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	<title>Archives des Opinion &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<description>Sahel Tribune – Votre regard sur le Sahel, autrement.</description>
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	<title>Archives des Opinion &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Désinformation et identités numériques : une crise du vrai ? </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mikailou Cissé]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Apr 2026 15:09:47 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Découvrez comment le numérique remet en question la responsabilité traditionnelle. Une analyse des défis contemporains et des nouvelles régulations.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>À l’ère du numérique, les fondements traditionnels de la responsabilité sont profondément remis en question. Entre déterritorialisation des actions, dissociation du sujet et prolifération de la désinformation, le cyberespace impose de repenser les cadres juridiques, éthiques et politiques qui structurent nos sociétés contemporaines.</em></strong></p>



<p>Les sociétés contemporaines s’immergent dans l’univers numérique sous une tension structurelle persistante : d’un côté, les formes classiques de régulation fondées sur le contrôle des corps, des consciences et des territoires ; de l’autre, la nature fluide, déterritorialisée et réticulaire du cyberespace, qui échappe aux cadres traditionnels de la souveraineté. Le numérique opère ainsi une dissociation inédite entre l’action et la présence, contraignant à repenser en profondeur les conditions de la responsabilité.</p>



<p>Cette tension se manifeste à travers plusieurs phénomènes significatifs : circulation d’informations non vérifiées, diffusion de contenus trompeurs, ou encore maintien d’identités numériques actives associées à des individus privés de liberté physique ou condamnés par la justice. Il en résulte une déliaison entre l’acteur et l’action, qui fragilise l’imputation des actes. L’existence numérique tend dès lors à se prolonger indépendamment des contraintes matérielles, produisant une forme de dédoublement du sujet.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-desinformation-et-economie-de-l-influence"><strong>Désinformation et économie de l’influence</strong></h2>



<p>Loin d’être marginal, ce phénomène révèle les limites des dispositifs classiques de contrôle. Si les institutions parviennent à contraindre les corps dans un espace territorial défini, elles peinent à circonscrire les effets d’actions déployées dans un espace sans ancrage stable.<br>Une personne incarcérée peut ainsi continuer à intervenir dans l’espace public numérique, remettant en cause l’unité du sujet, fondement de la responsabilité juridique.</p>



<p>Dans ce contexte, la désinformation trouve un terrain particulièrement favorable. L’exploitation de comptes par des tiers – usurpation, délégation ou manipulation – alimente une économie de l’influence où la vérité devient instable. L’espace numérique s’impose comme un lieu où l’authenticité est constamment mise à l’épreuve et où la frontière entre le vrai et le faux tend à s’effacer.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-faut-il-limiter-l-existence-numerique"><strong>Faut-il limiter l’existence numérique ?</strong></h2>



<p>La question se pose alors : la privation de liberté physique doit-elle entraîner la suppression de l’existence numérique ? Une telle hypothèse soulève des enjeux éthiques et juridiques majeurs. Le défi réside moins dans l’existence numérique que dans la régulation de ses usages, afin de garantir une présence légitime sans basculer dans une logique de surveillance généralisée.</p>



<p>Les institutions tentent d’adapter leurs cadres d’intervention, mais se heurtent à la fragmentation et à la circulation des identités numériques. La responsabilité tend à se diluer dans un réseau d’interactions complexes, rendant l’imputation des actes de plus en plus problématique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-vers-une-ethique-de-la-citoyennete-numerique"><strong>Vers une éthique de la citoyenneté numérique</strong></h2>



<p>Dans ce nouvel environnement, les professionnels des médias voient leur rôle profondément transformé. La persistance d’activités numériques associées à des individus incarcérés brouille les critères de crédibilité et fragilise les processus de vérification. L’espace public informationnel se reconfigure sous la pression de flux continus, où la visibilité prime souvent sur la fiabilité.</p>



<p>Dès lors, la question de la citoyenneté numérique s’impose. Dans un espace où chacun peut produire et diffuser de l’information, la responsabilité devient autant éthique que juridique.<br>Relayer un contenu sans en vérifier la source revient à participer à un système où l’efficacité prime sur la vérité.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-repenser-le-rapport-au-vrai"><strong>Repenser le rapport au vrai</strong></h2>



<p>Les dispositifs de sécurisation du cyberespace, bien qu’indispensables, ne suffisent pas. Ils doivent être accompagnés d’une réflexion plus exigeante sur les conditions de production du vrai. Il s’agit moins de restaurer un ordre que de reconstruire un rapport critique à l’information, fondé sur le discernement et la vigilance.</p>



<p>En définitive, ce phénomène ne révèle pas seulement une faille technique ou juridique, mais une transformation plus profonde : celle d’un monde où l’action se détache de la présence.<br>La question centrale devient alors : dans quelles conditions une action peut-elle encore être attribuée, comprise et jugée ?</p>



<p><strong>Mikaïlou Cissé</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Une guerre sans fin : le terrorisme dans l’ordre mondial contemporain</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mikailou Cissé]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 31 Mar 2026 09:08:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[communication politique]]></category>
		<category><![CDATA[conflits contemporains]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Découvrez comment le terrorisme dans l'ordre mondial influence les rapports de pouvoir et structure la peur dans nos sociétés.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Phénomène global et profondément politique, le terrorisme ne se limite pas à une violence désorganisée. Il s’impose comme un système structurant, façonnant les rapports de pouvoir, les imaginaires collectifs et les dynamiques sécuritaires contemporaines, du Sahel au Moyen-Orient.</em></strong></p>



<p>Invisible mais omniprésent, le terrorisme s’impose comme une mécanique politique globale : un système qui fabrique la peur, restructure les États et redéfinit durablement les conditions de la liberté, du Sahel au Moyen-Orient.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-sahel-laboratoire-d-une-instabilite-durable"><strong>Le Sahel, laboratoire d’une instabilité durable</strong></h2>



<p>Ce phénomène mondial peut être appréhendé comme un art politique aux dimensions multiples, fondé sur la production d’une illusion de peur permanente au cœur des sociétés modernes. Loin de relever d’une violence sporadique, il s’inscrit dans une logique stratégique visant à maintenir un état de tension durable.</p>



<p>Dans ce cadre, la paix cesse d’apparaître comme un équilibre naturel. Elle devient une construction fragile, instable, dépourvue d’ancrage durable dans un ordre véritablement pacifié.</p>



<p>Le cas du Sahel illustre avec acuité cette dynamique. Pendant et après la présence des forces étrangères occidentales, notamment sous l’influence des autorités politiques et militaires françaises au Mali, la région a connu une déstabilisation profonde.</p>



<p>Cette situation a contribué à fragiliser les institutions politiques et militaires, dans un espace déjà marqué par des mutations constantes. Il en résulte un cadre social désorganisé, dominé par le langage politique et médiatique du terrorisme, qui structure désormais les perceptions et les discours.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-instrument-de-pouvoir-et-de-guerre-asymetrique"><strong>Un instrument de pouvoir et de guerre asymétrique</strong></h2>



<p>Inscrit dans le champ politique contemporain, le terrorisme agit comme un instrument de simulation de la conscience collective. Il installe un climat de peur durable et remplit, selon les acteurs qui s’en saisissent, des fonctions variées : conquête, contestation, gestion ou conservation du pouvoir.</p>



<p>Il s’inscrit dans une logique de guerre asymétrique, sans issue militaire décisive. En s’infiltrant dans les structures sociales et politiques, il tend à les fragiliser de l’intérieur. Ce phénomène s’auto-entretient, générant ses propres ressources économiques, matérielles et politiques.</p>



<p>Des contextes comme l’Afghanistan, la Mauritanie ou l’Algérie montrent comment la question sécuritaire devient un principe organisateur des systèmes politiques après des phases de conflictualité terroriste.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-langage-politique-et-mediatique"><strong>Un langage politique et médiatique</strong></h2>



<p>Au-delà de sa dimension opérationnelle, le terrorisme constitue un système de représentations. Il agit comme un langage politique dans les sphères médiatiques, militaires et institutionnelles.</p>



<p>Par ses récits, ses symboles et ses mises en scène, il produit du sens et influence durablement les perceptions collectives de la peur, de la violence et de la paix. Il devient ainsi une expression radicale du conflit social à l’échelle transnationale, révélant les tensions d’un ordre politique en crise.</p>



<p>Les dynamiques contemporaines autour du détroit au large de l’Iran illustrent cette recomposition permanente des rapports de force, où se mêlent enjeux géopolitiques et stratégies de puissance.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-peur-comme-mecanisme-de-domination"><strong>La peur comme mécanisme de domination</strong></h2>



<p>Le terrorisme prospère sur des ressorts psychologiques profonds : peur de l’incertitude, crainte de l’isolement, besoin de repères. Il alimente une quête de certitudes immédiates et renforce le besoin d’appartenance.</p>



<p>Dans ce contexte, les individus peuvent être amenés à privilégier une sécurité fondée sur la peur plutôt qu’une liberté assumée. Le terrorisme ne se contente pas de restreindre les libertés. Il en redéfinit les conditions d’exercice, altérant la capacité à construire une autonomie politique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-lutte-qui-entretient-le-phenomene"><strong>Une lutte qui entretient le phénomène</strong></h2>



