas. Ils doivent être accompagnés d’une réflexion plus exigeante sur les conditions de production du vrai. Il s’agit moins de restaurer un ordre que de reconstruire un rapport critique à l’information, fondé sur le discernement et la vigilance.</p>



<p>En définitive, ce phénomène ne révèle pas seulement une faille technique ou juridique, mais une transformation plus profonde : celle d’un monde où l’action se détache de la présence.<br>La question centrale devient alors : dans quelles conditions une action peut-elle encore être attribuée, comprise et jugée ?</p>



<p><strong>Mikaïlou Cissé</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Une guerre sans fin : le terrorisme dans l’ordre mondial contemporain</title>
		<link>https://saheltribune.com/une-guerre-sans-fin-le-terrorisme-dans-lordre-mondial-contemporain/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Mikailou Cissé]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 31 Mar 2026 09:08:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
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<p>Découvrez comment le terrorisme dans l'ordre mondial influence les rapports de pouvoir et structure la peur dans nos sociétés.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Phénomène global et profondément politique, le terrorisme ne se limite pas à une violence désorganisée. Il s’impose comme un système structurant, façonnant les rapports de pouvoir, les imaginaires collectifs et les dynamiques sécuritaires contemporaines, du Sahel au Moyen-Orient.</em></strong></p>



<p>Invisible mais omniprésent, le terrorisme s’impose comme une mécanique politique globale : un système qui fabrique la peur, restructure les États et redéfinit durablement les conditions de la liberté, du Sahel au Moyen-Orient.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-sahel-laboratoire-d-une-instabilite-durable"><strong>Le Sahel, laboratoire d’une instabilité durable</strong></h2>



<p>Ce phénomène mondial peut être appréhendé comme un art politique aux dimensions multiples, fondé sur la production d’une illusion de peur permanente au cœur des sociétés modernes. Loin de relever d’une violence sporadique, il s’inscrit dans une logique stratégique visant à maintenir un état de tension durable.</p>



<p>Dans ce cadre, la paix cesse d’apparaître comme un équilibre naturel. Elle devient une construction fragile, instable, dépourvue d’ancrage durable dans un ordre véritablement pacifié.</p>



<p>Le cas du Sahel illustre avec acuité cette dynamique. Pendant et après la présence des forces étrangères occidentales, notamment sous l’influence des autorités politiques et militaires françaises au Mali, la région a connu une déstabilisation profonde.</p>



<p>Cette situation a contribué à fragiliser les institutions politiques et militaires, dans un espace déjà marqué par des mutations constantes. Il en résulte un cadre social désorganisé, dominé par le langage politique et médiatique du terrorisme, qui structure désormais les perceptions et les discours.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-instrument-de-pouvoir-et-de-guerre-asymetrique"><strong>Un instrument de pouvoir et de guerre asymétrique</strong></h2>



<p>Inscrit dans le champ politique contemporain, le terrorisme agit comme un instrument de simulation de la conscience collective. Il installe un climat de peur durable et remplit, selon les acteurs qui s’en saisissent, des fonctions variées : conquête, contestation, gestion ou conservation du pouvoir.</p>



<p>Il s’inscrit dans une logique de guerre asymétrique, sans issue militaire décisive. En s’infiltrant dans les structures sociales et politiques, il tend à les fragiliser de l’intérieur. Ce phénomène s’auto-entretient, générant ses propres ressources économiques, matérielles et politiques.</p>



<p>Des contextes comme l’Afghanistan, la Mauritanie ou l’Algérie montrent comment la question sécuritaire devient un principe organisateur des systèmes politiques après des phases de conflictualité terroriste.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-langage-politique-et-mediatique"><strong>Un langage politique et médiatique</strong></h2>



<p>Au-delà de sa dimension opérationnelle, le terrorisme constitue un système de représentations. Il agit comme un langage politique dans les sphères médiatiques, militaires et institutionnelles.</p>



<p>Par ses récits, ses symboles et ses mises en scène, il produit du sens et influence durablement les perceptions collectives de la peur, de la violence et de la paix. Il devient ainsi une expression radicale du conflit social à l’échelle transnationale, révélant les tensions d’un ordre politique en crise.</p>



