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	<title>Chiencoro, auteur sur Sahel Tribune</title>
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	<description>Sahel Tribune – Votre regard sur le Sahel, autrement.</description>
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	<title>Chiencoro, auteur sur Sahel Tribune</title>
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		<title>32ᵉ édition de la Campagne nationale de reboisement : le Mali mise sur 21 millions d&#8217;arbres pour restaurer ses écosystèmes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 25 Jul 2026 18:05:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Climat et environnement]]></category>
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<p>Le Mali lance une campagne nationale de reboisement visant un record de 21 millions d'arbres pour lutter contre la déforestation et restaurer les écosystèmes.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Lancée par le Premier ministre Abdoulaye Maïga, la 32ᵉ édition de la campagne mise sur la mobilisation citoyenne et la jeunesse, avec un objectif inédit de plantation. Le pays perd chaque année environ 100 000 hectares de couvert forestier, selon la ministre de l&rsquo;Environnement.</em></strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Vingt et un millions de plants à mettre en terre d&rsquo;ici la fin de l&rsquo;hivernage. C&rsquo;est l&rsquo;objectif affiché par les autorités maliennes pour la 32ᵉ édition de la Campagne nationale de reboisement, lancée au Palais des Pionniers de Bamako par le Premier ministre, le général de division Abdoulaye Maïga, au nom du président de la Transition, le général d&rsquo;armée Assimi Goïta. Un chiffre présenté par le ministère de tutelle comme une plantation record pour le pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Deux millions d&rsquo;arbres plantés dès les trois premiers jours</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La cérémonie de lancement a réuni plusieurs membres du gouvernement, dont la ministre de l&rsquo;Environnement, de l&rsquo;Assainissement et du Développement durable, Mariam Tangara Doumbia, aux côtés de représentants des institutions, des autorités administratives, religieuses et traditionnelles, des partenaires techniques et financiers, de la société civile et du secteur privé. Selon le ministère, deux millions d&rsquo;arbres doivent être plantés dès les trois premiers jours de la campagne dans le district de Bamako et l&rsquo;ensemble des régions, cercles, communes et villages du pays, avant que l&rsquo;effort ne se poursuive sur toute la période hivernale pour atteindre l&rsquo;objectif des 21 millions de plants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette édition se distingue par plusieurs innovations, au premier rang desquelles la place accordée à la jeunesse, mobilisée à travers la signature d&rsquo;un pacte d&rsquo;engagement avec plusieurs organisations socioprofessionnelles. Le ministère a également lancé le Challenge «&nbsp;<em>Je plante mon arbre</em>&nbsp;», qui invite chaque citoyen à planter un arbre, à en assurer le suivi et à convaincre d&rsquo;autres personnes de rejoindre la démarche, ainsi que le «&nbsp;<em>Mur vert des Maliens&nbsp;</em>», dispositif destiné à mettre en valeur les initiatives individuelles et collectives menées à travers le pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Cent mille hectares de forêt perdus chaque année</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son intervention, la ministre de l&rsquo;Environnement a dressé un état des lieux préoccupant des défis environnementaux du pays : dégradation du couvert végétal, désertification, appauvrissement des terres, perte de biodiversité, déforestation, pollution des cours d&rsquo;eau et effets de plus en plus perceptibles du changement climatique. Selon elle, le Mali perd chaque année environ 100 000 hectares de formations forestières, sous l&rsquo;effet conjugué des changements d&rsquo;usage des terres et des pressions croissantes exercées sur les écosystèmes. Un rythme qui, selon ses mots, appelle une ambition renouvelée et un sens accru de responsabilité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour la ministre, l&rsquo;enjeu de cette 32ᵉ édition dépasse la seule plantation d&rsquo;arbres. Il s&rsquo;agit de transformer la campagne en un véritable mouvement national de mobilisation citoyenne, résumé par la formule «&nbsp;<em>Un arbre pour chacun, un Mali vert pour tous</em>&nbsp;».</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le Pnud en soutien via la Grande Muraille verte</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La représentante résidente du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) au Mali, Evelyne Bamba, a par ailleurs rappelé l&rsquo;appui apporté par l&rsquo;institution à l&rsquo;effort national, à travers un projet financé par le Fonds pour l&rsquo;environnement mondial et consacré à l&rsquo;accélération de la restauration des écosystèmes le long du corridor de la Grande Muraille verte.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lancé en juin, ce projet vise la restauration de 90 000 hectares de terres dégradées et l&rsquo;amélioration durable des pratiques sur 75 000 hectares de paysages, pour un bénéfice attendu au profit de 163 000 personnes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Bamako et Rabat changent d&#8217;échelle : 21 accords pour consolider un partenariat stratégique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Jul 2026 20:14:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>À Bamako, le Mali et le Maroc renforcent leur partenariat avec 21 accords portant sur l'énergie, la santé, l'agriculture, les investissements, les infrastructures et la formation.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Réunie le 24 juillet à Bamako, la 4ᵉ session de la Grande Commission mixte de coopération entre les deux pays a débouché sur un train de mesures économiques : capacités électriques additionnelles, transfert de technologie solaire, fertilisants, modernisation hospitalière et bourses d&rsquo;études, en amont d&rsquo;un forum d&rsquo;affaires réunissant les patronats des deux pays.</em></strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Vingt et un accords de coopération signés, un forum d&rsquo;affaires réunissant les patronats des deux pays, et une série d&rsquo;engagements chiffrés dans l&rsquo;énergie, la santé et l&rsquo;agriculture. La 4ᵉ session de la Grande Commission mixte de coopération entre le Mali et le Maroc, tenue le 24 juillet à Bamako, a débouché sur l&rsquo;un des trains de mesures économiques les plus denses jamais actés entre les deux pays. Conduite côté malien par le ministre des Affaires étrangères Abdoulaye Diop et côté marocain par son homologue Nasser Bourita, la rencontre s&rsquo;est conclue par un communiqué conjoint de vingt-neuf points, dont l&rsquo;essentiel porte sur l&rsquo;approfondissement du partenariat économique bilatéral.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le Maroc au chevet du déficit énergétique malien</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Mali, confronté depuis plusieurs mois à des délestages électriques récurrents, a obtenu du Royaume marocain un engagement concret. La fourniture, l&rsquo;installation et la mise en service d&rsquo;équipements électriques pour une capacité additionnelle de 20 mégawatts, dans une première phase. Rabat s&rsquo;engage par ailleurs à appuyer le développement de nouvelles capacités de production solaire au Mali, à travers un transfert de compétences et de technologies, des missions d&rsquo;évaluation devant être programmées prochainement pour arrêter un plan d&rsquo;action précis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le volet agricole, le Maroc, grand exportateur mondial d&rsquo;engrais phosphatés, a réitéré son engagement à accompagner la sécurité alimentaire malienne via la fourniture de fertilisants adaptés aux sols locaux. Dans le secteur de la santé, Rabat soutiendra la modernisation du plateau technique sanitaire malien, notamment les infrastructures hospitalières, l&rsquo;hémodialyse et la radiothérapie, avec l&rsquo;envoi de missions d&rsquo;experts pour évaluer les sites retenus. Un partenariat en oncologie doit également être signé entre l&rsquo;Hôpital du Mali et l&rsquo;Institut national d&rsquo;oncologie du Maroc.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un forum d&rsquo;affaires en amont de la signature de 21 accords</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La dimension économique de cette session s&rsquo;est incarnée dès la veille, le 23 juillet, avec la tenue d&rsquo;un Forum des affaires Mali-Maroc coorganisé par la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) et la Chambre de commerce et d&rsquo;industrie du Mali (CCIM). Les opérateurs économiques des deux pays y ont identifié de nouveaux domaines de coopération, avec un accent particulier mis sur la création de chaînes de valeur locales par la transformation des matières premières et l&rsquo;amélioration de la productivité. Un thème qui recoupe les débats plus larges tenus récemment à l&rsquo;ONU sur la valorisation locale des ressources africaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les deux parties ont acté l&rsquo;organisation d&rsquo;une semaine économique du Mali au Maroc en octobre 2026, ainsi que le renforcement de la mise en relation d&rsquo;affaires entre opérateurs des deux pays. Elles ont également salué l&rsquo;initiative marocaine en faveur des pays les moins avancés d&rsquo;Afrique, qui prévoit l&rsquo;exonération totale des droits d&rsquo;importation pour une liste de produits d&rsquo;origine malienne. Un mécanisme commercial concret dont les entreprises maliennes pourront chercher à tirer parti.