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	<title>Archives des L&#039;éducation au Sahel : tout savoir sur les dernières actualités &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des L&#039;éducation au Sahel : tout savoir sur les dernières actualités &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Mali : un projet de construction et de rénovation de lycées en discussion avec la BOAD</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 28 Mar 2026 13:47:06 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le gouvernement malien lance un projet de construction et rénovation de lycées pour améliorer l'éducation et les infrastructures.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Le gouvernement malien veut accélérer la modernisation de ses infrastructures scolaires. Le ministre de l’Éducation nationale, Amadou Sy Savane, a annoncé vendredi 27 mars 2026 un projet de construction, d’extension et de rénovation de plusieurs établissements secondaires et centres de formation, à l’issue d’une séance de travail avec une délégation de la Banque Ouest‑Africaine de Développement (BOAD).</em></strong></p>



<p>La rencontre s’est tenue à Bamako avec une mission conduite par le chef de projet de la banque, Abdoulaye Latif. Les discussions ont porté sur les besoins urgents du système éducatif malien en infrastructures modernes et adaptées à la croissance des effectifs scolaires.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-renforcer-l-ecole-malienne-en-innovant"><strong>Renforcer l’école malienne en innovant</strong></h2>



<p>Selon le ministre, ce programme prévoit la construction de quinze nouveaux lycées, l’extension de douze établissements existants et la rénovation de trois lycées historiques de la capitale : le lycée Askia Mohamed, le lycée Bah Aminata Diallo et le lycée Technique de Bamako. Le projet inclut également la création de centres de formation professionnelle et de formation des enseignants, afin de renforcer la qualité de l’encadrement pédagogique.</p>



<p>Pour Amadou Sy Savane, cette initiative s’inscrit dans la volonté des autorités de consolider durablement le système éducatif. «&nbsp;<em>Il faut renforcer l’école malienne en innovant, mais aussi en construisant de nouveaux établissements scolaires</em>», a-t-il déclaré, saluant le soutien des partenaires financiers.</p>



<p>Le ministre a également remercié le président de la transition, le général d’armée Assimi Goïta, qui a décrété la période 2026-2027 «&nbsp;<em>année de l’Éducation et de la Culture</em>&nbsp;», une orientation politique censée placer l’école au cœur des priorités nationales.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-repondre-a-la-demande-educative"><strong>Répondre à la demande éducative</strong></h2>



<p>Du côté de la BOAD, la mission s’est dite favorable au principe du financement. Son représentant, Abdoulaye Latif, a indiqué qu’une restitution serait faite à l’institution afin d’élaborer une proposition de financement qui sera soumise au conseil d’administration de la banque.</p>



<p>Si le projet est validé, il pourrait marquer une nouvelle étape dans l’amélioration des infrastructures éducatives au Mali, confrontées depuis plusieurs années à une forte pression démographique et à des besoins croissants en établissements scolaires modernes. Les autorités espèrent ainsi répondre à la demande éducative tout en améliorant les conditions d’apprentissage des élèves et de formation des enseignants.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Éducation : l’alerte mondiale sur les laissés-pour-compte</title>
		<link>https://saheltribune.com/education-lalerte-mondiale-sur-les-laisses-pour-compte/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Mar 2026 20:26:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le Rapport mondial de suivi sur l’éducation révèle l'exclusion de millions de jeunes. L'équité devient une priorité incontournable.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Alors que 273 millions de jeunes restent exclus du système scolaire, le&nbsp;Rapport mondial de suivi sur l’éducation&nbsp;alerte sur l’essoufflement des progrès et appelle les États à faire de l’équité la pierre angulaire de leurs politiques éducatives. Une inflexion jugée indispensable pour éviter un échec des objectifs fixés à l’horizon 2030.</em></strong></p>



<p>Face à une stagnation préoccupante de l’accès à l’éducation dans le monde, le nouveau Rapport mondial de suivi sur l’éducation, publié ce mercredi 25 mars au siège de l’UNESCO, appelle les États à placer l’équité au cœur de leurs politiques éducatives. Une condition jugée indispensable pour atteindre les objectifs internationaux d’ici à 2030.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-273-millions-de-jeunes-toujours-exclus"><strong>273 millions de jeunes toujours exclus</strong></h2>



<p>Le constat revèle que 273 millions d’enfants, d’adolescents et de jeunes dans le monde ne sont toujours pas scolarisés, soit un sur six. Pire, ce chiffre est en hausse pour la septième année consécutive. Une situation qui illustre un ralentissement généralisé des progrès depuis 2015, particulièrement marqué en Afrique subsaharienne.</p>



<p>Si les taux d’achèvement scolaire progressent — deux élèves sur trois terminent aujourd’hui le secondaire —, le rythme actuel reste insuffisant. À ce stade, l’objectif d’un accès universel au secondaire ne serait atteint qu’au siècle prochain, bien au-delà de l’échéance fixée à 2030.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-modele-mondial-remis-en-question"><strong>Un modèle mondial remis en question</strong></h2>



<p>Pour les auteurs du rapport, cet écart entre ambitions et réalité ne signifie pas l’échec de l’agenda éducatif mondial, mais plutôt la nécessité de le repenser. Dans un contexte de fragilisation du multilatéralisme, ils plaident pour un changement de paradigme : abandonner les objectifs uniformes au profit de cibles nationales adaptées aux réalités locales.</p>



<p>L’idée est que chaque pays doit définir ses propres objectifs, ambitieux mais atteignables, et rendre des comptes à ses citoyens avant tout. Une approche qui, selon le rapport, pourrait renforcer l’efficacité des politiques publiques et redonner du sens aux engagements internationaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-progres-reels-mais-inegalement-repartis"><strong>Des progrès réels mais inégalement répartis</strong></h2>



<p>Depuis 2000, les avancées restent significatives. Les effectifs scolarisés ont augmenté de 30 % dans le primaire et le secondaire, et de 161 % dans l’enseignement supérieur. Certains pays ont enregistré des progrès spectaculaires : Madagascar ou le Togo ont réduit massivement le nombre d’enfants non scolarisés, tandis que le Maroc ou le Vietnam ont amélioré l’accès des adolescents à l’éducation.</p>



<p>Mais ces succès restent disparates et masquent des inégalités persistantes, liées notamment au niveau de richesse, à la localisation géographique ou aux situations de conflit.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-equite-comme-priorite-politique"><strong>L’équité comme priorité politique</strong></h2>



