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	<title>Archives des Investigation au Sahel : découvrez les actus &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des Investigation au Sahel : découvrez les actus &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Bamako : comment le religieux contribue à la cohésion sociale et à la paix au Mali</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mikailou Cissé]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 01 May 2026 08:16:59 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Opinion]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>À Bamako, le rôle du religieux dépasse la foi : médiation, solidarité et cohésion sociale en font un levier clé de paix dans un Mali en crise.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>À Bamako, où se croisent tensions sécuritaires, fractures sociales et aspirations à la stabilité, la religion s’impose comme un acteur discret mais déterminant. Au-delà de la foi, mosquées, églises et leaders religieux contribuent à maintenir le dialogue, à apaiser les crises et à renforcer la cohésion nationale, faisant du fait religieux un levier essentiel dans la quête d’une paix durable au Mali.</em></strong></p>



<p>Dans un Mali confronté depuis plus d’une décennie aux violences terroristes, aux fractures sociales et aux tensions institutionnelles, la quête d’une paix durable demeure l’un des défis majeurs de l’État. Si les réponses militaires et politiques occupent légitimement le devant de la scène, d’autres mécanismes, plus discrets mais profondément enracinés dans la société, participent chaque jour à la préservation de l’équilibre collectif. Parmi eux, le fait religieux à Bamako s’impose comme un levier essentiel de cohésion sociale et de pacification.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une capitale sous tension, entre diversité et fragilités</strong></h2>



<p>Capitale politique et économique du pays, Bamako concentre à elle seule les multiples contradictions du Mali contemporain. Ville de brassage humain, elle accueille des populations venues de toutes les régions, porteuses de langues, de cultures et de trajectoires diverses.</p>



<p>Cette diversité constitue une richesse sociale, mais elle s’accompagne également de fragilités liées aux inégalités économiques, au chômage des jeunes, à la pression urbaine et aux répercussions de la crise sécuritaire nationale. Dans un tel environnement, la cohésion sociale devient une condition indispensable de stabilité — un rôle dans lequel le religieux s’affirme comme un acteur de premier plan.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le religieux, acteur structurant du lien social</strong></h2>



<p>À Bamako, la religion dépasse largement le cadre spirituel. Mosquées, églises, associations confessionnelles et leaders religieux participent activement à la structuration du lien social.</p>



<p>À travers l’encadrement moral, les actions de solidarité et les médiations communautaires, ils contribuent à maintenir des espaces de dialogue et de confiance. Cette reconnaissance se traduit jusque dans l’action publique : les rencontres régulières entre les autorités de la transition et les leaders religieux illustrent la volonté de mobiliser ces forces morales pour renforcer la cohésion nationale. Leur rôle est d’ailleurs consacré par la Constitution du 22 juillet 2023.</p>



<p>Depuis les audiences initiées à Koulouba en 2021, le pouvoir politique affirme ainsi la place stratégique du religieux dans la consolidation de la stabilité nationale.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un rôle décisif en période de crise</strong></h2>



<p>La fonction pacificatrice du religieux s’est particulièrement illustrée lors de la crise politico-militaire de 2012. Dans un climat marqué par l’incertitude et la méfiance, plusieurs leaders religieux ont multiplié les appels à l’apaisement.</p>



<p>Leurs médiations discrètes ont contribué à réduire les tensions dans la capitale et à favoriser un environnement propice à la transition politique. Plus récemment, leur rôle s’est également révélé déterminant dans certaines médiations liées aux enlèvements ou aux violences intercommunautaires.</p>



<p>L’exemple de la libération de passagers enlevés sur l’axe Bankass–Bandiagara en 2024 illustre cette capacité d’intercession, là où les voies institutionnelles restent parfois limitées.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Prières, dialogues et initiatives interreligieuses</strong></h2>



<p>À Bamako, la religion sert aussi de point de rassemblement dans les moments de tension. Les prières collectives organisées sur le campus universitaire de Badalabougou en sont une illustration marquante.</p>



<p>Dans une étude académique, le chercheur Sekou Sala Timbely souligne que les années 1990 ont vu une implication accrue des organisations religieuses dans les affaires publiques, contribuant à structurer ces espaces de dialogue.</p>



<p>La relance du cadre de concertation entre l’État et les associations religieuses en février 2026 confirme cette reconnaissance institutionnelle du dialogue interreligieux comme outil de stabilité.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une conception malienne de la paix</strong></h2>



<p>Au Mali, la paix ne se limite pas à l’absence de violence : elle repose sur la qualité des relations sociales. Cette vision s’inscrit dans l’héritage de la Charte de Kouroukanfouga, fondée sur le respect, la solidarité et la dignité.</p>



<p>À travers des valeurs comme le Maya, le Dambé ou le Malidenya, la société malienne rappelle que la stabilité collective repose sur la responsabilité partagée et la reconnaissance de l’autre.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le rôle moral et social des leaders religieux</strong></h2>



<p>À travers sermons et prêches, les leaders religieux diffusent des messages de tolérance, de patience et de responsabilité collective. Leur influence contribue à orienter les comportements dans les périodes difficiles.</p>



<p>Lors des tensions liées à la crise énergétique, certains ont ainsi appelé à la solidarité et à l’endurance, participant à maintenir une forme de résilience sociale.</p>



<p>Par ailleurs, dans un contexte où les services publics sont parfois insuffisants, les structures religieuses jouent un rôle de proximité essentiel : aides alimentaires, soutien aux familles vulnérables, accompagnement des jeunes et médiation des conflits.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Entre influence positive et risques d’instrumentalisation</strong></h2>



<p>Cependant, cette influence n’est pas sans limites. Le religieux peut aussi faire l’objet d’instrumentalisations politiques ou identitaires. Lorsqu’il alimente l’exclusion ou la radicalisation, il devient un facteur de fragilisation.</p>



<p>Certaines dérives rappellent que la contribution du religieux à la paix dépend de son inscription dans une logique d’inclusion et de responsabilité. C’est dans cet esprit que Assimi Goïta a appelé, en 2026, les confessions religieuses à davantage de responsabilité dans leurs interventions publiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un levier essentiel pour la paix durable</strong></h2>



<p>Dans la reconstruction de la paix sociale, les réponses sécuritaires restent indispensables, mais insuffisantes à elles seules. Le fait religieux constitue une ressource interne précieuse pour soutenir la cohésion sociale et renforcer les solidarités.</p>



<p>Dans un Mali en quête de stabilité durable au cœur du Sahel, la paix dépend autant de la solidité des institutions que de la vitalité des liens sociaux. À Bamako, le religieux demeure ainsi un ressort discret mais puissant de la pacification nationale.</p>



<p><strong>Mikaïlou Cissé</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Le 20ème paquet de sanctions : la réaction des marchés russes </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Oleg Nesterenko]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Apr 2026 07:48:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Analyses]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Malgré un 20e train de sanctions de l’Union européenne visant les banques russes, les marchés financiers à Moscou affichent une résilience inattendue, remettant en question leur efficacité.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Dans un communiqué de presse du 23 avril 2026, la Commission européenne proclame l’adoption du « 20ème train de sanctions contre la Russie ».&nbsp;</em></strong></p>



<p>Cette nouvelle salve de mesures, visant à isoler davantage le marché russe, précise, pour la vingtième fois en quatre ans, que l’interdiction est étendue, entre autres, à des opérations avec vingt banques russes supplémentaires&nbsp;: «&nbsp;<em>les nouvelles mesures étendent l&rsquo;interdiction aux opérateurs de l&rsquo;UE qui font des affaires avec vingt banques russes supplémentaires […]. Cela porte à 70 le nombre de banques russes exclues de l&rsquo;accès au marché intérieur de l&rsquo;UE</em>&nbsp;».</p>



<p>Le jour même de cette annonce, l&rsquo;indice boursier russe principal, le MOEX (Bourse de Moscou), a enregistré une hausse, atteignant 2775 points et gagnant 0,48 % par rapport à la session précédente.&nbsp;</p>