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan académique, le Maroc porte à 300 le nombre de bourses annuelles offertes aux étudiants maliens, tandis que la partie malienne s&rsquo;est félicitée de la suspension par Rabat de l&rsquo;autorisation électronique de voyage (AEVM) pour les ressortissants maliens, une mesure de facilitation de la mobilité entre les deux pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une convergence politique qui sert de socle à la relation économique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ces annonces économiques s&rsquo;inscrivent dans un climat politique que les deux parties ont pris soin de consolider en amont. Le Mali a réitéré son soutien à la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental et au plan d&rsquo;autonomie proposé par Rabat, conformément à la résolution 2797 adoptée fin octobre 2025 par le Conseil de sécurité de l&rsquo;ONU. Une position que le gouvernement malien avait officialisée dans une déclaration du 10 avril 2026. En retour, le Maroc a salué les efforts maliens pour lever la suspension du Mali et des autres pays de l&rsquo;Alliance des États du Sahel (AES) des instances de l&rsquo;Union africaine, et a réaffirmé son attachement à la souveraineté et à l&rsquo;intégrité territoriale du Mali. Les deux ministres ont par ailleurs condamné les attaques terroristes perpétrées au Mali le 25 avril, tout en dénonçant les soutiens étatiques étrangers dont bénéficient les groupes armés opérant dans la région.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La prochaine session de cette Commission mixte, la cinquième du genre, se tiendra au Maroc en 2028, à une date qui sera fixée par voie diplomatique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Entre formation et équipements, le Mali accélère la professionnalisation de l&#8217;artisanat</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Jul 2026 06:00:00 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Seko ni Donko]]></category>
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<p>À Bamako, 115 artisans ont reçu des kits d'auto-emploi et des attestations de formation dans le cadre d'un partenariat entre l'ANPE et l'APCMM. Une initiative qui s'inscrit dans la stratégie du Mali visant à renforcer l'artisanat, l'emploi et l'entrepreneuriat local.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Cette cérémonie, organisée dans le cadre d&rsquo;un partenariat entre l&rsquo;Agence nationale pour l&#8217;emploi et l&rsquo;Assemblée permanente des chambres de métiers du Mali, s&rsquo;inscrit dans le cadre d’une politique plus large de soutien à l&rsquo;artisanat, récemment mise en avant à l&rsquo;échelle continentale.</em></strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cent quinze artisans maliens ont reçu, mardi 21 juillet, des kits d&rsquo;auto-emploi et des attestations de formation, au terme d&rsquo;une cérémonie organisée au Centre de perfectionnement et de reconversion (CPR) de l&rsquo;Agence nationale pour l&#8217;emploi (ANPE), à Bamako. L&rsquo;événement, coprésidé par la ministre de l&rsquo;Entrepreneuriat national, de l&rsquo;Emploi et de la Formation professionnelle, Oumou Sall Seck, et le ministre de l&rsquo;Artisanat, de la Culture, de l&rsquo;Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, s&rsquo;est tenu en présence du directeur général de l&rsquo;ANPE et du président de l&rsquo;Assemblée permanente des chambres de métiers du Mali (APCMM).</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Des kits pour le photovoltaïque, des attestations pour la boulangerie</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les bénéficiaires ont reçu, selon leur spécialité, des équipements destinés aux métiers du photovoltaïque ou des attestations de formation en boulangerie et pâtisserie. L&rsquo;initiative s&rsquo;inscrit dans le cadre d&rsquo;un partenariat entre l&rsquo;ANPE et l&rsquo;APCMM, auquel s&rsquo;est associée la Fédération nationale des boulangers du Mali, avec pour objectif déclaré de renforcer les compétences techniques des artisans, de promouvoir l&rsquo;auto-emploi et de faciliter leur insertion professionnelle durable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Prenant la parole, Oumou Sall Seck a présenté ces kits comme davantage que de simples équipements. Selon elle, ils traduisent la confiance de l&rsquo;État dans le savoir-faire et le courage des artisans maliens, et constituent un levier pour leur autonomisation économique. Le ministre Mamou Daffé a, de son côté, salué une initiative qui illustre selon lui la volonté des autorités de placer l&rsquo;artisan au cœur du développement économique et social du pays, rappelant le rôle de ce secteur dans la création d&#8217;emplois et la génération de revenus. Il a également salué la qualité du partenariat noué entre l&rsquo;ANPE et l&rsquo;APCMM.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un secteur érigé en priorité nationale</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette cérémonie intervient alors que l&rsquo;artisanat malien a connu une reconnaissance particulière ces derniers mois. Le président de la Transition, le général d&rsquo;armée Assimi Goïta, a été désigné, début juillet, «&nbsp;<em>Champion de l&rsquo;Artisanat africain</em>&nbsp;» par l&rsquo;Organisation pour le développement et la promotion de l&rsquo;artisanat africain (ODEPA), qui a par ailleurs confié au Mali sa présidence pour les deux prochaines années.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les autorités maliennes ont, dans la même dynamique de valorisation du savoir-faire national, engagé une politique de préférence nationale dans la commande publique, invitant les administrations à privilégier les biens et services produits localement (mobilier, textile, produits alimentaires et sanitaires), en particulier au bénéfice des filières artisanales du bois, du métal et du textile.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<item>
		<title>Au Forum africain de l&#8217;eau, le Tchad crée la surprise en supprimant les visas pour tous les Africains</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Jul 2026 08:10:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
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		<category><![CDATA[visas Afrique]]></category>
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<p>Lors du Forum africain de l'eau à N'Djamena, le président Mahamat Idriss Déby Itno a annoncé la suppression des visas pour tous les Africains à compter du 1er janvier 2027, ainsi qu'un pacte national de 3,8 milliards de dollars pour le secteur de l'eau.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Réuni à N&rsquo;Djamena les 15 et 16 juillet avec la Banque mondiale, le premier Forum africain de l&rsquo;eau devait porter sur la crise hydrique du continent. Le président tchadien Mahamat Idriss Déby Itno y a surtout marqué les esprits par une annonce diplomatique inattendue, quelques instants avant la signature d&rsquo;un pacte national pour l&rsquo;eau de 3,8 milliards de dollars.</em></strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est par une annonce que personne n&rsquo;attendait que le président tchadien Mahamat Idriss Déby Itno a conclu, ce mercredi 15 juillet, le discours d&rsquo;ouverture du premier Forum africain de l&rsquo;eau : à compter du 1<sup>er</sup>&nbsp;janvier 2027, le Tchad supprimera les visas d&rsquo;entrée pour l&rsquo;ensemble des ressortissants africains. «&nbsp;<em>Le Tchad, pays de Toumaï, berceau de l&rsquo;humanité, ouvre ses frontières et supprime les visas d&rsquo;entrée pour tous les Africains</em>&nbsp;», a déclaré le chef de l&rsquo;État devant les délégations réunies dans la capitale tchadienne pour deux jours de travaux consacrés à la crise hydrique du continent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La mesure, dont les modalités pratiques n&rsquo;ont pas encore été précisées, place le Tchad dans le sillage d&rsquo;une série d&rsquo;annonces similaires ces dernières années : le Kenya avait ouvert ses frontières à la quasi-totalité des nationalités africaines en 2025, l&rsquo;Angola dès 2023, tandis que le Togo instaurait en mai une exemption de trente jours pour les citoyens du continent. Ces gestes s&rsquo;inscrivent dans la dynamique de la Zone de libre-échange continentale africaine et de l&rsquo;Agenda 2063 de l&rsquo;Union africaine, qui ambitionne à terme un passeport africain unique. Un horizon encore lointain tant la majorité des États du continent continuent d&rsquo;exiger des visas de leurs voisins, ou de réserver leurs exemptions aux seuls ressortissants de leur communauté économique régionale.