<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Chiencoro, auteur sur Sahel Tribune</title>
	<atom:link href="https://saheltribune.com/author/t2020/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://saheltribune.com/author/t2020/</link>
	<description>Sahel Tribune – Votre regard sur le Sahel, autrement.</description>
	<lastBuildDate>Tue, 05 May 2026 21:37:19 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	

<image>
	<url>http://saheltribune.com/wp-content/uploads/2021/04/cropped-logo-Sahel-Tribune_Plan-de-travail-1.jpg</url>
	<title>Chiencoro, auteur sur Sahel Tribune</title>
	<link>https://saheltribune.com/author/t2020/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
<site xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">192168702</site>	<item>
		<title>Burkina Faso : TV5 Monde suspendue pour « désinformation » </title>
		<link>https://saheltribune.com/burkina-faso-tv5-monde-suspendue-pour-desinformation/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/burkina-faso-tv5-monde-suspendue-pour-desinformation/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 May 2026 21:34:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[En temps réel]]></category>
		<category><![CDATA[Burkina Faso]]></category>
		<category><![CDATA[communication crise]]></category>
		<category><![CDATA[CSC Burkina]]></category>
		<category><![CDATA[désinformation]]></category>
		<category><![CDATA[France 24]]></category>
		<category><![CDATA[LCI]]></category>
		<category><![CDATA[liberté de la presse Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Mali attaques 25 avril 2026]]></category>
		<category><![CDATA[médias internationaux]]></category>
		<category><![CDATA[Ouagadougou]]></category>
		<category><![CDATA[régulation médias]]></category>
		<category><![CDATA[RFI]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité Sahel]]></category>
		<category><![CDATA[terrorisme Sahel]]></category>
		<category><![CDATA[TV5 Monde]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=22229</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le Burkina Faso suspend TV5 Monde pour manquements dans la couverture du terrorisme au Mali et au Sahel, dans un contexte de durcissement envers les médias internationaux.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Les autorités burkinabè durcissent une nouvelle fois le ton face aux médias internationaux. Le Conseil supérieur de la communication (CSC) a annoncé, ce mardi 5 mai 2026, l’interdiction de diffusion des programmes de TV5 Monde sur l’ensemble du territoire national, invoquant des manquements graves dans la couverture de la lutte contre le terrorisme au Burkina Faso et au Mali.</em></strong></p>



<p>Dans un communiqué officiel, le président du CSC, Wendingoudi Louis Modeste Ouédraogo, justifie cette décision par «&nbsp;<em>de nombreux manquements à la loi, à l’éthique et à la déontologie&nbsp;</em>» observés dans plusieurs éditions du journal télévisé de la chaîne, entre avril et mai 2026. Les griefs portent notamment sur des faits de «&nbsp;<em>désinformation</em>&nbsp;» et «&nbsp;<em>d’apologie du terrorisme</em>&nbsp;» liés à la couverture des opérations sécuritaires dans la région, ainsi qu’aux attaques terroristes survenues le 25 avril 2026 au Mali.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une décision dans la continuité d’une ligne ferme</strong></h2>



<p>Cette suspension s’inscrit dans un contexte de vigilance accrue des autorités burkinabè vis-à-vis du traitement médiatique des questions sécuritaires. Déjà en 2024, TV5 Monde avait été suspendue à deux reprises, les 27 avril et 18 juin, pour des motifs similaires, témoignant d’une relation tendue entre l’organe de régulation et certains médias internationaux.</p>



<p>Le CSC appelle désormais l’ensemble des organes de presse opérant dans le pays à faire preuve de «&nbsp;<em>rigueur professionnelle</em>&nbsp;» et à respecter strictement les principes éthiques et déontologiques, en particulier sur des sujets jugés sensibles pour la sécurité nationale.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une série de restrictions visant des médias étrangers</strong></h2>



<p>Depuis 2023, plusieurs médias occidentaux, en majorité français, ont été suspendus ou interdits de diffusion au Burkina Faso. Parmi eux figurent Radio France Internationale, France 24, LCI, ainsi que les publications Le Monde et Jeune Afrique. Les autorités leur reprochent des traitements biaisés ou préjudiciables à l’effort de guerre contre les groupes armés. Cette politique restrictive s’inscrit dans une stratégie plus large de contrôle de l’information dans un contexte régional marqué par une insécurité persistante.</p>



<p>Le Burkina Faso, à l’instar du Mali, est confronté depuis plusieurs années à une intensification des attaques menées par des groupes armés affiliés à des organisations terroristes. Face à cette menace, les autorités des deux pays ont renforcé leurs dispositifs militaires et sécuritaires, tout en adoptant une posture plus ferme vis-à-vis de la circulation de l’information.</p>



<p>La suspension de TV5 Monde illustre ainsi la sensibilité croissante des États sahéliens quant à la narration médiatique des conflits qui les affectent. Entre impératifs sécuritaires et liberté de la presse, l’équilibre reste fragile, dans une région où l’information est devenue, elle aussi, un enjeu stratégique.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/burkina-faso-tv5-monde-suspendue-pour-desinformation/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">22229</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Mali : dialogue, force… et après ? Les angles morts de Tebboune </title>
		<link>https://saheltribune.com/mali-dialogue-force-et-apres-les-angles-morts-de-tebboune/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/mali-dialogue-force-et-apres-les-angles-morts-de-tebboune/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 May 2026 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Analyses]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelmadjid Tebboune]]></category>
		<category><![CDATA[Accords d’Alger]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[analyse politique]]></category>
		<category><![CDATA[crise au sahel]]></category>
		<category><![CDATA[dialogue politique]]></category>
		<category><![CDATA[diplomatie algérienne]]></category>
		<category><![CDATA[géopolitique africaine]]></category>
		<category><![CDATA[instabilité sahélienne]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[relations Mali-Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité régionale]]></category>
		<category><![CDATA[souveraineté]]></category>
		<category><![CDATA[stratégie sécuritaire]]></category>
		<category><![CDATA[terrorisme]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=22208</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le président algérien Abdelmadjid Tebboune appelle au dialogue au Mali. Une position critiquée pour ses limites face à une crise sahélienne en mutation. Analyse.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Les déclarations du président algérien&nbsp;Abdelmadjid Tebboune — dans son entretien périodique avec les médias nationaux, diffusées le samedi 2 mai 2026&nbsp;—&nbsp;appelant au dialogue au Mali, relancent un débat ancien sur les voies de sortie de crise au Sahel. Mais à l’heure où le conflit a profondément changé de nature, cette approche, déjà éprouvée, interroge par son absence d’alternative et son décalage avec les réalités sécuritaires actuelles.</em></strong></p>



<p>Parler du Mali sans tenir compte de la transformation profonde de sa crise sécuritaire relève aujourd’hui moins de l’analyse que de la récitation. Les propos du président algérien Abdelmadjid Tebboune en sont une illustration frappante : un discours familier, presque immuable, qui continue de privilégier le dialogue comme horizon unique, en dépit des échecs accumulés.&nbsp;</p>



<p>Pourtant, en y regardant de près, cette prise de position n’a rien d’étonnant pour qui sait que l’Algérie a toujours servi de base-arrière pour les groupes armés terroristes opérant au Mali et au sahel. Acculés par les forces armées maliennes ou par la force unifiée AES (FU-AES), ces groupes se réfugient généralement sur le territoire algérien au vu et au su des autorités de la République algérienne démocratique et populaire, qui semblent ignorer la sacralité du voisinage.&nbsp;&nbsp;A chaque fois que la guerre tourne en leur défaveur ou qu’ils sont blessés, les groupes armés terroristes se rendent en Algérie pour se soigner, se réfugier voire se ravitailler. Sûrement que ce pays frontalier a signé des accords gagnant-gagnant avec ces ennemis de son voisin malien ou simplement il sert des intérêts étrangers ou les deux à la fois.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le retour d’une doctrine qui a montré ses limites</strong></h2>