<p>Deux mois auparavant, le 23 février 2026, le ministère français des Affaires étrangères&nbsp;déclarait que les sanctions&nbsp;adoptées&nbsp;contre la Russie leur nuisaient davantage qu&rsquo;elles ne portaient atteinte à l&rsquo;Europe, les qualifiant de «&nbsp;<em>très efficaces</em>».</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L</strong><strong>a Russie parmi les trois premiers pays du G20 pour sa faible dette publique</strong><strong></strong></h2>



<p>Une vision à long terme révèle un constat factuel : il est indubitable qu&rsquo;une telle rhétorique n&rsquo;a pu émerger que dans l&rsquo;hypothèse d&rsquo;une amnésie collective des masses, conditionnée par l&rsquo;agenda de la propagande médiatique quotidienne. Une telle méthodologie de communication postule un oubli sélectif des déclarations antérieures émanant d&rsquo;un autre ministère français, celui de l&rsquo;Économie. En l&rsquo;occurrence, son ministre M. Bruno Le Maire, lors d&rsquo;un discours magistral prononcé le 1<sup>er</sup> mars 2022, avait expressément déclaré : « <em>Les sanctions sont efficaces.</em> <em>Les sanctions économiques et financières sont même d&rsquo;une efficacité redoutable. […]Nous allons livrer une guerre économique et financière totale à la Russie. Nous allons donc provoquer l&rsquo;effondrement de l&rsquo;économie russe ! </em>».</p>



<figure class="wp-block-embed is-provider-youtube wp-block-embed-youtube"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="&quot;Nous allons provoquer l&#039;effondrement de l&#039;économie russe&quot;, affirme Bruno Le Maire • FRANCE 24" width="1170" height="658" src="https://www.youtube.com/embed/Ntzacqlm-Ac?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p>Cette prédiction, qui annonçait l&rsquo;effondrement de l&rsquo;économie russe dans les mois suivants, fait écho à une cascade de déclarations similaires au cours des quatre dernières années. Malgré plus de 31 500 sanctions instrumentalisées à ce jour, l&rsquo;économie russe&nbsp;est toujours parfaitement debout.</p>



<p>Sur le plan macroéconomique, la situation de la Russie suscite une comparaison bien défavorable pour ses adversaires. En 2025, la dette publique russe s&rsquo;élevait à 18% du PIB, contrastant avec les 115,6% enregistrés en France.&nbsp;À savoir qu’en 2021, elle était d&rsquo;environ 18,1% du PIB de la Russie. C’est-à-dire que durant les années de guerre et les&nbsp;dépenses très considérables associées,&nbsp;elle N’a non seulement nullement augmenté, mais même légèrement diminué.</p>



<p>Aujourd’hui, la Russie se classe ainsi parmi les trois premiers pays du G20 pour sa faible dette publique par habitant, s&rsquo;établissant à environ 2 300 USD, loin des 59 187 USD par habitant en France. De plus, le taux de chômage en Russie se maintient aux alentours de 2 %, demeurant le plus bas parmi les pays du G20.</p>



<p>Concernant les vingt banques nouvellement sanctionnées – «&nbsp;<em>Derjava », « Levoberejny », « Metallinvestbank », « Blank-Bank », « Eurofinance Mosnarbank », « WB-Bank », « BKS-Bank », « Faura-Bank », « Russky Standart », « UBRR », « Chelyabinvestbank », « PSKB », « Solidarité », « Iturup », « SDM-Bank », « Avers », « Avangard », « Hlynov », « Banque Postale » et la banque « Ienisseï</em>&nbsp;» – l&rsquo;attention se porte sur deux institutions majeures cotées à la bourse de Moscou (MOEX) : Avangard Bank et BKS-Bank.&nbsp;</p>



<p>La réaction boursière à leur nouvelle situation, survenue suite à l&rsquo;initiative malveillante de l&rsquo;Union Européenne, peut être considérée comme un échantillon représentatif de l&rsquo;ensemble du segment de marché.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Quelle est cette réaction&nbsp;?&nbsp;</strong></h2>



<p>Le lendemain de l&rsquo;annonce des sanctions, l&rsquo;action de BKS-Bank a enregistré une variation nulle, soit -0,00%. Au cours des 3 mois précédents sa mise sous sanctions, sa croissance a été de +11,7% (du 24/01 au 24/04/26) et de +30,43% sur l&rsquo;année écoulée, suggérant une position financière robuste. Elle se situe donc en position saine, qui n’est pas prête à changer à la suite des agissements de la Commission européenne.</p>



<p>Pour la banque Avangard, le 24 avril 2026, la perte de -0,15% de son action est une fluctuation minime, attribuable davantage aux dynamiques normales du marché qu&rsquo;aux sanctions elles-mêmes. Cette observation est d&rsquo;autant plus pertinente que l&rsquo;action avait connu une baisse de -1,2% dans les trois mois précédant les sanctions (du 24/01 au 24/04/26) et de -11,77% sur l&rsquo;année.&nbsp;</p>



<p>Un contraste flagrant dans le contexte actuel, où, notamment, le cours des hydrocarbures affiche une volatilité particulièrement significative, et ce, le jour même de l&rsquo;annonce d&rsquo;une moindre restriction à l&rsquo;échelle internationale.&nbsp;Soit, les marchés russes ont la certitude que les nouvelles sanctions seront aussi inefficaces que les précédentes.&nbsp;</p>



<p>Il convient également de noter que la majorité des 70 banques russes sous sanctions européennes étaient déjà placées sous sanctions américaines, dont l&rsquo;impact s’est avéré notoirement inférieur aux projections initiales de leurs émetteurs.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Pour saisir la projection économique de la Fédération de Russie, il faut retenir deux points fondamentaux </strong></h2>



<p>1. Les difficultés sectorielles en Russie découlent bien moins des sanctions occidentales que de la politique économique interne, particulièrement des orientations controversées de la Banque centrale et du ministère des Finances russes&nbsp;(sujet d’une autre discussion).&nbsp;</p>



<p>2.&nbsp;D&rsquo;un point de vue stratégique, les défis économiques rencontrés par la Russie ces cinq dernières années sont d&rsquo;ordre conjoncturel, tandis que ceux des pays occidentaux relèvent d’un caractère structurel. À l&rsquo;issue du conflit en Ukraine, la Russie&nbsp;récupérera&nbsp;rapidement la majeure partie de ses acquis perdus, sans compter les avancées et développements accomplis durant cette période.&nbsp;</p>



<p>De leur côté, les pays de l’UE ne récupéreront que très peu de leurs positions stratégiques perdues durant les années de la guerre qu’ils mènent tant militairement via leur proxy ukrainien qu’économiquement via l’émission de sanctions.&nbsp;Ces dernières, outre qu&rsquo;elles violent le règlement de l&rsquo;Organisation Mondiale du Commerce (OMC), constituent, lorsqu&rsquo;elles sont adoptées en dehors de résolutions du Conseil de sécurité de l&rsquo;ONU, de graves violations du droit international.</p>



<p><strong>Oleg Nesterenko</strong></p>



<p><strong>Président du CCIE<em>&nbsp;(</em></strong><a href="http://www.c-cie.eu/"><strong><em>www.c-cie.eu</em></strong></a><strong><em>)</em></strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Sénégal : comment les agropoles redessinent les territoires ruraux</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Bocar Harouna Diallo]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Apr 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Depuis l’Acte III de la décentralisation, les agropoles s’imposent comme un levier majeur de transformation des zones rurales au Sénégal. Elles favorisent la modernisation agricole, l’emploi local et un meilleur équilibre territorial.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Depuis l’Acte III de la décentralisation, les agropoles s’imposent comme un levier majeur de transformation des zones rurales au Sénégal. Elles favorisent la modernisation agricole, l’emploi local et un meilleur équilibre territorial.</em></strong></p>



<p>Les nouvelles réalités rurales au Sénégal reflètent les profondes transformations sociales, économiques et territoriales qui redessinent les campagnes depuis le début des années 2000, et plus particulièrement depuis l’avènement de l’Acte III de la décentralisation. Loin d’être de simples espaces agricoles traditionnels, les régions rurales s’inscrivent désormais dans une logique multifonctionnelle marquée par la modernisation, la diversification des activités économiques et une recomposition de l’organisation territoriale.</p>



