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	<title>Archives des Analyses &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Mali : dialogue, force… et après ? Les angles morts de Tebboune </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 May 2026 12:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le président algérien Abdelmadjid Tebboune appelle au dialogue au Mali. Une position critiquée pour ses limites face à une crise sahélienne en mutation. Analyse.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Les déclarations du président algérien&nbsp;Abdelmadjid Tebboune — dans son entretien périodique avec les médias nationaux, diffusées le samedi 2 mai 2026&nbsp;—&nbsp;appelant au dialogue au Mali, relancent un débat ancien sur les voies de sortie de crise au Sahel. Mais à l’heure où le conflit a profondément changé de nature, cette approche, déjà éprouvée, interroge par son absence d’alternative et son décalage avec les réalités sécuritaires actuelles.</em></strong></p>



<p>Parler du Mali sans tenir compte de la transformation profonde de sa crise sécuritaire relève aujourd’hui moins de l’analyse que de la récitation. Les propos du président algérien Abdelmadjid Tebboune en sont une illustration frappante : un discours familier, presque immuable, qui continue de privilégier le dialogue comme horizon unique, en dépit des échecs accumulés.&nbsp;</p>



<p>Pourtant, en y regardant de près, cette prise de position n’a rien d’étonnant pour qui sait que l’Algérie a toujours servi de base-arrière pour les groupes armés terroristes opérant au Mali et au sahel. Acculés par les forces armées maliennes ou par la force unifiée AES (FU-AES), ces groupes se réfugient généralement sur le territoire algérien au vu et au su des autorités de la République algérienne démocratique et populaire, qui semblent ignorer la sacralité du voisinage.&nbsp;&nbsp;A chaque fois que la guerre tourne en leur défaveur ou qu’ils sont blessés, les groupes armés terroristes se rendent en Algérie pour se soigner, se réfugier voire se ravitailler. Sûrement que ce pays frontalier a signé des accords gagnant-gagnant avec ces ennemis de son voisin malien ou simplement il sert des intérêts étrangers ou les deux à la fois.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le retour d’une doctrine qui a montré ses limites</strong></h2>



<p>En appelant les autorités maliennes à «&nbsp;<em>discuter avec leur peuple</em>&nbsp;», le chef de l’État algérien s’inscrit dans une tradition diplomatique ancienne. Celle qui a notamment porté les Accords d’Alger, censés stabiliser durablement le pays. Mais une décennie plus tard, le constat est difficile à contourner : ces mécanismes n’ont ni empêché la fragmentation du territoire, ni stoppé l’expansion des groupes armés, encore moins restauré la confiance entre les acteurs nationaux. Continuer à brandir le dialogue comme solution miracle sans en interroger les limites revient à reconduire une approche chaotique avec comme arrière-plan idéologique l’émiettement territorial du Mali, toute cause contraire à la devise nationale&nbsp;: «&nbsp;<em>Un Peuple-Un But-Une Foi.&nbsp;</em>»</p>



<p>Est-il besoin encore de rappeler tous les efforts consentis par le Mali dans le sens du dialogue&nbsp;? Depuis son indépendance en 1960, le Mali a multiplié les accords de paix avec les groupes rebelles, principalement Touaregs du Nord, dans une dynamique récurrente marquée par des cessez-le-feu, suivis toujours de reprises des hostilités. Des premières rébellions aux accords structurants comme ceux de Tamanrasset (1991) et le Pacte national (1992), puis l’accord d’Alger de 2006 et enfin l’Accord pour la paix et la réconciliation de 2015, chaque tentative a cherché à combiner démilitarisation, décentralisation, intégration des ex-combattants et développement local. Toutefois, ces dispositifs ont été suivis par la reprise des hostilités. La rupture officielle de l’Accord d’Alger en 2024, après la reprise des combats dans le nord, illustre l’échec d’un cycle d’accords incapables à instaurer une paix durable au Mali.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une lecture incomplète de la crise malienne</strong></h2>



<p>L’autre problème dans cette déclaration du président algérien est sa propension au réductionnisme. Tebboune ramène tout le problème malien à celui d’une volonté indépendantiste. Or, tout observateur averti ou sincère saura que ce ne sont pas seulement les indépendantistes qui évoluent sur ce territoire puisque la présence du groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), ainsi que d’autres groupes terroristes, est signalée. Inutile de souligner à nouveau les largesses de l’Algérie vis-à-vis de ces groupes criminels.&nbsp;&nbsp;Qu’il nous souvienne que c’est cette même Algérie qui avait détruit un drone malien le 1<sup>er</sup>&nbsp;avril 2025 au motif que celui-ci avait violé son espace aérien. La triste vérité est que ce drone, dans le cadre d’une mission de surveillance en territoire malien, était sur le point de neutraliser des chefs terroristes en réunion de coordination.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Pour les attaques du 25 avril dernier, il ne fait plus l’ombre d’aucun doute que le JNIM et le Front de libération de l’Azawad (FLA) se sont alliés pour s’attaquer à la nation malienne. Dès lors, le FLA ne bascule-t-il pas directement dans le terrorisme&nbsp;? Doit-on continuer à soutenir ce mouvement comme étant animé uniquement d’une volonté indépendantiste&nbsp;ou sécessionniste ? Ce serait de la mauvaise foi.</p>



<p>Les propos de Abdelmadjid Tebboune reposent sur une hypothèse implicite : la crise malienne serait avant tout politique, et donc soluble dans la négociation. Or, cette grille de lecture est aujourd’hui incomplète voire erronée. Le conflit sahélien s’est transformé en une guerre asymétrique, transfrontalière, où s’entremêlent activités criminelles, «&nbsp;<em>expansion idéologique</em>&nbsp;» manipulations géopolitiques. Dans ce contexte, réduire la réponse à un face-à-face entre pouvoir et «&nbsp;<em>peuple</em>» revient à simplifier à l’excès une réalité autrement plus complexe. Désormais au Mali, ce sont les groupes terroristes, les bandits armés et leurs sponsors internes et externes qui s’emprennent aux intérêts de l’État.</p>



<p>Pour ceux qui vont penser que ces accusations ne sont que des théories du complot ou de la propagande militaro-politicienne, qu’ils nous disent alors ce qui bloque le dossier malien aux Nations unies.&nbsp;Le Mali a saisi le Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies, en août 2022, en vue de présenter les preuves du soutien de la France aux groupes terroristes évoluant sur son territoire, notamment par la fourniture de renseignements et d’équipements. Dans une correspondance datée du 16 août et signée par le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, le Mali a sollicité la tenue d’une réunion d’urgence afin d’examiner la situation sécuritaire du pays. Mais rien ne fut fait.&nbsp;</p>



<p>En 2024, le gouvernement du Mali a annoncé la rupture immédiate de ses relations diplomatiques avec l’Ukraine, invoquant une «&nbsp;<em>implication reconnue et assumée</em>&nbsp;» de Kiev dans les affrontements survenus en fin juillet à Tinzaouatene, dans la région de Kidal, entre les Forces armées maliennes, les rebelles du CSP-DPA et des groupes affiliés à al-Qaïda. Dans un communiqué relayé par le porte-parole du gouvernement, l’actuel Premier ministre, le Général de Division Abdoulaye Maïga, les autorités maliennes affirmaient que cette implication avait été mise en évidence par une vidéo publiée par l’ambassade d’Ukraine à Dakar, dans laquelle le responsable du renseignement militaire ukrainien, Andriy Yusov, se félicitait d’avoir fourni des informations aux rebelles avant les combats, tandis que l’ambassadeur Yurii Pyvovarov y exprimait son soutien. La diffusion de cette séquence a conduit les autorités sénégalaises à convoquer l’ambassadeur ukrainien pour lui rappeler ses obligations de retenue et de non-ingérence, avant que la vidéo ne soit retirée des réseaux sociaux.</p>



<p>Après tout ceci, oserait-on encore parler de théorie du complot ou de propagande&nbsp;? La crise sécuritaire au Mali est créée et entretenue par des acteurs extérieurs avec l’appui d’acteurs intérieurs comme le prouvent les derniers évènements en date du 25 avril. Les investigations du Tribunal militaire de Bamako ont permis d’établir les faits&nbsp;: «&nbsp;<em>Les investigations menées ont permis, à ce stade, d&rsquo;établir un faisceau d&rsquo;éléments solides relatifs à la complicité de certains militaires, militaires radiés ou en instance de radiation des effectifs, notamment leur participation à la planification, à la coordination et à l&rsquo;exécution des attaques sus indiquées avec l&rsquo;implication notoire de certains hommes politiques, dont le Docteur Oumar Mariko.</em>&nbsp;», lit-on dans le communiqué du 1<sup>er</sup>&nbsp;mai du Procureur de la République près le tribunal militaire de Bamako&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le paradoxe du « ni force ni alternative »</strong></h2>



<p>L’Algérie revendique une ligne constante : ne pas s’immiscer dans les affaires intérieures du Mali. Une position officiellement irréprochable. Mais dans les faits, son rôle historique de médiateur, son implication dans les processus de paix et sa centralité géographique dans l’espace sahélien en font un acteur incontournable — et donc, de facto, «&nbsp;influent.&nbsp;»</p>



<p>C’est précisément cette ambiguïté qui alimente les interrogations : peut-on être à la fois extérieur au conflit et structurant dans sa gestion ? Cela est difficile.&nbsp;</p>



<p>«&nbsp;<em>La force ne règle pas les problèmes</em>&nbsp;», affirme le président algérien. L’argument est connu, souvent répété, parfois pertinent. Mais il ouvre une contradiction majeure : si l’usage de la force est rejeté, et si le dialogue a montré ses limites, quelle est alors l’alternative stratégique ? Quelle est la troisième voie que préconise le «&nbsp;<em>médiateur algérien</em>&nbsp;». Sur ce point, le discours reste silencieux. Or, dans un environnement aussi instable que le Sahel, l’absence de proposition équivaut à une absence de vision cohérente.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une parole diplomatique en décalage</strong></h2>



<p>Ce décalage est d’autant plus visible que le Mali, comme d’autres pays de la région, a engagé une recomposition de ses alliances et de son appareil sécuritaire. Cette dynamique, qu’on l’approuve ou non, traduit une volonté de rupture avec les schémas antérieurs. Face à cela, la posture algérienne est figée, comme si la crise sahélienne pouvait encore être abordée avec les référentiels d’hier.</p>



