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	<title>Sahel Tribune, auteur sur Sahel Tribune</title>
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	<description>Sahel Tribune – Votre regard sur le Sahel, autrement.</description>
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	<title>Sahel Tribune, auteur sur Sahel Tribune</title>
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		<title>IA militaire : comment les drones autonomes transforment les guerres du XXIe siècle</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Jun 2026 02:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le Global Peace Index 2026 révèle l’essor fulgurant de l’intelligence artificielle dans les conflits armés. Drones autonomes, ciblage algorithmique et guerre à vitesse machine redessinent les rapports de force, tandis que l’Afrique reste largement absente des instances de gouvernance de l’IA militaire.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le chapitre « IA, conflits et paix » du Global Peace Index 2026 dresse un tableau saisissant : les frappes de drones ont été multipliées par 115 en sept ans, le temps entre détection d&rsquo;une cible et tir est passé d&rsquo;une journée à cinq secondes, et 37 000 Palestiniens ont été identifiés comme cibles par un algorithme en vingt secondes de revue humaine par frappe. Pendant ce temps, l&rsquo;Afrique est largement absente des 118 États qui ne participent à aucune instance de gouvernance de l&rsquo;IA militaire.</em></strong><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le chiffre donne le vertige et mérite d&rsquo;être lu attentivement : entre 2018 et 2025, les frappes de drones ont augmenté de 11 500 %. Pas de 11 500 unités supplémentaires — de 11 500 pour cent. On est passé de 364 événements recensés en 2018 à plus de 42 000 en 2025. Pas moins de 565 groupes armés différents — États et acteurs non étatiques confondus — ont conduit au moins une attaque par drone sur cette période. Le nombre d&rsquo;États ayant enregistré au moins une frappe de drone a plus que doublé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est l&rsquo;une des conclusions les plus frappantes du chapitre consacré à l&rsquo;intelligence artificielle dans la guerre, publié dans la 20e édition du&nbsp;<em>Global Peace Index (GPI) de l&rsquo;Institut for Economics &amp; Peace (IEP)</em>. Ce chapitre constitue la première analyse systématique et comparative de l&rsquo;intégration de l&rsquo;IA dans les conflits armés actuels — Ukraine, Gaza, Iran — et de ses implications pour la gouvernance mondiale.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Ukraine : le laboratoire mondial de la guerre autonome</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est en Ukraine que la révolution des drones autonomes est la plus avancée. D&rsquo;ici fin 2025, l&rsquo;agence ukrainienne de défense avait livré 2,4 millions de drones FPV (first-person view) en un an, avec une capacité de production nationale atteignant jusqu&rsquo;à cinq millions d&rsquo;unités annuelles via plus de 500 fabricants domestiques. La guerre en Ukraine représente à elle seule 57 % de toutes les frappes de drones mondiales en 2025.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les systèmes ukrainiens ne sont plus de simples projectiles télécommandés. Plusieurs d&rsquo;entre eux utilisent désormais la vision artificielle et l&rsquo;IA embarquée dans la phase terminale d&rsquo;une frappe. Le drone Saker Scout peut identifier 64 catégories d&rsquo;équipements militaires russes et conduire des frappes autonomes après avoir perdu sa liaison GPS ou radio. Du côté russe, le V2U — loitering munition dont la technologie a été confirmée par les services ukrainiens en juin 2025 — utilise une puce Nvidia Jetson Orin pour sélectionner ses cibles de manière entièrement autonome, sans opérateur une fois en vol.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« En mai 2025, sept unités V2U ont rompu leur mission planifiée, formé de manière autonome un pattern d&rsquo;attente, puis coordonné des frappes sur une colonne de véhicules et de civils. »</em>, rapporte le&nbsp;Global Peace Index 2026, IEP.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le temps entre la détection d&rsquo;une cible et le tir est passé d&rsquo;environ une journée avec les missiles de croisière des années 1990, à moins d&rsquo;une minute avec le système GIS Arta ukrainien, à cinq secondes avec le V2U russe. Cette compression du «&nbsp;<em>kill chain</em>&nbsp;» à vitesse machine est l&rsquo;une des transformations les plus profondes de la guerre moderne — et l&rsquo;une des moins régulées.