<p>Le rapport insiste sur la nécessité de mieux identifier les populations laissées pour compte, grâce à des données plus précises. Or, un pays sur trois ne dispose toujours pas d’informations sur les écarts entre zones urbaines et rurales, et plus de la moitié ne mesure pas les inégalités liées aux revenus.</p>



<p>Au-delà du diagnostic, les experts appellent à un financement plus équitable, ciblant les régions et les publics les plus vulnérables. Des mécanismes comme les transferts aux écoles ou aux ménages, ou encore les programmes de repas scolaires, se sont développés ces dernières années, mais restent insuffisamment orientés vers la réduction des inégalités.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-reformes-en-progression"><strong>Des réformes en progression</strong></h2>



<p>Sur le plan législatif, les évolutions sont notables. La part des pays dotés de lois sur l’éducation inclusive est passée de 1 % à 24 % depuis 2000. Parallèlement, le nombre d’États garantissant au moins 12 années d’enseignement obligatoire a plus que triplé.</p>



<p>Mais pour les auteurs du rapport, ces avancées doivent s’accompagner d’un suivi rigoureux des politiques publiques, et pas seulement des&nbsp;Résultats. Comprendre les choix politiques, leurs motivations et leurs effets est essentiel pour améliorer durablement les systèmes éducatifs.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-appel-a-repenser-les-priorites"><strong>Un appel à repenser les priorités</strong></h2>



<p>Au-delà des chiffres, le rapport GEM 2026 se veut un avertissement : les millions d’enfants exclus du système scolaire ne sont pas une fatalité, mais le reflet de politiques insuffisamment inclusives.</p>



<p>«&nbsp;<em>Prendre au sérieux l’équité</em>&nbsp;», conclut le rapport, suppose de faire preuve de patience, de tirer les leçons des expériences passées et de concevoir des solutions adaptées à chaque contexte. À défaut, les objectifs fixés pour 2030 risquent de rester hors de portée.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Au Mali, un « Palais des pionniers » pour encadrer et mobiliser la jeunesse</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Mar 2026 13:46:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le Palais des pionniers ouvre ses portes pour soutenir la jeunesse malienne et promouvoir une formation civique de qualité.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
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<p><strong><em>Les autorités de transition ont inauguré le 10 mars un vaste complexe dédié à la formation civique et à l’encadrement des jeunes. Un projet présenté comme un symbole de la politique de construction citoyenne portée par le gouvernement.</em></strong></p>



<p>Le président de la transition, le général d’armée Assimi Goïta, a décrété la période 2026-2027 «&nbsp;<em>Année de l’éducation et de la culture</em> », en vue de former « <em>un citoyen nouveau, patriote, compétent et responsable, capable de porter le destin du Mali avec dignité et excellence </em>». Le Mali mise sur sa jeunesse pour préparer l’avenir. Depuis son arrivée au pouvoir, le chef de l’Etat n’a jamais caché cet engagement pour la jeunesse : «&nbsp;<em>Je suis jeune comme vous. Si j’échoue, c’est toute la jeunesse qui aura échoué</em>&nbsp;», avait-il déclaré en 2021.&nbsp;</p>



<p>Ce Mardi 10 mars, le premier ministre, le général Abdoulaye Maïga, a inauguré à Bamako le Palais des Pionniers, un complexe éducatif et événementiel destiné à la formation civique et à l’encadrement des jeunes.</p>



<p>La cérémonie s’est déroulée dans le quartier de Magnambougou, en Commune VI de la capitale, en présence notamment de Yacouba Katilé, président du Conseil économique, social, environnemental et culturel.</p>



<p>Pour les autorités, ce projet s’inscrit dans la vision portée par le président de la transition, le général d’armée Assimi Goïta, qui considère la jeunesse comme « <em>la plus grande richesse du Mali </em>» et un levier essentiel pour bâtir « <em>un Mali souverain et prospère</em> ».</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-complexe-dedie-a-l-education-civique"><strong>Un complexe dédié à l’éducation civique</strong></h2>



<p>Construit sur une superficie d’environ trois hectares, le Palais des Pionniers se veut un espace polyvalent consacré à l’éducation, à la formation et aux activités culturelles et sportives des jeunes.</p>



<p>L’infrastructure comprend plusieurs équipements : salles de conférences, de spectacles et de réunions, espaces informatiques, résidence et centre d’accueil.</p>



<p>Le complexe dispose également d’importantes installations sportives, dont une salle de gymnastique, des terrains de football, de basketball et de handball, ainsi qu’une piscine semi-olympique.</p>



<p>Selon les autorités, l’ensemble a été conçu pour accueillir des activités éducatives, culturelles et citoyennes destinées à renforcer l’engagement des jeunes dans la vie nationale.</p>



<p>Plusieurs espaces du site portent le nom de personnalités maliennes reconnues pour leurs engagements civiques, sociaux ou sportifs.</p>



<p>Pour le gouvernement, cette initiative s’inscrit aussi dans la continuité de l’histoire politique du pays. Le mouvement des pionniers avait été lancé dans les années 1960 sous la présidence de Modibo Keïta, avec l’objectif d’encadrer et de former la jeunesse dans l’esprit du civisme et du patriotisme.</p>



<p>En inaugurant ce nouveau complexe, les autorités entendent raviver cet héritage et l’adapter aux réalités contemporaines.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-temple-de-l-instruction-civique"><strong>Un « temple de l’instruction civique »</strong></h2>



<p>Le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, Abdoul Kassim Fomba, a présenté le Palais des Pionniers comme « <em>un temple de l’instruction et du civisme </em>».</p>



<p>Selon lui, l’infrastructure doit devenir un outil institutionnel durable pour structurer et professionnaliser les initiatives portées par la jeunesse malienne.</p>



<p>Le projet découle notamment des recommandations formulées lors des États généraux de la jeunesse, qui avaient appelé à renforcer les dispositifs d’encadrement et de formation des jeunes.</p>



<p>Dans son intervention, le premier ministre Abdoulaye Maïga a insisté sur la responsabilité des jeunes dans la réussite de ce projet.</p>



<p>« <em>Le gouvernement a posé le cadre</em> », a-t-il déclaré, appelant la jeunesse à faire vivre et rayonner ce nouvel espace à travers des activités éducatives, culturelles et sportives. Il a également invité les jeunes à participer activement à l’entretien et à la préservation du site afin d’en garantir la pérennité.</p>



