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	<title>Archives des Changement climatique au Sahel : défis et enjeux &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des Changement climatique au Sahel : défis et enjeux &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Vers un Mali plus propre : le gouvernement adopte son plan 2026-2030</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Mar 2026 17:30:46 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La Politique nationale d’assainissement vise à renforcer la gestion des déchets au Mali avec un plan d’actions 2026-2030. </p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Le gouvernement malien a adopté en Conseil des ministres une Politique nationale d’assainissement accompagnée d’un plan d’actions 2026-2030. Objectif : améliorer durablement l’accès aux services d’assainissement, renforcer la gestion des déchets et des eaux usées, et offrir un cadre de vie plus sain aux populations dans la perspective de la stratégie de développement du pays.</em></strong><strong><em></em></strong></p>



<p>Présidée par le général d’armée Assimi Goïta, la réunion gouvernementale a entériné un texte présenté par le ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable. Ce projet de décret officialise une orientation déjà évoquée lors de la session du Conseil des ministres du 13 février 2026, au cours de laquelle l’exécutif avait pris acte de la communication écrite relative à cette réforme.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-cadre-strategique-pour-l-assainissement"><strong>Un cadre stratégique pour l’assainissement</strong></h2>



<p>La nouvelle politique vise à améliorer l’accès des populations maliennes à des services d’assainissement jugés insuffisants dans de nombreuses zones urbaines et rurales. Selon les autorités, l’objectif est d’assurer un accès plus large à des infrastructures adaptées — gestion des déchets, traitement des eaux usées, assainissement collectif et individuel — dans des conditions durables et équitables.</p>



<p>Cette stratégie s’inscrit dans les grandes orientations de développement définies par l’État malien, notamment la vision stratégique «&nbsp;<em>Mali kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma</em>&nbsp;», qui esquisse les ambitions du pays à long terme, ainsi que la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable 2024-2033.</p>



<p>Pour le gouvernement, l’enjeu dépasse la simple gestion des déchets ou de l’eau. Il s’agit aussi d’améliorer le cadre de vie, la santé publique et la résilience environnementale du pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-plan-d-actions-sur-cinq-ans"><strong>Un plan d’actions sur cinq ans</strong></h2>



<p>L’adoption du décret ouvre désormais la voie à la mise en œuvre du plan d’actions 2026-2030, qui doit traduire cette politique en programmes concrets. Le texte prévoit notamment la planification d’investissements dans les infrastructures d’assainissement, le renforcement des capacités des collectivités territoriales et une meilleure coordination entre les différents acteurs du secteur.</p>



<p>Les autorités entendent également promouvoir des solutions durables et sécurisées, capables de répondre aux défis environnementaux et démographiques auxquels le Mali est confronté.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-enjeu-de-sante-publique"><strong>Un enjeu de santé publique</strong></h2>



<p>Dans un pays où l’accès aux services d’assainissement demeure inégal selon les régions, cette réforme est présentée comme un levier essentiel pour réduire les risques sanitaires liés à l’insalubrité et aux systèmes d’évacuation défaillants.</p>



<p>En officialisant cette politique nationale, le gouvernement malien affiche ainsi sa volonté de structurer durablement le secteur de l’assainissement, considéré comme l’un des piliers du développement urbain et de la protection de l’environnement dans les années à venir.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Climat : la Terre sort de l’équilibre, et nous avec</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fousseni TOGOLA]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Mar 2026 21:14:55 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Analysez le rapport de l'OMM sur une Terre en déséquilibre et les changements climatiques menaçants qui nous entourent.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>La planète vacille : chaleur record, océans en surchauffe, catastrophes en cascade… Le dérèglement climatique n’est plus une menace lointaine, mais une réalité qui s’emballe — et dont les conséquences pourraient devenir irréversibles.</em></strong></p>



<p>Il ne s’agit plus d’un simple réchauffement. Dans son dernier rapport publié le 23 mars, à l’occasion de la Journée météorologique mondiale, l’Organisation météorologique mondiale (OMM) dresse un constat sans ambiguïté : le système climatique de la planète est désormais profondément déséquilibré — et ce dérèglement s’accélère.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-decennie-de-chaleur-sans-precedent"><strong>Une décennie de chaleur sans précédent</strong></h2>



<p>Selon l’OMM, les années 2015 à 2025 constituent les onze années les plus chaudes jamais enregistrées. L’année 2025, elle, se hisse sur le podium des records, avec une température moyenne globale supérieure d’environ 1,43 °C aux niveaux préindustriels.</p>



<p>Une tendance lourde, qui ne doit rien au hasard. «&nbsp;<em>Quand l’histoire se répète onze fois, ce n’est plus une coïncidence</em>&nbsp;», a martelé António Guterres, évoquant un «&nbsp;<em>climat en état d’urgence</em>&nbsp;».</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-desequilibre-energetique-symptome-d-un-systeme-deregle"><strong>Le déséquilibre énergétique, symptôme d’un système déréglé</strong></h2>



<p>Pour la première fois, le rapport met en avant un indicateur clé : le déséquilibre énergétique de la Terre. Autrement dit, l’écart croissant entre l’énergie solaire absorbée et celle renvoyée dans l’espace.</p>



<p>Dans un système stable, cet équilibre est maintenu. Mais l’accumulation de gaz à effet de serre — dioxyde de carbone, méthane, protoxyde d’azote — a rompu cette mécanique. Résultat : un excédent d’énergie piégé dans le système climatique, à un niveau inédit depuis au moins 65 ans.</p>



<p>Et ses effets sont déjà visibles.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-ocean-tampon-surchauffe-de-la-planete"><strong>L’océan, tampon surchauffé de la planète</strong></h2>



<p>Plus de 90 % de cette chaleur excédentaire est absorbée par les océans. Depuis vingt ans, ceux-ci captent chaque année l’équivalent de près de 18 fois la consommation énergétique mondiale.</p>



<p>Un rôle de «&nbsp;<em>tampon</em>&nbsp;» qui limite, temporairement, la hausse des températures à la surface — mais à un coût élevé. Le contenu thermique des océans atteint des records successifs depuis près d’une décennie, avec un rythme de réchauffement qui a plus que doublé depuis les années 2000.</p>



