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	<title>Archives des L&#039;éducation au Sahel : tout savoir sur les dernières actualités &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des L&#039;éducation au Sahel : tout savoir sur les dernières actualités &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Former des citoyens ou reproduire des sujets ? L&#8217;éducation civique au Mali, enjeu de souveraineté</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 May 2026 02:00:00 +0000</pubDate>
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<p>Au Mali, la réforme de l’éducation civique est devenue un enjeu politique majeur. Entre héritage colonial, promotion des langues nationales et lutte contre l’extrémisme, l’école se retrouve au cœur du projet de refondation nationale.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Dans un pays traversé par des crises institutionnelles profondes et des ingérences extérieures répétées, la question de ce que l&rsquo;on enseigne à l&rsquo;école — et au nom de quoi — est devenue un acte politique majeur.</em></strong></p>



<p>Il existe, dans chaque nation, un moment où l&rsquo;école cesse d&rsquo;être un simple outil d&rsquo;alphabétisation pour devenir le lieu où se joue la définition même du peuple. Le Mali vit aujourd&rsquo;hui l&rsquo;un de ces moments. Depuis les coups d&rsquo;État de 2020 et 2021, depuis la rupture avec la France et le recentrage souverainiste du régime de transition, une question traverse les couloirs des ministères, les amphithéâtres universitaires et les classes de quartier : que doit-on enseigner aux Maliens pour qu&rsquo;ils se pensent Maliens — et pas seulement des administrés ?</p>



<p>La question de l&rsquo;éducation civique n&rsquo;est jamais innocente. Partout dans le monde, les programmes scolaires sont des terrains de bataille idéologique. Mais au Mali, elle prend une résonance particulière, car elle croise plusieurs fractures simultanées : une crise de légitimité de l&rsquo;État, une défiance profonde envers les institutions héritées de la colonisation, une jeunesse démographiquement écrasante et une pression des puissances étrangères — anciennes comme nouvelles — pour modeler à leur avantage la conscience politique malienne.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/image.png"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="219" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/image-1024x219.png" alt="Statistique du taux d'alphabétisation au Mali." class="wp-image-22370" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/image-1024x219.png 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/image-300x64.png 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/image-768x164.png 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/image-1170x250.png 1170w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/image-585x125.png 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/image-600x128.png 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/image.png 1468w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Statistique du taux d&rsquo;alphabétisation au Mali. ©Image générée par IA. </figcaption></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading"><strong>L&rsquo;héritage colonial, une blessure encore ouverte dans les programmes</strong></h2>



<p>L&rsquo;école malienne, dans sa structure profonde, reste largement un héritage de l&rsquo;administration coloniale française. Les programmes, les manuels, les examens, la langue d&rsquo;enseignement : tout ou presque a été pensé, à l&rsquo;origine, pour former des auxiliaires de l&#8217;empire, pas des citoyens d&rsquo;une République souveraine. Indépendance proclamée en 1960, cette architecture n&rsquo;a été que partiellement réformée.</p>



<p>La langue française, imposée comme vecteur exclusif de l&rsquo;instruction officielle, est symptomatique de cette persistance. Dans un pays où le bambara est parlé par plus de la moitié de la population, où le peul, le dogon, le soninké et le songhaï structurent des millions de vies, l&rsquo;enseignement exclusivement en français constitue, pour beaucoup d&rsquo;enfants ruraux, une première forme d&rsquo;exclusion. On leur enseigne la citoyenneté dans une langue qui n&rsquo;est pas celle de leur foyer, de leurs rêves, de leur rapport au monde.</p>



<p>Selon le&nbsp;Pédagogue éducateur et penseur suisse, pionnier de la pédagogie&nbsp;moderne, Johann Heinrich (Jean-Henri) Pestalozzi,&nbsp;«&nbsp;<em>On aura beau faire des lois meilleures, dit-il, ce ne sera point assez ; l’avenir des nations est dans les écoles ; ce sont les écoles qu’il faut réformer.</em>&nbsp;». Cette&nbsp;phrase était inscrite au fronton de l’école «&nbsp;<em>Jules Ferry</em>&nbsp;» de Batna en Algérie.</p>



<p>Des expériences pédagogiques novatrices tentent de corriger cette trajectoire. Depuis les années 1990, des écoles dites «&nbsp;<em>communautaires</em>&nbsp;» ou «&nbsp;<em>à curriculum convergent</em>&nbsp;» intègrent les langues nationales dans les premières années d&rsquo;apprentissage, avant d&rsquo;introduire le français progressivement. Les résultats, documentés par plusieurs études, sont probants : meilleure compréhension, taux de déperdition scolaire réduit, sentiment d&rsquo;appartenance renforcé. Mais ces programmes restent marginaux, insuffisamment financés, souvent dépendants de bailleurs étrangers.</p>



<p>« <em>Un peuple qui perd sa langue devient colonisé par le ou les pays de la langue qu&rsquo;il a adoptée</em> », a déclaré Montesquieu, pour souligner la place centrale que joue la langue dans la décolonisation des esprits et dans la quête de la souveraineté.Conscientes de cet état de fait, les autorités maliennes de la transition ont accordé une place considérable aux langues nationales élevées au rang de langues officielles tandis que le français est relégué au rang de langue de travail. </p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Que transmettre ? La bataille des valeurs nationales</strong></h2>



<p>Au-delà de la langue, c&rsquo;est le contenu même de l&rsquo;éducation civique qui est en débat. Quelles valeurs nationales enseigner ? Sur quelles références morales et historiques fonder le sentiment d&rsquo;appartenance à la République du Mali ?</p>



<p>Pendant des décennies, les manuels scolaires maliens ont reproduit un récit national construit autour de quelques grandes figures — Soundiata Kéïta, fondateur de l&#8217;empire du Mali au XIIIe siècle ; Modibo Kéïta, premier président de la République — et d&rsquo;un panthéon républicain importé de la tradition jacobine française : liberté, égalité, fraternité. Ces valeurs ne sont pas sans fondement dans l&rsquo;histoire malienne, mais elles peinent à dialoguer avec les réalités vécues, notamment les solidarités communautaires, les hiérarchies sociales, les pratiques religieuses qui structurent profondément la vie quotidienne.&nbsp;</p>



<p>La question se pose avec une acuité particulière dans le contexte sécuritaire actuel. Les groupes armés terroristes qui sévissent dans le nord et le centre du pays ont développé leur propre offre éducative — écoles coraniques radicalisées, endoctrinement des jeunes désœuvrés. Former à la citoyenneté est aussi, dans ce contexte, un acte de résistance contre la propagande des groupes extrémistes.</p>



<p>Dans les régions de Mopti, Ségou, Gao et Ménaka, des centaines d&rsquo;écoles publiques ont été fermées ou abandonnées depuis 2012 sous la pression des groupes armés. UNICEF estimait en 2024 que plus de 1,2 million d&rsquo;enfants maliens se trouvaient privés d&rsquo;accès à l&rsquo;éducation du fait des violences. Le vide ainsi créé est souvent comblé par des structures confessionnelles radicales qui offrent gîte, couvert et un récit identitaire aux jeunes les plus vulnérables.</p>



<p>Les autorités maliennes de la transition ont entamé une réforme profonde dans ce sens en interdisant en 2025 l’enseignement de la Révolution française de 1789 dans les écoles maliennes. Aussi faut-il rappeler que le but recherché derrière le Programme national d’éducation aux valeurs (PNEV) est précisément la revalorisation de l’éducation civique et morale dans les établissements scolaires.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La refondation civique, projet politique ou programme scolaire ?</strong></h2>



<p>Le gouvernement de transition malien a affiché, depuis 2021, une ambition de «&nbsp;<em>refondation</em>&nbsp;» nationale. Cette rhétorique irrigue désormais les discours officiels sur l&rsquo;éducation : il s&rsquo;agit de former de nouveaux citoyens maliens, fiers de leur identité, débarrassés de la «&nbsp;<em>mentalité coloniale&nbsp;</em>», capables de bâtir un État fort.&nbsp;</p>