<p>Paradoxalement, les stratégies de lutte contre le terrorisme peuvent contribuer à sa reproduction. En générant un climat de peur permanent, elles participent parfois à l’ancrage du phénomène dans les représentations sociales.</p>



<p>Les politiques menées notamment par les États-Unis et certains pays européens ont contribué à structurer le terrorisme comme catégorie centrale du discours politico-militaire contemporain. Mais dans des régions comme le Sahel ou le Moyen-Orient, ces interventions ont aussi favorisé sa persistance, voire son expansion.</p>



<p>Elles alimentent également une économie politique de la sécurité, dans laquelle l’industrie militaire et les dispositifs sécuritaires gagnent en légitimité et en influence.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-mode-de-conflictualite-contemporaine"><strong>Un mode de conflictualité contemporaine</strong></h2>



<p>Ainsi compris, le terrorisme dépasse largement la simple violence politique. Il constitue un mode structurant de la conflictualité contemporaine, un langage du pouvoir et une mise en scène élaborée de la violence.</p>



<p>Il transforme durablement les rapports de force, les imaginaires collectifs et les conditions d’exercice de la liberté politique. Plus qu’une anomalie, il apparaît comme un symptôme — et un instrument — des recompositions profondes de l’ordre mondial.</p>



<p><strong>Mikaïlou Cissé&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Repenser la paix dans un monde en conflit</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mikailou Cissé]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 21 Mar 2026 07:50:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Mikaïlou Cissé analyse la guerre contemporaine, ses mutations stratégiques et la confusion entre guerre et terrorisme.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Dans cette réflexion dense,&nbsp;<strong>Mikaïlou Cissé</strong>, professeur de philosophie au lycée au Mali, propose une lecture critique de la guerre contemporaine. Au-delà du simple affrontement militaire, il analyse ses effets systémiques sur les sociétés, ses mutations stratégiques et la confusion croissante entre guerre et terrorisme dans un ordre international en recomposition.</em></strong></p>



<p>La guerre est avant tout une perturbation majeure de l’ordre social à grande échelle. Au-dessous d’un certain seuil d’intensité et d’extension, elle se réduit à un conflit localisé ou à une opération militaire ponctuelle. Elle provoque une reconfiguration profonde des organisations sociales, touchant la production socio-économique, la démographie et les mécanismes institutionnels de préservation de la vie humaine.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-phenomene-total-aux-effets-systemiques"><strong>Un phénomène total aux effets systémiques</strong></h3>



<p>Phénomène total, la guerre mobilise les États sur la scène internationale, tout en se déployant à l’intérieur des frontières ou dans des espaces transfrontaliers. Elle restructure les priorités collectives : certains secteurs économiques s’intensifient, d’autres s’effondrent durablement. La natalité chute, tandis que la mortalité explose dans un contexte de violence qui nie la vie humaine sous divers aspects.</p>



<p>Loin de se limiter au militaire, l’état de guerre devient une catégorie politique qui façonne les représentations et les pratiques sociales à travers les médias et les stratégies communicationnelles. Les États mènent ainsi une lutte simultanée pour l’exclusivité de la violence, dans laquelle la conquête, la production et le contrôle de l’énergie constituent des enjeux centraux.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-guerre-comme-construction-politique-et-mediatique"><strong>La guerre comme construction politique et médiatique</strong></h3>



<p>La qualification de «&nbsp;<em>guerre</em>&nbsp;» dépend largement des discours publics, qui en amplifient la portée dans la conscience collective afin d’en faire accepter ou rejeter les principes et objectifs. Elle oppose des systèmes politiques dans un espace médiatico-politique de gouvernance, où les intérêts sont à la fois interdépendants et contradictoires.</p>



<p>Cette dynamique s’étend aux domaines économiques, énergétiques et stratégiques, donnant à certains conflits une dimension globale, comme au Moyen-Orient.</p>



<p>La «&nbsp;<em>guerre contre le terrorisme</em>&nbsp;» illustre cette mutation profonde. Elle oppose les États à des entités étatiques ou non étatiques, structurées et engagées dans la contestation de l’ordre politique et militaire. Ces conflits bouleversent la vie sociale à toutes les échelles.</p>



<p>Les civils, pourtant protégés en théorie par les conventions internationales, en sont les premières victimes. Des régions comme le Liban, la Cisjordanie ou la bande de Gaza témoignent de bouleversements démographiques profonds, liés à des logiques de guerre prolongée.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-ambiguites-et-instrumentalisation-du-terrorisme"><strong>Ambiguïtés et instrumentalisation du terrorisme</strong></h3>



<p>Paradoxalement, les méthodes terroristes ne sont pas l’apanage des groupes non étatiques. Certains États y recourent également, tout en disqualifiant leurs adversaires sous cette même étiquette. Cette ambiguïté est particulièrement visible au Moyen-Orient, où la communauté internationale demeure souvent silencieuse face aux déplacements forcés de populations.</p>



<p>En Afrique sahélienne, en pleine recomposition, ces dynamiques prennent la forme de criminalité organisée, de prédation économique et de rivalités géopolitiques imbriquées à des conflits locaux. Les zones riches en ressources deviennent ainsi des foyers de confrontation, exacerbant l’instabilité et fragilisant les sociétés.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-la-frontiere-incertaine-entre-guerre-et-terrorisme"><strong>La frontière incertaine entre guerre et terrorisme</strong></h3>



<p>Cette extension de la guerre aux domaines vitaux pose une question centrale : où se situe la frontière entre guerre et terrorisme ? Toute action perturbant durablement la vie sociale et instaurant un climat de terreur relève d’une logique terroriste.</p>



<p>Les critères incluent notamment l’usage intentionnel de la violence contre des civils, les attaques contre les institutions étatiques et la volonté de produire un effet psychologique de peur collective au service d’objectifs politiques. Ces éléments devraient constituer le socle de toute qualification juridique du terrorisme.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-repenser-la-paix-comme-exigence-universelle"><strong>Repenser la paix comme exigence universelle</strong></h3>



<p>En définitive, repenser la paix et la guerre sur des principes universels contraignants apparaît comme une exigence humaine et morale. La paix ne saurait se réduire à l’absence de guerre, mais doit être conçue comme une régulation juste des relations humaines.</p>



<p>Toute violence dirigée contre les civils disqualifie son auteur comme acteur de paix, quel que soit son statut. Elle lui retire toute légitimité politique et l’inscrit dans le registre de la criminalité absolue : le terrorisme.</p>



<p><strong>Mikaïlou Cissé</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Aminata Coulibaly, présidente de l’Association ABSI : « Servir cette humanité discrète, c’est donner un sens plus profond au Ramadan »  </title>
		<link>https://saheltribune.com/aminata-coulibaly-presidente-de-lassociation-absi-servir-cette-humanite-discrete-cest-donner-un-sens-plus-profond-au-ramadan/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Mar 2026 05:04:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
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		<category><![CDATA[solidarité Ramadan Mali]]></category>
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<p>Ramadan solidarité : l’ABSI s'engage à aider les vulnérables et à promouvoir la fraternité et le partage durant ce mois sacré.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em><strong><em>À&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>l</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>’</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>occasion du mois sacr</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>de Ramadan, Aminata Coulibaly, pr</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>sidente de l</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>’</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>Association B</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>n</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>vole pour la Solidarit</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>Inclusive (ABSI), revient sur l</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>’</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>engagement de son organisation en faveur des plus vuln</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>rables. Entre dignit</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>, fraternit</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>et partage, elle explique comment l</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>’</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>ABSI transforme la spiritualit</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>en actions concr</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>è</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>tes. Dans cet entretien, elle&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>voque les d</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>fis, les t</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>moignages marquants et l</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>’</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>importance d</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>’</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>une solidarit</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>inclusive qui ne laisse personne de c</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>ô</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>t</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>.</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em></em></strong></em></strong></p>



<h5 class="wp-block-heading" id="h-sahel-kunafoni-pouvez-vous-pr-e-senter-bri-e-vement-l-absi-et-sa-mission-principale"><strong>Sahel Kunafoni : Pouvez-vous pr</strong><strong>é</strong><strong>senter bri</strong><strong>è</strong><strong>vement l</strong><strong>’</strong><strong>ABSI et sa mission principale ?</strong><strong></strong></h5>



<p><strong>Aminata Coulibaly</strong><strong>&nbsp;:&nbsp;</strong>L’ABSI est une association humanitaire&nbsp;à&nbsp;but non lucratif qui&nbsp;œuvre pour l’inclusion sociale et l’égalité&nbsp;des chances. Sa mission est d’accompagner les personnes vulnérables&nbsp;à&nbsp;travers des actions concrètes, en veillant&nbsp;à&nbsp;ce que personne ne soit laissé&nbsp;de côté. L’association agit comme un acteur de proximité, en créant des initiatives qui renforcent la dignité&nbsp;et le respect de chacun. ABSI incarne une vision de solidarité&nbsp;inclusive où&nbsp;chaque geste compte, qu’il s’agisse d’un repas partagé, d’un soutien moral ou d’une présence bienveillante, rappelant que la dignité&nbsp;humaine est universelle. &nbsp;</p>