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Gaza : quand un algorithme désigne 37 000 personnes à la mort</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Si l&rsquo;Ukraine montre la prolifération des drones, Gaza illustre quelque chose de plus inquiétant : l&rsquo;entrée de l&rsquo;IA dans le cœur cognitif du ciblage militaire. Le rapport du GPI 2026 analyse en détail deux systèmes révélés par des enquêtes journalistiques et confirmés par des sources militaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le premier, Habsora — «&nbsp;<em>l&rsquo;Évangile</em>&nbsp;» —, a été présenté par un porte-parole des Forces de défense israéliennes comme un système produisant automatiquement des cibles à grande vitesse. Selon l&rsquo;ancien chef d&rsquo;état-major des FDI, une fois activé, le système générait 100 nouvelles cibles par jour, contre une cinquantaine par an auparavant. Le second, Lavender, a identifié jusqu&rsquo;à 37 000 Palestiniens comme militants présumés. Le taux d&rsquo;erreur interne était connu : 10 %. La revue humaine était réduite à environ vingt secondes par cible — le temps de confirmer que la cible était de sexe masculin. Un système complémentaire, baptisé «&nbsp;<em>Where&rsquo;s Daddy ?</em>&nbsp;», permettait de frapper les cibles lorsqu&rsquo;elles rentraient chez elles le soir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les frappes sur les cibles identifiées comme militants juniors, les commandants autorisaient jusqu&rsquo;à quinze à vingt morts civils par frappe. Une enquête conjointe publiée en août 2025, basée sur une base de données militaire israélienne révélée, estimait 8 900 combattants Hamas et Jihad islamique tués — sur environ 53 000 morts palestiniens recensés à la même période par les autorités sanitaires de Gaza.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;infrastructure pour la guerre par IA est déjà sur le terrain. L&rsquo;infrastructure pour la paix par IA reste fragmentée, sous-financée et non coordonnée.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Iran 2026 : la guerre à vitesse machine</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La troisième démonstration opérationnelle de l&rsquo;IA militaire est la plus récente. L&rsquo;Opération Epic Fury, conduite en février 2026 par les États-Unis et Israël contre les infrastructures nucléaires, de commandement et de missiles iraniens, a montré ce que signifie la guerre multi-domaine à vitesse machine. Selon les déclarations américaines et israéliennes : 200 avions israéliens ont frappé environ 500 cibles, pendant que les forces américaines conduisaient 900 frappes — le tout dans les douze premières heures. L&rsquo;Iran a répondu simultanément dans neuf pays avec plusieurs centaines de missiles et de drones.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La coordination de cette simultanéité — ciblage, synchronisation inter-armées, gestion des contre-mesures — à cette échelle et à cette vitesse n&rsquo;est pas réalisable sans systèmes de planification et d&rsquo;allocation des cibles assistés par IA. C&rsquo;est précisément ce que les systèmes comme le Maven Smart System du Pentagone — dont le contrat est passé de 480 millions de dollars à 1,3 milliard en douze mois — sont conçus pour faire.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>118 États absents de toute gouvernance IA — et l&rsquo;Afrique ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cette révolution militaire, la réponse internationale est dramatiquement insuffisante. Le GPI 2026 recense sept grandes initiatives internationales de gouvernance de l&rsquo;IA. Sur les 193 États membres de l&rsquo;ONU, 118 ne participent à aucune d&rsquo;entre elles. La carte de la gouvernance IA mondiale est presque l&rsquo;inverse de la carte de la conflictualité : les pays qui souffrent le plus des guerres — Sahel, Corne de l&rsquo;Afrique, Afrique centrale — sont les plus absents des instances qui décident des règles de l&rsquo;IA militaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Sommet de Bletchley en 2023, celui de Séoul en 2024, la résolution de l&rsquo;ONU sur les armes létales autonomes de novembre 2025 : ce sont des amorces de cadre, mais toutes non contraignantes. Et significativement, lors du Sommet de Paris en février 2025, les États-Unis et le Royaume-Uni ont refusé de signer la déclaration finale — première fracture majeure entre les signataires originels de Bletchley. L&rsquo;IA militaire s&rsquo;accélère. La gouvernance, elle, recule.