<p>Pour les autorités de transition, ce nouveau Palais des Pionniers se veut ainsi un symbole de la politique de construction citoyenne et de mobilisation de la jeunesse dans le Mali en reconstruction.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra </strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>« Année de l’éducation et de la culture » : le ministre Sy Savané souhaite « une année de dialogue responsable pour l’école malienne »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Mar 2026 17:45:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le ministre malien de l’Éducation dévoile les enjeux de l’Année de l’éducation et de la culture pour transformer l'éducation en 2026-2027.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Le ministre malien de l’Éducation nationale, Dr Amadou Sy Savane, a rencontré le jeudi 5 mars les syndicats du secteur afin de préparer la mise en œuvre de l’« Année de l’Éducation et de la Culture » décrétée par les autorités de transition pour 2026-2027. L’objectif est de relancer le dialogue avec les enseignants et accélérer la refondation du système éducatif.</em></strong></p>



<p>Le gouvernement malien veut placer l’école au cœur de son agenda politique. Ce jeudi 5 mars, le ministre de l’Éducation nationale, Dr Amadou Sy Savane, a rencontré à Bamako les représentants des principaux syndicats du secteur éducatif lors d’une séance d’information et d’échanges consacrée aux réformes en cours.</p>



<p>Cette rencontre s’inscrit dans la dynamique lancée par les autorités de transition après la décision du président de la Transition, le général Assimi Goïta, de décréter la période 2026-2027 « <em>Année de l’Éducation et de la Culture </em>».</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-refonder-l-ecole-malienne"><strong>Refonder l’école malienne</strong></h2>



<p>Devant les représentants syndicaux, le ministre a insisté sur la nécessité d’instaurer un climat de dialogue durable afin de relancer un système éducatif fragilisé par des années de crises, de grèves et de difficultés structurelles.</p>



<p>« <em>Je souhaite que cette année soit une année de dialogue responsable pour l’école malienne. L’école est au cœur de l’avenir et les enseignants en sont les piliers</em> », a déclaré Amadou Sy Savané.</p>



<p>Le ministre a également réaffirmé la volonté de son département de refonder le système éducatif malien en s’appuyant sur des principes qu’il juge essentiels : les valeurs nationales, la discipline, l’engagement et la responsabilité collective.</p>



<p>Dans ce cadre, il a appelé les enseignants à jouer pleinement leur rôle dans le redressement du pays. Il a surtout&nbsp; évoqué une « <em>responsabilité historique</em> » du corps enseignant dans la reconstruction de l’école malienne.</p>



<p>Pour les autorités, l’initiative de l’Année de l’Éducation et de la Culture doit marquer une nouvelle étape dans les politiques publiques consacrées à l’éducation.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-infrastructures-et-modernisation-du-systeme"><strong>Infrastructures et modernisation du système</strong></h2>



<p>Selon le ministre, cette période de deux ans devra se traduire par des avancées concrètes, notamment dans la construction et la réhabilitation d’infrastructures scolaires, mais aussi dans la modernisation du système éducatif.</p>



<p>« <em>C’est un rendez-vous qu’il ne faut pas manquer. Au sortir de ces deux années, nous devons pouvoir nous féliciter d’une grande réalisation </em>», a-t-il affirmé devant les représentants syndicaux.</p>



<p>Les autorités entendent également améliorer les conditions d’enseignement et renforcer l’organisation du secteur afin de mieux répondre aux défis démographiques et sociaux auxquels le Mali est confronté.</p>



<p>Du côté des syndicats de l’éducation, l’initiative gouvernementale a été globalement saluée. Les représentants du secteur ont néanmoins rappelé plusieurs priorités jugées indispensables pour la réussite de cette ambition.</p>



<p>Ils ont notamment insisté sur l’opérationnalisation du Conseil supérieur de l’éducation, considéré comme un outil central de gouvernance du système éducatif.</p>



<p>Les syndicats ont également demandé la mise en œuvre effective des recommandations issues des États généraux de l’éducation. Ils estiment que ces conclusions constituent une feuille de route essentielle pour réformer durablement l’école malienne.</p>



<p>En décrétant l’« <em>Année de l’Éducation et de la Culture </em>», les autorités de transition affichent leur volonté de placer l’école au centre du projet national.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>[Tribune] La renaissance du Mali passera-t-elle par ses salles de classe ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Mar 2026 07:53:51 +0000</pubDate>
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<p>L'Année de l'éducation et de la culture souligne l'engagement du Mali à former des citoyens compétents et responsables.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Les autorités de transition veulent reconstruire le système éducatif pour répondre aux défis souverainistes, démographiques, économiques et technologiques d’un pays où le capital humain reste décisif.</em></strong></p>



<p>Le président malien de la transition, le général d’armée Assimi Goïta a décrété la <a href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;source=web&amp;rct=j&amp;opi=89978449&amp;url=https://koulouba.ml/le-president-de-la-transition-decrete-2026-2027-annee-de-leducation-et-de-la-culture/&amp;ved=2ahUKEwjgqM-AuICTAxWbhf0HHZOtDIIQFnoECBwQAQ&amp;usg=AOvVaw11OzZg7GRW7HC0_F_mO5AO" target="_blank" rel="noreferrer noopener">période 2026-2027</a> « <em>année de l’éducation et de la culture</em> ». L’ambition des autorités maliennes est la formation d’« <em>un citoyen nouveau, patriote, compétent et responsable, capable de porter le destin du Mali avec dignité et excellence</em> ». Mais aussi il s’agit d’engager « <em>un effort national déterminé pour refonder durablement notre école et investir dans le capital humain</em> », pour une « <em>prospérité partagée </em>».</p>



<p>La refondation de l’école malienne demeure donc le cœur battant de cette décision du général d’armée Assimi Goïta. En effet, depuis les <a href="https://sahelresearch.africa.ufl.edu/wp-content/uploads/sites/170/Banque_Mondiale_education_Nord_Mali_2018.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">crises politiques et sécuritaires</a> des années 2012, l’école malienne traverse une période de fortes turbulences. Fermetures d’écoles, grèves intempestives des enseignants et abandon scolaire ont contribué à une dégradation des indicateurs, notamment dans le secondaire où les taux de scolarisation restent faibles, en particulier chez les filles.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-indicateurs-educatifs-alarmants"><strong>Des indicateurs éducatifs alarmants</strong></h2>



