<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des Économie sahélienne : défis et opportunités &#8212; Sahel Tribune</title>
	<atom:link href="https://saheltribune.com/economie/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://saheltribune.com/economie/</link>
	<description>Sahel Tribune – Votre regard sur le Sahel, autrement.</description>
	<lastBuildDate>Mon, 22 Jun 2026 19:03:45 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	

<image>
	<url>http://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/04/cropped-logo-Sahel-Tribune_Plan-de-travail-1.jpg</url>
	<title>Archives des Économie sahélienne : défis et opportunités &#8212; Sahel Tribune</title>
	<link>https://saheltribune.com/economie/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
<site xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">192168702</site>	<item>
		<title>Rapport ITIE 2024 : les revenus miniers représentent désormais plus de 40 % des recettes de l’État malien  </title>
		<link>https://saheltribune.com/rapport-itie-2024-les-revenus-miniers-representent-desormais-plus-de-40-des-recettes-de-letat-malien/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/rapport-itie-2024-les-revenus-miniers-representent-desormais-plus-de-40-des-recettes-de-letat-malien/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Jun 2026 19:03:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[audits miniers]]></category>
		<category><![CDATA[Code minier]]></category>
		<category><![CDATA[Contenu Local]]></category>
		<category><![CDATA[développement durable]]></category>
		<category><![CDATA[économie malienne]]></category>
		<category><![CDATA[exportations]]></category>
		<category><![CDATA[finances publiques]]></category>
		<category><![CDATA[investissement minier]]></category>
		<category><![CDATA[ITIE]]></category>
		<category><![CDATA[Kayes]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[mines]]></category>
		<category><![CDATA[or]]></category>
		<category><![CDATA[recettes publiques]]></category>
		<category><![CDATA[ressources naturelles]]></category>
		<category><![CDATA[revenus miniers]]></category>
		<category><![CDATA[secteur extractif]]></category>
		<category><![CDATA[Sikasso]]></category>
		<category><![CDATA[souveraineté]]></category>
		<category><![CDATA[Transition malienne]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=23060</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le rapport ITIE 2024 révèle que les revenus extractifs ont atteint 1 023 milliards FCFA au Mali, représentant plus de 40 % des recettes publiques. Une performance portée par l’or et les réformes engagées pour renforcer la souveraineté minière du pays.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Avec plus de 1 000 milliards de FCFA de revenus extractifs en 2024 et une réforme profonde de son cadre minier, le Mali entend reprendre la main sur ses ressources stratégiques. Au-delà des chiffres, le rapport ITIE 2024 révèle l’ambition des autorités maliennes de faire des richesses du sous-sol un instrument de souveraineté économique.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au Mali, les mines ne sont plus seulement une question de production. Elles sont devenues un enjeu de souveraineté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis l&rsquo;arrivée des autorités de transition, le secteur extractif est au cœur d&rsquo;une vaste reconfiguration des rapports entre l&rsquo;État malien et les multinationales minières. L&rsquo;adoption du nouveau Code minier en 2023, la loi sur le contenu local et les audits menés auprès des opérateurs témoignent d&rsquo;une même volonté : augmenter la part de la richesse nationale captée par le pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Rapport ITIE Mali 2024 apporte un éclairage inédit sur les premiers résultats de cette stratégie. Les chiffres sont éloquents : les revenus du secteur extractif ont atteint 1 023 milliards de FCFA en 2024, dont 978,3 milliards directement encaissés par le Trésor public.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un contexte marqué par les tensions géopolitiques régionales, la réduction progressive de l&rsquo;aide extérieure et la recherche de nouveaux partenaires économiques, cette manne financière apparaît plus que jamais comme un pilier de l&rsquo;autonomie budgétaire du pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une industrie qui finance près de la moitié des recettes publiques</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le poids des industries extractives dans l&rsquo;économie malienne demeure considérable. Selon les données consolidées par l&rsquo;ITIE, les revenus issus du secteur représentent 40,93 % de l&rsquo;ensemble des recettes de l&rsquo;État. Autrement dit, près d&rsquo;un franc sur deux encaissé par le budget national provient directement ou indirectement des activités minières.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette contribution place le Mali parmi les économies africaines les plus dépendantes de leurs ressources minières, mais aussi parmi celles qui disposent des plus importantes marges de manœuvre pour transformer cette richesse en outil de développement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport souligne ainsi que «&nbsp;<em>les revenus du secteur extractif s&rsquo;élèvent à 1 023,4 milliards FCFA en 2024</em>&nbsp;», dont l&rsquo;essentiel est issu du secteur minier, qui représente à lui seul «&nbsp;<em>99,99 % du total généré par les deux secteurs (minier et hydrocarbures)&nbsp;</em>».</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L&rsquo;or, toujours roi</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Comme dans la plupart des grands pays miniers ouest-africains, l&rsquo;or demeure le principal moteur de la croissance extractive. La production nationale a atteint 54,88 tonnes en 2024 pour une valorisation estimée à plus de 1 632 milliards de FCFA. Le métal jaune représente à lui seul près de 95 % de la valeur totale de la production minérale du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport note que «&nbsp;<em>les productions minérales restent dominées par l&rsquo;or avec 54,88 tonnes pour une valorisation de 1 632 milliards FCFA, soit près de 95 % de la production totale&nbsp;</em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les régions de Kayes et de Sikasso continuent d&rsquo;assurer l&rsquo;essentiel de cette production, tandis que les exportations demeurent fortement orientées vers l&rsquo;Afrique du Sud, l&rsquo;Australie et la Suisse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec 78,8 % de la valeur totale des exportations nationales, le secteur minier reste le principal fournisseur de devises du pays. Cette position stratégique renforce la capacité du Mali à maintenir ses équilibres macroéconomiques dans un environnement international volatil.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le pari de la souveraineté minière</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Mais l&rsquo;enseignement le plus significatif du rapport est ailleurs. Depuis deux ans, Bamako mène une politique de reprise en main du secteur fondée sur un renforcement du contrôle de l&rsquo;État et une révision des équilibres historiques entre puissance publique et investisseurs privés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport ITIE souligne d&rsquo;ailleurs que les nouvelles dispositions législatives ont été adoptées afin de «&nbsp;<em>renforcer le cadre juridique de l&rsquo;exploitation minière et affirmer davantage la souveraineté de l&rsquo;État sur ses ressources minérales</em>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette orientation s&rsquo;inscrit dans une tendance plus large observée sur le continent. Du Niger à la Guinée, plusieurs États producteurs cherchent aujourd&rsquo;hui à accroître leur participation dans les projets miniers, à développer le contenu local et à obtenir une part plus importante des revenus générés par leurs ressources naturelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le Mali, cette stratégie répond également à un impératif politique : démontrer que les richesses du sous-sol profitent davantage aux finances publiques et aux populations.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les audits produisent leurs premiers effets</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;une des révélations du rapport concerne les conséquences financières des audits menés par les autorités. Selon l&rsquo;ITIE, les recommandations issues de l&rsquo;audit administratif et technique du secteur minier ont permis à l&rsquo;État de récupérer des recettes substantielles. «&nbsp;<em>La mise en œuvre des recommandations de cette mission a permis l&rsquo;encaissement de 331,6 milliards FCFA par les organismes collecteurs de l&rsquo;État en 2024</em>&nbsp;», précise le document.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un montant considérable qui illustre la volonté des autorités de renforcer le respect des obligations fiscales et contractuelles des opérateurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les cercles gouvernementaux, cette performance est souvent présentée comme la preuve qu&rsquo;une meilleure gouvernance du secteur peut générer des ressources équivalentes à plusieurs années d&rsquo;aide extérieure.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Transparence : un signal adressé aux investisseurs</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Contrairement à certaines perceptions, le renforcement du contrôle étatique ne s&rsquo;accompagne pas d&rsquo;un recul des exigences de transparence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport met en avant la publication progressive des contrats miniers et pétroliers conformément aux exigences de la norme ITIE 2023. Il souligne également l&rsquo;existence d&rsquo;un «&nbsp;<em>cadre juridique et règlementaire conforme aux standards régionaux et internationaux en matière de gouvernance des secteurs extractifs</em>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">À la fin de l&rsquo;année 2024, le pays comptait 705 titres miniers actifs et treize projets à un stade avancé d&rsquo;exploration, signe que le potentiel du sous-sol malien continue d&rsquo;attirer l&rsquo;attention des investisseurs malgré un contexte sécuritaire complexe.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Vers un nouveau modèle minier malien ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le défi pour le Mali consiste désormais à transformer cette rente minière en développement durable. Le document rappelle que la politique nationale du secteur vise une «&nbsp;<em>exploitation équitable et optimale des ressources minières en vue d&rsquo;une large croissance durable et d&rsquo;un développement socio-économique soutenu</em>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour y parvenir, les autorités devront relever plusieurs défis : accélérer la transformation locale, renforcer les infrastructures, améliorer l&rsquo;intégration des fournisseurs nationaux et garantir une meilleure redistribution des revenus aux collectivités.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une chose est néanmoins acquise : dans le Mali de 2026, la question minière n&rsquo;est plus seulement économique. Elle est devenue l&rsquo;un des principaux instruments de la stratégie de souveraineté portée par les autorités.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et les chiffres du rapport ITIE 2024 montrent que cette ambition commence à produire des résultats tangibles.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/rapport-itie-2024-les-revenus-miniers-representent-desormais-plus-de-40-des-recettes-de-letat-malien/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">23060</post-id>	</item>