<p>Conséquences : dégradation des écosystèmes marins, intensification des tempêtes, et perte progressive de la capacité des océans à absorber le carbone.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-glaces-en-recul-mers-en-hausse"><strong>Glaces en recul, mers en hausse</strong></h2>



<p>Le reste de l’excédent thermique se traduit par la fonte accélérée des glaces. Les calottes du Groenland et de l’Antarctique perdent massivement en volume, tandis que les glaces de mer atteignent des niveaux historiquement bas.</p>



<p>En 2025, l’Arctique a frôlé son minimum record depuis le début des observations satellitaires. Dans le même temps, le niveau moyen des mers continue de grimper, désormais supérieur d’environ 11 centimètres à celui mesuré en 1993.</p>



<p>Une progression appelée à se poursuivre pendant des siècles, selon les projections du Groupe d&rsquo;experts intergouvernemental sur l&rsquo;évolution du climat.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-climat-extreme-des-societes-vulnerables"><strong>Un climat extrême, des sociétés vulnérables</strong></h2>



<p>Canicules, inondations, sécheresses, cyclones : les événements météorologiques extrêmes se multiplient et s’intensifient. En 2025, ils ont causé des milliers de morts, déplacé des millions de personnes et engendré des&nbsp;crises&nbsp;économiques de plusieurs milliards de dollars.</p>



<p>Ces chocs en cascade fragilisent les systèmes alimentaires, alimentent les migrations et exacerbent les tensions dans les régions déjà vulnérables. Le changement climatique devient ainsi un multiplicateur de crises — sociales, économiques et géopolitiques.</p>



<p>Le rapport alerte également sur les impacts sanitaires croissants. La propagation de maladies comme la dengue, favorisée par la hausse des températures, s’accélère. Le stress thermique, lui, touche déjà plus d’un tiers de la population active mondiale.</p>



<p>Autant de signaux qui soulignent l’urgence d’intégrer les données climatiques dans les politiques de santé publique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-avertissement-sans-detour"><strong>Un avertissement sans détour</strong></h2>



<p>«&nbsp;<em>Le chaos climatique s’accélère</em>&nbsp;», prévient encore António Guterres, pointant la dépendance persistante aux énergies fossiles. Pour Celeste Saulo, le constat est tout aussi clair : «&nbsp;<em>Les activités humaines perturbent de plus en plus l’équilibre naturel, et nous devrons vivre avec ces conséquences pendant des centaines, voire des milliers d’années.&nbsp;</em>»</p>



<p>Le thème de la Journée météorologique mondiale 2026 — «&nbsp;<em>Observer aujourd’hui, protéger demain</em>&nbsp;» — sonne comme un rappel. Les données scientifiques n’ont jamais été aussi précises. Les signaux d’alerte, aussi nombreux.</p>



<p>Reste une question, désormais politique : que faire de ce savoir ?</p>



<p>Car si la Terre bascule hors de son équilibre, c’est aussi notre capacité collective à réagir qui est mise à l’épreuve.</p>



<p><strong>F. Togola&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Au Mali, les forages changent le quotidien des populations rurales </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 22 Mar 2026 15:40:29 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La Journée mondiale de l’eau 2026 met en avant l'accès à l'eau potable comme levier d'égalité pour tous en mars.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>À l’occasion de la Journée mondiale de l’eau 2026, célébrée le 22 mars de chaque année, le Mali  met en avant l’accès à l’eau potable comme levier d’égalité sociale. Cette orientation s’inscrit pleinement dans la continuité des œuvres sociales du président malien de la transition, le général d’armée Assimi Goïta. Une initiative marquée par la multiplication de forages à travers le pays.</em></strong></p>



<p>Les autorités maliennes de la transition font de l’accès à l’eau potable un symbole&nbsp;à&nbsp;la fois social et politique. Réuni le 18&nbsp;mars au Palais de Koulouba, le Conseil des ministres, sous la présidence du général Assimi Goïta, a validé les contours de l’édition&nbsp;2026 de la Journée mondiale de l’eau placée sous le thème&nbsp;« <em>L</em><em>’</em><em>eau, source d’égalité </em>». Un choix qui fait écho aux multiples initiatives présidentielles en matière de forages hydrauliques, devenues l’un des marqueurs de la transition, depuis le 7&nbsp;juin 2021.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-eau-un-enjeu-d-equite-sociale"><strong>L</strong><strong>’</strong><strong>eau, un enjeu d’équité sociale</strong><strong></strong></h2>



<p>Au Mali, comme dans de nombreux pays sahéliens, l’accès à l’eau reste profondément inégal. Dans certaines zones rurales, les populations parcourent encore plusieurs kilomètres pour s’approvisionner, tandis que des quartiers périphériques urbains demeurent sous-équipés. En choisissant de placer la Journée mondiale de l’eau sous le signe de l’égalité, le gouvernement entend rappeler que cette ressource vitale est au cœur des enjeux de développement, de santé publique et de cohésion sociale.</p>



<p>La célébration prévue&nbsp;à&nbsp;Bamako sera marquée par des conférences, un concours interuniversitaire, une course de pirogues sur le fleuve Niger et une cérémonie officielle réunissant les acteurs du secteur. Au-delà&nbsp;de l’aspect symbolique, il s’agit surtout de sensibiliser&nbsp;à la préservation de l’eau et&nbsp;à&nbsp;son rôle dans la réduction des inégalités.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-forages-vitrine-sociale-de-la-transition"><strong>Les forages, vitrine sociale de la transition</strong><strong></strong></h2>



<p>Depuis son arrivée au pouvoir, en 2021 le général Assimi Goïta a fait de l’accès à l’eau potable l’un des piliers de ses œuvres sociales. À travers son fonds de souveraineté, plusieurs centaines de forages ont été&nbsp;réalisés à&nbsp;travers le pays, aussi bien dans des localités enclavées que dans les périphéries urbaines.</p>



<p>Des zones comme Kayes, le Kaarta ou encore les communes autour de Bamako ont vu émerger des infrastructures hydrauliques équipées de systèmes solaires. Mosquées, écoles, centres de santé, espace public : les installations ciblent des lieux de vie collectifs, avec un objectif affiché&nbsp;d’amélioration des conditions sanitaires et de renforcement du tissu social.</p>