<p>Selon des données de 2018 du ministère de l’Éducation nationale du Mali, le <a href="https://www.iicba.unesco.org/fr/mali" target="_blank" rel="noreferrer noopener">taux de scolarisation des filles</a> est de l’ordre de 60,4 % contre 61,4 % pour les garçons. La proportion d&rsquo;enfants incapables de lire et de comprendre un texte adapté à leur âge à 10 ans est estimée par la Banque mondiale, l’UNESCO et d’autres organisations à 90 %. En 2020, les taux bruts de scolarisation dans l’enseignement secondaire étaient de 33 % pour les filles et de 38 % pour les garçons. Le taux brut de scolarisation dans l’enseignement supérieur était de 3 % pour les femmes en 2019, contre 6 % pour les hommes.</p>



<p>Ces chiffres font froid dans le dos. Selon la note synthétique de l’UNESCO en janvier 2024, la richesse d’un pays se compose principalement de <a href="http://note%20synth%C3%A9tique%20de%20l%E2%80%99UNESCO%20en%20janvier%202024" target="_blank" rel="noreferrer noopener">trois types de capital </a>: les investissements dans des actifs ; le capital naturel ; et le capital humain. Ce dernier est mesuré comme « <em>la valeur actuelle des revenus futurs de la main-d’œuvre, qui dépend à son tour du niveau d’éducation de la main-d’œuvre</em> ». Les dernières estimations de la Banque mondiale « <em>suggèrent que la richesse en capital humain au Mali représente 42 % de la richesse nationale</em> ».</p>



<p>Ces analyses démontrent avec acuité l’importance du capital humain dans l’émergence d’une nation. Dans un pays comme dans une entreprise, les ressources humaines demeurent les plus importantes. Les autres demeurent des accessoires face au capital humain pour la formation duquel il convient de beaucoup miser.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-heritage-de-la-reforme-de-1962"><strong>L’héritage de la réforme de 1962</strong></h2>



<p>Selon des sources, à l’ère des indépendances, le Mali était cité en exemple de par la qualité de son enseignement. Les enseignants étaient alors sollicités dans la sous-région pour le partage d’expériences. Cette performance de l’école malienne s’expliquait particulièrement par la <a href="https://journals.openedition.org/ries/5917" target="_blank" rel="noreferrer noopener">réforme de 1962</a>, reconnue pour sa rigueur et sa volonté de former des cadres nationaux valeureux.</p>



<p>Cette réforme contenait cinq objectifs cardinaux : «&nbsp;<em>Un enseignement tout à la fois de masse et de qualité ; un enseignement qui puisse fournir avec une économie maximum de temps et d’argent tous les cadres nécessaires au pays pour ses divers plans de développement ; un enseignement qui garantisse un niveau culturel permettant l’établissement d’équivalences de diplômes avec les autres États modernes ; un enseignement dont le contenu soit basé non seulement sur les valeurs spécifiquement africaines et maliennes mais aussi sur les valeurs universelles ; enfin, un enseignement qui décolonise les esprits.&nbsp;</em>»</p>



<p>Les deux derniers objectifs de cette réforme sont désormais au cœur de l’engagement des autorités maliennes de la transition, déterminées à redonner au Mali toute sa souveraineté, sur tous les plans. En décrétant la période 2026-2027 « <em>année de l’éducation et de la culture</em> », elles souhaitent désormais mettre au cœur de l’enseignement les valeurs ataviques qui font le Mali. Il ne s’agit certes pas d’un retour dans la préhistoire de l’humanité, mais de former des citoyens pleinement imprégnés des réalités sociétales, historiques et géographiques de leur pays tout en restant ouverts à l’évolution du monde. « <em>La réforme de 1962 voulait mettre en place une formation adaptée aux réalités du pays et aux exigences du développement scientifique et technologique</em> », explique Seydou Loua, dans une étude de 2017 intitulée <em>Les grandes réformes de l’école malienne de 1962 à 2016</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-vers-une-nouvelle-reforme-structurelle"><strong>Vers une nouvelle réforme structurelle</strong></h2>



<p>Faut-il donc s’attendre à un come-back de la réforme de 1962 dans sa mise en œuvre ou à une nouvelle réforme du système éducatif malien ? A priori, la deuxième option serait la plus crédible si nous savons que les recommandations des États généraux de l’éducation, tenus du 16 au 19 janvier 2024 à Bamako, sont en attente d’une mise en œuvre. Ces conclusions préconisent en effet une refonte majeure du système éducatif. Axées sur 18 thématiques, elles visent à créer un modèle éducatif fondé sur les valeurs culturelles maliennes, l’enseignement des <a href="https://saheltribune.com/promotion-des-langues-nationales-lavant-projet-de-constitution-rouvre-le-debat/">langues nationales</a> et l’adéquation formation-emploi.</p>



<p>Les grands maux de la nation malienne ou les obstacles majeurs à son développement y sont mentionnés. Cette réforme, qui concernera aussi la valorisation des langues nationales, sera donc un pas décisif vers la mise en œuvre de la <a href="https://sgg-mali.ml/JO/2023/mali-jo-2023-13-sp-2.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Constitution du 22 juillet 2023</a>, qui érige les langues nationales en langues officielles.</p>



<p>À côté des langues nationales, il pourrait s’agir aussi, au cours de cette période 2026-2027, de procéder à une mise en œuvre du <a href="https://fr.scribd.com/document/819204871/Programme-National-DEducation-Aux-Valeurs-PNEV-Projet-de-Plan-Daction-2023-2027" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Programme national d’éducation aux valeurs (PNEV)</a> lancé en avril 2024. Cette initiative stratégique issue des <a href="https://ambamali.ca/assises-nationales-de-la-refondation/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Assises nationales de la refondation </a>vise à réhabiliter les valeurs fondamentales (civisme, patriotisme, intégrité).</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-ecole-face-a-la-revolution-numerique"><strong>L’école face à la révolution numérique</strong></h2>



<p>En profitant de cette période pour mettre en œuvre ces recommandations, les autorités de la transition auront le mérite de ne pas les laisser dormir dans les tiroirs comme ce fut le cas pour les conclusions de beaucoup de rencontres, comme le <a href="https://planipolis.iiep.unesco.org/sites/default/files/ressources/mali_forum_national_education_2008_rapport_general.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Forum national sur l’éducation de 2008 au Mali</a>. Un cadre qui visait à diagnostiquer les faiblesses du système éducatif en vue de le refonder. Malgré des recommandations pertinentes, beaucoup sont restées sans application, ce qui a constitué le début de longues attentes pour une réforme structurelle. L’accent avait alors été mis sur la qualité, la gestion et la performance de l’école.</p>



