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	<title>Archives des Économie sahélienne : défis et opportunités &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<description>Sahel Tribune – Votre regard sur le Sahel, autrement.</description>
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	<title>Archives des Économie sahélienne : défis et opportunités &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Vision Mali 2063 : un plan de développement qui acte la rupture géopolitique avec l’Occident</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 May 2026 14:54:10 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La Vision Mali 2063 dépasse la planification économique : financement sans l’Occident, ancrage dans l’Alliance des États du Sahel et réflexion sur la sortie du FCFA. Analyse d’un manifeste géopolitique.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Le document officiel de planification économique du Mali à l&rsquo;horizon 2063 est bien plus qu&rsquo;une feuille de route technique. C&rsquo;est une déclaration d&rsquo;indépendance vis-à-vis de l&rsquo;Occident, un acte de foi dans l&rsquo;Alliance des États du Sahel et un pari assumé sur la dédollarisation mondiale. Décryptage.</em></strong><strong></strong></p>



<p>Il y a dans le&nbsp;«&nbsp;<em>Mali Kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma&nbsp;</em>»&nbsp;une phrase qui ne figure dans aucun communiqué diplomatique officiel, mais qui résume à elle seule l&rsquo;état d&rsquo;esprit des autorités maliennes de la transition. Le document, élaboré sous l&rsquo;autorité du général Assimi Goïta, qualifie les sanctions imposées au Mali par la CEDEAO et les partenaires occidentaux de «&nbsp;<em>injustes, illégales et inhumaines</em>&nbsp;». Pas de nuance, pas de ménagement. C&rsquo;est dans ce ton — celui d&rsquo;un État victime d&rsquo;une agression extérieure et en architecte de sa propre renaissance — que se construit toute l&rsquo;architecture géopolitique de ce plan de quarante ans.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un financement pensé sans l&rsquo;Occident</strong></h2>



<p>Premier signal fort : la stratégie de financement de la Vision repose explicitement sur la mobilisation des ressources internes, en réponse à ce que le document nomme le «&nbsp;<em>durcissement des conditions et la rareté des financements concessionnels des bailleurs de fonds multilatéraux</em>&nbsp;» et le «&nbsp;<em>diktat des pays développés</em>&nbsp;».</p>



<p>Traduction : le Mali acte qu&rsquo;il ne peut plus — ou ne veut plus — compter sur la Banque mondiale, le FMI ou l&rsquo;aide européenne dans les mêmes termes qu&rsquo;auparavant. Le secteur minier est désigné comme le moteur de substitution : plus de 500 milliards de FCFA par an en investissements générés, 10 000 milliards de recettes d&rsquo;exportation à rapatrier. L&rsquo;or, le lithium, les ressources du sous-sol malien comme levier d&rsquo;une souveraineté économique réaffirmée face à ceux qui ont cru pouvoir asphyxier le pays par les sanctions.</p>



<p>Ce n&rsquo;est pas qu&rsquo;un choix budgétaire. C&rsquo;est une posture politique.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L&rsquo;AES comme projet civilisationnel</strong></h2>



<p>La Vision consacre un chapitre entier à l&rsquo;Alliance des États du Sahel — Mali, Burkina Faso, Niger — née formellement en septembre 2023 et transformée en Confédération par le traité de Niamey du 6 juillet 2024, après le retrait collectif de la CEDEAO. Le document ne présente pas l&rsquo;AES comme une simple organisation régionale de sécurité. Il en fait l&rsquo;un des piliers fondateurs de la Vision : «&nbsp;<em>un ancrage irréversible dans la Confédération des États du Sahel</em>&nbsp;» figure parmi les cinq ambitions cardinales du&nbsp;«&nbsp;<em>Mali Kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma&nbsp;</em>».</p>



<p>Irréversible. Le mot est choisi. Il signifie que la rupture avec la CEDEAO n&rsquo;est pas conjoncturelle, pas négociable, pas destinée à être révisée lors d&rsquo;une prochaine transition politique. Elle est inscrite dans le projet de nation à long terme.</p>



<p>L&rsquo;AES est décrite selon le triptyque des «&nbsp;<em>trois D</em>&nbsp;» : Défense, Diplomatie, Développement. Une architecture qui rappelle, dans sa logique, celle de l&rsquo;OTAN ou de l&rsquo;Union européenne — mais orientée vers l&rsquo;émancipation du tuteur français et de ses relais institutionnels régionaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La question monétaire : vers la sortie du FCFA</strong></h2>



<p>Le passage le plus radical de tout le document est peut-être celui consacré à la monnaie. La Vision Mali 2063 prend acte de la «&nbsp;<em>fin progressive de l&rsquo;hégémonie du dollar</em>&nbsp;» et de l&rsquo;euro, accélérée selon elle par les sanctions occidentales contre la Russie après le conflit l’opposant à l&rsquo;Ukraine — qui a «&nbsp;<em>entamé la confiance des autres pays</em>&nbsp;» dans ces devises. Elle salue la montée en puissance des BRICS, des paiements en monnaies nationales, d&rsquo;un nouveau système monétaire adossé à des actifs tangibles : or, pétrole, lithium.</p>



<p>Conclusion du document : il est «&nbsp;<em>impératif, pour nos ambitions de croissance économique et de souveraineté, de quitter le FCFA</em>.&nbsp;<em>L’idéal serait certainement d’arriver à mettre à l’endroit le projet ECO. Dans le cas contraire il y’a deux possibilités :</em>&nbsp;<em>(i) une nouvelle monnaie commune avec quelques pays ayant les</em>&nbsp;<em>mêmes objectifs ou (ii) une monnaie nationale.&nbsp;</em><em>&nbsp;</em>» Une position que&nbsp;les autorités maliennes de la transition&nbsp;n&rsquo;avaient pas formulée aussi explicitement dans&nbsp;leurs&nbsp;discours publics, mais qu&rsquo;elle inscrit ici, noir sur blanc, dans son projet de société à quarante ans.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un document officiel, un discours de rupture</strong></h2>



<p>Ce qui frappe, à la lecture de la Vision Mali 2063, c&rsquo;est la fluidité avec laquelle le langage technocratique de la planification économique se mêle au vocabulaire du souverainisme anti-occidental. Les tableaux de bord macro-économiques coexistent avec des références à «&nbsp;<em>l&rsquo;émancipation des peuples africains</em>&nbsp;», aux «&nbsp;<em>luttes pour l&rsquo;indépendance politique et la dignité humaine&nbsp;</em>», à la nécessité de «&nbsp;<em>faire respecter la souveraineté du Mali vis-à-vis des partenaires extérieurs&nbsp;</em>».</p>