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L&rsquo;IA pour la paix : une promesse en attente de financement</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le GPI 2026 documente également l&rsquo;autre face de l&rsquo;IA — ses usages pour la paix. L&rsquo;IA est utilisée pour la médiation, la documentation des crimes de guerre, l&rsquo;accès linguistique aux informations humanitaires et l&rsquo;alerte précoce des conflits. Des outils comme ceux du&nbsp;<em>Yale Humanitarian Research Lab</em>&nbsp;ont permis de localiser 19 500 enfants ukrainiens déportés dans 210 établissements russes et biélorusses grâce à l&rsquo;imagerie satellitaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais le contraste de financement est abyssal. Les programmes documentés d&rsquo;IA pour la paix fonctionnent à trois à quatre ordres de grandeur en dessous des investissements en IA militaire. Pour faire simple : pour chaque million de dollars investi dans l&rsquo;IA pour la paix, des milliers de millions sont investis dans l&rsquo;IA pour la guerre. Pour l&rsquo;Afrique — continent qui concentre certains des conflits les plus meurtriers mais qui est quasi absent de la compétition technologique mondiale —, cette asymétrie n&rsquo;est pas seulement injuste. Elle est potentiellement existentielle.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Guinée : près de 10 morts dans l’éboulement d’une mine d’or artisanale à Kintignan</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Jun 2026 23:00:00 +0000</pubDate>
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<p>Un glissement de terrain sur un site d’orpaillage artisanal à Kintignan, dans le nord-est de la Guinée, a fait près de 10 morts. Les recherches se poursuivent dans des conditions difficiles, tandis que la sécurité des mines artisanales est de nouveau mise en cause.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Un glissement de terrain survenu lundi 8 juin à Kintignan, dans le nord-est du pays, a enseveli deux camions-bennes transportant des orpailleurs. Deux jours après le drame, les secours poursuivaient leurs recherches dans des conditions difficiles — pleine saison des pluies, matériel insuffisant — avec la crainte d&rsquo;un bilan bien plus lourd.</em></strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est un drame que les habitants de Haute-Guinée connaissent trop bien. Lundi 8 juin 2026, un violent glissement de terrain s&rsquo;est produit sur le site d&rsquo;orpaillage artisanal de Kintignan, dans le nord-est de la Guinée. Selon un bilan provisoire fourni par les secours et des sources locales, la catastrophe a causé la mort de près de dix personnes, fait plusieurs blessés et laissé un nombre indéterminé de disparus. Deux jours après les faits, les opérations de recherche se poursuivaient mercredi 10 juin, dans des conditions particulièrement difficiles.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Deux camions ensevelis, un bilan qui pourrait s&rsquo;alourdir</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui rend ce drame potentiellement plus grave encore, c&rsquo;est la présence de deux camions-bennes au moment du glissement de terrain. L&rsquo;un d&rsquo;eux transportait dix-huit personnes : sept ont réussi à s&rsquo;échapper avant que les tonnes de terre ne s&rsquo;effondrent, quatre ont été blessées, et sept ont trouvé la mort. Le sort de l&rsquo;équipage du second camion reste inconnu au moment où nous écrivons ces lignes, faisant craindre aux secouristes un bilan final beaucoup plus lourd.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les opérations de recherche et de sauvetage sont rendues particulièrement périlleuses par les conditions météorologiques — la Guinée est en pleine saison des pluies — et par le manque criant de matériel adapté. La zone de Kintignan, enclavée dans les reliefs du nord-est du pays, est difficilement accessible, et les équipes doivent travailler à mains nues ou avec des moyens rudimentaires pour tenter de retrouver d&rsquo;éventuels survivants ou d&rsquo;autres victimes ensevelies sous les décombres.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L&rsquo;orpaillage artisanal : une loterie mortelle</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce type de catastrophe n&rsquo;est pas exceptionnel en Haute-Guinée. La région, dotée de sous-sols riches en métaux précieux, attire depuis des décennies des travailleurs venus de toute l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest — Mali, Burkina Faso, Sénégal, Guinée-Bissau — qui viennent tenter leur chance dans les mines artisanales, légales ou abandonnées, espérant y trouver l&rsquo;or qui transformerait leur vie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La réalité est souvent tout autre. Ces sites sont exploités sans plans d&rsquo;extraction sérieux, sans étaiement des galeries, sans équipement de sécurité digne de ce nom. Les carrières à ciel ouvert, comme celle de Kintignan, sont soumises aux aléas des pluies tropicales qui saturent les sols et fragilisent les parois des excavations. La saison des pluies — qui court de mai à octobre — est la période la plus dangereuse, mais aussi, paradoxalement, l&rsquo;une des plus fréquentées : les orpailleurs profitent de l&rsquo;eau pour le lavage du gravier aurifère.