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	<title>Sidi Modibo Coulibaly, auteur sur Sahel Tribune</title>
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	<title>Sidi Modibo Coulibaly, auteur sur Sahel Tribune</title>
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		<title>Mali : création de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information, une avancée majeure pour la cybersécurité</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sidi Modibo Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Jun 2026 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le Mali crée l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI) pour renforcer la cybersécurité, protéger les infrastructures critiques et accompagner la transformation numérique du pays face à la montée des cybermenaces.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>De nos jours, nul n’ignore que la révolution numérique évolue de manière exponentielle. Cette évolution entraîne des dérapages. Pour contrer ces dérapages, les États cherchent des solutions. Et le Mali n’est pas resté en marge. Il a mis en place des outils et instruments nécessaires. C’est dans ce cadre qu’il vient de créer une agence nationale de sécurité des systèmes d’information.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’information a été rendue publique à l’issue de la session du conseil des ministres du mercredi&nbsp;10&nbsp;juin 2026. En effet, sur le rapport du ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, le Conseil des ministres a adopté des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement de l’Agence nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’après les textes adoptés, l’Agence aura pour mission d’assurer la cybersécurité, la sécurité des systèmes d’information et des communications électroniques. La création de cette Agence traduit la volonté des Autorités de la Transition d’assurer la protection des infrastructures et services critiques face à l’émergence de la menace cybercriminelle. La création de cette agence a été prévue par la Stratégie nationale de Cybersécurité du Mali et son Plan d’action&nbsp;2026-2030. Une stratégie adoptée par le Décret n°&nbsp;2026 — 0097/PT-RM du 25&nbsp;février 2026, qui contribue d’une manière efficace aux objectifs de transformation numérique du pays, le Gouvernement a adopté la Stratégie nationale de Cybersécurité du Mali et son Plan d’action 2026-2030.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>&nbsp;Capacités des acteurs déjà renforcées.</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Avant de prendre la décision de créer cette agence, le gouvernement a entrepris de renforcer les capacités des acteurs afin de réussir la mise en œuvre de la stratégie nationale de cybersécurité. Ainsi, conformément au plan d’actions de cette stratégie, un atelier stratégique de renforcement des capacités des acteurs a été organisé par l’AMRTP (Agence malienne de régulation des télécoms, postes et Tics), à travers le ML-CERT (Centre de Réponse aux Incidents), et avec l’appui technique de l’Union Internationale des Télécommunications (UIT). C’était du 20 au 22&nbsp;mai 2025 à Bamako.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet atelier a regroupé les acteurs en charge des technologies de l’information et de la communication dans les institutions de la République, les entreprises publiques et privées, ainsi que des experts nationaux et internationaux. Il a permis de renforcer les compétences techniques et organisationnelles du Centre de Réponse aux Incidents (ML-CERT) et d’améliorer la posture globale du Mali face aux cybermenaces.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les participants ont, également, renforcé leurs compétences sur la protection des infrastructures critiques, la gouvernance de la cybersécurité, les mécanismes de réponse aux incidents. Il a été aussi question d’une évaluation de la position du Mali dans l’Indice mondial de cybersécurité. Des simulations, cas pratiques et échanges stratégiques ont rythmé ces trois jours de travail. Au sortir de l’atelier, les participants ont acquis de nouvelles compétences pouvant sérieusement contribuer à lutter contre les cybermenaces.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au regard des résultats de cet atelier stratégique, on peut aisément dire que le fonctionnement de la nouvelle agence sera une réussite, car les acteurs qui vont l’animer sont fins prêts.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sidi Modibo Coulibaly</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Opérationnalisation du CCAM au Mali : Un nouveau pas de plus vers la souveraineté minière</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sidi Modibo Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 Jun 2026 08:40:37 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le Mali poursuit la mise en œuvre du Code minier de 2023 avec l’opérationnalisation du CCAM. Première session du comité technique, gouvernance minière renforcée, contenu local et souveraineté économique au cœur des priorités.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Depuis l’adoption d’un nouveau Code minier en 2023 qui priorise les intérêts de l’État et des populations, le gouvernement ne cesse de poser des actes allant dans le sens de la mise en œuvre de ce texte rénovateur. La création de diverses structures, comme le Commissariat chargé des activités minières, entre dans ce cadre. Pour son opérationnalisation, cette structure a tenu la première session de son comité technique.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’était le vendredi&nbsp;5&nbsp;juin 2026 à Koulouba, au nouveau siège du Commissariat chargé des Activités minières, en présence du ministre Hilaire Bébian Diarra. Au cours de son adresse, M.&nbsp;Diarra a rappelé les principaux défis auxquels demeure confrontée l’industrie minière malienne&nbsp;: amélioration de la gouvernance, respect des engagements des opérateurs, promotion du contenu local, préservation de l’environnement et accroissement des retombées économiques au profit des populations.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">A signaler que le Comité technique a été institué par le décret du 30&nbsp;décembre 2025 fixant l’organisation du Commissariat. Il est chargé d’examiner les dossiers techniques et stratégiques, de renforcer la concertation entre les administrations concernées et de formuler des recommandations destinées au Conseil stratégique présidé par le Chef de l’État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au regard de son importance, le patron du commissariat chargé des activités minières a précisé que&nbsp;: «<strong><em> </em></strong><em>La qualité des décisions dépend de la qualité des analyses qui les fondent ».<strong>&nbsp;</strong></em>Autrement dit, il a invité les membres du Comité à faire de cette instance un cadre permanent de réflexion et d’anticipation. Dès lors, on peut dire que la tenue de cette première session du comité technique constitue une étape importante dans l’opérationnalisation du CCAM.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le CCAM, un outil stratégique d’aide à la décision pour le Chef de l’État&nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Créé par le Code minier de 2023 pour renforcer la coordination, le suivi et l’évaluation des politiques publiques dans le secteur extractif, le CCAM a pour mission d’assurer la cohérence de l’action publique dans le secteur, d’anticiper les évolutions du marché minier et de proposer les réformes nécessaires à son développement. Rattaché à la présidence de la République, le CCAM contrôle l’application du Code minier, examine les rapports d’activités des titulaires de titres miniers et s’assure du respect des règles. Il propose des stratégies de développement du secteur et des mesures pour l’amélioration de l’industrie minière.