<p>Pour de nombreuses communautés, ces forages représentent une transformation tangible du quotidien. La corvée d’eau, souvent assumée par les femmes et les enfants, s’en trouve allégée, tandis que les risques liés aux maladies hydriques diminuent. Ces réalisations contribuent également&nbsp;à&nbsp;fixer les populations rurales et&nbsp;àlimiter certaines dynamiques d’exode.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-strategie-entre-action-sociale-et-construction-politique"><strong>Une stratégie entre action sociale et construction politique</strong><strong></strong></h2>



<p>Au-delà&nbsp;de leur impact concret, ces initiatives s’inscrivent dans une stratégie plus large de légitimation du pouvoir de transition. Les œuvres sociales traduisent une volonté de rapprocher l’État des populations et de répondre&nbsp;à&nbsp;des besoins longtemps négligés.</p>



<p>Les cérémonies d’inauguration de forages, largement médiatisées, participent&nbsp;à&nbsp;la construction d’une image de proximité et d’efficacité. Elles s’inscrivent dans le discours de refondation porté par les autorités, où&nbsp;la satisfaction des besoins essentiels devient un levier de stabilité et de paix sociale.</p>



<p>L’eau, ressource vitale et facteur d’égalité, devient ainsi un terrain d’action privilégié pour la transition. Entre symbole politique et nécessité quotidien, elle cristallise les attentes d’une population en quête d’amélioration concrète de ses conditions de vie — et les défis d’un&nbsp;État appelé à transformer l’urgence en politique durable.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Au Mali, le PNUD mise sur la gouvernance, la jeunesse et le climat pour relancer le développement</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Mar 2026 05:46:36 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le rapport sur l'état des lieux du développement au Mali met en lumière les défis et les priorités pour un avenir inclusif.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Publié le 10 mars 2026, le rapport annuel 2025 du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) — un document d’une vingtaine de pages —  dresse un état des lieux du développement au Mali dans un contexte de crises sécuritaires, climatiques et économiques. Le document analyse les défis structurels du pays tout en mettant en avant les leviers jugés prioritaires : gouvernance, emploi des jeunes, résilience climatique et transformation économique.</em></strong></p>



<p>Dans un contexte marqué par les crises sécuritaires, climatiques et économiques, le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) appelle à renforcer les politiques publiques et les investissements en faveur d’un développement plus inclusif au Mali. Publié le 10 mars 2026, son rapport annuel 2025 dresse un bilan des actions menées dans le pays et met en lumière les priorités stratégiques pour soutenir la stabilité, l’emploi des jeunes et la résilience face aux changements climatiques.</p>



<p>Selon ce document, le cycle de programmation 2020-2024 — prolongé jusqu’en 2026 — marque « <em>une étape importante</em> » dans le partenariat entre l’agence onusienne et le Mali. Dans un contexte international où l’aide au développement tend à se contracter alors que les besoins augmentent, l’organisation affirme vouloir renforcer ses interventions pour accompagner les institutions publiques et les populations maliennes.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-gouvernance-et-consolidation-de-la-paix-au-coeur-des-priorites"><strong>Gouvernance et consolidation de la paix au cœur des priorités</strong></h2>



<p>Dans un pays fragilisé par plus d’une décennie d’instabilité, le rapport souligne l’importance de consolider les institutions et de promouvoir une gouvernance inclusive. Le PNUD met notamment en avant ses programmes de soutien à la participation citoyenne, à la décentralisation et au renforcement des capacités des administrations publiques.</p>



<p>Ces initiatives visent à favoriser un dialogue politique plus inclusif et à soutenir les mécanismes locaux de prévention des conflits, considérés comme essentiels pour la stabilité à long terme.</p>



<p>L’organisation insiste également sur l’importance du « <em>nexus humanitaire-paix-développement </em>», une approche qui consiste à articuler les réponses d’urgence avec les politiques de développement afin d’éviter l’enlisement des crises.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-miser-sur-la-jeunesse-et-l-emploi"><strong>Miser sur la jeunesse et l’emploi</strong></h2>



<p>Autre axe majeur du rapport : la jeunesse. Dans un pays où une grande partie de la population a moins de 25 ans, l’accès à l’emploi et à la formation est présenté comme un levier central pour le développement.</p>



<p>Le PNUD indique avoir soutenu plusieurs initiatives visant à favoriser l’entrepreneuriat et l’employabilité des jeunes, notamment dans les secteurs numériques et innovants. Des programmes de formation et d’accompagnement ont également été mis en place pour faciliter l’accès au marché du travail.</p>



<p>L’organisation considère que l’innovation et la digitalisation peuvent jouer un rôle d’accélérateur pour transformer l’économie et créer de nouvelles opportunités pour les jeunes Maliens.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-climat-et-resilience-environnementale"><strong>Climat et résilience environnementale</strong></h2>



<p>Le rapport souligne également la vulnérabilité du Mali face aux effets du changement climatique. Sécheresses, dégradation des terres et pression sur les ressources naturelles représentent des défis majeurs pour l’agriculture et la sécurité alimentaire.</p>



<p>Pour y répondre, le PNUD affirme soutenir des projets visant à renforcer la résilience des communautés rurales, à promouvoir une gestion durable des ressources naturelles et à encourager les solutions énergétiques renouvelables.</p>



<p>Ces initiatives s’inscrivent dans une stratégie plus large visant à concilier développement économique et protection de l’environnement.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-partenariat-elargi-avec-les-acteurs-du-developpement"><strong>Un partenariat élargi avec les acteurs du développement</strong></h2>



<p>Le rapport met enfin en avant la collaboration du PNUD avec un large éventail de partenaires : institutions publiques, organisations internationales, acteurs de la société civile et bailleurs de fonds.</p>



<p>Cette coopération est jugée essentielle pour mobiliser les ressources nécessaires à la mise en œuvre des programmes et pour répondre aux défis multiples auxquels le pays est confronté.</p>