<p>C&rsquo;est un document d&rsquo;État. Mais c&rsquo;est aussi un manifeste. Et dans le Sahel de 2026, les deux ne sont plus séparables.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : le code minier 2023 crée un fonds dédié à la recherche géologique et à la formation</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 May 2026 09:30:29 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le Mali a créé, via son code minier 2023, un fonds dédié à la recherche géologique, à la formation et au renforcement des capacités afin de transformer la rente minière en levier de souveraineté technique et scientifique.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Discret mais stratégique, le Fonds de financement de la recherche géologique, du renforcement de capacité et de la formation, inscrit dans le nouveau code minier malien, ambitionne de transformer les revenus miniers en levier de souveraineté scientifique et technique. Un pari sur l&rsquo;avenir, dans un secteur qui pèse lourd dans l&rsquo;économie nationale.</em></strong><strong></strong></p>



<p>Le Mali dispose désormais d&rsquo;un outil juridique et financier inédit pour construire sa propre expertise minière. Le code minier de 2023 institue, en son article 94, cinq fonds sectoriels destinés à redistribuer une partie de la rente minière au profit du développement national. Parmi eux, l&rsquo;un mérite une attention particulière : le Fonds de financement de la recherche géologique, du renforcement de capacité et de la formation.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Cinq fonds pour structurer la rente minière</strong></h2>



<p>Dès leur arrivée au pouvoir les autorités maliennes de loa transition ont ouvert un vaste chantier de réformes politiques, institutionnelles et économiques. Parmi celles-ci figurent le secteur minier à travers le Code minier de 2023 et de Son Contenu local avec pour objectif faire profiter plus aux Maliens les richesses de leur sous-sol. Le législateur malien a fait le choix d&rsquo;une architecture financière diversifiée. L&rsquo;article 94 du code minier crée simultanément :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>le Fonds minier de développement local, destiné aux communautés riveraines des sites d&rsquo;exploitation ;</li>



<li>le Fonds de réhabilitation, de sécurisation des sites miniers artisanaux et de lutte contre l&rsquo;usage des produits chimiques prohibés, réponse directe aux ravages de l&rsquo;orpaillage non contrôlé ;</li>



<li>le Fonds de financement de la promotion du secteur minier, outil de rayonnement et d&rsquo;attractivité ;</li>



<li>le Fonds de financement de la recherche géologique, du renforcement de capacité et de la formation, cœur du dispositif scientifique ;</li>



<li>le Fonds de réalisation des infrastructures énergétiques, hydrauliques et de transport, levier de désenclavement des zones minières.</li>
</ul>



<p>Ensemble, ces cinq mécanismes dessinent une ambition : faire du secteur minier non plus une simple source de devises, mais un moteur structurant du développement malien.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un fonds alimenté par les grandes mines</strong></h2>



<p>Le fonctionnement du Fonds de recherche géologique repose sur une contribution obligatoire des opérateurs miniers. Selon l&rsquo;article 99 du code minier, les titulaires de permis d&rsquo;exploitation de grande mine, de petite mine, ainsi que les bénéficiaires d&rsquo;autorisation d&rsquo;exploitation industrielle de substances de carrières, sont tenus de verser 0,50 % de leur chiffre d&rsquo;affaires trimestriel à ce fonds.</p>



<p>Ce taux, appliqué à un secteur qui génère des milliards de francs CFA chaque année — l&rsquo;or représentant à lui seul plus de 70 % des recettes d&rsquo;exportation du Mali — devrait permettre de constituer une enveloppe financière substantielle et pérenne.</p>



<p>Les ressources ainsi collectées financeront les activités de formation professionnelle dans le secteur minier, le renforcement des capacités techniques des acteurs nationaux, les travaux de recherche et de cartographie géologique, ainsi que les activités de maîtrise de l&rsquo;innovation, y compris les voyages d&rsquo;études. Ce dernier point, inscrit noir sur blanc dans la loi, traduit une volonté d&rsquo;ouvrir les techniciens et chercheurs maliens aux meilleures pratiques internationales.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Transparence et redevabilité : les garde-fous prévus</strong></h2>



<p>Les autorités maliennes de la transition ont également anticipé les risques de mauvaise gestion, trop souvent associés aux fonds sectoriels dans la sous-région. Le code minier prévoit que les ministères en charge des Mines et des Finances produiront conjointement un rapport annuel exhaustif sur l&rsquo;état des contributions au Fonds minier de développement local — rapport publié au Journal officiel et sur le site internet du ministère des Mines dans les six mois suivant la clôture de l&rsquo;exercice budgétaire.</p>



<p>L&rsquo;utilisation des ressources fera également l&rsquo;objet de rapports annuels soumis à l&rsquo;adoption des conseils municipaux et régionaux, et au contrôle des structures compétentes de l&rsquo;État. Ces rapports seront publiés selon les mêmes modalités. Un mécanisme de transparence ambitieux, dont l&rsquo;effectivité dépendra, comme toujours, de la volonté politique de l&rsquo;appliquer.</p>



<p>L&rsquo;organisation et les modalités de fonctionnement du Fonds seront précisées par décret en Conseil des ministres — texte d&rsquo;application dont la publication rapide sera déterminante pour que le dispositif devienne opérationnel.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Dans le sillage de la Vision Mali 2063</strong></h2>



<p>Cette réforme s&rsquo;inscrit dans un cadre stratégique plus large : la Vision 2063 ou «&nbsp;<em>Mali Kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma&nbsp;</em>», programme de transformation nationale qui ambitionne de faire du Mali une nation émergente à l&rsquo;horizon 2063, avec un revenu par habitant cible de 13 900 dollars et un taux de croissance annuel moyen de 10 %. Une vision issue des recommandations des Assises nationales de la refondation de 2021.&nbsp;</p>



<p>Au sein de ce programme, le projet «&nbsp;<em>Kanku Musa Seginna</em>&nbsp;» — le Retour à l&rsquo;âge d&rsquo;or de Kankou Moussa — place l&rsquo;activité minière au cœur d&rsquo;un projet de développement durable intégrant les dimensions sociale, économique et environnementale. Une référence historique chargée de sens : Kankou Moussa, le souverain manding du XIVe siècle dont la fortune en or avait stupéfait le monde, incarne ici l&rsquo;idéal d&rsquo;une souveraineté économique malienne pleinement assumée.</p>