<p>En appelant les autorités maliennes à «&nbsp;<em>discuter avec leur peuple</em>&nbsp;», le chef de l’État algérien s’inscrit dans une tradition diplomatique ancienne. Celle qui a notamment porté les Accords d’Alger, censés stabiliser durablement le pays. Mais une décennie plus tard, le constat est difficile à contourner : ces mécanismes n’ont ni empêché la fragmentation du territoire, ni stoppé l’expansion des groupes armés, encore moins restauré la confiance entre les acteurs nationaux. Continuer à brandir le dialogue comme solution miracle sans en interroger les limites revient à reconduire une approche chaotique avec comme arrière-plan idéologique l’émiettement territorial du Mali, toute cause contraire à la devise nationale&nbsp;: «&nbsp;<em>Un Peuple-Un But-Une Foi.&nbsp;</em>»</p>



<p>Est-il besoin encore de rappeler tous les efforts consentis par le Mali dans le sens du dialogue&nbsp;? Depuis son indépendance en 1960, le Mali a multiplié les accords de paix avec les groupes rebelles, principalement Touaregs du Nord, dans une dynamique récurrente marquée par des cessez-le-feu, suivis toujours de reprises des hostilités. Des premières rébellions aux accords structurants comme ceux de Tamanrasset (1991) et le Pacte national (1992), puis l’accord d’Alger de 2006 et enfin l’Accord pour la paix et la réconciliation de 2015, chaque tentative a cherché à combiner démilitarisation, décentralisation, intégration des ex-combattants et développement local. Toutefois, ces dispositifs ont été suivis par la reprise des hostilités. La rupture officielle de l’Accord d’Alger en 2024, après la reprise des combats dans le nord, illustre l’échec d’un cycle d’accords incapables à instaurer une paix durable au Mali.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une lecture incomplète de la crise malienne</strong></h2>



<p>L’autre problème dans cette déclaration du président algérien est sa propension au réductionnisme. Tebboune ramène tout le problème malien à celui d’une volonté indépendantiste. Or, tout observateur averti ou sincère saura que ce ne sont pas seulement les indépendantistes qui évoluent sur ce territoire puisque la présence du groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), ainsi que d’autres groupes terroristes, est signalée. Inutile de souligner à nouveau les largesses de l’Algérie vis-à-vis de ces groupes criminels.&nbsp;&nbsp;Qu’il nous souvienne que c’est cette même Algérie qui avait détruit un drone malien le 1<sup>er</sup>&nbsp;avril 2025 au motif que celui-ci avait violé son espace aérien. La triste vérité est que ce drone, dans le cadre d’une mission de surveillance en territoire malien, était sur le point de neutraliser des chefs terroristes en réunion de coordination.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Pour les attaques du 25 avril dernier, il ne fait plus l’ombre d’aucun doute que le JNIM et le Front de libération de l’Azawad (FLA) se sont alliés pour s’attaquer à la nation malienne. Dès lors, le FLA ne bascule-t-il pas directement dans le terrorisme&nbsp;? Doit-on continuer à soutenir ce mouvement comme étant animé uniquement d’une volonté indépendantiste&nbsp;ou sécessionniste ? Ce serait de la mauvaise foi.</p>



<p>Les propos de Abdelmadjid Tebboune reposent sur une hypothèse implicite : la crise malienne serait avant tout politique, et donc soluble dans la négociation. Or, cette grille de lecture est aujourd’hui incomplète voire erronée. Le conflit sahélien s’est transformé en une guerre asymétrique, transfrontalière, où s’entremêlent activités criminelles, «&nbsp;<em>expansion idéologique</em>&nbsp;» manipulations géopolitiques. Dans ce contexte, réduire la réponse à un face-à-face entre pouvoir et «&nbsp;<em>peuple</em>» revient à simplifier à l’excès une réalité autrement plus complexe. Désormais au Mali, ce sont les groupes terroristes, les bandits armés et leurs sponsors internes et externes qui s’emprennent aux intérêts de l’État.</p>



<p>Pour ceux qui vont penser que ces accusations ne sont que des théories du complot ou de la propagande militaro-politicienne, qu’ils nous disent alors ce qui bloque le dossier malien aux Nations unies.&nbsp;Le Mali a saisi le Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies, en août 2022, en vue de présenter les preuves du soutien de la France aux groupes terroristes évoluant sur son territoire, notamment par la fourniture de renseignements et d’équipements. Dans une correspondance datée du 16 août et signée par le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, le Mali a sollicité la tenue d’une réunion d’urgence afin d’examiner la situation sécuritaire du pays. Mais rien ne fut fait.&nbsp;</p>



<p>En 2024, le gouvernement du Mali a annoncé la rupture immédiate de ses relations diplomatiques avec l’Ukraine, invoquant une «&nbsp;<em>implication reconnue et assumée</em>&nbsp;» de Kiev dans les affrontements survenus en fin juillet à Tinzaouatene, dans la région de Kidal, entre les Forces armées maliennes, les rebelles du CSP-DPA et des groupes affiliés à al-Qaïda. Dans un communiqué relayé par le porte-parole du gouvernement, l’actuel Premier ministre, le Général de Division Abdoulaye Maïga, les autorités maliennes affirmaient que cette implication avait été mise en évidence par une vidéo publiée par l’ambassade d’Ukraine à Dakar, dans laquelle le responsable du renseignement militaire ukrainien, Andriy Yusov, se félicitait d’avoir fourni des informations aux rebelles avant les combats, tandis que l’ambassadeur Yurii Pyvovarov y exprimait son soutien. La diffusion de cette séquence a conduit les autorités sénégalaises à convoquer l’ambassadeur ukrainien pour lui rappeler ses obligations de retenue et de non-ingérence, avant que la vidéo ne soit retirée des réseaux sociaux.</p>



<p>Après tout ceci, oserait-on encore parler de théorie du complot ou de propagande&nbsp;? La crise sécuritaire au Mali est créée et entretenue par des acteurs extérieurs avec l’appui d’acteurs intérieurs comme le prouvent les derniers évènements en date du 25 avril. Les investigations du Tribunal militaire de Bamako ont permis d’établir les faits&nbsp;: «&nbsp;<em>Les investigations menées ont permis, à ce stade, d&rsquo;établir un faisceau d&rsquo;éléments solides relatifs à la complicité de certains militaires, militaires radiés ou en instance de radiation des effectifs, notamment leur participation à la planification, à la coordination et à l&rsquo;exécution des attaques sus indiquées avec l&rsquo;implication notoire de certains hommes politiques, dont le Docteur Oumar Mariko.</em>&nbsp;», lit-on dans le communiqué du 1<sup>er</sup>&nbsp;mai du Procureur de la République près le tribunal militaire de Bamako&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le paradoxe du « ni force ni alternative »</strong></h2>



<p>L’Algérie revendique une ligne constante : ne pas s’immiscer dans les affaires intérieures du Mali. Une position officiellement irréprochable. Mais dans les faits, son rôle historique de médiateur, son implication dans les processus de paix et sa centralité géographique dans l’espace sahélien en font un acteur incontournable — et donc, de facto, «&nbsp;influent.&nbsp;»</p>



<p>C’est précisément cette ambiguïté qui alimente les interrogations : peut-on être à la fois extérieur au conflit et structurant dans sa gestion ? Cela est difficile.&nbsp;</p>



<p>«&nbsp;<em>La force ne règle pas les problèmes</em>&nbsp;», affirme le président algérien. L’argument est connu, souvent répété, parfois pertinent. Mais il ouvre une contradiction majeure : si l’usage de la force est rejeté, et si le dialogue a montré ses limites, quelle est alors l’alternative stratégique ? Quelle est la troisième voie que préconise le «&nbsp;<em>médiateur algérien</em>&nbsp;». Sur ce point, le discours reste silencieux. Or, dans un environnement aussi instable que le Sahel, l’absence de proposition équivaut à une absence de vision cohérente.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une parole diplomatique en décalage</strong></h2>



<p>Ce décalage est d’autant plus visible que le Mali, comme d’autres pays de la région, a engagé une recomposition de ses alliances et de son appareil sécuritaire. Cette dynamique, qu’on l’approuve ou non, traduit une volonté de rupture avec les schémas antérieurs. Face à cela, la posture algérienne est figée, comme si la crise sahélienne pouvait encore être abordée avec les référentiels d’hier.</p>



<p>Enfin, les déclarations de Abdelmadjid Tebboune s’inscrivent dans une rhétorique prétendument morale : appel à la raison, invocation de la fraternité, mise en garde contre l’extrémisme. Mais dans un contexte de guerre prolongée, la morale ne suffit pas à construire une stratégie. Elle peut éclairer une position, mais elle ne remplace ni l’analyse, ni l’innovation politique.</p>