<p>Les dynamiques contemporaines autour du détroit au large de l’Iran illustrent cette recomposition permanente des rapports de force, où se mêlent enjeux géopolitiques et stratégies de puissance.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-peur-comme-mecanisme-de-domination"><strong>La peur comme mécanisme de domination</strong></h2>



<p>Le terrorisme prospère sur des ressorts psychologiques profonds : peur de l’incertitude, crainte de l’isolement, besoin de repères. Il alimente une quête de certitudes immédiates et renforce le besoin d’appartenance.</p>



<p>Dans ce contexte, les individus peuvent être amenés à privilégier une sécurité fondée sur la peur plutôt qu’une liberté assumée. Le terrorisme ne se contente pas de restreindre les libertés. Il en redéfinit les conditions d’exercice, altérant la capacité à construire une autonomie politique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-lutte-qui-entretient-le-phenomene"><strong>Une lutte qui entretient le phénomène</strong></h2>



<p>Paradoxalement, les stratégies de lutte contre le terrorisme peuvent contribuer à sa reproduction. En générant un climat de peur permanent, elles participent parfois à l’ancrage du phénomène dans les représentations sociales.</p>



<p>Les politiques menées notamment par les États-Unis et certains pays européens ont contribué à structurer le terrorisme comme catégorie centrale du discours politico-militaire contemporain. Mais dans des régions comme le Sahel ou le Moyen-Orient, ces interventions ont aussi favorisé sa persistance, voire son expansion.</p>



<p>Elles alimentent également une économie politique de la sécurité, dans laquelle l’industrie militaire et les dispositifs sécuritaires gagnent en légitimité et en influence.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-mode-de-conflictualite-contemporaine"><strong>Un mode de conflictualité contemporaine</strong></h2>



<p>Ainsi compris, le terrorisme dépasse largement la simple violence politique. Il constitue un mode structurant de la conflictualité contemporaine, un langage du pouvoir et une mise en scène élaborée de la violence.</p>



<p>Il transforme durablement les rapports de force, les imaginaires collectifs et les conditions d’exercice de la liberté politique. Plus qu’une anomalie, il apparaît comme un symptôme — et un instrument — des recompositions profondes de l’ordre mondial.</p>



<p><strong>Mikaïlou Cissé&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Repenser la paix dans un monde en conflit</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mikailou Cissé]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 21 Mar 2026 07:50:32 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Mikaïlou Cissé analyse la guerre contemporaine, ses mutations stratégiques et la confusion entre guerre et terrorisme.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Dans cette réflexion dense,&nbsp;<strong>Mikaïlou Cissé</strong>, professeur de philosophie au lycée au Mali, propose une lecture critique de la guerre contemporaine. Au-delà du simple affrontement militaire, il analyse ses effets systémiques sur les sociétés, ses mutations stratégiques et la confusion croissante entre guerre et terrorisme dans un ordre international en recomposition.</em></strong></p>



<p>La guerre est avant tout une perturbation majeure de l’ordre social à grande échelle. Au-dessous d’un certain seuil d’intensité et d’extension, elle se réduit à un conflit localisé ou à une opération militaire ponctuelle. Elle provoque une reconfiguration profonde des organisations sociales, touchant la production socio-économique, la démographie et les mécanismes institutionnels de préservation de la vie humaine.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-phenomene-total-aux-effets-systemiques"><strong>Un phénomène total aux effets systémiques</strong></h3>



<p>Phénomène total, la guerre mobilise les États sur la scène internationale, tout en se déployant à l’intérieur des frontières ou dans des espaces transfrontaliers. Elle restructure les priorités collectives : certains secteurs économiques s’intensifient, d’autres s’effondrent durablement. La natalité chute, tandis que la mortalité explose dans un contexte de violence qui nie la vie humaine sous divers aspects.</p>