<p>Dans ce contexte, les campagnes sénégalaises ne sont plus seulement des lieux de production agricole. Elles deviennent progressivement des espaces d’innovation, d’investissement et de développement local.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les agropoles, levier stratégique de transformation territoriale</strong></h2>



<p>Dans cette dynamique, les agropoles s’imposent comme un instrument majeur de transformation économique et territoriale. Elles s’inscrivent dans une stratégie de territorialisation du développement visant à structurer les filières agricoles autour de hubs agro-industriels régionaux.</p>



<p>Implantées dans les différentes zones agro-écologiques du pays — Nord, Centre, Sud, Est et Ouest — ces plateformes productives contribuent à dessiner une nouvelle géographie économique, moins dépendante de Dakar et davantage ancrée dans les potentialités locales.</p>



<p>En favorisant la transformation locale des produits agricoles, les agropoles participent à la construction d’un modèle de développement territorial plus équilibré.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Renforcer l’économie rurale</strong></h2>



<p>L’un des principaux apports des agropoles réside dans l’intégration des différentes étapes de la chaîne de valeur agricole : production, transformation et commercialisation.</p>



<p>Cette organisation permet de réduire considérablement les pertes post-récolte, de valoriser les produits locaux et de créer des emplois, y compris en dehors du secteur strictement agricole. Les agropoles encouragent ainsi l’émergence d’un tissu économique rural plus diversifié et innovant, dans lequel les jeunes et les femmes occupent une place de plus en plus importante.</p>



<p>Les agropoles contribuent également à la modernisation des territoires ruraux grâce à la mise en place d’infrastructures structurantes : routes, entrepôts de stockage, chaînes de froid et unités de transformation.</p>



<p>Ces équipements renforcent l’attractivité des campagnes et facilitent l’accès aux marchés. Les zones rurales se transforment progressivement en véritables centres de services et d’innovation, capables d’améliorer les conditions de vie des populations et de limiter l’exode rural.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Rééquilibrer le développement régional</strong></h2>



<p>En structurant les territoires autour de pôles économiques spécialisés, les agropoles participent aussi à la réduction des disparités entre la région de Dakar et les autres espaces du pays.</p>



<p>Cette logique s’inscrit dans la stratégie nationale de décentralisation économique et dans les politiques de souveraineté alimentaire. Elle vise à renforcer le développement régional tout en valorisant les ressources locales.</p>



<p>Ainsi, les agropoles ne se limitent pas à de simples projets agricoles. Elles incarnent une nouvelle manière de concevoir les territoires ruraux, fondée sur la productivité, l’innovation et l’intégration territoriale.</p>



<p>Elles traduisent le passage d’une ruralité longtemps perçue comme marginale à une ruralité stratégique, désormais placée au cœur des enjeux de développement du Sénégal contemporain, notamment dans un contexte marqué par les défis de la sécurité alimentaire.</p>



<p><strong>Bocar Harouna Diallo, Géographe en développement régional et territorial</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title> La force tranquille de l’affirmation de soi</title>
		<link>https://saheltribune.com/la-force-tranquille-de-laffirmation-de-soi/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Bocar Harouna Diallo]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Apr 2026 04:00:00 +0000</pubDate>
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<p>Dans un monde en mutation, l’affirmation de soi et l’audace intellectuelle permettent de défendre ses idées, d’enrichir le débat et de saisir les opportunités. Une réflexion sur le rôle de la parole et de l’engagement intellectuel.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p>L’affirmation de soi ne consiste ni à s’imposer ni à marcher sur les autres. Il s’agit d’avoir le courage, en toute honnêteté, d’exprimer qui l’on est, ce que l’on croit et ce que l’on vaut, en s’appuyant sur des idées limpides, réfléchies et visionnaires. S’affirmer, c’est aussi s’ouvrir à l’échange d’idées, aborder des points de vue différents avec respect et intelligence, sans pour autant renoncer à ses convictions.</p>



<p>Nombreuses sont les opportunités qui échappent à certains, non pas par manque de compétences, mais par manque d’audace : l’audace de s’exprimer, de formuler des propositions, de remettre en question et de revendiquer sa place avec clarté et intégrité.</p>



<p>Dans un monde en pleine mutation, la parole bienveillante, accompagnée d’une pensée bien articulée, demeure une précieuse viatique. Les intellectuels ont un rôle central à jouer, car leurs opinions mettent en lumière les décisions collectives, stimulent la réflexion critique et élargissent les perspectives. Comme le dit l’adage : «&nbsp;<em>La barque n’avance que lorsque l’on ose lâcher le rivage.</em>&nbsp;»</p>



<p><strong>Bocar Harouna Diallo</strong></p>



<p><strong>Géographie du développement régional et territorial</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Le Sahel impose-t-il une nouvelle lecture des conflits territoriaux ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mikailou Cissé]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Apr 2026 06:00:00 +0000</pubDate>
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<p>Le Mali change de cap en retirant sa reconnaissance à la RASD. Découvrez les enjeux de cette décision stratégique.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>En retirant sa reconnaissance à la République arabe sahraouie démocratique (RASD) et en soutenant le plan d’autonomie marocain, le Mali opère un tournant diplomatique majeur. Au-delà d’un simple repositionnement, cette décision traduit une redéfinition profonde de sa doctrine stratégique, à l’intersection des enjeux sécuritaires internes, des recompositions régionales et des nouvelles logiques de puissance en Afrique.</em></strong></p>



<p>L’officialisation par Bamako de son soutien au plan d’autonomie marocain ne saurait être analysée isolément. Elle s’inscrit dans un contexte régional marqué par des crises imbriquées et une reconfiguration des équilibres stratégiques au Sahel. Dans cet espace en mutation, les dynamiques sécuritaires, politiques et territoriales se superposent, révélant une interdépendance croissante des conflits.</p>



<p>La question du Sahara occidental, longtemps perçue comme extérieure aux priorités sahéliennes, s’intègre désormais à cette architecture régionale. En rompant avec sa reconnaissance de la RASD, le Mali redéfinit sa lecture des conflits territoriaux et affirme une nouvelle cohérence diplomatique.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-de-la-doctrine-decoloniale-au-paradigme-souverainiste"><strong>De la doctrine décoloniale au paradigme souverainiste</strong></h3>



<p>Contrairement aux orientations historiques héritées des indépendances, fondées sur le principe d’autodétermination, la position actuelle des autorités maliennes marque une inflexion doctrinale. Elle traduit un passage d’un paradigme décolonial à une approche centrée sur la souveraineté, la stabilité interne et la sécurité nationale.</p>



<p>Ce repositionnement constitue un point nodal dans la politique étrangère malienne. Il aligne les choix diplomatiques du pays sur ses priorités internes, notamment la préservation de l’intégrité territoriale face aux mouvements armés dans le nord. En ce sens, Bamako adopte une grille de lecture pragmatique des conflits africains, privilégiant la consolidation des États à toute forme de fragmentation.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-des-trajectoires-securitaires-comparables"><strong>Des trajectoires sécuritaires comparables</strong></h3>



<p>Le rapprochement implicite entre les situations malienne et marocaine éclaire cette évolution. Dans les deux cas, l’État est confronté à des entités politico-militaires contestant son autorité territoriale. Si le Front Polisario bénéficie d’une reconnaissance internationale partielle, les groupes armés maliens restent plus fragmentés et moins institutionnalisés.</p>



<p>Cette analogie structurelle renforce la convergence stratégique entre Bamako et Rabat. Elle traduit une volonté commune de privilégier des solutions politiques fondées sur l’unité territoriale, perçue comme condition essentielle à la stabilité.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-l-algerie-acteur-cle-aux-positions-ambivalentes"><strong>L’Algérie, acteur clé aux positions ambivalentes</strong></h3>