<p>Former les géologues, les ingénieurs et les techniciens de demain sur le sol malien, avec des ressources issues des mines maliennes : telle est, en substance, la promesse du Fonds de financement de la recherche géologique.&nbsp;</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Bamako : le Vérificateur Général révèle 124,9 millions de FCFA d’irrégularités dans la gestion de la Commune II</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 09 May 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Un rapport du Vérificateur Général du Mali révèle 124,9 millions de FCFA d’irrégularités financières dans la gestion de la Commune II de Bamako entre 2022 et 2025, avec contrats illégaux, recettes non recouvrées et fonds publics non justifiés.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Le Bureau du Vérificateur Général (BVG) vient de rendre public un rapport accablant sur la gestion financière de la Commune II du District de Bamako, portant sur les exercices 2022 à 2025. Au total, 124 991 972 FCFA d&rsquo;irrégularités financières ont été constatées, auxquelles s&rsquo;ajoutent de nombreux manquements administratifs révélateurs de défaillances profondes dans la gouvernance de cette collectivité.</em></strong></p>



<p>L&rsquo;une des irrégularités les plus graves portes sur un contrat de concession signé le 29 mars 2022 entre le Maire de la Commune II et une société privée, portant sur la digitalisation de la collecte des taxes et redevances de la mairie ainsi que la constitution d&rsquo;une base de données.</p>



<p>Selon les vérificateurs, ce contrat a été conclu sans évaluation préalable, sans l&rsquo;avis obligatoire de l&rsquo;Unité des Partenariats Public-Privé, sans autorisation du Conseil Communal, sans approbation du Gouverneur du District de Bamako et sans l&rsquo;avis conforme de la Direction Générale des Marchés Publics. En clair : la totalité des procédures légales a été ignorée. Fait aggravant, lors des séances contradictoires, la Commune a déclaré ne disposer d&rsquo;aucune information sur ce contrat.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un avantage indu de 7,5 millions de FCFA accordé au Receveur-Percepteur</strong></h2>



<p>En décembre 2023, l&rsquo;agent chargé d&rsquo;expédier les affaires courantes a ordonné le paiement de 7 527 377 FCFA au Receveur-Percepteur, à titre de remise de 4 % sur les patentes de l&rsquo;année 2021. Or, le recouvrement de la patente relève exclusivement des services des Impôts — et non de la Perception communale.</p>



<p>Ce mandat irrégulier a néanmoins été visé par le contrôleur financier le 23 décembre 2023 et exécuté le 27 décembre de la même année. Le BVG a transmis ce dossier au Procureur de la République financier.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>9,1 millions non remboursés à l&rsquo;ANICT</strong></h2>



<p>En 2022, l&rsquo;Agence Nationale d&rsquo;Investissement des Collectivités Territoriales (ANICT) avait conclu avec la Commune II une convention de financement de 20 320 500 FCFA pour la construction d&rsquo;un centre secondaire d&rsquo;état civil à l&rsquo;hippodrome. Une première tranche de 9 144 225 FCFA avait été versée.</p>



<p>Les travaux n&rsquo;ont jamais été réalisés. En octobre 2023, le Gouverneur du District de Bamako a prononcé l&rsquo;annulation de la convention et ordonné la restitution des fonds. À la date de clôture des travaux de vérification, le remboursement n&rsquo;avait toujours pas été effectué.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Mariages célébrés, recettes escamotées : 77 millions de FCFA non recouvrés</strong></h2>



<p>La vérification a mis en lumière une pratique alarmante dans les centres secondaires d&rsquo;état civil : les régisseurs de recettes n&rsquo;appliquaient pas les tarifs officiels lors de la célébration des mariages.</p>



<p>Sur un montant total de 151 985 000 FCFA de recettes reconstituées sur la base des tarifs en vigueur, seuls 74 510 500 FCFA ont été effectivement encaissés. L&rsquo;écart non recouvré s&rsquo;élève à 77 474 500 FCFA — soit plus de la moitié des recettes attendues envolées.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>30 millions de fonds scolaires non justifiés</strong></h2>



<p>Les Comités de Gestion Scolaire (CGS) ont reçu des fonds d&rsquo;Appui Direct à l&rsquo;Amélioration des Rendements Scolaires (ADARS) pour un montant total de 30 845 870 FCFA sur les années 2023, 2024 et 2025. Aucun justificatif de dépense n&rsquo;a pu être fourni aux vérificateurs.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Des dysfonctionnements administratifs en cascade</strong></h2>



<p>Au-delà des irrégularités financières, le rapport révèle une série de manquements administratifs qui fragilisent l&rsquo;ensemble du système de contrôle interne de la Commune :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Archives en désordre : la Commune n&rsquo;a pu fournir aucun document relatif à l&rsquo;installation du centre d&rsquo;attraction « <em>Luna-Park</em> », et les pièces justificatives des marchés ne sont pas organisées conformément à la réglementation.</li>



<li>Régisseurs sans serment ni caution : plusieurs régisseurs exercent leurs fonctions sans avoir prêté serment devant un tribunal ni constitué la caution obligatoire.</li>



<li>Commission d&rsquo;appel d&rsquo;offres irrégulière : la Délégation Spéciale a créé une commission unique pour l&rsquo;ensemble de l&rsquo;exercice 2025, au lieu d&rsquo;une commission par marché comme l&rsquo;exige la loi.</li>



<li>Pas de contrôle des régies : le Receveur-Percepteur a lui-même reconnu n&rsquo;avoir réalisé aucun contrôle sur la comptabilité des régisseurs, contrairement à ses obligations légales.</li>



<li>Pas de plan de trésorerie : aucun document de pilotage financier n&rsquo;a été élaboré.</li>



<li>Pas d&rsquo;états financiers produits : ni bilan, ni compte de résultat, ni tableau de flux de trésorerie n&rsquo;ont été établis pour les exercices contrôlés.</li>



<li>Versements de recettes hors délai : des régisseurs ont attendu jusqu&rsquo;à trois semaines avant de reverser les recettes au Receveur-Percepteur, au lieu des trois jours réglementaires.</li>
</ul>



<p>Le Vérificateur Général a transmis l&rsquo;ensemble de ces faits au Président de la Section des Comptes de la Cour Suprême et au Procureur de la République financier pour suites à donner.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une Commune sous délégation spéciale depuis fin 2023</strong></h2>



<p>Pour rappel, le Conseil Communal de la Commune II a été dissous le 23 novembre 2023. Une Délégation Spéciale de sept membres a été mise en place en août 2024, dont le mandat a depuis été prorogé. La Commune est actuellement dirigée par un agent chargé d&rsquo;expédier les affaires courantes.</p>



<p>Le BVG souligne que la mission a constitué une occasion de sensibiliser les responsables communaux aux exigences de la bonne gouvernance, et appelle à une mise en œuvre rigoureuse de l&rsquo;ensemble des recommandations formulées. Sans cela, avertit le rapport, l&rsquo;équilibre financier de la Commune et la qualité des services aux habitants sont en péril.</p>