<p>L’Algérie reste un acteur majeur du Sahel. Son expérience diplomatique, sa connaissance des dynamiques régionales et son poids politique pourraient constituer des atouts décisifs. Mais encore faudrait-il que cette influence s’accompagne d’un renouvellement de la pensée stratégique. Car à force de répéter les mêmes principes face à une crise qui change de nature, le risque est grand de transformer une position historique en posture d’immobilisme.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/mali-dialogue-force-et-apres-les-angles-morts-de-tebboune/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">22208</post-id>	</item>
		<item>
		<title>« Il rend impuissant » : le récit troublant d’un bâton ancestral</title>
		<link>https://saheltribune.com/il-rend-impuissant-le-recit-troublant-dun-baton-ancestral/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/il-rend-impuissant-le-recit-troublant-dun-baton-ancestral/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 May 2026 04:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Échos d'amour]]></category>
		<category><![CDATA[artefacts traditionnels]]></category>
		<category><![CDATA[Bobo-Dioulasso]]></category>
		<category><![CDATA[Burkina Faso]]></category>
		<category><![CDATA[croyances africaines]]></category>
		<category><![CDATA[culture africaine]]></category>
		<category><![CDATA[ethnies Burkina Faso]]></category>
		<category><![CDATA[objets sacrés]]></category>
		<category><![CDATA[patrimoine immatériel]]></category>
		<category><![CDATA[régulation sociale]]></category>
		<category><![CDATA[savoirs ancestraux]]></category>
		<category><![CDATA[société sahélienne]]></category>
		<category><![CDATA[tourisme culturel]]></category>
		<category><![CDATA[traditions Bobo]]></category>
		<category><![CDATA[transmission culturelle]]></category>
		<category><![CDATA[Village des communautés]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=22216</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Au Burkina Faso, le Village des communautés de Bobo-Dioulasso révèle un patrimoine ancestral fascinant. Focus sur un bâton aux pouvoirs symboliques et sur la richesse culturelle des traditions sahéliennes.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>À la faveur des grandes manifestations culturelles organisées à Bobo-Dioulasso, le Village des communautés s’impose comme l’un des espaces les plus fascinants de découverte et de transmission des savoirs traditionnels. Véritable carrefour des identités, il rassemble des représentants de différentes ethnies du Burkina Faso et d’ailleurs, venus exposer objets, rites et pratiques hérités de leurs ancêtres.</em></strong></p>



<p>Au cœur de ce dispositif, les visiteurs plongent dans un univers où le quotidien se mêle au sacré. Sculptures, masques, instruments rituels et objets de pouvoir racontent une histoire plurielle, souvent méconnue, mais profondément ancrée dans les sociétés sahéliennes. C’est dans cet environnement chargé de symboles que Korotimi Sanou, dépositaire des traditions de l’ethnie Bobo, partage un témoignage qui intrigue autant qu’il interroge.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Entre croyances et régulation sociale</strong></h2>



<p>Parmi les objets exposés, un simple bâton attire l’attention des visiteurs. Son apparence modeste contraste avec la portée symbolique qui lui est attribuée. Selon la gardienne des traditions, cet artefact est doté d’un pouvoir particulier, transmis à travers les générations. «&nbsp;<em>Ce bâton, si tu le places entre tes jambes et que tu frappes un homme avec, il devient impuissant&nbsp;</em>», affirme-t-elle.</p>



<p>Au-delà de cette déclaration saisissante, l’objet illustre surtout la fonction sociale des artefacts traditionnels. Dans les sociétés comme celle des Bobo, ces objets ne relèvent pas seulement de la croyance ou du mystique. Ils participent à l’organisation de la vie collective, encadrent les comportements et servent de mécanismes de régulation sociale.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un patrimoine immatériel en transmission</strong></h2>



<p>Le Village des communautés offre ainsi une immersion dans un patrimoine immatériel où chaque objet, chaque geste et chaque récit porte une signification. Loin d’être figées, ces traditions continuent d’évoluer et de s’adapter aux réalités contemporaines, tout en conservant leur essence.</p>



<p>Dans un contexte où la modernité et l’urbanisation transforment les modes de vie, ces espaces jouent un rôle crucial dans la préservation des identités culturelles. Ils permettent également de transmettre aux jeunes générations un héritage souvent menacé par l’érosion des pratiques traditionnelles.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Entre valorisation culturelle et attractivité touristique</strong></h2>



<p>Au-delà de sa dimension patrimoniale, le Village des communautés s’inscrit aussi dans une dynamique de valorisation touristique. En mettant en scène la diversité culturelle du pays, il attire visiteurs nationaux et étrangers, curieux de découvrir des pratiques authentiques et des savoirs ancestraux.</p>



<p>Cette mise en valeur contribue à renforcer l’attractivité culturelle du Burkina Faso, tout en offrant aux communautés locales une plateforme de reconnaissance et d’expression. Elle rappelle également que la culture, au-delà de son aspect symbolique, constitue un levier de développement économique et social.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le sacré au cœur du quotidien</strong></h2>



<p>Dans ce village éphémère, où les traditions se donnent à voir et à comprendre, le sacré n’est jamais loin. Il imprègne les objets, les récits et les interactions, révélant une vision du monde où le visible et l’invisible coexistent.</p>



<p>À travers des figures comme Korotimi Sanou, ces savoirs continuent de circuler, témoignant d’une richesse culturelle qui dépasse le simple folklore. Ils rappellent que, dans les sociétés sahéliennes, les objets ne sont jamais anodins : ils sont porteurs de sens, de mémoire et parfois, de pouvoirs que seule la tradition peut expliquer.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/il-rend-impuissant-le-recit-troublant-dun-baton-ancestral/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">22216</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Le mari, ce bien trop partageable</title>
		<link>https://saheltribune.com/le-mari-ce-bien-trop-partageable/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/le-mari-ce-bien-trop-partageable/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 May 2026 02:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Billet d'humeur]]></category>
		<category><![CDATA[Échos d'amour]]></category>
		<category><![CDATA[adultère]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique de l’Ouest]]></category>
		<category><![CDATA[amitié]]></category>
		<category><![CDATA[billet d’humeur]]></category>
		<category><![CDATA[confiance]]></category>
		<category><![CDATA[couple]]></category>
		<category><![CDATA[crise des valeurs]]></category>
		<category><![CDATA[infidélité]]></category>
		<category><![CDATA[jalousie]]></category>
		<category><![CDATA[loyauté]]></category>
		<category><![CDATA[mariage]]></category>
		<category><![CDATA[relations humaines]]></category>
		<category><![CDATA[relations sociales]]></category>
		<category><![CDATA[rivalité féminine]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[trahison]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=22213</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Entre jalousie, rivalité et perte des repères, les trahisons sentimentales entre amis révèlent une crise profonde de la confiance et des valeurs sociales en Afrique de l’Ouest.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Trahir son amie en séduisant son mari, ou convoiter la femme de son meilleur ami : derrière ces histoires de « taper dans le dos », popularisées dans la culture populaire ouest-africaine, se cache un malaise plus profond. Entre jalousie, rivalités et effritement de certaines valeurs sociales, ces trahisons sentimentales disent beaucoup de l’état des relations d’amitié et de confiance dans nos sociétés.</em></strong></p>