<p>Au cœur de cette recomposition se trouve un acteur incontournable : l’Algérie. Puissance régionale influente, elle joue un rôle complexe dans les deux configurations. À la fois médiatrice dans les crises maliennes — notamment à travers l’Accord d’Alger de 2015 — et soutien affirmé du Front Polisario, Alger incarne une posture ambivalente.</p>



<p>Cette dualité alimente les tensions régionales et contribue à redéfinir les alliances. Pour Bamako, la dénonciation de certains cadres hérités, combinée à ce repositionnement sur la question saharienne, traduit une volonté de s’affranchir des médiations jugées contraignantes.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-diplomatie-alignee-sur-les-priorites-internes"><strong>Une diplomatie alignée sur les priorités internes</strong></h3>



<p>En révisant sa position sur la RASD, le Mali opère une mise en cohérence entre politique intérieure et diplomatie extérieure. Ce réalignement s’inscrit dans la dynamique plus large de refondation de l’État et dans l’affirmation d’une souveraineté assumée.</p>



<p>Cette évolution accompagne la montée en puissance de nouvelles alliances régionales, notamment dans le cadre de l’Alliance des États du Sahel (AES). Les États membres y partagent une même ambition : renforcer leur autonomie stratégique en matière de sécurité, de diplomatie et de développement.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-vers-une-nouvelle-cartographie-des-rapports-de-puissance"><strong>Vers une nouvelle cartographie des rapports de puissance</strong></h3>



<p>Au-delà du cas malien, cette décision reflète une transformation plus profonde du continent africain. Les logiques d’alignement idéologique cèdent progressivement la place à des diplomaties pragmatiques, fondées sur les intérêts nationaux et les impératifs sécuritaires.</p>



<p>Le repositionnement de Bamako participe ainsi à une recomposition des rapports de force en Afrique, où la question de l’intégrité territoriale tend à supplanter les anciennes solidarités politiques. Dans ce nouvel ordre en gestation, le Sahara occidental apparaît comme un révélateur des mutations en cours.</p>



<p><strong>Mikaïlou Cissé&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Géopolitique : les raisons de l’obsession continue de la France pour le Sahel</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Apr 2026 10:20:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
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<p>L'obsession de la France pour le Sahel : lutte antiterroriste, rivalités géopolitiques et héritage complexe à découvrir.</p>
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<p><strong><em>Malgré le retrait de ses troupes du Mali, du Burkina Faso et du Niger, Paris continue de suivre de près les recompositions politiques et sécuritaires de la région. Entre lutte antiterroriste, rivalités géopolitiques et héritage postcolonial, le Sahel demeure pour la France un enjeu stratégique majeur.</em></strong><strong><em></em></strong></p>



<p>Plus d’une décennie après le lancement de l’opération Serval puis de l’opération Barkhane, la France continue d’accorder une attention particulière au Sahel, bien qu’elle ait été poussée à la sortie par les autorités dirigeantes des pays du sahel — le Mali, le Niger et le Burkina Faso, qui se sont retirés de la CEDEAO et ont formé la confédération des États du Sahel (AES) en juillet 2024.&nbsp;</p>



<p>La région des trois frontières reste au cœur de la réflexion stratégique de la France, pour laquelle le Sahel demeure un espace clé dans la lutte contre les groupes terroriste liés à Al-Qaïda ou à l’État islamique, considérés comme une menace potentielle pour l’Europe.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-crainte-d-une-destabilisation-de-l-afrique-de-l-ouest"><strong>La crainte d</strong><strong>’</strong><strong>une déstabilisation de l</strong><strong>’</strong><strong>Afrique de l</strong><strong>’</strong><strong>Ouest</strong><strong></strong></h2>



<p>Depuis 2013, Paris présente la bande sahélo-saharienne comme un «&nbsp;<em>front avancé</em>&nbsp;» contre le terrorisme international. Une lecture sécuritaire qui continue de structurer la politique française dans la région, même après la fin officielle de ses grandes opérations militaires, pour leur inefficacité sur ces sols africains et leur inadaptation aux enjeux des conflits qui menacent ces régions.</p>



<p>Pour les stratèges français, l’enjeu dépasse largement les frontières du Sahel. L’une des principales inquiétudes concerne l’extension des violences vers les pays du golfe de Guinée, notamment le Bénin, la Côte d’Ivoire ou le Ghana, dont la plupart —selon des experts sécuritaires de la région — constitueraient des bases-arrières pour les groupes terroristes. En effet, selon international Crisis group, bien que des attaques ne soient pas encore enregistrées sur le sol de ces pays du golfe, il faut comprendre que les terroristes sont bien présents puisqu’ils se retirent dans ces zones pour se reposer ou se soigner. Certains États auraient même signé des sortes de pacte de non-agression avec ces groupes afin de leur servir de refuge.&nbsp;</p>



<p>Cette hypothèse d’une «&nbsp;<em>contagion</em>&nbsp;» terroriste transformerait une crise sahélienne en crise régionale majeure. C’est pourquoi Paris continuerait de soutenir, politiquement et diplomatiquement, les initiatives de coopération sécuritaire dans la région. Mais tout observateur averti sait que cette explication n’est que de la poudre de perlimpinpin. Car la réalité est bien tout autre. Il s’agit bien de la défense des intérêts particuliers de la France.&nbsp;</p>



<p>Cependant, c’est cet aspect du terrorisme que la France d’Emmanuel Macron refuse de dire à la face du monde. Le terrorisme — au nom duquel elle tentait de maintenir les pays du sahel sous perfusion de façon éternelle — est bien une crise entretenue et soutenue par elle. Il ne s’agit point là d’une vilaine théorie du complot, mais plutôt l’exposition des dessous d’une diplomatie erronée depuis des années. La France jouait juste au pompier pyromane depuis tous ces temps passés au chevet des pays du sahel, qui ont réussi à se réveiller finalement de leur «&nbsp;<em>sommeil dogmatique</em>&nbsp;», dans laquelle la communauté internationale les avait maintenus prisonnier.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-interets-economiques-et-energetiques-en-jeu"><strong>Des intérêts économiques et énergétiques en jeu</strong><strong></strong></h2>



<p>Le Sahel représente également un enjeu économique non négligeable pour la France. Pendant longtemps, le Niger a été l’un des principaux fournisseurs d’uranium alimentant le parc nucléaire français.&nbsp;Même si les équilibres ont évolué ces dernières années, la sécurisation des ressources stratégiques et des investissements demeure un facteur important dans l’attention portée par Paris à la région.</p>



<p>Au-delà des matières premières, les entreprises françaises restent présentes dans plusieurs secteurs clés, notamment les infrastructures, les télécommunications ou encore les projets de développement.</p>



<p>La présence française dans ces États s’est souvent caractérisée, sur le plan économique, par une extraversion des richesses. Ce système a longtemps fait de ces pays de grands producteurs de matières premières, mais rarement des acteurs de leur transformation. Ainsi, plus ils produisent, plus ils semblent s’appauvrir et exprimer le besoin d’aide humanitaire. Paradoxalement, ces aides proviennent souvent des richesses qu’ils ont eux-mêmes produites, exportées à l’état brut, puis transformées ailleurs avant d’être réintroduites sous forme d’assistance ou revendues à un coût plus élevé. Cette dynamique explique aussi la multiplication des ONG, notamment françaises et de leurs partenaires, intervenant dans le domaine humanitaire pour porter assistance à des populations confrontées à une pauvreté que certains estiment structurellement entretenue.&nbsp;</p>