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">De façon particulière, il est fortement impliqué dans le suivi du contenu local. En d’autres termes, le CCAM permet aux autorités de faire du secteur minier un levier de souveraineté économique, de création d’emplois et de développement durable, conformément à la Vision Mali&nbsp;2063 et à la Stratégie nationale d’émergence et de développement durable. En plus du CCAM, il existe d’autres structures créées dans le cadre de la relance du secteur.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>SOREM, SOROMA, SPCL, SOPAPIM —SA déjà créées&nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Première grande initiative des autorités de la transition dans les secteurs miniers, la SOREM-SA (Société de Recherche et d’Exploitation des Ressources Minérales du Mali) a été créée en 2022. C’est une entreprise d’État aux capitaux 100&nbsp;% publics. Elle est chargée d’assurer l’étude, la recherche, l’exploitation, le traitement et la commercialisation des substances minérales et des gisements viables dans les périmètres qui lui sont octroyés. Elle est aussi chargée de lever des fonds pour doter l’État malien en devises, car elle va directement exploiter les ressources du sous-sol en les vendant. À ce jour, plusieurs périmètres lui ont été cédés tels que les mines de Morila (région de Bougouni), de Yatela (région de Kayes) et de N’Tahaka (région de Gao). À termes, la SOREM va faire de l’État un capteur majeur dans le secteur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La SOROMA (Société de la Raffinerie d’Or du Mali) a été créée au cours de la session du conseil des ministres du mercredi&nbsp;28&nbsp;mai 2025. L’État détient 62&nbsp;% du capital et le reste par le partenaire russe « <em>Yadran</em> ». Le lundi&nbsp;16&nbsp;juin 2025, il a été procédé à la pose de la première pierre de la raffinerie sur un site de 05&nbsp;hectares près de l’aéroport international de Bamako. Elle aura la capacité de traiter jusqu’à 200&nbsp;tonnes d’or par an, soit une augmentation significative par rapport à la capacité de traitement actuelle du Mali, qui est d’environ 50&nbsp;tonnes. Ce traitement se faisait jusqu’à ce jour par deux installations existantes du pays ne répondant pas aux normes exigées par des organismes internationaux comme la London Bullion Market Association (LBMA), ce qui obligeait les compagnies exploitantes à raffiner leur or à l’étranger.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Créé par le décret n°&nbsp;2021 — 0190/PT-RM du 31&nbsp;mars 2021, le SPCL (Secrétariat Permanent du Contenu Local) est chargé de la réception, du traitement et de l’approbation des plans de contenu local soumis par les opérateurs miniers, ainsi que du suivi des indicateurs de performance et de la gestion des programmes de recrutement et de formation des travailleurs locaux. Autrement dit, sa mission principale est d’assurer la mise en œuvre de la politique du pays en matière de contenu local dans le secteur minier. Pour le rendre opérationnel, le gouvernement, par le décret n°&nbsp;2025 — 0484/PT-RM du 24&nbsp;juillet 2025, a nommé un Secrétaire permanent du contenu local qui a été présenté, le vendredi&nbsp;31&nbsp;octobre 2025, aux acteurs du secteur minier au cours d’une rencontre présidée par le ministre des Mines, Pr Amadou Keïta.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors du conseil des ministres du vendredi&nbsp;06&nbsp;février 2026, les autorités ont créé la Société de Patrimoine minier du Mali (SOPAMIM S.A.). C’est une Société anonyme dénommée dont le capital est détenu à 100&nbsp;% par l’État. Tout comme les autres structures, le Code minier a prévu la création d’une Société de patrimoine en vue de prendre des participations pour son compte, de faire le portage pour les nationaux et de gérer les participations de l’État dans les différentes Sociétés minières.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sidi Modibo Coulibaly</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Plan humanitaire 2026 : Bamako plaide pour 578 millions de dollars à Genève</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sidi Modibo Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 26 May 2026 06:00:00 +0000</pubDate>
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<p>À Genève, le Mali a présenté son Plan humanitaire 2026 et sollicite 578 millions de dollars pour soutenir 3,8 millions de personnes vulnérables touchées par l’insécurité, les déplacements et la crise alimentaire.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le 15&nbsp;mai 2026 s’est tenue au palais des Nations à Genève (Suisse) une rencontre de plaidoyer et de défense des besoins humanitaires&nbsp;2026 par le médecin Colonel-major Assa Badiallo Touré, ministre de la Santé et du Développement social.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis plusieurs années, le Mali fait face à une crise multidimensionnelle que les autorités actuelles s’activent à résoudre. L’une des conséquences de cette crise est l’insécurité alimentaire surtout pour les personnes déplacées. C’est pourquoi le gouvernement multiplie les initiatives pour anticiper. Ainsi, à Genève, face aux partenaires humanitaires, la ministre de la Santé et du Développement social a fait l’état des lieux sur les efforts du gouvernement.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle a précisé que chaque année, à travers la planification humanitaire, le gouvernement met à la disposition des départements sectoriels des enveloppes conséquentes pour venir en aide aux populations vulnérables. Il s’agit essentiellement des personnes vivant avec un handicap, des indigents, des personnes déplacées internes, des réfugiés, des victimes de catastrophes naturelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et Médecin-colonel Assa Badiallio Touré de rappeler qu’en dépit des défis sécuritaires et le taux croissant des maladies non transmissibles et émergentes, le gouvernement continue de maintenir la gratuité de certains actes. La ministre n’a pas manqué d’insister sur l’engagement du gouvernement à restaurer la paix et à faciliter le retour des déplacées internes dans leurs localités d’origine.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Des partenaires convaincus par la ministre</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La Coordinatrice humanitaire Madame Hanaa Singer a mis en relief la nécessité pour les donateurs d’assister le Mali pour le financement de ce Plan humanitaire&nbsp;2026, car en référence aux multiples missions de terrain qu’elle a effectué dans les régions du septentrion, du centre et du sud qu’elle a trouvé une population malienne plus résiliente qui n’aspire qu’au développement c’est-à-dire le financement des projets à impact rapide et non le mécanisme d’assistance traditionnel.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ensuite, elle a salué le modèle malien et a exhorté les autres donateurs à plus de solidarité pour suppléer le gouvernement à atteindre ses objectifs. En outre, plusieurs agences onusiennes et partenaires ont manifesté leurs soutiens au Mali en cette période difficile et promettent d’appuyer le gouvernement malien en apportant des solutions durables pour l’épanouissement socio-économique des personnes vulnérables.