<p>Loin de se limiter au militaire, l’état de guerre devient une catégorie politique qui façonne les représentations et les pratiques sociales à travers les médias et les stratégies communicationnelles. Les États mènent ainsi une lutte simultanée pour l’exclusivité de la violence, dans laquelle la conquête, la production et le contrôle de l’énergie constituent des enjeux centraux.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-guerre-comme-construction-politique-et-mediatique"><strong>La guerre comme construction politique et médiatique</strong></h3>



<p>La qualification de «&nbsp;<em>guerre</em>&nbsp;» dépend largement des discours publics, qui en amplifient la portée dans la conscience collective afin d’en faire accepter ou rejeter les principes et objectifs. Elle oppose des systèmes politiques dans un espace médiatico-politique de gouvernance, où les intérêts sont à la fois interdépendants et contradictoires.</p>



<p>Cette dynamique s’étend aux domaines économiques, énergétiques et stratégiques, donnant à certains conflits une dimension globale, comme au Moyen-Orient.</p>



<p>La «&nbsp;<em>guerre contre le terrorisme</em>&nbsp;» illustre cette mutation profonde. Elle oppose les États à des entités étatiques ou non étatiques, structurées et engagées dans la contestation de l’ordre politique et militaire. Ces conflits bouleversent la vie sociale à toutes les échelles.</p>



<p>Les civils, pourtant protégés en théorie par les conventions internationales, en sont les premières victimes. Des régions comme le Liban, la Cisjordanie ou la bande de Gaza témoignent de bouleversements démographiques profonds, liés à des logiques de guerre prolongée.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-ambiguites-et-instrumentalisation-du-terrorisme"><strong>Ambiguïtés et instrumentalisation du terrorisme</strong></h3>



<p>Paradoxalement, les méthodes terroristes ne sont pas l’apanage des groupes non étatiques. Certains États y recourent également, tout en disqualifiant leurs adversaires sous cette même étiquette. Cette ambiguïté est particulièrement visible au Moyen-Orient, où la communauté internationale demeure souvent silencieuse face aux déplacements forcés de populations.</p>



<p>En Afrique sahélienne, en pleine recomposition, ces dynamiques prennent la forme de criminalité organisée, de prédation économique et de rivalités géopolitiques imbriquées à des conflits locaux. Les zones riches en ressources deviennent ainsi des foyers de confrontation, exacerbant l’instabilité et fragilisant les sociétés.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-frontiere-incertaine-entre-guerre-et-terrorisme"><strong>La frontière incertaine entre guerre et terrorisme</strong></h3>



<p>Cette extension de la guerre aux domaines vitaux pose une question centrale : où se situe la frontière entre guerre et terrorisme ? Toute action perturbant durablement la vie sociale et instaurant un climat de terreur relève d’une logique terroriste.</p>



<p>Les critères incluent notamment l’usage intentionnel de la violence contre des civils, les attaques contre les institutions étatiques et la volonté de produire un effet psychologique de peur collective au service d’objectifs politiques. Ces éléments devraient constituer le socle de toute qualification juridique du terrorisme.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-repenser-la-paix-comme-exigence-universelle"><strong>Repenser la paix comme exigence universelle</strong></h3>



<p>En définitive, repenser la paix et la guerre sur des principes universels contraignants apparaît comme une exigence humaine et morale. La paix ne saurait se réduire à l’absence de guerre, mais doit être conçue comme une régulation juste des relations humaines.</p>



<p>Toute violence dirigée contre les civils disqualifie son auteur comme acteur de paix, quel que soit son statut. Elle lui retire toute légitimité politique et l’inscrit dans le registre de la criminalité absolue : le terrorisme.</p>