<p><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Sénégal : stratégie énergétique face à la hausse du pétrole et réforme de la SENELEC</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 May 2026 02:00:00 +0000</pubDate>
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<p>Confronté à la flambée des prix du pétrole, le Sénégal accélère sa stratégie énergétique : valorisation du gaz, transition renouvelable et réforme du secteur électrique. </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Confronté à la flambée des prix du pétrole, le Sénégal accélère sa stratégie énergétique : valorisation du gaz, transition renouvelable et réforme du secteur électrique.&nbsp;</em></strong></p>



<p>Lors du Conseil des ministres du 6 mai 2026, le gouvernement sénégalais a placé la question énergétique au cœur de ses priorités, dans un contexte international marqué par une nouvelle flambée des prix du pétrole. Entre vulnérabilité structurelle et ambitions de souveraineté, Dakar entend adapter sa stratégie pour contenir les effets d’un choc extérieur aux répercussions multiples.</p>



<p>La situation au Moyen-Orient, caractérisée par une instabilité persistante, a entraîné une hausse significative des cours du baril sur les marchés internationaux. Pour le Sénégal, importateur net d’hydrocarbures, les conséquences sont immédiates.</p>



<p>Le Premier ministre a ainsi mis en avant une série d’impacts directs : dégradation de la balance commerciale, pression accrue sur les finances publiques, hausse des coûts de production dans les secteurs clés et risque d’inflation sur les prix à la consommation. Autant de facteurs susceptibles d’affecter durablement la stabilité économique du pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Vers une doctrine énergétique fondée sur la souveraineté</strong></h2>



<p>Face à ces défis, l’exécutif sénégalais privilégie une approche stratégique articulée autour de plusieurs axes. En premier lieu, l’accélération de la valorisation des ressources gazières nationales, alors que le pays s’apprête à entrer pleinement dans l’ère de la production énergétique.</p>



<p>Le gouvernement mise également sur la maîtrise de la demande énergétique, la diversification du mix énergétique et le développement des énergies renouvelables. À cela s’ajoute la mise en place d’un «&nbsp;<em>bouclier énergétique</em>&nbsp;» destiné à protéger les secteurs les plus vulnérables ainsi que le pouvoir d’achat des ménages.</p>



<p>Dans cette logique, les autorités ont insisté sur la nécessité de renforcer la veille géopolitique, de diversifier les sources d’approvisionnement et d’adapter le cadre fiscal pour mieux amortir les chocs externes.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>SENELEC au cœur des réformes</strong></h2>



<p>Au-delà des réponses conjoncturelles, le gouvernement entend également s’attaquer aux défis structurels du secteur de l’électricité. Le Premier ministre a ainsi appelé à un renforcement du pilotage stratégique et de la performance opérationnelle de la SENELEC.</p>



<p>Un Conseil interministériel dédié au secteur sera prochainement organisé afin d’évaluer sa soutenabilité financière et ses perspectives de développement. En amont, une note de cadrage devra être élaborée sous 30 jours par le ministère de l’Énergie.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Assainissement financier et exigences de performance</strong></h2>



<p>Dans le même temps, une évaluation approfondie des engagements financiers de l’État vis-à-vis du secteur électrique a été instruite. Objectif : définir une trajectoire compatible avec les contraintes budgétaires tout en garantissant la viabilité du système.</p>



<p>De son côté, la SENELEC devra soumettre un plan de performance couvrant les dimensions technique, commerciale, financière et organisationnelle. La Commission de Régulation du Secteur de l’Énergie contribuera à l’analyse des équilibres économiques et à l’évaluation des mécanismes tarifaires.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un tournant énergétique décisif</strong></h2>



<p>Cette séquence intervient à un moment charnière pour le Sénégal, engagé dans une transformation de son modèle énergétique. Entre pressions extérieures et ambitions internes, le pays cherche à concilier souveraineté énergétique, stabilité macroéconomique et transition écologique.</p>



<p>Dans un environnement international incertain, la capacité de Dakar à anticiper et à structurer sa réponse pourrait s’avérer déterminante pour sa trajectoire économique à moyen terme.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Gestion des dépenses : À Bamako, on vit aujourd’hui… et on paie demain </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Cheickna Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 May 2026 02:00:00 +0000</pubDate>
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<p>À Bamako, le crédit informel s’impose comme un moyen de survie face aux revenus irréguliers. Un système basé sur la confiance mais aux conséquences sociales et économiques lourdes.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Au coin d’une boutique de quartier, le geste est devenu banal. On prend du sucre, du thé ou un peu de riz, puis on promet de payer plus tard. Le boutiquier note, parfois sans un mot. Dans de nombreux quartiers de Bamako, ce type d’échange rythme désormais la vie quotidienne.</em></strong></p>



<p>Dans la capitale malienne, le crédit informel s’est progressivement imposé comme un recours courant pour faire face aux dépenses de tous les jours. Entre nécessité économique et pression sociale, habitants et commerçants s’adaptent à un système fondé sur la confiance.</p>



<p>Le recours au crédit informel permet à beaucoup de ménages de tenir face à des revenus irréguliers et à des dépenses difficiles à éviter. Mais cette solution du quotidien n’est pas sans conséquences.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une nécessité plus qu’un choix</strong></h2>



<p>Aïchata Bamba, employée dans un cybercafé, y a recours régulièrement. «&nbsp;<em>Je prends crédit pas parce que je veux, mais par nécessité</em>&nbsp;», explique-t-elle. Comme d’autres, elle doit composer avec des ressources limitées et fluctuantes.</p>



<p>Il lui arrive d’emprunter pour rembourser une dette précédente, sans toujours savoir précisément le montant total dû. «&nbsp;<em>Parfois, je ne sais même plus combien je dois</em>&nbsp;», reconnaît-elle. Une situation que beaucoup décrivent, sans forcément la mesurer au départ.</p>



<p>Au-delà de l’aspect économique, le crédit pèse aussi sur les relations sociales. Sekou Coulibaly évoque un sentiment de gêne lorsque ses créanciers réclament leur argent. Avec le temps, certaines relations changent. «&nbsp;<em>Aujourd’hui, on se salue seulement</em>&nbsp;», dit-il, comme pour résumer une distance qui s’est installée.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une solidarité sous tension</strong></h2>



<p>Dans ce système, les commerçants occupent une place centrale. Ils avancent des produits ou de petites sommes, tout en essayant de limiter les risques. Mais les décisions se prennent au cas par cas, souvent en fonction de la confiance.</p>



<p>Issa Diakité se souvient d’un refus opposé à une cliente âgée pour un crédit pourtant modeste. «&nbsp;<em>Ça m’a choqué</em>&nbsp;», confie-t-il, notant que certains clients réguliers peuvent, eux, bénéficier de montants plus importants.</p>