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un plan humanitaire très ambitieux&nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le plan national de réponse humanitaire&nbsp;2026 est ambitieux, car il cherche à mobiliser 577,9&nbsp;millions de dollars (345&nbsp;milliards&nbsp;FCFA)<strong>&nbsp;</strong>afin de venir en aide à 3,8&nbsp;millions de personnes vulnérables sur les 5,1&nbsp;millions en situation de besoin à travers le pays. Dans son exposé, la Coordonnatrice résidente des Nations Unies au Mali et Coordonnatrice humanitaire a expliqué que cette stratégie ne se limite pas à l’assistance d’urgence, mais ambitionne également de renforcer l’autonomie des communautés et de bâtir des perspectives durables pour l’avenir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Hanaa Singer — Hamady a, également, souligné l’importance de renforcer les liens entre l’action humanitaire, le relèvement et le développement, afin d’accompagner le Mali vers des solutions structurelles. Elle a, aussi, insisté sur la nécessité d’un financement prévisible, flexible et rapide, ainsi que sur l’importance d’un accès humanitaire sûr et durable, conditions essentielles pour atteindre efficacement les populations dans le besoin.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quant à la ministre de la Santé et du Développement social, elle a réaffirmé l’engagement des autorités maliennes à soutenir les populations les plus vulnérables, notamment les déplacés internes, les réfugiés, les retournés et les rapatriés maliens. Elle a aussi assuré que toutes les dispositions seront prises pour restaurer la paix et faciliter le retour des personnes déplacées dans leurs localités d’origine. À ce jour, selon les données de Plan international Mali, un acteur majeur de l’humanitaire, il y a plus de 415 000&nbsp;personnes déplacées internes, près de 250 000&nbsp;réfugiés accueillis au Mali. L’acteur humanitaire va plus loin en affirmant que l’insécurité alimentaire qui pourrait toucher 4&nbsp;millions de personnes en 2026.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut signaler que d’après le constat du bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) du Haut-Commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR — Mali) qui était représenté à la cérémonie de lancement du plan national de réponse humanitaire par Pierre Camara. Dans son intervention, en 2026, le Mali reste confronté à une crise parmi les plus sévères de la région. Et que cette crise est caractérisée par l’insécurité persistante, les violences, les vulnérabilités socio‑économiques structurelles, les chocs climatiques et les épisodes épidémiques. Toujours selon lui, les régions du nord et du centre demeurent les plus touchées.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sidi Modibo Coulibaly</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Hivernage 2026 au Mali : 3,3 milliards FCFA pour prévenir les inondations à Bamako</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sidi Modibo Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 24 May 2026 02:00:00 +0000</pubDate>
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<p>À l’approche de l’hivernage 2026, le Mali lance un vaste programme de curage des collecteurs et caniveaux à Bamako et dans plusieurs régions pour réduire les risques d’inondations après les crues de 2024.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À l&rsquo;approche de la saison des pluies, le gouvernement a officiellement lancé les activités de curage des collecteurs et caniveaux. C&rsquo;est la ministre de l&rsquo;Environnement, de l&rsquo;Assainissement et du Développement durable qui a donné le premier coup de pelle, le 14 mai 2026, au terrain Chaba de Lafiabougou en commune IV du district de Bamako. L&rsquo;année précédente, le 15 mai, c&rsquo;était le Premier ministre qui avait fait le même exercice.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis les inondations sans précédent qu&rsquo;a connues le Mali en 2024, le gouvernement a décidé d&rsquo;agir en amont en prenant des mesures d&rsquo;anticipation. Ces mesures portent sur le curage des collecteurs et caniveaux, des actions qui visent à réduire significativement les risques d&rsquo;inondation. Pour l&rsquo;hivernage 2026, les autorités, à travers la ministre de l&rsquo;Environnement, de l&rsquo;Assainissement et du Développement durable, ont lancé le jeudi 14 mai un vaste programme.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un programme qui va coûter 3,3 milliards de FCFA</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les activités prévues par le programme sont, entre autres, le curage, le désherbage, l&rsquo;enlèvement des déchets, l&rsquo;évacuation des déblais et le suivi technique des ouvrages de drainage identifiés comme prioritaires. Au titre du programme 2026, les interventions dans le District de Bamako portent sur un linéaire global de 348 517 mètres de collecteurs et caniveaux à curer. Elles sont financées conjointement par le Projet de Résilience Urbaine de Bamako et le Budget Spécial d&rsquo;Investissement, pour un montant prévisionnel global de 3 334 067 480 FCFA.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Outre Bamako, il est également prévu le curage de 421 280 mètres linéaires de caniveaux et collecteurs dans d&rsquo;autres localités du pays, pour un montant prévisionnel de 972 398 000 FCFA. Les travaux seront accompagnés par des messages de sensibilisation afin d&rsquo;encourager les populations, les riverains, les commerçants, les collectivités territoriales et les leaders communautaires à préserver les ouvrages d&rsquo;assainissement et à contribuer à leur bon fonctionnement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À signaler que quelques jours après le lancement officiel du programme, nous avons pu constater que les travaux de démolition sur le tronçon marigot Sogoniko-Halles de Bamako ont repris le lundi 18 mai 2026. De plus, dans le cadre du suivi des travaux, deux membres du gouvernement ont effectué une mission de terrain dans le district de Bamako.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les ministres chargées de l&rsquo;Assainissement et des Infrastructures sur le terrain</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il s&rsquo;agit de Doumbia Mariam Tangara, ministre de l&rsquo;Environnement, de l&rsquo;Assainissement et du Développement durable, et de Dembélé Madina Sissoko, ministre du Transport et des Infrastructures. Les deux membres du gouvernement se sont rendus au niveau des caniveaux situés à Yirimadio et à Missabougou, deux quartiers à fort risque d&rsquo;inondation. Au cours de leur visite, elles ont constaté que les caniveaux concernés ont été convenablement curés et les déblais totalement évacués à Yirimadio. En revanche, ceux de Missabougou étaient encore en cours d&rsquo;évacuation. Elles ont rappelé aux entreprises contractuelles la nécessité d&rsquo;accélérer la finition des travaux relatifs au reste des caniveaux et collecteurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avant de quitter le terrain, Doumbia Mariam Tangara et Dembélé Madina Sissoko ont encouragé les entreprises à donner le meilleur d&rsquo;elles-mêmes pour que, conformément aux instructions du Chef de l&rsquo;État, les populations et leurs biens soient préservés des inondations. Elles ont promis de revenir sur ces sites et sur d&rsquo;autres concernés par l&rsquo;opération afin de s&rsquo;assurer du bon déroulement des travaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Rappel du programme 2025</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;année dernière, le gouvernement avait initié un programme similaire d&rsquo;un coût de 2,66 milliards FCFA, portant sur le curage de 131 073 mètres linéaires de collecteurs et 235 365 mètres linéaires de caniveaux dans les six communes du district. Deux chantiers avaient particulièrement retenu l&rsquo;attention de l&rsquo;opinion : le pont de Woyowanko en Commune IV et le site de Sabalibougou Courani en Commune VI.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À Woyowanko, les travaux avaient consisté en la construction d&rsquo;un nouvel ouvrage et au redimensionnement de l&rsquo;existant afin de maintenir en service l&rsquo;une des artères principales du pays. Il avait également été engagé l&rsquo;aménagement d&rsquo;une voie alternative de 6 km au tronçon urbain de la route nationale (RN5) en commune IV du district de Bamako. À Sabalibougou Courani, les travaux avaient porté sur le curage de deux siphons et la construction d&rsquo;un collecteur en maçonnerie de moellons du côté amont des deux siphons secondaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sidi Modibo Coulibaly</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : résultats agricoles satisfaisants à l’OHVN, un autre progrès vers l’autosuffisance alimentaire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sidi Modibo Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 01 Mar 2026 17:52:28 +0000</pubDate>