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Ils ne respectent aucune règle. Les responsables du site savent que c&rsquo;est dangereux, mais personne ne vient jamais vérifier. Et quand il y a un mort, tout continue comme avant. »</em>, explique une Source locale à Kintignan, citée par des médias.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Colère et impunité : le cri des familles</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Deux jours après le drame, la population de Kintignan et les familles endeuillées ne cachent pas leur colère. Ils dénoncent l&rsquo;absence de contrôles sérieux sur ces sites d&rsquo;extraction, le non-respect systématique des normes élémentaires de sécurité, et l&rsquo;impunité dont bénéficient les exploitants en cas d&rsquo;accident. Les mesures de prévention sont insuffisantes, les inspections rares, et les sanctions quasi inexistantes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n&rsquo;est pas la première fois qu&rsquo;un drame de ce type endeuille la Haute-Guinée. Des éboulements similaires ont déjà fait des dizaines de victimes dans la région ces dernières années, sans que les conditions d&rsquo;exploitation ne changent fondamentalement. La précarité des travailleurs — dont beaucoup sont des migrants sans papiers, vivant dans une économie informelle et exposés à tous les abus — les rend particulièrement vulnérables et peu enclins à signaler les dangers aux autorités, de peur d&rsquo;être chassés du site.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Guinée est l&rsquo;un des pays africains les plus riches en ressources minières — bauxite, fer, or, diamants — mais les retombées de cette richesse peinent à atteindre les populations les plus exposées à ses risques. À Kintignan comme ailleurs, l&rsquo;or que ces hommes cherchent au péril de leur vie ne leur appartient déjà plus avant même qu&rsquo;ils ne l&rsquo;aient trouvé.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : plus de 64 millions de litres de carburant réceptionnés en 11 jours</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Jun 2026 21:51:25 +0000</pubDate>
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<p>Le Mali a réceptionné plus de 64 millions de litres de produits pétroliers entre le 1er et le 11 juin 2026. Le gouvernement renforce la surveillance du secteur pour garantir un approvisionnement stable en carburant.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le ministre de l&rsquo;Industrie et du Commerce a présidé ce 11 juin la 24e réunion de concertation sur les hydrocarbures. En onze jours, plus de 64 millions de litres de produits pétroliers ont été réceptionnés sur le territoire. Un signal de stabilité dans un contexte énergétique mondial sous tension.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un pays enclavé comme le Mali, l&rsquo;approvisionnement en carburant n&rsquo;est jamais une évidence. Chaque citerne qui entre sur le territoire représente une chaîne logistique longue, complexe et exposée — aux aléas des routes, aux tensions sécuritaires de certains corridors, et aux fluctuations des marchés mondiaux. C&rsquo;est précisément pour piloter cette chaîne avec rigueur que le ministre de l&rsquo;Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, a présidé ce jeudi 11 juin la 24e réunion de concertation sur les hydrocarbures, en présence des représentants de l&rsquo;État et des acteurs privés du secteur pétrolier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les données présentées à l&rsquo;ouverture des travaux par le Directeur général en charge du Commerce dressent un tableau rassurant pour les onze premiers jours de juin. Entre le 1<sup>er</sup>&nbsp;et le 7 juin,&nbsp;664 citernes&nbsp;ont été réceptionnées, représentant un volume de 31,03 millions de litres. Entre le 8 et le 11 juin — soit seulement quatre jours —, ce sont&nbsp;711 citernes supplémentaires&nbsp;et 32,98 millions de litres qui ont été acheminés. Au total, ce sont plus de&nbsp;64 millions de litres&nbsp;de produits pétroliers qui ont afflué en moins de deux semaines, attestant d&rsquo;une organisation logistique qui tourne à plein régime.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un convoi type : essence, gasoil, gaz et kérosène</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le détail du convoi réceptionné le 9 juin illustre la diversité des produits concernés. Sur les 711 citernes de la période du 8 au 11 juin, la composition est la suivante : 303 citernes d&rsquo;essence, 361 citernes de gasoil, 40 citernes de fuel lourd, 2 citernes de gaz butane et 5 citernes de Jet A1 destinées à l&rsquo;aviation. Un approvisionnement équilibré qui couvre les besoins du transport routier, de l&rsquo;industrie, des ménages — via le gaz de cuisine — et du secteur aérien.</p>



