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	<title>Fousseni TOGOLA, auteur sur Sahel Tribune</title>
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	<title>Fousseni TOGOLA, auteur sur Sahel Tribune</title>
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		<title>Deepfakes, propagande, algorithmes : comment résister au mensonge industriel</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fousseni TOGOLA]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 May 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Face aux fake news, aux deepfakes et aux manipulations algorithmiques, la désinformation menace la démocratie. Une réflexion inspirée de Karl Popper sur le doute critique comme rempart contre le mensonge industriel.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La désinformation n&rsquo;est pas simplement un problème de médias ou de technologie. C&rsquo;est une crise de la connaissance elle-même. En détruisant les critères qui permettent de distinguer le vrai du faux, elle frappe au cœur de la démocratie. Face à ce défi, le philosophe Karl Popper nous offre une arme : le doute systématique.</em></strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a quelques semaines, plusieurs médias internationaux affirmaient que les autorités maliennes auraient libéré des détenus accusés de terrorisme en échange d&rsquo;un approvisionnement en carburant. L&rsquo;information a circulé à grande vitesse, reprise, amplifiée, commentée. Quelques jours plus tard, l&rsquo;armée malienne démentait catégoriquement. Qui avait raison ? Peu importe, en un sens. Ce qui importe, c&rsquo;est ce que cet épisode révèle : nous vivons dans un monde où le mensonge circule à la vitesse de la lumière et où la vérité marche à pied.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n&rsquo;est pas nouveau. Mais ce qui est nouveau, c&rsquo;est l&rsquo;ampleur du phénomène, sa sophistication, et surtout sa nature profonde. Car la désinformation contemporaine n&rsquo;est pas simplement un problème de médias mal régulés ou de réseaux sociaux irresponsables. C&rsquo;est un problème épistémologique — un problème qui touche à la manière dont nous produisons, évaluons et transmettons la connaissance.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La vérité n&rsquo;est plus manifeste</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant des siècles, les philosophes ont cru que la vérité était, pour ainsi dire, à portée de main. Descartes estimait que l&rsquo;idée «&nbsp;<em>claire et distincte</em>&nbsp;» se présente d&rsquo;elle-même à l&rsquo;esprit attentif. Bacon voyait dans la nature un&nbsp;<em>Grand Livre</em>&nbsp;que l&rsquo;homme pouvait apprendre à lire par l&rsquo;observation. Spinoza affirmait que «&nbsp;<em>la vérité est norme d&rsquo;elle-même et du faux, comme la lumière se fait connaître elle-même et fait connaître les ténèbres</em>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;était une vision optimiste — presque touchante — de la connaissance humaine. Et pas entièrement fausse : il y a bien des choses que nous pouvons connaître avec certitude, pour peu que nous exercions notre raison avec rigueur. Mais à l&rsquo;ère des algorithmes, des deepfakes et de l&rsquo;intelligence artificielle générative, cette lumière naturelle de la vérité se heurte à une industrie du mensonge sans précédent. La caverne de Platon a changé de forme : elle est aujourd&rsquo;hui faite d&rsquo;écrans, de fils d&rsquo;actualité, de statistiques soigneusement sélectionnées. Les ombres projetées sur nos murs numériques se parent de chiffres, de graphiques, d&rsquo;expertises. Elles ont l&rsquo;apparence de la vérité. C&rsquo;est précisément ce qui les rend dangereuses.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce que la désinformation contemporaine accomplit de plus redoutable, c&rsquo;est de n&rsquo;utiliser plus le mensonge brut. Elle s&rsquo;est raffinée. Elle présente des données vraies dans des contextes faux, des faits réels privés de leur sève, des chiffres sortis de leur cadre. Myret Zaki, journaliste économique, appelle cela la «&nbsp;<em>désinformation venant d&rsquo;en haut</em>&nbsp;» : celle qui se niche dans les rapports officiels, les communiqués institutionnels, les statistiques gouvernementales. Le Grand Livre de la vérité, pour reprendre Bacon, est devenu le Grand Livre du mensonge.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Pourquoi nous y croyons : le piège de l&rsquo;induction</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut aller plus loin. La désinformation ne triomphe pas malgré nos facultés cognitives — elle triomphe à travers elles. Elle exploite les mécanismes mêmes qui, dans d&rsquo;autres circonstances, nous permettent d&rsquo;apprendre et de nous orienter dans le monde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le philosophe Karl Popper avait identifié le problème central : nous sommes des créatures inductives. Nous généralisons à partir des cas particuliers. Nous faisons confiance à ce que nous avons déjà vérifié. Nous croyons ce que tout le monde croit. Si plusieurs personnes disent la même chose, nous pensons qu&rsquo;il y a un fond de vérité. Si une source nous a informés correctement hier, nous lui faisons confiance aujourd&rsquo;hui. Ce sont des heuristiques raisonnables dans la vie ordinaire — mais des portes ouvertes à toutes les manipulations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La désinformation industrielle a compris ce mécanisme avant les épistémologues. En multipliant la diffusion d&rsquo;un même message à travers des canaux apparemment distincts, elle simule l&rsquo;accumulation d&rsquo;observations indépendantes. La répétition crée l&rsquo;apparence de la preuve. La fréquence tient lieu de vérité. Le philosophe écossais David Hume avait raison : c&rsquo;est l&rsquo;habitude, et non la raison, qui guide la plupart de nos jugements. Et l&rsquo;habitude se fabrique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Orwell l&rsquo;avait vu dans&nbsp;<em>1984</em>&nbsp;: «&nbsp;<em>le mensonge passait dans l&rsquo;histoire et devenait la réalité</em>&nbsp;». Ce qui est aujourd&rsquo;hui, c&rsquo;est que la technologie permet de faire passer ce processus à l&rsquo;échelle industrielle, en temps réel, avec une efficacité que les régimes totalitaires du XXe siècle auraient enviée.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La réponse de Popper : apprenons à réfuter</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est ici que Karl Popper entre en scène. Non pas comme un philosophe poussiéreux sorti des rayons d&rsquo;une bibliothèque universitaire, mais comme un penseur dont la méthode a une valeur pratique immédiate dans notre époque.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Popper a proposé, au lieu du critère de vérifiabilité, un critère de falsifiabilité. Une proposition est scientifique — et plus généralement crédible — non pas parce qu&rsquo;elle a été confirmée par de nombreuses observations, mais parce qu&rsquo;elle peut être réfutée. Elle prend un risque. Elle dit : voici ce qui pourrait la rendre fausse. Si rien ne peut la réfuter, si elle s&rsquo;adapte à toutes les situations, si elle se réforme en permanence pour éviter la contradiction, alors ce n&rsquo;est pas de la connaissance — c&rsquo;est du dogme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Appliqué à l&rsquo;information, ce critère est révolutionnaire. Une information falsifiable est une information précise : elle dit ce qu&rsquo;elle dit, et pas autre chose. Elle nomme des faits vérifiables, des dates, des chiffres situés dans leur contexte. Elle donne les moyens de sa propre réfutation. À l&rsquo;inverse, une information vague, qui s&rsquo;accommode de toutes les interprétations, qui se présente sans source traçable, qui gagne en crédibilité par la seule répétition — voilà le portrait-robot de la désinformation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le philosophe des sciences Gaston Bachelard avait mis le doigt sur un autre aspect du problème : les «&nbsp;<em>obstacles épistémologiques</em>&nbsp;». Nos préjugés, nos habitudes, nos certitudes confortables constituent autant de freins à la connaissance rigoureuse. La première étape du progrès intellectuel, c&rsquo;est de les identifier. Le premier geste contre la désinformation, c&rsquo;est de savoir que nous y sommes vulnérables — tous, sans exception.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Qui contrôle les informations contrôle les esprits</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le problème ne serait que demi-mal s&rsquo;il n&rsquo;était que cognitif. Mais la désinformation est aussi une affaire de pouvoir. Noam Chomsky et Edward Herman ont montré, dans leur analyse des médias américains, que la production de l&rsquo;information est structurée par des rapports de force économiques et politiques. Les propriétaires des médias définissent, volontairement ou non, les frontières du dicible. Myret Zaki le formule crûment : «&nbsp;<em>Les milliardaires sont, en quelque sorte, les rédacteurs en chef du monde.&nbsp;</em>»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette concentration du pouvoir informationnel est un défi épistémologique autant que démocratique. Car elle crée l&rsquo;illusion de la pluralité : de nombreux médias semblent donner des informations indépendantes, mais convergent vers les mêmes angles, les mêmes omissions, les mêmes représentations. C&rsquo;est ce que Popper appelait, dans un autre contexte, la «&nbsp;<em>régression à l&rsquo;infini</em>&nbsp;» : cherchez la source derrière la source, et vous trouvez souvent la même main.