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<p>L'Office de la Haute Vallée du Niger (OHVN) joue un rôle clé dans le développement agricole et la sécurité alimentaire au Mali.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Aucun pays ne peut prétendre à la souveraineté s’il n’a pas réussi l’autosuffisance alimentaire. En d’autres termes, un pays doit pouvoir se nourrir de ce qu’il produit. C’est ce à quoi les autorités de la transition s’attèlent depuis leur installation à la tête du pays. Ainsi, elles ont initié diverses actions dont les résultats s’annoncent satisfaisants. L’une de ces initiatives est la publication récente du bilan élogieux, au titre de la campagne agricole écoulée, de l’Office de la Haute Vallée du Niger (OHVN), une structure nationale de production agricole.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’agriculture est au cœur de la société, de l’économie et du développement du Mali. Elle occupe 70 % de la population active, contribue à plus de 40 % du PIB (produit intérieur brut) et fournit près de 40 % des recettes d’exportation du pays. Elle est soutenue par l’État à travers plusieurs structures de production agricole, telles que la Compagnie malienne de développement des textiles (CMDT), l’Office du Niger (ON), le Programme national du système de riziculture intensive (PN-SRI), le Programme national d’irrigation de proximité, le Programme de développement de l’irrigation dans le bassin du Bani et de Sélingué (PDI-BS), le Projet de mise en valeur des plaines rizicoles de Tombouctou, l’Office riz, ainsi que l’Office de la Haute Vallée du Niger (OHVN). Celui-ci a rendu public, lors de la dernière session de son conseil d’administration, le bilan de sa campagne écoulée.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-excedent-cerealier-de-7-388-tonnes"><strong>Un excédent céréalier de 7 388 tonnes</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Tenue le jeudi 12 février 2026 à Ségou — la 34ᵉ du genre — cette session de l’OHVN a présenté les résultats de la dernière campagne et affiché ses ambitions pour celle de 2026. Au titre de la campagne 2025, les objectifs de production végétale ont enregistré des résultats globalement satisfaisants. Il a été produit 347 964 tonnes de céréales, soit un taux de réalisation de 82 % ; 19 200 tonnes de coton graine (70 %) ; 54 351 tonnes de légumineuses (79 %) ; 4 859 tonnes de sésame (72 %) ; et 134 035 tonnes de légumes (91 %). À la lecture de ces performances, on constate un excédent céréalier estimé à 7 388 tonnes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, le conseil d’administration a indiqué que, dans le cadre de la modernisation de l’agriculture, 25 exploitations familiales ont été dotées d’équipements agricoles, trois magasins de stockage d’intrants ont été réhabilités et deux magasins de stockage de sésame bio ont été construits. En ce qui concerne la subvention des intrants agricoles, 6 025 tonnes d’engrais minéraux ont été mises à la disposition des exploitants et exploitantes de la zone OHVN.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-ohvn-couvre-796-villages-et-707-hameaux"><strong>L’OHVN couvre 796 villages et 707 hameaux</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La session du conseil d’administration a fixé, pour la campagne agricole 2026, les objectifs suivants : 388 306 tonnes de céréales ; 58 864 tonnes de légumineuses ; 27 801 tonnes de coton graine ; 6 314 tonnes de sésame ; et 233 649 tonnes de légumes. Pour atteindre ces résultats, un budget équilibré en recettes et en dépenses de 5 753 630 849 francs CFA est prévu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Office de la Haute Vallée du Niger est un établissement public à caractère administratif, créé par l’ordonnance n°91-048/PCTSP du 21 août 1991 et basé à Bamako. Il a pour mission principale la promotion des cultures vivrières et industrielles dans sa zone d’intervention, couvrant la Haute Vallée du fleuve Niger. Celle-ci comprend administrativement les cercles de Kati, Kangaba et Koulikoro, pour une superficie de 26 000 km² dont 75 % de terres arables. La zone compte 54 communes, totalisant 796 villages, 707 hameaux et 48 980 exploitations agricoles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’OHVN fournit un encadrement technique aux agriculteurs afin de développer les cultures vivrières et de rente, notamment le coton. Il accompagne également les producteurs pour améliorer les techniques agricoles et accroître les rendements.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sidi Modibo Coulibaly</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mobile money au Mali : La Dgccc met fin à la confusion créée par WAVE</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sidi Modibo Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Feb 2026 05:33:13 +0000</pubDate>
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<p>Comprenez la situation de Wave au Mali face à la retenue de 1 % sur les transferts de mobile money. Quelles conséquences ?</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le transfert monétaire via le téléphone mobile (mobile money) devient de plus en plus une pratique courante au Mali. Dans le souci de mobiliser l&rsquo;épargne nationale pour financer des projets d&rsquo;ordre social, le gouvernement a décidé de retenir un pourcentage sur les transferts mobile money. Parmi les principaux opérateurs qui font le transfert monétaire, un ne s&rsquo;est pas soumis à cette décision des autorités nationales. Et le gouvernement a décidé de le rappeler à l&rsquo;ordre.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est à travers la décision N° 2026-0001/ MIC-DGCCC du 02 février 2026 que l&rsquo;opérateur en question a été invité à respecter la mesure de retenue d&rsquo;1 % sur les transferts monétaires mobiles. Il s&rsquo;agit de Wave Mobile Money, le dernier des opérateurs arrivés dans le secteur au Mali.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-desequilibre-le-marche-face-aux-autres-operateurs">Déséquilibre le marché face aux autres opérateurs</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, cet opérateur, contrairement aux deux concurrents, ne s’est pas conformé à la mesure. Par cette décision, la Direction Générale du Commerce de la Consommation et de la Concurrence (DGCCC) reproche à Wave d&rsquo;avoir absorbé la taxe d&rsquo;État de 1 % au lieu de la répercuter. Une pratique jugée contraire à la concurrence loyale, entraînant une probable hausse des tarifs pour les utilisateurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En termes clairs, la DGCCC estime que le fait pour Wave d&rsquo;absorber la taxe de 1 % sur les retraits (instaurée en février 2025) déséquilibre le marché face aux autres opérateurs. Pour préserver une concurrence équitable et assurer la stabilité du secteur financier, la DGCCC indique, dans sa décision, que Wave doit cesser de prendre cette taxe en charge, ce qui devrait provoquer une augmentation des frais de retrait pour les clients finaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec cette décision, les autorités nationales visent à rétablir l&rsquo;ordre sur le marché du mobile money, où Wave s&rsquo;est distingué par des tarifs agressifs, mais jugés anticoncurrentiels dans ce contexte précis.