<p>À côté des États généraux de l’Éducation et du PNEV, il faut aussi, dans le cadre de cette valorisation de l’éducation au Mali, de mettre un accent particulier sur l’adéquation entre cette <a href="https://www.unesco.org/fr/digital-education/artificial-intelligence" target="_blank" rel="noreferrer noopener">formation et les évolutions technologiques </a>mondiales. La <a href="https://saheltribune.com/journee-mondiale-des-enseignants-pour-une-education-inclusive-et-de-qualite-ameliorer-les-conditions-des-enseignants%e2%80%89/">transformation éducative</a> ne peut plus se limiter aux programmes classiques. L’essor de l’intelligence artificielle, des réseaux sociaux et de l’économie numérique impose de nouvelles compétences. Ces nouveaux outils exigent une culture digitale, un esprit critique face à la désinformation, la protection des données personnelles et une maîtrise des outils technologiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-levier-strategique-du-multilinguisme"><strong>Le levier stratégique du multilinguisme</strong></h2>



<p>Ignorer ces enjeux reviendrait à former une génération déconnectée des réalités du marché du travail mondial. L’école malienne doit donc intégrer l’apprentissage du numérique comme compétence de base, au même titre que la lecture ou le calcul, tout en sensibilisant les élèves aux risques liés aux manipulations informationnelles et à l’usage abusif des données.</p>



<p>L’enseignement multilingue apparaît désormais comme un levier stratégique : apprendre dans sa langue maternelle facilite l’acquisition des savoirs fondamentaux, renforce l’inclusion scolaire et valorise l’identité culturelle. À terme, l’enjeu est de bâtir un système où français, langues nationales et compétences internationales coexistent, afin de concilier enracinement local et ouverture globale.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra </strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : un nouveau pôle universitaire à Bandiagara pour désengorger l’enseignement supérieur</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Feb 2026 08:18:38 +0000</pubDate>
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<p>Le pôle universitaire à Bandiagara va transformer l'enseignement supérieur au Mali avec une nouvelle université polytechnique.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>L’attribution d’un vaste terrain à Bandiagara pour la construction de la future Université Polytechnique de Bandiagara marque une nouvelle étape dans la stratégie des autorités dirigées par le général d’armée Assimi Goïta. Ce nouveau projet vise à déconcentrer l’enseignement supérieur et à résorber la pression démographique qui pèse sur les universités maliennes.</em></strong></p>



<p>Le gouvernement malien poursuit sa stratégie de décentralisation universitaire. Réuni fin février, le Conseil des ministres a adopté un projet de décret attribuant au ministère de l’Enseignement supérieur une parcelle de plus de 100 hectares à Bandiagara destinée à accueillir les infrastructures de la future Université Polytechnique de Bandiagara. Ce projet s’inscrit dans une réforme plus large visant à absorber la croissance des effectifs étudiants et à corriger les déséquilibres territoriaux du système éducatif.</p>



<p>L’idée de créer un établissement universitaire dans cette région du centre du pays remonte à 2023, lorsque les autorités ont mandaté une mission chargée d’évaluer la pertinence et la faisabilité d’une telle implantation. Son rapport, remis en avril 2024, recommandait la création d’une université à vocation technologique afin de soutenir le développement local et d’offrir des formations adaptées aux besoins économiques régionaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-desengorger-les-campus-et-territorialiser-l-offre-universitaire"><strong>Désengorger les campus et territorialiser l’offre universitaire</strong></h2>



<p>Sur cette base, un premier train de textes réglementaires définissant la création, l’organisation et le fonctionnement de l’établissement a été adopté le 29 janvier 2026. L’affectation foncière officialisée fin février constitue donc une étape décisive, permettant d’engager concrètement la phase de réalisation des infrastructures pédagogiques et des résidences destinées aux enseignants et aux étudiants.</p>



<p>Les autorités justifient ce projet par les difficultés structurelles auxquelles l’enseignement supérieur malien reste confronté : hausse continue du nombre d’inscrits, déficit d’encadrement, infrastructures insuffisantes et saturation des campus existants. La création d’universités régionales vise à rapprocher l’offre de formation des bassins de population et à limiter l’exode étudiant vers la capitale.</p>



<p>Cette politique de déconcentration s’inscrit dans une stratégie plus large engagée depuis 2021 par le pouvoir de transition dirigé par Assimi Goïta, qui place l’éducation parmi ses priorités institutionnelles, aux côtés du retour de la sécurité et de l’administration sur l’ensemble du territoire.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-dynamique-nationale-d-investissements-educatifs"><strong>Une dynamique nationale d’investissements éducatifs</strong></h2>



<p>Le projet de Bandiagara n’est pas isolé. En 2024, la première pierre d’une université a été posée à Sikasso, sur un site de 400 hectares situé dans la commune de Gongasso. D’autres implantations sont envisagées à Tombouctou et à Gao, tandis que plusieurs lycées publics doivent voir le jour à travers le pays, notamment à Kati et Ségou.</p>



<p>Ces initiatives prolongent un programme plus ancien de réhabilitation d’environ 2 000 infrastructures scolaires dégradées lancé en 2021, ainsi que la construction d’établissements spécialisés, dont une école pour enfants sourds inaugurée en 2026 dans la capitale. Les autorités ont également annoncé la mise en œuvre progressive d’un programme national dédié à la transmission des valeurs civiques et culturelles.</p>



<p>Au-delà des infrastructures, Bamako cherche à faire de l’éducation un instrument de stabilisation sociale et de développement économique. Cette orientation rejoint l’analyse souvent citée de Nelson Mandela selon laquelle la solidité d’un État dépend étroitement de la qualité de son système éducatif.</p>



<p>Dans un contexte sécuritaire et démographique exigeant, la multiplication des pôles universitaires régionaux vise ainsi à former une main-d’œuvre qualifiée, à réduire les inégalités territoriales et à renforcer l’ancrage de l’État dans des zones parfois marginalisées.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-annee-de-l-education-pour-accelerer-la-cadence"><strong>Une « année de l’éducation » pour accélérer la cadence</strong></h2>