<p>Enfin, les déclarations de Abdelmadjid Tebboune s’inscrivent dans une rhétorique prétendument morale : appel à la raison, invocation de la fraternité, mise en garde contre l’extrémisme. Mais dans un contexte de guerre prolongée, la morale ne suffit pas à construire une stratégie. Elle peut éclairer une position, mais elle ne remplace ni l’analyse, ni l’innovation politique.</p>



<p>L’Algérie reste un acteur majeur du Sahel. Son expérience diplomatique, sa connaissance des dynamiques régionales et son poids politique pourraient constituer des atouts décisifs. Mais encore faudrait-il que cette influence s’accompagne d’un renouvellement de la pensée stratégique. Car à force de répéter les mêmes principes face à une crise qui change de nature, le risque est grand de transformer une position historique en posture d’immobilisme.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Justice et cohésion sociale : un levier central pour la paix durable au Mali</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 May 2026 11:23:02 +0000</pubDate>
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<p>Au Mali, la justice s’impose comme un levier central pour renforcer la cohésion sociale et construire une paix durable, malgré des défis structurels persistants et des réformes en cours.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>La justice occupe une place centrale dans la consolidation de la paix et de la cohésion sociale au Mali. Dans un pays marqué par des crises politiques et sécuritaires récurrentes, elle est attendue comme l’institution capable de garantir l’équité et de renforcer la stabilité.</em></strong></p>



<p>Les autorités judiciaires, notamment la&nbsp;<a href="http://www.saheltribune.com/">Cour suprême</a>, rappellent régulièrement que la justice demeure un pilier essentiel pour restaurer la confiance entre l’État et les citoyens. Elle doit être indépendante, accessible et crédible pour jouer pleinement son rôle.</p>



<p>Lors de la rentrée judiciaire 2024-2025, la Cour suprême a consacré son audience solennelle au thème «&nbsp;<em>Le rôle de la justice dans la consolidation de la paix et de la cohésion sociale : le cas des élections&nbsp;</em>». À cette occasion, le Président de la Transition, le général d’armée&nbsp;<a href="http://www.saheltribune.com/">Assimi Goïta</a>, a affirmé que «&nbsp;<em>la justice est un maillon essentiel pour garantir des élections libres et transparentes&nbsp;</em>». Ces propos traduisent l’importance accordée à l’institution judiciaire dans la stabilité nationale et la cohésion sociale.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
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<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les défis structurels et institutionnels au Mali</strong></h2>



<p>Le système judiciaire malien est confronté à des défis persistants. La lenteur des procédures, le manque de moyens et la perception d’une justice parfois influencée par des intérêts politiques fragilisent la confiance des citoyens. Ces faiblesses alimentent un sentiment d’injustice qui peut devenir un facteur de division et de conflit. La&nbsp;<a href="http://www.saheltribune.com/">corruption</a>&nbsp;et l’impunité sont également des obstacles majeurs. Lorsque les lois ne s’appliquent pas de manière équitable, la cohésion sociale est menacée.</p>



<p>Les citoyens attendent une justice impartiale, capable de sanctionner les abus et de protéger les droits fondamentaux. Sans une justice crédible, les tensions sociales risquent de s’aggraver et de compromettre les efforts de réconciliation. La consolidation de la paix passe donc par une réforme profonde et une meilleure accessibilité des services judiciaires, afin que chaque citoyen puisse se sentir protégé et reconnu par l’État.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les réformes nationales pour moderniser la justice</strong></h2>



<p>Face à ces défis, des réformes ont été engagées pour moderniser les institutions judiciaires. Elles visent à renforcer l’indépendance des magistrats, améliorer leur formation et rapprocher la justice des citoyens. La création de tribunaux spécialisés dans certaines régions montre la volonté de répondre aux besoins spécifiques liés aux crises locales. La&nbsp;<a href="http://www.saheltribune.com/">justice transitionnelle</a>&nbsp;a également été mobilisée pour documenter les violations des droits humains et offrir des réparations aux victimes.</p>



<p>Ces mécanismes contribuent à restaurer la confiance et à consolider la cohésion sociale. Ils permettent aux communautés de tourner la page des violences en obtenant une reconnaissance officielle de leurs souffrances. La justice devient ainsi un instrument de réconciliation, capable de donner aux victimes une voix et de renforcer le sentiment d’appartenance nationale.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les programmes internationaux et leurs impacts mesurés</strong></h2>



<p>Le <a href="https://mali.mercycorps.org/fr/what-we-do/justice-stability-sahel">programme Justice et Stabilité au Sahel (JASS)</a>, financé par le FCDO britannique à hauteur de 19 millions de livres sterling, démontre l’appui international. Mis en œuvre par Mercy Corps et des ONG locales, il a permis la création de 20 Comités de Résolution des Conflits dans autant de communes. Les résultats sont significatifs : 666 incidents collectés par les moniteurs, dont 67 % résolus pacifiquement grâce à des mécanismes endogènes.</p>



<p>De plus, 27 microprojets de paix ont été financés pour réduire les tensions locales. Selon les responsables du programme, «&nbsp;<em>ces comités permettent aux communautés de trouver des solutions locales et durables aux conflits</em>&nbsp;». Ces chiffres montrent que la justice, lorsqu’elle est soutenue par des initiatives communautaires, peut devenir un instrument efficace de prévention des conflits et de renforcement du dialogue social.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La justice comme garant de la gouvernance nationale</strong></h2>



<p>La justice est indissociable de la gouvernance. Un État de droit solide repose sur des institutions judiciaires capables de réguler les rapports sociaux et politiques. La consolidation de la paix exige une gouvernance transparente, où la justice joue pleinement son rôle de régulateur. La lutte contre l’impunité est un élément clé. Elle permet de prévenir la répétition des violences et de renforcer la légitimité des institutions.</p>



<p>En sanctionnant les abus, la justice contribue à instaurer un climat de confiance et à encourager la participation citoyenne à la vie publique. Les réformes doivent donc s’inscrire dans une logique globale de bonne gouvernance. Comme l’a rappelé le général Assimi Goïta, «&nbsp;<em>la justice est le garant de la stabilité et de la cohésion nationale</em>&nbsp;». Ces paroles traduisent la volonté politique de faire de la justice un instrument de régulation et de paix.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les études spécialisées sur l’accès équitable à la justice</strong></h2>



<p>Le <a href="https://www.interpeace.org/fr/annual-report-2023/">rapport Interpeace/IMRAP de 2023,</a> soutenu par le Fonds des Nations unies pour la consolidation de la paix, a révélé que les frais de procédure et les déplacements dissuadent les citoyens de recourir à la justice. Les femmes, en particulier, subissent une « double peine » en raison des contraintes matérielles et socioculturelles. Ces constats soulignent la nécessité de rapprocher les services judiciaires des populations et de réduire les coûts.</p>



<p>L’accès équitable à la justice est une condition essentielle pour renforcer la cohésion sociale et éviter que certaines catégories de citoyens ne se sentent exclues du système. Les réformes entreprises au Mali montrent une volonté de transformer la justice en un outil de paix. La modernisation des tribunaux vise à accélérer les procédures et à réduire les tensions liées aux lenteurs. La formation des magistrats renforce la crédibilité des jugements et accroît la confiance des citoyens.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le rôle central de la justice dans la paix sociale</strong></h2>



<p>La justice transitionnelle permet de reconnaître les victimes et de prévenir de nouvelles violences. La lutte contre la corruption assure l’impartialité et garantit l’<a href="http://www.saheltribune.com/">égalité</a>&nbsp;devant la loi. Enfin, les comités de résolution des conflits créés par le programme&nbsp;<a href="http://www.saheltribune.com/">JASS</a>&nbsp;renforcent le dialogue communautaire et favorisent des solutions locales. Ces efforts conjugués montrent que la justice peut devenir un véritable vecteur de réconciliation et d’unité nationale.</p>



<p>Le <a href="https://www.jstor.org/stable/resrep25598.7?seq=1">rôle de la justice dans la consolidation de la paix</a> et de la cohésion sociale au Mali est donc fondamental. Les données officielles, qu’elles proviennent de la Cour suprême, des programmes internationaux ou des études spécialisées, confirment que la justice est un levier indispensable pour restaurer la confiance et prévenir les conflits. En poursuivant les réformes et en rapprochant la justice des citoyens, le Mali peut renforcer sa cohésion sociale et consolider durablement la paix.</p>



<p><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Le 20ème paquet de sanctions : la réaction des marchés russes </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Oleg Nesterenko]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Apr 2026 07:48:48 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Malgré un 20e train de sanctions de l’Union européenne visant les banques russes, les marchés financiers à Moscou affichent une résilience inattendue, remettant en question leur efficacité.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Dans un communiqué de presse du 23 avril 2026, la Commission européenne proclame l’adoption du « 20ème train de sanctions contre la Russie ».&nbsp;</em></strong></p>



<p>Cette nouvelle salve de mesures, visant à isoler davantage le marché russe, précise, pour la vingtième fois en quatre ans, que l’interdiction est étendue, entre autres, à des opérations avec vingt banques russes supplémentaires&nbsp;: «&nbsp;<em>les nouvelles mesures étendent l&rsquo;interdiction aux opérateurs de l&rsquo;UE qui font des affaires avec vingt banques russes supplémentaires […]. Cela porte à 70 le nombre de banques russes exclues de l&rsquo;accès au marché intérieur de l&rsquo;UE</em>&nbsp;».</p>



<p>Le jour même de cette annonce, l&rsquo;indice boursier russe principal, le MOEX (Bourse de Moscou), a enregistré une hausse, atteignant 2775 points et gagnant 0,48 % par rapport à la session précédente.&nbsp;</p>



<p>Deux mois auparavant, le 23 février 2026, le ministère français des Affaires étrangères&nbsp;déclarait que les sanctions&nbsp;adoptées&nbsp;contre la Russie leur nuisaient davantage qu&rsquo;elles ne portaient atteinte à l&rsquo;Europe, les qualifiant de «&nbsp;<em>très efficaces</em>».</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L</strong><strong>a Russie parmi les trois premiers pays du G20 pour sa faible dette publique</strong><strong></strong></h2>