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-taxe-d-etat-d-1"><strong>La taxe d&rsquo;État d&rsquo;1 %</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le mercredi 05 février 2025, le conseil des ministres a adopté un projet d’ordonnance instituant une contribution spéciale de solidarité et une taxe spéciale sur la consommation de certains biens et services pour le financement des programmes de développement. Il s&rsquo;agit, entre autres, d&rsquo;un prélèvement spécifique sur la consommation des services commerciaux des communications téléphoniques et les opérations de retrait dans le cadre des transferts d’argent via le mobile money.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De façon explicite, désormais, sur chaque recharge, par exemple de 1000 francs CFA, le consommateur recevra 900 F sur son compte crédit, soit une retenue de 10 % qui va dans les caisses du Fonds. Concernant les transactions mobile money, le client paiera le double, soit 1 % pour l’opérateur et 1 % pour l’État. À titre d&rsquo;illustration, les frais de retrait de 10 000 F CFA passent de 100 à 200 F CFA.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-mobile-money-en-pleine-expansion-au-mali"><strong>Le mobile money en pleine expansion au Mali</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">D&rsquo;après Autorité malienne de régulation des télécommunications, des TIC et des postes, il y a 14,5 millions de comptes mobile money au Mali en 2022. Il s’agit d’une croissance de 150 % par rapport aux 5,8 millions de comptes déclarés par les opérateurs en 2017.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur la période, le taux de pénétration de l’argent mobile est passé de 31 % à 66 %. L’AMRTP n’explique pas directement cette croissance de l’adoption de l’argent mobile au Mali ces dernières années. Si les plateformes Orange Money et Moov Money sont les plus dynamiques, l’entrée sur le marché de nouveaux acteurs comme Sama Money, Wave, Wizall Money entraîne une concurrence de plus en plus rude.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’AMRTP reconnaît le mobile money comme un « véritable catalyseur » de l’inclusion financière et des paiements publics. En effet, l’argent mobile a contribué à hauteur de 30 % au taux d’inclusion financière du Mali, qui était de 54 % en 2022, selon les chiffres publiés par le régulateur. En tant que levier important pour le développement de l’économie numérique, le régulateur encourage toutes les initiatives en faveur du développement de ce service.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-wave-avait-eu-maille-a-partir-avec-un-concurrent-au-senegal"><strong>Wave avait eu maille à partir avec un concurrent au Sénégal</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pris de court par l’offre ultra concurrentielle que propose depuis mai 2020 cette start-up américaine spécialisée dans les transactions à bas coûts, Orange Sénégal a décidé début juin 2020 de lui bloquer la possibilité de distribuer du crédit téléphonique via son application mobile et par code USSD.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Après plusieurs échanges avec l’opérateur téléphonique, un accord nous permettant de vendre du crédit directement ou par l’intermédiaire d’un grossiste agréé n’a toujours pas été conclu », a ainsi confirmé Wave dans un communiqué publié le 5 juin 2021, annonçant aussi que l’Autorité de régulation des télécoms et des postes (ARTP) a été saisie pour « qu’une décision équitable puisse être prise ». « Wave a dû demander de pouvoir avoir la même commission que le circuit normal de distribution d’Orange et ce dernier a refusé », analyse un bon connaisseur des télécoms sénégalaises.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-wave-money-s-impose-de-plus-en-plus-en-afrique"><strong>Wave money s&rsquo;impose de plus en plus en Afrique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;origine de Wave Mobile Money remonte à 2018, avec un lancement initial au Sénégal. Contrairement aux services classiques d&rsquo;Orange ou MTN, Wave n&rsquo;est pas né d&rsquo;un opérateur télécom, mais d&rsquo;une initiative technologique américaine tournée vers l&rsquo;Afrique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;entreprise a été fondée par deux entrepreneurs américains, Drew Durbin et Lincoln Quirk. Avant Wave, ils ont créé Sendwave, une application spécialisée dans les transferts d&rsquo;argent internationaux vers l&rsquo;Afrique. Wave Mobile Money est un service de paiement mobile très populaire en Afrique de l&rsquo;Ouest (Sénégal, Côte d&rsquo;Ivoire) qui propose des frais très bas, notamment 1 % pour les transferts. Il permet de déposer, retirer, envoyer de l&rsquo;argent et payer des factures sans frais de gestion, en utilisant une application ou des codes QR.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que les fondateurs soient américains et l&rsquo;entreprise enregistrée aux USA, son siège opérationnel est à Dakar, au Sénégal. Depuis 2018, elle s&rsquo;est étendue à la Côte d&rsquo;Ivoire (2019/2021), au Mali, au Burkina Faso, au Bénin, à la Gambie, à l&rsquo;Ouganda et récemment au Cameroun.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À retenir qu&rsquo;en septembre 2021, Wave est devenue la première « licorne » (entreprise valorisée à plus d&rsquo;un milliard de dollars) d&rsquo;Afrique francophone.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sidi Modibo Coulibaly</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : 2,8 milliards FCFA d’achats publics prévus chaque année pour les produits « Made in Mali »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sidi Modibo Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Feb 2026 19:45:24 +0000</pubDate>
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<p>La circulaire du ministre engage chaque département à soutenir les produits « Made in Mali ». Valorisez le commerce local.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans un contexte de forte dépendance aux importations, le Mali engage un virage stratégique en faveur du « consommer local ». À travers une circulaire du ministre de l’Économie et des Finances Alousséni Sanou, chaque département ministériel devra consacrer 100 millions de FCFA par an à l’achat de produits nationaux, soit près de 2,8 milliards FCFA injectés dans l’économie locale pour soutenir les entreprises et renforcer la souveraineté économique au sein de l’espace UEMOA.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Mali est le premier pays importateur de produits manufacturés dans l’espace UEMOA. Cette situation n’augure pas de lendemains favorables pour les producteurs locaux ni pour l’économie nationale. Pour inverser la tendance, le gouvernement multiplie les initiatives visant à valoriser la production locale. La dernière en date prévoit l’inscription de 100 millions de FCFA dans le budget annuel de chaque département ministériel pour l’achat de produits « <em>Made in Mali </em>».