<p>Le crédit ne concerne pas uniquement les consommateurs. Les petits commerçants y ont également recours auprès de leurs propres fournisseurs. Fatoumata, vendeuse de nourriture, explique devoir régulièrement de l’argent pour s’approvisionner. Si elle préfère éviter d’accorder des crédits à ses clients, elle reconnaît y être parfois contrainte pour ne pas perdre sa clientèle.</p>



<p>Dans les foyers, les priorités restent dictées par l’urgence. Mamadou Coulibaly, chef de famille, explique que le crédit permet parfois simplement d’assurer les repas. «&nbsp;<em>Il y a des jours où c’est la seule solution&nbsp;</em>», dit-il.</p>



<p>Dans ce contexte, l’absence de revenus réguliers devient un facteur déterminant. Tous évoquent la difficulté de planifier les dépenses et de rembourser à temps. Un salaire stable permettrait de réduire la dépendance au crédit et d’alléger cette pression quotidienne.</p>



<p>À Bamako, le crédit informel est donc à la fois un moyen de survie et un indicateur de précarité. Il illustre l’économie réelle d’une ville où la majorité des habitants travaillent dans l’informel, sans sécurité sociale ni revenus stables.</p>



<p><strong>Cheickna Coulibaly</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Et si l’or finançait enfin les routes du Mali ?</title>
		<link>https://saheltribune.com/et-si-lor-financait-enfin-les-routes-du-mali/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 02 May 2026 22:32:43 +0000</pubDate>
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<p>Apprenez comment le Fonds de réalisation des infrastructures énergétiques, hydrauliques et de transport peut changer l'économie malienne.</p>
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<p><strong><em>Avec la réforme de son Code minier adoptée en 2023, le Mali entend franchir un nouveau cap. Le pays passe d’une économie extractive à une logique de transformation. Au cœur du dispositif, cinq fonds dédiés, dont un mécanisme inédit destiné à financer directement les infrastructures, afin de mieux capter et réinjecter la rente minière dans l’économie nationale.</em></strong></p>



<p>Comment transformer la richesse du sous-sol en routes, en barrages et en réseaux électriques ? Au Mali, la réforme du Code minier adoptée en 2023 tente d’apporter une réponse concrète à cette équation en instituant des fonds dédiés, conçus pour capter directement une part des revenus extractifs et les réinjecter dans l’économie productive.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-tentative-de-reallocation-de-la-rente-miniere"><strong>Une tentative de réallocation de la rente minière</strong></h2>



<p>Le Mali figure parmi les grandes puissances aurifères du continent africain. Selon un rapport de l’organisation suisse SWISSAID, la production industrielle et semi-industrielle d’or du pays a atteint environ 66,2 tonnes en 2022. Avec ce volume, le Mali se classe troisième producteur d’or en Afrique, derrière le Ghana (95,8 tonnes) et l’Afrique du Sud (84 tonnes), mais devant le Burkina Faso (57,7 tonnes). Cette position confirme le rôle stratégique du secteur minier dans l’économie malienne, l’or constituant la première source d’exportations et une ressource clé pour les finances publiques.</p>



<p>Dans un pays où l’or représente l’essentiel des recettes d’exportation, la question de la redistribution des revenus miniers reste centrale. En adoptant un nouveau Code minier en 2023, les autorités maliennes corrigent les déséquilibres d’un modèle longtemps critiqué pour sa faible capacité à irriguer l’économie réelle.</p>



<p>La création de cinq fonds sectoriels s’inscrit dans cette logique. L’objectif est non seulement de sécuriser des ressources dédiées à des priorités stratégiques mais ausi d’améliorer l’efficacité de la dépense publique en fléchant les revenus extractifs vers des usages précis.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-mecanisme-de-financement-indexe-sur-la-production"><strong>Un mécanisme de financement indexé sur la production</strong></h2>



<p>Parmi ces instruments, le Fonds de réalisation des infrastructures énergétiques, hydrauliques et de transport constitue l’un des leviers les plus structurants. Il introduit une forme de prélèvement quasi-fiscal directement adossé à la production minière.</p>



<p>Le dispositif prévoit une contribution de 1 % du chiffre d’affaires trimestriel des sociétés minières pendant les cinq premières années d’exploitation, à laquelle s’ajoute 10 % de la redevance ad valorem. Au-delà de cette période, le taux sur le chiffre d’affaires est relevé à 2,5 %, augmentant progressivement la pression contributive.</p>



<p>Ce mécanisme permet d’adosser le financement des infrastructures à la performance du secteur minier, créant ainsi un lien direct entre extraction et investissement public.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-outil-de-financement-des-biens-publics"><strong>Un outil de financement des biens publics</strong></h2>



<p>Dans un contexte de contraintes budgétaires accrues, ce fonds est un instrument de financement alternatif pour des infrastructures essentielles, traditionnellement dépendantes des ressources budgétaires ou de l’aide extérieure.</p>



<p>Énergie, eau, transport : ces trois secteurs concentrent les principaux goulets d’étranglement de l’économie malienne. Leur sous-développement pèse sur la compétitivité des entreprises, renchérit les coûts logistiques et limite l’attractivité du pays pour les investisseurs.</p>



<p>Pour y remédier, le Mali a identifié onze programmes et projets structurants afin de soutenir les stratégies nationales de développement à moyen et long terme, à travers «&nbsp;﻿<em>Mali Kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma</em>&nbsp;». Parmi eux figure le projet n°4, «&nbsp;<em>Kanku Musa Seginna</em>&nbsp;» (le retour de l’âge d’or de Kankou Moussa), qui vise à inscrire l’exploitation minière dans une logique de développement durable, en renforçant ses retombées sociales, économiques et environnementales pour l’ensemble du territoire, avec une attention particulière aux communautés des zones minières. Le projet n°5, «&nbsp;<em>Intégrer le Mali au monde</em>&nbsp;», ambitionne quant à lui de développer et d’entretenir un réseau d’infrastructures de transport multimodal, efficace et sécurisé, capable de mieux connecter le pays aux marchés régionaux et internationaux, tout en soutenant l’aménagement durable du territoire.</p>



<p>En orientant une partie des revenus miniers vers ces segments, les autorités entendent créer un effet d’entraînement sur l’ensemble de l’économie. L&rsquo;ambition des autorités maliennes de la Transition est de faire profiter les richesses du pays aux Maliens. Cela apparaît clairement dans l&rsquo;article 42 de la Constitution du 22 juillet 2023  : « <em>L&rsquo;Etat dispose du droit souverain sur les richesses et les ressources naturelles situées sur son territoire.</em>» Quant à leur exploitation, elle doit se faire  « <em>dans le respect des règles de protection de l&rsquo;environnement et dans l&rsquo;intérêt des générations présentes et futures.</em>»</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-gouvernance-un-enjeu-cle-de-credibilite"><strong>Gouvernance : un enjeu clé de crédibilité</strong></h2>