<figure class="wp-block-table"><div class="pcrstb-wrap"><table class="has-fixed-layout"><thead><tr><td><strong>PRODUIT</strong></td><td><strong>USAGE PRINCIPAL</strong></td><td><strong>CITERNES</strong></td></tr><tr><td><strong>&nbsp;</strong></td><td><strong>&nbsp;</strong></td><td><strong>&nbsp;</strong></td></tr></thead><tbody><tr><td>Gasoil</td><td>Transport routier, groupes électrogènes</td><td><strong>361</strong></td></tr><tr><td>Essence</td><td>Véhicules légers, motos</td><td><strong>303</strong></td></tr><tr><td>Fuel lourd</td><td>Industrie, production électrique</td><td><strong>40</strong></td></tr><tr><td>Jet A1</td><td>Aviation civile</td><td><strong>5</strong></td></tr><tr><td>Gaz butane</td><td>Ménages, restauration</td><td><strong>2</strong></td></tr></tbody></table></div></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Escortes, surveillance et lutte contre la fraude</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de la photographie quantitative, la réunion a permis d&rsquo;aborder les conditions dans lesquelles cet approvisionnement se déroule. Le dispositif d&rsquo;escorte des convois — mis en place pour sécuriser le transport des produits pétroliers sur des axes parfois exposés — a fait l&rsquo;objet d&rsquo;un point spécifique. Les participants ont passé en revue les opérations récentes et les ajustements nécessaires pour garantir un acheminement régulier vers les différents centres de consommation du pays, y compris les plus éloignés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question de la fraude a également occupé une part significative des débats. Le ministre Diallo a réaffirmé la détermination des autorités à renforcer les mécanismes de contrôle et de surveillance sur l&rsquo;ensemble de la filière, de l&rsquo;importation à la distribution finale. Les fraudes dans le secteur des hydrocarbures — qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de détournement de volumes, de sous-déclarations ou de contrebande — représentent une double menace : pour les recettes de l&rsquo;État d&rsquo;abord, pour les consommateurs ensuite, exposés à des produits de qualité incertaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il s’agit donc de maintenir une vigilance constante pour préserver la stabilité de l&rsquo;approvisionnement national, dans un contexte international marqué par les tensions géopolitiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La structure des prix au cœur des prochains travaux</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;une des questions les plus sensibles — et qui reviendra à la 25e réunion — est celle de la structure des prix des hydrocarbures. Le ministre a invité les parties prenantes à formuler, d&rsquo;ici la prochaine session, des propositions concrètes visant à mieux maîtriser les coûts tout en préservant les équilibres économiques du secteur. Une formulation qui laisse ouverte la question d&rsquo;une éventuelle révision des prix à la pompe, dans un contexte où les marchés mondiaux restent volatils.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur ce point, le ministre a tenu à contextualiser les défis : les tensions géopolitiques persistantes — au Moyen-Orient notamment — continuent de peser sur les marchés énergétiques mondiaux et sur les coûts d&rsquo;approvisionnement. Pour un pays importateur net comme le Mali, sans accès direct à la mer, ces fluctuations se répercutent avec un décalage et une ampleur parfois supérieurs à ce que subissent les pays côtiers, en raison des coûts de transit et de logistique qui s&rsquo;ajoutent aux prix CAF.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En organisant avec régularité ces réunions de concertation — la 24e édition confirme une pratique bien installée —, les autorités maliennes démontrent leur souci de piloter en temps réel un secteur dont la moindre défaillance aurait des conséquences immédiates sur l&rsquo;ensemble de l&rsquo;économie nationale : transports, agriculture, industrie, santé. Un pilotage discret, technique, loin des projecteurs, mais dont dépend au quotidien la vie de millions de Maliens.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : le gouvernement table sur 6,5 % de croissance et 4 382 milliards FCFA d’investissements par an</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Jun 2026 15:48:16 +0000</pubDate>