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un forum sur fond de crise hydrique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Coorganisé par le gouvernement tchadien et le Groupe de la Banque mondiale, ce premier Forum africain de l&rsquo;eau, placé sous le thème «&nbsp;<em>De la vision à l&rsquo;action</em>&nbsp;», a réuni à N&rsquo;Djamena plusieurs chefs d&rsquo;État&nbsp;: le Béninois Romuald Wadagni, le Mauritanien Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, le Gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema ou encore le Congolais Félix-Antoine Tshisekedi, ainsi que des représentants de plusieurs organisations de bassins fluviaux et régionales, dont la Commission du bassin du lac Tchad, l&rsquo;Autorité du bassin du Niger ou l&rsquo;Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son discours, le président tchadien a dressé un constat sombre de la situation hydrique du continent, citant les données du document de cadrage établi par la Banque mondiale. Plus de 400 millions d&rsquo;Africains sans accès à l&rsquo;eau potable, des capacités de stockage en recul et un changement climatique susceptible d&rsquo;amputer le PIB de certaines régions africaines de près de 12 % d&rsquo;ici 2050. Il a illustré ce constat par l&rsquo;exemple du lac Tchad, situé à quelques kilomètres de la capitale, qui a perdu la plus grande partie de sa superficie en soixante ans après avoir longtemps fait vivre plus de 30 millions de personnes.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un pacte national à 3,8 milliards de dollars</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan national, Mahamat Idriss Déby a annoncé la signature, au cours du forum, d&rsquo;un «&nbsp;<em>Pacte pour l&rsquo;eau du Tchad</em>&nbsp;» évaluant à 3,8 milliards de dollars les besoins de financement du secteur pour les cinq prochaines années, dont 20 %, soit environ 75 milliards de francs CFA, devant être couverts par des financements nationaux. Le chef de l&rsquo;État a également appelé les bailleurs multilatéraux et régionaux à «&nbsp;<em>accélérer la mobilisation des financements annoncés&nbsp;</em>» dans le cadre de l&rsquo;initiative «&nbsp;<em>Water Forward</em>&nbsp;», lancée par la Banque mondiale en avril.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un appel qui n&rsquo;est pas sans rappeler les nombreux engagements financiers pris lors de précédents sommets consacrés à l&rsquo;eau ou au climat sur le continent, dont le taux de décaissement effectif reste, selon plusieurs organisations non gouvernementales, très en deçà des annonces. Le forum de N&rsquo;Djamena se tient d&rsquo;ailleurs dans un pays où l&rsquo;accès à l&rsquo;eau potable demeure très inégal entre la capitale et les régions rurales, et où la gouvernance du secteur a longtemps été critiquée pour son manque de transparence.&nbsp;&nbsp;Des critiques que la classe dirigeante tchadienne, elle-même issue d&rsquo;une transition contestée depuis la mort d&rsquo;Idriss Déby Itno en 2021 puis d&rsquo;une élection présidentielle disputée en 2024, n&rsquo;a pas manqué de relativiser en mettant en avant sa nouvelle stratégie «&nbsp;<em>Tchad Connexion 2030</em>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Reste que l&rsquo;enjeu dépasse le seul Tchad. Le forum a aussi été l&rsquo;occasion de réaffirmer l&rsquo;importance de la gestion concertée des bassins transfrontaliers, dans un contexte sahélien où la raréfaction de l&rsquo;eau alimente, selon de nombreux experts, une partie des tensions intercommunautaires et des conflits pour l&rsquo;accès aux ressources pastorales.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : un convoi de plus de 900 camions-citernes, escorté par l&#8217;armée, arrive à Bamako</title>
		<link>https://saheltribune.com/mali-un-convoi-de-plus-de-900-camions-citernes-escorte-par-larmee-arrive-a-bamako/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Jul 2026 16:43:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
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<p>Sous escorte des Forces armées maliennes, un convoi de plus de 900 camions-citernes est arrivé à Bamako. Les autorités renforcent l'approvisionnement en carburant malgré les menaces sécuritaires sur les axes routiers.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le Centre de coordination et de gestion des crises annonce l&rsquo;arrivée d&rsquo;un important chargement de carburant dans la capitale malienne. Une illustration parfaite de la détermination des autorités à sécuriser l&rsquo;approvisionnement du pays malgré les entraves posées par les groupes armés terroristes sur les axes routiers.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Un convoi de plus de 900 camions-citernes est arrivé à Bamako vendredi 10 juillet, sous l&rsquo;escorte des Forces armées maliennes (FAMa), a annoncé le Centre de coordination et de gestion des crises (Cecogec), rattaché au ministère de la sécurité et de la protection civile. Dans un communiqué signé par son directeur, le colonel sapeur-pompier Issa Raoul Dana Dabo, l&rsquo;organisme précise que ce chargement vient renforcer les réserves des stations de distribution afin de répondre durablement à la demande des ménages et des entreprises.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Efficacité de la coordination interministérielle</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette livraison massive intervient alors que le Mali, comme d&rsquo;autres pays du Sahel, doit composer depuis plusieurs mois avec des tentatives de blocus routier menées par des groupes armés terroristes visant à entraver l&rsquo;acheminement des hydrocarbures vers les grandes villes. Le recours à des escortes militaires pour sécuriser les convois de citernes est devenu, dans ce contexte, une pratique courante, illustrant la mobilisation des forces de défense et de sécurité maliennes pour garantir la continuité de l&rsquo;approvisionnement du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Cecogec rappelle que les Forces de défense et de sécurité, la Direction générale du commerce, de la concurrence et de la consommation (DGCCC), les services des douanes ainsi que les opérateurs pétroliers restent mobilisés pour poursuivre les mesures stratégiques mises en œuvre par les autorités de la Transition. L&rsquo;organisme invite par ailleurs la population «&nbsp;<em>à la sérénité, au civisme</em>&nbsp;», et met en garde contre toute forme de spéculation, de fraude ou de rétention de carburant, alors que ces pratiques ont pu, par le passé, aggraver localement les tensions d&rsquo;approvisionnement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;arrivée de ce convoi témoigne de l’efficacité de la coordination interministérielle mise en place à Bamako pour faire face aux crises d&rsquo;approvisionnement, entre sécurisation militaire des axes logistiques et vigilance des services de contrôle du commerce.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>William Ruto appelle à financer l&#8217;Afrique « à ses propres conditions » lors des 25 ans d&#8217;ATIDI</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Jul 2026 09:32:46 +0000</pubDate>
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<p>Réunie à Nairobi pour les 25 ans d'ATIDI, l'Afrique défend une nouvelle architecture financière fondée sur la mobilisation de l'épargne locale, la réduction du coût du risque et le renforcement de la souveraineté économique.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Réunis au Kenya fin juin pour l&rsquo;assemblée générale annuelle de l&rsquo;assureur panafricain, chefs d&rsquo;Etat et dirigeants d&rsquo;institutions financières ont plaidé pour une nouvelle architecture de financement du continent, moins dépendante des capitaux étrangers.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;Assurance pour le développement du commerce et de l&rsquo;investissement en Afrique (ATIDI) a célébré, du 30 juin au 3 juillet, ses 25 ans d&rsquo;existence lors de sa 26ᵉ assemblée générale annuelle, organisée à Nairobi sous le thème «&nbsp;<em>Renforcer l&rsquo;Afrique : risques maîtrisés, croissance stimulée&nbsp;</em>». A cette occasion, le président kényan William Ruto a appelé le continent à financer son développement «&nbsp;<em>à ses propres conditions</em>&nbsp;», plutôt que d&rsquo;attendre une réforme de l&rsquo;architecture financière mondiale qu&rsquo;il juge trop lente à venir.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>« L&rsquo;Afrique ne souffre pas d&rsquo;un manque de capitaux&nbsp;»</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>Tandis que le monde débat des réformes, l&rsquo;Afrique doit se construire</em>&nbsp;», a-t-il lancé lors du dîner de gala organisé pour le jubilé d&rsquo;ATIDI, apportant son soutien à la Nouvelle architecture financière africaine pour le développement (NAFAD), lancée en avril par Sidi Ould Tah, président du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD). Cette initiative vise à mutualiser les mécanismes de partage des risques entre institutions du continent, à réduire le coût de l&#8217;emprunt pour les Etats africains et à mobiliser l&rsquo;épargne domestique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le président Ruto, l&rsquo;Afrique dispose de près de 4 000 milliards de dollars d&rsquo;épargne longue, logée dans les fonds de pension, les compagnies d&rsquo;assurance et les réserves des banques centrales, mais investie en grande partie hors du continent, alors que le déficit de financement annuel dépasse 400 milliards de dollars. «&nbsp;<em>L&rsquo;Afrique ne souffre pas d&rsquo;un manque de capitaux. Elle souffre plutôt d&rsquo;un manque d&rsquo;institutions capables de transformer les risques&nbsp;</em>», a-t-il affirmé.