<h5 class="wp-block-heading" id="h-sk-nbsp-qu-est-ce-qui-vous-a-motiv-e-e-nbsp-a-nbsp-vous-engager-dans-la-solidarit-e-nbsp-inclusive-en-particulier-pendant-le-ramadan"><strong>SK :&nbsp;</strong><strong>Qu</strong><strong>’</strong><strong>est-ce qui vous a motiv</strong><strong>é</strong><strong>e&nbsp;</strong><strong>à&nbsp;</strong><strong>vous engager dans la solidarit</strong><strong>é&nbsp;</strong><strong>inclusive, en particulier pendant le Ramadan ?</strong><strong></strong></h5>



<p><strong>Aminata Coulibaly</strong><strong>&nbsp;:&nbsp;</strong>Le Ramadan est un mois de spiritualité&nbsp;et de partage, mais aussi un moment où&nbsp;les inégalités se révèlent avec force. Ce qui m’a motivé, c’est de constater que certaines personnes n’ont pas la chance de rompre le jeûne dans un cadre digne ou auprès de leurs proches. La solidarité&nbsp;inclusive consiste&nbsp;à&nbsp;aller vers ceux qu’on ne voit pas toujours, ceux que la rupture trouve en chemin. Servir cette humanité&nbsp;discrète, c’est donner un sens plus profond au Ramadan : transformer la foi en actes concrets qui réchauffent les cœurs et rapprochent les individus. &nbsp;</p>



<h5 class="wp-block-heading" id="h-s-k-comment-percevez-vous-le-r-o-le-de-ceux-qui-nourrissent-les-autres-sans-rompre-eux-m-e-mes-restaurateurs-b-e-n-e-voles-vendeurs"><strong>S.K: Comment percevez-vous le r</strong><strong>ô</strong><strong>le de ceux qui nourrissent les autres sans rompre eux-m</strong><strong>ê</strong><strong>mes (restaurateurs, b</strong><strong>é</strong><strong>n</strong><strong>é</strong><strong>voles, vendeurs) ?</strong><strong></strong></h5>



<p><strong>Aminata Coulibaly</strong><strong>&nbsp;:&nbsp;</strong>Ces personnes sont de véritables héros du quotidien. Leur geste est&nbsp;à&nbsp;la fois discret et puissant, car ils sacrifient leur confort pour que d’autres puissent rompre le jeûne dans la dignité. Ils incarnent une générosité&nbsp;silencieuse qui fait battre le cœur du Ramadan. Leur rôle est essentiel : ils rappellent que la solidarité&nbsp;ne se mesure pas seulement par des paroles, mais par des actes concrets. En nourrissant les autres, ils deviennent les gardiens d’une humanité&nbsp;partagée, où&nbsp;l’altruisme prime sur l’individualisme et où&nbsp;la cohésion sociale se renforce par des gestes simples. &nbsp;</p>



<h5 class="wp-block-heading" id="h-s-k-quelles-valeurs-de-solidarit-e-nbsp-et-de-partage-se-d-e-gagent-de-cette-pratique-selon-vous"><strong>S.K : Quelles valeurs de solidarit</strong><strong>é&nbsp;</strong><strong>et de partage se d</strong><strong>é</strong><strong>gagent de cette pratique selon vous ?</strong><strong></strong></h5>



<p><strong>Aminata Coulibaly</strong><strong>&nbsp;:&nbsp;</strong>La fraternité&nbsp;est la première valeur qui se dégage : partager un repas, c’est créer un lien humain fort. Ensuite vient la dignité, car offrir&nbsp;à&nbsp;l’autre la possibilité&nbsp;de rompre le jeûne dans des conditions respectueuses est un acte profondément humain. Ces valeurs dépassent le cadre religieux et rappellent que nous sommes tous liés par une même humanité. Elles nous invitent&nbsp;à&nbsp;voir dans chaque geste de solidarité&nbsp;une responsabilité&nbsp;collective. Le Ramadan devient alors un moment où&nbsp;la foi se traduit en actes sociaux, renforçant la cohésion et l’unité&nbsp;au sein de la communauté. &nbsp;</p>



<h5 class="wp-block-heading" id="h-s-k-nbsp-quelles-actions-sp-e-cifiques-l-absi-met-en-nbsp-oe-uvre-pour-soutenir-les-plus-vuln-e-rables-durant-le-ramadan"><strong>S.K :</strong>&nbsp;<strong>Quelles actions sp</strong><strong>é</strong><strong>cifiques l</strong><strong>’</strong><strong>ABSI met en&nbsp;</strong><strong>œ</strong><strong>uvre pour soutenir les plus vuln</strong><strong>é</strong><strong>rables durant le Ramadan ?</strong><strong></strong></h5>



<p><strong>Aminata Coulibaly</strong><strong>&nbsp;:&nbsp;</strong>Cette année, l’ABSI organise la 5e&nbsp;édition de l’Opération Ramadan. Nous&nbsp;distribuons&nbsp;des repas chauds dans les communes V et VI de Bamako, avec un objectif de 600 repas offerts. L’action vise&nbsp;à&nbsp;offrir non seulement de la nourriture, mais aussi un cadre de fraternité&nbsp;et de dignité&nbsp;pour ceux qui rompent le jeûne loin de leurs proches. Chaque repas distribué&nbsp;est un symbole d’attention et de solidarité.&nbsp;À&nbsp;travers cette initiative, nous voulons rappeler que personne ne doit&nbsp;être oublié, et que la rupture du jeûne doit&nbsp;être un moment partagé. &nbsp;</p>



<h5 class="wp-block-heading" id="h-s-k-quels-sont-les-principaux-d-e-fis-rencontr-e-s-dans-l-organisation-de-ces-initiatives-logistiques-financiers-humains"><strong>S.K : Quels sont les principaux d</strong><strong>é</strong><strong>fis rencontr</strong><strong>é</strong><strong>s dans l</strong><strong>’</strong><strong>organisation de ces initiatives (logistiques, financiers, humains) ?</strong><strong></strong></h5>



<p><strong>Aminata Coulibaly</strong><strong>&nbsp;:&nbsp;</strong>Les défis sont multiples et touchent plusieurs aspects. Sur le plan financier, mobiliser des fonds pour couvrir les repas, le transport et le matériel reste une tâche ardue, surtout sans partenaire officiel et avec des ressources provenant essentiellement de jeunes&nbsp;étudiants. La logistique est&nbsp;également complexe : organiser la cuisine, assurer la distribution sur plusieurs sites et maintenir une coordination efficace. Enfin, il y a le défi humain : motiver et gérer une&nbsp;équipe de bénévoles sur deux jours, garantir leur présence et leur&nbsp;énergie. Malgré&nbsp;ces obstacles, l’engagement collectif et la foi nous permettent de relever le défi chaque année. &nbsp;</p>



<h5 class="wp-block-heading" id="h-s-k-quels-retours-ou-t-e-moignages-marquants-avez-vous-re-c-us-des-b-e-n-e-ficiaires-de-ces-actions"><strong>S.K : Quels retours ou t</strong><strong>é</strong><strong>moignages marquants avez-vous re</strong><strong>ç</strong><strong>us des b</strong><strong>é</strong><strong>n</strong><strong>é</strong><strong>ficiaires de ces actions ?</strong><strong></strong></h5>



<p><strong>Aminata Coulibaly</strong><strong>&nbsp;:&nbsp;</strong>Les retours sont souvent&nbsp;émouvants et donnent tout leur sens&nbsp;à&nbsp;notre engagement. L’an dernier, des accompagnants de patients&nbsp;à&nbsp;l’hôpital nous ont confié&nbsp;:&nbsp;«&nbsp;<em>Vous nous avez rappel</em><em>é&nbsp;</em><em>que nous ne sommes pas seuls. Qu</em><em>’</em><em>Allah vous r</em><em>é</em><em>compense.&nbsp;</em>»&nbsp;Les médecins et infirmières de garde ont&nbsp;également exprimé&nbsp;leur gratitude, soulignant que peu de gens pensent&nbsp;à&nbsp;eux&nbsp;à&nbsp;l’heure de la rupture. Ces témoignages nous rappellent que la solidarité&nbsp;doit&nbsp;être inclusive et que chacun, qu’il soit patient ou soignant, mérite de partager ce moment sacré. Ce sont ces paroles qui nourrissent notre détermination. &nbsp;</p>



<h5 class="wp-block-heading" id="h-s-k-quel-message-souhaiteriez-vous-adresser-aux-citoyens-nbsp-a-nbsp-l-occasion-du-ramadan-pour-renforcer-la-solidarit-e-nbsp-inclusive"><strong>S.K : Quel message souhaiteriez-vous adresser aux citoyens&nbsp;</strong><strong>à&nbsp;</strong><strong>l</strong><strong>’</strong><strong>occasion du Ramadan pour renforcer la solidarit</strong><strong>é&nbsp;</strong><strong>inclusive ?</strong></h5>



<p><strong>Aminata Coulibaly</strong><strong>&nbsp;:&nbsp;</strong>La solidarité&nbsp;n’a pas de prix, mais elle a un visage, notamment celui de la personne&nbsp;à&nbsp;côté&nbsp;de vous, de celle qui tend la main, de celle qui jeûne loin des siens. Le Ramadan est l’occasion d’ouvrir nos yeux et nos cœurs, car un repas partagé, un sourire ou un geste comptent autant qu’une grande action. J’invite chacun&nbsp;à&nbsp;voir dans la solidarité&nbsp;inclusive une responsabilité&nbsp;commune. C’est en multipliant ces gestes simples mais sincères que nous construisons une société&nbsp;plus humaine et plus fraternelle, où&nbsp;personne ne se sent oublié&nbsp;ou exclu. &nbsp;</p>