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<p>Le gouvernement malien a adopté sa programmation budgétaire 2027-2029. Bamako prévoit une croissance moyenne de 6,5 %, une hausse des recettes fiscales et plus de 4 382 milliards FCFA d’investissements annuels pour soutenir la vision Mali Kura.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Réuni le 10 juin sous la présidence du général Assimi Goïta, le Conseil des ministres a adopté le Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle 2027-2029. Le gouvernement malien mise sur une croissance moyenne de 6,5 % et une hausse progressive des recettes fiscales pour financer ses ambitions de développement à l&rsquo;horizon 2063.</em></strong><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement malien affine sa trajectoire économique pour les années à venir. Réuni en Conseil des ministres le mercredi 10 juin au palais de Koulouba, sous la présidence du général d&rsquo;armée Assimi Goïta, chef de l&rsquo;État et président de la Transition, l&rsquo;exécutif a examiné le Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle (DPBEP) couvrant la période 2027-2029.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce document constitue désormais une étape incontournable de la préparation budgétaire, conformément à la nouvelle loi organique relative aux lois de finances adoptée en août 2025. Il doit servir de cadre de référence à l&rsquo;élaboration des futurs budgets annuels et orienter les choix économiques de l&rsquo;État sur un horizon de trois ans.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une croissance soutenue malgré les défis</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les autorités maliennes affichent des perspectives relativement optimistes. Le document repose sur une hypothèse de croissance économique réelle moyenne de 6,5 % entre 2027 et 2029.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un niveau de progression qui placerait le Mali parmi les économies les plus dynamiques d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest, dans un contexte pourtant marqué par les incertitudes sécuritaires, les effets du changement climatique et les tensions sur les marchés internationaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le gouvernement, cette trajectoire devrait être soutenue par la poursuite des investissements publics, le développement des infrastructures, la modernisation de l&rsquo;agriculture, l&rsquo;exploitation des ressources minières ainsi que la mise en œuvre progressive des réformes économiques engagées depuis plusieurs années.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L&rsquo;enjeu crucial des recettes fiscales</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour financer cette ambition, Bamako entend également renforcer ses capacités de mobilisation des ressources internes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement prévoit ainsi une augmentation progressive du taux de pression fiscale, qui passerait de 13,9 % du produit intérieur brut en 2027 à 14,7 % en 2028 puis à 15,1 % en 2029, soit une moyenne de 14,6 % sur la période.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet objectif demeure toutefois inférieur au seuil de 20 % recommandé par l&rsquo;Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), mais il traduit la volonté des autorités d&rsquo;élargir l&rsquo;assiette fiscale et d&rsquo;améliorer le recouvrement des recettes publiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement estime que cette progression dépendra largement de l&rsquo;amélioration de la situation sécuritaire dans plusieurs régions du pays ainsi que de la poursuite des réformes administratives et fiscales en cours.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Plus de 4 300 milliards de FCFA par an pour les priorités nationales</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le coût moyen annuel des actions publiques prévues sur la période 2027-2029 est évalué à 4 382,9 milliards de francs CFA.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette enveloppe doit permettre de financer les priorités fixées par les autorités de la Transition dans le cadre de la Vision nationale «&nbsp;<em>Mali kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma</em>&nbsp;» et de la Stratégie nationale pour l&rsquo;émergence et le développement durable (SNEDD 2024-2033).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les secteurs prioritaires figurent les infrastructures, l&rsquo;agriculture, l&rsquo;énergie, l&rsquo;éducation, la santé ainsi que la sécurité, domaine qui continue de mobiliser une part importante des ressources publiques en raison de la persistance des menaces armées dans plusieurs zones du pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une feuille de route pour le Mali de l&rsquo;après-transition</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des chiffres, ce document budgétaire constitue également un instrument politique. Il traduit la volonté des autorités de la Transition de projeter l&rsquo;action publique dans le long terme et de préparer les bases économiques du projet de refondation porté par le général Assimi Goïta.