<p>Après avoir décrété 2025 « <em>année de la culture</em> », les autorités maliennes ont proclamé la période 2026-2027 « <em>année de l’éducation et de la culture</em> ». Ce calendrier politique traduit la volonté d’accélérer les réformes structurelles du secteur, notamment celles issues des États généraux de l’éducation, dont les conclusions doivent encore être pleinement mises en œuvre.</p>



<p>Si leur concrétisation dépendra des capacités budgétaires et sécuritaires du pays, les projets universitaires régionaux, à commencer par celui de Bandiagara, apparaissent déjà comme l’un des piliers visibles de cette stratégie.</p>



<p>Pour Bamako, l’extension territoriale de l’enseignement supérieur ne constitue pas seulement une réforme académique, mais un outil de cohésion nationale et de développement, destiné à accompagner la transformation économique et sociale du Mali sur le long terme.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Commissariat universitaire : le Sénégal s’inspire-t-il du modèle du Mali ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Feb 2026 07:26:40 +0000</pubDate>
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<p>Le gouvernement sénégalais envisage l'installation d'un commissariat universitaire suite à des événements tragiques sur le campus.</p>
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<p><strong><em>Après la mort d’un étudiant à Dakar, le gouvernement sénégalais envisage l’installation d’un commissariat universitaire. Une piste qui rappelle les choix sécuritaires opérés ces dernières années au Mali, où la violence estudiantine avait profondément marqué la gouvernance des universités.</em></strong></p>



<p>La tension monte autour de la question sécuritaire dans l’enseignement supérieur au Sénégal. Mardi 24 février, le Premier ministre Ousmane Sonko était auditionné devant l’Assemblée nationale du Sénégal lors d’une séance de questions d’actualité dominée par plusieurs dossiers sensibles, dont la crise universitaire.</p>



<p>La mort d’un étudiant survenue le 9 février après l’intervention des forces de l’ordre sur le campus de l’Université Cheikh Anta Diop, dans un contexte de contestation liée aux bourses, était au centre des discussions. Interpellé par les députés, le chef du gouvernement a annoncé vouloir « <em>renforcer la sécurité à l’université </em>» et étudier la possibilité d’installer un commissariat dans l’enceinte du campus social. Il a également évoqué la délocalisation partielle du site, expliquant que la concentration de 25 000 étudiants dans un même espace constitue un facteur de risque.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-precedent-malien-en-toile-de-fond"><strong>Le précédent malien en toile de fond</strong></h2>



<p>Cette orientation n’est pas sans rappeler les mesures adoptées ces dernières années au Mali, notamment à Bamako, où les autorités ont fini par mettre en place des postes de police aux abords des universités pour faire face à une violence chronique. Depuis le début des années 2000, l’espace universitaire bamakois était régulièrement secoué par des affrontements entre groupes étudiants, des agressions et des intrusions extérieures, poussant l’État à instaurer des dispositifs de sécurisation dédiés.</p>



<p>Ces postes, implantés à proximité mais hors des campus afin de respecter le principe de franchise universitaire, visaient à permettre des interventions rapides, contrôler les accès et protéger les infrastructures publiques. Présentés comme des « <em>pôles de sécurité spécialisés</em> », ils étaient articulés avec les commissariats territoriaux et les autorités académiques.</p>



<p>Cette stratégie était un moyen de lutter contre l’impunité et les violences dans l’espace universitaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-exemple-de-l-aeem-symbole-d-un-tournant"><strong>L’exemple de l’AEEM, symbole d’un tournant</strong></h2>



<p>La question sécuritaire dans les universités maliennes a pris une dimension politique en mars 2024 avec la dissolution de l’Association des élèves et étudiants du Mali, organisation historique née lors des mobilisations démocratiques contre le régime de Moussa Traoré au début des années 1990.</p>



<p>Accusée par les autorités d’être devenue un foyer de violences, de racket et d’affrontements armés entre factions rivales, l’association a été dissoute après un nouvel épisode meurtrier survenu fin février 2024. Le gouvernement a justifié cette décision par la nécessité de restaurer l’ordre dans les établissements scolaires et universitaires.</p>



<p>Pour ses partisans, cette dissolution a permis de briser un système paralysant les cours et sapant l’autorité académique.</p>



<p>L’hypothèse d’un commissariat universitaire au Sénégal ouvre ainsi un débat déjà bien connu ailleurs sur le continent : comment concilier protection des étudiants et respect de l’autonomie académique ? Dans plusieurs pays africains, la création d’unités de police dédiées aux universités a suscité des interrogations similaires, entre impératif d’ordre public et crainte d’un contrôle politique des mobilisations estudiantines.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-question-regionale"><strong>Une question régionale</strong></h2>



<p>À Dakar comme à Bamako, les autorités avancent l’argument de la prévention des violences, de la sécurisation des biens publics et la garantie de la continuité pédagogique. Mais l’expérience malienne montre que ces dispositifs, s’ils répondent à une demande réelle de sécurité, s’accompagnent presque toujours d’un débat plus large sur la gouvernance universitaire et la place de la contestation étudiante.</p>



<p>La réflexion engagée par le gouvernement sénégalais s’inscrit finalement dans la problématique régionale de la massification de l’enseignement supérieur en Afrique de l’Ouest, combinée à la précarité sociale et à la politisation des mouvements étudiants. Une situation qui transforme les campus en espaces sensibles où se jouent à la fois des enjeux éducatifs, sociaux et sécuritaires.</p>



<p>Reste à savoir si Dakar adoptera réellement une approche inspirée du modèle malien ou s’il inventera un dispositif propre. Il est toutefois certaine que la sécurité universitaire, autrefois marginale dans les politiques publiques, s’impose désormais comme une question centrale dans la gestion des systèmes éducatifs africains.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Sénégal : la mort d’un étudiant à l’UCAD ravive le débat sur les violences policières</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 21 Feb 2026 18:02:52 +0000</pubDate>
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<p>La marche pacifique de ce 21 février 2026 à Dakar vise à rendre hommage à Abdoulaye Ba, et à dénoncer les violences étudiantes. </p>
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<p><strong><em>Le décès d’Abdoulaye Ba, 21 ans, survenu lors d’affrontements entre forces de l’ordre et étudiants à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, continue de susciter indignation, controverses et mobilisation citoyenne, tandis que l’enquête judiciaire tente d’établir les circonstances exactes du drame.</em></strong></p>