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Relèvement progressif au capital d&rsquo;ATIDI</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au cœur de la NAFAD figure l&rsquo;Alliance des institutions financières multilatérales africaines (AAMFI), qui réunit notamment la BAD, Afreximbank, l&rsquo;Africa Finance Corporation et ATIDI. Le Kenya a annoncé l&rsquo;installation du secrétariat de cette alliance à Nairobi. Le président Ruto a par ailleurs plaidé pour une recapitalisation d&rsquo;ATIDI à hauteur de deux milliards de dollars, assurant que chaque dollar investi dans les mécanismes de garantie du continent pouvait démultiplier jusqu&rsquo;à dix fois les capitaux privés mobilisés. Il a invité les États membres à adhérer à un «&nbsp;<em>Pacte de Nairobi sur la souveraineté économique africaine&nbsp;</em>», articulé autour de cinq engagements : recapitaliser ATIDI, renforcer l&rsquo;AAMFI, mobiliser l&rsquo;épargne africaine, accroître les capacités de garantie du continent et bâtir des institutions financières multilatérales compétitives à l&rsquo;échelle mondiale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Kenya a de son côté annoncé le relèvement progressif de sa participation au capital d&rsquo;ATIDI, de 25 à 65 millions de dollars, et remis à l&rsquo;organisation le titre foncier du terrain destiné à accueillir son futur siège permanent à Nairobi.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Des solutions africaines aux défis africains</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Un quart de siècle après sa création par des États africains, ATIDI revendique plus de 93 milliards de dollars d&rsquo;investissements privés mobilisés à travers le continent grâce à ses instruments de couverture du risque politique et de crédit. L&rsquo;institution, dont le nombre d&rsquo;actionnaires est passé de sept membres fondateurs à 24 États africains et 13 actionnaires institutionnels, maintient depuis sa création une notation «&nbsp;<em>investment grade</em>». «&nbsp;<em>Les solutions africaines sont souvent les mieux à même de relever les défis africains&nbsp;</em>», a résumé son directeur général, Manuel Moses, qui a présenté des résultats 2025 en nette progression : un total d&rsquo;expositions porté à 9,2 milliards de dollars, un résultat net en hausse de 20 %, à 71,4 millions de dollars, et des capitaux propres en croissance de 12 %, à 883 millions de dollars.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors d&rsquo;une table ronde consacrée au financement du développement, Sidi Ould Tah a annoncé que la BAD avait multiplié par cinq sa participation au capital d&rsquo;ATIDI, devenant son principal actionnaire, et s&rsquo;était engagée à aider d&rsquo;autres pays africains à rejoindre l&rsquo;institution. «&nbsp;<em>Le défi auquel nous sommes confrontés ne tient pas tant au manque de capitaux ou d&rsquo;opportunités qu&rsquo;à une évaluation inadéquate et persistante du risque africain&nbsp;</em>», a-t-il estimé. Le vice-président kényan, Kithure Kindiki, a de son côté insisté sur la nécessité d&rsquo;attirer davantage de capitaux privés, les finances publiques du continent restant, selon lui, insuffisantes pour répondre seules aux besoins d&rsquo;investissement.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : cinq ans de diplomatie souveraine, comment Assimi Goïta a redéfini la politique étrangère du pays</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Jul 2026 11:42:37 +0000</pubDate>
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<p>De Barkhane à l'AES, du retrait de la MINUSMA à la diversification des partenariats, retour sur cinq ans de refondation diplomatique du Mali sous Assimi Goïta.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>En cinq ans, le Mali a rebattu les cartes de sa politique étrangère : rupture avec les tutelles héritées, retrait assumé du G5 Sahel et de la CEDEAO, départ négocié de la MINUSMA, naissance de l&rsquo;Alliance des États du Sahel devenue Confédération, diversification tous azimuts des partenariats. Sahel Tribune retrace, étape par étape, cinq années d&rsquo;une diplomatie souveraine qui a fait de Bamako un acteur qui choisit désormais ses partenaires plutôt que de les subir.</em></strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est une transformation que beaucoup n&rsquo;ont pas voulu voir, et que d&rsquo;autres ont refusé de nommer pour ce qu&rsquo;elle est : une véritable refondation diplomatique. Depuis 2021, le Mali a fait le choix d&rsquo;une rupture assumée avec l&rsquo;architecture internationale héritée des indépendances et progressivement reconfigurée sous tutelle extérieure. Cinq ans plus tard, les faits parlent d&rsquo;eux-mêmes. Bamako siège à la tribune des Nations unies, conclut de nouveaux partenariats, crée sa propre organisation régionale, et reçoit les lettres de créance d&rsquo;ambassadeurs venus des quatre coins du monde. Ce n&rsquo;est pas un repli. C&rsquo;est un repositionnement, assumé et revendiqué par les nouvelles autorités.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>2022 : l&rsquo;heure des choix tranchés et souverains</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La séquence diplomatique s&rsquo;ouvre avec fracas. En février 2022, les forces françaises de l&rsquo;opération Barkhane quittent le territoire malien, suivies par la Task Force européenne Takuba. La fin d&rsquo;une ère marquée par la tutelle extérieure. En mai 2022, Bamako franchit une étape supplémentaire en se retirant du G5 Sahel, organisation de coopération sécuritaire dont il était pourtant un membre fondateur depuis 2014. C&rsquo;est au nom de la nécessaire reconquête de la souveraineté nationale que les autorités maliennes ont démantelé, avec courage, l&rsquo;architecture que les partenaires internationaux avaient mise en place à partir de 2013.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces décisions, qualifiées de téméraires, voire suicidaires par certaines chancelleries occidentales, ont pourtant été assumées par les autorités de la Transition avec une clarté doctrinale inédite : la souveraineté, le choix des partenaires et la défense des intérêts des Maliens érigés en principes constitutionnels. Le 14 janvier 2022, journée de mobilisation populaire contre les sanctions de la CEDEAO, est depuis déclaré Journée de la souveraineté retrouvée. Un symbole fort d&rsquo;une diplomatie qui puise ses fondements dans la légitimité populaire autant que dans les actes d&rsquo;État.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>2022-2023 : Bamako porte sa voix à la tribune du monde</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La rupture ne s&rsquo;est pas accomplie dans le silence. Elle s&rsquo;est portée, avec constance, à la tribune des instances multilatérales les plus prestigieuses. En septembre 2022, le Premier ministre par intérim, le colonel Abdoulaye Maïga, s&rsquo;exprime devant la 77e session de l&rsquo;Assemblée générale des Nations unies au nom du gouvernement de transition. Il y expose une vision claire : celle d&rsquo;un Mali qui prend son destin en main, dans le respect de la Charte de l&rsquo;ONU, mais en dehors des tutelles qui ont montré leurs limites.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En octobre 2022, le ministre des Affaires étrangères Abdoulaye Diop défend avec fermeté la position malienne devant le Conseil de sécurité, lors de l&rsquo;examen du rapport du Secrétaire général sur la situation au Mali. Sa réponse aux accusations formulées par le représentant permanent de la France reste un moment marquant de la diplomatie malienne contemporaine : une parole ferme, documentée, portée depuis le plus haut forum de la gouvernance mondiale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En juin 2023, Bamako franchit l&rsquo;acte diplomatique le plus audacieux de la période : la demande de retrait «&nbsp;<em>sans délai</em>&nbsp;» de la MINUSMA, la mission onusienne forte de 13 000 soldats déployée depuis 2013. Le Conseil de sécurité décide de mettre fin au mandat de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali à compter du 30 juin 2023, la priant de commencer immédiatement la cessation de ses opérations. La résolution 2690 est adoptée à l&rsquo;unanimité, un signal fort que la demande malienne était juridiquement et politiquement fondée, y compris pour ceux qui la contestaient initialement. Le retrait effectif s&rsquo;achève au 31 décembre 2023. La démonstration est faite : un État souverain peut imposer sa volonté à une mission onusienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En septembre 2023, à la 78e session de l&rsquo;Assemblée générale, Abdoulaye Diop monte à nouveau à la tribune. Il déclare que son pays prend son destin en main et dénonce les ingérences de puissances qui facilitent les activités de groupes armés. Il réitère le soutien du Mali à une réforme du Conseil de sécurité afin de le rendre plus représentatif, et salue l&rsquo;ouverture des BRICS à de nouveaux États africains ainsi que l&rsquo;élargissement du G20 à l&rsquo;Union africaine. Le Mali porte désormais la question de la réforme de la gouvernance mondiale depuis la plus haute tribune du monde. Ce n&rsquo;est pas l&rsquo;attitude d&rsquo;un pays isolé : c&rsquo;est la posture assumée d&rsquo;un pays qui entend peser.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Septembre 2023 : la naissance de l&rsquo;AES, acte fondateur d&rsquo;une diplomatie régionale souveraine</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le 16 septembre 2023, le Mali cosigne avec le Burkina Faso et le Niger la Charte du Liptako-Gourma, acte fondateur de l&rsquo;Alliance des États du Sahel (AES), conçue initialement comme un pacte de défense mutuelle entre les trois pays. Le 6 juillet 2024, les trois chefs d&rsquo;État transforment cette alliance en Confédération des États du Sahel, une organisation régionale à part entière, dotée de ses propres institutions, de sa feuille de route, et d&rsquo;une force unifiée de plus de 15 000 hommes. En janvier 2024, les trois pays quittent la CEDEAO. Une organisation régionale est née, sous impulsion malienne, portée par une vision commune de souveraineté et de solidarité entre pays sahéliens.