<p>Le ton est donné à travers la décision du président de la transition, le général d’armée Assimi Goïta de faire de la période 2026-2027 «&nbsp;<em>l’année de l’éducation et de la culture</em>&nbsp;».&nbsp;L’ambition des autorités maliennes est la formation d’«&nbsp;<em>un citoyen nouveau, patriote, compétent et responsable, capable de porter le destin du Mali avec dignité et excellence</em>&nbsp;». Mais aussi il s’agit d’engager «&nbsp;<em>un effort national déterminé pour refonder durablement notre école et investir dans le capital humain</em>&nbsp;», pour une «&nbsp;<em>prospérité partagée</em><em>&nbsp;</em>».</p>



<p>Car la refondation civique par l&rsquo;école suppose un consensus sur les valeurs que l&rsquo;on souhaite transmettre. C’est toute la portée du Programme national d’éducation aux valeurs (PNEV). Qui prend en compte toute la diversité du pays, composé d’une mosaïque de communautés ethniques, religieuses et régionales dont les histoires, les mémoires et les aspirations divergent parfois radicalement.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Vers une souveraineté éducative assumée</strong></h2>



<p>Ce que le Mali affronte, en définitive, n&rsquo;est pas une question pédagogique mais une question philosophique et politique : de quoi est fait un peuple ? Sur quoi repose le lien national lorsque les frontières héritées de la colonisation ne correspondent à aucune réalité ethnique ou culturelle préexistante, lorsque les puissances extérieures continuent de disputer à la société malienne le droit de se définir elle-même ?</p>



<p>La réponse ne peut pas venir de l&rsquo;extérieur — ni des anciens colonisateurs, ni des nouveaux partenaires qui proposent simplement de substituer une dépendance à une autre. Elle doit émerger d&rsquo;un dialogue intérieur, difficile, entre toutes les composantes de la société malienne : les enseignants et les parents, les élus locaux et les chefs traditionnels, les théologiens et les philosophes laïques, les femmes et les jeunes qui portent l&rsquo;essentiel du poids de la crise.</p>



<p>Former des citoyens, au Mali comme ailleurs, c&rsquo;est parier sur l&rsquo;avenir d&rsquo;un peuple capable de se gouverner lui-même. C&rsquo;est l&rsquo;acte de souveraineté le plus profond qui soit — et sans doute le plus urgent. C’est le veste chantier ouvert par les autorités maliennes de la transition.&nbsp;</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>La Charte de Kurukanfuka, 800 ans plus tard : les valeurs maliennes ont-elles une mémoire ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 May 2026 04:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Éducation]]></category>
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<p>Huit siècles après la Charte de Kurukanfuka, le Mali tente de réactiver ses valeurs historiques à travers le Programme National d’Éducation aux Valeurs. Analyse des racines culturelles et politiques de cette refondation.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Lancé en 2024 à l&rsquo;initiative du Président de la Transition, le général Assimi Goïta, le Programme National d&rsquo;Éducation aux Valeurs (PNEV) est le fruit d&rsquo;une vaste consultation nationale impliquant experts, société civile, autorités religieuses et traditionnelles. Son objectif est de reconstruire le lien entre le citoyen malien et les valeurs fondatrices de sa nation, pour faire de la refondation de l&rsquo;État non seulement un chantier institutionnel, mais d&rsquo;abord un chantier humain.</em></strong><strong><em>&nbsp;Comment donc le PNEV puise dans les sources historiques endogènes — la Charte de Kurukanfuka (1236), les lois de la Diina, les manuscrits de Tombouctou — pour bâtir un référentiel moral et civique à l&rsquo;heure de la refondation. Analyse.&nbsp;</em></strong></p>



<p>Il y a près de huit siècles, au lendemain de la bataille de Kirina (1235) qui consacra la victoire de Soundiata Keïta sur Soumaoro Kanté, les représentants des peuples coalisés de l&rsquo;Ouest africain se réunirent dans la plaine de Kurukanfuka, dans le mandé. De cette grande assemblée naquit une charte — la Charte impériale de Kurukanfuka —, véritable pacte fondateur posant les bases de la vie en commun : les droits, les devoirs, l&rsquo;organisation sociale, les règles de la paix civile. Certains historiens n&rsquo;hésitent pas à la qualifier de première «&nbsp;<em>constitution</em>&nbsp;» de l&rsquo;Afrique subsaharienne voire de première charte des droits de l’homme dans le monde.</p>



<p>Aujourd&rsquo;hui, en 2025, cette charte millénaire est convoquée au cœur d&rsquo;un chantier gouvernemental d&rsquo;une portée inédite : le Programme National d&rsquo;Éducation aux Valeurs (PNEV), initié par les autorités de la Transition sous l&rsquo;égide du Ministère de la Refondation de l&rsquo;État. Son ambition : forger «&nbsp;<em>un Malien de type nouveau&nbsp;</em>», en puisant non dans les modèles importés, mais dans le socle endogène de la civilisation malienne. Le pari est aussi culturel que politique. Et il soulève une question fondamentale : les valeurs ont-elles une mémoire ? Et si oui, peut-on la réactiver ?</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>De Kirina à Bamako : une transmission fracturée</strong></h2>



<p>La Charte de Kurukanfuka n&rsquo;est pas seulement un document historique. Pour les rédacteurs du PNEV, elle représente la preuve que les sociétés maliennes ont, de tout temps, su formaliser leurs principes de gouvernance et de vie collective. La charte, résumée en 134 articles et exhumée grâce aux travaux du savant guinéen Souleymane Kanté — inventeur de l&rsquo;écriture N&rsquo;ko — y est décrite comme déterminant «&nbsp;<em>les principes de vie, le droit, l&rsquo;organisation sociale, les règles applicables, les valeurs essentielles, les nécessités du pouvoir et les conditions de la paix civile&nbsp;</em>».</p>



<p>Mais entre la plaine de Kurukanfuka et les quartiers populaires de Bamako, il y a eu des siècles de bouleversements, de colonisation, de mimétisme et de ruptures. La transmission s&rsquo;est fracturée. C&rsquo;est précisément cette fracture que le PNEV entend réparer.</p>



<p>Le document fondateur du programme est sans ambages dans son diagnostic : «&nbsp;<em>Les savoirs endogènes s&rsquo;engloutissent dans les ténèbres des maîtres, qui disparaissent avec leurs sciences sans transmettre et sans laisser de trace.&nbsp;</em>» Une hémorragie silencieuse, aggravée par «&nbsp;<em>le mépris des valeurs endogènes et de leurs gardiens&nbsp;</em>», que des décennies de gouvernance défaillante ont laissé prospérer.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Trois piliers historiques pour un seul référentiel</strong></h2>



<p>Le PNEV ne s&rsquo;appuie pas sur un seul texte fondateur, mais sur une constellation de sources historiques, formant ensemble un référentiel cohérent. Trois d&rsquo;entre elles méritent une attention particulière.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>La Charte de Kurukanfuka (1236)</strong></h3>



<p>Premier pilier, et de loin le plus symbolique. La charte est souvent présentée comme une déclaration de droits avant la lettre. Elle proclamait l&rsquo;inviolabilité de la vie humaine, interdisait la mutilation des individus en temps de paix, accordait aux femmes un statut de protection, régulait les rapports entre castes et corporations. Bref, elle organisait une forme de «<em>contrat social</em>&nbsp;» dans un empire multilingue et multiethnique.</p>



<p>Pour le PNEV, ce texte n&rsquo;est pas qu&rsquo;un objet de musée. Il est le socle sur lequel doivent se greffer les réformes actuelles. Le programme note d&rsquo;ailleurs que «&nbsp;<em>la grande bataille de Kirina de 1235 représentait une étape décisive dans l&rsquo;affirmation d&rsquo;une conscience nationale partagée</em>&nbsp;» — et que la charte qui en est issue entendait précisément «&nbsp;<em>annoncer la mise en place d&rsquo;alliances sacralisées entre les diverses composantes des forces coalisées</em>&nbsp;». Un modèle de réconciliation et de pacte entre communautés qui résonne singulièrement dans le Mali d&rsquo;aujourd&rsquo;hui.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Les lois de la Diina (1818–1844)</strong></h3>