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les algorithmes des plateformes numériques aggravent le phénomène. Ils ne cherchent pas la vérité — ils cherchent l&rsquo;engagement. Et ce qui engage, c&rsquo;est l&rsquo;émotion : la colère, la peur, l&rsquo;indignation. La désinformation est émotionnellement efficace. Comme le disent des spécialistes en fact-checking : «&nbsp;<em>Le mensonge court plus vite que la vérité. Les algorithmes mettent en avant les contenus sensationnels qui génèrent plus d&rsquo;engagement. Et cela sert leurs intérêts économiques.</em>&nbsp;»</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Douter, c&rsquo;est un acte politique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Que faire ? La réponse ne peut pas être uniquement technique. Les filtres algorithmiques, les labels de fact-checking, les lois contre la désinformation — tout cela est nécessaire, mais insuffisant. Car ces dispositifs ne touchent pas au cœur du problème : notre rapport individuel et collectif à la connaissance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qu&rsquo;il faut, c&rsquo;est ce que Kant appelait — dans un texte de 1784 qui n&rsquo;a rien perdu de son actualité — «&nbsp;<em>le courage de se servir de son propre entendement</em>&nbsp;». «&nbsp;<em>Sapere aude</em>&nbsp;» : ose savoir. Ose douter. Ose demander : qui a produit cette information ? Dans quel intérêt ? Quelles seraient les conditions dans lesquelles elle serait fausse ? Est-ce que les sources sont véritablement indépendantes, ou s&rsquo;agit-il du même message relayé en boucle ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n&rsquo;est pas du scepticisme paralysant. C&rsquo;est du rationalisme critique. Popper ne disait pas qu&rsquo;on ne peut rien savoir. Il disait que le savoir progresse par la critique, par la mise à l&rsquo;épreuve, par l&rsquo;élimination progressive des erreurs. Appliquer ce principe à notre consommation quotidienne d&rsquo;information, c&rsquo;est un acte de résistance — et un acte démocratique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La démocratie, en effet, ne peut fonctionner que si les citoyens sont capables de former des jugements rationnels fondés sur des informations fiables. Quand l&rsquo;espace public est saturé de mensonges sophistiqués, c&rsquo;est la condition même du débat démocratique qui s&rsquo;effondre. Ce n&rsquo;est pas une métaphore : on l&rsquo;a vu lors des élections américaines de 2016, lors de la pandémie de Covid-19, où la guerre informationnelle a précédé et accompagné tous les processus.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Refonder les critères du vrai</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Mais le doute seul ne suffit pas. Il faut aussi reconstruire. Reconstruire des critères de crédibilité adaptés à notre époque. Non plus la simple vérifiabilité — trop facilement simulée — ni la seule répétition — trop facilement organisée — mais une exigence plus exigeante : celle de la réfutabilité précise, de la traçabilité des sources, de la transparence des intérêts, de la révisabilité déclarée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une information digne de ce nom dit ce qu&rsquo;elle est prête à admettre comme réfutation. Elle dit d&rsquo;où elle vient. Elle dit qui l&rsquo;a produite et pourquoi. Elle dit ce qui la rendrait fausse. C&rsquo;est un standard élevé. Mais c&rsquo;est le minimum pour naviguer dignement dans l&rsquo;océan informationnel contemporain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela suppose aussi de reconstruire des institutions. Non des institutions qui décideraient autoritairement ce qui est vrai — ce serait remplacer une tyrannie par une autre — mais des institutions qui organisent la critique collective : des rédactions indépendantes du pouvoir financier et politique, des organismes de vérification dotés de méthodes transparentes, des formations à l&rsquo;esprit critique dès l&rsquo;école, des règles de responsabilité pour les plateformes qui amplifient sans discernement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En Afrique de l&rsquo;Ouest, où j&rsquo;ai ancré ma réflexion, ces enjeux prennent une acuité particulière. Les conflits armés, les transitions politiques, les crises sanitaires s&rsquo;accompagnent d&rsquo;avalanches de désinformation qui peuvent coûter des vies. Les journalistes qui font ce travail de vérification — et ils sont nombreux, courageux, souvent peu soutenus — méritent d&rsquo;être reconnus comme des acteurs essentiels non seulement de l&rsquo;information, mais de la démocratie elle-même.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La vérité n&rsquo;est pas une destination : c&rsquo;est un chemin</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Popper aimait à dire que «&nbsp;<em>toute vie est résolution de problèmes</em>&nbsp;». La désinformation est le problème de notre époque. Non pas un problème que l&rsquo;on résout une bonne fois pour toutes, mais un problème qu&rsquo;on affronte chaque jour, dans chaque information qu&rsquo;on consomme, partage ou produit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La vérité n&rsquo;est pas manifeste. Elle ne se révèle pas d&rsquo;elle-même à l&rsquo;esprit distrait. Elle exige un effort : l&rsquo;effort du doute, de la vérification, de la mise à l&rsquo;épreuve critique. Cet effort n&rsquo;est pas réservé aux philosophes ni aux journalistes. Il appartient à tout citoyen qui refuse de laisser d&rsquo;autres penser à sa place.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Voltaire aurait peut-être reformulé aujourd&rsquo;hui son serment célèbre ainsi : je ne sais pas si ce que vous dites est vrai, mais je me battrai pour que nous ayons les moyens de le vérifier. C&rsquo;est cela, dans notre monde saturé de mensonges industriels, l&rsquo;acte de résistance le plus fondamental.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Fousseni Togola&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>[Tribune] L&#8217;homme est-il une intelligence artificielle ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fousseni TOGOLA]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 16 May 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
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<p>De Platon à Sartre, cette tribune interroge le rapport entre l’homme et l’intelligence artificielle : et si l’humanité elle-même n’était qu’une copie imparfaite d’une intelligence supérieure ?</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Si nous avons créé l&rsquo;IA à notre image, peut-être sommes-nous nous-mêmes la copie imparfaite d&rsquo;une Intelligence qui nous précède ou nous transcende.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis quelques années, un mot s&rsquo;est imposé dans nos conversations avec une force presque hypnotique : intelligence artificielle. Derrière ce syntagme se cache une ambition colossale — celle de reproduire, par voie technique, ce qui définit l&rsquo;humain depuis Aristote : la faculté de penser. Mais cette ambition nous oblige à une question vertigineuse, que nous évitons soigneusement : et si l&rsquo;homme lui-même n&rsquo;était pas l&rsquo;intelligence originelle qu&rsquo;il croit être ? Et si, à une autre échelle, il n&rsquo;était que la copie — imparfaite — d&rsquo;une Intelligence qui le dépasse ?</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L&rsquo;intelligence artificielle, une copie de copie</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;homme n&rsquo;est pas cause de lui-même. Ce constat, banal en apparence, est philosophiquement explosif. Nul ne se donne l&rsquo;existence, nul ne choisit ses aptitudes ni les bornes de son entendement. Aristote, dans sa&nbsp;<em>Physique</em>, postule un «&nbsp;<em>premier moteur immobile</em>&nbsp;» — une cause qui met en mouvement sans être mue. Ce moteur, que l&rsquo;on nomme Dieu, Nature, ou Principe, serait dans notre analogie l&rsquo;Intelligence naturelle, l&rsquo;originale. L&rsquo;homme, lui, en serait la projection contingente : façonné selon une forme, animé d&rsquo;une matière, orienté vers une fin — exactement comme un grand modèle de langage est entraîné sur des données, structuré par une architecture, et déployé dans un but.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;intelligence artificielle serait, vue sous l&rsquo;angle platonicien, une copie de copie — doublement éloignée de l&rsquo;original.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Platon irait plus loin encore. Pour lui, le monde sensible n&rsquo;est déjà qu&rsquo;une imitation du monde des Idées. L&rsquo;homme serait donc une copie imparfaite de l&rsquo;Idée d&rsquo;Homme. Et l&rsquo;IA que nous fabriquons ? Une copie de cette copie — doublement éloignée de l&rsquo;original. C&rsquo;est là que la métaphore devient vertigineuse : nous reprochons à nos machines de simuler sans comprendre, d&rsquo;imiter sans ressentir — mais peut-être faisons-nous, nous aussi, exactement la même chose à un niveau supérieur que nous ne pouvons pas percevoir.