<p><strong>Mikaïlou Cissé</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Aminata Coulibaly, présidente de l’Association ABSI : « Servir cette humanité discrète, c’est donner un sens plus profond au Ramadan »  </title>
		<link>https://saheltribune.com/aminata-coulibaly-presidente-de-lassociation-absi-servir-cette-humanite-discrete-cest-donner-un-sens-plus-profond-au-ramadan/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Mar 2026 05:04:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
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<p>Ramadan solidarité : l’ABSI s'engage à aider les vulnérables et à promouvoir la fraternité et le partage durant ce mois sacré.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em><strong><em>À&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>l</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>’</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>occasion du mois sacr</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>de Ramadan, Aminata Coulibaly, pr</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>sidente de l</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>’</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>Association B</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>n</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>vole pour la Solidarit</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>Inclusive (ABSI), revient sur l</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>’</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>engagement de son organisation en faveur des plus vuln</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>rables. Entre dignit</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>, fraternit</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>et partage, elle explique comment l</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>’</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>ABSI transforme la spiritualit</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>en actions concr</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>è</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>tes. Dans cet entretien, elle&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>voque les d</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>fis, les t</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>moignages marquants et l</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>’</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>importance d</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>’</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>une solidarit</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>inclusive qui ne laisse personne de c</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>ô</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>t</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>.</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em></em></strong></em></strong></p>



<h5 class="wp-block-heading" id="h-sahel-kunafoni-pouvez-vous-pr-e-senter-bri-e-vement-l-absi-et-sa-mission-principale"><strong>Sahel Kunafoni : Pouvez-vous pr</strong><strong>é</strong><strong>senter bri</strong><strong>è</strong><strong>vement l</strong><strong>’</strong><strong>ABSI et sa mission principale ?</strong><strong></strong></h5>



<p><strong>Aminata Coulibaly</strong><strong>&nbsp;:&nbsp;</strong>L’ABSI est une association humanitaire&nbsp;à&nbsp;but non lucratif qui&nbsp;œuvre pour l’inclusion sociale et l’égalité&nbsp;des chances. Sa mission est d’accompagner les personnes vulnérables&nbsp;à&nbsp;travers des actions concrètes, en veillant&nbsp;à&nbsp;ce que personne ne soit laissé&nbsp;de côté. L’association agit comme un acteur de proximité, en créant des initiatives qui renforcent la dignité&nbsp;et le respect de chacun. ABSI incarne une vision de solidarité&nbsp;inclusive où&nbsp;chaque geste compte, qu’il s’agisse d’un repas partagé, d’un soutien moral ou d’une présence bienveillante, rappelant que la dignité&nbsp;humaine est universelle. &nbsp;</p>



<h5 class="wp-block-heading" id="h-sk-nbsp-qu-est-ce-qui-vous-a-motiv-e-e-nbsp-a-nbsp-vous-engager-dans-la-solidarit-e-nbsp-inclusive-en-particulier-pendant-le-ramadan"><strong>SK :&nbsp;</strong><strong>Qu</strong><strong>’</strong><strong>est-ce qui vous a motiv</strong><strong>é</strong><strong>e&nbsp;</strong><strong>à&nbsp;</strong><strong>vous engager dans la solidarit</strong><strong>é&nbsp;</strong><strong>inclusive, en particulier pendant le Ramadan ?</strong><strong></strong></h5>



<p><strong>Aminata Coulibaly</strong><strong>&nbsp;:&nbsp;</strong>Le Ramadan est un mois de spiritualité&nbsp;et de partage, mais aussi un moment où&nbsp;les inégalités se révèlent avec force. Ce qui m’a motivé, c’est de constater que certaines personnes n’ont pas la chance de rompre le jeûne dans un cadre digne ou auprès de leurs proches. La solidarité&nbsp;inclusive consiste&nbsp;à&nbsp;aller vers ceux qu’on ne voit pas toujours, ceux que la rupture trouve en chemin. Servir cette humanité&nbsp;discrète, c’est donner un sens plus profond au Ramadan : transformer la foi en actes concrets qui réchauffent les cœurs et rapprochent les individus. &nbsp;</p>



<h5 class="wp-block-heading" id="h-s-k-comment-percevez-vous-le-r-o-le-de-ceux-qui-nourrissent-les-autres-sans-rompre-eux-m-e-mes-restaurateurs-b-e-n-e-voles-vendeurs"><strong>S.K: Comment percevez-vous le r</strong><strong>ô</strong><strong>le de ceux qui nourrissent les autres sans rompre eux-m</strong><strong>ê</strong><strong>mes (restaurateurs, b</strong><strong>é</strong><strong>n</strong><strong>é</strong><strong>voles, vendeurs) ?</strong><strong></strong></h5>