		<item>
		<title>INPS Mali : Idrissa Bakary Diarra ausculte l’institution et prépare une vaste réforme de la protection sociale</title>
		<link>https://saheltribune.com/inps-mali-idrissa-bakary-diarra-ausculte-linstitution-et-prepare-une-vaste-reforme-de-la-protection-sociale/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/inps-mali-idrissa-bakary-diarra-ausculte-linstitution-et-prepare-une-vaste-reforme-de-la-protection-sociale/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Jun 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[assurance volontaire]]></category>
		<category><![CDATA[déconcentration administrative]]></category>
		<category><![CDATA[digitalisation]]></category>
		<category><![CDATA[Idrissa Bakary Diarra]]></category>
		<category><![CDATA[INPS Mali]]></category>
		<category><![CDATA[prestations sociales]]></category>
		<category><![CDATA[prévoyance sociale]]></category>
		<category><![CDATA[protection sociale]]></category>
		<category><![CDATA[réforme INPS]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité sociale]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=22907</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Six mois après sa prise de fonction, Idrissa Bakary Diarra multiplie les visites de terrain à l’INPS. Objectif : moderniser les services, renforcer la couverture sociale et rapprocher les prestations des assurés partout au Mali.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>En deux jours de tournée dans les structures centrales de l&rsquo;Institut national de prévoyance sociale, le nouveau directeur général a rencontré ses équipes, nommé les difficultés et tracé des pistes de réforme concrètes. Une méthode de terrain qui tranche avec les habitudes des cabinets directoriaux.</em></strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il aurait pu recevoir ses directeurs dans son bureau, les convoquer un à un pour des comptes rendus formels, ou encore mandater une mission d&rsquo;inspection interne. Idrissa Bakary Diarra a choisi autre chose : descendre dans les couloirs, pousser les portes des services, serrer les mains des agents, écouter les doléances à la source. En deux jours — mardi 16 et mercredi 17 juin 2026 — le directeur général de l&rsquo;Institut national de prévoyance sociale (INPS) a effectué une tournée complète des structures centrales de l&rsquo;institution, rencontrant successivement quatre directions clés dont la Direction des Structures Déconcentrées (DSD).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nommé le 26 novembre 2025 et officiellement en poste depuis le 30 décembre, Idrissa Bakary Diarra hérite d&rsquo;une institution aux défis considérables : une base d&rsquo;assurés à élargir, des systèmes informatiques vieillissants, un Code de prévoyance sociale qui date de 1999, des allocations familiales parfois versées en double, et des structures régionales qui peinent à traiter les dossiers en autonomie. Sa tournée de terrain constitue le premier grand geste managérial de son mandat : prendre la mesure de la réalité avant de reformer.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le SAV promu en direction centrale</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Première étape de la journée du 17 juin : le Service Assurance Volontaire (SAV), dirigé par Modibo Danion. Ce service — qui couvre les travailleurs indépendants, les artisans, les commerçants et les professionnels libéraux qui ne sont pas automatiquement affiliés au régime général — est en cours de mutation. Idrissa Bakary Diarra a annoncé que le SAV sera érigé en direction centrale, marquant une reconnaissance institutionnelle de son importance stratégique dans l&rsquo;extension de la couverture sociale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur la question des agents en stage probatoire, dont la situation administrative restait en suspens depuis plusieurs mois, le directeur général a apporté une réponse attendue : leur titularisation interviendra dans les jours à venir. Une annonce accueillie avec soulagement par le personnel concerné. Le DG a toutefois accompagné cette bonne nouvelle d&rsquo;un message sans ambiguïté sur les exigences professionnelles : ponctualité, assiduité et rigueur sont les conditions de la confiance que l&rsquo;institution place dans ses agents.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>DIGA : immatriculation et bataille contre les fraudes patronales</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Deuxième arrêt : la Direction de l&rsquo;Immatriculation et de la Gestion des Assurés (DIGA), dirigée par Sipa Konté. C&rsquo;est le cœur administratif de l&rsquo;INPS — là où les travailleurs entrent dans le système, où les employeurs déclarent leurs salariés, où la qualité de la donnée conditionne la pertinence de toutes les prestations qui suivront. Le diagnostic posé par la directrice est précis et ne cache pas les dysfonctionnements.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certains employeurs refusent d&rsquo;immatriculer des catégories entières de travailleurs — expatriés, saisonniers — en infraction avec les obligations légales. Les déclarations reçues sont souvent de qualité insuffisante. Et les outils informatiques ne permettent pas encore de bloquer automatiquement la saisie de salaires inférieurs au SMIG, ouvrant la porte à des sous-déclarations qui pénalisent les assurés au moment du calcul de leurs droits. Les remèdes avancés sont logiques : renforcement des échanges de données entre l&rsquo;INPS et le Bureau central des soldes, accélération de la dématérialisation, contrôles renforcés et télédéclaration généralisée pour les grands employeurs.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>DP : le Code de prévoyance sociale, un chantier urgent</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Troisième étape : la Direction des Prestations (DP), dirigée par Houro Diakité. C&rsquo;est là que se traitent les pensions de retraite, les allocations familiales, les rentes d&rsquo;invalidité — en bref, les droits concrets des assurés. Et c&rsquo;est là que les effets d&rsquo;un Code de prévoyance sociale vieux de vingt-sept ans se font le plus cruellement sentir. M. Diakité a exposé sans ménagement les lacunes : lenteur de la révision du code, absence de déconcentration effective des décisions, insuffisance des équipements informatiques, contrôles médicaux annuels non réalisés pour certains rentiers, et cas de double paiement d&rsquo;allocations familiales — le même enfant perçu par le régime de l&rsquo;assurance volontaire et par le régime général simultanément.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>DSD : la déconcentration comme priorité</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dernière étape et peut-être la plus stratégique : la Direction des Structures Déconcentrées (DSD), dont la mission est de coordonner, contrôler et appuyer les antennes régionales de l&rsquo;INPS sur l&rsquo;ensemble du territoire malien. C&rsquo;est ici que l&rsquo;écart entre les ambitions de Bamako et la réalité vécue par les assurés en région se mesure le plus concrètement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La directrice centrale adjointe, Fatoumata Fofana, a brossé un tableau sans complaisance des difficultés opérationnelles : retards de paiement des allocations familiales, doublons d&rsquo;enfants dans les bases de données, insuffisance du matériel informatique et de bureau, perturbations des réseaux et coupures d&rsquo;électricité, absence d&rsquo;interphones, manque de téléphones de flotte. Des problèmes qui paraissent anecdotiques pris isolément, mais qui, cumulés, entravent quotidiennement la capacité des agents à servir les assurés dans des délais raisonnables.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face aux défis listés par la DSD, Idrissa Bakary Diarra a été explicite sur sa priorité : la déconcentration. «&nbsp;<em>Cette déconcentration permettra aux structures déconcentrées — régions et agences principales de Bamako — de traiter entièrement toutes les prestations techniques pour le bonheur de nos assurés sociaux</em>&nbsp;», a-t-il indiqué au personnel. Un objectif ambitieux, qui suppose une refonte des systèmes d&rsquo;information, une délégation réelle des pouvoirs de décision et un renforcement significatif des équipes régionales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À six mois de sa prise de fonctions, le directeur général de l&rsquo;INPS a montré qu&rsquo;il comprend son institution dans sa complexité — ses forces, ses failles, ses blocages structurels. Les 2,1 milliards de FCFA d&rsquo;allocations familiales versées entre janvier et mai 2026 témoignent de la résilience opérationnelle de l&rsquo;institution dans un contexte difficile. Les chantiers identifiés lors de cette tournée diront, dans les mois qui viennent, si la résilience peut se transformer en réforme.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/inps-mali-idrissa-bakary-diarra-ausculte-linstitution-et-prepare-une-vaste-reforme-de-la-protection-sociale/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">22907</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Forum Mali-Inde 2026 : Bamako renforce ses exportations et son partenariat économique avec New Delhi</title>
		<link>https://saheltribune.com/forum-mali-inde-2026-bamako-renforce-ses-exportations-et-son-partenariat-economique-avec-new-delhi/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/forum-mali-inde-2026-bamako-renforce-ses-exportations-et-son-partenariat-economique-avec-new-delhi/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Jun 2026 19:47:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[APEX Mali]]></category>
		<category><![CDATA[commerce international]]></category>
		<category><![CDATA[Coopération Sud-Sud]]></category>
		<category><![CDATA[coton malien]]></category>
		<category><![CDATA[développement économique]]></category>
		<category><![CDATA[économie malienne]]></category>
		<category><![CDATA[exportations]]></category>
		<category><![CDATA[Forum Mali-Inde]]></category>
		<category><![CDATA[Inde]]></category>
		<category><![CDATA[investissements]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[New Delhi]]></category>
		<category><![CDATA[partenariats économiques]]></category>
		<category><![CDATA[souveraineté économique]]></category>