<p>Le 9 février, des heurts éclatent sur les campus social et pédagogique de l’université dakaroise dans un climat de tension lié notamment aux conditions d’études et aux revendications sur les bourses. Gaz lacrymogènes, incendies de locaux et interventions policières marquent cette journée agitée.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-premieres-conclusions-medico-legales">Les premières conclusions médico-légales</h2>



<p>Gravement blessé dans ce contexte, Abdoulaye Ba, étudiant en deuxième année de médecine, décède dans la soirée dans une structure médicale universitaire. Très vite, sa mort devient un symbole national des crispations entre pouvoir public et mouvement étudiant au Sénégal.</p>



<p>Le parquet de Dakar a confié les investigations à la police judiciaire afin d’établir les circonstances exactes du décès et d’identifier d’éventuelles responsabilités. Le procureur de la République, Ibrahima Ndoye, affirme que l’enquête s’appuie sur témoignages, vidéosurveillance, auditions des forces de sécurité et autopsie.</p>



<p>Selon les premières conclusions médico-légales, l’étudiant serait mort des suites d’une chute du quatrième étage du pavillon F alors qu’un incendie s’était déclaré à proximité, selon les précisions des médias locaux. Le rapport évoque des traumatismes multiples et une hémorragie interne, sans confirmer à ce stade l’hypothèse d’un passage à tabac.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-sanctions-administratives-et-colere-etudiante"><strong>Sanctions administratives et colère étudiante</strong></h2>



<p>Cette explication peine toutefois à convaincre une partie de l’opinion, des organisations de défense des droits humains et de nombreux étudiants. Plusieurs témoins affirment que l’intervention des forces de l’ordre a été particulièrement musclée. Certains évoquent des charges, des tirs de gaz lacrymogène et des violences physiques.</p>



<p>Pour ces voix critiques, même si la chute est confirmée, la responsabilité de l’État pourrait être engagée en raison du contexte d’intervention, de la gestion de l’évacuation et des conditions de sécurité dans les bâtiments universitaires.</p>



<p>Face à l’émotion suscitée, le ministre de l’Intérieur a annoncé la suspension de plusieurs cadres de la police impliqués dans l’opération. Une décision jugée insuffisante par certains représentants étudiants.</p>



<p>« <em>Les relever de leurs fonctions ne suffit pas. Sinon cela se reproduira</em> », estime Mouhamed Fadel Adje, secrétaire général de la Fédération des élèves étudiants du département de Dakar, qui dénonce un sentiment d’impunité au sein des forces de l’ordre.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-societe-civile-s-organise"><strong>La société civile s’organise</strong></h2>



<p>Le 20 février, une dizaine d’organisations se sont réunies au siège de Amnesty International Sénégal pour lancer un collectif contre les bavures policières. Leur objectif : obtenir la vérité sur la mort d’Abdoulaye Ba et pousser à une réforme des pratiques de maintien de l’ordre.</p>



<p>Parmi les propositions figure la possibilité pour les citoyens de filmer les interventions policières afin de faciliter les signalements d’abus. Pour Momar Assane Diouf, membre fondateur du collectif, la priorité reste la formation : «<em> Il faut revoir les techniques d’intervention et garantir la dignité des citoyens, même lorsqu’ils sont en tort. </em>»</p>



<p>Une marche pacifique a lieu ce samedi 21 février à Dakar pour porter ces revendications.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-debat-ancien-relance"><strong>Un débat ancien relancé</strong></h2>



<p>L’affaire remet en lumière une question récurrente au Sénégal. Il s’agit de la présence des forces de sécurité sur les campus universitaires. Depuis des décennies, les crises étudiantes liées aux bourses, aux conditions de vie ou à la gouvernance universitaire dégénèrent régulièrement en affrontements.</p>



<p>Pour de nombreux observateurs, la mort d’Abdoulaye Ba dépasse le cadre d’un fait divers. Elle pose la question plus large de l’encadrement de la contestation, de la doctrine de maintien de l’ordre et du dialogue entre autorités et jeunesse universitaire.</p>



<p>Décrit par ses proches comme un étudiant sérieux et discret, Abdoulaye Ba est devenu malgré lui une figure de mobilisation. Veillées, hommages et collectes de soutien à sa famille se multiplient dans plusieurs villes du pays.</p>



<p>Au-delà de l’émotion, un mot d’ordre domine : vérité et justice. Car pour beaucoup d’étudiants et d’acteurs de la société civile, l’enjeu est désormais double — faire toute la lumière sur ce décès et empêcher que de tels drames ne se reproduisent dans les universités sénégalaises.</p>



<p><strong>Noumoukai</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Cérémonie de décoration : 25 agents du secteur de l’éducation honorés par la Nation</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Cheickna Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Feb 2026 14:34:43 +0000</pubDate>
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<p>Revivez les moments forts de la cérémonie de décoration et la remise des distinctions honorifiques aux agents de l'éducation nationale.</p>
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<p><strong><em>Le mardi 17 février 2026, le département de l’Éducation nationale a accueilli la cérémonie officielle de remise de distinctions honorifiques à 25 agents ayant marqué le secteur par leur engagement et leur dévouement. Parmi les récipiendaires, 10 ont été faits Chevaliers de l’Ordre national et 15 ont reçu la Médaille de l’Ordre national avec effigie Lion debout.</em></strong></p>



<p>La remise des distinctions a été effectuée par le ministre de l’Éducation nationale, Amadou Sy Savané, et le Grand Chancelier des Ordres nationaux du Mali, le Général de brigade Amadou Sagafourou Guéye, en présence des collaborateurs, parents et amis des récipiendaires.</p>



<p>Dans son allocution, le ministre Sy Savané a souligné : « <em>Cette distinction constitue une marque de reconnaissance de l’État malien envers ces hommes et ces femmes qui se sont illustrés par leur engagement, leur loyauté et leur dévouement au service de l’école malienne. Je remercie sincèrement le Président de la Transition, Chef de l’État et Grand Maître des Ordres nationaux, le Général d’Armée Assimi Goïta, pour avoir accepté de décerner ces distinctions aux agents méritants. </em>»</p>