<p>Une vision à long terme révèle un constat factuel : il est indubitable qu&rsquo;une telle rhétorique n&rsquo;a pu émerger que dans l&rsquo;hypothèse d&rsquo;une amnésie collective des masses, conditionnée par l&rsquo;agenda de la propagande médiatique quotidienne. Une telle méthodologie de communication postule un oubli sélectif des déclarations antérieures émanant d&rsquo;un autre ministère français, celui de l&rsquo;Économie. En l&rsquo;occurrence, son ministre M. Bruno Le Maire, lors d&rsquo;un discours magistral prononcé le 1<sup>er</sup> mars 2022, avait expressément déclaré : « <em>Les sanctions sont efficaces.</em> <em>Les sanctions économiques et financières sont même d&rsquo;une efficacité redoutable. […]Nous allons livrer une guerre économique et financière totale à la Russie. Nous allons donc provoquer l&rsquo;effondrement de l&rsquo;économie russe ! </em>».</p>



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<iframe title="&quot;Nous allons provoquer l&#039;effondrement de l&#039;économie russe&quot;, affirme Bruno Le Maire • FRANCE 24" width="1170" height="658" src="https://www.youtube.com/embed/Ntzacqlm-Ac?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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<p>Cette prédiction, qui annonçait l&rsquo;effondrement de l&rsquo;économie russe dans les mois suivants, fait écho à une cascade de déclarations similaires au cours des quatre dernières années. Malgré plus de 31 500 sanctions instrumentalisées à ce jour, l&rsquo;économie russe&nbsp;est toujours parfaitement debout.</p>



<p>Sur le plan macroéconomique, la situation de la Russie suscite une comparaison bien défavorable pour ses adversaires. En 2025, la dette publique russe s&rsquo;élevait à 18% du PIB, contrastant avec les 115,6% enregistrés en France.&nbsp;À savoir qu’en 2021, elle était d&rsquo;environ 18,1% du PIB de la Russie. C’est-à-dire que durant les années de guerre et les&nbsp;dépenses très considérables associées,&nbsp;elle N’a non seulement nullement augmenté, mais même légèrement diminué.</p>



<p>Aujourd’hui, la Russie se classe ainsi parmi les trois premiers pays du G20 pour sa faible dette publique par habitant, s&rsquo;établissant à environ 2 300 USD, loin des 59 187 USD par habitant en France. De plus, le taux de chômage en Russie se maintient aux alentours de 2 %, demeurant le plus bas parmi les pays du G20.</p>



<p>Concernant les vingt banques nouvellement sanctionnées – «&nbsp;<em>Derjava », « Levoberejny », « Metallinvestbank », « Blank-Bank », « Eurofinance Mosnarbank », « WB-Bank », « BKS-Bank », « Faura-Bank », « Russky Standart », « UBRR », « Chelyabinvestbank », « PSKB », « Solidarité », « Iturup », « SDM-Bank », « Avers », « Avangard », « Hlynov », « Banque Postale » et la banque « Ienisseï</em>&nbsp;» – l&rsquo;attention se porte sur deux institutions majeures cotées à la bourse de Moscou (MOEX) : Avangard Bank et BKS-Bank.&nbsp;</p>



<p>La réaction boursière à leur nouvelle situation, survenue suite à l&rsquo;initiative malveillante de l&rsquo;Union Européenne, peut être considérée comme un échantillon représentatif de l&rsquo;ensemble du segment de marché.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Quelle est cette réaction&nbsp;?&nbsp;</strong></h2>



<p>Le lendemain de l&rsquo;annonce des sanctions, l&rsquo;action de BKS-Bank a enregistré une variation nulle, soit -0,00%. Au cours des 3 mois précédents sa mise sous sanctions, sa croissance a été de +11,7% (du 24/01 au 24/04/26) et de +30,43% sur l&rsquo;année écoulée, suggérant une position financière robuste. Elle se situe donc en position saine, qui n’est pas prête à changer à la suite des agissements de la Commission européenne.</p>



<p>Pour la banque Avangard, le 24 avril 2026, la perte de -0,15% de son action est une fluctuation minime, attribuable davantage aux dynamiques normales du marché qu&rsquo;aux sanctions elles-mêmes. Cette observation est d&rsquo;autant plus pertinente que l&rsquo;action avait connu une baisse de -1,2% dans les trois mois précédant les sanctions (du 24/01 au 24/04/26) et de -11,77% sur l&rsquo;année.&nbsp;</p>



<p>Un contraste flagrant dans le contexte actuel, où, notamment, le cours des hydrocarbures affiche une volatilité particulièrement significative, et ce, le jour même de l&rsquo;annonce d&rsquo;une moindre restriction à l&rsquo;échelle internationale.&nbsp;Soit, les marchés russes ont la certitude que les nouvelles sanctions seront aussi inefficaces que les précédentes.&nbsp;</p>



<p>Il convient également de noter que la majorité des 70 banques russes sous sanctions européennes étaient déjà placées sous sanctions américaines, dont l&rsquo;impact s’est avéré notoirement inférieur aux projections initiales de leurs émetteurs.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Pour saisir la projection économique de la Fédération de Russie, il faut retenir deux points fondamentaux </strong></h2>



<p>1. Les difficultés sectorielles en Russie découlent bien moins des sanctions occidentales que de la politique économique interne, particulièrement des orientations controversées de la Banque centrale et du ministère des Finances russes&nbsp;(sujet d’une autre discussion).&nbsp;</p>



<p>2.&nbsp;D&rsquo;un point de vue stratégique, les défis économiques rencontrés par la Russie ces cinq dernières années sont d&rsquo;ordre conjoncturel, tandis que ceux des pays occidentaux relèvent d’un caractère structurel. À l&rsquo;issue du conflit en Ukraine, la Russie&nbsp;récupérera&nbsp;rapidement la majeure partie de ses acquis perdus, sans compter les avancées et développements accomplis durant cette période.&nbsp;</p>



<p>De leur côté, les pays de l’UE ne récupéreront que très peu de leurs positions stratégiques perdues durant les années de la guerre qu’ils mènent tant militairement via leur proxy ukrainien qu’économiquement via l’émission de sanctions.&nbsp;Ces dernières, outre qu&rsquo;elles violent le règlement de l&rsquo;Organisation Mondiale du Commerce (OMC), constituent, lorsqu&rsquo;elles sont adoptées en dehors de résolutions du Conseil de sécurité de l&rsquo;ONU, de graves violations du droit international.</p>



<p><strong>Oleg Nesterenko</strong></p>



<p><strong>Président du CCIE<em>&nbsp;(</em></strong><a href="http://www.c-cie.eu/"><strong><em>www.c-cie.eu</em></strong></a><strong><em>)</em></strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Sénégal : comment les agropoles redessinent les territoires ruraux</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Bocar Harouna Diallo]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Apr 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Depuis l’Acte III de la décentralisation, les agropoles s’imposent comme un levier majeur de transformation des zones rurales au Sénégal. Elles favorisent la modernisation agricole, l’emploi local et un meilleur équilibre territorial.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Depuis l’Acte III de la décentralisation, les agropoles s’imposent comme un levier majeur de transformation des zones rurales au Sénégal. Elles favorisent la modernisation agricole, l’emploi local et un meilleur équilibre territorial.</em></strong></p>



<p>Les nouvelles réalités rurales au Sénégal reflètent les profondes transformations sociales, économiques et territoriales qui redessinent les campagnes depuis le début des années 2000, et plus particulièrement depuis l’avènement de l’Acte III de la décentralisation. Loin d’être de simples espaces agricoles traditionnels, les régions rurales s’inscrivent désormais dans une logique multifonctionnelle marquée par la modernisation, la diversification des activités économiques et une recomposition de l’organisation territoriale.</p>



<p>Dans ce contexte, les campagnes sénégalaises ne sont plus seulement des lieux de production agricole. Elles deviennent progressivement des espaces d’innovation, d’investissement et de développement local.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les agropoles, levier stratégique de transformation territoriale</strong></h2>



<p>Dans cette dynamique, les agropoles s’imposent comme un instrument majeur de transformation économique et territoriale. Elles s’inscrivent dans une stratégie de territorialisation du développement visant à structurer les filières agricoles autour de hubs agro-industriels régionaux.</p>



<p>Implantées dans les différentes zones agro-écologiques du pays — Nord, Centre, Sud, Est et Ouest — ces plateformes productives contribuent à dessiner une nouvelle géographie économique, moins dépendante de Dakar et davantage ancrée dans les potentialités locales.</p>



<p>En favorisant la transformation locale des produits agricoles, les agropoles participent à la construction d’un modèle de développement territorial plus équilibré.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Renforcer l’économie rurale</strong></h2>



<p>L’un des principaux apports des agropoles réside dans l’intégration des différentes étapes de la chaîne de valeur agricole : production, transformation et commercialisation.</p>



<p>Cette organisation permet de réduire considérablement les pertes post-récolte, de valoriser les produits locaux et de créer des emplois, y compris en dehors du secteur strictement agricole. Les agropoles encouragent ainsi l’émergence d’un tissu économique rural plus diversifié et innovant, dans lequel les jeunes et les femmes occupent une place de plus en plus importante.</p>



<p>Les agropoles contribuent également à la modernisation des territoires ruraux grâce à la mise en place d’infrastructures structurantes : routes, entrepôts de stockage, chaînes de froid et unités de transformation.</p>



<p>Ces équipements renforcent l’attractivité des campagnes et facilitent l’accès aux marchés. Les zones rurales se transforment progressivement en véritables centres de services et d’innovation, capables d’améliorer les conditions de vie des populations et de limiter l’exode rural.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Rééquilibrer le développement régional</strong></h2>



<p>En structurant les territoires autour de pôles économiques spécialisés, les agropoles participent aussi à la réduction des disparités entre la région de Dakar et les autres espaces du pays.</p>



<p>Cette logique s’inscrit dans la stratégie nationale de décentralisation économique et dans les politiques de souveraineté alimentaire. Elle vise à renforcer le développement régional tout en valorisant les ressources locales.</p>



<p>Ainsi, les agropoles ne se limitent pas à de simples projets agricoles. Elles incarnent une nouvelle manière de concevoir les territoires ruraux, fondée sur la productivité, l’innovation et l’intégration territoriale.</p>



<p>Elles traduisent le passage d’une ruralité longtemps perçue comme marginale à une ruralité stratégique, désormais placée au cœur des enjeux de développement du Sénégal contemporain, notamment dans un contexte marqué par les défis de la sécurité alimentaire.</p>