<p><strong>Aminata Coulibaly</strong><strong>&nbsp;:&nbsp;</strong>Ces personnes sont de véritables héros du quotidien. Leur geste est&nbsp;à&nbsp;la fois discret et puissant, car ils sacrifient leur confort pour que d’autres puissent rompre le jeûne dans la dignité. Ils incarnent une générosité&nbsp;silencieuse qui fait battre le cœur du Ramadan. Leur rôle est essentiel : ils rappellent que la solidarité&nbsp;ne se mesure pas seulement par des paroles, mais par des actes concrets. En nourrissant les autres, ils deviennent les gardiens d’une humanité&nbsp;partagée, où&nbsp;l’altruisme prime sur l’individualisme et où&nbsp;la cohésion sociale se renforce par des gestes simples. &nbsp;</p>



<h5 class="wp-block-heading" id="h-s-k-quelles-valeurs-de-solidarit-e-nbsp-et-de-partage-se-d-e-gagent-de-cette-pratique-selon-vous"><strong>S.K : Quelles valeurs de solidarit</strong><strong>é&nbsp;</strong><strong>et de partage se d</strong><strong>é</strong><strong>gagent de cette pratique selon vous ?</strong><strong></strong></h5>



<p><strong>Aminata Coulibaly</strong><strong>&nbsp;:&nbsp;</strong>La fraternité&nbsp;est la première valeur qui se dégage : partager un repas, c’est créer un lien humain fort. Ensuite vient la dignité, car offrir&nbsp;à&nbsp;l’autre la possibilité&nbsp;de rompre le jeûne dans des conditions respectueuses est un acte profondément humain. Ces valeurs dépassent le cadre religieux et rappellent que nous sommes tous liés par une même humanité. Elles nous invitent&nbsp;à&nbsp;voir dans chaque geste de solidarité&nbsp;une responsabilité&nbsp;collective. Le Ramadan devient alors un moment où&nbsp;la foi se traduit en actes sociaux, renforçant la cohésion et l’unité&nbsp;au sein de la communauté. &nbsp;</p>



<h5 class="wp-block-heading" id="h-s-k-nbsp-quelles-actions-sp-e-cifiques-l-absi-met-en-nbsp-oe-uvre-pour-soutenir-les-plus-vuln-e-rables-durant-le-ramadan"><strong>S.K :</strong>&nbsp;<strong>Quelles actions sp</strong><strong>é</strong><strong>cifiques l</strong><strong>’</strong><strong>ABSI met en&nbsp;</strong><strong>œ</strong><strong>uvre pour soutenir les plus vuln</strong><strong>é</strong><strong>rables durant le Ramadan ?</strong><strong></strong></h5>



<p><strong>Aminata Coulibaly</strong><strong>&nbsp;:&nbsp;</strong>Cette année, l’ABSI organise la 5e&nbsp;édition de l’Opération Ramadan. Nous&nbsp;distribuons&nbsp;des repas chauds dans les communes V et VI de Bamako, avec un objectif de 600 repas offerts. L’action vise&nbsp;à&nbsp;offrir non seulement de la nourriture, mais aussi un cadre de fraternité&nbsp;et de dignité&nbsp;pour ceux qui rompent le jeûne loin de leurs proches. Chaque repas distribué&nbsp;est un symbole d’attention et de solidarité.&nbsp;À&nbsp;travers cette initiative, nous voulons rappeler que personne ne doit&nbsp;être oublié, et que la rupture du jeûne doit&nbsp;être un moment partagé. &nbsp;</p>



<h5 class="wp-block-heading" id="h-s-k-quels-sont-les-principaux-d-e-fis-rencontr-e-s-dans-l-organisation-de-ces-initiatives-logistiques-financiers-humains"><strong>S.K : Quels sont les principaux d</strong><strong>é</strong><strong>fis rencontr</strong><strong>é</strong><strong>s dans l</strong><strong>’</strong><strong>organisation de ces initiatives (logistiques, financiers, humains) ?</strong><strong></strong></h5>