<p>L’amitié féminine serait-elle devenue un sport extrême ? Dans certains cercles, on ne parle plus de «&nbsp;<em>meilleure amie</em>&nbsp;», mais de meilleure ennemie potentielle. Car la nouvelle tendance, celle qui s’insinue dans les conversations entre confidences et soupçons, ressemble à un mauvais remake de télénovela : la copine qui finit par s’installer… dans le foyer. Oui, celui de son amie. Et parfois même dans le lit conjugal. On appelle ça trahison, duplicité, ou, pour reprendre une expression populaire d’Afrique de l’Ouest popularisée par le groupe ivoirien&nbsp;<em>Magic System</em>, «&nbsp;<em>taper dos</em>&nbsp;» : frapper dans le dos de celui ou celle qui vous faisait confiance.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Dans cette étrange compétition sentimentale, certaines amitiés ressemblent à des auditions pour le rôle de coépouse. On se confie, on pleure ensemble, on critique le mari… et quelques mois plus tard, surprise : l’amie s’intéresse soudain de très près au même mari. Comme si la frontière entre solidarité féminine et opportunisme sentimental s’était évaporée. Les confidences de salon deviennent des notes stratégiques, les secrets conjugaux des modes d’emploi. Et pendant que l’une se plaint des caprices du mari, l’autre observe, analyse… et parfois tente sa chance.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Il faut dire que certaines scènes frôlent l’absurde. Dans un monde où tout se partage – selfies, statuts, confidences – la chambre conjugale semble parfois devenir un espace trop ouvert. Les amies passent, s’installent, rient, commentent la vie du couple comme si elles étaient membres du conseil d’administration. Résultat : quand les limites disparaissent, les tentations s’invitent. Certains avancent même, mi-sérieux mi-superstitieux, que laisser une amie trop longtemps dans son salon finirait par l’amener jusqu’à la chambre.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Mais ce petit théâtre de trahisons n’existerait pas sans un second acteur : l’homme. Car l’époux qui cède aux avances de l’amie n’est pas exactement un monument de loyauté. Entre virilité mal placée et vengeance conjugale, certains se découvrent soudain un talent pour transformer une querelle de couple en catastrophe familiale. Et le pire, c’est que certains applaudissent encore ce genre d’exploit, comme s’il s’agissait d’une performance sociale.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>La polygamie, diront les juristes improvisés, n’interdit pas d’épouser l’amie de son épouse. Certes. Mais toutes les règles de la vie en société ne sont pas écrites dans un code. Il existe aussi ces frontières invisibles qui permettent à la confiance de survivre : ne pas convoiter ce qui appartient à l’ami, ne pas transformer l’hospitalité en stratégie de conquête. Quand ces limites disparaissent, la société se transforme en un champ de suspicion où chacun surveille son voisin – et parfois même son ami.</p>



<p>Et pour être honnête, la trahison n’est pas un monopole masculin. Certaines femmes aussi franchissent la ligne rouge en trompant leur mari avec… le meilleur ami de celui-ci. À force de «&nbsp;<em>taper dans le dos</em>&nbsp;» des autres, chacun finit par attendre le coup suivant. L’amitié devient prudence, la confiance devient naïveté.</p>



<p>Au fond, ce phénomène raconte quelque chose de plus inquiétant qu’un simple adultère : une crise des valeurs sociales. Ce qui était autrefois honteux devient parfois sujet de plaisanterie. On s’en vante presque, comme si séduire le partenaire d’un proche relevait d’un trophée.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>À ce rythme, il faudra peut-être bientôt ajouter une règle simple à nos manuels de savoir-vivre : si vous tenez à votre couple, choisissez vos amis… avec autant de soin que votre partenaire.&nbsp;</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra </strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/le-mari-ce-bien-trop-partageable/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">22213</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Et si l’or finançait enfin les routes du Mali ?</title>
		<link>https://saheltribune.com/et-si-lor-financait-enfin-les-routes-du-mali/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/et-si-lor-financait-enfin-les-routes-du-mali/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 02 May 2026 22:32:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique de l’Ouest]]></category>
		<category><![CDATA[Code minier 2023]]></category>
		<category><![CDATA[croissance économique]]></category>
		<category><![CDATA[développement économique]]></category>
		<category><![CDATA[économie extractive]]></category>
		<category><![CDATA[énergie]]></category>
		<category><![CDATA[finances publiques]]></category>
		<category><![CDATA[fonds miniers]]></category>
		<category><![CDATA[gestion des revenus]]></category>
		<category><![CDATA[gouvernance]]></category>
		<category><![CDATA[hydraulique]]></category>
		<category><![CDATA[industries extractives]]></category>
		<category><![CDATA[infrastructures]]></category>
		<category><![CDATA[investissement public]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[or]]></category>
		<category><![CDATA[politiques économiques]]></category>
		<category><![CDATA[redevance minière]]></category>
		<category><![CDATA[rente minière]]></category>
		<category><![CDATA[ressources naturelles]]></category>
		<category><![CDATA[secteur minier]]></category>
		<category><![CDATA[taxe ad valorem]]></category>
		<category><![CDATA[transformation économique]]></category>
		<category><![CDATA[transparence]]></category>
		<category><![CDATA[transport]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=21749</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Apprenez comment le Fonds de réalisation des infrastructures énergétiques, hydrauliques et de transport peut changer l'économie malienne.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Avec la réforme de son Code minier adoptée en 2023, le Mali entend franchir un nouveau cap. Le pays passe d’une économie extractive à une logique de transformation. Au cœur du dispositif, cinq fonds dédiés, dont un mécanisme inédit destiné à financer directement les infrastructures, afin de mieux capter et réinjecter la rente minière dans l’économie nationale.</em></strong></p>



<p>Comment transformer la richesse du sous-sol en routes, en barrages et en réseaux électriques ? Au Mali, la réforme du Code minier adoptée en 2023 tente d’apporter une réponse concrète à cette équation en instituant des fonds dédiés, conçus pour capter directement une part des revenus extractifs et les réinjecter dans l’économie productive.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-tentative-de-reallocation-de-la-rente-miniere"><strong>Une tentative de réallocation de la rente minière</strong></h2>



<p>Le Mali figure parmi les grandes puissances aurifères du continent africain. Selon un rapport de l’organisation suisse SWISSAID, la production industrielle et semi-industrielle d’or du pays a atteint environ 66,2 tonnes en 2022. Avec ce volume, le Mali se classe troisième producteur d’or en Afrique, derrière le Ghana (95,8 tonnes) et l’Afrique du Sud (84 tonnes), mais devant le Burkina Faso (57,7 tonnes). Cette position confirme le rôle stratégique du secteur minier dans l’économie malienne, l’or constituant la première source d’exportations et une ressource clé pour les finances publiques.</p>



<p>Dans un pays où l’or représente l’essentiel des recettes d’exportation, la question de la redistribution des revenus miniers reste centrale. En adoptant un nouveau Code minier en 2023, les autorités maliennes corrigent les déséquilibres d’un modèle longtemps critiqué pour sa faible capacité à irriguer l’économie réelle.</p>



<p>La création de cinq fonds sectoriels s’inscrit dans cette logique. L’objectif est non seulement de sécuriser des ressources dédiées à des priorités stratégiques mais ausi d’améliorer l’efficacité de la dépense publique en fléchant les revenus extractifs vers des usages précis.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-mecanisme-de-financement-indexe-sur-la-production"><strong>Un mécanisme de financement indexé sur la production</strong></h2>



<p>Parmi ces instruments, le Fonds de réalisation des infrastructures énergétiques, hydrauliques et de transport constitue l’un des leviers les plus structurants. Il introduit une forme de prélèvement quasi-fiscal directement adossé à la production minière.</p>



<p>Le dispositif prévoit une contribution de 1 % du chiffre d’affaires trimestriel des sociétés minières pendant les cinq premières années d’exploitation, à laquelle s’ajoute 10 % de la redevance ad valorem. Au-delà de cette période, le taux sur le chiffre d’affaires est relevé à 2,5 %, augmentant progressivement la pression contributive.</p>



<p>Ce mécanisme permet d’adosser le financement des infrastructures à la performance du secteur minier, créant ainsi un lien direct entre extraction et investissement public.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-outil-de-financement-des-biens-publics"><strong>Un outil de financement des biens publics</strong></h2>



<p>Dans un contexte de contraintes budgétaires accrues, ce fonds est un instrument de financement alternatif pour des infrastructures essentielles, traditionnellement dépendantes des ressources budgétaires ou de l’aide extérieure.</p>



<p>Énergie, eau, transport : ces trois secteurs concentrent les principaux goulets d’étranglement de l’économie malienne. Leur sous-développement pèse sur la compétitivité des entreprises, renchérit les coûts logistiques et limite l’attractivité du pays pour les investisseurs.</p>