<p>Deuxième pilier : les lois instituées par Sékou Amadou, fondateur de l&#8217;empire théocratique du Macina. Ces dispositions organisaient la gestion de l&rsquo;espace pastoral du Delta intérieur du Niger, instituant notamment les&nbsp;<em>Jowros</em>&nbsp;— gardiens traditionnels des pâturages —, réglementant les passages des troupeaux et la traversée du fleuve vers le bourgou. En clair, un droit coutumier de l&rsquo;eau et de la terre qui a régi les relations entre nomades et sédentaires pendant plus d&rsquo;un siècle.</p>



<p>Longtemps ignorées ou reléguées au rang de curiosité anthropologique, ces lois témoignent d&rsquo;une capacité remarquable des sociétés maliennes à produire des règles de droit adaptées à leur environnement, bien avant toute influence juridique occidentale. Le PNEV y voit une illustration de ce que le programme appelle les «&nbsp;<em>instruments endogènes de régulation étatique et sociale</em>&nbsp;».</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Les manuscrits de Tombouctou</strong></h3>



<p>Troisième pilier : les cahiers jurisprudentiels de Tombouctou. La cité des 333 saints a longtemps été la capitale intellectuelle de l&rsquo;Afrique subsaharienne. Ses bibliothèques abritent des dizaines de milliers de manuscrits en arabe et en ajami, dont une partie importante est consacrée au droit islamique tel qu&rsquo;il était pratiqué et interprété par les cadis, imams et jurisconsultes maliens — avant et après le célèbre exil forcé d&rsquo;Ahmed Baba à Marrakech au XVIIe siècle.</p>



<p>Pour le PNEV, ces archives de jurisprudence ne sont pas de simples reliques. Elles constituent, selon le texte, «&nbsp;<em>une source de droit</em>&nbsp;» vivante, preuve que Tombouctou fut un foyer de production intellectuelle autonome, capable d&rsquo;adapter les principes religieux universels aux réalités locales. Les récupérer, les valoriser, les enseigner : voilà ce que réclame le programme.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Le Do Kayidara : la mémoire vivante</strong></h3>



<p>Mais la source la plus originale du PNEV est peut-être celle que le grand public connaît le moins : le Do Kayidara, un système d&rsquo;enseignement initiatique traditionnel que le programme qualifie de «&nbsp;<em>patrimoine immatériel</em>&nbsp;» d&rsquo;une portée transversale exceptionnelle.</p>



<p>Du Sénoufo au Tamasheq, du Peul au Songhaï, en passant par le Soninké, le Dogon ou le Maure, chaque communauté du territoire malien décline le Do Kayidara dans sa propre langue. C&rsquo;est, selon le PNEV, «&nbsp;<em>le fondement du vivre ensemble</em>&nbsp;» de ces communautés, «&nbsp;<em>un lien social puissant</em>&nbsp;» irrigué de valeurs communes malgré la diversité des expressions culturelles.</p>



<p>Concrètement, le Do Kayidara structure l&rsquo;éducation de l&rsquo;enfant autour de cinq valeurs cardinales — l&rsquo;humanité (<em>mogoya</em>), la sociabilité (<em>mogosèbèya</em>), la filiation sociable, l&rsquo;honorabilité (<em>horonya</em>) et la parenté élargie (<em>sinankunya</em>) — auxquelles s&rsquo;articulent des principes d&rsquo;organisation politique et une philosophie de la connaissance de soi (<em>Yèrèdon</em>). Ce dernier concept — se connaître soi-même avant de prétendre gouverner ou juger — est présenté comme la valeur première du Malien, celle qui conditionne toutes les autres.</p>



<p>Le voyageur arabe Ibn Battuta, qui avait séjourné dans l&rsquo;Empire du Mali en 1352, avait déjà été frappé par ce qui lui semblait relever d&rsquo;une extraordinaire discipline morale collective. Il notait dans ses chroniques «&nbsp;<em>le petit nombre d&rsquo;actes d&rsquo;injustice</em>&nbsp;» et «&nbsp;<em>la sureté complète et générale dont on jouit dans tout le pays&nbsp;</em>». Pour les rédacteurs du PNEV, ce témoignage est une preuve que ce système de valeurs a jadis fonctionné — et qu&rsquo;il peut fonctionner à nouveau.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le risque du patrimoine instrumentalisé</strong></h2>



<p>Toute cette démarche ne va pas sans poser des questions légitimes. La convocation des sources historiques au service d&rsquo;un projet politique est un exercice délicat : entre la réhabilitation sincère d&rsquo;un patrimoine et l&rsquo;instrumentalisation d&rsquo;un passé mythifié, la frontière est parfois ténue.</p>



<p>Le PNEV lui-même signale quelques zones de vigilance. Autour de la Charte de Kurukanfuka, par exemple, le texte rappelle que les débats entre chercheurs sont vifs : certains contestent l&rsquo;authenticité ou la datation de certaines versions de la charte, d&rsquo;autres tentent de créer «&nbsp;<em>la confusion entre la Charte de Kurukanfuka et la Charte du Mandé du Professeur Youssouf Tata Cissé</em>&nbsp;». Le programme note ces controverses avec une relative honnêteté, même s&rsquo;il ne les tranche pas.</p>



<p>Par ailleurs, réactiver des valeurs traditionnelles dans un contexte contemporain implique de faire des choix. Toutes les pratiques ancestrales ne méritent pas d&rsquo;être perpétuées. Le PNEV lui-même le reconnaît, évoquant des rites tels que l&rsquo;excision, «&nbsp;<em>de plus en plus abandonnés sous la poussée féministe et d&rsquo;organisations de cette obédience</em>&nbsp;». La mémoire des valeurs implique donc aussi un travail critique de tri — ce que le document effleure sans toujours l&rsquo;approfondir.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une mémoire à reconstruire, non à restaurer</strong></h2>



<p>Ce qui distingue le PNEV d&rsquo;une simple nostalgie du passé, c&rsquo;est sa conscience que la transmission des valeurs n&rsquo;est pas automatique. Elle se produit à travers des vecteurs — la famille, l&rsquo;école, les médias, les lieux de culte, les griots, les classes d&rsquo;âge — et ces vecteurs sont aujourd&rsquo;hui profondément affectés, voire en crise.</p>



<p>L&rsquo;une des personnalités consultées lors du processus d&rsquo;élaboration du programme l&rsquo;avait dit sans détour : «&nbsp;<em>Cette nouvelle aventure de la réappropriation de notre culture passe par le redressement moral, intellectuel et spirituel des talibés de l&rsquo;Occident. Ce sont eux — parents, gestionnaires des services de l&rsquo;État ou des services privés — qui constituent un contre-modèle évident. Si nous sommes capables d&rsquo;amélioration, de ressaisie, l&rsquo;entreprise va marcher. Dans le cas contraire, le bavardage ne saurait suffire.</em>&nbsp;»</p>



<p>C&rsquo;est peut-être là que réside l&rsquo;enjeu véritable de toute cette démarche mémorielle. La Charte de Kurukanfuka, les lois de la Diina, les manuscrits de Tombouctou et le Do Kayidara ne sauront reprendre vie dans les comportements quotidiens des Maliens que si ceux qui sont censés les incarner — les responsables politiques, les enseignants, les religieux, les chefs de famille — commencent eux-mêmes à en vivre les exigences.</p>