<p>Malgré les contraintes financières et les incertitudes internationales, l’organisation onusienne affirme vouloir poursuivre son engagement au Mali. Pour ses responsables, la consolidation des institutions, l’investissement dans la jeunesse et la transition vers un développement durable restent les clés pour construire un avenir plus stable et plus prospère.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Biodiversité : la chute vertigineuse des espèces migratrices</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fousseni TOGOLA]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 07 Mar 2026 05:27:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
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<p>Le rapport sur la disparition des espèces migratrices révèle un déclin alarmant des populations animales. Informez-vous maintenant.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Un rapport publié avant la conférence mondiale de la Convention sur les espèces migratrices, prévue en ce mois de mars au Brésil, révèle une dégradation continue de l’état de conservation de nombreuses espèces animales. Près de la moitié d’entre elles voient leurs populations décliner sous l’effet des activités humaines.</em></strong></p>



<p>Deux ans après un premier état des lieux mondial, la situation des espèces migratrices continue de se détériorer. Dans un rapport publié le 5 mars 2026, la Convention des Nations unies sur la conservation des espèces migratrices (CMS) alerte sur un déclin préoccupant de nombreuses populations animales à l’échelle de la planète. Le document doit être examiné lors de la 15e Conférence des parties de la CMS, organisée du 23 au 29 mars à Campo Grande, au Brésil.</p>



<p>Selon les données actualisées, 49 % des espèces inscrites dans les annexes de la Convention connaissent désormais une tendance à la baisse, contre 44 % dans le rapport précédent. Parallèlement, 24 % d’entre elles sont aujourd’hui considérées comme menacées d’extinction, une légère hausse par rapport aux 22 % recensés précédemment.</p>



<p>Ces chiffres traduisent une réalité inquiétante. Malgré certaines initiatives de conservation, la biodiversité migratrice mondiale continue de s’éroder.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-populations-en-recul-dans-de-nombreuses-regions"><strong>Des populations en recul dans de nombreuses régions</strong></h2>



<p>Les chercheurs constatent que de nombreuses espèces autrefois considérées comme stables voient désormais leurs populations diminuer. Les révisions de la Liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) ont ainsi conduit à reclasser plusieurs dizaines d’espèces dans des catégories de menace plus élevées.</p>



<p>Parmi les exemples les plus frappants figurent les oiseaux migrateurs. Les études récentes montrent des déclins marqués chez les oiseaux de rivage, notamment sur les grandes routes migratoires reliant l’Arctique à l’Amérique du Sud. Entre 1980 et 2019, 18 des 28 espèces étudiées ont connu une diminution notable de leurs effectifs.</p>



<p>Des tendances similaires sont observées sur d’autres axes migratoires majeurs, notamment entre l’Asie de l’Est et l’Australasie ou encore le long de l’Atlantique Est.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-activites-humaines-au-coeur-des-menaces"><strong>Les activités humaines au cœur des menaces</strong></h2>



<p>Le rapport met en cause plusieurs facteurs largement liés aux activités humaines. Les scientifiques identifient en premier lieu la perte et la fragmentation des habitats, dues notamment à l’urbanisation, à l’agriculture intensive et aux infrastructures.</p>



<p>À cela s’ajoutent d’autres pressions : la surexploitation des espèces, la pollution, l’introduction d’espèces invasives et les effets croissants du changement climatique. Ces menaces se combinent souvent tout au long des routes migratoires, ce qui rend la survie des espèces encore plus fragile.</p>



<p>Les poissons migrateurs d’eau douce, les mammifères marins ou encore les grands oiseaux planeurs figurent parmi les groupes particulièrement exposés.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-efforts-de-conservation-encore-insuffisants"><strong>Des efforts de conservation encore insuffisants</strong></h2>



<p>Malgré ce tableau préoccupant, le rapport souligne également quelques progrès. Certaines espèces ont bénéficié d’actions de conservation ciblées, qui ont permis une amélioration de leur statut. C’est le cas notamment de quelques oiseaux et mammifères dont les populations se stabilisent ou augmentent grâce à des programmes de protection et de restauration d’habitats.</p>



<p>Mais ces succès restent limités face à l’ampleur des menaces globales. Les experts appellent à renforcer la coopération internationale, indispensable pour protéger des espèces qui traversent souvent plusieurs continents et juridictions au cours de leur migration.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-restaurer-les-habitats-et-proteger-les-routes-migratoires"><strong>Restaurer les habitats et protéger les routes migratoires</strong></h2>



<p>Pour les scientifiques de la CMS, la priorité consiste désormais à préserver les corridors écologiques qui permettent aux animaux de se déplacer entre leurs zones de reproduction, d’alimentation et d’hivernage. Cela implique notamment de restaurer les habitats dégradés, protéger les sites clés et mieux cartographier les routes migratoires.</p>



<p>Les auteurs insistent également sur la nécessité d’accélérer les politiques de réduction de la pollution, de lutte contre le changement climatique et de régulation de l’exploitation des espèces sauvages.</p>



<p>À l’approche de la conférence internationale au Brésil, ce nouveau rapport rappelle une évidence scientifique devenue urgence politique : la survie de nombreuses espèces migratrices dépend désormais de décisions rapides et coordonnées à l’échelle mondiale.</p>



<p><strong>F. Togola&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Souveraineté hydrique : 22 millions de Maliens bientôt couverts par la PNE 2026-2035</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Mar 2026 10:55:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Climat et environnement]]></category>
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<p>La souveraineté hydrique au Mali est renforcée grâce à la Politique Nationale de l'Eau 2026-2035, un enjeu crucial pour l'avenir.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Le Mali franchit un nouveau cap dans la gestion de ses ressources hydriques. Sous la direction du Ministère de l’Énergie et de l’Eau, le gouvernement de la République du Mali a adopté la Politique Nationale de l’Eau (PNE) 2026-2035, un plan stratégique ambitieux visant à assurer l’accès universel à l’eau potable et à renforcer la souveraineté hydrique du pays.</em></strong></p>



<p>Avec plus de 22 millions d’habitants et un contexte sahélien fortement exposé aux changements climatiques, le Mali fait face à une pression croissante sur ses ressources en eau. La PNE 2026-2035 répond à cette urgence en plaçant l’accès à l’eau potable au sommet des priorités nationales, conformément à la Constitution du 22 juillet 2023 qui consacre l’eau comme un droit fondamental.</p>