<p><strong>Interview r</strong><strong>é</strong><strong>alis</strong><strong>é</strong><strong>e et transcrite par Ibrahim Kalifa Djitteye</strong><strong>&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Au Moyen-Orient, la guerre des puissances et l’échec de la reconnaissance de l’autre</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mikailou Cissé]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Mar 2026 10:48:51 +0000</pubDate>
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<p>La guerre des puissances au Moyen-orient expose les tensions territoriales et la menace d'une confrontation imminente.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Missiles hypersoniques, drones, blocus maritime et escalade militaire : le conflit qui s’intensifie au Moyen-Orient révèle moins une fatalité historique qu’une incapacité politique à reconnaître l’autre. Entre rivalités territoriales, industries de l’armement et héritages religieux, la région reste prisonnière d’une logique de domination qui éloigne chaque jour la perspective d’une paix durable.</em></strong></p>



<p>Le 28 février, le soleil s’est levé sur un Moyen-Orient traversé par des colonnes de fumée et l’écho des bombardements. Dans plusieurs capitales régionales, les explosions ont marqué une nouvelle étape dans l’escalade militaire, tandis que les capitales européennes et certains États arabes observaient la situation avec inquiétude, mais sans véritable surprise.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-spectacle-d-une-guerre-technologique"><strong>Le spectacle d’une guerre technologique</strong></h2>



<p>Sous le regard impuissant des populations, les discours politiques évoquent déjà l’issue possible d’une confrontation dont personne ne semble attendre un apaisement rapide. Sur le terrain, la guerre prend désormais la forme d’un affrontement technologique d’une ampleur inédite : missiles hypersoniques, drones armés, bombardiers furtifs et systèmes de guidage de précision.</p>



<p>Ces armes ont provoqué des destructions massives d’infrastructures énergétiques et perturbé le trafic maritime international, tout en entraînant la fermeture de plusieurs espaces aériens. Les systèmes de défense, pourtant conçus pour répondre à ces menaces, révèlent leurs limites face à la puissance combinée de ces technologies.</p>



<p>À titre d’illustration, les États-Unis ont frappé un nombre important de cibles dès le début de cette phase du conflit avec l’Iran, un volume d’attaques supérieur à celui observé dans les premières vingt-quatre heures de certaines interventions majeures, comme l’invasion de l’Irak en 2003.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-querelle-territoriale-devenue-guerre-de-puissance"><strong>Une querelle territoriale devenue guerre de puissance</strong></h2>



<p>À l’origine, le conflit du Moyen-Orient relève avant tout d’une querelle territoriale. Mais lorsqu’il s’inscrit dans une logique de guerre impliquant grandes puissances, industries de l’armement et rivalités énergétiques, il se transforme en confrontation globale où l’objectif implicite devient la domination politique et stratégique.</p>



<p>Dans ce contexte, la négation de l’existence ou de la légitimité de l’adversaire devient un instrument de pouvoir. La guerre cesse d’être seulement une lutte pour un territoire : elle devient une compétition pour le contrôle de la décision politique et militaire dans la région.</p>



<p>Cette dynamique s’inscrit également dans un espace profondément marqué par les traditions abrahamiques. Judaïsme, christianisme et islam y trouvent leurs racines, mais ces héritages religieux sont aujourd’hui incarnés par des États qui cherchent à affirmer leur souveraineté sur la scène internationale.</p>



<p>Pour ce faire, ils se dotent d’outils de dissuasion militaire et s’appuient sur les ressources énergétiques stratégiques dont dépend une grande partie de l’économie mondiale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-entre-histoire-religieuse-et-rivalites-politiques"><strong>Entre histoire religieuse et rivalités politiques</strong></h2>



<p>L’histoire rappelle pourtant que ces traditions religieuses ont aussi favorisé des formes d’échanges et de coexistence entre communautés. Elles ont produit des réflexions majeures sur l’organisation de la société et la vie collective.</p>



<p>Mais elles ont également été marquées par des affrontements visant à imposer une domination politique ou religieuse sur l’espace communautaire. Cette tension entre coexistence et exclusion traverse l’histoire du Moyen-Orient depuis des siècles.</p>



<p>La difficulté réside dans la reconnaissance de l’altérité. La cohabitation suppose d’accepter l’existence de l’autre comme une condition de sa propre identité. Or, les discours politiques contemporains mobilisent souvent ces héritages religieux dans une logique d’affirmation exclusive plutôt que dans une perspective de coexistence.</p>



<p>L’histoire montre pourtant que des périodes de coexistence pacifique ont existé dans la région. Ces moments rappellent que la conflictualité n’est pas une fatalité inscrite dans l’essence des cultures ou des religions, mais le produit de choix politiques et historiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-escalade-geopolitique-aux-consequences-mondiales"><strong>Une escalade géopolitique aux conséquences mondiales</strong></h2>



<p>Le conflit actuel s’inscrit également dans une transformation plus large de l’ordre géopolitique. L’implication directe des États-Unis, les tensions avec l’Iran et les rivalités régionales redessinent les équilibres stratégiques du Moyen-Orient.</p>



<p>La mort du guide spirituel iranien Ali Khamenei a contribué à cristalliser certaines tensions, dans un pays où l’autorité religieuse et politique demeure étroitement liée. Dans le même temps, la menace d’un blocus du détroit d’Ormuz par l’Iran fait peser un risque majeur sur le commerce mondial.</p>



<p>Ce passage maritime stratégique concentre une part essentielle du trafic pétrolier mondial. Toute perturbation de cette route commerciale entraîne immédiatement des conséquences économiques et politiques à l’échelle globale.</p>



<p>Dans ce contexte, plusieurs États arabes cherchent à renforcer leurs capacités de défense et leur influence régionale, souvent avec l’appui des États-Unis et de leurs alliés.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-quand-la-guerre-devient-un-marche"><strong>Quand la guerre devient un marché</strong></h2>



<p>La guerre contemporaine ne se limite plus aux affrontements entre États. Elle s’inscrit aussi dans un système économique où les industries de l’armement jouent un rôle déterminant.</p>



<p>Les opérations militaires baptisées « Lion rugissant » par Israël ou « Fureur épique » par les États-Unis illustrent l’intensité de cette escalade. Elles montrent également l’écart technologique qui caractérise les conflits modernes.</p>



<p>Dans ce contexte, la violence politique et militaire s’étend bien au-delà du champ de bataille. Les populations civiles deviennent les premières victimes de décisions prises loin d’elles, dans des cercles de pouvoir où les intérêts stratégiques et économiques se mêlent étroitement.</p>



<p>Les tentatives de médiation et les accords diplomatiques atténuent parfois les tensions, mais ils profitent souvent davantage aux acteurs économiques et aux investisseurs de la reconstruction qu’aux populations directement touchées par la guerre.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-paix-passe-par-la-reconnaissance-de-l-autre"><strong>La paix passe par la reconnaissance de l’autre</strong></h2>



<p>Face à cette spirale de violence, une question demeure centrale : la paix durable peut-elle être construite sans reconnaissance mutuelle ?</p>



<p>La coexistence ne signifie pas l’effacement des différences, mais l’acceptation de leur légitimité. Dans un espace marqué par la diversité des identités religieuses, culturelles et nationales, la paix ne peut reposer sur la domination d’un peuple sur un autre.</p>



<p>Elle suppose des compromis politiques sincères et la reconnaissance du droit de chaque communauté à exister.</p>



<p>À défaut, la région restera enfermée dans une logique où la puissance militaire remplace le dialogue, et où chaque victoire prépare les conditions du conflit suivant.</p>



<p><strong>Mikaïlou Cissé&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>[Tribune] Aucune guerre ne vaut la peine de la mort d’un seul enfant</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Oleg Nesterenko]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Mar 2026 13:06:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
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<p>Réflexion sur la conséquence de la guerre américaine en Iran sur les enfants et les répercussions sur leurs vies futures.</p>
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<p><strong><em>Voici quatre ans, en mars 2022, une semaine avant les toutes premiers négociations de paix entre la Russie et l’Ukraine, à Istanbul du 28 au 30 mars 2022, je partageais un article sur le réseau LinkedIn. Je vous le présente ici, tel quel, sans y altérer la moindre ligne. Son propos, j&rsquo;en suis convaincu, conserve toute sa pertinence en ce mois de mars 2026, après quatre années de guerre en Ukraine et quelques jours depuis le début de l’agression de l’Iran.</em></strong></p>



<p>Étant le père ayant connu la mort d’un de ces quatre enfants, étant une personne qui a vu la guerre de face &#8211; je suis bien placé pour le dire.</p>



<p>Pour ceux qui ont des difficultés à voir au-delà de l’image, qui n’arrivent pas à voir clair sous l’inondation des propagandes en cours et pour ceux qui ne connaissent pas assez bien l’histoire, voici une petite remise en ordre des idées sur les véritables coupables du chaos dans le monde, dont les derniers événements en Ukraine ne sont que le dernier exemple sur une longue liste et ne sont, certainement pas, les derniers.</p>