<p>La mémoire des valeurs est là. Ce qui reste à construire, c&rsquo;est la volonté de s&rsquo;en souvenir.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Au Mali, 41 520 manuels remis pour soutenir les écoles publiques</title>
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		<pubDate>Fri, 24 Apr 2026 06:00:00 +0000</pubDate>
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<p>Le gouvernement malien a reçu 41 520 manuels scolaires imprimés par l’ENETP sur le campus de Kabala. Une initiative visant à améliorer les conditions d’apprentissage dans les écoles.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>À Bamako, les autorités maliennes ont procédé ce jeudi 23 avril 2026 à la remise officielle de plus de 41 000 manuels scolaires destinés aux établissements du pays. Une initiative portée par le gouvernement de transition pour améliorer les conditions d’apprentissage, et marquée par une collaboration inédite entre les ministères de l’Économie, de l’Enseignement supérieur et de l’Éducation nationale.</em></strong></p>



<p>Une nouvelle étape dans la politique de renforcement du système éducatif malien. Ce jeudi 23 avril 2026, le ministère de l’Éducation nationale à Bamako a accueilli la cérémonie officielle de remise de manuels scolaires destinés aux écoles du pays. L’opération, pilotée par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique à travers l’École normale d’enseignement technique et professionnel (ENETP), vise à soutenir l’apprentissage des élèves dans un contexte marqué par des défis persistants pour le secteur éducatif.</p>



<p>La remise symbolique des ouvrages a été effectuée par le ministre d’État chargé de l’Économie et des Finances, Alousseni Sanou, qui les a officiellement transmis à son homologue de l’Enseignement supérieur, Bouréma Kansaye. Ce dernier les a ensuite remis au ministre de l’Éducation nationale, Amadou Sy Savané.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une production locale inédite</strong></h2>



<p>Selon le ministre de l’Éducation nationale, 41 520 exemplaires ont été réceptionnés lors de cette première phase, sur un total de 50 000 manuels scolaires dont la production a été confiée à l’imprimerie de l’ENETP. «&nbsp;<em>Ces manuels sont précieusement réceptionnés et seront utilisés à bon escient&nbsp;</em>», a déclaré le ministre, soulignant qu’ils contribueront à améliorer les conditions d’apprentissage dans les écoles maliennes.</p>



<p>La particularité de cette opération réside dans le lieu même de fabrication des ouvrages. Pour la première fois, ces manuels ont été imprimés sur le campus universitaire de Kabala, à Bamako, par l’imprimerie de l’ENETP, en collaboration avec la Direction nationale de la pédagogie (DNP).</p>



<p>Jusqu’à présent, cette imprimerie était principalement mobilisée pour la production de feuilles d’examen destinées aux structures de l’enseignement supérieur. «&nbsp;<em>C’est une première expérience pour nous&nbsp;</em>», a expliqué le directeur général de l’ENETP, Yacouba Daou, évoquant une étape importante dans la montée en puissance des capacités nationales d’impression.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une initiative soutenue au sommet de l’État</strong></h2>



<p>Lors de la cérémonie, le ministre de l’Éducation nationale a également salué l’implication des plus hautes autorités du pays dans ce projet, notamment celle du président de la Transition, le général Assimi Goïta, qui avait donné instruction d’accélérer la production de manuels scolaires pour les établissements du pays.</p>



<p>Le ministre a également remercié le département de l’Économie et des Finances pour avoir facilité le financement de l’opération, permettant ainsi la réalisation rapide de cette première production nationale.</p>



<p>Pour les autorités maliennes, l’initiative s’inscrit dans une stratégie plus large visant à améliorer la qualité de l’enseignement et à renforcer l’autonomie du système éducatif, notamment par le développement de capacités locales de production de ressources pédagogiques.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>En Afrique de l’Ouest, un bac blanc régional pour préparer l’harmonisation des examens</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 19 Apr 2026 18:27:24 +0000</pubDate>
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<p>L’UEMOA organise un bac blanc régional du 20 au 24 avril pour tester un futur baccalauréat harmonisé dans ses huit États membres d’Afrique de l’Ouest.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>L’Union économique et monétaire ouest-africaine lance une expérimentation inédite du 20 au 24 avril dans ses États membres. Objectif : tester les bases d’un futur baccalauréat harmonisé dans l’espace communautaire.</em></strong></p>



<p>L’idée d’un baccalauréat commun en Afrique de l’Ouest franchit une nouvelle étape. L’Union économique et monétaire ouest‑africaine organise du 20 au 24 avril 2026 un baccalauréat blanc régional, simultanément dans ses États membres. L’initiative vise à tester les modalités d’un futur examen harmonisé à l’échelle de l’Union.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-tester-un-futur-bac-regional"><strong>Tester un futur bac régional</strong></h2>



<p>Cette épreuve expérimentale permettra d’évaluer le format des épreuves prévu par la directive communautaire adoptée en 2020, qui encadre la mise en place d’un baccalauréat harmonisé dans l’espace UEMOA. L’objectif est de mesurer la pertinence du modèle retenu, notamment l’approche pédagogique basée sur des « <em>situations complexes</em> », et d’identifier les ajustements nécessaires avant une éventuelle généralisation.</p>



<p>Le bac blanc concerne à la fois les séries scientifiques et littéraires. Les candidats plancheront sur sept disciplines clés : français (ou portugais dans les pays lusophones), histoire-géographie, mathématiques, sciences de la vie et de la terre, anglais, philosophie et sciences physiques.</p>



<p>Pour la Commission de l’UEMOA, l’exercice doit permettre d’évaluer le niveau des élèves dans les différents systèmes éducatifs et de repérer les éventuels écarts entre pays. Les résultats devraient aussi servir à ajuster les méthodes pédagogiques et les programmes afin de rapprocher progressivement les standards d’enseignement.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-vers-une-reconnaissance-commune-du-diplome"><strong>Vers une reconnaissance commune du diplôme</strong></h2>



<p>L’harmonisation du baccalauréat s’inscrit dans un projet plus large de coopération éducative au sein de l’Union. Adoptée le 28 septembre 2020, la directive instituant ce bac communautaire vise à créer un cadre commun d’évaluation en fin de cycle secondaire et à faciliter la reconnaissance mutuelle du diplôme entre les États membres.</p>



<p>À terme, l’ambition est de renforcer la mobilité académique des étudiants dans l’espace communautaire, en permettant aux bacheliers d’accéder plus facilement aux universités d’autres pays de l’Union sans procédures de reconnaissance complexes.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-chantier-educatif-majeur"><strong>Un chantier éducatif majeur</strong></h2>



<p>L’UEMOA regroupe huit pays d’Afrique de l’Ouest – Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal et Togo – dont les systèmes éducatifs restent marqués par des héritages administratifs différents.</p>



<p>Dans cette région où la mobilité des étudiants et des travailleurs qualifiés est en constante progression, l’idée d’un diplôme de fin d’études secondaires reconnu dans tout l’espace communautaire est perçue comme un levier d’intégration régionale.</p>



<p>L’organisation de ce bac blanc constitue ainsi une étape décisive dans ce processus. Les enseignements tirés de l’expérimentation devraient permettre aux autorités éducatives de préciser les contours du futur baccalauréat harmonisé.</p>



<p>Une réforme ambitieuse, mais qui devra encore relever un défi majeur : concilier les spécificités nationales avec la volonté d’instaurer un standard éducatif commun à l’échelle ouest-africaine.</p>



<p><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : un projet de construction et de rénovation de lycées en discussion avec la BOAD</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 28 Mar 2026 13:47:06 +0000</pubDate>
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<p>Le gouvernement malien lance un projet de construction et rénovation de lycées pour améliorer l'éducation et les infrastructures.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Le gouvernement malien veut accélérer la modernisation de ses infrastructures scolaires. Le ministre de l’Éducation nationale, Amadou Sy Savane, a annoncé vendredi 27 mars 2026 un projet de construction, d’extension et de rénovation de plusieurs établissements secondaires et centres de formation, à l’issue d’une séance de travail avec une délégation de la Banque Ouest‑Africaine de Développement (BOAD).</em></strong></p>