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>2024 : la voix malienne portée au Sommet de l&rsquo;avenir</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">En septembre 2024, Abdoulaye Diop représente le Mali au Sommet de l&rsquo;avenir convoqué par l&rsquo;ONU à New York. Il s&rsquo;y exprime au nom du président Assimi Goïta, alors également à la tête de la présidence de la Confédération AES. Il réaffirme l&rsquo;attachement du Mali aux principes d&rsquo;égalité souveraine des États, de règlement pacifique des différends et de non-ingérence dans les affaires intérieures des États, et appelle à des réformes du Conseil de sécurité et des institutions financières internationales afin de les adapter aux réalités du temps. Le Mali porte désormais une parole qui dépasse ses frontières : celle du « Sud global » réclamant une refondation du multilatéralisme.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>2025-2026 : diversification assumée des partenariats et rayonnement mondial</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis l&rsquo;accession du Général d&rsquo;Armée Assimi Goïta à la tête de la Transition le 24 mai 2021, le ballet diplomatique de Koulouba s&rsquo;est nettement intensifié, traduisant en actes la stratégie de diversification des partenariats extérieurs du Mali. Depuis fin 2022, au moins une quarantaine de lettres de créance ont été présentées au Chef de l&rsquo;État par de nouveaux ambassadeurs accrédités, à travers une dizaine de cérémonies successives tenues au Palais de Koulouba. Ce mouvement s&rsquo;est traduit par l&rsquo;arrivée de diplomates venus d&rsquo;horizons variés et parfois inédits pour la diplomatie malienne, Indonésie, Corée du Sud, Bulgarie, Pakistan, Grèce en novembre 2022 ; Sénégal, Guinée, Turquie et Mauritanie en octobre 2023 ; Iran, Pays-Bas et Chine en janvier 2026 ; Italie, Slovaquie et Suisse en mai 2026 , illustrant une ouverture assumée vers l&rsquo;Asie, l&rsquo;Europe de l&rsquo;Est, le Moyen-Orient et les partenaires régionaux, sans rupture avec les puissances occidentales traditionnelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si ce chiffre demeure une estimation construite à partir de sources dispersées et ne prétend pas à l&rsquo;exhaustivité, la tendance qu&rsquo;il révèle est sans ambiguïté : sous la présidence Goïta, le Mali a multiplié les accréditations diplomatiques à un rythme soutenu, confirmant que la diversification proclamée de sa politique étrangère ne relève pas seulement du discours, mais se vérifie dans la réalité protocolaire et institutionnelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En avril 2026, le président Goïta reçoit à Koulouba les lettres de créance de quatre nouveaux ambassadeurs accrédités, parmi lesquels Ahmed bin Turki Al Subaie, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de l&rsquo;État du Qatar, Umar Sanda Ahmed, ambassadeur désigné du Ghana, et Viviana Hernandez Fonseca, nouvelle ambassadrice de Cuba, traduisant une diversification qui touche désormais le Golfe, l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest anglophone et les Caraïbes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan des décisions souveraines, Bamako applique le principe de réciprocité avec Washington : lorsque les États-Unis imposent des restrictions de visas à des ressortissants maliens, le Mali répond en imposant des visas aux ressortissants américains, un geste de symétrie diplomatique assumé, inédit pour un pays sahélien, et révélateur d&rsquo;une diplomatie qui ne se contente plus de subir. Avec le Maroc, Bamako consolide un partenariat qualifié de «&nbsp;<em>stratégique</em>&nbsp;», annonçant le retrait de la reconnaissance de la République arabe sahraouie démocratique, en soutien au plan d&rsquo;autonomie marocain. En qualifiant ce partenariat de «&nbsp;<em>stratégique</em>&nbsp;», Bamako officialise une montée en gamme de la coopération bilatérale, avec une commission mixte de coopération annoncée avant la fin de 2026.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>20 juin 2026 : une diplomatie confédérale en ordre de marche</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le 20 juin 2026, les ministres des Affaires étrangères de l&rsquo;AES se réunissent à Bamako pour lancer la feuille de route diplomatique de l&rsquo;An II de la Confédération. Les ministres ont acté des mesures visant à fusionner, à terme, l&rsquo;influence diplomatique des trois États sur la scène internationale. Ils entendent coordonner leurs positions à la 81e session de l&rsquo;Assemblée générale des Nations unies prévue à New York en septembre 2026 et défendre des positions mieux concertées dans une enceinte internationale de premier plan. La réflexion sur une carte diplomatique confédérale est en cours : comment couvrir le monde à trois voix unies plutôt qu&rsquo;à trois voix dispersées, signe que la souveraineté retrouvée se conjugue désormais au pluriel confédéral.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Ce que ce bilan nous dit</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Aucune honnêteté intellectuelle ne permet de présenter ces cinq années comme un long fleuve tranquille. La menace terroriste reste réelle et meurtrière. Les tensions avec l&rsquo;Algérie, la suspension de certains cadres multilatéraux, les défis économiques et humanitaires pèsent lourd. La route vers la stabilité est longue, et les autorités elles-mêmes ne prétendent pas le contraire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais il faut dire aussi ce qui est vrai : en cinq ans, le Mali a réussi à s&rsquo;imposer comme un acteur diplomatique qui choisit ses partenaires, porte sa parole dans les enceintes internationales les plus élevées, bâtit sa propre architecture régionale et oblige les grandes puissances à le traiter autrement qu&rsquo;avant. Dans un environnement marqué par les tensions et les recompositions géopolitiques, Bamako prône une diplomatie fondée sur la souveraineté et la constance. «&nbsp;<em>Nous avons tracé une ligne, celle de la souveraineté et de la responsabilité&nbsp;</em>», a déclaré le chef de l&rsquo;État Assimi Goïta en février 2026, lors de la présentation des vœux de Nouvel An du Corps diplomatique, ajoutant que le Mali entend désormais bâtir des partenariats sincères, «&nbsp;<em>sans tutelle, sans injonction, sans instrumentalisation</em>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Refuser de voir cette trajectoire, c&rsquo;est choisir le confort du préjugé sur la rigueur des faits.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
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		<title>Mali : comment le réchauffement climatique transforme les tempêtes de poussière en menace permanente</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Jul 2026 02:00:00 +0000</pubDate>
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<p>Après les haboobs de Ségou et les vents violents de Koulikoro, enquête sur les effets du réchauffement climatique qui intensifie les tempêtes de sable au Mali.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À Ségou, début juillet 2026, un mur de poussière a englouti la ville en quelques minutes. Ce haboob, filmé et photographié par des habitants sous le choc, n&rsquo;est pas une anomalie : c&rsquo;est le nouveau visage d&rsquo;un Sahel dont les extrêmes climatiques se multiplient, s&rsquo;intensifient et frappent plus tôt dans la saison.</em></strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est venu de nulle part, ou plutôt, de partout à la fois. Un mur ocre, haut de plusieurs centaines de mètres, roulant sur la ville de Ségou comme un raz-de-marée de terre. En quelques minutes, le ciel a disparu. Les arbres se sont courbés sous des rafales que rien ne laissait prévoir cet après-midi du vendredi. Puis le silence, et la poussière partout. Dans les maisons, dans les poumons, sur les cultures. Ce haboob du début juillet 2026 restera dans les mémoires de la quatrième ville du Mali. Mais pour les climatologues, il s&rsquo;inscrit dans une série qui n&rsquo;a rien d&rsquo;imprévisible : celle d&rsquo;un Sahel dont les événements météorologiques extrêmes se multiplient à un rythme que la science a désormais chiffré avec précision.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un phénomène ancien, une intensité nouvelle</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le haboob, le mot vient de l&rsquo;arabe haboub, qui signifie simplement « <em>vent fort</em> », est connu de toutes les populations du Niger, du Tchad, du Mali et du Soudan. <a href="https://www.nature.com/articles/d44148-026-00097-w" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Ces murs de poussière spectaculaires</a>, poussés par de puissantes rafales atteignant 50 nœuds en moyenne, ont de tout temps marqué les débuts d&rsquo;hivernage. Les anciens les lisaient comme un signal : la pluie n&rsquo;était pas loin. Mais quelque chose a changé dans leur physionomie. Ils arrivent plus tôt, frappent plus fort, et laissent derrière eux des dégâts que les générations précédentes n&rsquo;avaient pas connus à cette échelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La donnée scientifique la plus robuste sur ce sujet est celle publiée par une équipe internationale de chercheurs en 2017, dont les travaux ont été repris par <a href="https://hal.science/hal-01630882v1/file/postprint_with_figs_acceptedversion.