<p>Voici les faits sur les principales victimes de la Russie ? Non – sur les principales victimes de la « <em>démocratie</em> » de l&rsquo;État américain (à ne pas confondre avec le peuple), ainsi que les remarques sur la situation de l’indignation du «&nbsp;<em>monde civilisé</em> » qui ont accompagné les massacres.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-chiffres-qui-font-froid-dans-le-dos-nbsp"><strong>Des Chiffres qui font froid dans le dos&nbsp;</strong></h2>



<p>Pour ne pas être trop long, je ne donnerai que quelques brefs exemples en commençant depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Je ne parlerai pas des plus de 65 000 civils français qui ont été assassinés, plus de 100 000 blessés par les bombes made in USA de 1941 à 1945. Je ne parlerai pas non plus des beaux exploits « <em>démocratiques</em> » des États-Unis avant 1941, comme les près de 12 000 000 de morts du génocide des amérindiens de 1492 à 1900, dans lequel les Américains ont fait une contribution capitale.</p>



<p>Les chiffres que j’indique n’incluent pas non plus les morts des combattants, ni les dizaines de millions de civils blessés, mutilés et déplacés. Les chiffres n’indiquent que le nombre de cadavres, sans exposer le désastre total de la déstabilisation globale des zones visitées par les fiers défenseurs des « <em>valeurs du monde civilisé </em>».</p>



<p>De la Corée et de la Chine (1950-1953), où près de 3 000 000 de civils ont été tués, au Guatemala (1954-1996), avec plus de 250 000 morts après plus de quarante ans de guerre civile, tous des conflits attribués aux États-Unis et à leurs alliés. Je cite également l’Indonésie (1958-1966), où les bombardements de 1958 ont fait quelques centaines de victimes civiles et où la guerre civile soutenue jusqu’en 1966 a causé plus de 23 000 000 de morts ; le Vietnam (1955-1975), avec plus de 430 000 civils tués ; le Cambodge (1969-1975), avec près de 150 000 morts ; ainsi que l’Irak (1990-1991), où environ 100 000 civils, principalement des enfants, ont péri.</p>



<p>Poursuivons la liste avec la Bosnie (1994-1995), près de 50 000 civils tués ; la Serbie (1999), environ 3 000 civils morts en 78 jours de bombardements et 22 000 tonnes de bombes larguées, détruisant un tiers des écoles du pays ; l’Irak (2003-2022), avec environ 130 000 civils tués selon certaines estimations occidentales, mais plus de 1 000 000 de victimes civiles selon d’autres évaluations, dont près de 500 000 enfants ; l’Afghanistan (2014-2022), plus de 50 000 civils morts ; et la Syrie (2014-2021), plus de 1 000 civils tués par des frappes américaines et alliées.&nbsp;</p>



<p>À travers cette accumulation de chiffres, nous devons nous interroger sur l’absence d’indignation du « <em>monde civilisé</em> » face à ces bilans humains et dénoncer la réaction internationale sélective.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-ukraine-06-04-2014-23-03-2022-nbsp"><strong>Ukraine / 06.04.2014-23.03.2022&nbsp;</strong></h2>



<p>Plus de 3 500 civils assassinés à l&rsquo;est de l&rsquo;Ukraine, dans le Donbass. Où était l&rsquo;indignation du « monde civilisé » ? Nulle part.</p>



<p>Le dénominateur officiel du massacre dans le Donbass : « ATO » &#8211; Opération Anti-terroriste. Les 15 % des Ukrainiens habitant dans la région du Donbass, dès 2014, ont été classés par le pouvoir de Kiev comme terroristes.</p>



<p>Ces « <em>terroristes</em> », dont plus de 150 enfants, sont assassinés majoritairement non pas par les troupes « <em>conventionnelles</em> » constituées d&rsquo;hommes « <em>normaux</em> », mais par des troupes ultranationalistes et réellement néo-nazies (régiment « <em>Azov</em> », milice « <em>Secteur Droit</em> », bataillon Donbass, etc.) dont l&rsquo;existence est due à une tolérance à toute épreuve de la part des pouvoirs ukrainiens successifs, dès février 2014.</p>



<p>Pourquoi une telle tolérance ? C&rsquo;est simple : ce sont bien les membres de ces structures constituées des rébus de la société ukrainienne qui ont été le fer de lance dans le processus du renversement du gouvernement ukrainien « <em>pro-russe </em>» en 2014. Ces marginaux d&rsquo;hier sont le nouveau « <em>état profond </em>» de l&rsquo;Ukraine d&rsquo;aujourd&rsquo;hui.</p>



<p>Il était beaucoup trop dangereux pour le pauvre Zelensky (qui a été, d&rsquo;ailleurs, élu sur son programme de régularisation de la situation dans le Donbass et d&rsquo;instauration de la paix) de s&rsquo;attaquer à ces exécutants de la création, par les Etats-Unis avec le soutien « <em>logistique</em> » de leur vassal, l&rsquo;UE, du nouvel état ukrainien d&rsquo;aujourd&rsquo;hui.</p>



<p>Élément important : ce sont bien les Etats-Unis et leur vassal, l&rsquo;UE, qui ont insisté (sous la table, cela va de soi) pour que cette bande paramilitaire « <em>bataillon Azov</em> » intègre l&rsquo;armée ukrainienne en tant que régiment régulier.</p>



<p>N&rsquo;oublions pas : nous parlons principalement de l&rsquo;époque avant Trump, quand la quasi-totalité non seulement des populations de l&rsquo;UE, mais également des gouvernements de cette dernière ont vécu dans la folle certitude que les Etats-Unis ne pensent pas et n&rsquo;ont jamais pensé qu&rsquo;à leurs propres intérêts et étaient sûrs que les slogans américains coïncidaient parfaitement avec la réalité.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-ukraine-24-03-2022-nbsp"><strong>Ukraine / 24.03.2022&nbsp;</strong></h2>



<p>Où est l’indignation du « <em>monde civilisé</em> » ? Elle est là ! Enfin. Et ce, même avant l’apparition des victimes parmi les civils.</p>



<p>Cela change complètement tout pour le « <em>monde civilisé</em> » dès le moment qu’il y a un conflit qui ne fait pas partie des massacres de masse perpétrés directement par les Etats-Unis.</p>



<p>Ce qui se passe actuellement en Ukraine est, tout simplement, le « <em>Jackpot du siècle</em> » pour le pouvoir outre-Atlantique. Si les soi-disant négociations de paix entre 2014 et 2022 n’ont strictement rien donné, ce n’est en aucun cas à l’initiative des marionnettes de Kiev, directement dirigées par le gouvernement de Washington. Une véritable négociation de paix dès demain serait une vraie catastrophe géopolitique et financière pour le gouvernement américain. Ce dernier fera donc tout pour que ce conflit dure le plus longtemps possible.</p>



<p>Pour exposer en détails les très nombreux éléments de ce « <em>Jackpot du siècle </em>», c’est un gros chapitre à part.</p>



<p>Pour être bref, j&rsquo;ai parlé seulement des 12 principaux crimes contre l’humanité perpétrés par les gouvernements américains successifs. Je n’ai pas parlé de tant d’autres opérations « <em>officielles</em> » de « <em>bienfaisance</em> » avec des bombardements directs de civils par les Etats-Unis de par le monde, comme à Cuba en 1959-1961, au Congo en 1964, au Laos en 1964-1973, à Grenade en 1983, au Liban en 1983, au Salvador en 1980-1990, au Nicaragua en 1980-1990, en Iran en 1987, au Panama en 1989, au Koweït en 1991; en Somalie en 1993, en 2007-2008, en 2011-2022 ; au Soudan en 1998; au Yémen en 2002, en 2009, en 2011-2022; au Pakistan en 2007-2015; en Libye en 2011, en 2015-2019. Et je n’ai parlé non plus de tant d’opérations « <em>confidentielles</em> » menées en masse par le monde dans le même noble objectif de protection des « <em>American interests</em> ».</p>



<p>Depuis 250 ans d’existence des US, c’est seulement durant environ 20 ans que ce pays n’a pas mené de guerre en dehors de ses frontières. Le reste du temps – 230 ans de massacres de masse extra-muros. Dès 2014, ce fut le tour de l’Ukraine.</p>



<p>La France, parmi tant d’autres, pays vassal des Etats-Unis depuis plus de 50 ans, hormis quelques petites « <em>rébellions</em> » qui ne sont que des petits accidents de parcours en tant qu’assujetti, est toujours d’un soutien indéfectible vis-à-vis des actions de « <em>démocratisation</em> » entreprises par son maître. La quasi-intégralité des actions « <em>démocratiques</em> » mentionnées a été vue, à un moment donné, d’un très bon œil par les différents pouvoirs consécutifs de l’Élysée.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-indignation-du-monde-civilise-ne-vaut-rien"><strong>L’indignation du « monde civilisé » ne vaut RIEN</strong></h2>



<p>Si nous avons une vision globale du monde des 70 dernières années et non pas l’aveuglement hystérique des derniers jours – l’indignation d’aujourd’hui apparaît presque malsaine et perverse, car totalement coupée du contexte de la réalité de ce qui se passe chaque jour dans le monde depuis tant de décennies.</p>