</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-produits-locaux-concernes"><strong>Produits locaux concernés</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, c’est à travers la lettre-circulaire n°0313/SG-MEF du 13 février 2026, adressée à l’ensemble des ministres, que l’information a été rendue publique. Dans ce document, le ministre d’État, ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, demande aux membres du gouvernement de privilégier les produits locaux dans leurs commandes publiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alousséni Sanou précise que chaque département ministériel devra consacrer 100 millions de FCFA à cet objectif. Cette lettre-circulaire s’inscrit dans le cadre de l’application du décret orientant la commande publique vers les petites et moyennes entreprises de droit malien et les productions nationales. Elle fait également suite aux conclusions de la réunion tenue le 11 février 2026 au ministère de l’Économie et des Finances.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette réunion a permis d’identifier les produits locaux concernés par la commande publique. Il s’agit notamment de l’équipement des cabinets ministériels en meubles fabriqués localement ainsi qu’en éléments décoratifs (rideaux, tableaux, etc.) ; de l’approvisionnement en produits alimentaires issus des productions nationales (thé, jus de fruits, boissons naturelles, etc.) ; de l’approvisionnement en produits sanitaires de fabrication nationale (savons solides, liquides et en poudre, détergents, papiers hygiéniques, etc.).</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-mesures-pour-renforcer-la-souverainete-economique"><strong>Des mesures pour renforcer la souveraineté économique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les fortes recommandations des Assises nationales de la Refondation figure le renforcement de la souveraineté économique par une valorisation accrue du secteur privé national. La promotion des produits « <em>Made in Mali </em>» devrait ainsi améliorer les revenus des producteurs et dynamiser l’économie nationale grâce à la création d’emplois, notamment pour les jeunes et les femmes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En s’engageant à valoriser la production nationale, le gouvernement entend promouvoir le « <em>consommer local </em>» en donnant l’exemple. Avec une mobilisation annuelle de 100 millions FCFA par département ministériel — soit 28 départements — ce sont 2,8 milliards FCFA qui devraient être injectés dans la production nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il convient de rappeler que la valorisation des produits « <em>Made in Mali </em>» constitue une stratégie clé pour l’économie locale, articulée autour de la transformation sur place, de la labellisation de 51 produits phares et de la tenue du Mois du consommer local en octobre de chaque année. Cette démarche vise à renforcer la souveraineté économique et à créer des emplois.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La balle est désormais dans le camp des producteurs nationaux, appelés à être à la hauteur des attentes, afin que cette initiative puisse s’étendre à l’ensemble des institutions de la République.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>SMC</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Levée de fonds sur le marché UMOA-Titres : classé 5ᵉen 2025, le Mali démarre l’année 2026 en force</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sidi Modibo Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 Jan 2026 08:04:39 +0000</pubDate>
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<p>Le Mali sur le marché UMOA-Titres : performance récente et confiance des investisseurs expliquées en détail.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le Mali vient de réussir, à deux reprises au cours de ce mois de janvier, à mobiliser des montants supérieurs à ceux recherchés. Cette performance s’inscrit dans la continuité d’une dynamique amorcée durant les derniers mois de l’année 2025, une année qui avait pourtant débuté par des difficultés à atteindre les objectifs de mobilisation fixés par l’État.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En réussissant à lever des fonds au-delà de ses objectifs initiaux, le Mali retrouve la confiance des investisseurs. Il s’agit donc d’une véritable ruée des investisseurs vers le Mali. Cette mobilisation régionale confirme également que le pays reste attractif sur le marché financier régional, malgré un contexte macroéconomique et sécuritaire corsé.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-deux-levees-de-fonds-ayant-depasse-les-objectifs-initiaux"><strong>Deux levées de fonds ayant dépassé les objectifs initiaux</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour sa première intervention de l’année 2026, réalisée le 7 janvier, le Mali a non seulement atteint, mais dépassé son objectif initial de 40 milliards FCFA en mobilisant 44 milliards FCFA. Cette opération s’est faite à l’issue d’une émission simultanée de Bons et d’Obligations assimilables du Trésor (BAT/OAT) sur le marché de l’UMOA-Titres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’opération a suscité un engouement marqué, avec 78,83 milliards FCFA de soumissions, soit un taux de couverture de 197,09 %. Autrement dit, les investisseurs ont proposé près de deux fois le montant recherché par le Trésor malien. Ce niveau de demande traduit la capacité du Mali à capter l’épargne disponible au sein de l’UEMOA.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour la seconde intervention sur le marché, effectuée le 22 janvier, le Mali a également levé des fonds supérieurs à sa demande. En recherchant 50 milliards FCFA, il a obtenu 55 milliards FCFA. L’émission s’est déroulée sous forme d’adjudication de Bons assimilables du Trésor (BAT) et d’Obligations assimilables du Trésor (OAT).</p>



<p class="wp-block-paragraph">La forte demande des investisseurs a permis au Mali de retenir 55 milliards FCFA, tout en restant sélectif sur les montants et les maturités acceptés. Les titres émis combinent des maturités courtes (182 et 364 jours) et moyennes (3 à 5 ans), ce qui permet d’étaler dans le temps le profil de remboursement.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-en-2025-sur-11-878-milliards-mobilises-la-part-du-mali-etait-modeste"><strong>En 2025, sur 11 878 milliards mobilisés, la part du Mali était modeste</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les données de l’agence UEMOA-Titres, les interventions des huit États membres ont permis de mobiliser, au cours de l’année 2025, des ressources substantielles s’élevant à 11 878 milliards FCFA. Sur ce montant, le Mali a pu encaisser 992 milliards FCFA, le classant ainsi au 5ᵉ rang des États de l’UEMOA.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce classement, la Côte d’Ivoire occupe la première place avec 5 149 milliards FCFA. Elle est suivie respectivement par le Sénégal (2 225 milliards FCFA) et le Niger (1 313 milliards FCFA). Le Burkina Faso se classe 4ᵉ avec 1 077 milliards FCFA.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est suivi du Mali (992 milliards FCFA), du Togo (412 milliards FCFA) et du Bénin (411 milliards FCFA). La Guinée-Bissau ferme la marche avec 299 milliards FCFA.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sidi Modibo Coulibaly</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Élevage au Mali : NINA-B, la solution digitale pour identifier et suivre les mouvements du bétail</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sidi Modibo Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 03 Jan 2026 07:59:55 +0000</pubDate>