<p>Pour y remédier, le Mali a identifié onze programmes et projets structurants afin de soutenir les stratégies nationales de développement à moyen et long terme, à travers «&nbsp;﻿<em>Mali Kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma</em>&nbsp;». Parmi eux figure le projet n°4, «&nbsp;<em>Kanku Musa Seginna</em>&nbsp;» (le retour de l’âge d’or de Kankou Moussa), qui vise à inscrire l’exploitation minière dans une logique de développement durable, en renforçant ses retombées sociales, économiques et environnementales pour l’ensemble du territoire, avec une attention particulière aux communautés des zones minières. Le projet n°5, «&nbsp;<em>Intégrer le Mali au monde</em>&nbsp;», ambitionne quant à lui de développer et d’entretenir un réseau d’infrastructures de transport multimodal, efficace et sécurisé, capable de mieux connecter le pays aux marchés régionaux et internationaux, tout en soutenant l’aménagement durable du territoire.</p>



<p>En orientant une partie des revenus miniers vers ces segments, les autorités entendent créer un effet d’entraînement sur l’ensemble de l’économie. L&rsquo;ambition des autorités maliennes de la Transition est de faire profiter les richesses du pays aux Maliens. Cela apparaît clairement dans l&rsquo;article 42 de la Constitution du 22 juillet 2023  : « <em>L&rsquo;Etat dispose du droit souverain sur les richesses et les ressources naturelles situées sur son territoire.</em>» Quant à leur exploitation, elle doit se faire  « <em>dans le respect des règles de protection de l&rsquo;environnement et dans l&rsquo;intérêt des générations présentes et futures.</em>»</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-gouvernance-un-enjeu-cle-de-credibilite"><strong>Gouvernance : un enjeu clé de crédibilité</strong></h2>



<p>La performance de ce dispositif dépendra largement de sa gouvernance. Le Code minier prévoit l’adoption de textes réglementaires pour encadrer le fonctionnement du fonds, ainsi que la production de rapports annuels validés par les collectivités territoriales et les organes de contrôle de l’État.</p>



<p>La publication de ces rapports constitue un signal en faveur de la transparence, dans un secteur historiquement exposé aux critiques sur l’opacité et la gestion des revenus. Mais au-delà des dispositifs formels, la crédibilité du mécanisme reposera sur la capacité de l’État à garantir une allocation efficace des ressources et à éviter les effets de dispersion ou de captation.</p>



<p>Le fonds dédié aux infrastructures s’insère dans une architecture plus large comprenant : un fonds de développement local, destiné à renforcer l’acceptabilité sociale des projets miniers ; un fonds de réhabilitation et de sécurisation des sites artisanaux ; un fonds de promotion du secteur minier ; un fonds consacré à la recherche géologique et au renforcement des capacités. Cette structuration traduit une approche plus intégrée de la politique minière, combinant objectifs économiques, sociaux et environnementaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-entre-ambition-economique-et-contraintes-structurelles"><strong>Entre ambition économique et contraintes structurelles</strong></h2>



<p>Dans le cadre du Fonds minier pour le développement local, plus de 18 milliards de FCFA ont été redistribués aux collectivités locales du Mali, par le Président de la Transiton, le 12 mars 2026.&nbsp;Prévu par le Code minier de 2023, ce mécanisme vise à faire bénéficier directement les territoires producteurs des retombées de l’exploitation minière et par ricochet toutes les communes du Mali.&nbsp;</p>



<p>Avec cette réforme du secteur minier, Bamako maximise les retombées économiques d’un secteur clé, tout en réduisant sa dépendance aux financements extérieurs pour les investissements publics. Toutefois, plusieurs inconnues demeurent : volatilité des cours de l’or, capacité de collecte effective des contributions, discipline budgétaire et efficacité de l’exécution des projets.</p>



<p>En filigrane, c’est la question classique des économies extractives qui se pose : comment transformer une rente en développement durable ? Le nouveau Code minier malien apporte un début de réponse institutionnelle.&nbsp;</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/et-si-lor-financait-enfin-les-routes-du-mali/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">21749</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Semaine de la fraternité sahélienne : Mamou Daffé, ambassadeur de la culture malienne à Bobo-Dioulasso</title>
		<link>https://saheltribune.com/semaine-de-la-fraternite-sahelienne-mamou-daffe-ambassadeur-de-la-culture-malienne-a-bobo-dioulasso/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/semaine-de-la-fraternite-sahelienne-mamou-daffe-ambassadeur-de-la-culture-malienne-a-bobo-dioulasso/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 02 May 2026 07:09:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Seko ni Donko]]></category>
		<category><![CDATA[AES]]></category>
		<category><![CDATA[Alliance des États du sahel]]></category>
		<category><![CDATA[Bobo-Dioulasso]]></category>
		<category><![CDATA[Burkina Faso]]></category>
		<category><![CDATA[coopération régionale]]></category>
		<category><![CDATA[culture sahélienne]]></category>
		<category><![CDATA[Diplomatie culturelle]]></category>
		<category><![CDATA[fraternité]]></category>
		<category><![CDATA[industries culturelles]]></category>
		<category><![CDATA[intégration régionale]]></category>
		<category><![CDATA[jeunesse]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[mobilité artistique]]></category>
		<category><![CDATA[Niger]]></category>
		<category><![CDATA[Patrimoine]]></category>
		<category><![CDATA[Semaine de la Fraternité]]></category>
		<category><![CDATA[souveraineté]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=22164</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Réunie à Bobo-Dioulasso, la Semaine de la Fraternité de l’AES met en lumière le rôle stratégique de la culture dans l’intégration et la souveraineté des États du Sahel.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>La ville de Bobo-Dioulasso a accueilli, fin avril, la deuxième édition de la Semaine de la Fraternité de l’Alliance des États du Sahel (AES), un rendez-vous culturel et politique qui illustre l’ambition d’intégration régionale portée par l’Alliance des États du Sahel. Organisée en marge de la Semaine Nationale de la Culture, cette rencontre se veut un symbole fort de rapprochement entre les peuples du Burkina Faso, du Mali et du Niger.</em></strong></p>



<p>Placée sous le thème «&nbsp;<em>Culture, jeunesse et transmission des valeurs sociales</em>&nbsp;», la manifestation s’inscrit dans une dynamique où la culture devient un levier stratégique d’intégration. La cérémonie d’ouverture, présidée par le Premier ministre burkinabè Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, représenté par le chef de la diplomatie Karamoko Jean Marie Traoré, a donné le ton : celui d’une coopération régionale fondée sur la solidarité et la souveraineté partagée.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Mamoui-Daffe-.jpeg"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="576" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Mamoui-Daffe--1024x576.jpeg" alt="Mamou Daffé" class="wp-image-22165" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Mamoui-Daffe--1024x576.jpeg 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Mamoui-Daffe--300x169.jpeg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Mamoui-Daffe--768x432.jpeg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Mamoui-Daffe--585x329.jpeg 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Mamoui-Daffe--600x337.jpeg 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Mamoui-Daffe-.jpeg 1080w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Mamou Daffé, ministre de l&rsquo;Artisanat, de la Culture, de l&rsquo;Industrie hôtelière et du tourisme, à Bobo-Dioulasso, pour l&rsquo;ouverture de la Semaine de la fraternité AES. ©𝐂𝐂𝐎𝐌. </figcaption></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading"><strong>Héritages communs et identités croisées</strong></h2>



<p>Dans le message officiel, les autorités burkinabè ont mis l’accent sur la portée politique de l’AES, qui est une réponse aux défis communs du Sahel. L’accent a été également mis sur la valorisation des patrimoines culturels, la structuration des industries créatives et la facilitation de la mobilité des artistes.</p>



<p>Prenant la parole au nom des ministres de la Culture des trois pays, Mamou Daffé a souligné la profondeur historique des liens entre les sociétés sahéliennes. «&nbsp;<em>La culture relie nos histoires</em>&nbsp;», a-t-il rappelé, évoquant notamment des pratiques ancestrales comme la parenté à plaisanterie, mécanisme traditionnel de cohésion sociale et de régulation des conflits.</p>



<p>Cette référence aux traditions illustre une volonté de s’appuyer sur les fondements culturels endogènes pour construire un projet politique commun. Dans un contexte sécuritaire fragile, les autorités de l’AES misent ainsi sur la culture comme facteur de résilience et de stabilité.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un espace de rencontre entre peuples</strong></h2>