<p>Est-il possible que la vieille Europe de l’Ouest se libère un jour de la domination américaine ? Ceci est totalement impossible. Les pays vassaux fervents que les Etats-Unis ont fait entrer au sein de l’UE avec le droit de veto sur les décisions de la « <em>vraie</em> » Europe : Pologne, Roumanie, Bulgarie, Lettonie, Lituanie, Estonie, Tchéquie, Slovaquie, Slovénie – sont les exécutants du pouvoir américain incontestable et irréversible au sein de l’Europe. Aucune « <em>décision</em> » de ces pays n’ira jamais à l’encontre de la volonté du maître.</p>



<p>Mais, je ne suis nullement naïf : vu le niveau de l’endoctrinement généralisé et le degré de propagande locale imperméable – je suis parfaitement conscient que la majorité des lecteurs occidentaux de cette missive ont un avis préformaté bien différent sur le sujet. Cela ne me dérange nullement.</p>



<p>Les populations des pays occidentaux de l’OTAN ont de très graves difficultés, depuis toujours, à comprendre que les beaux principes et valeurs appliqués intra-muros n’ont strictement rien à voir, même de très loin, avec ceux proliférés par les bras armés du « <em>monde civilisé </em>» en dehors de leurs territoires.</p>



<p>Ce que les occidentaux voient depuis un mois et sur quoi ils ont été totalement aveugles durant les 8 années consécutives qui ont précédé ce dernier mois – ce n’est nullement une nouvelle guerre qui vient de commencer. Ce n’est que l’élargissement de la zone des combats, qui passe dorénavant de 3 % du territoire de l’Ukraine (peuplé de 15 % d’habitants du pays) à 15 % du territoire, à ce jour.</p>



<p>La différence entre vous et les Russes : les Russes voient le bombardement des villes, la destruction des infrastructures civiles, les cadavres d’enfants, les crimes de guerre et les réfugiés en masse depuis 95 mois et vous – depuis 30 jours.</p>



<p>P.S. : aujourd’hui, c’est le tour de l’Iran. Demain, c’est le tour de quoi ?</p>



<p><strong>Oleg Nesterenko</strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-wide"/>



<p><em>Notre rédaction a apporté quelques modifications au texte. Certains passages ont été réécrits pour s’adapter à notre format.&nbsp;</em></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Alliances africaines : la fin des blocs figés ? </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mikailou Cissé]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Feb 2026 08:43:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
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<p>Le rapprochement Niger-Algérie dévoile des transformations géopolitiques essentielles. Apprenez-en plus sur ce sujet crucial.</p>
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<p><strong><em>Analyse signée par Mikaïlou Cissé, professeur de philosophie au secondaire au Mali, ce décryptage met en lumière les ressorts politiques, stratégiques et symboliques du rapprochement entre Alger et Niamey, révélateur des recompositions géopolitiques en cours au Sahel.</em></strong></p>



<p>La visite du président nigérien Abdourahamane Tiani à Alger auprès de son homologue Abdelmadjid Tebboune constitue un moment charnière dans la recomposition géopolitique sahélienne. Elle intervient dans un contexte marqué par l’affirmation de l’Alliance des États du Sahel et par la redéfinition progressive des équilibres d’alliance en Afrique de l’Ouest et au Maghreb.</p>



<p>La mise en scène discursive de la rencontre révèle une volonté explicite de normalisation. L’évocation par la partie algérienne de « <em>la fin d’une période inhabituelle de froideur</em> » opère un double geste politique. Elle reconnaît implicitement la crise née de l’incident du drone malien en 2025, tout en la requalifiant comme conjoncturelle. Le terme « <em>inhabituelle</em> » désamorce toute interprétation structurelle de la tension et réinscrit la relation dans une continuité historique présentée comme fraternelle. Cette rhétorique de l’apaisement permet à Alger de préserver son image tout en refermant une séquence diplomatique délicate.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-socle-souverainiste-du-rapprochement"><strong>Le socle souverainiste du rapprochement</strong></h2>



<p>Du côté nigérien, le rappel du refus algérien de soutenir une intervention militaire extérieure après le changement de régime à Niamey en 2023 inscrit le rapprochement dans le paradigme souverainiste qui fonde la doctrine politique de l’AES. La formule affirmant qu’« <em>aucun Africain ne comprendrait que l’Algérie serve de base pour attaquer un État africain </em>» condense une vision normative articulant non-ingérence, solidarité continentale et légitimité interne. Elle réactive une mémoire récente de pressions extérieures, consolidant ainsi une convergence de principes plutôt qu’un simple alignement circonstanciel.</p>



<p>Au-delà du registre symbolique, la visite repose sur des intérêts matériels structurants. La relance du projet de gazoduc transsaharien introduit une dimension géoéconomique majeure. En intégrant le Niger dans une architecture énergétique reliant l’Afrique subsaharienne à l’espace euro-méditerranéen, ce corridor confère à l’espace AES une profondeur stratégique nouvelle. Il ne s’agit pas seulement d’infrastructures, mais d’un repositionnement dans les flux énergétiques globaux, susceptible de renforcer les marges de manœuvre économiques et diplomatiques des États concernés.&nbsp;</p>



<p>Parallèlement, la réactivation des mécanismes conjoints de lutte antiterroriste traduit la reconnaissance d’une interdépendance sécuritaire objective. Dans un Sahel traversé par des circulations armées et criminelles, la coopération relève d’un réalisme stratégique : la stabilité ne peut être strictement nationale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-aes-a-l-epreuve-de-sa-maturite-politique"><strong>L’AES à l’épreuve de sa maturité politique</strong></h2>



<p>C’est cependant au sein de la dynamique interne de l’AES que les effets les plus subtils apparaissent. Devenue confédération, l’Alliance repose sur une solidarité stratégique face aux pressions extérieures qui nient son existence en tant qu’entité politique sahélienne souveraine.</p>



<p>Le rapprochement avec Alger démontre que cette solidarité, née dans la contrainte diplomatique et militaire, dispose de ressources internes pour relancer les partenariats déjà existants sur de nouvelles bases respectant la souveraineté nationale, tout en permettant de renforcer les leviers de la souveraineté économique nationale et celle de la confédération face aux changements qu’impose la dynamique des relations internationales.&nbsp;</p>



<p>Il affirme qu’une confédération peut articuler coordination collective et initiatives bilatérales, à condition que celles-ci s’inscrivent dans une cohérence d’ensemble. En ce sens, la démarche nigérienne consolide l’évolution de l’AES vers une structure souple, capable d’intégrer la diversification des partenariats sans se figer en bloc rigide.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-diversification-des-alliances-et-equilibre-strategique"><strong>Diversification des alliances et équilibre stratégique</strong></h2>



<p>Cette diversification modifie l’équilibre des influences extérieures. Elle élargit l’horizon relationnel de l’Alliance au-delà de ses partenaires récents et réduit le risque de dépendance exclusive. L’autonomie stratégique collective se nourrit précisément de cette pluralité maîtrisée. Toutefois, la tension constitutive de toute confédération demeure : comment préserver l’unité politique tout en respectant l’autonomie décisionnelle des États membres ? Si les bénéfices économiques et sécuritaires issus de ce rapprochement sont mutualisés dans un cadre concerté, l’AES en sortira renforcée, plus crédible et plus flexible. En revanche, une multiplication d’initiatives non coordonnées pourrait fragiliser la cohésion symbolique et nourrir des perceptions de désalignement interne.</p>



<p>Cette séquence diplomatique révèle ainsi l’entrée de l’espace sahélien dans une phase stratégique. L’enjeu n’est plus seulement de résister collectivement aux pressions extérieures, mais d’organiser la pluralité des trajectoires nationales sans altérer l’unité politique fondatrice. La solidité future de l’AES dépendra de sa capacité à transformer la diversification en levier d’intégration régionale plutôt qu’en facteur de dispersion.</p>



<p><strong>Mikaïlou Cissé</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Vivre sans monde</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mikailou Cissé]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Feb 2026 09:32:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
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<p>Le déplacement des populations en Afrique de l'Ouest est plus qu'une crise humanitaire, c'est une question de dignité et de reconnaissance.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Mikaïlou Cissé, professeur de philosophie au lycée au Mali, analyse l’errance de masse provoquée par les violences terroristes en Afrique de l’Ouest comme une crise existentielle et politique profonde. Entre désertification des campagnes, saturation urbaine et limites du système humanitaire, il interroge la négation progressive de la dignité et de la reconnaissance des populations déplacées.</em></strong></p>



<p>L’errance de masse contemporaine, déguisée en déplacement de populations et produite par les activités des groupes terroristes et de leurs sponsors étatiques étrangers dans une large partie de l’Afrique de l’Ouest, dépasse le cadre d’un simple déplacement ponctuel provoqué par la violence armée. Elle se manifeste par la fuite, la dislocation des liens sociaux et la négation d’un mode d’existence humain dans son sens traditionnel. Les violences, en s’étendant sur des espaces continus du continent, vident de plus en plus les campagnes, fragmentent les territoires ruraux, désorganisent les économies et rendent toute possibilité de retour incertaine, voire impossible.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-desertification-des-campagnes-et-la-pression-urbaine"><strong>La désertification des campagnes et la pression urbaine</strong></h2>