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<p>Le Système national d’identification et de traçabilité du bétail jouera un rôle clé dans le développement économique du Mali.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><strong><em>Premier de la zone UEMOA et deuxième de la CEDEAO, le secteur de l’élevage du Mali représente 12 % du PIB (Produit Intérieur Brut). Ce qui fait de lui le troisième contributeur aux recettes d’exportation après l’or et le coton. En 2024, le bétail, à lui seul, a rapporté 113 milliards de F CFA. Au regard de son importance dans l’économie nationale, les autorités ne ménagent aucun effort pour son développement. D’où l’organisation annuelle d’une campagne nationale de vaccination.</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em></em></strong></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le lancement de la campagne 2025-2026 a eu lieu le vendredi 26 décembre 2025 à Kati-Draal, dans la commune de Kambila, cercle de Kati. Présidée par le Premier ministre, le général de division Abdoulaye Maïga, cette campagne vise à vacciner&nbsp;83 426 948 têtes d’animaux et de volailles, conformément aux prévisions triennales du Plan de campagne agricole harmonisé et consolidé, afin de réduire l’incidence des maladies ciblées.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-plusieurs-maladies-ciblees"><strong>Plusieurs maladies ciblées</strong><strong></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">D’après le ministre de l’Élevage et de la Pêche, Youba Ba, le cheptel du Mali était estimé en 2024 à environ 14 millions de bovins, 52 millions de petits ruminants, 1,4 million de camelins, 600 000 équins, 1,2 million d’asins, 90 000 porcins et 57 millions de volailles. Avec cet énorme potentiel, on comprend aisément la motivation du gouvernement à vacciner plus de 83 millions de têtes d’animaux et de volailles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, pour préserver ce capital, plusieurs maladies ont été ciblées : la péripneumonie contagieuse bovine, la peste des petits ruminants, les pasteurelloses, la maladie de Newcastle, la variole aviaire, la maladie de Gumboro, la bronchite infectieuse, les charbons, la fièvre aphteuse, la dermatose nodulaire contagieuse bovine, la rage et la fièvre de la Vallée du Rift.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces maladies demeurent des fléaux majeurs pour le cheptel malien. En luttant contre elles par la prévention, le gouvernement vise à renforcer la productivité du secteur de l’élevage, à contribuer à la sécurité alimentaire et au développement économique du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Premier ministre a souligné, lors du lancement,&nbsp;l’importance stratégique de la vaccination animale&nbsp;dans la prévention des maladies zoonotiques, la protection du cheptel national et l’amélioration des conditions de vie des éleveurs. Auparavant, le ministre Youba Ba avait rappelé que de nombreuses maladies animales restent endémiques au Mali et que leur gestion demeure un défi majeur. Selon lui, le pays est engagé dans plusieurs programmes sous-régionaux et internationaux de lutte contre ces maladies.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-environ-80-des-revenus-des-ruraux-proviennent-de-l-elevage"><strong>Environ 80 % des revenus des ruraux proviennent de l’élevage</strong><strong></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Parlant du rôle de l’élevage dans l’économie du pays, le ministre Ba a précisé que, selon les statistiques de l’INSTAT (Institut national de la statistique),&nbsp;l’élevage constitue la principale source de subsistance pour plus de 30 % de la population malienne, contribuant à hauteur de 12 % au PIB, 24 % à la production du secteur rural, environ 80 % aux revenus des populations rurales et près de 20 % aux recettes d’exportation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’objectif principal de la vision du département, a-t-il ajouté, est d’accroître significativement la contribution de l’élevage et de la pêche à la croissance économique, tout en rendant les produits plus compétitifs sur les marchés nationaux et internationaux. Cette vision repose sur des systèmes de production animale et piscicole intensifiés et résilients, alimentant une industrie de transformation conforme aux normes internationales et capable de fournir des produits standardisés répondant aux exigences des marchés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Concernant la lutte contre le vol du bétail, le ministre a présenté un&nbsp;projet digital innovant : le Système national d’identification et de traçabilité du bétail (SNITB), dénommé NINA-B. Cette solution, une fois opérationnelle, constituera un instrument majeur de suivi des mouvements des animaux et de traçabilité de leurs produits.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-des-defis-a-relever-d-ici-2029"><strong>Des défis à relever d’ici 2029</strong><strong></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le secteur de l’élevage au Mali reste confronté à d’importants défis : le changement climatique, la pression foncière croissante, les conflits et la sédentarisation des troupeaux transhumants dans les zones d’accueil. Pour y faire face, la 14ᵉ session du Conseil supérieur de l’Agriculture a recommandé des mesures fortes pour stabiliser le cheptel malien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est dans ce cadre qu’a été élaborée la&nbsp;Stratégie nationale de stabilisation et de sécurisation du bétail malien, conformément à la vision&nbsp;<em>« Mali kura ɲɛtaasira ka ben 2063 ma »</em>, à la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable 2024-2033 et au Cadre stratégique de la refondation de l’État. Elle vise à stabiliser et sécuriser, à l’horizon 2034, le cheptel sur des espaces aménagés avec une production optimale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Articulée autour de quatre axes stratégiques — aménagement et gestion des ressources pastorales, promotion des cultures fourragères, valorisation du bétail et création d’emplois, renforcement du suivi et des mesures d’accompagnement —, cette stratégie sera mise en œuvre à travers des plans d’actions quinquennaux, dont le premier couvre la période 2025-2029.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministre Youba Ba a précisé que&nbsp;les requêtes des éleveurs ont été pleinement intégrées&nbsp;dans la mise en œuvre du plan d’actions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Rappelons que lors de la campagne nationale de vaccination 2024-2025,&nbsp;81 millions de têtes d’animaux et de volailles&nbsp;avaient été concernées. Le coup d’envoi avait alors été donné par le Premier ministre Abdoulaye Maïga, le 14 décembre 2024, à Konobougou, dans la région de Ségou.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sidi Modibo Coulibaly</strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Mali, Élevage, Bétail, Traçabilité, NINA-B, Système national d’identification et de traçabilité du bétail, Vol de bétail, Digitalisation, Innovation numérique, Technologie agricole, Ministère de l’Élevage et de la Pêche, Youba Ba, Gouvernement malien, Sécurité du cheptel,&nbsp;</p>
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		<title>Alliance des États du Sahel : une confédération qui a su apprendre de l&#8217;échec de la Fédération du Mali</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sidi Modibo Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 26 Dec 2025 13:58:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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<p>Découvrez les enjeux du deuxième sommet de l'Alliance des États du Sahel à Bamako, dirigé par le Général Assimi Goïta.</p>