<p>La rencontre s’est tenue à Bamako avec une mission conduite par le chef de projet de la banque, Abdoulaye Latif. Les discussions ont porté sur les besoins urgents du système éducatif malien en infrastructures modernes et adaptées à la croissance des effectifs scolaires.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-renforcer-l-ecole-malienne-en-innovant"><strong>Renforcer l’école malienne en innovant</strong></h2>



<p>Selon le ministre, ce programme prévoit la construction de quinze nouveaux lycées, l’extension de douze établissements existants et la rénovation de trois lycées historiques de la capitale : le lycée Askia Mohamed, le lycée Bah Aminata Diallo et le lycée Technique de Bamako. Le projet inclut également la création de centres de formation professionnelle et de formation des enseignants, afin de renforcer la qualité de l’encadrement pédagogique.</p>



<p>Pour Amadou Sy Savane, cette initiative s’inscrit dans la volonté des autorités de consolider durablement le système éducatif. «&nbsp;<em>Il faut renforcer l’école malienne en innovant, mais aussi en construisant de nouveaux établissements scolaires</em>», a-t-il déclaré, saluant le soutien des partenaires financiers.</p>



<p>Le ministre a également remercié le président de la transition, le général d’armée Assimi Goïta, qui a décrété la période 2026-2027 «&nbsp;<em>année de l’Éducation et de la Culture</em>&nbsp;», une orientation politique censée placer l’école au cœur des priorités nationales.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-repondre-a-la-demande-educative"><strong>Répondre à la demande éducative</strong></h2>



<p>Du côté de la BOAD, la mission s’est dite favorable au principe du financement. Son représentant, Abdoulaye Latif, a indiqué qu’une restitution serait faite à l’institution afin d’élaborer une proposition de financement qui sera soumise au conseil d’administration de la banque.</p>



<p>Si le projet est validé, il pourrait marquer une nouvelle étape dans l’amélioration des infrastructures éducatives au Mali, confrontées depuis plusieurs années à une forte pression démographique et à des besoins croissants en établissements scolaires modernes. Les autorités espèrent ainsi répondre à la demande éducative tout en améliorant les conditions d’apprentissage des élèves et de formation des enseignants.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Éducation : l’alerte mondiale sur les laissés-pour-compte</title>
		<link>https://saheltribune.com/education-lalerte-mondiale-sur-les-laisses-pour-compte/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Mar 2026 20:26:34 +0000</pubDate>
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<p>Le Rapport mondial de suivi sur l’éducation révèle l'exclusion de millions de jeunes. L'équité devient une priorité incontournable.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Alors que 273 millions de jeunes restent exclus du système scolaire, le&nbsp;Rapport mondial de suivi sur l’éducation&nbsp;alerte sur l’essoufflement des progrès et appelle les États à faire de l’équité la pierre angulaire de leurs politiques éducatives. Une inflexion jugée indispensable pour éviter un échec des objectifs fixés à l’horizon 2030.</em></strong></p>



<p>Face à une stagnation préoccupante de l’accès à l’éducation dans le monde, le nouveau Rapport mondial de suivi sur l’éducation, publié ce mercredi 25 mars au siège de l’UNESCO, appelle les États à placer l’équité au cœur de leurs politiques éducatives. Une condition jugée indispensable pour atteindre les objectifs internationaux d’ici à 2030.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-273-millions-de-jeunes-toujours-exclus"><strong>273 millions de jeunes toujours exclus</strong></h2>



<p>Le constat revèle que 273 millions d’enfants, d’adolescents et de jeunes dans le monde ne sont toujours pas scolarisés, soit un sur six. Pire, ce chiffre est en hausse pour la septième année consécutive. Une situation qui illustre un ralentissement généralisé des progrès depuis 2015, particulièrement marqué en Afrique subsaharienne.</p>



<p>Si les taux d’achèvement scolaire progressent — deux élèves sur trois terminent aujourd’hui le secondaire —, le rythme actuel reste insuffisant. À ce stade, l’objectif d’un accès universel au secondaire ne serait atteint qu’au siècle prochain, bien au-delà de l’échéance fixée à 2030.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-modele-mondial-remis-en-question"><strong>Un modèle mondial remis en question</strong></h2>



<p>Pour les auteurs du rapport, cet écart entre ambitions et réalité ne signifie pas l’échec de l’agenda éducatif mondial, mais plutôt la nécessité de le repenser. Dans un contexte de fragilisation du multilatéralisme, ils plaident pour un changement de paradigme : abandonner les objectifs uniformes au profit de cibles nationales adaptées aux réalités locales.</p>



<p>L’idée est que chaque pays doit définir ses propres objectifs, ambitieux mais atteignables, et rendre des comptes à ses citoyens avant tout. Une approche qui, selon le rapport, pourrait renforcer l’efficacité des politiques publiques et redonner du sens aux engagements internationaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-progres-reels-mais-inegalement-repartis"><strong>Des progrès réels mais inégalement répartis</strong></h2>



<p>Depuis 2000, les avancées restent significatives. Les effectifs scolarisés ont augmenté de 30 % dans le primaire et le secondaire, et de 161 % dans l’enseignement supérieur. Certains pays ont enregistré des progrès spectaculaires : Madagascar ou le Togo ont réduit massivement le nombre d’enfants non scolarisés, tandis que le Maroc ou le Vietnam ont amélioré l’accès des adolescents à l’éducation.</p>



<p>Mais ces succès restent disparates et masquent des inégalités persistantes, liées notamment au niveau de richesse, à la localisation géographique ou aux situations de conflit.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-equite-comme-priorite-politique"><strong>L’équité comme priorité politique</strong></h2>



<p>Le rapport insiste sur la nécessité de mieux identifier les populations laissées pour compte, grâce à des données plus précises. Or, un pays sur trois ne dispose toujours pas d’informations sur les écarts entre zones urbaines et rurales, et plus de la moitié ne mesure pas les inégalités liées aux revenus.</p>



<p>Au-delà du diagnostic, les experts appellent à un financement plus équitable, ciblant les régions et les publics les plus vulnérables. Des mécanismes comme les transferts aux écoles ou aux ménages, ou encore les programmes de repas scolaires, se sont développés ces dernières années, mais restent insuffisamment orientés vers la réduction des inégalités.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-reformes-en-progression"><strong>Des réformes en progression</strong></h2>



<p>Sur le plan législatif, les évolutions sont notables. La part des pays dotés de lois sur l’éducation inclusive est passée de 1 % à 24 % depuis 2000. Parallèlement, le nombre d’États garantissant au moins 12 années d’enseignement obligatoire a plus que triplé.</p>



<p>Mais pour les auteurs du rapport, ces avancées doivent s’accompagner d’un suivi rigoureux des politiques publiques, et pas seulement des&nbsp;Résultats. Comprendre les choix politiques, leurs motivations et leurs effets est essentiel pour améliorer durablement les systèmes éducatifs.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-appel-a-repenser-les-priorites"><strong>Un appel à repenser les priorités</strong></h2>



<p>Au-delà des chiffres, le rapport GEM 2026 se veut un avertissement : les millions d’enfants exclus du système scolaire ne sont pas une fatalité, mais le reflet de politiques insuffisamment inclusives.</p>



<p>«&nbsp;<em>Prendre au sérieux l’équité</em>&nbsp;», conclut le rapport, suppose de faire preuve de patience, de tirer les leçons des expériences passées et de concevoir des solutions adaptées à chaque contexte. À défaut, les objectifs fixés pour 2030 risquent de rester hors de portée.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Au Mali, un « Palais des pionniers » pour encadrer et mobiliser la jeunesse</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Mar 2026 13:46:32 +0000</pubDate>
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<p>Le Palais des pionniers ouvre ses portes pour soutenir la jeunesse malienne et promouvoir une formation civique de qualité.</p>
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<p><strong><em>Les autorités de transition ont inauguré le 10 mars un vaste complexe dédié à la formation civique et à l’encadrement des jeunes. Un projet présenté comme un symbole de la politique de construction citoyenne portée par le gouvernement.</em></strong></p>