<p>«&nbsp;<em>Ils ont fait de nos pays des consommateurs et non des producteurs&nbsp;</em>», déplorait le président malien de la transition, le général Assimi Goïta, tout en expliquant que leur engagement sur la voie de la souveraineté économique en vue de faire sortir le pays de cette spirale. Dans une interview accordée aux médias nationaux et internationaux à l’occasion du 1<sup>er</sup>anniversaire de la proclamation de la Révolution Progressiste Populaire (RPP), le 2 avril 2026, le président du Faso, le captaine Ibrahim Traoré exhortait les journalistes à une fouille sur les activités réeelles des ONG dans les pays du sahel. Aussi expliquait-il la raison fondamentale de la politique du consommé local et du soutien aux petites entreprises évoluant dans ce secteur. Le but est de diminuer les exportations tout en encourgeant la production locale.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>À ce propos, une réflexion de Platon vient à l’esprit, notamment sa célèbre métaphore du berger, utilisée pour définir la justice et le rôle du dirigeant. Selon le philosophe grec, le berger doit agir pour le bien de son troupeau et non pour son propre intérêt ; autrement, il cesse d’être un véritable berger pour devenir un simple mercenaire. Appliquée au contexte de notre réflexion, cette métaphore conduit à considérer que la présence française au Sahel a davantage servi les intérêts stratégiques de la France que ceux des États et des populations de la région.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-heritage-postcolonial-difficile-a-depasser"><strong>Un héritage postcolonial difficile à dépasser</strong><strong></strong></h2>



<p>La dimension migratoire joue également un rôle central. Pour la France et l’Union européenne, la stabilité du Sahel est souvent associée à la gestion des flux migratoires vers l’Europe.&nbsp;Dans cette logique, la région est devenue un espace stratégique de coopération avec les États africains pour tenter de contrôler les routes migratoires reliant l’Afrique subsaharienne à la Méditerranée.</p>



<p>L’histoire pèse lourd dans la relation entre la France et le Sahel. Les pays comme le Mali, le Burkina Faso et le Niger faisaient autrefois partie de l’empire colonial français. Cet héritage explique en partie la densité des liens militaires, linguistiques et économiques qui se sont maintenus après les indépendances.</p>



<p>Mais cette histoire nourrit aussi une défiance croissante. Dans plusieurs capitales sahéliennes, la présence française se traduit par la perpétuation d’une forme d’ingérence ou de néocolonialisme, hérités de la période coloniale, restent un sujet de débat depuis les indépendances des années 1960. Dans la vie politique de ces États, la main invisible de la France a longtemps été dénoncée, notamment lors de certains processus électoraux.&nbsp;</p>



<p>De nombreux coups d’État survenus dans la région sont également attribués, par certains observateurs, à l’influence de Paris, accusé d’avoir soutenu ou facilité des changements de régime lorsque l’orientation politique de certains dirigeants ne correspondait plus à ses intérêts stratégiques. Cette perception renvoie à plusieurs épisodes de l’histoire politique africaine, notamment le renversement de Modibo Keïta au Mali en 1968, les tensions avec la Guinée de Sékou Touré après l’indépendance, ou encore l’intervention internationale en 2011 en Libye, qui s’est soldée par la mort de Mouammar Kadhafi.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-rivalite-geopolitique-accrue"><strong>Une rivalité géopolitique accrue</strong><strong></strong></h2>



<p>La présence française dans la région s’est également heurtée ces dernières années à la montée en puissance d’autres acteurs internationaux. La Russie, la Turquie ou encore la Chine renforcent leurs partenariats sécuritaires, économiques ou diplomatiques avec les États sahéliens.&nbsp;Pour Paris, cette recomposition géopolitique représente un défi majeur. La perte d’influence dans certains pays du Sahel est souvent analysée comme un recul stratégique.</p>



<p>Le Sahel est aussi devenu un enjeu de crédibilité pour la diplomatie française. La France a longtemps été le principal moteur de la mobilisation internationale dans la région, notamment en cherchant à impliquer ses partenaires européens dans la gestion de la crise sécuritaire — souvent pour ses propres intérêts. Car certains observateurs rapportent que des financements étaient débloqués, notamment pour le G5 Sahel, sans qu’ils atteignent les pays sahéliens, censés être pourtant les véritables bénéficiaires.&nbsp;Mais si elle venait à reconnaître un échec total dans le dossier sahélien, cela pourrait fragiliser son rôle de puissance d’initiative sur d’autres dossiers internationaux. C’est pourquoi elle tente tous les voies et moyens pour revenir dans ces États.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-inertie-de-l-appareil-politico-militaire"><strong>L</strong><strong>’</strong><strong>inertie de l</strong><strong>’</strong><strong>appareil politico-militaire</strong><strong></strong></h2>



<p>Au fil des années, les opérations au Sahel ont profondément marqué l’appareil militaire et diplomatique français. De nombreux responsables ont construit leur expérience et leur légitimité sur ces engagements. Cette réalité institutionnelle contribue à maintenir la région au cœur des priorités stratégiques françaises, même après la réduction drastique de la présence militaire.</p>



<p>Plusieurs centres de recherche et ONG soulignent un décalage entre les objectifs affichés par Paris — stabilisation, développement, lutte contre le terrorisme — et les résultats obtenus sur le terrain. La France peine encore à redéfinir complètement sa stratégie africaine, restant en partie prisonnière des cadres d’analyse forgés au début des années 2010.</p>



<p>Au-delà des considérations sécuritaires ou économiques, le Sahel est devenu un symbole. L’évolution de la situation dans la région constitue une preuve palpable de l’échec de la France. Là où elle a échoué, ces États, en s’appuyant sur leurs propres forces armées, réussissent à instaurer la paix et la stabilité, en moins de temps.&nbsp;</p>



<p>Pour une partie de la classe politique et stratégique française, abandonner totalement le théâtre sahélien reviendrait à accepter un recul de son influence mondiale. Malgré les ruptures diplomatiques avec plusieurs capitales sahéliennes, le Sahel continue donc d’occuper une place centrale dans les discours et les stratégies de Paris.</p>



<p><strong>A.D</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Rumeur de libération de djihadistes : anatomie d’une manipulation informationnelle</title>
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		<pubDate>Mon, 13 Apr 2026 10:06:45 +0000</pubDate>
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<p>La rumeur de libération de djihadistes: une arme de désinformation pour déstabiliser la perception de la sécurité au Mali.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Une rumeur sans preuves, relayée à grande échelle, tente d’imposer une lecture biaisée de la situation sécuritaire au Mali. Alors que les forces armées enregistrent des avancées notables sur le terrain, une guerre d’un autre type se joue dans l’espace informationnel : celle des perceptions, où la désinformation devient une arme stratégique pour fragiliser l’État et semer le doute dans l’opinion.</em></strong></p>



<p>Il aura suffi d’une rumeur savamment distillée pour alimenter, une fois encore, la mécanique bien huilée de la désinformation internationale. Selon certains médias, les autorités maliennes de la Transition auraient « <em>relâché plus d’une centaine de détenus présumés djihadistes du JNIM en échange de la libre circulation des camions-citernes</em> ». Une affirmation grave, reprise sans nuance, sans preuve, et surtout sans la moindre rigueur journalistique. Bienvenu dans la guerre cognitive qui n’a d’autre but que d’affaiblir l’ennemi psychologiquement !</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-elimination-de-boubacar-bah-alias-balobo"><strong>L’élimination de Boubacar Bah, alias « Balobo »</strong></h2>



<p>En effet, derrière cette narration approximative se dessine une stratégie bien connue&nbsp;: fabriquer une réalité parallèle pour tenter de fragiliser un État engagé dans une lutte asymétrique contre le terrorisme. La période est bien calculée&nbsp;: la veille du ramadan. Une période très sensible où les besoins des populations vont crescendo et où le transport routier devient beaucoup plus florissant. Du coup, cette fausse information a été présentée comme une évidence, censée expliquer une prétendue « <em>asphyxie</em> » de l’économie malienne par une crise du carburant. Le récit est séduisant. Il est surtout faux — ou, à tout le moins, profondément douteux.&nbsp;</p>



<p>Revenons aux faits, têtus par nature. Au moment même où cette rumeur prenait de l’ampleur, les Forces armées maliennes intensifiaient leurs opérations sur le terrain, accentuant la pression sur les groupes armés terroristes. Acculés, ces derniers tentaient de se redéployer, notamment vers la région de Kayes. C’est dans ce contexte qu’une opération coordonnée dans cette région&nbsp;—&nbsp;dénommée&nbsp;<em>Wilikadjo&nbsp;</em>— mobilisant l’armée de terre, l’armée de l’air et les forces spéciales, ainsi que le Bataillon d’intervention rapide (BIR), a permis de neutraliser Boubacar Bah, alias « <em>Balobo</em> », le 24&nbsp;mars 2026. Il était une figure de proue de la nébuleuse terroriste de la 1<sup>re</sup>&nbsp;région.</p>