<p>Au cœur de l’événement, le Village des Communautés a offert une vitrine vivante de la diversité sahélienne : gastronomie, artisanat, musique et performances artistiques ont rythmé les échanges entre participants. Au-delà des discours officiels, cette immersion culturelle traduit une réalité tangible : celle d’un espace partagé où les populations se reconnaissent dans des valeurs communes.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Mamou-Daffe-a-Bobo-Dioulasso.jpeg"><img decoding="async" width="1024" height="682" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Mamou-Daffe-a-Bobo-Dioulasso-1024x682.jpeg" alt="Mamou Daffé à Bobo-Dioulasso" class="wp-image-22167" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Mamou-Daffe-a-Bobo-Dioulasso-1024x682.jpeg 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Mamou-Daffe-a-Bobo-Dioulasso-300x200.jpeg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Mamou-Daffe-a-Bobo-Dioulasso-768x511.jpeg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Mamou-Daffe-a-Bobo-Dioulasso-585x389.jpeg 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Mamou-Daffe-a-Bobo-Dioulasso-263x175.jpeg 263w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Mamou-Daffe-a-Bobo-Dioulasso-600x399.jpeg 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Mamou-Daffe-a-Bobo-Dioulasso.jpeg 1080w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Mamou Daffé, ministre de l&rsquo;Artisanat, de la Culture, de l&rsquo;Industrie hôtelière et du tourisme, à Bobo-Dioulasso, entouré de ses homologues du Burkina Faso et du Niger, pour l&rsquo;ouverture de la Semaine de la fraternité AES. ©𝐂𝐂𝐎𝐌. </figcaption></figure>
</div>


<p>Cette approche rappelle que l’intégration régionale ne se limite pas aux accords politiques ou économiques. Elle se construit aussi dans les interactions quotidiennes, les pratiques sociales et les imaginaires collectifs.</p>



<p><strong>Une ambition régionale affirmée</strong></p>



<p>La première édition de la Semaine de la Fraternité, organisée en 2025 à Ségou, avait déjà posé les bases de cette initiative autour du thème «&nbsp;<em>Trois États souverains, un destin commun, un avenir prospère&nbsp;</em>». En revenant avec une seconde édition à Bobo-Dioulasso, l’AES confirme sa volonté d’inscrire la culture au cœur de son projet.</p>



<p>Dans un Sahel en recomposition, marqué par des défis sécuritaires et géopolitiques majeurs, cette diplomatie culturelle demeure un outil complémentaire aux stratégies politiques et militaires. Elle vise à renforcer le sentiment d’appartenance régionale et à consolider les liens entre sociétés.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La culture comme pilier de souveraineté</strong></h2>



<p>Au-delà de l’événement lui-même, la Semaine de la Fraternité révèle une orientation stratégique : faire de la culture un pilier de souveraineté. En valorisant leurs identités et leurs patrimoines, les États de l’AES cherchent à affirmer leur autonomie et à construire une intégration fondée sur leurs propres références.</p>



<p>Dans cette perspective, la culture ne se limite plus à un domaine symbolique. Elle devient un instrument politique, un vecteur de cohésion et un levier de développement, au service d’un projet sahélien en pleine redéfinition.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/semaine-de-la-fraternite-sahelienne-mamou-daffe-ambassadeur-de-la-culture-malienne-a-bobo-dioulasso/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">22164</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Réchauffement climatique : pourquoi l’Europe devient l’épicentre des extrêmes climatiques</title>
		<link>https://saheltribune.com/rechauffement-climatique-pourquoi-leurope-devient-lepicentre-des-extremes-climatiques/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/rechauffement-climatique-pourquoi-leurope-devient-lepicentre-des-extremes-climatiques/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Apr 2026 06:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Climat et environnement]]></category>
		<category><![CDATA[changement climatique Europe]]></category>
		<category><![CDATA[climat mondial]]></category>
		<category><![CDATA[crise climatique]]></category>
		<category><![CDATA[El Niño]]></category>
		<category><![CDATA[Europe climat]]></category>
		<category><![CDATA[fonte des glaciers]]></category>
		<category><![CDATA[incendies de forêt Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Organisation météorologique mondiale]]></category>
		<category><![CDATA[rapport Copernicus]]></category>
		<category><![CDATA[réchauffement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[vagues de chaleur Europe]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=22136</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Selon un rapport du Organisation météorologique mondiale et du programme européen Copernicus Climate Change Service, l’Europe connaît une accélération inquiétante du réchauffement climatique, marquée par des vagues de chaleur plus fréquentes, la fonte des glaciers et des incendies records.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Selon un rapport publié le 29 avril 2026 par le service climatique européen Copernicus et l’Organisation météorologique mondiale, le continent européen se réchauffe plus vite que toutes les autres régions du globe. Entre vagues de chaleur record, fonte accélérée des glaciers et incendies massifs, l’année 2025 confirme une tendance inquiétante qui pourrait encore s’aggraver avec le retour possible du phénomène El Niño.</em></strong></p>



<p>L’Europe entre dans une nouvelle phase de vulnérabilité climatique. Selon un rapport conjoint du Copernicus Climate Change Service et de l’Organisation météorologique mondiale, publié le 29 avril, le continent s’est réchauffé deux fois plus vite que la moyenne mondiale depuis les années 1980.</p>



<p>Ce constat s’accompagne d’une multiplication d’événements climatiques extrêmes en 2025 : vagues de chaleur prolongées, incendies de grande ampleur, fonte accélérée des glaciers et épisodes marins de chaleur record.</p>



<p>Pour les scientifiques, ces phénomènes témoignent d’une accélération du dérèglement climatique sur le continent européen, dont les effets pourraient encore être amplifiés par le retour possible du phénomène El Niño.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Des vagues de chaleur qui deviennent la norme</strong></h2>



<p>L’un des constats les plus marquants du rapport concerne l’intensification des vagues de chaleur. Selon les données analysées, au moins 95 % du territoire européen a connu une augmentation significative de la fréquence et de l’intensité des épisodes de chaleur extrême.</p>



<p>La région de Fennoscandie, qui regroupe notamment la Finlande, la Suède et la Norvège, a enregistré en juillet la plus longue vague de chaleur jamais observée, avec 21 jours consécutifs à plus de 30 °C, soit deux fois plus que le précédent record.</p>



<p>Plus au sud, les records de température ont également été battus. En Turquie, le thermomètre a dépassé 50 °C pour la première fois, tandis qu’en Grèce, 85 % de la population a été exposée à des températures proches ou supérieures à 40 °C.</p>



<p>L’ouest de l’Europe n’a pas été épargné : Espagne, Portugal, France et le Royaume-Uni ont été frappés par plusieurs épisodes de chaleur extrême entre juin et août.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Glaciers en recul et océans surchauffés</strong></h2>



<p>Les glaciers européens ont également subi une perte de masse importante en 2025. En Islande, la fonte annuelle des glaciers a atteint son deuxième niveau le plus élevé jamais enregistré, juste derrière l’année 2005.</p>



<p>La situation est particulièrement surveillée au Groenland, où la calotte glaciaire a perdu 139 gigatonnes de glace en un an, contribuant à une élévation du niveau des mers de près de 4 millimètres.</p>



<p>Les océans connaissent eux aussi une surchauffe préoccupante : 86 % des zones océaniques européennes ont connu au moins un épisode de chaleur marine intense au cours de l’année.</p>



<p>Ces températures anormalement élevées fragilisent notamment les prairies sous-marines de la Méditerranée, des écosystèmes essentiels qui jouent un rôle clé dans la protection des côtes et la biodiversité marine.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Des incendies et des impacts environnementaux majeurs</strong></h2>



<p>Les conséquences du réchauffement se manifestent également sur les terres. En 2025, plus d’un million d’hectares de forêts européennes ont été ravagés par les incendies, un niveau record estimé à 1 034 550 hectares.</p>



<p>Ces catastrophes ont des effets multiples : destruction d’écosystèmes, pertes économiques, pollution atmosphérique et pression accrue sur les ressources en eau. Malgré ces signaux alarmants, le rapport souligne aussi une évolution positive : les énergies renouvelables ont représenté 46,4 % de la production d’électricité en Europe en 2025, dépassant pour la troisième année consécutive les énergies fossiles.</p>