<p>La performance de ce dispositif dépendra largement de sa gouvernance. Le Code minier prévoit l’adoption de textes réglementaires pour encadrer le fonctionnement du fonds, ainsi que la production de rapports annuels validés par les collectivités territoriales et les organes de contrôle de l’État.</p>



<p>La publication de ces rapports constitue un signal en faveur de la transparence, dans un secteur historiquement exposé aux critiques sur l’opacité et la gestion des revenus. Mais au-delà des dispositifs formels, la crédibilité du mécanisme reposera sur la capacité de l’État à garantir une allocation efficace des ressources et à éviter les effets de dispersion ou de captation.</p>



<p>Le fonds dédié aux infrastructures s’insère dans une architecture plus large comprenant : un fonds de développement local, destiné à renforcer l’acceptabilité sociale des projets miniers ; un fonds de réhabilitation et de sécurisation des sites artisanaux ; un fonds de promotion du secteur minier ; un fonds consacré à la recherche géologique et au renforcement des capacités. Cette structuration traduit une approche plus intégrée de la politique minière, combinant objectifs économiques, sociaux et environnementaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-entre-ambition-economique-et-contraintes-structurelles"><strong>Entre ambition économique et contraintes structurelles</strong></h2>



<p>Dans le cadre du Fonds minier pour le développement local, plus de 18 milliards de FCFA ont été redistribués aux collectivités locales du Mali, par le Président de la Transiton, le 12 mars 2026.&nbsp;Prévu par le Code minier de 2023, ce mécanisme vise à faire bénéficier directement les territoires producteurs des retombées de l’exploitation minière et par ricochet toutes les communes du Mali.&nbsp;</p>



<p>Avec cette réforme du secteur minier, Bamako maximise les retombées économiques d’un secteur clé, tout en réduisant sa dépendance aux financements extérieurs pour les investissements publics. Toutefois, plusieurs inconnues demeurent : volatilité des cours de l’or, capacité de collecte effective des contributions, discipline budgétaire et efficacité de l’exécution des projets.</p>



<p>En filigrane, c’est la question classique des économies extractives qui se pose : comment transformer une rente en développement durable ? Le nouveau Code minier malien apporte un début de réponse institutionnelle.&nbsp;</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>AES : une compagnie aérienne commune entre le Mali, le Niger et le Burkina Faso dès 2026</title>
		<link>https://saheltribune.com/aes-une-compagnie-aerienne-commune-entre-le-mali-niger-burkina-faso-des-2026/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 01 May 2026 09:01:29 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>L’Alliance des États du Sahel prévoit de lancer une compagnie aérienne commune d’ici 2026 pour renforcer la connectivité entre Bamako, Niamey et Ouagadougou et accélérer l’intégration régionale.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
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<p><strong><em>L’Alliance des États du Sahel (AES), qui regroupe le Burkina Faso, le Mali et le Niger, franchit une nouvelle étape dans son ambition d’intégration régionale. Les trois pays prévoient de lancer une compagnie aérienne commune d’ici fin 2026, selon des déclarations officielles du ministre nigérien des Transports et de l’Aviation civile, Abdourahamane Amadou.</em></strong></p>



<p>Dans un entretien accordé à la télévision nationale RTN, le ministre a confirmé que les bases institutionnelles du projet étaient déjà posées. «&nbsp;<em>Nous avons signé le traité de création de la compagnie AES&nbsp;</em>», a-t-il indiqué, précisant que la prochaine étape consiste à définir une stratégie opérationnelle. Celle-ci sera confiée aux directeurs généraux des compagnies nationales des trois pays, chargés de proposer un modèle permettant de mutualiser rapidement les ressources disponibles.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une réponse aux défis de connectivité régionale</strong></h2>



<p>Au cœur de cette initiative figure un enjeu majeur : améliorer la connectivité entre les capitales et les régions de l’espace sahélien. Aujourd’hui, relier Bamako, Ouagadougou et Niamey peut nécessiter une journée entière de voyage, en raison du manque de liaisons directes.</p>



<p>«&nbsp;<em>Avec une compagnie commune, nous pourrons assurer rapidement des vols entre les capitales et même vers certaines régions</em>&nbsp;», a souligné Abdourahamane Amadou. L’objectif est de réduire drastiquement les temps de trajet et faciliter les échanges économiques, administratifs et humains au sein de l’AES.</p>



<p>Le ministre a également confirmé que le premier vol pourrait intervenir dès 2026, si le calendrier est respecté.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une flotte encore en discussion</strong></h2>



<p>Sur le plan technique, plusieurs questions restent à trancher, notamment celle du choix des appareils. Parmi les options envisagées figure l’Embraer 190, déjà utilisé par le Burkina Faso.</p>



<p>Pour les autorités, l’harmonisation de la flotte est un enjeu stratégique. «&nbsp;<em>Si nous voulons une compagnie commune, il est logique que nous ayons le même type d’appareil. Cela facilite l’exploitation et la maintenance</em>&nbsp;», a expliqué le ministre nigérien.</p>



<p>Au-delà de l’exploitation, les trois pays envisagent également de développer un écosystème industriel autour de l’aviation. L’installation d’une filiale du constructeur brésilien Embraer dans la sous-région est évoquée, notamment pour assurer la maintenance technique des appareils.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une coopération aérienne élargie</strong></h2>



<p>Le projet de compagnie aérienne s’inscrit dans un cadre plus large de coopération dans le secteur aérien. Début avril, à Niamey, les trois États ont signé un accord global visant à renforcer leur collaboration en matière d’aviation civile.</p>



<p>Ce partenariat prévoit notamment la création d’un bureau conjoint d’enquête sur les accidents aériens, l’élaboration d’une feuille de route commune pour le développement du secteur, ainsi que le renforcement des capacités en formation et en maintenance.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un levier d’intégration pour l’AES</strong></h2>



<p>Au-delà de l’aspect technique, cette future compagnie aérienne constitue un symbole fort de la volonté d’intégration des pays de l’AES. Dans un contexte régional marqué par des défis sécuritaires et économiques, les autorités misent sur le transport aérien comme levier de développement et de souveraineté.</p>



<p>En facilitant la mobilité des personnes et des biens, le projet pourrait contribuer à dynamiser les échanges intra-régionaux, encore limités, et à renforcer la cohésion entre les trois pays.</p>



<p>Si les défis restent nombreux — financement, organisation, viabilité économique —, le lancement annoncé pour 2026 marque une étape décisive. Pour Bamako, Ouagadougou et Niamey, il s’agit désormais de transformer cette ambition politique en réalité opérationnelle.</p>