		<category><![CDATA[transformation industrielle]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=22901</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le Mali accueille la première édition du Forum Mali-Inde pour la Promotion des Exportations. Objectif : renforcer les échanges commerciaux, attirer les investissements indiens et accélérer la transformation industrielle des filières stratégiques.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La première édition du Forum Mali-Inde pour la Promotion des Exportations s&rsquo;est ouverte ce jeudi 18 juin à Bamako sous la présidence du Premier ministre Abdoulaye Maïga. En deux jours de travaux, opérateurs économiques maliens et indiens examinent des pistes de coopération dans le commerce, l&rsquo;industrie et l&rsquo;investissement. Le signal est politique autant qu&rsquo;économique.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Un forum. Une première. Et, derrière le cadre protocolaire, une intention stratégique clairement assumée. Ce jeudi 18 juin 2026, le Mali a réuni pour la première fois à Bamako opérateurs économiques maliens et indiens, représentants d&rsquo;institutions publiques et privées, et partenaires techniques et financiers, pour inaugurer le Forum Mali-Inde pour la Promotion des Exportations. La rencontre, organisée par le ministère de l&rsquo;Industrie et du Commerce à travers l&rsquo;Agence pour la Promotion des Exportations (APEX Mali), s&rsquo;est ouverte sous la haute présidence du Premier ministre, le général de division Abdoulaye Maïga — un signe du niveau politique que Bamako entend donner à ce rapprochement avec New Delhi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le contexte ne doit rien au hasard. Le Mali, sous la conduite des autorités de la Transition, a entrepris depuis 2021 une réorientation profonde de ses partenariats extérieurs, marquée par la rupture avec plusieurs partenaires occidentaux traditionnels et le resserrement de liens avec de nouveaux alliés. Dans cette reconfiguration, l&rsquo;Inde occupe une place particulière : puissance émergente, marché de plus d&rsquo;un milliard d&rsquo;habitants, économie en forte croissance, et acteur du Sud global avec lequel le Mali partage une vision commune de la multipolarité et de la souveraineté nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Coton, or, sésame : les filières dans la ligne de mire</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;Inde est déjà, avant même ce forum, un partenaire commercial non négligeable pour le Mali. Le pays bénéficie de préférences tarifaires sur le marché indien dans le cadre des dispositifs commerciaux préférentiels accordés aux pays les moins avancés. Plusieurs filières maliennes en tirent ou pourraient en tirer parti : le coton, la gomme arabique, les noix d&rsquo;acajou, le sésame et l&rsquo;or figurent parmi les principales exportations vers ce marché.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais les volumes actuels restent en deçà du potentiel. C&rsquo;est précisément l&rsquo;objet de ce forum : dépasser le stade des opportunités théoriques pour identifier des mécanismes concrets de facilitation du commerce, des chaînes de valeur à construire ensemble, et des projets d&rsquo;investissement productif susceptibles de transformer la matière première malienne sur place avant son exportation. La transformation industrielle locale — le passage du coton brut au fil ou au tissu, de l&rsquo;acajou à la noix transformée — est l&rsquo;un des angles qui seront examinés dans les ateliers thématiques prévus sur deux jours.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une autonomie économique comme boussole</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son allocution d&rsquo;ouverture, le ministre de l&rsquo;Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, a inscrit le forum dans un cadre politique explicite : «&nbsp;<em>consolider la souveraineté économique, diversifier les partenariats et accélérer la transformation structurelle</em>&nbsp;» du Mali. La formule dit beaucoup sur la lecture que Bamako fait de sa situation : il ne s&rsquo;agit pas d&rsquo;un simple événement commercial, mais d&rsquo;un acte de politique économique destiné à réduire les dépendances et à multiplier les leviers de financement du développement national.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce cadrage rejoint une préoccupation que partagent plusieurs économies africaines : comment monétiser ses ressources naturelles non plus en les exportant brutes au prix mondial le plus bas, mais en créant de la valeur ajoutée localement et en accédant à des marchés diversifiés ? L&rsquo;Inde, qui a elle-même parcouru ce chemin en quelques décennies, constitue à ce titre une référence pertinente autant qu&rsquo;un débouché commercial potentiellement massif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le ministère de l’Industrie et du Commerce, cette première édition est le début d&rsquo;un long processus dans le renforcement des relations économiques entre Bamako et New Delhi.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Des recommandations concrètes attendues à l&rsquo;issue des travaux</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les travaux du forum, qui se poursuivent vendredi 19 juin, doivent déboucher sur des recommandations opérationnelles à l&rsquo;attention des deux gouvernements et des secteurs privés des deux pays. Elles porteront sur les mécanismes de facilitation du commerce, les dispositifs d&rsquo;accompagnement à l&rsquo;export pour les PME maliennes, les régimes d&rsquo;investissement et les pistes de partenariats sectoriels. La dimension logistique — l&rsquo;acheminement des marchandises maliennes vers le marché indien depuis un pays enclavé — fera vraisemblablement partie des sujets abordés, tant elle représente un obstacle structurel à toute ambition exportatrice.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour l&rsquo;Inde, dont les intérêts en Afrique de l&rsquo;Ouest restent moins développés qu&rsquo;en Afrique de l&rsquo;Est, ce forum est aussi une occasion de muscler sa présence commerciale et diplomatique dans une région en pleine recomposition. New Delhi, qui a sensiblement intensifié son engagement sur le continent africain ces dernières années dans le cadre de sa politique de «&nbsp;<em>diplomatie du Sud global&nbsp;</em>», trouvera au Mali un interlocuteur qui partage son attachement à une coopération non conditionnée et fondée sur des bénéfices mutuels.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/forum-mali-inde-2026-bamako-renforce-ses-exportations-et-son-partenariat-economique-avec-new-delhi/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">22901</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Mali : comment les autorités sécurisent l’approvisionnement en hydrocarbures malgré les tensions mondiales</title>
		<link>https://saheltribune.com/mali-comment-les-autorites-securisent-lapprovisionnement-en-hydrocarbures-malgre-les-tensions-mondiales/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/mali-comment-les-autorites-securisent-lapprovisionnement-en-hydrocarbures-malgre-les-tensions-mondiales/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Jun 2026 19:35:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[approvisionnement]]></category>
		<category><![CDATA[Bamako]]></category>
		<category><![CDATA[carburant]]></category>
		<category><![CDATA[commerce]]></category>
		<category><![CDATA[économie malienne]]></category>
		<category><![CDATA[énergie]]></category>
		<category><![CDATA[fraude]]></category>
		<category><![CDATA[hydrocarbures]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[Moussa Alassane Diallo]]></category>
		<category><![CDATA[prix du carburant]]></category>
		<category><![CDATA[secteur pétrolier]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité énergétique]]></category>
		<category><![CDATA[souveraineté économique]]></category>
		<category><![CDATA[stations-service]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=22899</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le gouvernement malien intensifie le suivi du secteur pétrolier avec une 25e réunion consacrée aux hydrocarbures. Objectif : garantir l’approvisionnement des stations-service, lutter contre la fraude et protéger les consommateurs face aux tensions des marchés mondiaux.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le ministre de l&rsquo;Industrie et du Commerce présidait ce jeudi sa 25e réunion de suivi des hydrocarbures. Une régularité qui dit l&rsquo;attention constante portée par les autorités maliennes à l&rsquo;un des enjeux les plus sensibles pour l&rsquo;économie nationale et la vie quotidienne des Maliens : garantir, semaine après semaine, que les stations-service soient approvisionnées sur l&rsquo;ensemble du territoire.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Vingt-cinq réunions. En moins d&rsquo;un an, le ministère malien de l&rsquo;Industrie et du Commerce a tenu vingt-cinq sessions de suivi consacrées exclusivement à l&rsquo;approvisionnement du pays en produits pétroliers. Ce jeudi 18 juin 2026, le ministre Moussa Alassane Diallo présidait la dernière en date, en présence des représentants des services techniques et des acteurs du secteur pétrolier. Un rythme hebdomadaire qui pourrait sembler banal, mais qui traduit en réalité une gouvernance sectorielle d&rsquo;une précision peu commune pour un pays enclavé au cœur du Sahel, où chaque citerne compte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le Mali, la question de l&rsquo;approvisionnement en carburant n&rsquo;est pas un sujet technocratique parmi d&rsquo;autres. C&rsquo;est une question de souveraineté économique quotidienne. Le pays importe l&rsquo;intégralité de ses produits pétroliers par voie terrestre depuis les ports de Dakar, d&rsquo;Abidjan et de Lomé, à travers des corridors de plusieurs centaines de kilomètres. La moindre tension logistique, la moindre hausse brutale des prix mondiaux, se répercutent directement sur les pompes à essence de Bamako, de Kayes, de Gao ou de Sikasso.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un contexte international sous tension</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La 25e réunion s&rsquo;est tenue dans un contexte international toujours difficile. Les marchés énergétiques mondiaux restent marqués par une volatilité persistante — effets combinés des tensions géopolitiques au Moyen-Orient, des décisions de l&rsquo;OPEP+ sur les niveaux de production, et des incertitudes pesant sur la demande mondiale. Pour un pays importateur net comme le Mali, ces fluctuations se traduisent par des variations de coûts qui mettent sous pression aussi bien les opérateurs de la filière que les ménages consommateurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cette réalité, les participants ont passé en revue la situation du ravitaillement des stations-service et les dispositifs en place pour assurer la continuité de l&rsquo;approvisionnement sur l&rsquo;ensemble du territoire national. Le ministre Diallo a insisté sur la nécessité d&rsquo;accélérer les réflexions engagées pour formuler des&nbsp;propositions concrètes&nbsp;susceptibles d&rsquo;améliorer l&rsquo;efficacité du dispositif actuel, tout en préservant les équilibres économiques du secteur et en protégeant les intérêts des consommateurs.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La fraude, serpent de mer du secteur pétrolier</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Comme lors des sessions précédentes, la lutte contre la fraude a occupé une part significative des échanges. Dans le secteur des hydrocarbures, les pratiques frauduleuses — sous-déclarations de volumes, contrebande depuis les pays voisins, adultération des carburants, détournement de produits subventionnés — représentent une double menace pour l&rsquo;économie nationale. Elles privent l&rsquo;État de recettes fiscales et douanières, et exposent les consommateurs à des carburants de qualité incertaine susceptibles d&rsquo;endommager les moteurs. Le renforcement des mécanismes de contrôle et de surveillance est donc une priorité récurrente des travaux du comité de suivi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En instaurant ce rythme de concertation hebdomadaire avec les opérateurs du secteur, le ministère de l&rsquo;Industrie et du Commerce a construit un outil de pilotage en temps quasi-réel d&rsquo;une filière critique. Vingt-cinq sessions en moins d&rsquo;un an : c&rsquo;est le prix d&rsquo;une gouvernance énergétique sérieuse dans un pays enclavé, à 1 500 kilomètres de la mer, dans un contexte mondial qui ne laisse guère de place à l&rsquo;improvisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/mali-comment-les-autorites-securisent-lapprovisionnement-en-hydrocarbures-malgre-les-tensions-mondiales/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">22899</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Economie malienne 2021-2026 : les chiffres qui contredisent le récit de l’effondrement</title>