<p>Le président de la transition, le général d’armée Assimi Goïta, a décrété la période 2026-2027 «&nbsp;<em>Année de l’éducation et de la culture</em> », en vue de former « <em>un citoyen nouveau, patriote, compétent et responsable, capable de porter le destin du Mali avec dignité et excellence </em>». Le Mali mise sur sa jeunesse pour préparer l’avenir. Depuis son arrivée au pouvoir, le chef de l’Etat n’a jamais caché cet engagement pour la jeunesse : «&nbsp;<em>Je suis jeune comme vous. Si j’échoue, c’est toute la jeunesse qui aura échoué</em>&nbsp;», avait-il déclaré en 2021.&nbsp;</p>



<p>Ce Mardi 10 mars, le premier ministre, le général Abdoulaye Maïga, a inauguré à Bamako le Palais des Pionniers, un complexe éducatif et événementiel destiné à la formation civique et à l’encadrement des jeunes.</p>



<p>La cérémonie s’est déroulée dans le quartier de Magnambougou, en Commune VI de la capitale, en présence notamment de Yacouba Katilé, président du Conseil économique, social, environnemental et culturel.</p>



<p>Pour les autorités, ce projet s’inscrit dans la vision portée par le président de la transition, le général d’armée Assimi Goïta, qui considère la jeunesse comme « <em>la plus grande richesse du Mali </em>» et un levier essentiel pour bâtir « <em>un Mali souverain et prospère</em> ».</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-complexe-dedie-a-l-education-civique"><strong>Un complexe dédié à l’éducation civique</strong></h2>



<p>Construit sur une superficie d’environ trois hectares, le Palais des Pionniers se veut un espace polyvalent consacré à l’éducation, à la formation et aux activités culturelles et sportives des jeunes.</p>



<p>L’infrastructure comprend plusieurs équipements : salles de conférences, de spectacles et de réunions, espaces informatiques, résidence et centre d’accueil.</p>



<p>Le complexe dispose également d’importantes installations sportives, dont une salle de gymnastique, des terrains de football, de basketball et de handball, ainsi qu’une piscine semi-olympique.</p>



<p>Selon les autorités, l’ensemble a été conçu pour accueillir des activités éducatives, culturelles et citoyennes destinées à renforcer l’engagement des jeunes dans la vie nationale.</p>



<p>Plusieurs espaces du site portent le nom de personnalités maliennes reconnues pour leurs engagements civiques, sociaux ou sportifs.</p>



<p>Pour le gouvernement, cette initiative s’inscrit aussi dans la continuité de l’histoire politique du pays. Le mouvement des pionniers avait été lancé dans les années 1960 sous la présidence de Modibo Keïta, avec l’objectif d’encadrer et de former la jeunesse dans l’esprit du civisme et du patriotisme.</p>



<p>En inaugurant ce nouveau complexe, les autorités entendent raviver cet héritage et l’adapter aux réalités contemporaines.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-temple-de-l-instruction-civique"><strong>Un « temple de l’instruction civique »</strong></h2>



<p>Le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, Abdoul Kassim Fomba, a présenté le Palais des Pionniers comme « <em>un temple de l’instruction et du civisme </em>».</p>



<p>Selon lui, l’infrastructure doit devenir un outil institutionnel durable pour structurer et professionnaliser les initiatives portées par la jeunesse malienne.</p>



<p>Le projet découle notamment des recommandations formulées lors des États généraux de la jeunesse, qui avaient appelé à renforcer les dispositifs d’encadrement et de formation des jeunes.</p>



<p>Dans son intervention, le premier ministre Abdoulaye Maïga a insisté sur la responsabilité des jeunes dans la réussite de ce projet.</p>



<p>« <em>Le gouvernement a posé le cadre</em> », a-t-il déclaré, appelant la jeunesse à faire vivre et rayonner ce nouvel espace à travers des activités éducatives, culturelles et sportives. Il a également invité les jeunes à participer activement à l’entretien et à la préservation du site afin d’en garantir la pérennité.</p>



<p>Pour les autorités de transition, ce nouveau Palais des Pionniers se veut ainsi un symbole de la politique de construction citoyenne et de mobilisation de la jeunesse dans le Mali en reconstruction.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra </strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>« Année de l’éducation et de la culture » : le ministre Sy Savané souhaite « une année de dialogue responsable pour l’école malienne »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Mar 2026 17:45:59 +0000</pubDate>
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<p>Le ministre malien de l’Éducation dévoile les enjeux de l’Année de l’éducation et de la culture pour transformer l'éducation en 2026-2027.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Le ministre malien de l’Éducation nationale, Dr Amadou Sy Savane, a rencontré le jeudi 5 mars les syndicats du secteur afin de préparer la mise en œuvre de l’« Année de l’Éducation et de la Culture » décrétée par les autorités de transition pour 2026-2027. L’objectif est de relancer le dialogue avec les enseignants et accélérer la refondation du système éducatif.</em></strong></p>



<p>Le gouvernement malien veut placer l’école au cœur de son agenda politique. Ce jeudi 5 mars, le ministre de l’Éducation nationale, Dr Amadou Sy Savane, a rencontré à Bamako les représentants des principaux syndicats du secteur éducatif lors d’une séance d’information et d’échanges consacrée aux réformes en cours.</p>



<p>Cette rencontre s’inscrit dans la dynamique lancée par les autorités de transition après la décision du président de la Transition, le général Assimi Goïta, de décréter la période 2026-2027 « <em>Année de l’Éducation et de la Culture </em>».</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-refonder-l-ecole-malienne"><strong>Refonder l’école malienne</strong></h2>



<p>Devant les représentants syndicaux, le ministre a insisté sur la nécessité d’instaurer un climat de dialogue durable afin de relancer un système éducatif fragilisé par des années de crises, de grèves et de difficultés structurelles.</p>



<p>« <em>Je souhaite que cette année soit une année de dialogue responsable pour l’école malienne. L’école est au cœur de l’avenir et les enseignants en sont les piliers</em> », a déclaré Amadou Sy Savané.</p>



<p>Le ministre a également réaffirmé la volonté de son département de refonder le système éducatif malien en s’appuyant sur des principes qu’il juge essentiels : les valeurs nationales, la discipline, l’engagement et la responsabilité collective.</p>



<p>Dans ce cadre, il a appelé les enseignants à jouer pleinement leur rôle dans le redressement du pays. Il a surtout&nbsp; évoqué une « <em>responsabilité historique</em> » du corps enseignant dans la reconstruction de l’école malienne.</p>



<p>Pour les autorités, l’initiative de l’Année de l’Éducation et de la Culture doit marquer une nouvelle étape dans les politiques publiques consacrées à l’éducation.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-infrastructures-et-modernisation-du-systeme"><strong>Infrastructures et modernisation du système</strong></h2>



<p>Selon le ministre, cette période de deux ans devra se traduire par des avancées concrètes, notamment dans la construction et la réhabilitation d’infrastructures scolaires, mais aussi dans la modernisation du système éducatif.</p>



<p>« <em>C’est un rendez-vous qu’il ne faut pas manquer. Au sortir de ces deux années, nous devons pouvoir nous féliciter d’une grande réalisation </em>», a-t-il affirmé devant les représentants syndicaux.</p>



<p>Les autorités entendent également améliorer les conditions d’enseignement et renforcer l’organisation du secteur afin de mieux répondre aux défis démographiques et sociaux auxquels le Mali est confronté.</p>



<p>Du côté des syndicats de l’éducation, l’initiative gouvernementale a été globalement saluée. Les représentants du secteur ont néanmoins rappelé plusieurs priorités jugées indispensables pour la réussite de cette ambition.</p>



<p>Ils ont notamment insisté sur l’opérationnalisation du Conseil supérieur de l’éducation, considéré comme un outil central de gouvernance du système éducatif.</p>



<p>Les syndicats ont également demandé la mise en œuvre effective des recommandations issues des États généraux de l’éducation. Ils estiment que ces conclusions constituent une feuille de route essentielle pour réformer durablement l’école malienne.</p>