<p><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Diplomatie : la Russie envoie 770 tonnes d’aide alimentaire au Mali</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 01 May 2026 08:51:07 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La Russie a expédié 770 tonnes de pois cassés au Mali dans le cadre d’un programme humanitaire soutenu par l’ONU, illustrant à la fois un appui alimentaire et un renforcement de son influence au Sahel.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Une cargaison de 770 tonnes de pois cassés polis a quitté la région russe de l’Altaï à destination du Mali, dans le cadre d’un programme humanitaire international piloté sous l’égide de l’Organisation des Nations unies. </em></strong></p>



<p>Selon la branche régionale du Centre fédéral d’évaluation de la sécurité et de la qualité des produits agro-industriels, citée par l’agence&nbsp;<em>African Initiative</em>, ces denrées — des pois cassés de première qualité produits dans le district d’Oust-Kalmanski — ont été soigneusement contrôlées avant leur expédition. Les analyses, menées dans un laboratoire de l’Altaï, ont confirmé leur conformité aux normes nationales en vigueur.</p>



<p>L’envoi s’inscrit dans un dispositif d’assistance alimentaire destiné à soutenir des pays confrontés à des défis économiques et sécuritaires persistants. Avant leur acheminement, chaque lot fait l’objet d’une expertise technique rigoureuse, censée garantir la qualité sanitaire des produits distribués, explique l’agence russe.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une aide calibrée et certifiée</strong></h2>



<p>Ce n’est pas une première. En mars dernier, dans le cadre d’une opération similaire, près de 1 500 tonnes de gruau de pois et de farine de blé avaient déjà été expédiées depuis la même région russe vers l’Afghanistan et le Burkina Faso.</p>



<p>Si l’opération est officiellement humanitaire, elle intervient dans un contexte où Moscou renforce ses liens avec Bamako, notamment sur les plans sécuritaire et économique. L’aide alimentaire apparaît ainsi comme un levier supplémentaire de renforcement des liens de coopération avec le Mali, et par ricochet l’Afrique, à quelques mois du 3ème sommet Russie-Afrique, prévue en Russie.&nbsp;</p>



<p>Pour le Mali, confronté à des défis alimentaires dans certaines zones, ces cargaisons constituent un appui non négligeable.&nbsp;</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Burkina Faso : le gouvernement suspend les importations de riz</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Apr 2026 17:30:49 +0000</pubDate>
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<p>Le Burkina Faso suspend les importations de riz afin de soutenir la production nationale et renforcer la souveraineté alimentaire. Les opérateurs disposent d’un délai de deux mois pour écouler les autorisations déjà délivrées.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Dans un communiqué conjoint signé ce mercredi 29 avril 2026 par trois départements ministériels, à savoir le ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, le ministère de l’Agriculture, des Ressources animales et halieutiques, ainsi que le ministère de l’Économie et des Finances, le gouvernement burkinabè a annoncé la suspension de l’importation du riz. Cette décision vise à promouvoir la consommation du riz local et à soutenir les producteurs nationaux dans un contexte de souveraineté alimentaire.&nbsp;&nbsp;</em></strong></p>



<p>Le document précise que toutes les autorisations spéciales d’importation de riz sont suspendues jusqu’à nouvel ordre. Toutefois, les opérateurs disposant d’autorisations déjà délivrées bénéficient d’un délai de deux mois pour finaliser leurs formalités. Passé ce délai, aucune cargaison de riz importé ne sera tolérée. Cette mesure traduit une volonté claire de réorienter le marché vers les productions locales et de réduire la dépendance aux importations.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Suspension des importations de riz</strong></h2>



<p>Le gouvernement appelle à un esprit d’économie patriotique. Les opérateurs économiques sont invités à coopérer avec les services techniques de l’État pour assurer le respect de la décision. Les autorités insistent sur la nécessité de soutenir les producteurs locaux et de renforcer la solidarité nationale. Les consommateurs sont également encouragés à privilégier le riz local afin de valoriser le travail des agriculteurs burkinabè.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Le communiqué avertit que toute violation de cette mesure entraînera des sanctions prévues par les textes en vigueur. Pour renforcer le dispositif de contrôle, des numéros verts ont été mis à disposition afin de signaler les cas de non-respect. Cette disposition traduit la volonté des autorités de garantir l’application stricte de la suspension et d’impliquer la population dans le suivi.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Adaptation des importateurs locaux</strong></h2>



<p>Cette décision s’inscrit dans une stratégie plus large de valorisation des filières agricoles locales. Le Burkina Faso produit du riz en quantité croissante, mais les importations freinent la commercialisation du riz national. En limitant l’entrée du riz étranger, le gouvernement espère stimuler la demande pour le riz local, améliorer les revenus des producteurs et renforcer la sécurité alimentaire dans un contexte économique et climatique difficile.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Les importateurs devront s’adapter à cette nouvelle situation. Certains craignent des perturbations dans l’approvisionnement, mais les autorités assurent que les producteurs locaux pourront répondre à la demande. Les services techniques sont mobilisés pour accompagner cette transition et éviter une hausse des prix. Le gouvernement mise sur la capacité des acteurs nationaux à relever le défi et à garantir un approvisionnement stable.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Cette suspension de l’importation du riz marque une étape importante dans la politique agricole du Burkina Faso. Elle traduit une volonté politique de soutenir l’économie nationale et de promouvoir le « consommer local ». Les producteurs sont placés au centre de la stratégie, et les consommateurs sont invités à participer à cet effort collectif. Le communiqué interministériel illustre ainsi une orientation forte vers l’autonomie alimentaire et la valorisation des ressources locales.&nbsp;</p>



<p><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Commerce et investissement : l’Allemagne consolide sa présence financière en Afrique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Apr 2026 11:31:06 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La banque publique allemande de développement KfW a annoncé son entrée au capital de African Trade &#038; Investment Development Insurance (ATIDI), institution panafricaine spécialisée dans l’assurance du commerce et de l’investissement. </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em><br>La banque publique allemande de développement KfW a annoncé son entrée au capital de African Trade &amp; Investment Development Insurance (ATIDI), institution panafricaine spécialisée dans l’assurance du commerce et de l’investissement. Cette participation de 32 millions de dollars illustre la volonté de Allemagne d’intensifier ses relations économiques avec le continent et de soutenir les mécanismes africains de sécurisation des investissements.</em></strong></p>



<p>Réunie à Nairobi, au Kenya, la direction de l’African Trade &amp; Investment Development Insurance (ATIDI) a officialisé, le 29 avril 2026, l’entrée au capital de la banque de développement allemande KfW. L’institution devient ainsi le 13ᵉ actionnaire institutionnel de l’organisme africain d’assurance-crédit.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’Allemagne renforce son partenariat économique avec les marchés africains </h2>