		<link>https://saheltribune.com/economie-malienne-2021-2026-les-chiffres-qui-contredisent-le-recit-de-leffondrement/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/economie-malienne-2021-2026-les-chiffres-qui-contredisent-le-recit-de-leffondrement/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Jun 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[Assimi GOITA]]></category>
		<category><![CDATA[croissance économique Mali]]></category>
		<category><![CDATA[développement Mali]]></category>
		<category><![CDATA[FMI Mali]]></category>
		<category><![CDATA[lithium Mali]]></category>
		<category><![CDATA[Mali économie]]></category>
		<category><![CDATA[recettes fiscales Mali]]></category>
		<category><![CDATA[secteur minier Mali]]></category>
		<category><![CDATA[souveraineté économique]]></category>
		<category><![CDATA[Transition malienne]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=22802</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Entre 2021 et 2026, le Mali a maintenu une croissance supérieure à 4 %, augmenté ses recettes fiscales de 33 %, récupéré 761 milliards FCFA auprès des compagnies minières et lancé la première grande mine de lithium d’Afrique. Analyse des chiffres clés de la Transition.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Croissance maintenue à 4,7 % malgré les sanctions, recettes fiscales en hausse de 33 % en deux ans, 761 milliards de FCFA recouvrés auprès des compagnies minières, première mine de lithium d&rsquo;Afrique inaugurée : les données économiques vérifiables de la Transition malienne dessinent un tableau plus nuancé que celui que la couverture médiatique dominante a voulu imposer.</em></strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est une règle non écrite de la couverture médiatique du Mali depuis 2021 : parler des coups d&rsquo;État, des ruptures diplomatiques, des tensions sécuritaires — et passer sous silence les données économiques. Ce biais de sélection produit une image tronquée d&rsquo;un pays que l&rsquo;on décrit en permanence comme au bord du gouffre — comme le titre Hamadoun Ousmane Bocoum dans son ouvrage <em>« <a href="https://amzn.to/4xzue0X" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Le système financier malien à l’épreuve des crises: Une décennie de résistance </a></em>» mais qui, selon les chiffres officiels du FMI, de la Banque mondiale et de la <a href="https://www.afdb.org/fr/countries/west-africa/mali/mali-economic-outlook" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Banque africaine de développement</a>, affiche une croissance de 4,7 % en 2024 et de 5 % en 2025. Cette tribune ne nie pas les défis. Elle exige qu&rsquo;on les lise avec les données.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La croissance économique : résistance sous pression</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le premier fait économique de la Transition malienne est sa capacité à maintenir une trajectoire de croissance positive dans un contexte de pression maximale. En janvier 2022, la CEDEAO impose au Mali des sanctions économiques d&rsquo;une sévérité sans précédent : fermeture des frontières terrestres et aériennes avec les pays membres, gel des avoirs de la Banque centrale, embargo commercial à l&rsquo;exception des denrées alimentaires, médicaments et produits pétroliers. Ces sanctions — levées en juillet 2022 — ont représenté un choc significatif pour une économie enclavée dont 85 % du commerce extérieur transite par les pays voisins.</p>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph"><strong>Croissance du PIB réel du Mali</strong></p>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph"><em><strong>2021 — 2026  |  En pourcentage (%)</strong></em></p>



<figure class="wp-block-table"><div class="pcrstb-wrap"><table class="has-fixed-layout"><tbody><tr><td><strong>+3,1 %</strong><strong>Croissance 2021</strong><em>FMI données hist.</em></td><td><strong>+5,0 %</strong><strong>Croissance 2025</strong><em>FMI Article IV 2025</em></td><td><strong>+5,4 %</strong><strong>Prévision 2026</strong><em>FMI décembre 2025</em></td><td><strong>+2,3 pts</strong><strong>Progression totale</strong><em>2021 → 2026</em></td></tr></tbody></table></div></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/image-scaled.png"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="581" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/image-1024x581.png" alt="" class="wp-image-22803" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/image-1024x581.png 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/image-300x170.png 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/image-768x436.png 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/image-1536x872.png 1536w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/image-2048x1163.png 2048w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/image-1920x1090.png 1920w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/image-1170x663.png 1170w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/image-585x332.png 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/image-600x341.png 600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph"><strong>Détail par année — facteurs et sources</strong></p>



<figure class="wp-block-table"><div class="pcrstb-wrap"><table class="has-fixed-layout"><tbody><tr><td><strong>Année</strong></td><td><strong>Taux</strong></td><td><strong>Facteurs clés</strong></td><td><strong>Source</strong></td></tr><tr><td><strong>2021</strong></td><td><strong>+3,1 %</strong></td><td>Reprise post-Covid</td><td><em>FMI, données historiques</em></td></tr><tr><td><strong>2022</strong></td><td><strong>+3,5 %</strong></td><td>Malgré 6 mois de sanctions CEDEAO</td><td><em>FMI Article IV 2025</em></td></tr><tr><td><strong>2023</strong></td><td><strong>+4,7 %</strong></td><td>Agriculture (+49 % coton) et dynamisme de l&rsquo;or</td><td><em>BAD / FMI</em></td></tr><tr><td><strong>2024</strong></td><td><strong>+4,7 %</strong></td><td>Malgré fermeture mine Loulo-Gounkoto et sécheresse</td><td><em>Dir. Trésor français / FMI</em></td></tr><tr><td><strong>2025</strong></td><td><strong>+5,0 %</strong></td><td>Lithium, agriculture, services</td><td><em>FMI Article IV juillet 2025</em></td></tr><tr><td><strong>2026*</strong></td><td><strong>+5,4–5,5 %</strong></td><td><em>Relance minière et lithium (prévision)</em></td><td><em>FMI, décembre 2025</em></td></tr></tbody></table></div></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>* Prévision FMI (décembre 2025)  |  Sources : FMI Article IV 2025 · Banque mondiale · BAD· <a href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/Pays/ML/indicateurs-et-conjoncture?TSPD_101_R0=083162354fab200047c9fdb7308e86cba5cd5f571a8cbffeca54390488a36914f4f2737ed548918308ef7255b3143000cdbff57a0aa938dd0d12ac858c5c99461a6d2837792f1cc541b035d107fb210ae475e7a79ff29333c2db41a30d2d6266" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Direction du Trésor français</a> · FMI, décembre 2025</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces chiffres sont issus <a href="https://www.imf.org/fr/news/articles/2025/07/31/pr25271-mali-imf-executive-board-concludes-2025-article-iv-consultation-with-mali" target="_blank" rel="noreferrer noopener">des consultations Article IV du FMI</a> et des <a href="https://www.banquemondiale.org/fr/country/mali/publication/economic-update-mali-2023-building-financial-resilience-in-response-to-recurrent-droughts" target="_blank" rel="noreferrer noopener">rapports de la Banque mondiale</a> et de la Banque africaine de développement. Ils ne relèvent pas de la communication du gouvernement malien. Ce que montrent ces données, c&rsquo;est qu&rsquo;en dépit des sanctions, de l&rsquo;insécurité persistante, du choc climatique et des conflits avec certains partenaires miniers, l&rsquo;économie malienne a maintenu une croissance réelle positive et supérieure à la moyenne subsaharienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« La croissance du PIB devrait atteindre 5,0 % en 2025, soutenue par une forte production agricole, le début de l&rsquo;extraction de lithium et la poursuite de la croissance des services. »</em>, estimait le FMI, dans les Résultats des consultations de l’Article IV avec le Mali, publié en juillet 2025</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La mobilisation fiscale : une transformation silencieuse</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le deuxième fait économique de la Transition, et peut-être le plus structurant, est la progression remarquable de la mobilisation des recettes fiscales. En 2022, dans un contexte de sanctions et de perturbations économiques, la <a href="https://www.dgi.gouv.ml/wp-content/uploads/2025/06/Rapport-dactivite-annuel-de-la-DGI-2024.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Direction générale des Impôts</a> (DGI) du Mali avait mobilisé environ 990 milliards de FCFA. En 2024, ce chiffre atteint 1 318 milliards de FCFA — un dépassement des objectifs de 58,6 milliards et une progression de 33,21 % en deux ans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette performance repose sur plusieurs réformes concrètes et vérifiables. La <a href="https://finances.ml/digitalisation-des-services-fiscaux-le-ministre-de-leconomie-et-des-finances-procede-au-lancement" target="_blank" rel="noreferrer noopener">numérisation des procédures fiscales</a> a permis de porter la part des recettes électroniques de 2 % en 2022 à 30 % en 2024, représentant 300 milliards de FCFA de recettes encaissées par télépaiement. Le taux de déclaration dans les délais a atteint 99 % pour les grandes entreprises et 95 % pour les moyennes entreprises en 2024. Le ratio recettes fiscales/PIB est passé de 13,5 % en 2022 à 14,7 % en 2023, trajectoire confirmée en 2024.