<p>Ce succès militaire n’est pas anodin. Il désorganise, fracture, déstabilise le groupe terroriste. Et comme souvent dans ce type de conflit, les défaites sur le terrain appellent des compensations dans l’espace informationnel. La guerre ne se mène plus seulement avec des armes ; elle se joue aussi dans les esprits. C’est la loi de la guerre informationnelle dans laquelle le monde est plongé depuis des années, et qui fait de l’information une arme de destruction massive.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-nouvelles-manipulations-destinees-a-denigrer-notre-armee"><em><strong>Nouvelles manipulations destinées à dénigrer notre armée</strong></em><strong><em></em></strong></h2>



<p>Dès lors, faut-il vraiment s’étonner de voir surgir une telle « <em>information</em> » ? Les groupes terroristes, comme leurs relais — qu’ils soient idéologiques, médiatiques ou géopolitiques — excellent dans l’art de la manipulation narrative. Mais un détail devrait interpeler tout observateur averti&nbsp;: où sont les preuves ? Où sont les noms des prétendus détenus libérés ? Où sont les images, les revendications, les mises en scène triomphalistes dont ces groupes sont pourtant friands ? Rien que le vide et un silence assourdissant.</p>



<p>Le colonel-major Souleymane Dembélé (photo), directeur de l’information et des relations publiques des armées (DIRPA), dans son point de presse du 30&nbsp;avril 2026, a qualifié ces allégations de&nbsp;<em>« pure manipulation »&nbsp;: « Je le dis sans aucune ambigüité&nbsp;: le Mali est actuellement confronté à un terrorisme médiatique, organisé et savamment orchestré. Certains médias tentent de faire croire à l’existence d’accords avec les terroristes. Ce sont de nouvelles manipulations destinées à dénigrer notre armée et à semer le doute dans l’opinion ».</em></p>



<p>Quiconque observe ces organisations terroristes sait qu’elles capitalisent immédiatement sur la moindre victoire symbolique. Une libération de cette ampleur aurait été exploitée sans délai pour nourrir leur propagande. L’absence totale de communication en ce sens en dit long sur la fragilité de la thèse avancée.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-eviter-de-sacrifier-la-verite-sur-l-autel-des-narratifs-opportunistes"><strong>Éviter de sacrifier la vérité sur l’autel des narratifs opportunistes</strong></h2>



<p>En réalité, cette séquence révèle moins une prétendue compromission des autorités maliennes qu’une tentative de déstabilisation par le récit. L’objectif est de semer le doute, entamer la confiance, affaiblir le moral des forces engagées et, au-delà, celui d’une nation confrontée à une guerre complexe. Mais hélas la guerre se joue désormais aussi dans l’esprit des hommes. La guerre cognitive n’a plus de limite. Mais les Maliens ne sont pas dupes et ils sont tous immunisés désormais contre cette nouvelle arme létale.&nbsp;</p>



<p>Cette stratégie n’est pas nouvelle. Elle s’inscrit dans une guerre informationnelle où les perceptions comptent autant que les faits, et où certains acteurs n’hésitent pas à travestir la réalité pour servir des agendas qui dépassent largement les frontières du Mali.</p>



<p>Pendant ce temps, sur le terrain, les Forces armées maliennes poursuivent leur mission, notamment dans la sécurisation des convois de carburant, enjeu vital pour l’économie nationale. Des résultats concrets, mesurables, qui contrastent avec le flot d’approximations relayées ailleurs.</p>



<p>Face à cela, une exigence s’impose&nbsp;: celle de la lucidité. Car dans cette guerre des récits, céder à la désinformation, c’est déjà perdre une bataille. Le Mali n’a pas seulement besoin de soutien militaire ou économique. Il a aussi besoin que la vérité ne soit pas sacrifiée sur l’autel des narratifs opportunistes. Le peuple résilient du Mali l’a déjà compris.&nbsp;</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : dans les nuits des « Koutouba philosophiques », la jeunesse réinvente le débat public</title>
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		<pubDate>Sat, 11 Apr 2026 14:27:58 +0000</pubDate>
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<p>Les Koutouba philosophiques permettent une réflexion enrichissante pendant le Ramadan, promouvant le partage d'idées au Mali.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Dans un Mali en quête de refondation, les « Koutouba philosophiques » —une initiative de l’Union des étudiants en philosophie (UEP) — s’imposent comme un espace rare de respiration intellectuelle. Nées dans le sillage des Nouvelles Pratiques Philosophiques, ces nuits de réflexion organisées durant le Ramadan 2026 réunissent étudiants, enseignants et chercheurs autour d’un principe simple mais exigeant : faire primer la force des arguments. Au-delà du débat académique, ces rencontres interrogent la place de la pensée critique dans la construction du « Mali Koura », entre réforme de l’école, crise de l’État postcolonial et impératif de souveraineté intellectuelle.</em></strong></p>



<p>À rebours d’un espace public souvent saturé de certitudes, d’invectives et de postures figées, une expérience discrète mais féconde se déploie au Mali : celle des «&nbsp;<em>Koutouba philosophiques</em>&nbsp;». Nées dans le sillage des Nouvelles Pratiques Philosophiques, ces rencontres — organisées notamment durant le mois de Ramadan 2026 — réhabilitent un art trop souvent négligé : celui de penser ensemble. Comme le rappelle le Dr Souleymane Keïta, superviseur de ces nuits de réflexions philosophiques. Ces espaces sont «&nbsp;<em>le lieu où il n’y a ni Dieu, ni Maître, mais celui de la force des arguments en lieu et place des arguments de force&nbsp;</em>». Dans un pays en quête de refondation, cette initiative s’impose comme un véritable laboratoire citoyen, où la pensée critique devient un instrument de souveraineté intellectuelle.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-penseurs-pensent-nbsp"><strong>« Les penseurs pensent&nbsp;»</strong></h2>



<p>Les discussions menées en 2026 révèlent d’abord une urgence : repenser la place de la philosophie dans la société malienne. Les participants dénoncent surtout une marginalisation institutionnelle de la discipline et appellent à reconnaître la licence de philosophie dans les recrutements publics. «&nbsp;<em>L’employabilité des philosophes ne saurait se réduire à l’enseignement&nbsp;</em>», expliquent Abdramane et Drissa Coulibaly, membres de l’Union des étudiants en philosophie (UEP). Ils plaident pour une valorisation des compétences analytiques dans l’administration, la gouvernance et les politiques publiques.&nbsp;</p>



<p>Dans le même élan, Abdramane et Drissa, tous deux des écrivains, jugent important d’aller vers une réforme profonde des programmes scolaires dans le cadre du Mali Koura. Ils plaident surtout pour l’intégration des thématiques contemporaines — changement climatique, bioéthique, terrorisme, civisme — dans la formation des citoyens éclairés et ancrés dans leur époque.</p>



<p>Mais la réflexion ne s’arrête pas là. Les Koutouba dressent un diagnostic sans concession du système éducatif malien, qualifié de «&nbsp;<em>grand corps malade</em>&nbsp;». Cette analyse est surtout celle de Sibiry Sanou, Hamida Ag Bella et Bassirou Maïga. Entre écoles fermées pour cause d’insécurité, insuffisance d’enseignants et infrastructures inadaptées, les constats sont sévères. Les membres de l’UEP dénoncent un «&nbsp;<em>éternel retour des états généraux de l’éducation sans praxis</em>&nbsp;», soulignant que «&nbsp;<em>les penseurs pensent, mais les décisions dorment dans les tiroirs</em>&nbsp;». La réforme de l’école est ainsi érigée en préalable absolu.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-systeme-educatif-coherent-adapte-aux-realites-de-la-mondialisation"><strong>Un système éducatif cohérent, adapté aux réalités de la mondialisation</strong></h2>