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un contexte où le Mali cherche à renforcer sa souveraineté économique tout en réduisant sa dépendance vis-à-vis des financements extérieurs, la capacité de l&rsquo;État à mobiliser davantage de ressources domestiques sera déterminante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle doit désormais être soumis au débat d&rsquo;orientation budgétaire devant le Conseil national de Transition avant l&rsquo;élaboration du projet de loi de finances pour l&rsquo;année 2027.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un exercice qui permettra de mesurer la crédibilité des projections gouvernementales et la capacité de Bamako à concilier ambitions de développement, impératifs sécuritaires et soutenabilité budgétaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
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		<title>Shelter Afrique : bénéfice en hausse de 20 % et nouvelle offensive pour financer le logement africain</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Jun 2026 15:38:01 +0000</pubDate>
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<p>La Banque de développement Shelter Afrique (ShafDB) affiche un bénéfice en hausse de 20 % en 2025, augmente fortement ses prêts et mobilise 170 millions de dollars pour accélérer le financement du logement et du développement urbain en Afrique.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La Banque de développement Shelter Afrique publie des résultats solides pour 2025 : bénéfice en hausse de 20 %, décaissements multipliés par 2,6, portefeuille de prêts en progression de 29 %. L&rsquo;institution, qui vient de se doter d&rsquo;une nouvelle identité visuelle à Rabat, entend désormais passer de la réforme à l&rsquo;exécution face au défi colossal du logement africain.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les chiffres publiés ce jeudi 11 juin en marge de l&rsquo;Assemblée générale annuelle de la Banque de développement Shelter Afrique (ShafDB), à Rabat, sont ceux d&rsquo;une institution en train de changer de dimension. Pour l&rsquo;exercice clos le 31 décembre 2025, la banque panafricaine spécialisée dans le financement du logement et du développement urbain affiche un bénéfice global de 2,14 millions de dollars, en hausse de 20 % par rapport aux 1,79 million enregistrés en 2024. Un résultat modeste en valeur absolue, mais qui revêt une signification symbolique forte pour une institution longtemps fragilisée par des déséquilibres structurels et qui mène depuis plusieurs années un programme de transformation ambitieux.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Delegues-de-lassemblee-generale-annuelle.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="682" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Delegues-de-lassemblee-generale-annuelle-1024x682.jpg" alt="Délégués de l'assemblée générale annuelle" class="wp-image-22740" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Delegues-de-lassemblee-generale-annuelle-1024x682.jpg 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Delegues-de-lassemblee-generale-annuelle-300x200.jpg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Delegues-de-lassemblee-generale-annuelle-768x512.jpg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Delegues-de-lassemblee-generale-annuelle-1536x1024.jpg 1536w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Delegues-de-lassemblee-generale-annuelle-2048x1365.jpg 2048w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Delegues-de-lassemblee-generale-annuelle-1920x1280.jpg 1920w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Delegues-de-lassemblee-generale-annuelle-1170x780.jpg 1170w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Delegues-de-lassemblee-generale-annuelle-585x390.jpg 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Delegues-de-lassemblee-generale-annuelle-263x175.jpg 263w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Delegues-de-lassemblee-generale-annuelle-600x400.jpg 600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Délégués de l&rsquo;assemblée générale annuelle. ©Media Fast. </figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Plus significative encore est la dynamique opérationnelle qui sous-tend ce résultat. Les décaissements de prêts ont bondi de&nbsp;162 %, passant de 24,06 millions de dollars en 2024 à 63 millions de dollars en 2025 — une accélération qui traduit le retour en force de l&rsquo;activité de prêt après une période de consolidation prudente. Le portefeuille net de prêts a, lui, progressé de 29 %, atteignant 174,08 millions de dollars contre 134,78 millions un an plus tôt. Le total des actifs franchit désormais le seuil des 235 millions de dollars, en hausse de 12 %, tandis que les fonds propres s&rsquo;établissent à 176,09 millions de dollars, soutenus par la génération de bénéfices et des souscriptions de capital supplémentaires.