<p><strong>Bocar Harouna Diallo, Géographe en développement régional et territorial</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Géopolitique : les raisons de l’obsession continue de la France pour le Sahel</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Apr 2026 10:20:16 +0000</pubDate>
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<p>L'obsession de la France pour le Sahel : lutte antiterroriste, rivalités géopolitiques et héritage complexe à découvrir.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Malgré le retrait de ses troupes du Mali, du Burkina Faso et du Niger, Paris continue de suivre de près les recompositions politiques et sécuritaires de la région. Entre lutte antiterroriste, rivalités géopolitiques et héritage postcolonial, le Sahel demeure pour la France un enjeu stratégique majeur.</em></strong><strong><em></em></strong></p>



<p>Plus d’une décennie après le lancement de l’opération Serval puis de l’opération Barkhane, la France continue d’accorder une attention particulière au Sahel, bien qu’elle ait été poussée à la sortie par les autorités dirigeantes des pays du sahel — le Mali, le Niger et le Burkina Faso, qui se sont retirés de la CEDEAO et ont formé la confédération des États du Sahel (AES) en juillet 2024.&nbsp;</p>



<p>La région des trois frontières reste au cœur de la réflexion stratégique de la France, pour laquelle le Sahel demeure un espace clé dans la lutte contre les groupes terroriste liés à Al-Qaïda ou à l’État islamique, considérés comme une menace potentielle pour l’Europe.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-crainte-d-une-destabilisation-de-l-afrique-de-l-ouest"><strong>La crainte d</strong><strong>’</strong><strong>une déstabilisation de l</strong><strong>’</strong><strong>Afrique de l</strong><strong>’</strong><strong>Ouest</strong><strong></strong></h2>



<p>Depuis 2013, Paris présente la bande sahélo-saharienne comme un «&nbsp;<em>front avancé</em>&nbsp;» contre le terrorisme international. Une lecture sécuritaire qui continue de structurer la politique française dans la région, même après la fin officielle de ses grandes opérations militaires, pour leur inefficacité sur ces sols africains et leur inadaptation aux enjeux des conflits qui menacent ces régions.</p>



<p>Pour les stratèges français, l’enjeu dépasse largement les frontières du Sahel. L’une des principales inquiétudes concerne l’extension des violences vers les pays du golfe de Guinée, notamment le Bénin, la Côte d’Ivoire ou le Ghana, dont la plupart —selon des experts sécuritaires de la région — constitueraient des bases-arrières pour les groupes terroristes. En effet, selon international Crisis group, bien que des attaques ne soient pas encore enregistrées sur le sol de ces pays du golfe, il faut comprendre que les terroristes sont bien présents puisqu’ils se retirent dans ces zones pour se reposer ou se soigner. Certains États auraient même signé des sortes de pacte de non-agression avec ces groupes afin de leur servir de refuge.&nbsp;</p>



<p>Cette hypothèse d’une «&nbsp;<em>contagion</em>&nbsp;» terroriste transformerait une crise sahélienne en crise régionale majeure. C’est pourquoi Paris continuerait de soutenir, politiquement et diplomatiquement, les initiatives de coopération sécuritaire dans la région. Mais tout observateur averti sait que cette explication n’est que de la poudre de perlimpinpin. Car la réalité est bien tout autre. Il s’agit bien de la défense des intérêts particuliers de la France.&nbsp;</p>



<p>Cependant, c’est cet aspect du terrorisme que la France d’Emmanuel Macron refuse de dire à la face du monde. Le terrorisme — au nom duquel elle tentait de maintenir les pays du sahel sous perfusion de façon éternelle — est bien une crise entretenue et soutenue par elle. Il ne s’agit point là d’une vilaine théorie du complot, mais plutôt l’exposition des dessous d’une diplomatie erronée depuis des années. La France jouait juste au pompier pyromane depuis tous ces temps passés au chevet des pays du sahel, qui ont réussi à se réveiller finalement de leur «&nbsp;<em>sommeil dogmatique</em>&nbsp;», dans laquelle la communauté internationale les avait maintenus prisonnier.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-interets-economiques-et-energetiques-en-jeu"><strong>Des intérêts économiques et énergétiques en jeu</strong><strong></strong></h2>



<p>Le Sahel représente également un enjeu économique non négligeable pour la France. Pendant longtemps, le Niger a été l’un des principaux fournisseurs d’uranium alimentant le parc nucléaire français.&nbsp;Même si les équilibres ont évolué ces dernières années, la sécurisation des ressources stratégiques et des investissements demeure un facteur important dans l’attention portée par Paris à la région.</p>



<p>Au-delà des matières premières, les entreprises françaises restent présentes dans plusieurs secteurs clés, notamment les infrastructures, les télécommunications ou encore les projets de développement.</p>



<p>La présence française dans ces États s’est souvent caractérisée, sur le plan économique, par une extraversion des richesses. Ce système a longtemps fait de ces pays de grands producteurs de matières premières, mais rarement des acteurs de leur transformation. Ainsi, plus ils produisent, plus ils semblent s’appauvrir et exprimer le besoin d’aide humanitaire. Paradoxalement, ces aides proviennent souvent des richesses qu’ils ont eux-mêmes produites, exportées à l’état brut, puis transformées ailleurs avant d’être réintroduites sous forme d’assistance ou revendues à un coût plus élevé. Cette dynamique explique aussi la multiplication des ONG, notamment françaises et de leurs partenaires, intervenant dans le domaine humanitaire pour porter assistance à des populations confrontées à une pauvreté que certains estiment structurellement entretenue.&nbsp;</p>



<p>«&nbsp;<em>Ils ont fait de nos pays des consommateurs et non des producteurs&nbsp;</em>», déplorait le président malien de la transition, le général Assimi Goïta, tout en expliquant que leur engagement sur la voie de la souveraineté économique en vue de faire sortir le pays de cette spirale. Dans une interview accordée aux médias nationaux et internationaux à l’occasion du 1<sup>er</sup>anniversaire de la proclamation de la Révolution Progressiste Populaire (RPP), le 2 avril 2026, le président du Faso, le captaine Ibrahim Traoré exhortait les journalistes à une fouille sur les activités réeelles des ONG dans les pays du sahel. Aussi expliquait-il la raison fondamentale de la politique du consommé local et du soutien aux petites entreprises évoluant dans ce secteur. Le but est de diminuer les exportations tout en encourgeant la production locale.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>À ce propos, une réflexion de Platon vient à l’esprit, notamment sa célèbre métaphore du berger, utilisée pour définir la justice et le rôle du dirigeant. Selon le philosophe grec, le berger doit agir pour le bien de son troupeau et non pour son propre intérêt ; autrement, il cesse d’être un véritable berger pour devenir un simple mercenaire. Appliquée au contexte de notre réflexion, cette métaphore conduit à considérer que la présence française au Sahel a davantage servi les intérêts stratégiques de la France que ceux des États et des populations de la région.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-heritage-postcolonial-difficile-a-depasser"><strong>Un héritage postcolonial difficile à dépasser</strong><strong></strong></h2>



<p>La dimension migratoire joue également un rôle central. Pour la France et l’Union européenne, la stabilité du Sahel est souvent associée à la gestion des flux migratoires vers l’Europe.&nbsp;Dans cette logique, la région est devenue un espace stratégique de coopération avec les États africains pour tenter de contrôler les routes migratoires reliant l’Afrique subsaharienne à la Méditerranée.</p>



<p>L’histoire pèse lourd dans la relation entre la France et le Sahel. Les pays comme le Mali, le Burkina Faso et le Niger faisaient autrefois partie de l’empire colonial français. Cet héritage explique en partie la densité des liens militaires, linguistiques et économiques qui se sont maintenus après les indépendances.</p>



<p>Mais cette histoire nourrit aussi une défiance croissante. Dans plusieurs capitales sahéliennes, la présence française se traduit par la perpétuation d’une forme d’ingérence ou de néocolonialisme, hérités de la période coloniale, restent un sujet de débat depuis les indépendances des années 1960. Dans la vie politique de ces États, la main invisible de la France a longtemps été dénoncée, notamment lors de certains processus électoraux.&nbsp;</p>



<p>De nombreux coups d’État survenus dans la région sont également attribués, par certains observateurs, à l’influence de Paris, accusé d’avoir soutenu ou facilité des changements de régime lorsque l’orientation politique de certains dirigeants ne correspondait plus à ses intérêts stratégiques. Cette perception renvoie à plusieurs épisodes de l’histoire politique africaine, notamment le renversement de Modibo Keïta au Mali en 1968, les tensions avec la Guinée de Sékou Touré après l’indépendance, ou encore l’intervention internationale en 2011 en Libye, qui s’est soldée par la mort de Mouammar Kadhafi.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-rivalite-geopolitique-accrue"><strong>Une rivalité géopolitique accrue</strong><strong></strong></h2>



<p>La présence française dans la région s’est également heurtée ces dernières années à la montée en puissance d’autres acteurs internationaux. La Russie, la Turquie ou encore la Chine renforcent leurs partenariats sécuritaires, économiques ou diplomatiques avec les États sahéliens.&nbsp;Pour Paris, cette recomposition géopolitique représente un défi majeur. La perte d’influence dans certains pays du Sahel est souvent analysée comme un recul stratégique.</p>



<p>Le Sahel est aussi devenu un enjeu de crédibilité pour la diplomatie française. La France a longtemps été le principal moteur de la mobilisation internationale dans la région, notamment en cherchant à impliquer ses partenaires européens dans la gestion de la crise sécuritaire — souvent pour ses propres intérêts. Car certains observateurs rapportent que des financements étaient débloqués, notamment pour le G5 Sahel, sans qu’ils atteignent les pays sahéliens, censés être pourtant les véritables bénéficiaires.&nbsp;Mais si elle venait à reconnaître un échec total dans le dossier sahélien, cela pourrait fragiliser son rôle de puissance d’initiative sur d’autres dossiers internationaux. C’est pourquoi elle tente tous les voies et moyens pour revenir dans ces États.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-inertie-de-l-appareil-politico-militaire"><strong>L</strong><strong>’</strong><strong>inertie de l</strong><strong>’</strong><strong>appareil politico-militaire</strong><strong></strong></h2>



<p>Au fil des années, les opérations au Sahel ont profondément marqué l’appareil militaire et diplomatique français. De nombreux responsables ont construit leur expérience et leur légitimité sur ces engagements. Cette réalité institutionnelle contribue à maintenir la région au cœur des priorités stratégiques françaises, même après la réduction drastique de la présence militaire.</p>