<p>Cette politique traduit la volonté des autorités maliennes de garantir la justice sociale, la dignité humaine et la réduction des inégalités dans l’accès aux services essentiels, notamment pour les populations vulnérables.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-vision-ambitieuse-pour-2035"><strong>Une vision ambitieuse pour 2035</strong></h2>



<p>La PNE fixe un objectif clair : d’ici 2035, toutes les ressources en eau du Mali seront connues, mobilisées et gérées durablement, afin de fournir à chaque citoyen un accès inclusif et équitable à l’eau potable. Le programme s’inscrit dans la stratégie nationale « <em>Mali Kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma </em>» et vise à aligner le pays sur les Objectifs de Développement Durable à l’horizon 2030.</p>



<p>La mise en œuvre de la PNE repose sur quatre programmes majeurs :</p>



<p>1-Programme National d’Accès à l’Eau Potable (PNAEP) – axe prioritaire, concentrant 89,83 % des investissements.</p>



<p>2-Programme National des Aménagements Hydrauliques (PNAH) – pour sécuriser les infrastructures hydrauliques.</p>



<p>3-Programme National de Gestion Intégrée des Ressources en Eau (PNGIRE) – pour une gestion durable selon les bassins et aquifères.</p>



<p>4-Programme National de Gouvernance du Secteur Eau et Assainissement (PNGSEA) – pour renforcer transparence, participation et redevabilité.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-investissement-strategique-de-3-051-milliards-f-cfa"><strong>Un investissement stratégique de 3 051 milliards F.CFA</strong></h2>



<p>Le coût global de cette politique sur la période 2026-2035 est estimé à 3 051 499 235 005 F.CFA. Cet investissement mobilisera les ressources de l’État, des collectivités territoriales, des bénéficiaires et des partenaires techniques et financiers. Au-delà de l’accès à l’eau potable, ce projet est un levier pour la croissance économique, la sécurité alimentaire, la santé publique et la résilience climatique.</p>



<p>La PNE prévoit également la création d’une architecture institutionnelle renforcée : Conseil Supérieur de l’Eau auprès du Président de la République ; Renforcement des organes consultatifs nationaux et territoriaux ; Établissement progressif d’Agences de gestion de l’eau par bassin et aquifère ; Consolidation de la Police de l’Eau pour protéger les ressources et appliquer la législation.</p>



<p>Des outils stratégiques, tels que le Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux et le Système National d’Information sur l’Eau, viendront soutenir la planification et le suivi.</p>



<p>Avec la PNE 2026-2035, le Mali affirme sa détermination à placer l’eau au cœur du développement durable et de la transformation économique nationale. Le Ministère de l’Énergie et de l’Eau appelle l’ensemble des acteurs publics et privés à se mobiliser pour garantir la réussite de ce chantier stratégique au service des générations présentes et futures.</p>



<p><strong>A.Touré</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Climat et sécurité alimentaire : le Mali muscle ses alliances multilatérales</title>
		<link>https://saheltribune.com/climat-et-securite-alimentaire-le-mali-muscle-ses-alliances-multilaterales/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Fousseni TOGOLA]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Feb 2026 07:36:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Climat et environnement]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le Mali renforce ses alliances multilatérales pour la sécurité alimentaire et la résilience climatique avec des partenaires clés.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em><strong><em>À&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>Bamako, le minist</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>è</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>re de l</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>’</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>Environnement renforce son ancrage strat</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>gique avec la Banque africaine de d</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>veloppement et le Programme alimentaire mondial pour acc</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>l</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>rer la mise en&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>œ</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>uvre de l</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>’</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>Initiative r</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>gionale pour la r</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>silience au Sahel. Entre restauration des terres, s</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>curit</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>alimentaire et emplois verts, les autorit</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>s maliennes entendent consolider une r</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>ponse structurelle aux vuln</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>rabilit</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>s climatiques et socio-</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>conomiques de la r</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>gion, sous l</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>’</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>impulsion des orientations du pr</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>sident de la Transition, le g</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>n</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>ral d</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>’</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>arm</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>e&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>Assimi Go</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>ï</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>ta.</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em></em></strong></em></strong></p>



<p>Entre le renforcement des partenariats, la mise en place des projets structurants et une ambition régionale&nbsp;affichée, le Mali&nbsp;entend faire de la résilience climatique et alimentaire un levier de stabilisation durable au cœur du Sahel. C’est ce cadre que le ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable (MEADD) intensifie sa coopération avec la Banque africaine de développement et le Programme alimentaire mondial. L’objectif est de renforcer la résilience climatique, la sécurité&nbsp;alimentaire et les moyens de subsistance dans l’espace sahélien.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-initiative-r-e-gionale-nbsp-a-nbsp-port-e-e-strat-e-gique"><strong>Une initiative r</strong><strong>é</strong><strong>gionale&nbsp;</strong><strong>à&nbsp;</strong><strong>port</strong><strong>é</strong><strong>e strat</strong><strong>é</strong><strong>gique</strong><strong></strong></h2>



<p>La ministre en charge du département, Mariam Doumbia Tangara, a reçu jeudi&nbsp;à&nbsp;Bamako une délégation de haut niveau conduite par Dr Martin Fregene, vice-président par intérim du complexe Agriculture, Développement humain et social de la BAD, dans le cadre de l’Initiative régionale pour la résilience au Sahel.</p>



<p>Cette rencontre s’inscrit dans un programme régional global couvrant plusieurs pays du Sahel, notamment le Mali, le Niger, la Mauritanie et le Burkina Faso, avec pour objectif de renforcer la coordination des investissements et l’harmonisation des politiques publiques dans des secteurs critiques.</p>



<p>Sécurité&nbsp;alimentaire, nutrition, résilience climatique et moyens de subsistance durables constituent les piliers de cette initiative, présentée par les autorités maliennes comme un levier structurant pour répondre aux vulnérabilités persistantes de la région.</p>



<p>Dans ses propos liminaires, la ministre a mis l’accent sur la nécessité&nbsp;d’une planification holistique et d’une coordination accrue entre les partenaires afin d’assurer le succès de cette ambition régionale. Elle a souligné&nbsp;que l’initiative devait privilégier une approche participative et inclusive intégrant les défis sécuritaires, afin de renforcer les capacités d’adaptation des communautés locales.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-projets-structurants-salu-e-s-par-la-bad"><strong>Des projets structurants salu</strong><strong>é</strong><strong>s par la BAD</strong><strong></strong></h2>