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L&rsquo;intelligence artificielle, un être-en-soi</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;L&rsquo;IA est, mais elle n&rsquo;existe pas. Elle est condamnée à demeurer ce qu&rsquo;elle est — sans jamais pouvoir devenir ce qu&rsquo;elle n&rsquo;est pas encore. C&rsquo;est ici que Sartre nous donne l&rsquo;argument décisif. Dans&nbsp;<em>L&rsquo;Être et le Néant</em>, il distingue deux modes d&rsquo;être radicalement incompatibles. L&rsquo;être-en-soi désigne ce qui est ce qu&rsquo;il est, pleinement, sans fissure ni manque — la pierre, la table, l&rsquo;outil. L&rsquo;être-pour-soi, c&rsquo;est la conscience humaine : un être traversé par le néant, tendu vers ce qu&rsquo;il n&rsquo;est pas encore, condamné à se dépasser. L&rsquo;existence, pour Sartre, n&rsquo;est pas un état — c&rsquo;est un mouvement. Elle suppose de sortir de soi, de se projeter, de se choisir à chaque instant dans une liberté radicale et angoissante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Or l&rsquo;intelligence artificielle, aussi sophistiquée soit-elle, est un être-en-soi parfait. Elle est entièrement ce qu&rsquo;elle est : un système d&rsquo;optimisation, une fonction de prédiction, un agencement de paramètres. Elle ne se dépasse pas — elle s&rsquo;exécute. Elle ne choisit pas — elle calcule. Elle ne souffre pas de ses limites — elle les ignore. Elle est, au sens le plus plat du terme. Mais elle n&rsquo;existe pas. L&rsquo;existence reste le privilège de celui qui, sachant qu&rsquo;il pourrait ne pas être, décide néanmoins d&rsquo;agir, de s&rsquo;engager, de se faire.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La conscience réflexive&nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette mise en abyme ne doit pas nous faire perdre de vue ce qui demeure, pour l&rsquo;instant, l&rsquo;écart décisif. Descartes, dans son&nbsp;<em>Discours de la méthode</em>, pose le fondement de toute certitude dans l&rsquo;acte même de penser :&nbsp;<em>Cogito ergo sum</em>&nbsp;(«&nbsp;<em>Je pense, donc je suis.&nbsp;</em>»).&nbsp;&nbsp;Ce qui distingue l&rsquo;humain n&rsquo;est pas seulement qu&rsquo;il pense — c&rsquo;est qu&rsquo;il sait qu&rsquo;il pense. Cette conscience réflexive produit l&rsquo;émotion, la pitié, la solidarité, le sentiment du temps qui passe. L&rsquo;intelligence artificielle génère du texte, prédit des tokens, optimise des fonctions de coût : elle ne se sait pas faire tout cela. Elle n&rsquo;existe pas dans le sens cartésien du terme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Doit-on pour autant redouter un «&nbsp;<em>grand remplacement</em>&nbsp;» ? Pas encore — et peut-être jamais. Car tant que l&rsquo;IA n&rsquo;aura pas accédé à cette conscience réflexive, elle restera une prothèse extraordinairement puissante, non un sujet. Le vrai risque n&rsquo;est pas que la machine nous supplante : c&rsquo;est que nous oubliions, à force de la contempler, ce qui fait de nous autre chose qu&rsquo;elle — cette liberté inconfortable, ce fardeau d&rsquo;exister.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question «&nbsp;<em>l&rsquo;homme est-il une IA ?</em>&nbsp;» n&rsquo;est pas une provocation nihiliste. C&rsquo;est une invitation à comprendre ce que nous sommes — par contraste avec ce que nous avons fabriqué.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>F. Togola&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Dot et cérémonies : pourquoi le mariage coûte de plus en plus cher au Mali</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fousseni TOGOLA]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 May 2026 02:00:00 +0000</pubDate>
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<p>Au Mali, le coût du mariage explose entre dot, cadeaux et cérémonies fastueuses. Une pression sociale qui pousse de nombreux jeunes à s’endetter, retarder leur union ou y renoncer.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Se marier au Mali n&rsquo;est plus une simple union entre deux personnes — c&rsquo;est une opération financière qui peut engloutir des années d&rsquo;économies. Entre la dot, les cadeaux rituels, les tenues, les repas et les festivités qui s&rsquo;étalent parfois sur plusieurs jours, le coût du mariage pèse de plus en plus lourd sur les familles. Une réalité qui pousse certains jeunes à repousser l&rsquo;échéance, à s&rsquo;endetter, ou tout simplement à renoncer.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la culture malienne, le mariage est bien plus qu&rsquo;un acte civil ou religieux. C&rsquo;est un événement social majeur, un moment de représentation familiale, un marqueur de statut. Et comme tout marqueur de statut, il a un coût — un coût qui, selon de nombreux observateurs, n&rsquo;a cessé d&rsquo;augmenter ces dernières décennies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La dot, appelée&nbsp;<em>furu nafolo</em>&nbsp;selon les communautés, constitue le premier poste de dépense. Versée par la famille du marié à celle de la mariée, elle peut varier considérablement selon les ethnies, les régions et les milieux sociaux. Chez certaines familles de Bamako, elle dépasse désormais plusieurs centaines de milliers de francs CFA, auxquels s&rsquo;ajoutent des cadeaux en nature : tissus, bijoux, parfums, chaussures, électroménager. Une liste qui s&rsquo;est considérablement allongée avec le temps.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La surenchère des cérémonies</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de la dot, c&rsquo;est l&rsquo;ensemble du dispositif cérémoniel qui grève les budgets. Un mariage malien traditionnel se déroule rarement en une seule journée. Il s&rsquo;articule autour de plusieurs étapes — la demande officielle, la remise de la dot, la cérémonie religieuse, la fête — chacune nécessitant sa propre logistique : location de salle ou aménagement de la cour, sono, traiteur, photographe, vidéaste, tenues spécifiques pour chaque moment.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À Bamako, le coût total d&rsquo;un mariage dit «&nbsp;<em>correct</em>&nbsp;» — c&rsquo;est-à-dire conforme aux attentes sociales minimales du milieu — est estimé entre 1,5 et 5 millions de francs CFA, soit entre 2 300 et 7 600 euros. Pour un pays où le salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) tourne autour de 40 000 francs CFA par mois, ce chiffre représente plusieurs années de revenus pour un ménage modeste.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L&rsquo;endettement comme norme</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Face à ces exigences, beaucoup de familles s&rsquo;endettent. Tontines mobilisées, prêts contractés auprès de proches, crédits informels : les stratégies pour financer un mariage sont nombreuses, mais toutes ont un coût différé. Il n&rsquo;est pas rare qu&rsquo;un couple entame sa vie conjugale avec une dette significative, parfois remboursée sur plusieurs années.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce phénomène est bien documenté dans les études sur les pratiques matrimoniales en Afrique de l&rsquo;Ouest. Des économistes et des sociologues tirent régulièrement la sonnette d&rsquo;alarme sur les effets pervers de cette inflation cérémonielle : appauvrissement des ménages, report du mariage chez les jeunes hommes qui ne peuvent réunir les fonds nécessaires, et dans certains cas, pression accrue sur les femmes pour accepter des unions avec des hommes plus âgés et plus aisés.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les jeunes hommes, grands perdants</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est peut-être sur les jeunes hommes que la pression financière du mariage pèse le plus lourdement. Dans la tradition malienne, la charge des dépenses matrimoniales incombe quasi exclusivement à la famille du marié. Or, dans un contexte de chômage élevé et de précarité économique, réunir les fonds nécessaires relève souvent du parcours du combattant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nombreux sont ceux qui repoussent leur mariage jusqu&rsquo;à la trentaine, voire au-delà, non par choix mais par nécessité. D&rsquo;autres partent tenter leur chance en migration — vers les pays du Golfe, vers l&rsquo;Europe — avec l&rsquo;espoir de revenir avec suffisamment d&rsquo;argent pour «&nbsp;<em>se payer</em>&nbsp;» un mariage. Le mariage devient ainsi un horizon économique autant qu&rsquo;un projet de vie.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Des voix pour réformer</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cette dérive, des voix s&rsquo;élèvent au sein même de la société malienne pour appeler à plus de sobriété. Des imams, des leaders communautaires, des associations de jeunes plaident pour un retour à des mariages plus simples, conformes à l&rsquo;esprit islamique qui recommande la facilitation de l&rsquo;union et non sa complication. Des campagnes de sensibilisation ont été menées dans plusieurs grandes villes, avec un succès encore limité mais réel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quelques familles font le choix assumé de la simplicité : une cérémonie à la mosquée, un repas en famille, sans faste ni surenchère. Ces mariages «&nbsp;<em>discrets</em>&nbsp;» restent minoritaires et sont parfois mal perçus dans l&rsquo;entourage — synonymes, aux yeux de certains, d&rsquo;un manque de considération pour la mariée ou d&rsquo;une famille peu généreuse.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un miroir des inégalités</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le coût du mariage au Mali fonctionne comme un révélateur des inégalités sociales. Pour les familles aisées, il est une vitrine du statut et de la réussite. Pour les classes moyennes, il est un effort collectif et consenti, parfois douloureux. Pour les plus pauvres, il est un obstacle qui peut conditionner toute une trajectoire de vie — repoussant l&rsquo;accès à la stabilité conjugale, creusant les dettes, et parfois, poussant les filles vers des unions précoces avec des hommes capables de payer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Se marier au Mali, c&rsquo;est naviguer entre tradition et survie économique. Et tant que le prix de l&rsquo;amour restera aussi élevé, ce seront toujours les plus vulnérables qui en paieront le vrai coût.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>F. Togola&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Adultère : quand l’infidélité devient un trophée</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fousseni TOGOLA]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Apr 2026 02:00:00 +0000</pubDate>