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<figure class="aligncenter size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/02/Decoration-.jpeg"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="768" height="1024" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/02/Decoration--768x1024.jpeg" alt="Décoration" class="wp-image-21313" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/02/Decoration--768x1024.jpeg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/02/Decoration--225x300.jpeg 225w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/02/Decoration--585x780.jpeg 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/02/Decoration--600x800.jpeg 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/02/Decoration-.jpeg 810w" sizes="(max-width: 768px) 100vw, 768px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Le ministre de l&rsquo;Education nationale en compagnie d&rsquo;un récipiendaire, le 17 février 2026. MEN. </figcaption></figure>
</div>


<p>Le ministre a également salué la décision du chef de l’État de consacrer l’année 2026-2027 années de l’Éducation et de la Culture, et a rendu hommage aux bâtisseurs de l’école, les encourageant à faire de cette période « <em>l’année de la victoire et de la réussite pour l’école malienne </em>».</p>



<p>Le porte-parole des récipiendaires, Saliou Almahady Touré, a exprimé sa gratitude : « <em>Nous remercions les plus hautes autorités ainsi que le ministère de l’Éducation nationale pour cette distinction. Nous réaffirmons notre engagement à redoubler de rigueur et à demeurer des modèles pour nos collègues. </em>»</p>



<p>Cette cérémonie illustre la volonté de l’État malien de reconnaître et valoriser le dévouement des agents du secteur éducatif, tout en encourageant l’excellence et le service au sein de l’école malienne.</p>



<p><strong>Cheickna Coulibaly&nbsp;</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Université de Tombouctou : Mohamed Diagayété nommé recteur intérimaire </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Feb 2026 13:56:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
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<p>L'Université de Tombouctou a un nouveau recteur intérimaire : le Dr Mohamed Diagayété. Découvrez son parcours et ses responsabilités.</p>
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<p><strong><em>L’Université de Tombouctou a un nouveau recteur intérimaire. Le Dr Mohamed Diagayété, chercheur malien de renom et actuel Directeur Général de l’Institut des Hautes Études et de Recherches Islamiques Ahmed Baba (IHERI-ABT), a été nommé à ce poste par décision ministérielle en date du 12 février 2026. Spécialiste des manuscrits islamiques et peuls, maître de conférences et auteur de plusieurs ouvrages, il incarne la volonté des autorités de confier la direction de cette institution à une personnalité scientifique expérimentée et respectée. &nbsp;</em></strong></p>



<p>Cette nomination marque une étape importante pour l’Université de Tombouctou, créée en 2022. En attendant la désignation d’un recteur titulaire, le Dr Diagayété aura pour mission de coordonner les activités pédagogiques, administratives et scientifiques de l’établissement. Son profil, alliant expertise académique et engagement pour la valorisation du patrimoine intellectuel, en fait un choix stratégique pour assurer la continuité et le rayonnement de l’université. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-nomination-strategique-pour-l-avenir-academique"><strong>Une nomination stratégique pour l’avenir académique</strong></h2>



<p>Chercheur passionné, Mohamed Diagayété dirige depuis 2018 l’IHERI-ABT, institution phare consacrée à la préservation et à l’étude des manuscrits anciens. Sa vision consiste à rendre ces documents accessibles, numérisés et étudiés pour leur contenu scientifique et historique. Sa nomination à la tête de l’université traduit ainsi une volonté de relier patrimoine et modernité académique, en donnant à Tombouctou une place centrale dans la recherche et l’enseignement supérieur. &nbsp;</p>



<p>Au-delà de ses fonctions administratives, il est également auteur de travaux spécialisés. Son ouvrage Barth à Tombouctou (2019) illustre sa capacité à relier les manuscrits anciens aux enjeux contemporains de la recherche historique et culturelle. Sa nomination renforce la crédibilité scientifique de Tombouctou et ouvre la voie à une synergie entre patrimoine et enseignement supérieur. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-universite-enracinee-dans-l-histoire-de-tombouctou"><strong>Une université enracinée dans l’histoire de Tombouctou</strong></h2>



<p>La ville de Tombouctou, fondée au XIIe siècle et surnommée la cité des 333 Saints, est mondialement connue pour ses manuscrits anciens, classés par l’UNESCO au patrimoine mondial de l’humanité. Au XVIe siècle, elle connut un essor remarquable dans l’enseignement coranique, devenant un centre intellectuel majeur du Soudan occidental. La création de l’université s’inscrit dans cette tradition historique, tout en répondant aux besoins contemporains de formation et de recherche. &nbsp;</p>



<p>L’Université de Tombouctou représente une avancée majeure pour la jeunesse locale. Elle offre désormais aux jeunes bacheliers de la région la possibilité de poursuivre leurs études supérieures sur place, sans être contraints de rejoindre Bamako, longtemps considéré comme le seul centre universitaire du pays. Cette institution constitue donc une réponse concrète aux aspirations locales et un levier de développement régional. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-levier-de-developpement-pour-la-cite-des-333-saints"><strong>Un levier de développement pour la cité des 333 Saints</strong></h2>



<p>Au-delà de l’éducation, l’université est porteuse d’un nouvel élan pour la cité des 333 Saints. Elle redonne à la ville son rôle historique de foyer du savoir et de rayonnement culturel, tout en insufflant une dynamique économique et sociale. La présence d’une université favorise la création d’opportunités dans les secteurs de la recherche, de l’innovation et des services, contribuant ainsi à revitaliser la région. &nbsp;</p>



<p>En permettant aux jeunes de rester sur place pour se former, l’université contribue à réduire les inégalités territoriales et à renforcer la cohésion nationale. Elle devient ainsi un symbole d’équité et de développement, tout en consolidant l’identité culturelle et intellectuelle de Tombouctou. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-ambition-nationale-tournee-vers-l-avenir"><strong>Une ambition nationale tournée vers l’avenir</strong></h2>



<p>L’Université de Tombouctou, avec son nouveau recteur intérimaire, incarne une ambition nationale, notamment, permettre aux jeunes bacheliers de la région de rester sur place pour poursuivre leurs études supérieures, tout en donnant un nouvel élan de développement à la cité des 333 Saints. La nomination du Dr Mohamed Diagayété illustre la convergence entre expertise, vision et responsabilité institutionnelle. &nbsp;</p>



<p>Elle marque une étape décisive dans la construction d’un Mali où l’enseignement supérieur se veut inclusif, enraciné dans l’histoire et tourné vers l’avenir. Tombouctou retrouve ainsi son rôle de phare intellectuel, tout en s’inscrivant dans une dynamique moderne et porteuse d’espoir pour la jeunesse. &nbsp;</p>



<p><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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