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Les réalisations de recettes 2024 ont connu un écart positif de 147,617 milliards de FCFA par rapport à 2023, soit un taux de croissance d&rsquo;environ 13 %. Comparées aux réalisations de 2022, on enregistre un dépassement de 328,75 milliards, soit un taux de croissance de 33,21 %. »</em>, selon la Direction générale des Impôts du Mali, dans son Rapport annuel 2024, publié le 26 juin 2025.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La souveraineté minière : un bras de fer transformé en revenus</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le troisième pilier des réalisations économiques de la Transition est la politique de récupération des revenus miniers — le dossier le plus complexe et le plus disputé, mais aussi celui dont les résultats financiers sont les plus documentés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2023, le gouvernement adopte un nouveau Code minier portant la participation obligatoire de l&rsquo;État dans les projets miniers de 20 % à 35 %. Dans la foulée, un audit systématique du secteur est mené avec les cabinets Inventus et Mazars. En décembre 2025, le gouvernement annonce le recouvrement de 761 milliards de FCFA (1,2 milliard de dollars) d&rsquo;arriérés auprès des compagnies minières — chiffre confirmé par&nbsp;<a href="https://www.reuters.com/world/africa/mali-gold-output-plunges-23-barrick-halt-tougher-rules-reshape-sector-2026-01-16/">Reuters</a>&nbsp;et&nbsp;<a href="https://fr.allafrica.com/stories/202602090654.html">AllAfrica</a>. Barrick Gold seul a versé 85 millions de dollars dans le cadre d&rsquo;un premier accord en septembre 2024.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le cas de la <a href="https://www.agenceecofin.com/actualites-industries/2105-128546-lithium-l-acquisition-de-25-de-goulamina-coutera-34-millions-au-mali" target="_blank" rel="noreferrer noopener">mine de Goulamina</a> est le symbole le plus visible de cette reconfiguration. Inaugurée le 15 décembre 2024 — devenant la plus importante mine de lithium d&rsquo;Afrique en capacité de production —, elle est opérée par Ganfeng Lithium (Chine). Conformément au code minier de 2023, l&rsquo;État malien détient 35 % des intérêts dans la mine (10 % gratuits + 25 % achetables). Le ministère des Mines prévoyait une production de 381 959 tonnes de spodumène de lithium en 2025. Les revenus estimés pour les entreprises maliennes sont évalués à 250 milliards de FCFA.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le secteur agricole : 11,4 millions de tonnes malgré les chocs</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;source=web&amp;rct=j&amp;opi=89978449&amp;url=https://saheltribune.com/bilan-de-la-campagne-agricole-2025-au-mali-des-resultats-superieurs-a-ceux-de-2024/&amp;ved=2ahUKEwjMo9XGgYWVAxWnfaQEHVRQAdsQFnoECBsQAQ&amp;usg=AOvVaw3s6oUbC4hZUXIjgBMoCMUm">L&rsquo;agriculture représente 40 % du PIB malien</a> et occupe 80 % de la population active. C&rsquo;est à la fois la principale vulnérabilité de l&rsquo;économie — exposée aux aléas climatiques et aux perturbations sécuritaires — et son principal amortisseur. Les données provisoires de la campagne 2025 présentées au <a href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;source=web&amp;rct=j&amp;opi=89978449&amp;url=https://saheltribune.com/agriculture-mali-assimi-goita-devoile-mesures-cles-pour-campagne-agricole-2026/&amp;ved=2ahUKEwj77PXggYWVAxVlfKQEHYYRMBkQFnoECB0QAQ&amp;usg=AOvVaw2mNmBOSNMLRPo_IiJ-x8f2">Conseil supérieur de l&rsquo;agriculture du 9 juin 2026</a> font état de 11 452 540 tonnes de céréales produites, 433 700 tonnes de coton, 157 775 tonnes de viande contrôlée et 122 671 tonnes de poisson.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La production de coton mérite une mention particulière. <a href="https://www.financialafrik.com/2025/10/15/coton-le-mali-leader-de-la-production-le-benin-champion-de-la-transformation/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Après une chute de 33,5 % des exportations de coton en 2023</a> liée à des problèmes logistiques et climatiques, la filière a connu un rebond spectaculaire : la production a progressé de 49,37 % en 2023 selon les données de la Banque africaine de développement, avant de se stabiliser à un niveau historiquement élevé. Le prix d&rsquo;achat garanti du coton graine fixé à 300 FCFA/kg pour la campagne 2026 est l&rsquo;un des mécanismes de soutien qui a permis de maintenir la motivation des producteurs.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Ce que les données ne disent pas — et les défis réels</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette tribune serait intellectuellement malhonnête si elle ne nommait pas les zones d&rsquo;ombre. Le taux de pauvreté reste élevé : selon la Banque mondiale, <a href="https://documents1.worldbank.org/curated/en/099071023135536459/pdf/P179299091a81803b09feb0ea0c92bd2b47.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">19,1 % des Maliens vivaient dans l&rsquo;extrême pauvreté en 2022</a> — chiffre en légère hausse par rapport à 2021. L&rsquo;inflation a atteint 9,7 % en 2022, avant de décélérer à 2,1 % en 2023 et 3,2 % en 2024. Le déficit du compte courant s&rsquo;est creusé à 8,7 % du PIB en 2023. La dette publique s&rsquo;établit à 51,7 % du PIB fin 2024.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La <a href="https://www.zonebourse.com/cours/action/BARRICK-MINING-CORPORATIO-1408870/actualite/Le-Mali-s-attend-a-une-augmentation-de-la-production-d-or-en-2025-grace-a-la-reouverture-des-op-49439772/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">fermeture de la mine de Loulo-Gounkoto</a> — la plus grande mine d&rsquo;or du Mali, représentant à elle seule près de 900 millions de dollars de revenus en 2024 pour Barrick — a fait chuter la production aurifère industrielle de 22,9 % en 2025, à 42,2 tonnes. L&rsquo;accord conclu en décembre 2025 et la reprise progressive annoncée pour 2026 sont des signaux positifs, mais l&rsquo;impact de cette perturbation sur les recettes publiques de 2025 est réel et non négligeable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les&nbsp;<a href="https://amzn.to/4vMcMEu">données économiques du Mali de 2021</a>&nbsp;à 2026 montrent une économie résiliente, en cours de transformation sur le plan minier et fiscal — mais qui reste structurellement fragile et soumise à des chocs multiples.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Lire le Mali avec ses chiffres</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;objectif de cette tribune n&rsquo;est pas de produire un plaidoyer inconditionnel pour les autorités de Transition. C&rsquo;est de rappeler une exigence élémentaire du journalisme et de l&rsquo;analyse économique : les jugements doivent s&rsquo;appuyer sur des données vérifiables, pas sur des récits construits par sélection des faits.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les données présentées ici sont toutes issues de sources indépendantes — FMI, Banque mondiale, BAD, Reuters, Direction générale des Impôts du Mali, Direction du Trésor français. Elles montrent que, sur la période 2021-2026, le Mali a maintenu une croissance réelle positive dans un environnement extrêmement difficile, opéré une transformation significative de sa politique de mobilisation fiscale, et engagé un bras de fer avec les compagnies minières dont le résultat financier est documenté et positif pour les recettes publiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/economie-malienne-2021-2026-les-chiffres-qui-contredisent-le-recit-de-leffondrement/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">22802</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Agriculture au Mali : comment retenir les paysans sur leurs terres et freiner l’exode rural</title>
		<link>https://saheltribune.com/agriculture-au-mali-comment-retenir-les-paysans-sur-leurs-terres-et-freiner-lexode-rural/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/agriculture-au-mali-comment-retenir-les-paysans-sur-leurs-terres-et-freiner-lexode-rural/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Jun 2026 04:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[agriculture durable]]></category>
		<category><![CDATA[agriculture Mali]]></category>
		<category><![CDATA[coton Mali]]></category>
		<category><![CDATA[développement rural]]></category>
		<category><![CDATA[exode rural]]></category>
		<category><![CDATA[financement agricole]]></category>
		<category><![CDATA[infrastructures rurales]]></category>
		<category><![CDATA[irrigation]]></category>
		<category><![CDATA[karité Mali]]></category>
		<category><![CDATA[mangue Sikasso]]></category>
		<category><![CDATA[mécanisation agricole]]></category>
		<category><![CDATA[office du Niger]]></category>
		<category><![CDATA[paysans maliens]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité alimentaire]]></category>
		<category><![CDATA[souveraineté alimentaire]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=22847</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Face à l’exode rural, le Mali mise sur l’irrigation, la mécanisation, la formation, le financement agricole et les infrastructures pour renforcer la souveraineté alimentaire et améliorer les conditions de vie des paysans.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le Mali est une nation paysanne. Près de 70 % de sa population active travaille la terre, et l&rsquo;agriculture représente environ 40 % du produit intérieur brut. Pourtant, des milliers de paysans quittent chaque année leurs villages pour les villes. Comment renverser cette tendance ? En rendant la vie rurale viable, digne et porteuse d&rsquo;avenir. C&rsquo;est exactement ce que visent les politiques agricoles engagées par les autorités maliennes.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;agriculture malienne est bien plus qu&rsquo;un secteur économique : c&rsquo;est le socle de l&rsquo;identité nationale. Le riz du fleuve Niger, le coton du Sud, le mil des plaines sahéliennes, les mangues de Sikasso — ces productions alimentent des millions de familles et constituent l&rsquo;ossature du tissu social rural. Perdre les paysans, c&rsquo;est perdre bien plus qu&rsquo;une source de revenus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est pourquoi les autorités de la Transition ont placé l&rsquo;agriculture au cœur de leur stratégie de développement souverain. L&rsquo;objectif est de faire du Mali un pays capable de nourrir sa population sans dépendre des importations, tout en offrant aux paysans des conditions de vie qui leur donnent envie de rester.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les leviers concrets pour ancrer les paysans dans leurs terroirs</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La première raison qui pousse un paysan à partir, c&rsquo;est la peur de ne pas récolter. Face à la variabilité climatique croissante au Sahel, l&rsquo;irrigation est la réponse la plus directe. Le Mali dispose d&rsquo;un atout considérable : le fleuve Niger et ses affluents traversent le pays sur des milliers de kilomètres, offrant un potentiel irrigable estimé à plus de 2,2 millions d&rsquo;hectares.