<p>Pour Dr Martin Fregene, les efforts du Mali dans la mise en&nbsp;œuvre des projets financés par son institution méritent d’être salués et encouragés. Parmi les initiatives citées figurent l’appui&nbsp;à&nbsp;l’audit institutionnel et technique de l’Agence panafricaine de la Grande Muraille Verte, le programme d’appui institutionnel&nbsp;à&nbsp;cette même agence, ainsi que le projet&nbsp;«&nbsp;<em>Emplois verts&nbsp;</em>»&nbsp;axé&nbsp;sur la restauration des terres dégradées et la lutte contre la désertification.</p>



<p>Ces programmes visent notamment&nbsp;à&nbsp;promouvoir des solutions locales innovantes et&nbsp;à&nbsp;créer des opportunités&nbsp;économiques durables, notamment pour les jeunes, dans les zones touchées par la dégradation environnementale.</p>



<p>La coopération avec le PAM s’articule autour de plusieurs axes stratégiques, dont la signature d’un accord-cadre pour soutenir les efforts du Mali en matière de protection de l’environnement et de résilience des&nbsp;écosystèmes.</p>



<p>Les discussions portent&nbsp;également sur le développement du projet d’appui&nbsp;à&nbsp;la restauration des terres et&nbsp;à&nbsp;la sécurité&nbsp;alimentaire sur le tracé&nbsp;de la Grande Muraille Verte dans les régions de Ségou et Mopti, ainsi que sur l’organisation d’initiatives en faveur de l’autonomisation des femmes, notamment&nbsp;à&nbsp;travers la Plateforme verte des femmes de la Grande Muraille Verte.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-partenariat-inscrit-dans-la-vision-des-autorit-e-s-maliennes"><strong>Un partenariat inscrit dans la vision des autorit</strong><strong>é</strong><strong>s maliennes</strong><strong></strong></h2>



<p>Au cœur de cette dynamique figure le Programme intégré&nbsp;de renforcement de la résilience des systèmes alimentaires et de l’emploi des jeunes au Sahel (PIRSA/EJ), actuellement en cours de développement. Ce programme devrait regrouper plusieurs pays sahéliens, dont le Mali, le Burkina Faso, le Niger, la Mauritanie et le Tchad, avec l’ambition de renforcer durablement la sécurité&nbsp;alimentaire et les opportunités&nbsp;économiques dans la région.</p>



<p>Au terme de l’audience, la ministre Mariam Doumbia Tangara a remercié&nbsp;les deux institutions pour leur partenariat&nbsp;«&nbsp;<em>dynamique et sinc</em><em>è</em><em>re</em>&nbsp;», tout en engageant ses services techniques&nbsp;à&nbsp;collaborer&nbsp;étroitement avec elles conformément aux orientations des plus hautes autorités du pays, sous la conduite du président de la Transition, le général d’armée&nbsp;Assimi Goïta.</p>



<p>Cette rencontre illustre la volonté&nbsp;du Mali de consolider ses alliances avec les partenaires multilatéraux afin de répondre aux défis environnementaux et alimentaires, dans un contexte sahélien marqué&nbsp;par la vulnérabilité&nbsp;climatique et les pressions socio-économiques croissantes.</p>



<p><strong>F. Togola&nbsp;</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Aux frontières sahéliennes, la paix se construit autour des puits</title>
		<link>https://saheltribune.com/aux-frontieres-saheliennes-la-paix-se-construit-autour-des-puits/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Feb 2026 15:03:50 +0000</pubDate>
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<p>Investir dans l'eau : un programme régional pour la gestion des ressources hydriques dans les zones frontalières de l'Afrique.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>À la croisée des enjeux climatiques, sécuritaires et sociaux, un nouveau programme régional mise sur la gestion partagée des ressources hydriques pour prévenir les tensions et stabiliser les zones frontalières.</em></strong></p>



<p>À Kayes, dans l’ouest du Mali, autorités administratives, chefs coutumiers et partenaires internationaux se sont réunis le 16 février pour territorialiser un ambitieux projet transfrontalier associant la Mauritanie et le Sénégal. Lancée officiellement le 19 janvier à Nouakchott, l’initiative entend faire de l’eau un instrument de coopération régionale, de résilience climatique et de consolidation de la paix dans des zones frontalières fragilisées.</p>



<p>Porté par les gouvernements des trois États avec l’appui du système onusien, le programme est mis en œuvre par l’UNICEF et l’Organisation internationale pour les migrations, avec un financement de 7 millions de dollars du Fonds pour la consolidation de la paix. Sur cette enveloppe, 2,5 millions de dollars sont destinés au Mali. La durée d’exécution prévue est de vingt-quatre mois.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-eau-climat-et-securite-un-triptyque-strategique"><strong>Eau, climat et sécurité : un triptyque stratégique</strong></h2>



<p>Le projet cible des régions particulièrement exposées à la raréfaction des ressources hydriques et aux effets du changement climatique : Guidimakha, Gorgol, Assaba et Hodh El Gharbi côté mauritanien ; Kayes et Nioro au Mali ; Tambacounda, Matam et Kédougou au Sénégal. Au total, plus de 151 000 bénéficiaires directs sont visés, dont des femmes, des jeunes, des enfants et des populations transhumantes, tandis que plus de 535 000 personnes devraient profiter indirectement des retombées.</p>



<p>Les actions prévues combinent infrastructures hydrauliques résilientes, mécanismes communautaires de prévention des conflits liés à l’accès à l’eau et systèmes d’alerte précoce pour anticiper les chocs climatiques. « <em>La gestion durable et concertée des ressources en eau dans un contexte de changement climatique n’est plus une option, c’est une nécessité impérieuse</em> », a insisté Moussa Bilane lors du lancement régional.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-prevenir-les-tensions-aux-marges-des-etats"><strong>Prévenir les tensions aux marges des États</strong></h2>