<p>En décrétant l’« <em>Année de l’Éducation et de la Culture </em>», les autorités de transition affichent leur volonté de placer l’école au centre du projet national.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>[Tribune] La renaissance du Mali passera-t-elle par ses salles de classe ?</title>
		<link>https://saheltribune.com/tribune-la-renaissance-du-mali-passera-t-elle-par-ses-salles-de-classe/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Mar 2026 07:53:51 +0000</pubDate>
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<p>L'Année de l'éducation et de la culture souligne l'engagement du Mali à former des citoyens compétents et responsables.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Les autorités de transition veulent reconstruire le système éducatif pour répondre aux défis souverainistes, démographiques, économiques et technologiques d’un pays où le capital humain reste décisif.</em></strong></p>



<p>Le président malien de la transition, le général d’armée Assimi Goïta a décrété la <a href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;source=web&amp;rct=j&amp;opi=89978449&amp;url=https://koulouba.ml/le-president-de-la-transition-decrete-2026-2027-annee-de-leducation-et-de-la-culture/&amp;ved=2ahUKEwjgqM-AuICTAxWbhf0HHZOtDIIQFnoECBwQAQ&amp;usg=AOvVaw11OzZg7GRW7HC0_F_mO5AO" target="_blank" rel="noreferrer noopener">période 2026-2027</a> « <em>année de l’éducation et de la culture</em> ». L’ambition des autorités maliennes est la formation d’« <em>un citoyen nouveau, patriote, compétent et responsable, capable de porter le destin du Mali avec dignité et excellence</em> ». Mais aussi il s’agit d’engager « <em>un effort national déterminé pour refonder durablement notre école et investir dans le capital humain</em> », pour une « <em>prospérité partagée </em>».</p>



<p>La refondation de l’école malienne demeure donc le cœur battant de cette décision du général d’armée Assimi Goïta. En effet, depuis les <a href="https://sahelresearch.africa.ufl.edu/wp-content/uploads/sites/170/Banque_Mondiale_education_Nord_Mali_2018.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">crises politiques et sécuritaires</a> des années 2012, l’école malienne traverse une période de fortes turbulences. Fermetures d’écoles, grèves intempestives des enseignants et abandon scolaire ont contribué à une dégradation des indicateurs, notamment dans le secondaire où les taux de scolarisation restent faibles, en particulier chez les filles.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-indicateurs-educatifs-alarmants"><strong>Des indicateurs éducatifs alarmants</strong></h2>



<p>Selon des données de 2018 du ministère de l’Éducation nationale du Mali, le <a href="https://www.iicba.unesco.org/fr/mali" target="_blank" rel="noreferrer noopener">taux de scolarisation des filles</a> est de l’ordre de 60,4 % contre 61,4 % pour les garçons. La proportion d&rsquo;enfants incapables de lire et de comprendre un texte adapté à leur âge à 10 ans est estimée par la Banque mondiale, l’UNESCO et d’autres organisations à 90 %. En 2020, les taux bruts de scolarisation dans l’enseignement secondaire étaient de 33 % pour les filles et de 38 % pour les garçons. Le taux brut de scolarisation dans l’enseignement supérieur était de 3 % pour les femmes en 2019, contre 6 % pour les hommes.</p>



<p>Ces chiffres font froid dans le dos. Selon la note synthétique de l’UNESCO en janvier 2024, la richesse d’un pays se compose principalement de <a href="http://note%20synth%C3%A9tique%20de%20l%E2%80%99UNESCO%20en%20janvier%202024" target="_blank" rel="noreferrer noopener">trois types de capital </a>: les investissements dans des actifs ; le capital naturel ; et le capital humain. Ce dernier est mesuré comme « <em>la valeur actuelle des revenus futurs de la main-d’œuvre, qui dépend à son tour du niveau d’éducation de la main-d’œuvre</em> ». Les dernières estimations de la Banque mondiale « <em>suggèrent que la richesse en capital humain au Mali représente 42 % de la richesse nationale</em> ».</p>



<p>Ces analyses démontrent avec acuité l’importance du capital humain dans l’émergence d’une nation. Dans un pays comme dans une entreprise, les ressources humaines demeurent les plus importantes. Les autres demeurent des accessoires face au capital humain pour la formation duquel il convient de beaucoup miser.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-heritage-de-la-reforme-de-1962"><strong>L’héritage de la réforme de 1962</strong></h2>



<p>Selon des sources, à l’ère des indépendances, le Mali était cité en exemple de par la qualité de son enseignement. Les enseignants étaient alors sollicités dans la sous-région pour le partage d’expériences. Cette performance de l’école malienne s’expliquait particulièrement par la <a href="https://journals.openedition.org/ries/5917" target="_blank" rel="noreferrer noopener">réforme de 1962</a>, reconnue pour sa rigueur et sa volonté de former des cadres nationaux valeureux.</p>



<p>Cette réforme contenait cinq objectifs cardinaux : «&nbsp;<em>Un enseignement tout à la fois de masse et de qualité ; un enseignement qui puisse fournir avec une économie maximum de temps et d’argent tous les cadres nécessaires au pays pour ses divers plans de développement ; un enseignement qui garantisse un niveau culturel permettant l’établissement d’équivalences de diplômes avec les autres États modernes ; un enseignement dont le contenu soit basé non seulement sur les valeurs spécifiquement africaines et maliennes mais aussi sur les valeurs universelles ; enfin, un enseignement qui décolonise les esprits.&nbsp;</em>»</p>



<p>Les deux derniers objectifs de cette réforme sont désormais au cœur de l’engagement des autorités maliennes de la transition, déterminées à redonner au Mali toute sa souveraineté, sur tous les plans. En décrétant la période 2026-2027 « <em>année de l’éducation et de la culture</em> », elles souhaitent désormais mettre au cœur de l’enseignement les valeurs ataviques qui font le Mali. Il ne s’agit certes pas d’un retour dans la préhistoire de l’humanité, mais de former des citoyens pleinement imprégnés des réalités sociétales, historiques et géographiques de leur pays tout en restant ouverts à l’évolution du monde. « <em>La réforme de 1962 voulait mettre en place une formation adaptée aux réalités du pays et aux exigences du développement scientifique et technologique</em> », explique Seydou Loua, dans une étude de 2017 intitulée <em>Les grandes réformes de l’école malienne de 1962 à 2016</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-vers-une-nouvelle-reforme-structurelle"><strong>Vers une nouvelle réforme structurelle</strong></h2>



<p>Faut-il donc s’attendre à un come-back de la réforme de 1962 dans sa mise en œuvre ou à une nouvelle réforme du système éducatif malien ? A priori, la deuxième option serait la plus crédible si nous savons que les recommandations des États généraux de l’éducation, tenus du 16 au 19 janvier 2024 à Bamako, sont en attente d’une mise en œuvre. Ces conclusions préconisent en effet une refonte majeure du système éducatif. Axées sur 18 thématiques, elles visent à créer un modèle éducatif fondé sur les valeurs culturelles maliennes, l’enseignement des <a href="https://saheltribune.com/promotion-des-langues-nationales-lavant-projet-de-constitution-rouvre-le-debat/">langues nationales</a> et l’adéquation formation-emploi.</p>



<p>Les grands maux de la nation malienne ou les obstacles majeurs à son développement y sont mentionnés. Cette réforme, qui concernera aussi la valorisation des langues nationales, sera donc un pas décisif vers la mise en œuvre de la <a href="https://sgg-mali.ml/JO/2023/mali-jo-2023-13-sp-2.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Constitution du 22 juillet 2023</a>, qui érige les langues nationales en langues officielles.</p>



<p>À côté des langues nationales, il pourrait s’agir aussi, au cours de cette période 2026-2027, de procéder à une mise en œuvre du <a href="https://fr.scribd.com/document/819204871/Programme-National-DEducation-Aux-Valeurs-PNEV-Projet-de-Plan-Daction-2023-2027" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Programme national d’éducation aux valeurs (PNEV)</a> lancé en avril 2024. Cette initiative stratégique issue des <a href="https://ambamali.ca/assises-nationales-de-la-refondation/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Assises nationales de la refondation </a>vise à réhabiliter les valeurs fondamentales (civisme, patriotisme, intégrité).</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-ecole-face-a-la-revolution-numerique"><strong>L’école face à la révolution numérique</strong></h2>