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Seulement une fraction de ce potentiel est actuellement exploitée. Les investissements dans les périmètres irrigués — comme ceux de l&rsquo;Office du Niger, qui a doublé sa production de riz en dix ans — montrent ce qui est possible à grande échelle. Chaque hectare irrigué supplémentaire, c&rsquo;est une famille paysanne qui peut planifier sa récolte indépendamment des caprices du ciel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Labourer à la houe plusieurs hectares sous le soleil sahélien est un travail épuisant, peu rentable et peu attractif pour les jeunes générations. La mécanisation — même partielle, même progressive — change radicalement l&rsquo;équation. Des tracteurs mutualisés au sein de coopératives, des batteuses à riz, des décortiqueuses à mil : ces outils transforment le travail agricole en activité productive et digne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des programmes publics de subvention à l&rsquo;équipement agricole ont permis à des milliers d&rsquo;exploitations maliennes d&rsquo;accéder à ces technologies à des prix abordables. C&rsquo;est un investissement dont le retour est immédiat : plus de surface cultivée, moins de pertes post-récolte, plus de revenus pour les familles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Produire plus ne suffit pas si l&rsquo;on ne sait pas produire mieux. Les agents des services d&rsquo;encadrement agricole jouent un rôle décisif dans la diffusion des bonnes pratiques : rotation des cultures, gestion de la fertilité des sols, lutte intégrée contre les nuisibles, conservation des semences. Leur présence dans les villages, régulière et accessible, est la condition du changement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Mali a également développé des centres de formation professionnelle agricole qui forment chaque année des centaines de jeunes aux métiers de l&rsquo;agroélevage, de la pisciculture et de la transformation alimentaire. Ces diplômés retournent dans leurs régions avec des compétences qui leur permettent de créer de la valeur là où ils ont grandi.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Rendre la vie rurale attractive : au-delà des champs</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Retenir les paysans sur leurs terres ne passe pas uniquement par des politiques agricoles. Cela passe aussi par la qualité de vie que le village peut offrir. Routes praticables en saison des pluies, accès à l&rsquo;eau potable, centres de santé fonctionnels, écoles équipées : ce sont ces infrastructures qui font la différence entre un village que l&rsquo;on quitte et un village où l&rsquo;on choisit de rester.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les investissements publics dans les zones rurales, amplifiés ces dernières années, commencent à produire des résultats visibles. Dans plusieurs régions, des routes ont désenclavé des zones agricoles entières, permettant aux producteurs d&rsquo;acheminer leurs récoltes vers les marchés dans de meilleures conditions et à moindre coût.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;un des grands freins au développement agricole malien est l&rsquo;accès difficile au crédit. Un paysan qui veut investir dans des semences améliorées, un équipement ou une petite unité de transformation se heurte souvent à des portes fermées. Les institutions de microfinance rurale, encouragées par l&rsquo;État malien, comblent progressivement ce vide.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des fonds spéciaux dédiés à l&rsquo;agriculture familiale permettent à des milliers de petits exploitants d&#8217;emprunter à des taux accessibles, de rembourser après la récolte et de réinvestir dans leur exploitation. Ce modèle, éprouvé dans plusieurs pays africains, est en train de prendre racine au Mali.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les filières d&rsquo;avenir : coton, mangue, karité</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de l&rsquo;agriculture vivrière, le Mali mise sur des filières d&rsquo;exportation à haute valeur ajoutée. Le coton, longtemps dominé par des intermédiaires étrangers, fait l&rsquo;objet d&rsquo;une politique de valorisation locale croissante. La mangue de Sikasso, réputée sur les marchés européens, représente un potentiel encore largement sous-exploité. Le karité, dont le Mali est l&rsquo;un des premiers producteurs mondiaux, est au cœur d&rsquo;une industrie cosmétique mondiale en plein essor.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Développer ces filières localement — de la production à la transformation, de la transformation à l&rsquo;exportation — permettrait de multiplier les emplois ruraux et de retenir des populations qui, autrement, partiraient grossir les rangs des migrants urbains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Retenir les paysans sur leurs terres n&rsquo;est pas une question de nostalgie. C&rsquo;est une nécessité économique, sociale et stratégique pour le Mali. Les outils existent : irrigation, mécanisation, formation, financement, infrastructures. Les politiques publiques s&rsquo;y emploient avec une détermination croissante. Le défi est immense, mais les exemples de réussite dans les campagnes maliennes montrent que le chemin est tracé. L&rsquo;avenir du Mali se cultive aussi dans ses champs.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/agriculture-au-mali-comment-retenir-les-paysans-sur-leurs-terres-et-freiner-lexode-rural/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">22847</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Tombouctou : pourquoi le litre d’essence atteint-il 2 500 F CFA ?</title>
		<link>https://saheltribune.com/tombouctou-pourquoi-litre-essence-atteint-il-2-500-f-cfa/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/tombouctou-pourquoi-litre-essence-atteint-il-2-500-f-cfa/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Jun 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[approvisionnement]]></category>
		<category><![CDATA[carburant]]></category>
		<category><![CDATA[consommateurs]]></category>
		<category><![CDATA[coût de la vie]]></category>
		<category><![CDATA[économie locale]]></category>
		<category><![CDATA[énergie]]></category>
		<category><![CDATA[essence]]></category>
		<category><![CDATA[hausse des prix]]></category>
		<category><![CDATA[inflation]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[marché local]]></category>
		<category><![CDATA[mobilité]]></category>
		<category><![CDATA[pénurie carburant]]></category>
		<category><![CDATA[pouvoir d’achat]]></category>
		<category><![CDATA[prix carburant]]></category>
		<category><![CDATA[revendeurs]]></category>
		<category><![CDATA[Tombouctou]]></category>
		<category><![CDATA[transparence]]></category>
		<category><![CDATA[transport urbain]]></category>
		<category><![CDATA[transporteurs]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=22842</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>À Tombouctou, le litre d’essence est vendu jusqu’à 2 500 F CFA et le baril de 200 litres atteint 500 000 F CFA. Une hausse qui affecte transporteurs, ménages et activités économiques.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À Tombouctou, le prix de l’essence suscite de vives préoccupations au sein de la population. Selon plusieurs consommateurs, le litre est actuellement vendu jusqu’à 2 500 F CFA chez certains revendeurs, tandis que le baril de 200 litres atteindrait 500 000 F CFA. Ces tarifs, jugés particulièrement élevés par de nombreux habitants, pèsent sur le quotidien des ménages et des acteurs économiques qui dépendent du carburant pour leurs activités.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans plusieurs quartiers de la ville, les points de vente continuent pourtant de fonctionner. Des revendeurs habituellement présents sur le marché poursuivent leurs activités et proposent du carburant à leur clientèle. De nouveaux détaillants ont également fait leur apparition ces derniers jours. Cette disponibilité apparente du produit contraste avec le niveau élevé des prix observés et nourrit les discussions parmi les habitants de la cité des 333 Saints.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une présence du carburant malgré des prix records</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour de nombreux consommateurs, cette situation soulève plusieurs interrogations. Si l’essence reste disponible chez la plupart des revendeurs, pourquoi le litre est-il vendu jusqu’à 2 500 F CFA ? Certains habitants estiment que l’existence de stocks ou la poursuite de l’approvisionnement pourrait expliquer la présence du carburant sur le marché. Toutefois, les raisons exactes de cette hausse demeurent encore peu claires pour une grande partie de la population.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les premiers touchés par cette augmentation sont les acteurs du transport. Les conducteurs de motos, de tricycles et de véhicules de transport doivent désormais dépenser davantage pour s’approvisionner en carburant. Cette hausse affecte leurs revenus et complique leurs activités quotidiennes. Pour plusieurs usagers, les coûts des déplacements deviennent de plus en plus difficiles à supporter dans un contexte marqué par de nombreuses contraintes économiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Des répercussions visibles sur plusieurs secteurs d’activité</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les répercussions de cette situation dépassent le seul secteur du transport. Le carburant joue un rôle essentiel dans le fonctionnement de nombreuses activités économiques. Lorsque son prix augmente, plusieurs opérateurs sont confrontés à une hausse de leurs charges. Cette réalité est ressentie par de nombreux ménages qui doivent déjà faire face à diverses difficultés liées au coût de la vie et à la baisse du pouvoir d’achat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cette situation, les questions se multiplient. Plusieurs habitants souhaitent comprendre les facteurs qui influencent actuellement le prix du carburant à Tombouctou. D’autres cherchent à savoir qui fixe les tarifs pratiqués sur le marché local et quels éléments justifient un prix pouvant atteindre 2 500 F CFA le litre. Pour eux, davantage d’informations permettraient de mieux comprendre l’évolution de la situation.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Des interrogations persistantes autour des mécanismes de contrôle</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">D’autres interrogations concernent les mécanismes de contrôle. Existe-t-il un dispositif chargé de surveiller les prix pratiqués par les différents vendeurs ? Les autorités compétentes disposent-elles de toutes les informations nécessaires sur l’évolution du marché local ? Ces questions reviennent régulièrement dans les échanges entre consommateurs et transporteurs qui souhaitent voir émerger des solutions adaptées à leurs préoccupations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la ville, certains habitants rappellent que Tombouctou a toujours démontré une forte capacité de résilience face aux difficultés. Malgré les défis du moment, les populations continuent de s’adapter aux réalités économiques. Toutefois, beaucoup estiment qu’une meilleure communication autour de la question du carburant contribuerait à réduire les incertitudes et à rassurer les consommateurs sur l’évolution du marché.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que le litre d’essence atteint jusqu’à 2 500 F CFA et que le baril de 200 litres est vendu à environ 500 000 F CFA, les préoccupations demeurent nombreuses. Au-delà du prix lui-même, les habitants réclament davantage de transparence sur les conditions d’approvisionnement et les mécanismes de fixation des tarifs. Dans une ville où le carburant reste indispensable aux déplacements et aux activités économiques, les consommateurs attendent des réponses à leurs nombreuses interrogations.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/tombouctou-pourquoi-litre-essence-atteint-il-2-500-f-cfa/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">22842</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Afrique : la révolution électrique peut-elle sacrifier les mécaniciens du secteur informel ?</title>