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<p class="wp-block-paragraph" id="h-"><strong><em><strong><em>Le deuxième sommet des Chefs d’État de la Confédération des États du Sahel (AES) s’est tenu, sans anicroche, du 22 au 23 décembre 2025 à Bamako, au Mali. À l’issue de la rencontre, le Général d’Armée Assimi Goïta, Président de la Confédération, a passé le témoin à son homologue du Burkina Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré. Ce passage de témoin reflète la solidité de la Confédération et prouve à suffisance que les dirigeants des trois pays ont su éviter les causes de l’échec de l’éphémère Fédération du Mali.</em></strong></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 27 octobre 1946, sur proposition des autorités, les Français acceptent, par référendum, la Constitution de la IVᵉ République qui prévoit la création de l’Union française, en remplacement de l’empire colonial français. Cette Union française consistait à instituer, dans chaque territoire, une assemblée élue. Dans les groupes de territoires, la gestion des intérêts communs est confiée à une assemblée composée de membres élus par les assemblées territoriales.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-l-adhesion-du-benin-et-du-burkina"><strong>L’adhésion du Bénin et du Burkina</strong><strong></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les organes centraux de l’Union française étaient la présidence — revenant au Président de la République française —, le Haut Conseil, composé d’une délégation du gouvernement français et de représentants de chaque État associé, et l’Assemblée de l’Union française, composée pour moitié de membres représentant la France métropolitaine et pour moitié des représentants des départements et territoires d’outre-mer et des États associés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Représentées dans le Haut Conseil et dans l’Assemblée de l’Union française, les populations d’outre-mer l’étaient également à l’Assemblée nationale et au Conseil de la République (nom donné alors au Sénat). C’est dans ce cadre que des élections furent organisées dans les territoires coloniaux. Plusieurs leaders africains se retrouvèrent ainsi dans les instances dirigeantes, notamment au Parlement et au gouvernement français.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au fil des années, jusqu’en 1957, les leaders africains réclamèrent davantage d’autonomie pour chacun des territoires. Face à cette situation, le 8 août 1958, le chef de l’État français, le Général Charles de Gaulle, annonça, dans une allocution télévisée, que les territoires africains auraient à choisir entre l’indépendance et l’association à la France. Le 28 septembre 1958, les Français de la métropole et les Africains furent appelés à se prononcer, par référendum, sur l’adoption de la Constitution de la Vᵉ République et sur la mise en place de la Communauté, appelée à remplacer l’Union française et à préparer les voies de l’indépendance.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-le-mali-une-federation-feu-de-paille"><strong>Le Mali, une fédération « feu de paille »</strong><strong></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">La Guinée fut le seul territoire à rejeter le projet de Communauté. À la suite de cet acte, les dirigeants du Soudan (actuel Mali) et du Sénégal décidèrent de former, le 17 janvier 1959, la Fédération du Mali, demeurant au sein de la Communauté. En 1960, la Haute-Volta (actuel Burkina Faso) et le Dahomey (actuel Bénin) adhérèrent initialement à la Fédération du Mali. Mais le référendum organisé en mars 1960 en Haute-Volta déboucha sur un rejet massif de la Fédération, tout comme au Dahomey. Ces deux territoires rejoignirent alors le Conseil de l’Entente, composé de la Côte d’Ivoire et du Niger.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après le départ du Dahomey et de la Haute-Volta, le Soudan et le Sénégal entreprirent de s’organiser. Le 4 avril 1959, le Sénégalais Léopold Sédar Senghor fut élu Président de l’Assemblée fédérale et le Soudanais Modibo Keïta, Président du gouvernement, tandis que le Sénégalais Mamadou Dia devenait vice-président. Le 28 septembre 1959, Modibo Keïta et Mamadou Dia furent reçus par le Général de Gaulle et lui annoncèrent que la Fédération du Mali comptait accéder à l’indépendance sans quitter la Communauté, ce que le Général accepta.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les 11 et 12 décembre 1959, lors du Conseil exécutif de la Communauté réuni à Saint-Louis (Sénégal), De Gaulle annonça l’accès à l’indépendance du Mali, par transfert des compétences communautaires, tout en concluant avec la France des accords de coopération. Ces accords furent signés le 4 avril 1960 et ratifiés les 9 et 16 juin 1960 par l’Assemblée nationale française et le Conseil de la République. Le 20 juin 1960, fut proclamée l’indépendance de la Fédération du Mali.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais, dès le 19 août 1960, une crise éclata entre Sénégalais et Soudanais, suite à la mise à l’écart de Mamadou Dia par Modibo Keïta. Le 20 août 1960, l’Assemblée sénégalaise décida du retrait du Sénégal de la Fédération du Mali et proclama l’indépendance, récupérant la totalité des pouvoirs. Les frontières entre les deux pays furent fermées. Le 22 septembre 1960, le congrès de l’US-RDA proclama la République du Mali, confirmée ensuite par le Parlement soudanais. Le gouvernement conserva l’hymne et le drapeau de la défunte Fédération.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi prit fin la Fédération du Mali — un échec né du conflit opposant Léopold Sédar Senghor et Modibo Keïta, des craintes sénégalaises d’une domination soudanaise, et de visions divergentes sur le modèle de développement et l’orientation internationale à adopter.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-l-aes-resiste-a-ce-qui-a-fait-eclater-la-federation-du-mali"><strong>L’AES résiste à ce qui a fait éclater la Fédération du Mali</strong><strong></strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">La création de l’Alliance des États du Sahel (AES) est issue d’un processus soigneusement préparé. Elle débute le 16 septembre 2023, avec la signature de la&nbsp;Charte du Liptako-Gourma&nbsp;par les Chefs d’État du Mali (Assimi Goïta), du Burkina Faso (Ibrahim Traoré) et du Niger (Abdourahamane Tiani). Cette alliance visait à faire face aux menaces d’intervention militaire de la CEDEAO au Niger, après la prise de pouvoir du Général Tiani en juillet 2023, ainsi qu’aux sanctions économiques imposées aux trois pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 25 novembre 2023, une réunion des ministres de l’Économie et des Finances se tint à Bamako pour poser les bases économiques de l’alliance, en évaluant les ressources et les stratégies industrielles. Le 28 janvier 2024, les trois pays annoncèrent officiellement leur&nbsp;retrait de la CEDEAO, dénonçant des sanctions «&nbsp;<em>illégales et illégitimes&nbsp;</em>». Le lendemain, leurs lettres de retrait furent adressées à l’organisation. Le 15 février 2024, les ministres des Affaires étrangères se réunirent à Ouagadougou pour structurer l’architecture institutionnelle de l’alliance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces initiatives communes aboutirent, le 6 juillet 2024, à la&nbsp;création de la Confédération des États du Sahel (AES)&nbsp;lors du premier sommet des Chefs d’État à Niamey.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis cette date, la Confédération ne cesse de se renforcer. Elle dispose aujourd’hui d’un logo, d’un hymne, d’une&nbsp;force militaire unifiée, d’une&nbsp;banque d’investissement et de développement&nbsp;dotée d’un capital initial de 509 milliards de F CFA, d’outils de communication communs (télévision, radio, presse écrite), ainsi que de mécanismes de coordination politique et économique de plus en plus opérationnels.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au regard de ces réalisations, on peut affirmer que&nbsp;l’AES, contrairement à la Fédération du Mali, a su tirer les leçons des erreurs du passé. Si la Fédération fut une expérience éphémère, la Confédération des États du Sahel, elle, s’enracine dans une vision concertée, pragmatique et souveraine.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sidi Modibo Coulibaly&nbsp;</strong><strong></strong></p>
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