<p>Mais pour les experts, cette progression reste insuffisante face à l’ampleur de la crise climatique. «&nbsp;<em>Nous devons accélérer la sortie progressive des énergies fossiles</em>&nbsp;», a déclaré Dusan Chrenek, conseiller principal au service climat de la Commission européenne. De son côté, l’organisation environnementale WWF estime que les politiques actuelles restent largement en deçà des enjeux.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un signal d’alarme pour l’ensemble de la planète</strong></h2>



<p>Pour les climatologues, la situation européenne constitue un indicateur avancé du réchauffement global. La combinaison entre réchauffement accéléré, fonte des glaces et multiplication des phénomènes extrêmes illustre la rapidité avec laquelle les équilibres climatiques se transforment.</p>



<p>Dans ce contexte, la possible réapparition du phénomène El Niño pourrait encore accentuer les températures dans les prochains mois.</p>



<p>Face à ces perspectives, les scientifiques appellent les États à renforcer rapidement leurs politiques climatiques, sous peine de voir les événements extrêmes devenir la norme dans les décennies à venir.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/rechauffement-climatique-pourquoi-leurope-devient-lepicentre-des-extremes-climatiques/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">22136</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Mali : après les attaques du 25 avril, Assimi Goïta appelle à l’unité nationale et à la vigilance</title>
		<link>https://saheltribune.com/mali-apres-les-attaques-du-25-avril-assimi-goita-appelle-a-lunite-nationale-et-a-la-vigilance/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/mali-apres-les-attaques-du-25-avril-assimi-goita-appelle-a-lunite-nationale-et-a-la-vigilance/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Apr 2026 20:10:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[AES]]></category>
		<category><![CDATA[Assimi Goïta]]></category>
		<category><![CDATA[attaques du 25 avril]]></category>
		<category><![CDATA[Bamako]]></category>
		<category><![CDATA[crise sécuritaire]]></category>
		<category><![CDATA[discours à la nation]]></category>
		<category><![CDATA[fama]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[refondation]]></category>
		<category><![CDATA[Sadio Camara]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[souveraineté]]></category>
		<category><![CDATA[terrorisme]]></category>
		<category><![CDATA[unité nationale]]></category>
		<category><![CDATA[vigilance]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=22121</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Après les attaques du 25 avril, le président malien Assimi Goïta appelle à l’unité nationale, à la vigilance et réaffirme la poursuite de la lutte contre le terrorisme.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Trois jours après les attaques coordonnées qui ont frappé plusieurs villes du pays, le président de la Transition, Assimi Goïta, s’est adressé à la Nation dans un discours solennel, le 28 avril, à travers la chaîne de télévision nationale (ORTM). Face à ce qu’il qualifie de « moment d’extrême gravité », le chef de l’État a appelé à l’unité, à la résilience et à une mobilisation générale contre le terrorisme.</em></strong></p>



<p>Les attaques du 25 avril, menées simultanément à Bamako, Kati, Mopti, Gao et Kidal, visaient selon lui à «&nbsp;<em>installer un climat de violence généralisée</em>&nbsp;». Le président a salué la «&nbsp;<em>promptitude&nbsp;</em>» et le «&nbsp;<em>professionnalisme</em>&nbsp;» des forces armées et de sécurité, affirmant que leur réaction a permis de déjouer le plan des assaillants et de neutraliser un nombre important d’entre eux.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une nation endeuillée</strong></h2>



<p>Dans une allocution marquée par l’émotion, le général Assimi Goïta a rendu hommage aux victimes civiles et militaires, tout en adressant ses condoléances aux familles endeuillées. Il a particulièrement salué la mémoire du ministre de la Défense, Sadio Camara, tué lors des attaques, qualifiant sa disparition de «&nbsp;<em>perte immense pour la Nation</em>&nbsp;».</p>



<p>«&nbsp;<em>Son engagement restera gravé dans la mémoire collective, et son sacrifice nous oblige&nbsp;</em>», a déclaré le chef de l’État, insistant sur la dimension symbolique de cette disparition dans un contexte de lutte prolongée contre les groupes armés.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une stratégie de déstabilisation dénoncée</strong></h2>



<p>Au-delà de la dimension sécuritaire, le président malien a inscrit ces attaques dans un «&nbsp;<em>vaste plan de déstabilisation</em>&nbsp;», impliquant selon lui des soutiens internes et externes aux groupes armés terroristes. Cette lecture politique du conflit s’inscrit dans un discours plus large sur la souveraineté nationale et la refondation de l’État malien.</p>



<p>«&nbsp;<em>Notre peuple a fait le choix de la souveraineté et de la dignité</em>&nbsp;», a-t-il martelé, reconnaissant que cette orientation stratégique «&nbsp;<em>a un prix</em>&nbsp;», mais qu’elle constitue, selon lui, la seule voie vers un avenir «&nbsp;<em>libre, juste et prospère</em>&nbsp;».</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Appel à la vigilance et à la cohésion</strong></h2>



<p>Face à une menace persistante, le chef de l’État a exhorté les Maliens à faire preuve de vigilance et de responsabilité, appelant chaque citoyen à contribuer à l’effort sécuritaire, notamment en partageant toute information utile aux autorités. Il a également mis en garde contre les rumeurs et la désinformation, qu’il considère comme «&nbsp;<em>une arme au service des terroristes</em>&nbsp;».</p>



<p>Dans un contexte marqué par la multiplication des attaques ces dernières années, cet appel vise à renforcer la coopération entre civils et forces de sécurité, jugée essentielle dans la lutte contre des groupes opérant de manière asymétrique.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Coopération régionale et alliances stratégiques</strong></h2>



<p>Le président a également mis en avant la coopération régionale, saluant l’action de la Confédération des États du Sahel (AES), dont la force conjointe est engagée dans la lutte contre l’insécurité. Il a par ailleurs évoqué le soutien de partenaires internationaux, notamment la Russie, dans le cadre de la coopération militaire.</p>



<p>Sur le plan humanitaire, le général Assimi Goïta a assuré avoir instruit le gouvernement de renforcer l’assistance aux victimes, de soutenir les familles endeuillées et de prendre en charge les blessés.</p>



<p>Sur le terrain, les opérations militaires se poursuivent, avec un renforcement du dispositif sécuritaire et des actions de ratissage et de renseignement destinées à neutraliser les groupes impliqués.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une épreuve présentée comme fondatrice</strong></h2>



<p>Dans la dernière partie de son discours, le président a insisté sur la nécessité d’un «&nbsp;<em>sursaut national</em>&nbsp;», appelant à dépasser les divisions pour préserver l’unité du pays. «&nbsp;<em>Aucune violence ne saurait inverser la marche de notre pays</em>&nbsp;», a-t-il conclu, affirmant que la refondation du Mali se poursuivra malgré les tentatives de déstabilisation.</p>



<p>Dans un Sahel confronté à une insécurité chronique, ce discours s’inscrit dans une volonté des autorités maliennes de projeter une image de fermeté, tout en mobilisant la population autour d’un récit de résistance et de souveraineté.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/mali-apres-les-attaques-du-25-avril-assimi-goita-appelle-a-lunite-nationale-et-a-la-vigilance/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">22121</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Ressources minières : le Mali entend transformer l’or en moteur de développement</title>
		<link>https://saheltribune.com/ressources-minieres-le-mali-entend-transformer-lor-en-moteur-de-developpement/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/ressources-minieres-le-mali-entend-transformer-lor-en-moteur-de-developpement/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Apr 2026 04:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[Amadou Keïta]]></category>
		<category><![CDATA[Assimi Goïta]]></category>
		<category><![CDATA[Bamako mines]]></category>
		<category><![CDATA[contenu local mines Mali]]></category>
		<category><![CDATA[école de la citoyenneté Mali]]></category>
		<category><![CDATA[économie Mali]]></category>
		<category><![CDATA[gouvernance minière Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[mines Mali]]></category>
		<category><![CDATA[or Mali]]></category>
		<category><![CDATA[politique minière Mali]]></category>
		<category><![CDATA[réforme code minier Mali]]></category>
		<category><![CDATA[ressources naturelles Mali]]></category>
		<category><![CDATA[secteur extractif Mali]]></category>
		<category><![CDATA[souveraineté minière]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=22069</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>À Bamako, le ministre des Mines Amadou Keïta a exposé devant les élèves de l’École de la Citoyenneté la nouvelle stratégie minière du Mali visant à renforcer la souveraineté économique et les retombées pour les populations locales.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>À Bamako, le ministre des Mines, le Pr Amadou Keïta, est intervenu devant les élèves de la 5ᵉ cohorte de l’École de la Citoyenneté pour présenter les ambitions du gouvernement de transition en matière de gouvernance minière. Dans un pays dirigé par le général Assimi Goïta, les autorités entendent transformer l’exploitation de l’or et des ressources stratégiques en levier de souveraineté économique et de développement national.</em></strong></p>