		<link>https://saheltribune.com/afrique-la-revolution-electrique-peut-elle-sacrifier-les-mecaniciens-du-secteur-informel/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/afrique-la-revolution-electrique-peut-elle-sacrifier-les-mecaniciens-du-secteur-informel/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 14 Jun 2026 02:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[emploi informel]]></category>
		<category><![CDATA[formation professionnelle]]></category>
		<category><![CDATA[mécanicien africain]]></category>
		<category><![CDATA[mobilité électrique]]></category>
		<category><![CDATA[réparation automobile]]></category>
		<category><![CDATA[secteur automobile]]></category>
		<category><![CDATA[souveraineté industrielle]]></category>
		<category><![CDATA[transition énergétique]]></category>
		<category><![CDATA[voiture électrique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=22805</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La transition vers les véhicules électriques pourrait bouleverser le secteur de la réparation automobile en Afrique. Des millions de mécaniciens du secteur informel risquent de voir leur métier disparaître sans accompagnement ni reconversion.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Un moteur électrique compte 20 pièces mobiles. Un moteur thermique en compte 200. Derrière cette équation industrielle froide se cache un désastre social annoncé pour des millions de travailleurs africains. Il est encore temps d&rsquo;agir — si on accepte d&rsquo;en parler.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il s&rsquo;appelle Seydou. Il a quarante-deux ans, trois enfants, un atelier de six mètres carrés à Bamako, et vingt ans de métier dans les mains. Il connaît par cœur le bruit d&rsquo;une culasse fatiguée, la texture d&rsquo;une courroie sur le point de céder, la différence entre un joint de culasse grillé et un radiateur percé. Il ne le sait pas encore, mais ce savoir — constitué d&rsquo;une vie entière — est en train de devenir obsolète. Pas dans trente ans. Dans dix.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport que l&rsquo;Agence internationale de l&rsquo;énergie a publié en mai 2026 n&rsquo;est pas un rapport sur les mécaniciens. C&rsquo;est un rapport sur les voitures électriques. Mais entre ses lignes, entre les courbes de croissance et les projections de parts de marché, se cache une vérité que personne ne veut énoncer clairement&nbsp;: la transition électrique, telle qu&rsquo;elle se déploie aujourd&rsquo;hui, est une machine à rendre inutile le travail de millions de techniciens du secteur informel africain. Et nous n&rsquo;avons aucun plan.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L&rsquo;équation brutale des pièces mobiles</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Commençons par les faits techniques, parce qu&rsquo;ils sont implacables. Un moteur à combustion interne comporte environ 200 pièces mobiles — pistons, bielles, vilebrequin, soupapes, courroie de distribution, pompe à huile, système d&rsquo;injection, pot catalytique, alternateur, démarreur. Chacune de ces pièces s&rsquo;use, vieillit, se remplace. Chacune représente une intervention, une heure de main-d&rsquo;œuvre, une marge pour l&rsquo;atelier de quartier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un moteur électrique en compte vingt. Un rotor, un stator, des roulements, quelques joints. La batterie, certes, est une pièce complexe — mais elle ne s&rsquo;entretient pas, elle se remplace en bloc, chez un distributeur agréé, avec des outils spécialisés qu&rsquo;aucun atelier informel ne possèdera avant des années. Le reste du véhicule — freinage régénératif, gestion électronique, onduleur — relève de la programmation informatique, pas de la clé à molette. Ce n&rsquo;est pas un jugement de valeur. C&rsquo;est de la physique industrielle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le mécanicien africain est, sans le savoir, le premier travailleur de la transition électrique. Il sera aussi l&rsquo;un de ses premières victimes.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Combien sont-ils ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Personne ne le sait exactement — et c&rsquo;est précisément le problème. L&rsquo;économie informelle n&rsquo;aime pas être comptée. Mais on peut en donner une estimation raisonnée. En Afrique subsaharienne, on estime à plus de 33 millions le nombre de travailleurs du secteur du transport et de la réparation automobile au sens large. En Afrique du Nord, plusieurs millions supplémentaires. Au Mali, au Sénégal, en Côte d&rsquo;Ivoire, au Nigeria, au Kenya, en Éthiopie — dans chaque ville secondaire, dans chaque quartier populaire des capitales — l&rsquo;atelier de mécanique est une institution sociale autant qu&rsquo;une activité économique. Il forme des apprentis, crée des fournisseurs, génère des revenus pour des familles entières.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces travailleurs ne sont pas des statistiques. Ce sont des personnes qui ont choisi un métier, investi dans des outils, acquis un savoir-faire transmis de maître à apprenti depuis des décennies. Ils méritent mieux qu&rsquo;une note de bas de page dans un rapport sur la croissance des ventes de véhicules électriques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2025, 20 millions de voitures électriques ont été vendues dans le monde. D&rsquo;ici 2035, le parc mondial devrait atteindre 510 millions d&rsquo;unités. Chaque voiture électrique qui remplace un thermique, c&rsquo;est en moyenne 180 pièces mobiles de moins à entretenir, réparer, remplacer. C&rsquo;est une visite de moins chez le mécanicien tous les 15 000 km — contre 3 à 4 visites pour un moteur thermique. Les études européennes estiment que la valeur de l&rsquo;entretien d&rsquo;un véhicule électrique est inférieure de 40 % à celle d&rsquo;un thermique sur sa durée de vie. Ce manque à gagner, quelqu&rsquo;un va le subir. Ce quelqu&rsquo;un, en Afrique, c&rsquo;est Seydou.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La transition par défaut, la pire des transitions</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le scénario qui se dessine n&rsquo;est pas celui d&rsquo;une bascule soudaine. Il est plus pernicieux. Pendant des années encore, les véhicules thermiques continueront de dominer les routes africaines — le continent importe massivement des voitures d&rsquo;occasion européennes, japonaises et américaines, et ce parc ne sera pas électrifié avant longtemps. Seydou aura du travail. Moins qu&rsquo;avant, peut-être. Mais il en aura.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le problème est générationnel. Les jeunes qui entrent aujourd&rsquo;hui en apprentissage dans un atelier de mécanique thermique apprennent un métier dont le marché sera structurellement déclinant d&rsquo;ici dix à quinze ans. Ils investissent des années de formation dans une compétence qui s&rsquo;érode. Et lorsque la bascule s&rsquo;accélérera — portée par la chute des prix des batteries, les incitations fiscales, la crise pétrolière — il sera trop tard pour se retourner.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est la transition par défaut, la plus injuste de toutes. Pas choisie, pas anticipée, pas accompagnée. Subie.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Ce qui est possible, si on le décide maintenant</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Je ne suis pas de ceux qui croient que la technologie est une fatalité. La transition électrique est une nécessité climatique et, à terme, une opportunité économique. Mais une opportunité ne se distribue pas spontanément — elle se construit, par des politiques, des investissements, des institutions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Que faudrait-il faire ? D&rsquo;abord, compter. Rares sont les gouvernements africains qui disposent d&rsquo;un recensement fiable des travailleurs de la mécanique informelle. Sans données, pas de politique. Ensuite, former — non pas en recyclant des curriculums européens inadaptés, mais en construisant des programmes de transition professionnelle ancrés dans les réalités locales&nbsp;: maintenance des deux-roues électriques, gestion des stations de swap de batterie, diagnostic électronique de base. Ces métiers existent. Ils se créent aujourd&rsquo;hui, au Kenya et en Ouganda. Ils doivent être enseignés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, et c&rsquo;est peut-être le plus important, il faut que les États africains cessent de subir la transition et commencent à la négocier. Lorsque BYD ou un autre constructeur chinois installe une unité d&rsquo;assemblage au Maroc ou en Afrique du Sud, la question du contenu local — quelle part de la valeur est produite localement, quels emplois sont créés — doit être posée non comme une concession, mais comme une condition. C&rsquo;est une question de souveraineté industrielle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Seydou n&rsquo;a pas demandé la transition électrique. Il n&rsquo;a pas voté pour elle, il n&rsquo;a pas participé aux COP qui l&rsquo;ont décidée. Mais c&rsquo;est lui qui en paiera le premier prix, si nous n&rsquo;agissons pas. Cette injustice-là n&rsquo;est pas une fatalité. Elle est un choix — par omission. Et les omissions, en politique comme ailleurs, ont des auteurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/afrique-la-revolution-electrique-peut-elle-sacrifier-les-mecaniciens-du-secteur-informel/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">22805</post-id>	</item>
		<item>
		<title>CNSS Burkina Faso-INPS Mali : des accords pour renforcer la traçabilité des paiements et la digitalisation</title>
		<link>https://saheltribune.com/cnss-burkina-faso-inps-mali-des-accords-pour-renforcer-la-tracabilite-des-paiements-et-la-digitalisation/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/cnss-burkina-faso-inps-mali-des-accords-pour-renforcer-la-tracabilite-des-paiements-et-la-digitalisation/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 13 Jun 2026 07:17:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[CNSS Burkina Faso]]></category>