<p><strong>Aminata Coulibaly</strong><strong>&nbsp;:&nbsp;</strong>Les défis sont multiples et touchent plusieurs aspects. Sur le plan financier, mobiliser des fonds pour couvrir les repas, le transport et le matériel reste une tâche ardue, surtout sans partenaire officiel et avec des ressources provenant essentiellement de jeunes&nbsp;étudiants. La logistique est&nbsp;également complexe : organiser la cuisine, assurer la distribution sur plusieurs sites et maintenir une coordination efficace. Enfin, il y a le défi humain : motiver et gérer une&nbsp;équipe de bénévoles sur deux jours, garantir leur présence et leur&nbsp;énergie. Malgré&nbsp;ces obstacles, l’engagement collectif et la foi nous permettent de relever le défi chaque année. &nbsp;</p>



<h5 class="wp-block-heading" id="h-s-k-quels-retours-ou-t-e-moignages-marquants-avez-vous-re-c-us-des-b-e-n-e-ficiaires-de-ces-actions"><strong>S.K : Quels retours ou t</strong><strong>é</strong><strong>moignages marquants avez-vous re</strong><strong>ç</strong><strong>us des b</strong><strong>é</strong><strong>n</strong><strong>é</strong><strong>ficiaires de ces actions ?</strong><strong></strong></h5>



<p><strong>Aminata Coulibaly</strong><strong>&nbsp;:&nbsp;</strong>Les retours sont souvent&nbsp;émouvants et donnent tout leur sens&nbsp;à&nbsp;notre engagement. L’an dernier, des accompagnants de patients&nbsp;à&nbsp;l’hôpital nous ont confié&nbsp;:&nbsp;«&nbsp;<em>Vous nous avez rappel</em><em>é&nbsp;</em><em>que nous ne sommes pas seuls. Qu</em><em>’</em><em>Allah vous r</em><em>é</em><em>compense.&nbsp;</em>»&nbsp;Les médecins et infirmières de garde ont&nbsp;également exprimé&nbsp;leur gratitude, soulignant que peu de gens pensent&nbsp;à&nbsp;eux&nbsp;à&nbsp;l’heure de la rupture. Ces témoignages nous rappellent que la solidarité&nbsp;doit&nbsp;être inclusive et que chacun, qu’il soit patient ou soignant, mérite de partager ce moment sacré. Ce sont ces paroles qui nourrissent notre détermination. &nbsp;</p>



<h5 class="wp-block-heading" id="h-s-k-quel-message-souhaiteriez-vous-adresser-aux-citoyens-nbsp-a-nbsp-l-occasion-du-ramadan-pour-renforcer-la-solidarit-e-nbsp-inclusive"><strong>S.K : Quel message souhaiteriez-vous adresser aux citoyens&nbsp;</strong><strong>à&nbsp;</strong><strong>l</strong><strong>’</strong><strong>occasion du Ramadan pour renforcer la solidarit</strong><strong>é&nbsp;</strong><strong>inclusive ?</strong></h5>



<p><strong>Aminata Coulibaly</strong><strong>&nbsp;:&nbsp;</strong>La solidarité&nbsp;n’a pas de prix, mais elle a un visage, notamment celui de la personne&nbsp;à&nbsp;côté&nbsp;de vous, de celle qui tend la main, de celle qui jeûne loin des siens. Le Ramadan est l’occasion d’ouvrir nos yeux et nos cœurs, car un repas partagé, un sourire ou un geste comptent autant qu’une grande action. J’invite chacun&nbsp;à&nbsp;voir dans la solidarité&nbsp;inclusive une responsabilité&nbsp;commune. C’est en multipliant ces gestes simples mais sincères que nous construisons une société&nbsp;plus humaine et plus fraternelle, où&nbsp;personne ne se sent oublié&nbsp;ou exclu. &nbsp;</p>



<p><strong>Interview r</strong><strong>é</strong><strong>alis</strong><strong>é</strong><strong>e et transcrite par Ibrahim Kalifa Djitteye</strong><strong>&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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