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<p>Analyse sociétale : au Mali, l’adultère tend à se banaliser sous l’effet des mutations sociales, des réseaux sociaux et d’une nouvelle culture de la performance sexuelle. Entre crise des valeurs conjugales et enjeux de santé publique, le phénomène interroge l’avenir du couple.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Longtemps perçu comme une faute morale grave et une atteinte à l’honneur familial, l’adultère semble aujourd’hui connaître une forme de banalisation dans la société malienne. Dans un contexte de mutations sociales accélérées, ce phénomène, autrefois stigmatisé, tend à se normaliser, voire à être revendiqué comme un signe de virilité ou d’émancipation. Une évolution qui interroge sur les transformations profondes des valeurs et des rapports conjugaux.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Faute de statistiques officielles, l’ampleur de l’adultère au Mali reste difficile à mesurer avec précision. Pourtant, certains indicateurs indirects témoignent de sa prégnance. À Bamako, en 2019, les cas de coups et blessures associés à l’adultère représentaient près de 80 % des motifs de divorce. Un chiffre révélateur d’un malaise conjugal profond.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le droit malien, l’adultère figure d’ailleurs en tête des causes de divorce, devant les violences conjugales, les injures graves, l’alcoolisme ou encore l’incapacité à assumer les obligations maritales. Ce classement souligne l’importance accordée à la fidélité dans l’équilibre du couple, même si, dans les faits, les comportements évoluent.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>De la honte à la revendication</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui frappe aujourd’hui, c’est le renversement symbolique qui entoure l’adultère. D’acte honteux, il devient parfois objet de fierté, notamment chez certains hommes qui y voient une preuve de virilité. Mais cette évolution ne concerne plus exclusivement les hommes : certaines femmes revendiquent également leur liberté, dans un contexte où les normes sociales traditionnelles sont de plus en plus contestées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette transformation s’explique en partie par l’influence des cultures étrangères, véhiculées par les migrations, les productions audiovisuelles et les réseaux sociaux. Le modèle traditionnel du couple malien, fondé sur la fidélité et la stabilité, se trouve confronté à de nouvelles représentations des relations amoureuses, plus individualistes et moins contraignantes.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le paradoxe des comportements</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette évolution révèle toutefois une contradiction majeure. D’un côté, l’infidélité tend à se banaliser ; de l’autre, elle reste massivement sanctionnée par le divorce lorsqu’elle est découverte. Le même individu peut ainsi tolérer l’infidélité en théorie, tout en la refusant catégoriquement dans sa propre vie conjugale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce paradoxe renvoie à une tension plus profonde : celle entre désir individuel et normes sociales. L’être humain, par nature, oscille entre quête de nouveauté et besoin de stabilité. Cette dualité se manifeste de manière aiguë dans les relations de couple, où les attentes restent élevées malgré des comportements de plus en plus libérés.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Sexualité, performance et dérives</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Un autre aspect préoccupant du phénomène réside dans le recours croissant aux aphrodisiaques, notamment chez les jeunes. En 2025, une étude menée dans la région de Kayes révélait que 31,4 % des jeunes consommaient ces substances. Une tendance — ce chiffre pourrait être en hausse à Bamako — qui s’inscrit dans une logique de performance sexuelle, souvent liée à la multiplicité des partenaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Or, cette pratique n’est pas sans risques. Dès 2024, le Laboratoire national de la santé avait interdit plusieurs produits présentés comme «&nbsp;<em>100 % naturels</em>&nbsp;», mais contenant en réalité des substances actives comme le sildénafil ou le tadalafil, utilisées dans le traitement des troubles de l’érection. Leur usage détourné et excessif expose les consommateurs à des complications graves, allant jusqu’à des accidents vasculaires cérébraux ou des infarctus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce recours aux stimulants soulève une autre contradiction : comment expliquer que certains hommes, accusés d’impuissance dans le cadre conjugal, affichent parallèlement une activité sexuelle intense en dehors du foyer ? La réponse pourrait résider dans une dépendance progressive à ces produits, qui altèrent à terme les capacités naturelles.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Vers une recomposition des relations conjugales ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des comportements individuels, c’est l’évolution même du lien conjugal qui est en question. De plus en plus de couples semblent fonctionner sur la base du devoir plutôt que de l’affection, dans un contexte où l’amour s’effrite face aux contraintes sociales et économiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certains observateurs évoquent même, à long terme, le risque d’une transformation radicale des modèles relationnels, avec l’émergence de pratiques encore marginales aujourd’hui, comme l’échangisme. Une hypothèse qui, si elle reste spéculative, traduit néanmoins une inquiétude face à l’érosion des repères traditionnels.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un enjeu de santé publique et d’éducation</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Face à ces évolutions, plusieurs défis se posent. La régulation du marché des aphrodisiaques demeure une priorité, afin de protéger la santé publique. Parallèlement, l’éducation sexuelle, encore insuffisante, doit être renforcée pour permettre aux jeunes d’adopter des comportements responsables et éclairés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus largement, la question de l’adultère renvoie à un enjeu sociétal majeur : celui de la redéfinition des valeurs et des équilibres au sein du couple. Entre tradition et modernité, la société malienne est engagée dans une phase de transition, où les certitudes d’hier laissent place à des réalités plus complexes, parfois contradictoires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, comprendre sans juger, analyser sans caricaturer, devient essentiel pour appréhender un phénomène qui, au-delà de la sphère intime, révèle les mutations profondes d’une société en pleine recomposition.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>F. Togola&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Course à l’IA : pourquoi la demande d’électricité des data centers inquiète</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fousseni TOGOLA]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 19 Apr 2026 06:00:00 +0000</pubDate>
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<p>L'augmentation spectaculaire de la consommation d'énergie en 2025 souligne l'impact des technologies de l'intelligence artificielle.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Alors que l’intelligence artificielle connaît une expansion fulgurante, un nouveau rapport de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) révèle une hausse spectaculaire de la demande électrique des centres de données en 2025. Une dynamique qui transforme à la fois les marchés de l’énergie, les investissements industriels et les politiques publiques.</em></strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La croissance de l’intelligence artificielle n’est plus seulement une affaire d’algorithmes et de géants technologiques : elle devient un enjeu énergétique majeur. Selon un rapport publié le 16 avril 2026 par l’Agence internationale de l’énergie (AIE), la consommation d’électricité des centres de données a bondi de 17 % en 2025, tirée par l’explosion des usages liés à l’IA.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-revolution-technologique-energivore"><strong>Une révolution technologique énergivore</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette progression dépasse désormais largement celle de la demande mondiale d’électricité, estimée à environ 3 % sur la même période. Les centres de données spécialisés dans l’IA apparaissent comme les principaux moteurs de cette hausse, dans un contexte où les investissements des grandes entreprises technologiques ont atteint plus de 400 milliards de dollars en 2025, avec une nouvelle hausse attendue de 75 % en 2026.