		<category><![CDATA[coopération Mali Burkina Faso]]></category>
		<category><![CDATA[digitalisation]]></category>
		<category><![CDATA[INPS Mali]]></category>
		<category><![CDATA[prestations sociales]]></category>
		<category><![CDATA[protection sociale]]></category>
		<category><![CDATA[rapprochement comptable]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité sociale]]></category>
		<category><![CDATA[traçabilité des paiements]]></category>
		<category><![CDATA[UEMOA]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=22799</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>À Ouagadougou, la CNSS du Burkina Faso et l’INPS du Mali ont conclu des accords visant à améliorer la traçabilité des paiements, accélérer le traitement des dossiers et renforcer la coopération en matière de digitalisation de la protection sociale.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Après une semaine de travaux intenses consacrés au rapprochement des paiements effectués de part et d’autre et à l’examen des dossiers en instance, la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) du Burkina Faso et l’Institut national de prévoyance sociale (INPS) ont officiellement clos leurs travaux par la signature du procès‑verbal (PV) de reddition.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’INPS était représenté par sa directrice des relations extérieures, Mme Sidibé Rokiatu Touré. Les équipes des deux institutions ont passé en revue les flux de paiements, identifié les écarts et arrêté des modalités de régularisation. Les accords adoptés visent à accélérer le traitement des dossiers en souffrance, renforcer la traçabilité des opérations et améliorer les échanges d’informations comptables et techniques entre les caisses.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un rendez‑vous de suivi est d’ores et déjà fixé à Bamako en 2027 afin d’évaluer la mise en œuvre des décisions et de consolider les actions communes, notamment en matière de digitalisation et de renforcement des capacités.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Visites de courtoisie en marge de la mission</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La mission a rendu une visite de courtoisie à l’ambassade du Mali à Ouagadougou, où elle a été reçue par le conseiller consulaire, M. Traoré Abdoulaye.<br>Le vendredi après‑midi, la délégation a également rendu une visite de courtoisie à M. Lassine Boiré, ancien directeur général de l’INPS et ancien ministre des Finances, actuellement en poste au siège de l’UEMOA à Ouagadougou.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces rencontres ont permis de renforcer les liens institutionnels et d’informer les acteurs diplomatiques et régionaux des avancées obtenues lors des travaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Service des Relations Publiques, INPS.</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/cnss-burkina-faso-inps-mali-des-accords-pour-renforcer-la-tracabilite-des-paiements-et-la-digitalisation/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">22799</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Mali : plus de 64 millions de litres de carburant réceptionnés en 11 jours</title>
		<link>https://saheltribune.com/mali-plus-de-64-millions-de-litres-de-carburant-receptionnes-en-11-jours/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/mali-plus-de-64-millions-de-litres-de-carburant-receptionnes-en-11-jours/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Jun 2026 21:51:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[approvisionnement]]></category>
		<category><![CDATA[carburant]]></category>
		<category><![CDATA[citernes]]></category>
		<category><![CDATA[énergie]]></category>
		<category><![CDATA[hydrocarbures]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[Moussa Alassane Diallo]]></category>
		<category><![CDATA[pétrole]]></category>
		<category><![CDATA[prix carburant]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité énergétique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=22776</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le Mali a réceptionné plus de 64 millions de litres de produits pétroliers entre le 1er et le 11 juin 2026. Le gouvernement renforce la surveillance du secteur pour garantir un approvisionnement stable en carburant.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le ministre de l&rsquo;Industrie et du Commerce a présidé ce 11 juin la 24e réunion de concertation sur les hydrocarbures. En onze jours, plus de 64 millions de litres de produits pétroliers ont été réceptionnés sur le territoire. Un signal de stabilité dans un contexte énergétique mondial sous tension.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un pays enclavé comme le Mali, l&rsquo;approvisionnement en carburant n&rsquo;est jamais une évidence. Chaque citerne qui entre sur le territoire représente une chaîne logistique longue, complexe et exposée — aux aléas des routes, aux tensions sécuritaires de certains corridors, et aux fluctuations des marchés mondiaux. C&rsquo;est précisément pour piloter cette chaîne avec rigueur que le ministre de l&rsquo;Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, a présidé ce jeudi 11 juin la 24e réunion de concertation sur les hydrocarbures, en présence des représentants de l&rsquo;État et des acteurs privés du secteur pétrolier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les données présentées à l&rsquo;ouverture des travaux par le Directeur général en charge du Commerce dressent un tableau rassurant pour les onze premiers jours de juin. Entre le 1<sup>er</sup>&nbsp;et le 7 juin,&nbsp;664 citernes&nbsp;ont été réceptionnées, représentant un volume de 31,03 millions de litres. Entre le 8 et le 11 juin — soit seulement quatre jours —, ce sont&nbsp;711 citernes supplémentaires&nbsp;et 32,98 millions de litres qui ont été acheminés. Au total, ce sont plus de&nbsp;64 millions de litres&nbsp;de produits pétroliers qui ont afflué en moins de deux semaines, attestant d&rsquo;une organisation logistique qui tourne à plein régime.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un convoi type : essence, gasoil, gaz et kérosène</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le détail du convoi réceptionné le 9 juin illustre la diversité des produits concernés. Sur les 711 citernes de la période du 8 au 11 juin, la composition est la suivante : 303 citernes d&rsquo;essence, 361 citernes de gasoil, 40 citernes de fuel lourd, 2 citernes de gaz butane et 5 citernes de Jet A1 destinées à l&rsquo;aviation. Un approvisionnement équilibré qui couvre les besoins du transport routier, de l&rsquo;industrie, des ménages — via le gaz de cuisine — et du secteur aérien.</p>



<figure class="wp-block-table"><div class="pcrstb-wrap"><table class="has-fixed-layout"><thead><tr><td><strong>PRODUIT</strong></td><td><strong>USAGE PRINCIPAL</strong></td><td><strong>CITERNES</strong></td></tr><tr><td><strong>&nbsp;</strong></td><td><strong>&nbsp;</strong></td><td><strong>&nbsp;</strong></td></tr></thead><tbody><tr><td>Gasoil</td><td>Transport routier, groupes électrogènes</td><td><strong>361</strong></td></tr><tr><td>Essence</td><td>Véhicules légers, motos</td><td><strong>303</strong></td></tr><tr><td>Fuel lourd</td><td>Industrie, production électrique</td><td><strong>40</strong></td></tr><tr><td>Jet A1</td><td>Aviation civile</td><td><strong>5</strong></td></tr><tr><td>Gaz butane</td><td>Ménages, restauration</td><td><strong>2</strong></td></tr></tbody></table></div></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Escortes, surveillance et lutte contre la fraude</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de la photographie quantitative, la réunion a permis d&rsquo;aborder les conditions dans lesquelles cet approvisionnement se déroule. Le dispositif d&rsquo;escorte des convois — mis en place pour sécuriser le transport des produits pétroliers sur des axes parfois exposés — a fait l&rsquo;objet d&rsquo;un point spécifique. Les participants ont passé en revue les opérations récentes et les ajustements nécessaires pour garantir un acheminement régulier vers les différents centres de consommation du pays, y compris les plus éloignés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question de la fraude a également occupé une part significative des débats. Le ministre Diallo a réaffirmé la détermination des autorités à renforcer les mécanismes de contrôle et de surveillance sur l&rsquo;ensemble de la filière, de l&rsquo;importation à la distribution finale. Les fraudes dans le secteur des hydrocarbures — qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de détournement de volumes, de sous-déclarations ou de contrebande — représentent une double menace : pour les recettes de l&rsquo;État d&rsquo;abord, pour les consommateurs ensuite, exposés à des produits de qualité incertaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il s’agit donc de maintenir une vigilance constante pour préserver la stabilité de l&rsquo;approvisionnement national, dans un contexte international marqué par les tensions géopolitiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La structure des prix au cœur des prochains travaux</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;une des questions les plus sensibles — et qui reviendra à la 25e réunion — est celle de la structure des prix des hydrocarbures. Le ministre a invité les parties prenantes à formuler, d&rsquo;ici la prochaine session, des propositions concrètes visant à mieux maîtriser les coûts tout en préservant les équilibres économiques du secteur. Une formulation qui laisse ouverte la question d&rsquo;une éventuelle révision des prix à la pompe, dans un contexte où les marchés mondiaux restent volatils.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur ce point, le ministre a tenu à contextualiser les défis : les tensions géopolitiques persistantes — au Moyen-Orient notamment — continuent de peser sur les marchés énergétiques mondiaux et sur les coûts d&rsquo;approvisionnement. Pour un pays importateur net comme le Mali, sans accès direct à la mer, ces fluctuations se répercutent avec un décalage et une ampleur parfois supérieurs à ce que subissent les pays côtiers, en raison des coûts de transit et de logistique qui s&rsquo;ajoutent aux prix CAF.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En organisant avec régularité ces réunions de concertation — la 24e édition confirme une pratique bien installée —, les autorités maliennes démontrent leur souci de piloter en temps réel un secteur dont la moindre défaillance aurait des conséquences immédiates sur l&rsquo;ensemble de l&rsquo;économie nationale : transports, agriculture, industrie, santé. Un pilotage discret, technique, loin des projecteurs, mais dont dépend au quotidien la vie de millions de Maliens.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/mali-plus-de-64-millions-de-litres-de-carburant-receptionnes-en-11-jours/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">22776</post-id>	</item>
	</channel>
</rss>