<p>Plusieurs centres de recherche et ONG soulignent un décalage entre les objectifs affichés par Paris — stabilisation, développement, lutte contre le terrorisme — et les résultats obtenus sur le terrain. La France peine encore à redéfinir complètement sa stratégie africaine, restant en partie prisonnière des cadres d’analyse forgés au début des années 2010.</p>



<p>Au-delà des considérations sécuritaires ou économiques, le Sahel est devenu un symbole. L’évolution de la situation dans la région constitue une preuve palpable de l’échec de la France. Là où elle a échoué, ces États, en s’appuyant sur leurs propres forces armées, réussissent à instaurer la paix et la stabilité, en moins de temps.&nbsp;</p>



<p>Pour une partie de la classe politique et stratégique française, abandonner totalement le théâtre sahélien reviendrait à accepter un recul de son influence mondiale. Malgré les ruptures diplomatiques avec plusieurs capitales sahéliennes, le Sahel continue donc d’occuper une place centrale dans les discours et les stratégies de Paris.</p>



<p><strong>A.D</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : dans les nuits des « Koutouba philosophiques », la jeunesse réinvente le débat public</title>
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		<pubDate>Sat, 11 Apr 2026 14:27:58 +0000</pubDate>
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<p>Les Koutouba philosophiques permettent une réflexion enrichissante pendant le Ramadan, promouvant le partage d'idées au Mali.</p>
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<p><strong><em>Dans un Mali en quête de refondation, les « Koutouba philosophiques » —une initiative de l’Union des étudiants en philosophie (UEP) — s’imposent comme un espace rare de respiration intellectuelle. Nées dans le sillage des Nouvelles Pratiques Philosophiques, ces nuits de réflexion organisées durant le Ramadan 2026 réunissent étudiants, enseignants et chercheurs autour d’un principe simple mais exigeant : faire primer la force des arguments. Au-delà du débat académique, ces rencontres interrogent la place de la pensée critique dans la construction du « Mali Koura », entre réforme de l’école, crise de l’État postcolonial et impératif de souveraineté intellectuelle.</em></strong></p>



<p>À rebours d’un espace public souvent saturé de certitudes, d’invectives et de postures figées, une expérience discrète mais féconde se déploie au Mali : celle des «&nbsp;<em>Koutouba philosophiques</em>&nbsp;». Nées dans le sillage des Nouvelles Pratiques Philosophiques, ces rencontres — organisées notamment durant le mois de Ramadan 2026 — réhabilitent un art trop souvent négligé : celui de penser ensemble. Comme le rappelle le Dr Souleymane Keïta, superviseur de ces nuits de réflexions philosophiques. Ces espaces sont «&nbsp;<em>le lieu où il n’y a ni Dieu, ni Maître, mais celui de la force des arguments en lieu et place des arguments de force&nbsp;</em>». Dans un pays en quête de refondation, cette initiative s’impose comme un véritable laboratoire citoyen, où la pensée critique devient un instrument de souveraineté intellectuelle.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-penseurs-pensent-nbsp"><strong>« Les penseurs pensent&nbsp;»</strong></h2>



<p>Les discussions menées en 2026 révèlent d’abord une urgence : repenser la place de la philosophie dans la société malienne. Les participants dénoncent surtout une marginalisation institutionnelle de la discipline et appellent à reconnaître la licence de philosophie dans les recrutements publics. «&nbsp;<em>L’employabilité des philosophes ne saurait se réduire à l’enseignement&nbsp;</em>», expliquent Abdramane et Drissa Coulibaly, membres de l’Union des étudiants en philosophie (UEP). Ils plaident pour une valorisation des compétences analytiques dans l’administration, la gouvernance et les politiques publiques.&nbsp;</p>



<p>Dans le même élan, Abdramane et Drissa, tous deux des écrivains, jugent important d’aller vers une réforme profonde des programmes scolaires dans le cadre du Mali Koura. Ils plaident surtout pour l’intégration des thématiques contemporaines — changement climatique, bioéthique, terrorisme, civisme — dans la formation des citoyens éclairés et ancrés dans leur époque.</p>



<p>Mais la réflexion ne s’arrête pas là. Les Koutouba dressent un diagnostic sans concession du système éducatif malien, qualifié de «&nbsp;<em>grand corps malade</em>&nbsp;». Cette analyse est surtout celle de Sibiry Sanou, Hamida Ag Bella et Bassirou Maïga. Entre écoles fermées pour cause d’insécurité, insuffisance d’enseignants et infrastructures inadaptées, les constats sont sévères. Les membres de l’UEP dénoncent un «&nbsp;<em>éternel retour des états généraux de l’éducation sans praxis</em>&nbsp;», soulignant que «&nbsp;<em>les penseurs pensent, mais les décisions dorment dans les tiroirs</em>&nbsp;». La réforme de l’école est ainsi érigée en préalable absolu.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-systeme-educatif-coherent-adapte-aux-realites-de-la-mondialisation"><strong>Un système éducatif cohérent, adapté aux réalités de la mondialisation</strong></h2>



<p>Cette critique s’étend aux conditions des enseignants, notamment dans le privé, où la précarité est décrite avec acuité : salaires dérisoires, absence de protection sociale, instabilité chronique. «&nbsp;<em>Dans ces conditions, la lutte pour la survie prime sur l’intellect</em>&nbsp;», résume ces enseignants en philosophie. Pour les philosophes, l’amélioration de l’éducation passe nécessairement par une revalorisation de la condition enseignante et une application rigoureuse des textes existants.</p>



<p>Sur la question linguistique, les débats invitent à dépasser les postures idéologiques. Si la Constitution consacre les langues nationales, les participants mettent en garde contre une approche précipitée : «&nbsp;<em>On n’impose pas une langue, elle s’impose par sa capacité à produire du savoir »</em>, expliquent Sibiry Sanou, Hamida Ag Bella et Bassirou Maïga. L’enjeu n’est donc pas d’opposer langues locales et langues étrangères, mais de construire un système éducatif cohérent, adapté aux réalités de la mondialisation.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-ethique-du-vivre-ensemble-fondee-sur-l-humanisme"><strong>Une éthique du vivre-ensemble fondée sur l’humanisme</strong></h2>



<p>Les Koutouba explorent également les mutations sociales contemporaines. À travers le prisme des réseaux sociaux, ils soulignent à la fois les opportunités — accès à l’information, promotion culturelle — et les dérives : désinformation, cybercriminalité, fragilités psychologiques. Des développements ont été faits sur ces mutations par Sékou Sanogo sous le thème «&nbsp;<em>Jeunesse malienne et réseaux sociaux : usages, opportunités et défis pour l&rsquo;avenir&nbsp;»</em>.&nbsp;&nbsp;La solution réside dans une éducation numérique responsable et la valorisation de contenus locaux.</p>



<p>Sur le terrain religieux, les débats pointent une montée des tensions intra et interconfessionnelles, aggravées par l’absence de régulation du prêche. Les participants appellent à «&nbsp;<em>ne pas tolérer l’intolérance religieuse</em>&nbsp;» et à encadrer davantage les discours pour préserver la cohésion sociale, a expliqué notamment Sétigui Traoré, dans son intervention. «&nbsp;<em>Avant d’être croyant, on est d’abord humain</em>&nbsp;», rappellent-il, plaidant pour une éthique du vivre-ensemble fondée sur l’humanisme.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-reinvention-de-l-etat-postcolonial"><strong>Réinvention de l’État postcolonial</strong></h2>



<p>La réflexion politique, elle, s’attaque à des questions majeures : la recrudescence des coups d’État et la crise de la démocratie. Le constat est nuancé : «&nbsp;<em>Ce n’est pas la démocratie qui échoue, mais sa mise en œuvre&nbsp;</em>», explique Mohamed Ombotimbé. Les coups d’État apparaissent comme des symptômes d’une gouvernance défaillante, sans pour autant constituer une solution viable. Dans cette perspective, la réinvention de l’État postcolonial s’impose comme un chantier central : décentralisation, lutte contre la corruption, institutions fortes et légitimes. «&nbsp;<em>La réinvention de l’État postcolonial apparaît comme une voie possible pour concilier héritage historique, modernité politique et développement&nbsp;</em>», souligne Sodiougo Sagara.&nbsp;</p>



<p>Les enjeux sociaux ne sont pas en reste. Drogue, mariage précoce, inégalités de genre : autant de défis qui hypothèquent l’avenir du pays. Les débats mettent en lumière des réalités préoccupantes — «&nbsp;<em>70 % des consommateurs de drogue ont entre 15 et 45 ans</em>&nbsp;», rappelle Allaye Karembe en se référant des chiffres de l’OCS — et appellent à une mobilisation collective.&nbsp;</p>



<p>Sur la condition féminine, une contradiction persistante est soulignée : malgré leur montée en puissance économique, les femmes continuent d’assumer une charge domestique écrasante et un pouvoir décisionnel limité. La solution passe par «&nbsp;<em>la transformation des mentalités</em>&nbsp;» et une application effective des lois, préconisent Zaratou Boré et Oumou Bah. Arouna Diallo, pour sa part, estime qu’«&nbsp;<em>une approche</em>&nbsp;<em>collective est indispensable pour lutter efficacement contre le mariage précoce et promouvoir la scolarisation des filles au Mali</em>».&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-medias-maliens-et-transition-politique"><strong>Médias maliens et transition politique</strong></h2>



<p>Enfin, les Koutouba insistent sur le rôle stratégique des médias et de l’éducation citoyenne. Dans un contexte de transition politique et de défis sécuritaires, les médias sont décrits comme «&nbsp;<em>un couteau à double tranchant</em>&nbsp;» : instruments de construction ou de déstabilisation, explique Alpha Hama Boré, dans le développement de sa thématique&nbsp;: «&nbsp;<em>Médias maliens et transition politique :&nbsp;Entre liberté d’expression et transition politique, responsabilité sociale et enjeux sécuritaire.&nbsp;»</em>. D’où la nécessité d’une presse libre, responsable et éthique, capable de concilier liberté d’expression et impératifs nationaux. Ainsi, l’éducation à la citoyenneté trouve toute sa nécessité ajoute Cheick Cissé. Il soutient que cette éducation doit être décentralisée faisant la promotion du patriotisme dans tous les secteurs du Mali.</p>