<p>Dans ces espaces frontaliers sahéliens, la pression démographique et la variabilité climatique accentuent la compétition pour les ressources naturelles, alimentant parfois des frictions entre communautés sédentaires et mobiles. Les promoteurs du programme misent sur l’eau comme point d’entrée pour instaurer des cadres de dialogue inclusifs, renforcer la gouvernance partagée et consolider la cohésion sociale.</p>



<p>Fruit d’un processus de consultations locales dans les trois pays, le projet prévoit d’ailleurs de nouvelles concertations communautaires afin d’ajuster les priorités aux réalités du terrain. L’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal sera associée afin d’assurer la cohérence avec les dispositifs régionaux existants et de garantir la durabilité des résultats.</p>



<p>En misant sur une ressource aussi vitale que disputée, les partenaires espèrent démontrer qu’au Sahel, la coopération hydrique peut devenir un outil concret de stabilité régionale.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Politique nationale d’Assainissement : un nouveau cap pour le Mali</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 15 Feb 2026 15:54:46 +0000</pubDate>
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<p>La Politique nationale d’Assainissement, mise à jour pour 2026-2030, répond aux défis environnementaux et institutionnels actuels.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Le Conseil des ministres, réuni le vendredi 13 février 2026, a examiné une communication écrite présentée par le ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, <em>Doumbia  Mariam Tangara</em>. Ce document portait sur la Politique nationale d’Assainissement et son Plan d’actions 2026-2030. </em></strong></p>



<p>La première Politique nationale d’Assainissement avait été adoptée en 2009. Elle reposait sur cinq stratégies spécifiques, couvrant la gestion des déchets solides ménagers, des déchets liquides et spéciaux, des eaux pluviales, ainsi que le transfert de compétences aux Collectivités territoriales. Sa mise en œuvre a permis d’obtenir des résultats appréciables, notamment dans la structuration des services d’assainissement et la sensibilisation des populations. Toutefois, l’évaluation de cette politique a révélé la nécessité d’une refonte pour l’adapter aux réformes institutionnelles et aux nouveaux défis environnementaux. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-retour-sur-l-heritage-de-2009-et-ses-limites"><strong>Retour sur l’héritage de 2009 et ses limites</strong></h2>



<p>La nouvelle politique nationale d’assainissement s’articule autour de cinq axes stratégiques. Elle vise à garantir des services adéquats, équitables et sécurisés pour l’ensemble des citoyens. L’objectif est de renforcer durablement la qualité du cadre de vie, en tenant compte des mutations sociales et institutionnelles. Cette orientation s’inscrit dans la vision « <em>Mali kura </em><em>ɲ</em><em>ɛtaasira ka bɛn san 2063 ma</em> », qui projette un développement harmonieux et inclusif, ainsi que dans la Stratégie nationale pour l’Émergence et le Développement durable 2024-2033. &nbsp;</p>



<p>Le Plan d’actions 2026-2030 constitue le premier jalon de mise en œuvre de cette nouvelle politique. Il prévoit des interventions concrètes pour améliorer la collecte, le traitement et la valorisation des déchets, tout en renforçant la gouvernance locale. Les collectivités territoriales seront davantage impliquées, conformément au principe de décentralisation, afin de rapprocher les services d’assainissement des populations. Ce plan quinquennal ambitionne aussi de mobiliser les partenaires techniques et financiers autour d’objectifs clairs et mesurables. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-plan-quinquennal-pour-des-resultats-concrets"><strong>Un plan quinquennal pour des résultats concrets</strong></h2>



<p>Au-delà des aspects techniques, la nouvelle politique traduit une volonté politique forte de faire de l’assainissement un levier de développement durable. Elle répond aux impératifs de santé publique, de préservation des ressources naturelles et de lutte contre les effets du changement climatique. En intégrant les réformes institutionnelles récentes, elle entend consolider les acquis tout en ouvrant la voie à des solutions innovantes adaptées aux réalités locales. Le Conseil des ministres a ainsi marqué une étape importante dans la modernisation du secteur. &nbsp;</p>



<p>Cette politique met également l’accent sur l’équité dans l’accès aux services d’assainissement. Elle ambitionne de réduire les disparités entre zones urbaines et rurales, en garantissant des infrastructures adaptées aux besoins spécifiques des populations. La sécurité des services constitue un autre pilier, visant à protéger les citoyens contre les risques sanitaires liés à une mauvaise gestion des déchets et des eaux usées. Le Mali entend ainsi renforcer la résilience de ses communautés face aux défis environnementaux. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-equite-et-securite-au-coeur-des-priorites"><strong>Équité et sécurité au cœur des priorités</strong></h2>



<p>La cohérence avec les grandes orientations nationales et internationales est un élément central de cette nouvelle politique. En s’alignant sur la Stratégie nationale pour l’Émergence et le Développement durable 2024-2033, le Mali démontre sa volonté d’inscrire l’assainissement dans une dynamique globale de développement. Cette approche intégrée permettra de mobiliser davantage de ressources et de renforcer la coopération avec les partenaires internationaux, tout en valorisant les initiatives locales. &nbsp;</p>



<p>L’adoption de la Politique nationale d’Assainissement et de son Plan d’actions 2026-2030 illustre l’engagement du Mali à améliorer durablement le cadre de vie de ses citoyens. Le défi reste désormais dans la mise en œuvre effective des mesures prévues, afin que les résultats soient tangibles et profitent directement aux populations. Ce nouveau cap ouvre la voie à une transformation profonde du secteur, plaçant l’assainissement au cœur des priorités nationales pour les années à venir. &nbsp;</p>



<p><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Et si le fleuve Niger disparaissait vraiment ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Feb 2026 08:17:05 +0000</pubDate>
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<p>Les menaces contre le fleuve Niger sont alarmantes. Apprenez comment nos choix nuisent à ce précieux cours d'eau.</p>
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<p><strong><em>Le fleuve Niger est en train de disparaître sous nos yeux. Lentement, presque discrètement, comme s’il s’agissait d’un phénomène naturel inéluctable. Pourtant, sa dégradation n’est ni une fatalité ni un caprice du climat seul. Elle est le résultat direct de nos choix, de nos renoncements et de notre incapacité collective à protéger ce qui rend encore la vie possible au Sahel.</em></strong></p>