<p>Cette critique s’étend aux conditions des enseignants, notamment dans le privé, où la précarité est décrite avec acuité : salaires dérisoires, absence de protection sociale, instabilité chronique. «&nbsp;<em>Dans ces conditions, la lutte pour la survie prime sur l’intellect</em>&nbsp;», résume ces enseignants en philosophie. Pour les philosophes, l’amélioration de l’éducation passe nécessairement par une revalorisation de la condition enseignante et une application rigoureuse des textes existants.</p>



<p>Sur la question linguistique, les débats invitent à dépasser les postures idéologiques. Si la Constitution consacre les langues nationales, les participants mettent en garde contre une approche précipitée : «&nbsp;<em>On n’impose pas une langue, elle s’impose par sa capacité à produire du savoir »</em>, expliquent Sibiry Sanou, Hamida Ag Bella et Bassirou Maïga. L’enjeu n’est donc pas d’opposer langues locales et langues étrangères, mais de construire un système éducatif cohérent, adapté aux réalités de la mondialisation.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-ethique-du-vivre-ensemble-fondee-sur-l-humanisme"><strong>Une éthique du vivre-ensemble fondée sur l’humanisme</strong></h2>



<p>Les Koutouba explorent également les mutations sociales contemporaines. À travers le prisme des réseaux sociaux, ils soulignent à la fois les opportunités — accès à l’information, promotion culturelle — et les dérives : désinformation, cybercriminalité, fragilités psychologiques. Des développements ont été faits sur ces mutations par Sékou Sanogo sous le thème «&nbsp;<em>Jeunesse malienne et réseaux sociaux : usages, opportunités et défis pour l&rsquo;avenir&nbsp;»</em>.&nbsp;&nbsp;La solution réside dans une éducation numérique responsable et la valorisation de contenus locaux.</p>



<p>Sur le terrain religieux, les débats pointent une montée des tensions intra et interconfessionnelles, aggravées par l’absence de régulation du prêche. Les participants appellent à «&nbsp;<em>ne pas tolérer l’intolérance religieuse</em>&nbsp;» et à encadrer davantage les discours pour préserver la cohésion sociale, a expliqué notamment Sétigui Traoré, dans son intervention. «&nbsp;<em>Avant d’être croyant, on est d’abord humain</em>&nbsp;», rappellent-il, plaidant pour une éthique du vivre-ensemble fondée sur l’humanisme.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-reinvention-de-l-etat-postcolonial"><strong>Réinvention de l’État postcolonial</strong></h2>



<p>La réflexion politique, elle, s’attaque à des questions majeures : la recrudescence des coups d’État et la crise de la démocratie. Le constat est nuancé : «&nbsp;<em>Ce n’est pas la démocratie qui échoue, mais sa mise en œuvre&nbsp;</em>», explique Mohamed Ombotimbé. Les coups d’État apparaissent comme des symptômes d’une gouvernance défaillante, sans pour autant constituer une solution viable. Dans cette perspective, la réinvention de l’État postcolonial s’impose comme un chantier central : décentralisation, lutte contre la corruption, institutions fortes et légitimes. «&nbsp;<em>La réinvention de l’État postcolonial apparaît comme une voie possible pour concilier héritage historique, modernité politique et développement&nbsp;</em>», souligne Sodiougo Sagara.&nbsp;</p>



<p>Les enjeux sociaux ne sont pas en reste. Drogue, mariage précoce, inégalités de genre : autant de défis qui hypothèquent l’avenir du pays. Les débats mettent en lumière des réalités préoccupantes — «&nbsp;<em>70 % des consommateurs de drogue ont entre 15 et 45 ans</em>&nbsp;», rappelle Allaye Karembe en se référant des chiffres de l’OCS — et appellent à une mobilisation collective.&nbsp;</p>



<p>Sur la condition féminine, une contradiction persistante est soulignée : malgré leur montée en puissance économique, les femmes continuent d’assumer une charge domestique écrasante et un pouvoir décisionnel limité. La solution passe par «&nbsp;<em>la transformation des mentalités</em>&nbsp;» et une application effective des lois, préconisent Zaratou Boré et Oumou Bah. Arouna Diallo, pour sa part, estime qu’«&nbsp;<em>une approche</em>&nbsp;<em>collective est indispensable pour lutter efficacement contre le mariage précoce et promouvoir la scolarisation des filles au Mali</em>».&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-medias-maliens-et-transition-politique"><strong>Médias maliens et transition politique</strong></h2>



<p>Enfin, les Koutouba insistent sur le rôle stratégique des médias et de l’éducation citoyenne. Dans un contexte de transition politique et de défis sécuritaires, les médias sont décrits comme «&nbsp;<em>un couteau à double tranchant</em>&nbsp;» : instruments de construction ou de déstabilisation, explique Alpha Hama Boré, dans le développement de sa thématique&nbsp;: «&nbsp;<em>Médias maliens et transition politique :&nbsp;Entre liberté d’expression et transition politique, responsabilité sociale et enjeux sécuritaire.&nbsp;»</em>. D’où la nécessité d’une presse libre, responsable et éthique, capable de concilier liberté d’expression et impératifs nationaux. Ainsi, l’éducation à la citoyenneté trouve toute sa nécessité ajoute Cheick Cissé. Il soutient que cette éducation doit être décentralisée faisant la promotion du patriotisme dans tous les secteurs du Mali.</p>



<p>Au fond, les «&nbsp;<em>Koutouba philosophiques</em>&nbsp;» dessinent l’ambition de faire émerger un Mali où la pensée critique irrigue l’action publique, où la jeunesse s’approprie les outils du débat et où la souveraineté s’ancre aussi dans les esprits. Car, comme le suggèrent ces échanges, il n’y a pas de Mali Kura sans révolution intellectuelle. Et cette révolution commence, peut-être, par une simple conversation.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Désinformation et identités numériques : une crise du vrai ? </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mikailou Cissé]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Apr 2026 15:09:47 +0000</pubDate>
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<p>Découvrez comment le numérique remet en question la responsabilité traditionnelle. Une analyse des défis contemporains et des nouvelles régulations.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>À l’ère du numérique, les fondements traditionnels de la responsabilité sont profondément remis en question. Entre déterritorialisation des actions, dissociation du sujet et prolifération de la désinformation, le cyberespace impose de repenser les cadres juridiques, éthiques et politiques qui structurent nos sociétés contemporaines.</em></strong></p>



<p>Les sociétés contemporaines s’immergent dans l’univers numérique sous une tension structurelle persistante : d’un côté, les formes classiques de régulation fondées sur le contrôle des corps, des consciences et des territoires ; de l’autre, la nature fluide, déterritorialisée et réticulaire du cyberespace, qui échappe aux cadres traditionnels de la souveraineté. Le numérique opère ainsi une dissociation inédite entre l’action et la présence, contraignant à repenser en profondeur les conditions de la responsabilité.</p>



<p>Cette tension se manifeste à travers plusieurs phénomènes significatifs : circulation d’informations non vérifiées, diffusion de contenus trompeurs, ou encore maintien d’identités numériques actives associées à des individus privés de liberté physique ou condamnés par la justice. Il en résulte une déliaison entre l’acteur et l’action, qui fragilise l’imputation des actes. L’existence numérique tend dès lors à se prolonger indépendamment des contraintes matérielles, produisant une forme de dédoublement du sujet.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-desinformation-et-economie-de-l-influence"><strong>Désinformation et économie de l’influence</strong></h2>



<p>Loin d’être marginal, ce phénomène révèle les limites des dispositifs classiques de contrôle. Si les institutions parviennent à contraindre les corps dans un espace territorial défini, elles peinent à circonscrire les effets d’actions déployées dans un espace sans ancrage stable.<br>Une personne incarcérée peut ainsi continuer à intervenir dans l’espace public numérique, remettant en cause l’unité du sujet, fondement de la responsabilité juridique.</p>