<p>Au fond, les «&nbsp;<em>Koutouba philosophiques</em>&nbsp;» dessinent l’ambition de faire émerger un Mali où la pensée critique irrigue l’action publique, où la jeunesse s’approprie les outils du débat et où la souveraineté s’ancre aussi dans les esprits. Car, comme le suggèrent ces échanges, il n’y a pas de Mali Kura sans révolution intellectuelle. Et cette révolution commence, peut-être, par une simple conversation.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>26 mars : l’héritage des martyrs à l’heure des réformes</title>
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		<pubDate>Tue, 24 Mar 2026 21:25:17 +0000</pubDate>
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<p>Trente-cinq ans après, le Mali se souvient des martyrs et continue de construire un État démocratique et juste.</p>
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<p><strong><em>Trente-cinq ans après la chute de Moussa Traoré, le Mali commémore les martyrs du changement de trajectoire du Mali, dans une période de refondation profonde de l’État. 35&nbsp;ans après la marche historique du peuple malien, le pays se trouve en plein chantier afin d’honorer la mémoire des martyrs de mars 1991.&nbsp;</em></strong><strong><em></em></strong></p>



<p>Il ne suffit plus de se souvenir. Le 26&nbsp;mars 1991 n’est pas qu’un moment d’histoire. C’est une promesse. Celle d’un État juste, d’une démocratie réelle, d’une rupture avec les logiques de prédation et de dépendance.&nbsp;Trente-cinq ans après ces événements, la démocratie malienne poursuit son chemin. L’idéal porté par les révolutionnaires de 1991 visait l’émergence d’un Mali nouveau. Un État libéré de la corruption, du favoritisme, du clientélisme et des restrictions des libertés. En d’autres termes, le passage d’une « <em>société close</em> » à une « <em>société ouverte</em> », comme le résumait si bien le slogan populaire&nbsp;: « <em>An tɛ kɔrɔlen fɛ fo kura </em>» — nous ne voulons plus de l’ordre ancien, nous voulons du renouveau — entendu par la renaissance du Mali&nbsp;: le&nbsp;<em>Mali Kura</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-anrs-et-la-nouvelle-constitution-nbsp"><strong>Les ANRs et la nouvelle Constitution&nbsp;</strong><strong></strong></h2>



<p>C’est précisément ce vide et cette recommandation populaire que la Transition actuelle entend combler. Non pas en répétant les symboles, mais en réinvestissant le réel. Depuis 2021, une série de réformes structurantes dessine en lettre d’or cette ambition des autorités maliennes de la Transition à la refondation. L’une des premières tâches fut de réunir le peuple malien autour d’une table de discussion à travers les Assises nationales de la Refondation, en 2021 — qui ont porté un diagnostic sans complaisance sur les maux du pays et proposé des solutions idoines pour la résolution des nombreuses crises qui assaillent la nation— secteur par secteur.&nbsp;</p>



<p>À l’issue des ANRs, une nouvelle Constitution a été adoptée et promulguée le 22&nbsp;juillet 2023. Le Mali redéfinit ainsi ses partenariats internationaux, affirme une souveraineté politique assumée et réorganise l’appareil d’État. Les conclusions des Assises nationales de la refondation se sont prolongées dans la Vision Mali&nbsp;2063, qui ambitionnent de donner une colonne vertébrale stratégique au pays.</p>



<p>Sur le plan de l’architecture institutionnelle, il convient de rappeler surtout la création de l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE) en vue de restaurer la crédibilité des scrutins, longtemps contestée et objet de déstabilisation politique, en témoigne les nombreuses crises post-électorales connues par le Mali. Dans le même esprit, les propositions de réforme du système politique — encadrement du nomadisme partisan, durcissement des conditions d’accès à la magistrature suprême, remise en cause du statut de chef de file de l’opposition — traduisent une volonté de moralisation et de rationalisation du jeu politique.</p>



<p>Mais aucune refondation ne tient sans sécurité. Il s’agit surtout de restaurer l’intégrité territoriale et rétablir l’autorité de l’État. La montée en puissance des Forces armées maliennes, désormais mieux équipées et structurées, s’inscrit dans une doctrine assumée de fermeté. En plus de l’équipement, il convient de mentionner aussi le rehaussement du moral des troupes à travers notamment la considération accordée aux familles des militaires et paramilitaires tombés pour la nation reconnaissante — prise en charge de leurs enfants dans le cadre des pupilles de la nation, la construction en cours d’un mémoriel militaire en leur mémoire, la rédaction en cours de l’histoire militaire, la remise de chèques géants à leur famille, etc.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Dans la même veine, il convient de souligne le projet de construction de la maison des pupilles, dans la zone aéroportuaire. La pose de la première de cette infrastructure a eu lieu en février 2024.&nbsp;</p>



<p>Dans le prolongement régional, la création de l’Alliance des États du Sahel — réunissant le Mali, le Burkina Faso et le Niger —&nbsp;consacre une approche collective de la sécurité, centrée sur le bassin stratégique du Liptako-Gourma. L’ambition est non seulement de sécuriser les territoires, mais aussi de valoriser leurs ressources dans une logique de développement endogène.</p>



<p>Cette reconquête passe aussi par le retour concret de l’État. C’est dans cette dynamique que les autorités maliennes se sont attelées à la réorganisation territoriale, à la création de nouvelles circonscriptions, à la réhabilitation des infrastructures administratives — notamment dans le Nord. L’objectif est de rapprocher l’administration des citoyens et de corriger les fractures héritées des crises successives.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-fin-de-l-extraversion-des-richesses-naturelles"><strong>La fin de l’extraversion des richesses naturelles</strong></h2>



<p>Mais c’est sans doute sur le terrain économique que la rupture est la plus lisible — et la plus attendue. Longtemps, le Mali a été un paradoxe&nbsp;: un géant aurifère, mais un État pauvre. L’or sortait, la richesse s’évaporait. Les zones minières, elles, restaient enclavées, marginalisées, oubliées.</p>



<p>La réforme du Code minier de 2023 marque à cet égard un tournant majeur. Elle ne se contente pas d’ajuster des règles. Elle redéfinit la philosophie même de l’exploitation des ressources. Désormais, l’objectif est de faire du secteur minier un levier de développement national et non plus un simple moteur d’extraction.</p>



<p>Cette nouvelle gouvernance repose sur plusieurs piliers. D’abord, une meilleure redistribution des revenus, avec la création de fonds dédiés, dont le Fonds minier de développement local, alimenté notamment par une contribution de 0,75&nbsp;% du chiffre d’affaires des sociétés minières. Ce mécanisme vise à réinjecter directement les richesses dans les territoires concernés — infrastructures, santé, éducation, accès à l’eau et à l’énergie.</p>



<p>Ensuite, la mise en place d’une politique de contenu local, qui impose une intégration accrue des acteurs nationaux dans la chaîne de valeur. Emploi, sous-traitance, transfert de compétences. Il ne s’agit plus seulement d’exploiter, mais de construire une économie autour de la ressource.</p>



<p>Enfin, une exigence renforcée de transparence et de redevabilité, avec des mécanismes de suivi à plusieurs niveaux — communal, régional et national — pour garantir que les fonds bénéficient réellement aux populations.</p>



<p>Dans cette même dynamique, le développement du bassin du Liptako-Gourma est pensé comme un chantier stratégique, combinant sécurité, exploitation des ressources et amélioration des conditions de vie. À cela s’ajoutent des politiques sociales ciblées&nbsp;: programmes d’emploi des jeunes, soutien aux micro-entreprises rurales, promotion d’activités génératrices de revenus dans plusieurs régions. Le « <em>Projet présidentiel d’urgence hospitalière</em> », avec la construction et l’équipement d’infrastructures sanitaires modernes, illustre également cette volonté de traduire la refondation dans le quotidien des populations.</p>



<p>Sur le plan sanitaire, il faut noter aussi la construction en cours depuis 2022, du 4<sup>e</sup>&nbsp;Hôpital de référence, à Banancoro, à quelques kilomètres de Bamako, en vue de réduire&nbsp;l’évacuation sanitaire vers l’étranger de 95&nbsp;%</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-relance-d-unites-industrielles-nbsp"><strong>La relance d’unités industrielles&nbsp;</strong></h2>



<p>Cette réorientation n’est pas anodine. Elle répond à une exigence centrale du 26&nbsp;mars&nbsp;: mettre fin à la confiscation des richesses par une minorité et faire de l’État un instrument au service du plus grand nombre. En ce sens, la réforme minière est l’une des traductions les plus concrètes de l’idéal de 1991.</p>



<p>Mais la refondation ne se joue pas uniquement dans le secteur minier. Elle s’étend à d’autres secteurs économiques comme la relance industrielle avec la remise en activité d’unités comme la COMATEX ou l’UMPP, le projet de construction d’une école des mines, l’investissement dans l’éducation — avec la régionalisation des universités et des projets innovants comme une école d’intelligence artificielle et de robotique —, ou encore la signature du pacte de stabilité sociale et de croissance pour encadrer les relations avec les partenaires sociaux. Soulignons aussi la relance du chemin de fer bien que ce secteur observe toujours quelques difficultés de redécollage.&nbsp;</p>



<p>La démocratie ne se résume ni à des élections ni à des symboles. Elle suppose un État capable, souverain et légitime. C’est précisément cette équation que la Transition entend de résoudre, dans un contexte régional et international particulièrement contraint.</p>



<p>Le 26&nbsp;mars 2026 est donc plus qu’une commémoration. C’est un moment de clarification. Entre mémoire et action, entre héritage et refondation, le Mali est à la croisée des chemins. Les martyrs de 1991 n’ont pas seulement ouvert une page de l’histoire ; ils ont posé une exigence.</p>



<p><strong>Noumoukai</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Les croyances apocalyptiques gagnent du terrain et redessinent notre rapport aux crises mondiales</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Mar 2026 18:42:19 +0000</pubDate>
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<p>Comment les croyances apocalyptiques affectent-elles notre société ? Analysez les résultats d'une étude récente sur ce sujet crucial.</p>
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<p><strong><em>Et si la peur de la fin du monde influençait déjà nos choix politiques et nos comportements collectifs ? Longtemps marginales, les croyances apocalyptiques gagnent du terrain et redéfinissent en profondeur la manière dont les sociétés perçoivent et affrontent les grandes menaces globales.</em></strong></p>