<p>Les campagnes se vident progressivement, non parce qu’elles auraient cessé d’être habitées, mais parce qu’elles sont devenues des nids d’acteurs terroristes. Cette désertion continue des espaces traditionnels de vie sociale et de production économique – en symbiose avec la terre – alimente un mouvement inverse et massif : l’accumulation des populations déplacées dans les villes, grandes comme petites, transformées en espaces de refuge par défaut.&nbsp;</p>



<p>La sécurité unit les hommes ; la violence les désunit. Les villes qui les accueillent, souvent dépourvues d’infrastructures adaptées, deviennent des zones de concentration humaine où se superposent précarité ancienne et misère nouvelle. L’urbanisation qui en résulte est subie.</p>



<p>Les capitales, mais aussi les centres urbains, se développent à un rythme exponentiel. Les périphéries sont les premières saturées : campements informels, quartiers provisoires qui se pérennisent sans jamais accéder au statut de véritables espaces de vie. Le flux des populations sur les cartes sécuritaires, en montrant la continuité géographique, rend lisible cette pression invisible exercée sur les villes.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-humanitaire-comme-systeme-de-gestion"><strong>L’humanitaire comme système de gestion</strong></h2>



<p>À cette violence territoriale, qui ancre l’errance dans le quotidien sahélien, s’ajoute, plus discrètement mais structurante, celle d’un système humanitaire qui transforme les déplacements de masse en objet de gestion permanente. Le déplacement des populations est devenu un phénomène largement visible, documenté, médiatisé, inscrit dans les rapports internationaux et les campagnes de mobilisation.&nbsp;</p>



<p>Pourtant, cette survisibilité de la violence terroriste contraste brutalement avec la faiblesse de l’assistance réelle, durable et transformatrice dans la vie quotidienne des masses en détresse existentielle. L’assistance dite humanitaire existe dans les tableaux de suivi, mais se dissout dans la matérialité des cités d’accueil.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-economie-de-la-detresse"><strong>Une économie de la détresse</strong></h2>



<p>Les ONG occupent une place centrale dans cette économie de la violence. La détresse des populations est omniprésente et constante dans les discours, les conférences et les mécanismes de financement, mais elle se traduit sur le terrain par des interventions fragmentées, ponctuelles, rarement articulées à une vision de long terme.&nbsp;</p>



<p>La condition d’existence des déplacés devient un langage mobilisable, une ressource discursive indispensable à la survie du système humanitaire lui-même. Ce qui est administré, ce n’est pas l’amélioration des conditions de vie, mais leur continuité dans un état de nécessité permanente. Les déplacés sont maintenus dans un état de négation de l’homme prolongée, suffisamment visible pour justifier l’intervention, mais insuffisamment prise en charge pour permettre une reconstruction réelle.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-experience-de-l-abandon"><strong>L’expérience de l’abandon</strong></h2>



<p>Cette distance entre discours et réalité nourrit un sentiment profond d’abandon. Être déplacé ne signifie pas seulement avoir fui la violence armée ; c’est aussi faire l’expérience d’un nouvel état non envisagé comme le sien, un élément dans un dispositif opaque de transit de fonds et de capitaux qui distribue et classe sans réparer ni humaniser.&nbsp;</p>



<p>Le déplacé devient un être à statut administratif, sans protection ni reconnaissance effectives dans la société urbaine. La misère se transforme alors en espace de circulation de ressources dont les principaux concernés restent largement exclus, observateurs passifs d’un système qui parle en leur nom sans les inclure.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-violence-silencieuse-des-hommes"><strong>La violence silencieuse des hommes</strong></h2>



<p>Les femmes et les enfants, pourtant constamment désignés comme groupes prioritaires, demeurent les plus exposés. Les enfants déplacés grandissent dans une suspension éducative prolongée et une exposition à diverses formes de violence.</p>



<p>Les femmes cumulent les vulnérabilités : perte des moyens de subsistance, surcharge domestique et économique dans des espaces surpeuplés et peu sécurisés. L’absence de cadre de vie humaine et de mécanismes crédibles rend ces espaces un continuum de violences structurellement invisibles ; elles échappent aux indicateurs tout en façonnant durablement les trajectoires de vie.</p>



<p>Les hommes, lorsqu’ils survivent aux attaques, portent une autre forme de violence, plus silencieuse : celle de l’effondrement de l’être-au-monde dans sa nudité pure. Dépossédés de l’autorité sur soi, du rôle économique et protecteur, rarement ciblés par les programmes d’assistance humanitaire, souvent soupçonnés ou ignorés, ils deviennent des cicatrices socialement inutiles dans l’espace urbain, marquant profondément un être qui, sans son contexte, devient un être sans son monde.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-liminalite-sociale-permanente"><strong>Une liminalité sociale permanente</strong></h2>



<p>Cette non-assistance, matérielle et psychique, constitue une violence structurelle supplémentaire. Les populations ne sont pas seulement privées de ressources ; elles sont privées de reconnaissance. Comptées, catégorisées, déplacées, elles sont rarement associées aux décisions qui les concernent. Leur parole est sollicitée à titre consultatif, jamais constitutif. Elles deviennent des objets de gestion plutôt que des citoyens politiques, enfermées dans une liminalité sociale où l’existence se réduit à la survie.</p>



<p>Dans ce paysage fragmenté, l’humanitaire, loin de corriger les effets de la violence, participe parfois à sa stabilisation. La justification des financements, des présences institutionnelles et des trajectoires professionnelles internationales administre une situation de fait plutôt que résolue. Le déplacé doit cesser d’être nécessaire au fonctionnement du système et à la narration de l’urgence pour permettre une reconstruction durable.</p>



<p><strong>Mikaïlou Cissé</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Tribune. Pourquoi exclure l’Afrique fausse toute projection mondiale </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mikailou Cissé]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 15 Feb 2026 08:08:25 +0000</pubDate>
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<p>L'Afrique dans le monde de demain : une réflexion sur l'importance d'inclure le continent dans les discussions sur l'avenir.</p>
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<p><strong><em>Dans cette tribune, Mikaïlou Cissé, professeur de philosophie au lycée au Mali, propose une réflexion de fond sur la place stratégique de l’Afrique dans la construction du futur mondial. Il y démontre que marginaliser le continent dans les projections globales revient à fausser toute lecture sérieuse des dynamiques économiques, intellectuelles et politiques contemporaines.</em></strong></p>



<p>Penser le futur du monde sans l’Afrique, c’est plus qu’une erreur d’analyse. C’est perpétuer un héritage intellectuel qui a trop longtemps relégué un continent à une périphérie extractive. Cette réduction s’exprime de multiples façons. D’abord, par l’extraction de ressources sans transformation locale et la mobilisation préférentielle des compétences humaines au profit d’autres économies. Ensuite, par l’invisibilisation des innovations conceptuelles africaines, qui rend incompréhensible toute construction d’un avenir mondial partagé. Refuser d’inscrire l’Afrique au cœur des trajectoires contemporaines condamne ainsi le projet du progrès à une croissance amputée de ses ressources matérielles et humaines.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-potentiel-strategique-encore-mal-lu"><strong>Un potentiel stratégique encore mal lu</strong></h2>



<p>L’objection selon laquelle l’Afrique ne serait qu’un bénéficiaire passif d’assistance extérieure repose sur une lecture antiquée des rapports internationaux. Le continent concentre des ressources stratégiques, un renouvellement démographique dynamique et des formes de savoir structurantes pour les économies et technologies globales. Or, tant que l’exploitation de ces atouts reste confinée à des enclaves exportatrices, privant les sociétés locales de valeur ajoutée et de contrôle, les inégalités et la dépendance se perpétuent. Ce constat n’essentialise pas l’Afrique. Au contraire, il invite à reconnaître un réel empirique trop souvent réduit à un laboratoire d’expérimentations exogènes.</p>



<p>Les paradigmes dominants du développement doivent être interrogés à l’aune de cette réalité. Une approche purement normative ou universaliste, qui ignore les ontologies et histoires locales, reproduit une logique d’assimilation. Pire, elle impose des modèles de « <em>rattrapage</em> » supposant que la modernité ne peut prendre qu’une forme déjà pratiquée ailleurs. Inversement, des interventions techniques rigoureuses risquent de traiter les sociétés africaines comme des objets passifs plutôt que comme des actrices co-formatrices, si elles demeurent aveugles aux relations sociales, aux attentes populaires et aux dispositifs d’auto-gouvernance locaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-conditions-d-une-emancipation-structurelle"><strong>Les conditions d’une émancipation structurelle</strong></h2>



<p>Reconnaître la pluralité des modernités exige de refonder les objectifs du développement non sur une conformité extérieure, mais sur le renforcement de trajectoires endogènes créatrices de valeur partagée.</p>



<p>Privilégier une stratégie d’émancipation implique d’abord de transformer les modalités d’exploitation des ressources : encourager la transformation locale, soutenir les chaînes de valeur régionales et imposer une gouvernance liant extraction à redistribution. Cela suppose aussi d’investir massivement dans le capital humain, non comme simple amortisseur de misère, mais comme moteur d’innovation industrielle, scientifique et culturelle. Il faut ainsi développer une formation technique de masse de haut niveau, une création ancrée dans les défis locaux et des politiques d’incitation publique à la création technologique et à l’ingénierie.&nbsp;</p>