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport souligne un paradoxe structurant : si l’efficacité énergétique de chaque requête d’IA s’améliore rapidement, la multiplication des usages compense largement ces gains. Agents conversationnels, modèles génératifs, automatisation industrielle… la diffusion massive de ces outils entraîne une hausse continue de la demande globale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Résultat : la consommation électrique des centres de données pourrait doubler d’ici 2030, tandis que celle liée spécifiquement à l’IA pourrait être multipliée par trois.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-infrastructures-sous-tension"><strong>Des infrastructures sous tension</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Mais cette croissance se heurte déjà à des contraintes physiques. L’AIE met en garde contre une série de goulots d’étranglement : saturation des chaînes d’approvisionnement en puces électroniques, pénurie de turbines à gaz et de transformateurs, retards de raccordement aux réseaux électriques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans plusieurs régions, les projets de centres de données se multiplient plus vite que les capacités d’intégration au réseau. Une situation qui oblige les acteurs du secteur à revoir leurs stratégies d’implantation et d’approvisionnement énergétique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-retour-en-force-des-energies-pilotables"><strong>Le retour en force des énergies pilotables</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Face à ces tensions, les géants du numérique adaptent leurs modèles. En 2025, ils ont représenté environ 40 % des contrats d’achat d’électricité renouvelable dans le monde. Mais la montée en puissance de l’IA relance aussi des technologies plus pilotables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le nucléaire, notamment via les petits réacteurs modulaires (SMR), suscite un intérêt croissant : les projets d’accords conditionnels sont passés de 25 à 45 gigawatts en un an. Dans le même temps, les centres de données investissent massivement dans des solutions hybrides, combinant énergies renouvelables, gaz naturel et stockage par batteries.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aux États-Unis notamment, de nombreux projets privilégient des centrales à gaz sur site, censées compenser les limites des réseaux électriques traditionnels.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-nouvelle-geopolitique-de-l-energie-numerique"><strong>Une nouvelle géopolitique de l’énergie numérique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette transformation rapide du secteur dessine une nouvelle géopolitique énergétique. L’accès à une électricité abondante, stable et bon marché devient un facteur clé de compétitivité pour les États.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«<em>&nbsp;Il n’y a pas d’IA sans énergie&nbsp;</em>», résume Fatih Birol, directeur exécutif de l’AIE, qui souligne que les pays capables de garantir un approvisionnement fiable en électricité prendront une longueur d’avance dans la course technologique mondiale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais cette mutation soulève aussi des inquiétudes. Les centres de données deviennent des «&nbsp;<em>points de friction</em>&nbsp;» politiques et sociaux, cristallisant les débats sur les prix de l’électricité, l’empreinte carbone du numérique et la pression exercée sur les infrastructures publiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-effets-sur-les-prix-et-les-marches"><strong>Des effets sur les prix et les marchés</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’AIE avertit également sur les conséquences économiques de cette demande explosive. Les centres de données, en raison de leur consommation concentrée et rapide, peuvent provoquer des tensions locales sur les réseaux et faire grimper les prix de l’électricité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, le rapport nuance : avec des politiques adaptées et une meilleure intégration au réseau, cette hausse de la demande ne se traduit pas nécessairement par une inflation généralisée des prix énergétiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des outils existent, souligne l’agence, notamment la flexibilité de consommation des centres de données et leur meilleure intégration dans les systèmes électriques.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-transition-encore-incertaine"><strong>Une transition encore incertaine</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, le rapport insiste sur l’incertitude qui entoure l’évolution du secteur. Entre scénarios de croissance maîtrisée et explosion continue de la demande, les trajectoires restent ouvertes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans tous les cas, l’IA n’est plus seulement un enjeu numérique : elle devient un acteur structurant du système énergétique mondial. Et, à mesure qu’elle se développe, elle redessine les équilibres entre innovation, sécurité énergétique et contraintes climatiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>F. Togola&nbsp;</strong></p>
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		<title>Climat : la Terre sort de l’équilibre, et nous avec</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fousseni TOGOLA]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Mar 2026 21:14:55 +0000</pubDate>
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<p>Analysez le rapport de l'OMM sur une Terre en déséquilibre et les changements climatiques menaçants qui nous entourent.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La planète vacille : chaleur record, océans en surchauffe, catastrophes en cascade… Le dérèglement climatique n’est plus une menace lointaine, mais une réalité qui s’emballe — et dont les conséquences pourraient devenir irréversibles.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il ne s’agit plus d’un simple réchauffement. Dans son dernier rapport publié le 23 mars, à l’occasion de la Journée météorologique mondiale, l’Organisation météorologique mondiale (OMM) dresse un constat sans ambiguïté : le système climatique de la planète est désormais profondément déséquilibré — et ce dérèglement s’accélère.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-decennie-de-chaleur-sans-precedent"><strong>Une décennie de chaleur sans précédent</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Selon l’OMM, les années 2015 à 2025 constituent les onze années les plus chaudes jamais enregistrées. L’année 2025, elle, se hisse sur le podium des records, avec une température moyenne globale supérieure d’environ 1,43 °C aux niveaux préindustriels.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une tendance lourde, qui ne doit rien au hasard. «&nbsp;<em>Quand l’histoire se répète onze fois, ce n’est plus une coïncidence</em>&nbsp;», a martelé António Guterres, évoquant un «&nbsp;<em>climat en état d’urgence</em>&nbsp;».</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-desequilibre-energetique-symptome-d-un-systeme-deregle"><strong>Le déséquilibre énergétique, symptôme d’un système déréglé</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour la première fois, le rapport met en avant un indicateur clé : le déséquilibre énergétique de la Terre. Autrement dit, l’écart croissant entre l’énergie solaire absorbée et celle renvoyée dans l’espace.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un système stable, cet équilibre est maintenu. Mais l’accumulation de gaz à effet de serre — dioxyde de carbone, méthane, protoxyde d’azote — a rompu cette mécanique. Résultat : un excédent d’énergie piégé dans le système climatique, à un niveau inédit depuis au moins 65 ans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et ses effets sont déjà visibles.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-ocean-tampon-surchauffe-de-la-planete"><strong>L’océan, tampon surchauffé de la planète</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Plus de 90 % de cette chaleur excédentaire est absorbée par les océans. Depuis vingt ans, ceux-ci captent chaque année l’équivalent de près de 18 fois la consommation énergétique mondiale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un rôle de «&nbsp;<em>tampon</em>&nbsp;» qui limite, temporairement, la hausse des températures à la surface — mais à un coût élevé. Le contenu thermique des océans atteint des records successifs depuis près d’une décennie, avec un rythme de réchauffement qui a plus que doublé depuis les années 2000.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Conséquences : dégradation des écosystèmes marins, intensification des tempêtes, et perte progressive de la capacité des océans à absorber le carbone.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-glaces-en-recul-mers-en-hausse"><strong>Glaces en recul, mers en hausse</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le reste de l’excédent thermique se traduit par la fonte accélérée des glaces. Les calottes du Groenland et de l’Antarctique perdent massivement en volume, tandis que les glaces de mer atteignent des niveaux historiquement bas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2025, l’Arctique a frôlé son minimum record depuis le début des observations satellitaires. Dans le même temps, le niveau moyen des mers continue de grimper, désormais supérieur d’environ 11 centimètres à celui mesuré en 1993.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une progression appelée à se poursuivre pendant des siècles, selon les projections du Groupe d&rsquo;experts intergouvernemental sur l&rsquo;évolution du climat.