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l&rsquo;Observatoire des sciences de l&rsquo;Univers de Grenoble</a> : la fréquence des tempêtes extrêmes au Sahel a plus que triplé en trente-cinq ans, mesurée à partir des données satellitaires et des observations au sol entre 1982 et 2017. Ce triplement n&rsquo;est qu&rsquo;en partie expliqué par le retour des pluies depuis les sécheresses des années 1980 : il implique aussi le réchauffement du Sahara voisin, qui modifie la circulation atmosphérique régionale d&rsquo;une manière qui favorise l&rsquo;émergence d&rsquo;orages d&rsquo;une intensité exceptionnelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les modèles climatiques projettent que cette tendance se poursuivra au cours du XXIe siècle. Autrement dit, ce que les habitants de Ségou, ainsi que de plusieurs autres localités du Mali, ont vécu en ce début d’hivernage 2026, et ce que ceux de Koulikoro avaient subi lorsque <a href="https://www.google.com/url?sa=t&amp;source=web&amp;rct=j&amp;opi=89978449&amp;url=https://afrikinfos-mali.com/2026/05/13/koulikoro-une-violente-tornade-cause-dimportants-degats-au-stade-mamadou-diarra-h/&amp;ved=2ahUKEwjT3Mjlpr6VAxVzVqQEHdr1BIsQFnoECB4QAQ&amp;usg=AOvVaw3kmv5MyDR3IzF4lfxmMZgh" target="_blank" rel="noreferrer noopener">des installations du stade Diarrah H ont été détruites</a> en partie par un vent violent, n&rsquo;est pas l&rsquo;exception. C&rsquo;est l&rsquo;avant-goût d&rsquo;une saison climatique durablement plus violente.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le paradoxe sahélien&nbsp;</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour comprendre ce qui se passe au Sahel, il faut déconstruire une idée reçue : la région ne souffre pas d&rsquo;une simple sécheresse. Elle vit une transformation plus complexe et, à certains égards, plus dangereuse. Depuis les années 1990, les cumuls pluviométriques annuels ont partiellement rebondi après les dramatiques sécheresses des années 1970-1980. Mais ce retour de la pluie n&rsquo;est pas celui qu&rsquo;espéraient les agriculteurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des <a href="https://books.openedition.org/irdeditions/8937?lang=fr" target="_blank" rel="noreferrer noopener">travaux publiés par l&rsquo;IRD</a> le formulent avec précision : en combinant augmentation des épisodes pluvieux extrêmes et persistance des séquences sèches longues, le Sahel présente tous les signes de ce que les climatologues nomment une « <em>augmentation de l&rsquo;intensité hydro-climatique</em> ». Moins d&rsquo;événements pluvieux dans l&rsquo;année, mais des événements bien plus intenses quand ils se produisent. Moins de pluies régulières qui nourrissent les sols, et davantage de pluies brutales qui les ravinent. La moyenne annuelle peut sembler rassurante ; la réalité vécue par les paysans, elle, est désastreuse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À cette <a href="https://agrhymet.cilss.int/wp-content/uploads/2026/04/COMMUNIQUE-FINAL_PRESASS_Ndjamena_2026_VF.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">intensification des pluies</a> s&rsquo;ajoute celle des vents. Les températures en Afrique de l&rsquo;Ouest ont augmenté de 0,2 à 0,8°C par décennie depuis la fin des années 1970, avec une hausse plus marquée dans les zones sahélo-sahariennes. Cette chaleur accrue du Sahara accentue le gradient thermique avec les régions voisines, ce qui renforce le cisaillement des vents. Le mécanisme même qui permet aux haboobs de se former et de gagner en puissance. Donc, plus le Sahara se réchauffe, plus le Sahel essuie des tempêtes de vent et de poussière d&rsquo;une brutalité croissante.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La décennie internationale des tempêtes de poussière&nbsp;</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n&rsquo;est pas un hasard si les Nations Unies ont désigné la période 2025-2034 comme la Décennie internationale de <a href="https://www.unccd.int/sites/default/files/2022-05/1871_Summary%20for%20Decision%20Makers_FR_web_0.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">lutte contre les tempêtes de sable et de poussière</a>. La CNULCD (Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification) alerte depuis plusieurs années sur l&rsquo;aggravation mondiale du phénomène : on estime que 2 milliards de tonnes de sable et de poussière pénètrent dans l&rsquo;atmosphère chaque année à l&rsquo;échelle de la planète. Dans certaines régions, la quantité de poussière désertique a doublé en un siècle. Dans les scénarios de réchauffement extrême, les projections scientifiques indiquent que les quantités de poussière saharienne soulevées dans l&rsquo;atmosphère pourraient augmenter de 40 à 60 % d&rsquo;ici la fin du siècle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les populations du Sahel, les conséquences sont immédiates et concrètes. Dans le nord du Sahel sénégalais, <a href="https://www.peren-revues.fr/pollutionatmospherique/6450" target="_blank" rel="noreferrer noopener">des études</a> conduites sur la période 1965-2014 ont montré que plus de 80 % des épisodes de poussière dégradaient fortement la qualité de l&rsquo;air au-delà des normes définies par l&rsquo;OMS. Au Mali, les bulletins de Mali-Météo en 2026 ont maintenu des alertes répétées aux vents forts sur l&rsquo;ensemble du territoire. Une <a href="https://malimeteo.ml/documents/4804/Bulletin_de_vigilance_nationale_du_21-05-2026.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">alerte nationale aux vents violents</a> avait notamment été émise le 21 mai 2026, signe que ces phénomènes ne relèvent plus du simple aléa saisonnier mais d&rsquo;une surveillance météorologique permanente.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les haboobs constituent un cas particulier dans ce tableau : leur caractère soudain les rend difficiles à prévoir. Selon les <a href="https://www.equaltimes.org/les-tempetes-de-sable-un-desastre?lang=fr" target="_blank" rel="noreferrer noopener">spécialistes cités par Equal Times</a>, si les services météorologiques du Sahel parviennent à anticiper les brumes sèches plusieurs jours à l&rsquo;avance, les haboobs, ces murs de poussière générés par l&rsquo;effondrement des courants d&rsquo;air d&rsquo;un orage, restent en revanche beaucoup plus imprévisibles. À Ségou, les habitants n&rsquo;ont eu que quelques minutes pour se mettre à l&rsquo;abri.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des infrastructures et des vies sans protection</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les dommages ne sont pas que atmosphériques. En début d&rsquo;hivernage 2026, le vent violent qui a frappé Koulikoro a détruit en partie des installations du stade Diarrah H. Des structures publiques, censées être dimensionnées pour durer. À travers le Sahel, des toitures arrachées, des pylônes électriques couchés, des greniers à ciel ouvert après que la pluie violente a suivi la tempête de vent : la saison humide 2026 a déjà laissé son lot de bilans que les services régionaux de protection civile peinent à documenter dans leur totalité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La vulnérabilité des villes sahéliennes à ces phénomènes est une réalité structurelle. L&rsquo;urbanisation rapide, Bamako a plus que doublé de population en vingt ans, a produit des périphéries denses construites sans normes parasismiques ni paracycloniques adaptées. Des quartiers entiers de Bamako, Mopti ou Ségou sont classés par Mali-Météo comme zones à risque d&rsquo;inondation lors des orages accompagnés de vents violents. L&rsquo;alerte est lancée à chaque bulletin ; les moyens pour y répondre structurellement restent insuffisants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le <a href="file:///Users/samesidibe/Downloads/forum%20PRESASS%202025,%20organise%CC%81%20a%CC%80%20Bamako%20du%2021%20au%2025%20avril%202025" target="_blank" rel="noreferrer noopener">forum PRESASS 2025</a>, organisé à Bamako du 21 au 25 avril 2025, a précisément identifié pour la bande agricole du Mali des séquences sèches courtes à moyennes en début de saison des pluies. Ce qui signifie une installation tardive et irrégulière de l&rsquo;hivernage, favorable à ces épisodes de vents extrêmes qui caractérisent la transition entre saison sèche et saison humide. Le forum PRESASS 2026, tenu à N&rsquo;Djaména du 20 au 24 avril, a confirmé pour le Sahel Ouest et la zone soudanienne des précipitations normales à déficitaires, avec des démarrages de saison agricole moyens à tardifs. Un profil qui augmente statistiquement la probabilité et l&rsquo;intensité des haboobs de début d&rsquo;hivernage.