<p>Dans ce contexte, la désinformation trouve un terrain particulièrement favorable. L’exploitation de comptes par des tiers – usurpation, délégation ou manipulation – alimente une économie de l’influence où la vérité devient instable. L’espace numérique s’impose comme un lieu où l’authenticité est constamment mise à l’épreuve et où la frontière entre le vrai et le faux tend à s’effacer.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-faut-il-limiter-l-existence-numerique"><strong>Faut-il limiter l’existence numérique ?</strong></h2>



<p>La question se pose alors : la privation de liberté physique doit-elle entraîner la suppression de l’existence numérique ? Une telle hypothèse soulève des enjeux éthiques et juridiques majeurs. Le défi réside moins dans l’existence numérique que dans la régulation de ses usages, afin de garantir une présence légitime sans basculer dans une logique de surveillance généralisée.</p>



<p>Les institutions tentent d’adapter leurs cadres d’intervention, mais se heurtent à la fragmentation et à la circulation des identités numériques. La responsabilité tend à se diluer dans un réseau d’interactions complexes, rendant l’imputation des actes de plus en plus problématique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-vers-une-ethique-de-la-citoyennete-numerique"><strong>Vers une éthique de la citoyenneté numérique</strong></h2>



<p>Dans ce nouvel environnement, les professionnels des médias voient leur rôle profondément transformé. La persistance d’activités numériques associées à des individus incarcérés brouille les critères de crédibilité et fragilise les processus de vérification. L’espace public informationnel se reconfigure sous la pression de flux continus, où la visibilité prime souvent sur la fiabilité.</p>



<p>Dès lors, la question de la citoyenneté numérique s’impose. Dans un espace où chacun peut produire et diffuser de l’information, la responsabilité devient autant éthique que juridique.<br>Relayer un contenu sans en vérifier la source revient à participer à un système où l’efficacité prime sur la vérité.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-repenser-le-rapport-au-vrai"><strong>Repenser le rapport au vrai</strong></h2>



<p>Les dispositifs de sécurisation du cyberespace, bien qu’indispensables, ne suffisent pas. Ils doivent être accompagnés d’une réflexion plus exigeante sur les conditions de production du vrai. Il s’agit moins de restaurer un ordre que de reconstruire un rapport critique à l’information, fondé sur le discernement et la vigilance.</p>



<p>En définitive, ce phénomène ne révèle pas seulement une faille technique ou juridique, mais une transformation plus profonde : celle d’un monde où l’action se détache de la présence.<br>La question centrale devient alors : dans quelles conditions une action peut-elle encore être attribuée, comprise et jugée ?</p>



<p><strong>Mikaïlou Cissé</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Une guerre sans fin : le terrorisme dans l’ordre mondial contemporain</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mikailou Cissé]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 31 Mar 2026 09:08:29 +0000</pubDate>
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<p>Découvrez comment le terrorisme dans l'ordre mondial influence les rapports de pouvoir et structure la peur dans nos sociétés.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Phénomène global et profondément politique, le terrorisme ne se limite pas à une violence désorganisée. Il s’impose comme un système structurant, façonnant les rapports de pouvoir, les imaginaires collectifs et les dynamiques sécuritaires contemporaines, du Sahel au Moyen-Orient.</em></strong></p>



<p>Invisible mais omniprésent, le terrorisme s’impose comme une mécanique politique globale : un système qui fabrique la peur, restructure les États et redéfinit durablement les conditions de la liberté, du Sahel au Moyen-Orient.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-sahel-laboratoire-d-une-instabilite-durable"><strong>Le Sahel, laboratoire d’une instabilité durable</strong></h2>



<p>Ce phénomène mondial peut être appréhendé comme un art politique aux dimensions multiples, fondé sur la production d’une illusion de peur permanente au cœur des sociétés modernes. Loin de relever d’une violence sporadique, il s’inscrit dans une logique stratégique visant à maintenir un état de tension durable.</p>



<p>Dans ce cadre, la paix cesse d’apparaître comme un équilibre naturel. Elle devient une construction fragile, instable, dépourvue d’ancrage durable dans un ordre véritablement pacifié.</p>



<p>Le cas du Sahel illustre avec acuité cette dynamique. Pendant et après la présence des forces étrangères occidentales, notamment sous l’influence des autorités politiques et militaires françaises au Mali, la région a connu une déstabilisation profonde.</p>



<p>Cette situation a contribué à fragiliser les institutions politiques et militaires, dans un espace déjà marqué par des mutations constantes. Il en résulte un cadre social désorganisé, dominé par le langage politique et médiatique du terrorisme, qui structure désormais les perceptions et les discours.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-instrument-de-pouvoir-et-de-guerre-asymetrique"><strong>Un instrument de pouvoir et de guerre asymétrique</strong></h2>



<p>Inscrit dans le champ politique contemporain, le terrorisme agit comme un instrument de simulation de la conscience collective. Il installe un climat de peur durable et remplit, selon les acteurs qui s’en saisissent, des fonctions variées : conquête, contestation, gestion ou conservation du pouvoir.</p>



<p>Il s’inscrit dans une logique de guerre asymétrique, sans issue militaire décisive. En s’infiltrant dans les structures sociales et politiques, il tend à les fragiliser de l’intérieur. Ce phénomène s’auto-entretient, générant ses propres ressources économiques, matérielles et politiques.</p>



<p>Des contextes comme l’Afghanistan, la Mauritanie ou l’Algérie montrent comment la question sécuritaire devient un principe organisateur des systèmes politiques après des phases de conflictualité terroriste.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-langage-politique-et-mediatique"><strong>Un langage politique et médiatique</strong></h2>



<p>Au-delà de sa dimension opérationnelle, le terrorisme constitue un système de représentations. Il agit comme un langage politique dans les sphères médiatiques, militaires et institutionnelles.</p>



<p>Par ses récits, ses symboles et ses mises en scène, il produit du sens et influence durablement les perceptions collectives de la peur, de la violence et de la paix. Il devient ainsi une expression radicale du conflit social à l’échelle transnationale, révélant les tensions d’un ordre politique en crise.</p>



<p>Les dynamiques contemporaines autour du détroit au large de l’Iran illustrent cette recomposition permanente des rapports de force, où se mêlent enjeux géopolitiques et stratégies de puissance.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-peur-comme-mecanisme-de-domination"><strong>La peur comme mécanisme de domination</strong></h2>



<p>Le terrorisme prospère sur des ressorts psychologiques profonds : peur de l’incertitude, crainte de l’isolement, besoin de repères. Il alimente une quête de certitudes immédiates et renforce le besoin d’appartenance.</p>



<p>Dans ce contexte, les individus peuvent être amenés à privilégier une sécurité fondée sur la peur plutôt qu’une liberté assumée. Le terrorisme ne se contente pas de restreindre les libertés. Il en redéfinit les conditions d’exercice, altérant la capacité à construire une autonomie politique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-lutte-qui-entretient-le-phenomene"><strong>Une lutte qui entretient le phénomène</strong></h2>



<p>Paradoxalement, les stratégies de lutte contre le terrorisme peuvent contribuer à sa reproduction. En générant un climat de peur permanent, elles participent parfois à l’ancrage du phénomène dans les représentations sociales.</p>



<p>Les politiques menées notamment par les États-Unis et certains pays européens ont contribué à structurer le terrorisme comme catégorie centrale du discours politico-militaire contemporain. Mais dans des régions comme le Sahel ou le Moyen-Orient, ces interventions ont aussi favorisé sa persistance, voire son expansion.</p>



<p>Elles alimentent également une économie politique de la sécurité, dans laquelle l’industrie militaire et les dispositifs sécuritaires gagnent en légitimité et en influence.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-mode-de-conflictualite-contemporaine"><strong>Un mode de conflictualité contemporaine</strong></h2>



<p>Ainsi compris, le terrorisme dépasse largement la simple violence politique. Il constitue un mode structurant de la conflictualité contemporaine, un langage du pouvoir et une mise en scène élaborée de la violence.</p>



<p>Il transforme durablement les rapports de force, les imaginaires collectifs et les conditions d’exercice de la liberté politique. Plus qu’une anomalie, il apparaît comme un symptôme — et un instrument — des recompositions profondes de l’ordre mondial.</p>



<p><strong>Mikaïlou Cissé&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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