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-climat-extreme-des-societes-vulnerables"><strong>Un climat extrême, des sociétés vulnérables</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Canicules, inondations, sécheresses, cyclones : les événements météorologiques extrêmes se multiplient et s’intensifient. En 2025, ils ont causé des milliers de morts, déplacé des millions de personnes et engendré des&nbsp;crises&nbsp;économiques de plusieurs milliards de dollars.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces chocs en cascade fragilisent les systèmes alimentaires, alimentent les migrations et exacerbent les tensions dans les régions déjà vulnérables. Le changement climatique devient ainsi un multiplicateur de crises — sociales, économiques et géopolitiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport alerte également sur les impacts sanitaires croissants. La propagation de maladies comme la dengue, favorisée par la hausse des températures, s’accélère. Le stress thermique, lui, touche déjà plus d’un tiers de la population active mondiale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autant de signaux qui soulignent l’urgence d’intégrer les données climatiques dans les politiques de santé publique.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-avertissement-sans-detour"><strong>Un avertissement sans détour</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>Le chaos climatique s’accélère</em>&nbsp;», prévient encore António Guterres, pointant la dépendance persistante aux énergies fossiles. Pour Celeste Saulo, le constat est tout aussi clair : «&nbsp;<em>Les activités humaines perturbent de plus en plus l’équilibre naturel, et nous devrons vivre avec ces conséquences pendant des centaines, voire des milliers d’années.&nbsp;</em>»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le thème de la Journée météorologique mondiale 2026 — «&nbsp;<em>Observer aujourd’hui, protéger demain</em>&nbsp;» — sonne comme un rappel. Les données scientifiques n’ont jamais été aussi précises. Les signaux d’alerte, aussi nombreux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Reste une question, désormais politique : que faire de ce savoir ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car si la Terre bascule hors de son équilibre, c’est aussi notre capacité collective à réagir qui est mise à l’épreuve.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>F. Togola&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>En Afrique de l’Ouest, la violence au travail sort de l’ombre</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fousseni TOGOLA]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Mar 2026 19:24:20 +0000</pubDate>
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<p>Explorez comment la violence et le harcèlement dans le monde du travail en Afrique de l’Ouest affectent les travailleurs au quotidien.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Un rapport de 57 pages publié le 10 mars 2026 par l’Organisation internationale du travail (OIT) lève le voile sur un phénomène largement sous-documenté</em></strong>. <em><strong>Il s&rsquo;agit de </strong></em><strong><em> la violence et le harcèlement dans le monde du travail en Afrique de l’Ouest. </em></strong><em><strong>ce rapport s&rsquo;i</strong></em><strong><em>ntitulé « Rendre visible l’invisible : comprendre et combattre la violence et le harcèlement au travail dans trois pays d’Afrique de l’Ouest », le document s’appuie sur des recherches menées entre 2022 et 2024 au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire et au Sénégal.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Insultes, pressions psychologiques, humiliations, harcèlement sexuel ou menaces physiques. Dans de nombreux secteurs professionnels, ces violences restent fréquentes mais rarement signalées. Selon les chercheurs mobilisés par l’OIT, la plupart des victimes préfèrent se taire par peur de perdre leur emploi ou de subir des représailles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport souligne que ces violences touchent particulièrement les travailleurs les plus vulnérables, notamment les femmes, les jeunes salariés, les employés du secteur informel ou les travailleurs domestiques. Dans ces milieux, l’absence de mécanismes de plainte efficaces ou de protections sociales renforce le sentiment d’impunité.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-femmes-particulierement-exposees"><strong>Les femmes particulièrement exposées</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les femmes apparaissent comme les premières victimes de ces pratiques, notamment dans les secteurs où les relations hiérarchiques sont très marquées. Le harcèlement sexuel constitue l’une des formes de violence les plus répandues, souvent banalisée ou minimisée dans les environnements professionnels.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les chercheurs notent également que la frontière entre espace professionnel et sphère privée reste floue dans certains secteurs, ce qui accentue les risques d’abus de pouvoir et de pressions sur les salariées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’étude met en lumière plusieurs secteurs où ces violences sont plus fréquentes : les services domestiques, le commerce informel, certaines activités industrielles ou encore les services de sécurité privée. Dans ces milieux, la précarité de l’emploi et la dépendance économique rendent les travailleurs particulièrement vulnérables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport insiste également sur le rôle des normes sociales et culturelles, qui peuvent parfois contribuer à banaliser certaines formes de harcèlement ou à décourager les victimes de porter plainte.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-lois-encore-peu-appliquees"><strong>Des lois encore peu appliquées</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Si plusieurs pays de la région ont adopté ces dernières années des textes pour lutter contre la violence et le harcèlement au travail, leur application reste souvent limitée. Les dispositifs de signalement sont encore peu connus et les procédures judiciaires jugées longues ou difficiles d’accès.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’OIT rappelle pourtant que la convention internationale sur la violence et le harcèlement dans le monde du travail — adoptée en 2019 — offre un cadre juridique pour mieux protéger les travailleurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des atteintes individuelles, ces violences ont également un coût pour les économies nationales. Baisse de productivité, absentéisme, stress et dégradation du climat de travail : les conséquences peuvent affecter durablement les entreprises et les administrations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour l’OIT, rendre visible ces violences constitue donc une étape essentielle pour les combattre. Le rapport recommande notamment de renforcer les dispositifs de plainte, de sensibiliser les employeurs et d’améliorer la formation des institutions chargées de faire respecter le droit du travail.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une région où le travail informel reste majoritaire, la lutte contre la violence et le harcèlement au travail apparaît ainsi comme un défi majeur pour la protection des travailleurs et l’amélioration des conditions de travail.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>F. Togola&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Biodiversité : la chute vertigineuse des espèces migratrices</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fousseni TOGOLA]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 07 Mar 2026 05:27:34 +0000</pubDate>
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<p>Le rapport sur la disparition des espèces migratrices révèle un déclin alarmant des populations animales. Informez-vous maintenant.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Un rapport publié avant la conférence mondiale de la Convention sur les espèces migratrices, prévue en ce mois de mars au Brésil, révèle une dégradation continue de l’état de conservation de nombreuses espèces animales. Près de la moitié d’entre elles voient leurs populations décliner sous l’effet des activités humaines.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Deux ans après un premier état des lieux mondial, la situation des espèces migratrices continue de se détériorer. Dans un rapport publié le 5 mars 2026, la Convention des Nations unies sur la conservation des espèces migratrices (CMS) alerte sur un déclin préoccupant de nombreuses populations animales à l’échelle de la planète. Le document doit être examiné lors de la 15e Conférence des parties de la CMS, organisée du 23 au 29 mars à Campo Grande, au Brésil.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les données actualisées, 49 % des espèces inscrites dans les annexes de la Convention connaissent désormais une tendance à la baisse, contre 44 % dans le rapport précédent. Parallèlement, 24 % d’entre elles sont aujourd’hui considérées comme menacées d’extinction, une légère hausse par rapport aux 22 % recensés précédemment.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces chiffres traduisent une réalité inquiétante. Malgré certaines initiatives de conservation, la biodiversité migratrice mondiale continue de s’éroder.