<p>Parallèlement, la souveraineté numérique et la maîtrise des infrastructures de communication doivent être traitées comme des biens publics stratégiques, conditionnant l’autonomie économique et politique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-nouvel-ordre-de-cooperation-internationale"><strong>Un nouvel ordre de coopération internationale</strong></h2>



<p>Ce virage normatif requiert une politique régionale et internationale repensée. Il nécessite des alliances africaines souveraines pour négocier l’accès aux marchés et investissements ; des régulations globales limitant les spoliations ; des partenariats technologiques fondés sur le co-investissement dans la conception et la production.</p>



<p>À l’échelle interne, un universalisme pluriel naîtra du dialogue entre systèmes de pensée locaux et traditions critiques contemporaines, transformant le développement en échange productif plutôt qu’en homogénéisation. Ignorer l’Afrique affaiblit enfin les réponses mondiales aux grands défis contemporains, qui impliquent tous les espaces en interaction. Penser un avenir commun exige de bannir l’idée de périphérie pour adopter une logique de coproduction des savoirs et des biens.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-continent-comme-co-architecte-du-futur"><strong>Le continent comme co-architecte du futur</strong></h2>



<p>Reconnaître l’Afrique comme actrice centrale du futur mondial appelle des choix politiques clairs. Elle exige une transformation des ressources sur place, des investissements publics en recherche et en infrastructures industrielles et de nouvelles règles internationales garantissant redistribution et responsabilité.&nbsp;</p>



<p>En ancrant ces décisions dans une souveraineté partagée, une injustice structurelle se muera en opportunité de réinvention collective. Le progrès mondial ne sera complet que si l’Afrique y est reconnue non comme simple ressource, mais comme co-architecte.</p>



<p><strong>Mikaïlou Cissé</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Tribune. Pourquoi la rupture entre Afreximbank et Fitch révèle un fossé plus profond</title>
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		<pubDate>Fri, 13 Feb 2026 11:00:05 +0000</pubDate>
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<p>La rupture entre Afreximbank et Fitch Ratings met en lumière des enjeux complexes entre agences de notation et banques africaines.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Expert en financement du développement fort d’une longue expérience en Afrique subsaharienne, le Dr Macharia Kihuro analyse la rupture entre Afreximbank et Fitch Ratings comme le symptôme d’un désaccord structurel plus profond. Selon lui, ce différend dépasse un simple conflit technique et met en lumière les tensions persistantes entre institutions financières africaines et agences de notation internationales.</em></strong></p>



<p>Dans une récente déclaration publique, la Banque africaine d&rsquo;import-export (Afreximbank) a annoncé qu&rsquo;elle mettrait fin à sa relation avec l&rsquo;agence de notation Fitch Ratings. La justification de cette décision était particulièrement frappante. La banque a attribué cette décision à sa « <em>ferme conviction que l&rsquo;exercice de notation de crédit ne reflète plus une bonne compréhension de l&rsquo;accord constitutif de la banque, de sa mission ou de son mandat </em>». Elle a en outre souligné que son profil commercial restait « <em>solide, soutenu par des relations solides avec ses actionnaires et les protections juridiques inscrites dans son accord constitutif</em> », qui est un traité signé et ratifié par ses États membres.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-methodologie-de-fitch"><strong>La méthodologie de Fitch</strong></h2>



<p>Au cœur de ce désaccord se trouve un débat qui couve depuis longtemps : les agences de notation doivent-elles appliquer une méthodologie unique et rigide à toutes les banques, ou leur approche doit-elle être adaptée à la nature spécifique de l&rsquo;institution ? Plus précisément, une banque commerciale doit-elle être évaluée selon exactement le même cadre qu&rsquo;une banque multilatérale de développement (BMD) ? Afreximbank soutient que Fitch Ratings n&rsquo;a pas tenu compte de cette distinction essentielle, produisant une évaluation que la banque considère comme une représentation injuste de sa véritable solvabilité.</p>



<p>La méthodologie de Fitch, telle que décrite dans ses « <em>Critères de notation bancaire </em>», repose sur un cadre en deux parties pour les banques commerciales et les BMD. La première partie est un modèle quantitatif de base (CQM), une formule standardisée qui calcule une « <em>notation de viabilité </em>» à partir d&rsquo;indicateurs financiers tels que la qualité des actifs et l&rsquo;adéquation des fonds propres. Ce modèle sert de point d&rsquo;ancrage initial.</p>



<p>La deuxième partie est le cadre de « <em>notation de soutien</em> », qui évalue le soutien externe. Ici, en théorie, une distinction est faite : pour les BMD telles qu&rsquo;Afreximbank, le soutien est évalué comme l&rsquo;engagement collectif et contractuel de ses États membres en vertu de son accord constitutif, qui est considéré comme extrêmement solide et fiable. Pour les BMD de haute qualité, Fitch utilise souvent une approche de « <em>substitution de crédit</em> », en ancrant la notation de la BMD à la solvabilité de ses actionnaires les plus solides.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-normes-de-notation-mondiales-en-cause"><strong>Les normes de notation mondiales en cause ?</strong></h2>



<p>La rupture décisive s&rsquo;est produite le 28 janvier 2026, lorsque Fitch a abaissé la note d&rsquo;Afreximbank de « <em>BBB- </em>» à «<em> BB+ </em>», puis a retiré toutes ses notes. Cette décision a fait passer la note de défaut à long terme de l&rsquo;émetteur dans la catégorie « <em>non-investissement </em>» (« <em>junk</em> »). Afreximbank a réagi de manière décisive en mettant fin à la relation, déclarant qu&rsquo;elle considérait la méthodologie de l&rsquo;agence comme erronée, préjudiciable à sa mission et révélatrice d&rsquo;un préjugé plus général à l&rsquo;égard des institutions financières africaines.</p>



<p>Cette confrontation oblige à examiner de manière critique les tensions persistantes dans le domaine de la finance mondiale : les méthodologies des agences de notation internationales sont-elles intrinsèquement biaisées à l&rsquo;encontre des institutions africaines ? Ou bien Afreximbank a-t-elle mal compris le cadre et réagi de manière excessive ? En fin de compte, la question centrale concerne l&rsquo;impact réel : quelles seront les conséquences de ce différend pour la banque, l&rsquo;architecture financière du continent et la crédibilité des normes de notation mondiales ?</p>



<p>Afreximbank est-elle un cas isolé ? Absolument pas. Un sentiment ancien et largement répandu en Afrique veut que les méthodologies des « <em>trois grandes </em>» agences de notation (Fitch, Moody&rsquo;s et S&amp;P) soient systématiquement biaisées, ne tiennent pas compte des contextes régionaux uniques et produisent des notations injustement punitives. Les agences opposent des contre-arguments solides, créant un classique « <em>dialogue de sourds</em> ».</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-fosse-entre-les-evaluations-et-les-realites"><strong>Le fossé entre les évaluations et les réalités</strong></h2>



<p>Le Ghana a régulièrement contesté les dégradations de sa note. En 2022, après une série de dégradations au statut de « <em>junk</em> », son gouvernement a suspendu toute collaboration officielle avec les trois grandes agences, les accusant d&rsquo;actions procycliques qui ont aggravé sa crise de la dette. Il convient de noter que la justification de Fitch pour la récente dégradation de la note d&rsquo;Afreximbank était fondée sur la restructuration de la dette du Ghana en 2023, appliquant un principe qui lie le risque d&rsquo;une banque multilatérale de développement à ses États membres.</p>



<p>Le Kenya, le Rwanda, le Nigeria et l&rsquo;Afrique du Sud ont tous officiellement fait appel des décisions de notation. Parmi les critiques les plus virulentes figure la Banque africaine de développement (BAD), dont l&rsquo;ancien président, Akinwumi Adesina, a mené une campagne très médiatisée.</p>



<p>Ce débat permet de tirer des enseignements essentiels. Un problème fondamental a été identifié : le fossé persistant entre les évaluations des agences et les réalités des clients, exacerbé par une rupture de la communication. Il ne s&rsquo;agit pas d&rsquo;un incident isolé, mais d&rsquo;un défi à l&rsquo;échelle du continent.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-collaboration-exemplaire-pour-plus-d-equite-et-de-credibilite"><strong>Une collaboration exemplaire pour plus d’équité et de crédibilité</strong></h2>



<p>La voie à suivre exige des mesures concrètes. Les parties prenantes doivent collaborer pour mettre en place un système garantissant à la fois l&rsquo;équité et la crédibilité de l&rsquo;évaluation des risques. Cette rupture met en évidence une architecture mondiale qui ne parvient pas à intégrer de manière adéquate les perspectives des marchés émergents. Cette friction doit désormais catalyser un véritable dialogue, conduisant à des méthodologies mutuellement acceptées.</p>



<p>En outre, une action collective est essentielle. Par l&rsquo;intermédiaire de l&rsquo;Union africaine ou d&rsquo;autres plateformes panafricaines, un bloc unifié devrait négocier des critères adaptés et rendus publics pour les banques multilatérales de développement africaines et les États souverains dotés d&rsquo;une gouvernance solide, en exigeant la clarté sur la manière dont les facteurs qualitatifs sont notés.</p>



<p><strong>Dr Macharia Kihuro (PhD).</strong></p>



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<p><strong>Mention éditoriale :</strong></p>



<p><em>Chapô et intertitres de la rédaction.</em></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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