<p>L’air matinal du Palais des Pionniers était chargé d’une solennité particulière, jeudi 23 avril, lors d’une rencontre consacrée à la gouvernance des ressources naturelles. Devant les auditeurs de la 5ᵉ cohorte de l’École de la Citoyenneté, le secteur extractif malien – pilier de l’économie nationale – s’est invité au centre du débat public.</p>



<p>Invité principal de la session, le ministre des Mines, le Pr Amadou Keïta, a exposé la stratégie du gouvernement pour reprendre le contrôle d’un secteur longtemps dominé, selon les autorités, par des intérêts étrangers. Sous la modération du ministre de la Jeunesse et des Sports, Abdoul Kassim Ibrahim Fomba, la discussion s’est rapidement transformée en échange direct avec les participants.</p>



<p>Les étudiants n’ont pas hésité à interroger le ministre sur la transparence des contrats miniers et sur les retombées concrètes pour les populations locales, dans un pays où l’exploitation aurifère reste au cœur des attentes économiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une pédagogie pour expliquer le partage des richesses</strong></h2>



<p>Pour introduire le débat, le ministre a choisi une approche inattendue. Plutôt qu’un exposé technique, il a raconté «&nbsp;<em>l’histoire des douze chameaux</em>&nbsp;», une parabole destinée à illustrer la question du partage équitable des richesses.</p>



<p>À travers cette image, Amadou Keïta a rappelé que la citoyenneté dépasse le simple statut juridique. Elle implique, selon lui, une responsabilité collective vis-à-vis du patrimoine national et des ressources naturelles.</p>



<p>«&nbsp;<em>Le rôle de l’État est de veiller à ce que chaque gramme extrait contribue à bâtir une école, une route ou un hôpital</em>&nbsp;», a-t-il expliqué, répondant aux préoccupations des participants sur la redistribution des revenus miniers.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un secteur stratégique pour l’économie malienne</strong></h2>



<p>Le Mali figure parmi les principaux producteurs d’or du continent africain. Au-delà du métal précieux, le pays dispose également d’importantes réserves de lithium et de terres rares, ressources jugées stratégiques dans la transition énergétique mondiale.</p>



<p>Mais, selon les autorités de transition, ces richesses ont longtemps profité davantage aux investisseurs internationaux qu’à l’économie nationale. Ce constat nourrit aujourd’hui la volonté du pouvoir de rééquilibrer les règles du jeu.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un nouveau cadre pour reprendre la main</strong></h2>



<p>Depuis l’arrivée au pouvoir du général Assimi Goïta, les autorités ont engagé une refonte du cadre juridique régissant l’exploitation minière.</p>



<p>Parmi les principales orientations évoquées par le ministre figurent : l’adoption d’un nouveau code minier, élaboré par des experts nationaux ; un contrôle renforcé du respect des permis de recherche et d’exploitation ; la promotion du contenu local, afin que les activités minières génèrent davantage d’emplois et de valeur ajoutée sur le territoire malien.</p>



<p>L’objectif est de passer d’un modèle d’extraction tourné vers l’exportation à une politique de transformation et de redistribution des ressources.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Vers une « culture minière citoyenne »</strong></h2>



<p>Au-delà des réformes juridiques, le ministère des Mines entend promouvoir une véritable «&nbsp;<em>culture minière citoyenne</em>&nbsp;». L’initiative s’inscrit dans une stratégie plus large visant à associer la jeunesse et la société civile aux débats sur la gestion des ressources naturelles.</p>



<p>Pour les participants de la rencontre, il s’agit de démontrer que la souveraineté économique ne se décrète pas. Elle repose sur des institutions capables de contrôler les ressources du pays et sur une mobilisation citoyenne autour de leur gestion.</p>



<p>Dans un pays où l’adage populaire affirme que «&nbsp;<em>l’or brille pour tous</em>&nbsp;», les autorités maliennes entendent désormais faire de cette promesse un objectif politique et économique.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/ressources-minieres-le-mali-entend-transformer-lor-en-moteur-de-developpement/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">22069</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Au Mali, l’armée annonce la neutralisation de plus de 70 terroristes près de Zantiguila</title>
		<link>https://saheltribune.com/au-mali-larmee-annonce-la-neutralisation-de-plus-de-70-terroristes-pres-de-zantiguila/</link>
					<comments>https://saheltribune.com/au-mali-larmee-annonce-la-neutralisation-de-plus-de-70-terroristes-pres-de-zantiguila/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Apr 2026 14:49:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[actualité Mali]]></category>
		<category><![CDATA[armée Mali opération]]></category>
		<category><![CDATA[armée malienne]]></category>
		<category><![CDATA[fama]]></category>
		<category><![CDATA[forêt de Faya]]></category>
		<category><![CDATA[frappe aérienne Mali]]></category>
		<category><![CDATA[groupes armés terroristes]]></category>
		<category><![CDATA[lutte antiterroriste]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[Opération militaire Mali]]></category>
		<category><![CDATA[région de Koulikoro]]></category>
		<category><![CDATA[Sahel sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité Mali]]></category>
		<category><![CDATA[Terrorisme au Sahel]]></category>
		<category><![CDATA[Zantiguila]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://saheltribune.com/?p=22053</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>L’armée malienne annonce avoir neutralisé plus de 70 combattants terroristes lors d’une opération aérienne menée le 22 avril 2026 dans la forêt de Faya, près de Zantiguila, dans la région de Koulikoro.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Selon l’état-major des Forces armées maliennes (FAMa), une opération aérienne menée le 22 avril dans la forêt classée de la Faya, au sud de Zantiguila, dans la région de Koulikoro, a permis de neutraliser plus de soixante-dix combattants appartenant à des groupes armés terroristes.</em></strong></p>



<p>L’état-major des Forces armées maliennes a annoncé, dans un communiqué publié le 22 avril à Bamako, avoir mené une opération militaire contre une colonne de combattants terroristes repérée dans la région de Koulikoro.</p>



<p>Selon l’armée malienne, les vecteurs aériens engagés dans des missions de surveillance du territoire ont détecté une quarantaine de motos appartenant à des groupes armés terroristes circulant dans la forêt classée de la Faya, située au sud de la localité de Zantiguila. Face à ce mouvement jugé suspect, deux appareils ont été immédiatement déployés afin «&nbsp;<em>de traiter la cible&nbsp;</em>».</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Des frappes aériennes contre la logistique des groupes armés</strong></h2>



<p>Toujours selon les informations communiquées par l’état-major, l’intervention a pris la forme d’une série de frappes qualifiées de «&nbsp;<em>chirurgicales</em>&nbsp;». Celles-ci a permis la neutralisation de plus de soixante-dix combattants ainsi que la destruction complète de leur logistique.</p>



<p>Dans la région de Koulikoro, située à proximité de la capitale malienne, plusieurs zones forestières servent régulièrement de couloirs de circulation pour des groupes armés opérant dans le centre et le sud du pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une pression militaire maintenue sur les groupes jihadistes</strong></h2>



<p>Les Forces armées maliennes rassurent la poursuite des opérations de recherche et de neutralisation sur l’ensemble du territoire national. Le chef d’état-major a ainsi assuré que les actions coordonnées contre les groupes armés se poursuivaient «&nbsp;<em>avec détermination</em>&nbsp;» afin de sécuriser les populations.</p>



<p>Depuis plusieurs années, le Mali fait face à une insurrection terroristes soutenue par des sponsors étatiques étrangers qui s’est progressivement étendue du nord vers le centre du pays et certaines zones proches de la capitale.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://saheltribune.com/au-mali-larmee-annonce-la-neutralisation-de-plus-de-70-terroristes-pres-de-zantiguila/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">22053</post-id>	</item>
	</channel>
</rss>