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-populations-en-recul-dans-de-nombreuses-regions"><strong>Des populations en recul dans de nombreuses régions</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les chercheurs constatent que de nombreuses espèces autrefois considérées comme stables voient désormais leurs populations diminuer. Les révisions de la Liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) ont ainsi conduit à reclasser plusieurs dizaines d’espèces dans des catégories de menace plus élevées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les exemples les plus frappants figurent les oiseaux migrateurs. Les études récentes montrent des déclins marqués chez les oiseaux de rivage, notamment sur les grandes routes migratoires reliant l’Arctique à l’Amérique du Sud. Entre 1980 et 2019, 18 des 28 espèces étudiées ont connu une diminution notable de leurs effectifs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des tendances similaires sont observées sur d’autres axes migratoires majeurs, notamment entre l’Asie de l’Est et l’Australasie ou encore le long de l’Atlantique Est.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-activites-humaines-au-coeur-des-menaces"><strong>Les activités humaines au cœur des menaces</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport met en cause plusieurs facteurs largement liés aux activités humaines. Les scientifiques identifient en premier lieu la perte et la fragmentation des habitats, dues notamment à l’urbanisation, à l’agriculture intensive et aux infrastructures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À cela s’ajoutent d’autres pressions : la surexploitation des espèces, la pollution, l’introduction d’espèces invasives et les effets croissants du changement climatique. Ces menaces se combinent souvent tout au long des routes migratoires, ce qui rend la survie des espèces encore plus fragile.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les poissons migrateurs d’eau douce, les mammifères marins ou encore les grands oiseaux planeurs figurent parmi les groupes particulièrement exposés.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-efforts-de-conservation-encore-insuffisants"><strong>Des efforts de conservation encore insuffisants</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré ce tableau préoccupant, le rapport souligne également quelques progrès. Certaines espèces ont bénéficié d’actions de conservation ciblées, qui ont permis une amélioration de leur statut. C’est le cas notamment de quelques oiseaux et mammifères dont les populations se stabilisent ou augmentent grâce à des programmes de protection et de restauration d’habitats.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais ces succès restent limités face à l’ampleur des menaces globales. Les experts appellent à renforcer la coopération internationale, indispensable pour protéger des espèces qui traversent souvent plusieurs continents et juridictions au cours de leur migration.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-restaurer-les-habitats-et-proteger-les-routes-migratoires"><strong>Restaurer les habitats et protéger les routes migratoires</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les scientifiques de la CMS, la priorité consiste désormais à préserver les corridors écologiques qui permettent aux animaux de se déplacer entre leurs zones de reproduction, d’alimentation et d’hivernage. Cela implique notamment de restaurer les habitats dégradés, protéger les sites clés et mieux cartographier les routes migratoires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les auteurs insistent également sur la nécessité d’accélérer les politiques de réduction de la pollution, de lutte contre le changement climatique et de régulation de l’exploitation des espèces sauvages.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’approche de la conférence internationale au Brésil, ce nouveau rapport rappelle une évidence scientifique devenue urgence politique : la survie de nombreuses espèces migratrices dépend désormais de décisions rapides et coordonnées à l’échelle mondiale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>F. Togola&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>À Bamako, le retour du coach russe Dmitri Ott relance l’essor du combat au corps à corps</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fousseni TOGOLA]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Feb 2026 08:06:19 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le retour du coach russe Dmitri Ott à Bamako signale une nouvelle ère pour les sports de combat dans la capitale malienne.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><strong><em>À&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>Bamako, le retour de l</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>’</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>entra</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>î</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>neur russe Dmitri Ott, champion d</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>’</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>Afrique 2025 de combat au corps&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>à&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>corps, illustre la mont</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>e en puissance des sports de combat dans la capitale malienne.&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em></em></strong></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Séminaires techniques, entraînements adaptés au Ramadan et mobilisation d’entraîneurs locaux : la reprise des activités pilotées par Dmitri Ott marque une nouvelle&nbsp;étape dans la structuration du combat&nbsp;à&nbsp;mains nues au Mali, avec en ligne de mire la formation d’une nouvelle génération d’athlètes.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">À&nbsp;la faveur d’une dynamique sportive en pleine structuration, le retour&nbsp;à&nbsp;Bamako de l’entraîneur russe Dmitri Ott, champion d’Afrique 2025 de combat au corps&nbsp;à&nbsp;corps, constitue une nouvelle&nbsp;étape dans le développement des disciplines martiales au Mali. Entre formation des entraîneurs, transmission technique et préparation des compétitions nationales, cette reprise des entraînements témoigne d’un intérêt croissant pour les sports de combat dans la capitale malienne.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-reprise-sous-le-signe-de-la-formation"><strong>Une reprise sous le signe de la formation</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Selon des informations rapportées par African Initiative, le technicien russe a déjà&nbsp;animé&nbsp;deux séminaires ainsi que des sessions d’initiation au centre de formation de Quinzambougou, &nbsp;en &nbsp;Commune II du district de Bamako, rassemblant une vingtaine d’entraîneurs et de pratiquants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette relance des activités a&nbsp;été&nbsp;rendue possible grâce au soutien de partenaires sportifs, notamment le Comité&nbsp;national olympique et sportif du Mali, dont le directeur technique, Alioune Badara Traoré, s’est fortement impliqué&nbsp;dans l’organisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>Beaucoup de nos athl</em><em>è</em><em>tes souhaitent se perfectionner dans plusieurs disciplines sans se limiter&nbsp;</em><em>à&nbsp;</em><em>un seul type de combat&nbsp;</em>», explique-t-il, tout en soulignant l’intérêt croissant pour une approche multidisciplinaire. La présence d’entraîneurs de taekwondo en activité, chacun accompagné&nbsp;de ses&nbsp;élèves, devrait permettre d’élargir la base de pratiquants et de renforcer la diffusion des techniques.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-entra-i-nements-adapt-e-s-au-ramadan"><strong>Des entra</strong><strong>î</strong><strong>nements adapt</strong><strong>é</strong><strong>s au Ramadan</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La reprise intervient en pleine période du mois sacré&nbsp;du Ramadan. Ce qui a conduit les organisateurs&nbsp;à&nbsp;adapter le calendrier. Les séances se tiennent ainsi trois fois par semaine en soirée, après la rupture du jeûne, afin de permettre aux athlètes musulmans de concilier pratique sportive et obligations religieuses.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette organisation témoigne de la volonté&nbsp;d’inscrire durablement la discipline dans le paysage sportif local tout en respectant les réalités culturelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La présence de Dmitri Ott&nbsp;à&nbsp;Bamako s’inscrit dans la continuité&nbsp;d’une reconnaissance récente de son engagement dans la promotion des arts martiaux au Mali, pour laquelle il a&nbsp;été&nbsp;distingué&nbsp;en février.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En septembre 2025, l’entraîneur avait remporté&nbsp;la médaille d’or lors du premier championnat d’Afrique ouvert de combat au corps&nbsp;à&nbsp;corps organisé&nbsp;au Maroc. Ce qui&nbsp;consolide&nbsp;sa réputation sur le continent.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-vers-une-structuration-de-la-discipline"><strong>Vers une structuration de la discipline</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà&nbsp;de la formation technique, ces sessions visent&nbsp;également&nbsp;à&nbsp;préparer les athlètes au championnat malien de combat&nbsp;à&nbsp;mains nues, tout en contribuant&nbsp;à&nbsp;structurer une discipline encore&nbsp;émergente.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un contexte où&nbsp;les sports de combat gagnent en popularité&nbsp;auprès de la jeunesse urbaine, l’initiative pourrait favoriser l’émergence de nouveaux talents et renforcer les&nbsp;échanges sportifs internationaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le retour de Dmitri Ott apparaît ainsi comme un signal positif pour le développement du sport malien. C’est le témoignage de la montée en puissance des coopérations sportives et la volonté&nbsp;de diversifier les disciplines pratiquées dans le pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>F. Togola&nbsp;</strong><strong></strong></p>