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ce que le ciel de Ségou dit à l&rsquo;Europe</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a dans ces images quelque chose qui devrait traverser la Méditerranée. La poussière sahélienne, elle, ne s&rsquo;arrête pas aux frontières. Des études satellitaires ont documenté des tempêtes de sable parcourant des milliers de kilomètres depuis le Sahara jusqu&rsquo;à l&rsquo;Europe du Sud (la France, l&rsquo;Espagne, l&rsquo;Italie) où elles se manifestent par ces journées de ciel orange et de précipitations de sable qui font désormais la une des journaux européens plusieurs fois par saison. <a href="https://www.lefigaro.fr/meteo/une-muraille-de-sable-les-images-aeriennes-d-une-impressionnante-tempete-saharienne-20260331" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Une tempête importante a ainsi balayé le nord-ouest de l&rsquo;Afrique le 30 mars 2026</a>, s&rsquo;étendant selon les images satellites sur environ 1 600 kilomètres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais au-delà de la poussière physique qui voyage, c&rsquo;est une réalité politique qui devrait s&rsquo;imposer : <a href="https://base.afrique-gouvernance.net/docs/le_sahel_face_aux_changements_climatiques.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">les pays sahéliens</a> sont les premiers à payer le prix d&rsquo;un réchauffement climatique dont ils sont les derniers responsables. Le Mali émet une quantité de CO2 par habitant qui représente une fraction infime de celle d&rsquo;un citoyen français, américain ou allemand. Pourtant, ses villes essuient des tempêtes de vent dont la fréquence a triplé en trente-cinq ans à cause du réchauffement global, ses agriculteurs voient la durée de leur saison pluvieuse se réduire, et ses populations urbaines vivent sans systèmes d&rsquo;alerte précoce dignes de ce nom pour les haboobs.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://unfccc.int/resource/docs/convkp/convfr.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">La Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques</a> reconnaît ce principe d&rsquo;injustice climatique. Les fonds pour les pertes et préjudices ont été négociés laborieusement lors des dernières COP. Mais entre la signature des accords et leur traduction en capacités météorologiques locales au Mali, en abris anti-tempête à Ségou, en normes de construction résistantes aux vents violents à Koulikoro, il reste un abîme que les discours diplomatiques ne comblent pas.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Bamako ne devrait pas avoir à mendier la météo</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La scène la plus frappante de cet hivernage 2026 n&rsquo;est pas le mur de poussière lui-même. C&rsquo;est ce qui vient après. Les habitants qui ressortent et commencent à balayer, à recouvrir ce qui peut encore être sauvé, à compter les dégâts avec la résignation de ceux qui savent qu&rsquo;il faudra recommencer la saison prochaine. Sans indemnisation. Sans filet de sécurité climatique. Sans même, souvent, l&rsquo;accès à une prévision météorologique suffisamment fine pour avoir été prévenu à temps.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mali-Météo fait avec les moyens du bord. Les experts sahéliens d&rsquo;AGRHYMET produisent chaque année des prévisions saisonnières de plus en plus précises. Mais la chaîne entre le modèle climatique et le paysan de Ségou qui doit décider quand semer, ou l&rsquo;habitant de Koulikoro qui doit sécuriser sa toiture avant la tempête, reste fragile, sous-financée, insuffisamment connectée aux réalités de terrain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le vent qui a englouti Ségou en juillet 2026 n&rsquo;était pas une <a href="https://www.revues.scienceafrique.org/naaj/texte/gaye2019/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">catastrophe naturelle</a> au sens classique du terme (un phénomène imprévisible, échappant à toute logique). C&rsquo;était la manifestation physique d&rsquo;une équation bien connue : un Sahara qui se réchauffe plus vite que le reste du monde, un Sahel qui en subit les conséquences sans en être responsable, et une communauté internationale qui regarde les images en s&rsquo;étonnant de leur beauté apocalyptique, sans encore avoir fourni les outils pour que Ségou, Koulikoro, et leurs habitants n&rsquo;aient plus à essuyer seuls la tempête.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Lutte contre le terrorisme : riposte foudroyante des FAMa après des attaques coordonnées</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Jul 2026 11:30:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Anéfis]]></category>
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<p>Les Forces armées maliennes annoncent avoir repris l’initiative après des attaques coordonnées survenues le 4 juillet 2026. L’État-major détaille la riposte aéroterrestre, la reprise des combats à Anéfis et la poursuite des opérations contre les groupes armés.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans un communiqué rendu public ce lundi 6 juillet 2026, l’État-major général des Armées a fait état de la situation sécuritaire récente sur le territoire national. Le document revient sur les opérations menées par les Forces armées maliennes et leurs partenaires, dans un contexte marqué par des affrontements simultanés dans plusieurs localités. Le haut commandement militaire précise que les actions engagées s’inscrivent dans une dynamique de riposte coordonnée visant à reprendre l’initiative face aux attaques ennemies signalées le 04 juillet 2026.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le communiqué, la riposte aéroterrestre coordonnée conduite le 04 juillet 2026 a permis aux Forces armées maliennes de reprendre progressivement l’initiative sur le terrain. Cette opération combinée air-terre a contribué à contenir les attaques ennemies et à rétablir un certain équilibre dans les zones initialement visées. Les autorités militaires soulignent que cette action a permis de maîtriser la situation dans plusieurs localités affectées par les offensives coordonnées menées contre les positions nationales.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Bilan opérationnel détaillé de la riposte aéroterrestre du 04 juillet</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le document officiel précise que cette reprise de contrôle a été rendue possible grâce à une coordination étroite entre les unités engagées et les partenaires des Forces armées maliennes. Cette synergie opérationnelle a renforcé la capacité de réaction sur différents théâtres d’opérations. Elle a également permis d’améliorer l’efficacité des interventions, notamment dans la conduite des manœuvres aéroterrestres destinées à neutraliser les pressions exercées par les groupes adverses sur plusieurs axes stratégiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le haut commandement indique que les résultats obtenus le 04 juillet 2026 témoignent d’une meilleure organisation des réponses militaires face aux attaques coordonnées. Les forces engagées ont réussi à contenir les assauts et à limiter leur extension géographique. Cette dynamique a permis de réduire la pression sur certaines positions et de stabiliser temporairement plusieurs zones de combat, malgré la persistance de menaces dans d’autres secteurs encore actifs.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Reprise des combats violents dans la zone d’Anéfis stratégique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, la situation sécuritaire a évolué dans la matinée du 05 juillet 2026 avec la reprise des affrontements à Anéfis. Selon le communiqué, cette reprise des hostilités fait suite à l’arrivée de renforts ennemis en effectifs et en moyens matériels. Cette évolution a entraîné une intensification des combats dans cette localité stratégique, ravivant les tensions sur un axe déjà marqué par des épisodes d’instabilité et de fortes confrontations armées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cette nouvelle pression, les unités des Forces armées maliennes sont restées pleinement engagées sur le terrain. Elles ont poursuivi les combats tout au long de la journée du 05 juillet 2026 avec détermination, discipline et courage. Le haut commandement souligne que malgré l’intensité des affrontements, les forces déployées ont maintenu leur posture opérationnelle, cherchant à contenir les mouvements adverses et à préserver les positions acquises lors des opérations précédentes.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Engagement continu et résilience des forces maliennes engagées</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le communiqué insiste sur la résilience des unités engagées dans la zone d’Anéfis, confrontées à une situation de combat soutenue. Les Forces armées maliennes ont continué à exécuter leurs missions dans un environnement difficile, marqué par la persistance des affrontements. Cette attitude traduit la volonté de maintenir la stabilité opérationnelle, malgré les tentatives de déstabilisation observées sur le terrain et les efforts déployés par les forces adverses.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’État-major général des Armées réaffirme sa pleine confiance dans la capacité des Forces armées maliennes à défendre l’intégrité du territoire national. Il souligne également leur engagement constant pour la protection des populations et la neutralisation des forces hostiles. Le commandement militaire met en avant la continuité des opérations en cours, visant à consolider les acquis tactiques et à répondre efficacement aux menaces encore présentes sur certains axes sensibles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, le haut commandement militaire appelle les populations à maintenir leur confiance et à soutenir les Forces armées maliennes dans cette phase de tension sécuritaire. Selon le communiqué rendu public à Bamako le 06 juillet 2026, cet appui demeure essentiel pour accompagner les efforts engagés sur le terrain. L’objectif reste la stabilisation progressive de la situation et le rétablissement durable de la sécurité sur l’ensemble du territoire national.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