<p>La signature de l’accord de souscription s’est tenue lors d’une rencontre entre le directeur général d’ATIDI, Manuel Moses, et la ministre fédérale allemande de la Coopération économique et du Développement, Reem Alabali Radovan.&nbsp;<em>&nbsp;«&nbsp;</em><em>Cet événement est symbolique à plus d’un titre. Tout d&rsquo;abord, il renforce nos liens déjà solides avec la KfW et crée de nouvelles opportunités pour les investisseurs allemands qui souhaitent s&rsquo;implanter en Afrique. C&rsquo;est également une reconnaissance du statut acquis par ATIDI en tant que principal organisme d&rsquo;assurance pour le développement en Afrique, ainsi qu&rsquo;une preuve de la solidité de notre modèle économique. Enfin, cela met en évidence l&rsquo;importance des partenariats dans un contexte mondial de plus en plus marqué par la volatilité et l&rsquo;incertitude. ATIDI ne ménagera aucun effort pour que ce partenariat soit couronné de succès. »,&nbsp;</em>a expliqué&nbsp;Manuel Moses,&nbsp;<em>&nbsp;</em></p>



<p>Avec cette prise de participation, l’Allemagne entend renforcer son partenariat économique avec les marchés africains et soutenir les institutions capables de réduire les risques liés au commerce et aux investissements sur le continent.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/04/ATDI-German-Embassy_218-1.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/04/ATDI-German-Embassy_218-1-1024x683.jpg" alt="ATDI German Embassy_218." class="wp-image-22127" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/04/ATDI-German-Embassy_218-1-1024x683.jpg 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/04/ATDI-German-Embassy_218-1-300x200.jpg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/04/ATDI-German-Embassy_218-1-768x512.jpg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/04/ATDI-German-Embassy_218-1-1536x1024.jpg 1536w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/04/ATDI-German-Embassy_218-1-2048x1366.jpg 2048w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/04/ATDI-German-Embassy_218-1-1920x1280.jpg 1920w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/04/ATDI-German-Embassy_218-1-1170x780.jpg 1170w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/04/ATDI-German-Embassy_218-1-585x390.jpg 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/04/ATDI-German-Embassy_218-1-263x175.jpg 263w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/04/ATDI-German-Embassy_218-1-600x400.jpg 600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">ATDI German Embassy_218. </figcaption></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un investissement de 32 millions de dollars</strong></h2>



<p>Pour devenir actionnaire de catégorie D2 – un statut réservé aux agences publiques et aux agences de crédit à l’exportation non africaines – KfW a investi 32 millions de dollars. Sur ce montant, 18,4 millions de dollars proviennent du budget du Ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ) ; 13,6 millions de dollars sont financés sur fonds propres de la banque allemande.</p>



<p>Cette participation permettra à la KfW de siéger dans les instances de gouvernance de l’institution et de contribuer à la définition de ses orientations stratégiques. L’initiative s’inscrit également dans la dynamique du G20 à travers le programme Compact with Africa (CwA), destiné à stimuler les investissements privés sur le continent.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un partenariat déjà ancien</strong></h2>



<p>L’entrée de la KfW au capital d’ATIDI constitue l’aboutissement d’une coopération engagée depuis plusieurs années. Agissant pour le compte du Ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ), la banque allemande a déjà financé l’adhésion de plusieurs pays africains à l’organisation pour un montant supérieur à 100 millions de dollars.</p>



<p>Ces contributions ont permis à ATIDI d’élargir sa base financière et de renforcer sa capacité à atténuer les risques politiques et commerciaux, condition essentielle pour attirer des investisseurs privés sur les marchés africains.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Stimuler les investissements allemands en Afrique</strong></h2>



<p>Fondée en 1948, KfW est l’une des plus importantes banques publiques de développement au monde. Basée à Francfort-sur-le-Main, elle finance des projets dans les domaines des infrastructures, de l’énergie, du développement durable ou encore du soutien aux PME dans les économies émergentes.</p>



<p>Selon les estimations de la banque, sa participation dans African Trade &amp; Investment Development Insurance (ATIDI) pourrait générer jusqu’à 500 millions de dollars d’échanges commerciaux et d’investissements supplémentaires entre entreprises allemandes et marchés africains.</p>



<p>De son côté, Christiane Laibach, membre du comité de direction de KfW, affirme que ce partenariat vise à «&nbsp;<em>renforcer les opportunités d’affaires pour les investisseurs européens et allemands en Afrique</em><em>, dans le but de favoriser la prospérité et le développement, dans l&rsquo;intérêt de tous.</em>&nbsp;». Elle poursuit en ajoutant :&nbsp;<em>« Aujourd’hui, nous réaffirmons notre partenariat stratégique de longue date avec ATIDI.&nbsp;</em>[…]<em>&nbsp;Nous adhérons à l&rsquo;institution au nom de la République fédérale d&rsquo;Allemagne. Il s’agit de l’aboutissement d&rsquo;une coopération fructueuse qui a permis à plusieurs États africains d&rsquo;adhérer à ATIDI et a donné naissance à des solutions d&rsquo;assurance innovantes destinées à attirer les investissements étrangers sur le continent. »</em></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une institution africaine en pleine expansion</strong></h2>



<p>Créée en 2001 par plusieurs États africains, African Trade &amp; Investment Development Insurance (ATIDI) s’est imposée au fil des années comme un acteur central de la sécurisation des investissements sur le continent. L’institution propose notamment des assurances contre les risques politiques, des assurances-crédit, des garanties financières pour les projets d’investissement.</p>



<p>Depuis sa création, ATIDI a soutenu plus de 93 milliards de dollars de transactions commerciales et d’investissements en Afrique. L’organisation bénéficie également de solides partenariats avec plusieurs institutions internationales, dont l’Union africaine, le Groupe de la Banque mondiale, la Banque européenne d’investissement et le COMESA.</p>



<p>Notée A/Stable par Standard &amp; Poor&rsquo;s et A2/Stable par Moody&rsquo;s, elle a été élue Institution de financement du développement de l’année 2025 lors des African Banker Awards.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Vers une nouvelle dynamique d’investissement</strong></h2>



<p>Au-delà de l’apport financier, l’entrée de KfW dans le capital d’ATIDI symbolise le rapprochement entre l’expertise financière européenne et les besoins croissants de financement du continent africain.</p>



<p>En combinant la capacité de financement de la banque allemande et la connaissance du terrain d’ATIDI, les deux institutions espèrent renforcer les corridors commerciaux, réduire les risques pour les investisseurs et soutenir la transformation économique à long terme de l’Afrique.</p>



<p><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>



<p><br></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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