<p>Longtemps reléguée aux marges, la pensée apocalyptique s’impose désormais comme un prisme central à travers lequel une part croissante des sociétés interprète les menaces globales. C’est le principal enseignement d’une étude récente publiée dans le <em>Journal of Personality and Social Psychology</em>, qui met en lumière l’influence profonde de ces croyances sur les comportements collectifs face aux crises contemporaines.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-vision-de-la-fin-du-monde-largement-partagee"><strong>Une vision de la fin du monde largement partagée</strong></h2>



<p>Menée par des chercheurs de l’Université de la Colombie-Britannique (UBC), l’étude repose sur des enquêtes réalisées auprès de plus de 3 400 personnes aux États-Unis et au Canada. Son principal auteur, Matthieu Billet, aujourd’hui affilié à l’Université de Californie à Irvine, souligne un constat frappant : près d’un tiers des Américains interrogés pensent que la fin du monde surviendra de leur vivant.</p>



<p>Dans un contexte marqué par l’angoisse climatique, les tensions géopolitiques et l’essor rapide de l’intelligence artificielle, ces croyances ne relèvent plus de l’exception. Elles traversent désormais les sociétés nord-américaines et influencent directement la manière dont les individus perçoivent des risques tels que les pandémies, les conflits nucléaires ou les bouleversements technologiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-cinq-facons-de-penser-l-apocalypse"><strong>Cinq façons de penser l’apocalypse</strong></h2>



<p>Pour mieux comprendre ce phénomène, les chercheurs ont identifié cinq dimensions structurantes de la pensée apocalyptique : la proximité perçue de la fin du monde, sa cause (humaine ou divine), le degré de contrôle individuel, et la charge émotionnelle associée à cette fin — perçue comme catastrophe ou comme délivrance.</p>



<p>Ces représentations ne sont pas neutres. Elles conditionnent les attitudes face aux politiques publiques. Ainsi, ceux qui attribuent une origine humaine à une éventuelle catastrophe — notamment à travers le changement climatique — se montrent plus enclins à soutenir des mesures fortes pour y faire face. À l’inverse, les individus convaincus que la fin relève d’un dessein divin tendent à adopter des postures plus fatalistes, voire à rejeter les politiques de prévention.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-croyances-qui-pesent-sur-l-action-collective"><strong>Des croyances qui pèsent sur l’action collective</strong></h2>



<p>Les implications de ces résultats sont majeures. En croisant ces croyances avec les grandes catégories de risques identifiées par le Forum économique mondial — économiques, environnementaux, géopolitiques, sociétaux et technologiques —, l’étude montre que la perception de l’urgence et les réponses envisagées varient fortement selon les récits apocalyptiques auxquels adhèrent les individus.</p>



<p>Ce clivage complique la coordination des réponses à l’échelle nationale et internationale. Certaines croyances peuvent même entraver des politiques publiques cruciales, comme l’ont montré les résistances à la vaccination durant la pandémie de Covid-19 ou le découragement d’une partie de la jeunesse face à l’ampleur de la crise climatique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-religion-culture-et-fragmentation-des-perceptions"><strong>Religion, culture et fragmentation des perceptions</strong></h2>



<p>L’étude met également en évidence des différences notables entre groupes religieux et non religieux. Si tous s’accordent globalement sur le rôle de l’humanité dans son propre destin, les interprétations divergent quant aux causes ultimes et aux solutions possibles.</p>



<p>Ces écarts traduisent le poids des cadres culturels et religieux dans la construction des perceptions du futur. Ils participent à fragmenter l’espace public, rendant plus difficile l’émergence d’un consensus autour des grandes priorités globales.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-comprendre-plutot-que-marginaliser"><strong>Comprendre plutôt que marginaliser</strong></h2>



<p>Face à ce constat, les chercheurs appellent à ne pas disqualifier ces croyances comme irrationnelles. Bien au contraire : les intégrer dans l’analyse des comportements collectifs apparaît comme une condition essentielle pour améliorer la communication publique et l’efficacité des politiques.</p>



<p>Dans un monde confronté à des risques systémiques — du dérèglement climatique aux menaces liées à l’intelligence artificielle —, la compréhension des imaginaires apocalyptiques devient un enjeu stratégique. Car, qu’elles soient fondées ou non, ces croyances façonnent bel et bien les décisions individuelles et collectives.</p>



<p>À l’heure où la gestion des crises exige une coordination sans précédent, ignorer ces représentations reviendrait à sous-estimer un facteur déterminant de l’action humaine : la manière dont les sociétés se projettent dans leur propre fin.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Guerre contemporaine : la fin des certitudes stratégiques</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mikailou Cissé]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Mar 2026 14:10:40 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Analyse approfondie des mutations de la guerre contemporaine, où la puissance ne garantit plus la maîtrise des conflits.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Dans une analyse dense et critique, Mikaïlou Cissé, professeur de philosophie au secondaire au Mali, interroge les mutations profondes de la guerre contemporaine. Entre brouillage de la notion de victoire, montée des rivalités géopolitiques et imbrication des enjeux militaires, économiques et médiatiques, il décrypte un nouvel ordre conflictuel où la puissance ne garantit plus la maîtrise des conflits.</em></strong></p>



<p>La guerre constitue avant tout un affrontement de stratégies, de moyens et de volontés orientés vers l’atteinte d’objectifs déterminés. Elle se conçoit dans la réflexion stratégique, mais se décide et se précise dans la réalité concrète du champ de bataille. La victoire se mesure alors à la réalisation des objectifs initiaux et à la capacité d’un acteur politique ou militaire d’imposer sa volonté à l’adversaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-dilution-contemporaine-de-la-notion-de-victoire"><strong>La dilution contemporaine de la notion de victoire</strong></h2>



<p>Cependant, dans la dynamique des conflits contemporains, la notion de victoire tend parfois à perdre sa clarté. Elle se transforme en une quête indéterminée où les objectifs évoluent au fil du conflit, entraînant sa prolongation et fragilisant les principes du droit international censés encadrer la conduite de la guerre.</p>



<p>Dans ce contexte, les valeurs proclamées par le monde dit « <em>civilisé</em> » apparaissent souvent en tension avec les pratiques effectives des puissances qui se présentent comme les garantes de l’ordre international. Les moyens technologiques et militaires mobilisés dans les conflits contemporains mettent ainsi en lumière les contradictions entre les discours fondés sur la défense des droits humains et les impératifs stratégiques liés à la sécurité et à la puissance économique et politique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-grandes-puissances-et-la-structuration-des-rapports-de-force"><strong>Les grandes puissances et la structuration des rapports de force</strong></h2>



<p>La stabilité d’une entité politique repose pourtant sur la solidité de ses institutions, sa capacité à maintenir la paix intérieure et l’existence d’une force militaire organisée placée sous l’autorité d’un commandement légitime reconnu à la fois par le pouvoir politique et par la population. Lorsque ces conditions s’affaiblissent, la structure de l’État se fragilise et la souveraineté devient vulnérable.</p>



<p>Dans l’ordre international actuel, certaines puissances structurent les rapports de force en s’appuyant sur des capacités économiques, technologiques et militaires considérables. Les États-Unis disposent par exemple d’un complexe militaro-industriel et énergétique capable d’influencer les équilibres stratégiques mondiaux. Cette puissance se déploie notamment à travers un vaste réseau d’alliances en Europe et au Moyen-Orient, régions devenues des espaces majeurs de rivalités géopolitiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-role-determinant-des-dynamiques-politiques"><strong>Le rôle déterminant des dynamiques politiques</strong></h2>



<p>Dans ces zones sensibles, les domaines aérien, maritime et informationnel constituent désormais des théâtres de compétition stratégique. Les puissances y déploient simultanément des démonstrations de force militaire, des stratégies d’influence politique et des politiques de contrôle des ressources énergétiques.</p>



<p>Dans certaines situations de crise, la disparition ou l’affaiblissement d’une figure politique peut transformer profondément la dynamique du conflit. Un tel événement modifie les rapports de force et impose de nouvelles contraintes stratégiques, y compris aux grandes puissances. L’enlèvement au Venezuela du président Nicolas Maduro en est une illustration.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-imprevisibilite-des-conflits-contemporains"><strong>L’imprévisibilité des conflits contemporains</strong></h2>



<p>L’évolution des affrontements internationaux déjoue ainsi fréquemment les prévisions initiales. La réaffirmation d’une autorité politique ou la mobilisation d’une population peuvent neutraliser les effets attendus d’une supériorité militaire. L’issue d’un conflit dépend alors autant de la cohérence du projet politique que de la puissance matérielle engagée.</p>



<p>Par ailleurs, la guerre contemporaine affecte directement les populations civiles. Des actions violentes visent parfois les infrastructures essentielles à la vie sociale, tandis que les victimes ne sont évoquées que sous forme de statistiques illustrant l’ampleur du désastre. La violence ne se limite plus à la destruction matérielle : elle cherche également à nier l’existence politique de l’adversaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-guerre-inscrite-dans-l-economie-mondiale"><strong>Une guerre inscrite dans l’économie mondiale</strong></h2>



<p>La confrontation militaire s’inscrit également dans un système plus large où décisions politiques, institutions militaires et intérêts énergétiques participent à la structuration de l’économie mondiale. Dans certaines régions stratégiques, notamment au Moyen-Orient, les rivalités autour des ressources et des routes commerciales alimentent les tensions géopolitiques.</p>



<p>La guerre contemporaine révèle également une transformation profonde de la puissance militaire. Sur mer, dans les airs, dans l’espace et dans le cyberespace, les systèmes d’armes disposent de capacités de projection et de destruction sans précédent. Les industries d’armement se trouvent ainsi engagées dans une compétition technologique où l’innovation devient un facteur décisif de la puissance des États.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-limites-et-les-couts-de-la-domination-militaire"><strong>Les limites et les coûts de la domination militaire</strong></h2>



<p>Cette dynamique soulève toutefois une question politique majeure : les États peuvent-ils assumer les conséquences humaines, démographiques et écologiques de ces stratégies de domination militaire ? Les dispositifs de défense, longtemps perçus comme les garants de la sécurité nationale, révèlent désormais leurs limites face aux vulnérabilités technologiques et systémiques.</p>



<p>Dans ce contexte, la maîtrise de l’énergie apparaît comme l’un des fondements essentiels de la guerre contemporaine. Les technologies militaires modernes reposent en effet sur une capacité croissante à mobiliser et à concentrer l’énergie au service de la domination politique et économique.</p>