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		<title>Gavi investit 189 millions de dollars dans les vaccins africains et vise 500 millions d&#8217;enfants d&#8217;ici 2030</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 05 Jul 2026 08:13:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
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		<category><![CDATA[vaccins Afrique]]></category>
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<p>Gavi lance sa stratégie 2026-2030 avec 189 millions de dollars pour les vaccins africains, un fonds de 250 millions pour les pays fragiles et l'objectif de vacciner 500 millions d'enfants.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Réuni les 1<sup>er</sup>&nbsp;et 2 juillet 2026 à Genève, le Conseil d&rsquo;administration de l&rsquo;Alliance du Vaccin Gavi a arrêté les grandes orientations de sa stratégie 2026-2030, dite Gavi 6.0. Au menu : des objectifs maintenus malgré les contraintes financières, un soutien inédit de 189 millions de dollars à la fabrication africaine de vaccins, et un mécanisme de 250 millions pour les contextes fragiles. Des décisions qui touchent directement des dizaines de millions d&rsquo;enfants africains.</em></strong><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré les pressions budgétaires qui pèsent sur les grands bailleurs internationaux depuis la crise post-Covid et les tensions géopolitiques de 2025-2026, le Conseil d&rsquo;administration de Gavi a refusé de revoir à la baisse ses ambitions pour la période 2026-2030. Les objectifs de Gavi 6.0 sont confirmés dans leur version initiale : atteindre 500 millions d&rsquo;enfants supplémentaires, prévenir entre 8 et 9 millions de morts additionnels, contribuer à une réduction de 10 % supplémentaire de la mortalité des moins de cinq ans, et générer plus de 100 milliards de dollars de bénéfices économiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce maintien de l&rsquo;ambition dans un contexte financièrement difficile est un signal politique fort. Il dit que l&rsquo;Alliance refuse de sacrifier sur l&rsquo;autel de l&rsquo;austérité budgétaire les enfants les plus vulnérables de la planète, dont la grande majorité se trouvent en Afrique subsaharienne. Atteindre ces cibles supposera toutefois de combler un déficit de financement dont les contours ne sont pas encore tous définis : le Conseil a appelé à un engagement continu des bailleurs souverains et philanthropiques pour y parvenir.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Les résultats des cinq dernières années montrent ce qui est possible avec un engagement financier et politique soutenu envers la vaccination. Ils nous inspirent également à relever les défis difficiles qui nous attendent. »</em>, explique Rt. Hon. Helen Clark, Présidente du Conseil d&rsquo;administration de Gavi.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>189 millions de dollars pour les vaccins fabriqués en Afrique</strong><em></em></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;annonce la plus attendue par le continent africain est sans conteste celle concernant l&rsquo;Accélérateur africain de fabrication de vaccins (AVMA). Au-delà du milliard de dollars déjà alloué à ce programme depuis son lancement, le Conseil a approuvé 189 millions de dollars supplémentaires pour renforcer la demande de vaccins fabriqués sur le continent et soutenir les activités d&rsquo;écosystème indispensables à leur développement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La répartition de cette enveloppe dit beaucoup sur la stratégie adoptée. Sur les 189 millions : 139 millions seront consacrés à l&rsquo;achat de vaccins fabriqués en Afrique, une injection directe dans les carnets de commande des producteurs africains, qui leur donne la visibilité nécessaire pour investir et pour emprunter. Les 50 millions restants iront à trois partenaires institutionnels stratégiques : l&rsquo;Africa CDC, l&rsquo;Agence africaine des médicaments (AMA) et l&rsquo;OMS, chargés de lever les obstacles réglementaires, logistiques et techniques qui freinent encore le développement d&rsquo;un véritable écosystème vaccinal continental.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Contextes fragiles et humanitaires&nbsp;</strong><em></em></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les pays africains en situation de fragilité, notamment ceux qui cumulent insécurité, crise humanitaire et capacités sanitaires limitées, bénéficieront d&rsquo;un traitement préférentiel renforcé dans Gavi 6.0. Le Conseil a approuvé la mise en place d&rsquo;un «&nbsp;<em>Mécanisme de résilience Gavi&nbsp;</em>» : un fonds dédié de 250 millions de dollars, réservé pour répondre aux besoins imprévus dans ces contextes — épidémies non couvertes par les stocks existants, urgences sanitaires, crises humanitaires soudaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">S&rsquo;y ajoute une flexibilité sur le co-financement, la contribution que les gouvernements bénéficiaires doivent apporter pour participer aux programmes Gavi : jusqu&rsquo;à 100 millions de dollars de dérogations pourront être accordées aux pays dont la situation ne leur permet pas d&rsquo;honorer cette obligation. Pour des pays comme le Mali, le Burkina Faso, le Niger ou la République centrafricaine, ces deux mécanismes représentent un filet de sécurité concret dans un environnement où les épidémies constituent une menace permanente.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Paiements numériques, une révolution pour les agents de santé africains</strong><em></em></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;une des décisions les plus concrètes du Conseil concerne les campagnes de vaccination et leurs agents de terrain. Dès la mise en œuvre de Gavi 6.0, les paiements numériques deviendront le mécanisme par défaut pour rémunérer les agents de santé participant aux campagnes de vaccination financées par Gavi. Une décision saluée par la directrice générale de l&rsquo;Alliance, le Dr Sania Nishtar, dont l&rsquo;expérience ministérielle lui a permis de mesurer l&rsquo;impact concret de cette réforme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les paiements en espèces, qui restaient largement la norme dans de nombreux pays africains, présentent trois problèmes majeurs : les délais de versement qui peuvent durer des semaines ou des mois après la campagne, les risques de détournement ou de soustraction de fonds à différents niveaux de la chaîne administrative, et l&rsquo;impossibilité de vérifier que les agents ont bien été payés. Le paiement numérique, via mobile money ou virement bancaire, résout ces trois problèmes simultanément, directement au bénéfice des milliers d&rsquo;agents de santé communautaires qui assurent la première ligne de la vaccination en Afrique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Je suis particulièrement satisfaite que, désormais, nos campagnes de vaccination imposeront les paiements numériques pour les agents de santé. D&rsquo;après mon expérience en tant que ministre, je sais que cela fera une énorme différence en termes d&rsquo;élimination des abus et de garantie que les agents sont payés équitablement et à temps. »</em>, précise Dr Sania Nishtar, Directrice générale de Gavi.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un bilan 2020-2025 qui donne confiance, et des angles morts à corriger</strong><em></em></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Avant de se tourner vers l&rsquo;avenir, le Conseil a pris le temps d&rsquo;examiner le bilan de la période stratégique précédente (Gavi 5.0, 2020-2025). La conclusion est globalement positive : malgré les perturbations massives causées par la pandémie de Covid-19, l&rsquo;Alliance a atteint ou dépassé la grande majorité de ses objectifs, nombre d&rsquo;enfants atteints, couverture contre les maladies à prévention vaccinale, introductions de nouveaux vaccins, qualité des marchés vaccinaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Deux domaines sont cependant identifiés comme insuffisants : la réduction du nombre d&rsquo;enfants «&nbsp;<em>zéro dose</em>», ceux qui n&rsquo;ont reçu aucun vaccin, et l&rsquo;équité géographique dans l&rsquo;accès à la vaccination. En Afrique subsaharienne, ces deux dimensions sont étroitement liées : les enfants zéro dose se concentrent dans les zones rurales reculées, les quartiers informels des grandes villes et les zones de conflit où les services de santé ont été dégradés ou interrompus. C&rsquo;est précisément sur ces deux angles morts que Gavi 6.0 devra prouver qu&rsquo;il fait mieux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis sa création en 2000, l&rsquo;Alliance a permis de vacciner plus de 1,2 milliard d&rsquo;enfants et d&rsquo;éviter plus de 20,6 millions de décès prématurés. Elle a contribué à diviser par deux la mortalité infantile dans 78 pays à faibles revenus. Ces chiffres donnent la mesure de ce qu&rsquo;une ambition collective et un financement soutenu peuvent produire. Gavi 6.0, avec ses 189 millions de dollars pour les vaccins africains et ses 250 millions pour les crises humanitaires, entend écrire un nouveau chapitre de cette histoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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