<p>Selon l’étude Cart’Eau menée par <em>Join For Water</em> et l’IPR/IFRA de Katibougou en 2020, l’état du fleuve Niger à la traversée de Bamako est fortement dégradé par les rejets urbains non traités. «&nbsp;<em>Ce sont plus de six cent millions de litres de déchets liquides et solides qui sont déversés dans le Fleuve Niger à la traversée de Bamako</em>&nbsp;», souligne ce rapport, qui identifie 94 collecteurs d’eaux pluviales et usées dans le Grand Bamako, dont 58 se déversent directement dans le fleuve, constituant autant de « <em>hotspots</em> » majeurs de pollution. Initialement conçus pour drainer les eaux de pluie, ces collecteurs sont aujourd’hui transformés en égouts à ciel ouvert recevant eaux domestiques, déchets solides et boues de vidange.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-9eme-fleuve-le-plus-pollue-au-monde"><strong>Le 9ème fleuve le plus pollué au monde</strong></h2>



<p>L’étude estime le débit cumulé des eaux usées rejetées dans le fleuve Niger à 7,08 m³ par seconde, soit environ 611 548 m³ d’eaux polluées par jour. La commune IV est la plus contributrice, avec près de 249 596 m³/jour, en raison notamment du collecteur du Woyowayanko assimilable à une rivière d’eaux usées. À cette pollution liquide s’ajoute une gestion défaillante des déchets solides, avec seulement 13 sites de dépôts transitoires, souvent insalubres, et l’absence de véritable station de traitement des boues de vidange, entraînant des déversements anarchiques vers le fleuve.&nbsp;</p>



<p>Ces chiffres confirment que le Niger est devenu, à Bamako, le principal réceptacle des déchets urbains, faisant peser de graves risques sur la santé publique, la biodiversité et la ressource en eau potable. Le Niger charrie désormais autant de plastiques que de poissons. Ailleurs, son lit est éventré par un dragage anarchique, ses berges rongées par l’urbanisation sauvage, ses eaux détournées, polluées, surexploitées. Le fleuve nourricier est devenu un exutoire, un dépotoir, parfois une simple ressource à piller. Et l’indifférence générale l’accompagne dans sa lente agonie.</p>



<p>Le rapport technique 2020 du Projet de Cartographie du réseau d’égout de Bamako et évaluation des déversements des eaux usées de la ville dans le Fleuve Niger «&nbsp;<em>Cart’Eau</em>&nbsp;» — réalisé avec le cofinancement de la Direction Générale du Développement (DGD), du Royaume de Belgique et de Join For Water (JFW) grâce l’appui de Fabrizio DE GEORGIO FERRARI TRECATE, Représentant résident de Join For Water au Mali et de toute son équipe — souligne que le «&nbsp;<em>Fleuve Niger est le 9ème fleuve le plus pollué au monde en termes de déchets en matière plastique.&nbsp;</em>»</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-climat-n-explique-pas-tout"><strong>Le climat n’explique pas tout</strong></h2>



<p>Certes, le réchauffement climatique accentue la fragilité du Niger. La hausse des températures, la variabilité accrue des pluies et l’allongement des périodes de sécheresse pèsent lourdement sur son débit. Mais se réfugier derrière le climat serait une fuite en avant. Car le fleuve ne meurt pas seulement de chaleur. Il meurt surtout de négligence humaine.&nbsp;</p>



<p>Dans un rapport publié en 2018 par l’Agence du Bassin du fleuve Niger, avec le financement de l’ambassade des Pays-bas, Housseini Amion Guindo, alors ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, résumait les dangers auxquels le fleuve Niger est confronté à deux : «&nbsp;<em>Le fleuve Niger est plus que jamais confronté à deux défis majeurs : le changement climatique et la croissance démographique</em>&nbsp;». Des défis qui sont tous sources de dégradation de la qualité des eaux et de diminution des ressources.</p>



<p>L’exemple du lac Faguibine, au nord de Tombouctou, est édifiant. Asséché depuis les années 1970, il a laissé derrière lui un désert de sable, des communautés ruinées et des écosystèmes anéantis. Ce drame écologique n’a suscité ni électrochoc durable ni changement structurel. Il est pourtant un avertissement pour l’humanité comme quoi l’eau peut disparaître, même là où elle semblait éternelle.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-quand-le-sahara-etait-vert"><strong>Quand le Sahara était vert</strong></h2>



<p>L’histoire environnementale du Mali rappelle la vérité dérangeante selon laquelle le désert n’a pas toujours été désert. Durant l’Holocène humide, le Sahara était parcouru de rivières, de lacs et de deltas intérieurs reliant les bassins du Niger, du Tchad et du Nil. Le nord du Mali accueillait des populations humaines nombreuses, vivant de la pêche, de la chasse et de l’élevage.</p>



<p>Les gravures rupestres, les outils de pêche et les anciens lits de fleuves encore suivis par les nomades en témoignent. Le Sahara s’est désertifié lorsque les équilibres climatiques se sont rompus. Aujourd’hui, ce sont nos modes de vie, nos politiques publiques déficientes et notre rapport prédateur à la nature qui accélèrent une nouvelle rupture.</p>



<p>La disparition progressive du fleuve Niger serait bien plus qu’une catastrophe écologique. Elle signifierait l’effondrement de systèmes agricoles entiers, l’aggravation des conflits pour l’accès à l’eau, l’accélération des migrations forcées et une insécurité alimentaire chronique. Le danger que court le fleuve Niger est une bombe environnementale aux conséquences politiques et sociales majeures.</p>



<p>Protéger le Niger, ce n’est pas défendre un paysage ou un symbole. C’est préserver un équilibre vital pour des millions de personnes. Cela suppose une gouvernance environnementale courageuse, une coopération régionale effective, une régulation stricte des activités extractives et urbaines, mais aussi une réappropriation citoyenne du fleuve.</p>



<p>La question n’est donc pas de savoir si le Niger peut disparaître, mais si nous accepterons d’en être les fossoyeurs silencieux. La responsabilité intergénérationnelle nous oblige : un fleuve ne nous appartient pas, il nous est confié. Et l’histoire jugera sévèrement ceux qui auront laissé mourir, sans réagir, l’une des dernières grandes artères de vie du Sahel.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra </strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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