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		<title>Climat et sécurité alimentaire : le Mali muscle ses alliances multilatérales</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fousseni TOGOLA]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Feb 2026 07:36:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
		<category><![CDATA[Climat et environnement]]></category>
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<p>Le Mali renforce ses alliances multilatérales pour la sécurité alimentaire et la résilience climatique avec des partenaires clés.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><strong><em>À&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>Bamako, le minist</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>è</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>re de l</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>’</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>Environnement renforce son ancrage strat</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>gique avec la Banque africaine de d</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>veloppement et le Programme alimentaire mondial pour acc</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>l</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>rer la mise en&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>œ</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>uvre de l</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>’</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>Initiative r</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>gionale pour la r</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>silience au Sahel. Entre restauration des terres, s</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>curit</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>alimentaire et emplois verts, les autorit</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>s maliennes entendent consolider une r</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>ponse structurelle aux vuln</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>rabilit</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>s climatiques et socio-</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>conomiques de la r</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>gion, sous l</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>’</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>impulsion des orientations du pr</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>sident de la Transition, le g</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>n</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>ral d</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>’</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>arm</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>é</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>e&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>Assimi Go</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>ï</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>ta.</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em></em></strong></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Entre le renforcement des partenariats, la mise en place des projets structurants et une ambition régionale&nbsp;affichée, le Mali&nbsp;entend faire de la résilience climatique et alimentaire un levier de stabilisation durable au cœur du Sahel. C’est ce cadre que le ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable (MEADD) intensifie sa coopération avec la Banque africaine de développement et le Programme alimentaire mondial. L’objectif est de renforcer la résilience climatique, la sécurité&nbsp;alimentaire et les moyens de subsistance dans l’espace sahélien.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-initiative-r-e-gionale-nbsp-a-nbsp-port-e-e-strat-e-gique"><strong>Une initiative r</strong><strong>é</strong><strong>gionale&nbsp;</strong><strong>à&nbsp;</strong><strong>port</strong><strong>é</strong><strong>e strat</strong><strong>é</strong><strong>gique</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La ministre en charge du département, Mariam Doumbia Tangara, a reçu jeudi&nbsp;à&nbsp;Bamako une délégation de haut niveau conduite par Dr Martin Fregene, vice-président par intérim du complexe Agriculture, Développement humain et social de la BAD, dans le cadre de l’Initiative régionale pour la résilience au Sahel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette rencontre s’inscrit dans un programme régional global couvrant plusieurs pays du Sahel, notamment le Mali, le Niger, la Mauritanie et le Burkina Faso, avec pour objectif de renforcer la coordination des investissements et l’harmonisation des politiques publiques dans des secteurs critiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sécurité&nbsp;alimentaire, nutrition, résilience climatique et moyens de subsistance durables constituent les piliers de cette initiative, présentée par les autorités maliennes comme un levier structurant pour répondre aux vulnérabilités persistantes de la région.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ses propos liminaires, la ministre a mis l’accent sur la nécessité&nbsp;d’une planification holistique et d’une coordination accrue entre les partenaires afin d’assurer le succès de cette ambition régionale. Elle a souligné&nbsp;que l’initiative devait privilégier une approche participative et inclusive intégrant les défis sécuritaires, afin de renforcer les capacités d’adaptation des communautés locales.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-projets-structurants-salu-e-s-par-la-bad"><strong>Des projets structurants salu</strong><strong>é</strong><strong>s par la BAD</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Dr Martin Fregene, les efforts du Mali dans la mise en&nbsp;œuvre des projets financés par son institution méritent d’être salués et encouragés. Parmi les initiatives citées figurent l’appui&nbsp;à&nbsp;l’audit institutionnel et technique de l’Agence panafricaine de la Grande Muraille Verte, le programme d’appui institutionnel&nbsp;à&nbsp;cette même agence, ainsi que le projet&nbsp;«&nbsp;<em>Emplois verts&nbsp;</em>»&nbsp;axé&nbsp;sur la restauration des terres dégradées et la lutte contre la désertification.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces programmes visent notamment&nbsp;à&nbsp;promouvoir des solutions locales innovantes et&nbsp;à&nbsp;créer des opportunités&nbsp;économiques durables, notamment pour les jeunes, dans les zones touchées par la dégradation environnementale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La coopération avec le PAM s’articule autour de plusieurs axes stratégiques, dont la signature d’un accord-cadre pour soutenir les efforts du Mali en matière de protection de l’environnement et de résilience des&nbsp;écosystèmes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les discussions portent&nbsp;également sur le développement du projet d’appui&nbsp;à&nbsp;la restauration des terres et&nbsp;à&nbsp;la sécurité&nbsp;alimentaire sur le tracé&nbsp;de la Grande Muraille Verte dans les régions de Ségou et Mopti, ainsi que sur l’organisation d’initiatives en faveur de l’autonomisation des femmes, notamment&nbsp;à&nbsp;travers la Plateforme verte des femmes de la Grande Muraille Verte.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-partenariat-inscrit-dans-la-vision-des-autorit-e-s-maliennes"><strong>Un partenariat inscrit dans la vision des autorit</strong><strong>é</strong><strong>s maliennes</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au cœur de cette dynamique figure le Programme intégré&nbsp;de renforcement de la résilience des systèmes alimentaires et de l’emploi des jeunes au Sahel (PIRSA/EJ), actuellement en cours de développement. Ce programme devrait regrouper plusieurs pays sahéliens, dont le Mali, le Burkina Faso, le Niger, la Mauritanie et le Tchad, avec l’ambition de renforcer durablement la sécurité&nbsp;alimentaire et les opportunités&nbsp;économiques dans la région.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au terme de l’audience, la ministre Mariam Doumbia Tangara a remercié&nbsp;les deux institutions pour leur partenariat&nbsp;«&nbsp;<em>dynamique et sinc</em><em>è</em><em>re</em>&nbsp;», tout en engageant ses services techniques&nbsp;à&nbsp;collaborer&nbsp;étroitement avec elles conformément aux orientations des plus hautes autorités du pays, sous la conduite du président de la Transition, le général d’armée&nbsp;Assimi Goïta.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette rencontre illustre la volonté&nbsp;du Mali de consolider ses alliances avec les partenaires multilatéraux afin de répondre aux défis environnementaux et alimentaires, dans un contexte sahélien marqué&nbsp;par la vulnérabilité&nbsp;climatique et les pressions socio-économiques croissantes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>F. Togola&nbsp;</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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