<p>Par ailleurs, l’imbrication entre industrie de défense, pouvoir politique et espace médiatique transforme profondément la nature des conflits. Les enjeux économiques, stratégiques et militaires s’entrelacent dans la construction de la politique et dans la lutte pour l’influence internationale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-affaiblissement-du-droit-international"><strong>L’affaiblissement du droit international</strong></h2>



<p>Les conventions internationales elles-mêmes se trouvent fragilisées lorsque des bombardements massifs visent les espaces urbains ou paralysent les institutions sociales, remettant en cause la possibilité d’une régulation juridique effective de la guerre.</p>



<p>Dès lors, la confrontation militaire devient également une lutte pour la légitimité politique. Sur les plans diplomatique et médiatique, chaque acteur cherche à délégitimer l’autre en l’accusant d’hégémonie ou d’impérialisme, accusations qui renvoient souvent à une même logique historique : la recherche du monopole de la décision et de la violence légitime.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-commerce-mondial-comme-champ-de-bataille"><strong>Le commerce mondial comme champ de bataille</strong></h2>



<p>Enfin, la perturbation du commerce mondial constitue l’une des manifestations les plus visibles de ces rivalités. Les chaînes logistiques, les flux énergétiques et les circuits financiers deviennent eux-mêmes des instruments de pression stratégique.</p>



<p>Ainsi, la guerre contemporaine ne se réduit plus à l’affrontement militaire direct. Elle s’inscrit dans un conflit multidimensionnel où se mêlent rivalités géopolitiques, compétition technologique, stratégies économiques et luttes d’influence médiatique pour le contrôle de l’ordre international.</p>



<p><strong>Mikaïlou Cissé&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>[Tribune ] Le terrorisme : histoire, ambiguïtés et usages politiques d’un concept controversé</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mikailou Cissé]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 14 Mar 2026 06:45:24 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Découvrez la Généalogie du terrorisme à travers une analyse historique et philosophique des enjeux politiques contemporains.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Dans cette réflexion approfondie, Mikaïlou Cissé, professeur de philosophie au secondaire au Mali, analyse la notion de terrorisme en revenant sur son évolution historique, ses ambiguïtés juridiques et ses usages politiques. À travers une approche à la fois philosophique et géopolitique, l’auteur montre que le terrorisme ne peut être compris uniquement comme une forme de violence, mais aussi comme une catégorie de qualification dont le sens dépend des contextes historiques, des rapports de pouvoir et des enjeux des relations internationales.</em></strong></p>



<p>Le terme « <em>terrorisme</em> » occupe aujourd’hui une place centrale dans les discours politiques, médiatiques et militaires contemporains. Pourtant, derrière son apparente évidence morale, il dissimule une notion historiquement évolutive, juridiquement contestée et politiquement instrumentalisée. Comprendre le terrorisme exige donc de dépasser les usages immédiats du mot pour en retracer la généalogie, en interroger la portée conceptuelle et en examiner les implications géopolitiques.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-origine-revolutionnaire-du-concept"><strong>L’origine révolutionnaire du concept</strong></h2>



<p>Dès lors, il révèle que le terrorisme n’est pas seulement un phénomène de violence, mais aussi une catégorie de qualification politique dont la signification dépend des contextes historiques et des rapports de pouvoir.</p>



<p>Historiquement, le terme apparaît dans un contexte inattendu au regard de son usage actuel. Son origine remonte à la Révolution française, plus précisément à la période de la Terreur entre 1793 et 1794. À cette époque, la terreur est assumée comme un instrument politique par le pouvoir révolutionnaire afin de préserver la République face aux menaces intérieures et extérieures.&nbsp;</p>



<p>La violence n’est pas alors celle d’acteurs clandestins contre l’État, mais bien celle exercée par l’État lui-même pour défendre un ordre politique jugé légitime. Dans cette configuration originelle, le terrorisme n’est pas perçu comme une criminalité marginale, mais comme une technique de gouvernement fondée sur l’intimidation et la peur. Cette généalogie historique rappelle que la notion de terrorisme ne naît pas dans la périphérie du pouvoir, mais au cœur même de l’État.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-transformation-du-sens-au-xixe-siecle"><strong>La transformation du sens au XIXe siècle</strong></h2>



<p>Au cours du XIXe siècle, le sens du terme connaît cependant une transformation progressive. Avec l’émergence de mouvements anarchistes, révolutionnaires et nationalistes, le terrorisme en vient à désigner des actions violentes dirigées contre les institutions étatiques ou contre les représentants du pouvoir. Les attentats anarchistes, les actions de groupes révolutionnaires ou certaines luttes de libération nationale contribuent à modifier la perception du phénomène.</p>



<p>Dans ce nouveau contexte, la violence terroriste est associée à des acteurs non étatiques cherchant à déstabiliser l’ordre politique établi. Cette mutation sémantique révèle déjà une tension fondamentale : la qualification de terrorisme dépend largement de la position de celui qui l’énonce. Pour les gouvernements, ces actes apparaissent comme des formes de criminalité politique menaçant l’ordre public. Pour leurs auteurs, ils peuvent être présentés comme des moyens de résistance ou de lutte contre l’oppression. La notion devient ainsi intrinsèquement polémique, oscillant entre condamnation morale et justification politique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-absence-de-definition-universelle-dans-les-relations-internationales"><strong>L’absence de définition universelle dans les relations internationales</strong></h2>



<p>À l’époque contemporaine, cette ambiguïté s’accentue encore avec la mondialisation des conflits et l’émergence de réseaux transnationaux de violence politique. Malgré l’usage massif du terme dans les relations internationales, aucune définition universelle et consensuelle du terrorisme n’existe. Les organisations internationales ont tenté d’en préciser les contours, mais les divergences politiques entre États rendent difficile l’adoption d’une définition unique.</p>



<p>Dans ce contexte, l’Organisation des Nations unies privilégie une approche pragmatique. La résolution 1566 adoptée en 2004 décrit le terrorisme comme des actes criminels dirigés contre des civils, commis dans l’intention de provoquer un état de terreur au sein d’une population ou de contraindre un gouvernement à agir d’une certaine manière. Cette formulation met l’accent sur deux critères essentiels : l’intention de produire un effet psychologique de peur collective et l’usage de la violence contre des civils.</p>



<p>Cette tentative de clarification vise à établir une base juridique permettant la coopération internationale contre les réseaux violents transnationaux. Toutefois, elle laisse subsister une difficulté majeure. En pratique, la plupart des définitions internationales s’appliquent principalement aux acteurs non étatiques, tandis que les violences commises par les États sont généralement inscrites dans le cadre du droit international humanitaire. Cette distinction contribue à maintenir une zone d’ombre conceptuelle autour de ce que certains qualifient de «<em> terrorisme d’État</em> », notion qui demeure politiquement sensible dans les relations internationales.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-terrorisme-comme-categorie-strategique-dans-les-relations-internationales"><strong>Le terrorisme comme catégorie stratégique dans les relations internationales</strong></h2>



<p>Dans les pratiques géopolitiques contemporaines, le terme « <em>terrorisme</em> » fonctionne ainsi souvent comme une catégorie stratégique. Les gouvernements l’utilisent pour délégitimer leurs adversaires et justifier diverses politiques sécuritaires ou interventions militaires. Cette dynamique s’est particulièrement intensifiée au début du XXIe siècle à la suite des attentats du 11 septembre 2001.</p>



<p>La proclamation d’une « <em>guerre mondiale contre le terrorisme</em> » a contribué à universaliser cette catégorie dans les discours politiques et à renforcer les dispositifs juridiques et sécuritaires dans de nombreux États. Les législations antiterroristes se sont multipliées, élargissant les pouvoirs des autorités publiques en matière de surveillance, de répression et de contrôle des populations et des États. Parallèlement, certaines puissances ont établi des classifications d’« <em>États parrains du terrorisme</em> », catégories souvent influencées par des considérations stratégiques et politiques autant que juridiques et humanitaires.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-qualification-profondement-politique-de-la-violence"><strong>Une qualification profondément politique de la violence</strong></h2>



<p>Cette évolution révèle le caractère profondément politique de la notion. Loin d’être une simple description objective d’actes violents, le terrorisme fonctionne également comme un instrument de qualification normative. Nommer un acteur « <em>terroriste</em> » revient à lui retirer toute légitimité politique et à inscrire son action dans le registre de la criminalité absolue. Cette dimension performative du langage explique la force symbolique du terme dans les relations internationales.</p>



<p>Elle explique aussi les débats persistants autour de son usage, car la qualification de terrorisme peut dépendre autant des rapports de puissance que de critères juridiques ou moraux.</p>



<p>Cette situation renvoie plus largement à la question de la qualification de la violence politique. Toute violence ne se réduit pas à sa matérialité : elle est toujours interprétée et catégorisée dans des cadres normatifs et discursifs. Une même action peut être décrite comme un acte de guerre, une insurrection, une résistance ou un terrorisme selon le point de vue adopté.</p>



<p>Cette pluralité d’interprétations montre que la notion de terrorisme appartient autant au domaine du langage politique qu’à celui du juridique ou du stratégique. Elle illustre également la difficulté de distinguer clairement entre violence illégitime et violence politiquement justifiée dans les situations de conflit.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-vers-une-definition-plus-objective-du-phenomene"><strong>Vers une définition plus objective du phénomène</strong></h2>



<p>Dans ce contexte, recentrer la définition du terrorisme sur des critères relativement objectifs afin de limiter les manipulations politiques semble nécessaire. Ces critères incluent l’usage intentionnel de la violence, la cible constituée de civils, la volonté de produire un effet psychologique de peur collective et la poursuite d’objectifs politiques. Une telle approche permettrait de dissocier la qualification du terrorisme de l’identité des acteurs et de la fonder plutôt sur la nature des actes commis.</p>



<p>En définitive, le terrorisme apparaît comme une notion à la fois indispensable et fragile dans la compréhension des conflits contemporains. Indispensable, parce qu’elle permet de désigner certaines formes de violence politique visant délibérément les populations civiles et les États souverains. Fragile, parce que son usage reste profondément dépendant des contextes politiques et des rapports militaires.</p>



<p>Dans les débats publics, parler du terrorisme implique donc de préciser les critères employés, de distinguer les faits de leur qualification normative et de replacer les événements dans leur contexte historique et politique. À défaut de cet effort de clarification, le terme risque de perdre sa valeur sémantique pour devenir une simple arme rhétorique dans les conflits du monde contemporain.</p>



<p><strong>Mikaïlou Cissé</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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