<p>En profitant de cette période pour mettre en œuvre ces recommandations, les autorités de la transition auront le mérite de ne pas les laisser dormir dans les tiroirs comme ce fut le cas pour les conclusions de beaucoup de rencontres, comme le <a href="https://planipolis.iiep.unesco.org/sites/default/files/ressources/mali_forum_national_education_2008_rapport_general.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Forum national sur l’éducation de 2008 au Mali</a>. Un cadre qui visait à diagnostiquer les faiblesses du système éducatif en vue de le refonder. Malgré des recommandations pertinentes, beaucoup sont restées sans application, ce qui a constitué le début de longues attentes pour une réforme structurelle. L’accent avait alors été mis sur la qualité, la gestion et la performance de l’école.</p>



<p>À côté des États généraux de l’Éducation et du PNEV, il faut aussi, dans le cadre de cette valorisation de l’éducation au Mali, de mettre un accent particulier sur l’adéquation entre cette <a href="https://www.unesco.org/fr/digital-education/artificial-intelligence" target="_blank" rel="noreferrer noopener">formation et les évolutions technologiques </a>mondiales. La <a href="https://saheltribune.com/journee-mondiale-des-enseignants-pour-une-education-inclusive-et-de-qualite-ameliorer-les-conditions-des-enseignants%e2%80%89/">transformation éducative</a> ne peut plus se limiter aux programmes classiques. L’essor de l’intelligence artificielle, des réseaux sociaux et de l’économie numérique impose de nouvelles compétences. Ces nouveaux outils exigent une culture digitale, un esprit critique face à la désinformation, la protection des données personnelles et une maîtrise des outils technologiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-levier-strategique-du-multilinguisme"><strong>Le levier stratégique du multilinguisme</strong></h2>



<p>Ignorer ces enjeux reviendrait à former une génération déconnectée des réalités du marché du travail mondial. L’école malienne doit donc intégrer l’apprentissage du numérique comme compétence de base, au même titre que la lecture ou le calcul, tout en sensibilisant les élèves aux risques liés aux manipulations informationnelles et à l’usage abusif des données.</p>



<p>L’enseignement multilingue apparaît désormais comme un levier stratégique : apprendre dans sa langue maternelle facilite l’acquisition des savoirs fondamentaux, renforce l’inclusion scolaire et valorise l’identité culturelle. À terme, l’enjeu est de bâtir un système où français, langues nationales et compétences internationales coexistent, afin de concilier enracinement local et ouverture globale.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra </strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : un nouveau pôle universitaire à Bandiagara pour désengorger l’enseignement supérieur</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Feb 2026 08:18:38 +0000</pubDate>
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<p>Le pôle universitaire à Bandiagara va transformer l'enseignement supérieur au Mali avec une nouvelle université polytechnique.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>L’attribution d’un vaste terrain à Bandiagara pour la construction de la future Université Polytechnique de Bandiagara marque une nouvelle étape dans la stratégie des autorités dirigées par le général d’armée Assimi Goïta. Ce nouveau projet vise à déconcentrer l’enseignement supérieur et à résorber la pression démographique qui pèse sur les universités maliennes.</em></strong></p>



<p>Le gouvernement malien poursuit sa stratégie de décentralisation universitaire. Réuni fin février, le Conseil des ministres a adopté un projet de décret attribuant au ministère de l’Enseignement supérieur une parcelle de plus de 100 hectares à Bandiagara destinée à accueillir les infrastructures de la future Université Polytechnique de Bandiagara. Ce projet s’inscrit dans une réforme plus large visant à absorber la croissance des effectifs étudiants et à corriger les déséquilibres territoriaux du système éducatif.</p>



<p>L’idée de créer un établissement universitaire dans cette région du centre du pays remonte à 2023, lorsque les autorités ont mandaté une mission chargée d’évaluer la pertinence et la faisabilité d’une telle implantation. Son rapport, remis en avril 2024, recommandait la création d’une université à vocation technologique afin de soutenir le développement local et d’offrir des formations adaptées aux besoins économiques régionaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-desengorger-les-campus-et-territorialiser-l-offre-universitaire"><strong>Désengorger les campus et territorialiser l’offre universitaire</strong></h2>



<p>Sur cette base, un premier train de textes réglementaires définissant la création, l’organisation et le fonctionnement de l’établissement a été adopté le 29 janvier 2026. L’affectation foncière officialisée fin février constitue donc une étape décisive, permettant d’engager concrètement la phase de réalisation des infrastructures pédagogiques et des résidences destinées aux enseignants et aux étudiants.</p>



<p>Les autorités justifient ce projet par les difficultés structurelles auxquelles l’enseignement supérieur malien reste confronté : hausse continue du nombre d’inscrits, déficit d’encadrement, infrastructures insuffisantes et saturation des campus existants. La création d’universités régionales vise à rapprocher l’offre de formation des bassins de population et à limiter l’exode étudiant vers la capitale.</p>



<p>Cette politique de déconcentration s’inscrit dans une stratégie plus large engagée depuis 2021 par le pouvoir de transition dirigé par Assimi Goïta, qui place l’éducation parmi ses priorités institutionnelles, aux côtés du retour de la sécurité et de l’administration sur l’ensemble du territoire.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-dynamique-nationale-d-investissements-educatifs"><strong>Une dynamique nationale d’investissements éducatifs</strong></h2>



<p>Le projet de Bandiagara n’est pas isolé. En 2024, la première pierre d’une université a été posée à Sikasso, sur un site de 400 hectares situé dans la commune de Gongasso. D’autres implantations sont envisagées à Tombouctou et à Gao, tandis que plusieurs lycées publics doivent voir le jour à travers le pays, notamment à Kati et Ségou.</p>



<p>Ces initiatives prolongent un programme plus ancien de réhabilitation d’environ 2 000 infrastructures scolaires dégradées lancé en 2021, ainsi que la construction d’établissements spécialisés, dont une école pour enfants sourds inaugurée en 2026 dans la capitale. Les autorités ont également annoncé la mise en œuvre progressive d’un programme national dédié à la transmission des valeurs civiques et culturelles.</p>



<p>Au-delà des infrastructures, Bamako cherche à faire de l’éducation un instrument de stabilisation sociale et de développement économique. Cette orientation rejoint l’analyse souvent citée de Nelson Mandela selon laquelle la solidité d’un État dépend étroitement de la qualité de son système éducatif.</p>



<p>Dans un contexte sécuritaire et démographique exigeant, la multiplication des pôles universitaires régionaux vise ainsi à former une main-d’œuvre qualifiée, à réduire les inégalités territoriales et à renforcer l’ancrage de l’État dans des zones parfois marginalisées.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-annee-de-l-education-pour-accelerer-la-cadence"><strong>Une « année de l’éducation » pour accélérer la cadence</strong></h2>



<p>Après avoir décrété 2025 « <em>année de la culture</em> », les autorités maliennes ont proclamé la période 2026-2027 « <em>année de l’éducation et de la culture</em> ». Ce calendrier politique traduit la volonté d’accélérer les réformes structurelles du secteur, notamment celles issues des États généraux de l’éducation, dont les conclusions doivent encore être pleinement mises en œuvre.</p>



<p>Si leur concrétisation dépendra des capacités budgétaires et sécuritaires du pays, les projets universitaires régionaux, à commencer par celui de Bandiagara, apparaissent déjà comme l’un des piliers visibles de cette stratégie.</p>



<p>Pour Bamako, l’extension territoriale de l’enseignement supérieur ne constitue pas seulement une réforme académique, mais un outil de cohésion nationale et de développement, destiné à accompagner la transformation économique et sociale du Mali sur le long terme.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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