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le coup stratégique de la facilité BADEA</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des résultats comptables, c&rsquo;est peut-être l&rsquo;obtention d&rsquo;une facilité concessionnelle de&nbsp;120 millions de dollars&nbsp;auprès de la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA) qui constitue l&rsquo;événement le plus structurant de l&rsquo;exercice 2025. Cette ligne de financement, inscrite dans le cadre du programme d&rsquo;augmentation de capital, poursuit un objectif précis : permettre aux États membres de normaliser leurs souscriptions et, in fine, ouvrir la voie à une notation de crédit de qualité «&nbsp;<em>investment grade</em>&nbsp;». L&rsquo;obtention d&rsquo;une telle note serait une rupture décisive pour ShafDB, lui permettant d&rsquo;accéder à des marchés de capitaux aujourd&rsquo;hui fermés et d&#8217;emprunter à des conditions nettement plus favorables.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Thierno-Habib-Hann-PDG-de-ShafDB.jpg"><img decoding="async" width="1024" height="683" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Thierno-Habib-Hann-PDG-de-ShafDB-1024x683.jpg" alt="Thierno Habib Hann, PDG de ShafDB" class="wp-image-22742" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Thierno-Habib-Hann-PDG-de-ShafDB-1024x683.jpg 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Thierno-Habib-Hann-PDG-de-ShafDB-300x200.jpg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Thierno-Habib-Hann-PDG-de-ShafDB-768x512.jpg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Thierno-Habib-Hann-PDG-de-ShafDB-585x390.jpg 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Thierno-Habib-Hann-PDG-de-ShafDB-263x175.jpg 263w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Thierno-Habib-Hann-PDG-de-ShafDB-600x400.jpg 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Thierno-Habib-Hann-PDG-de-ShafDB.jpg 1080w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Thierno Habib Hann, PDG de ShafDB. ©Media Fast. </figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">S&rsquo;y ajoute une levée de fonds supplémentaire de 50 millions de dollars auprès d&rsquo;Afreximbank, la Banque africaine d&rsquo;import-export. En cumulant ces deux opérations, la ShafDB a mobilisé 170 millions de dollars de financements externes en un seul exercice — une performance notable pour une institution de cette taille, qui illustre la regain de confiance de ses partenaires institutionnels.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Le fait d&rsquo;avoir atteint la rentabilité tout en développant considérablement nos activités de prêt démontre la viabilité de notre modèle économique et notre capacité à créer de la valeur durable pour nos actionnaires, nos investisseurs et nos États membres. »,&nbsp;</em>a expliqué Lionel Zinsou, président du Conseil d’administration de la banque ShafDB.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les marchés de capitaux locaux, nouveau front</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;autre axe stratégique mis en avant lors de cette assemblée générale de Rabat concerne le développement d&rsquo;une capacité de financement en monnaie locale. La dépendance au dollar crée en effet pour les emprunteurs africains — souvent des promoteurs immobiliers ou des établissements de crédit dont les recettes sont en monnaie nationale — un risque de change structurel qui peut compromettre la viabilité de projets pourtant économiquement solides. En structurant des solutions de financement synthétiques en monnaie locale, ShafDB entend s&rsquo;attaquer directement à cette contrainte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Concrètement, la banque prépare deux programmes d&rsquo;obligations durables : un premier en Afrique de l&rsquo;Ouest, libellé en francs CFA, pour un montant de 60 milliards de FCFA (soit environ 100 millions de dollars), et un second en Afrique de l&rsquo;Est, en dollars, pour 500 millions de dollars. Ces émissions obligataires, si elles aboutissent, permettraient à ShafDB de capter directement l&rsquo;épargne institutionnelle africaine — fonds de pension, compagnies d&rsquo;assurance, caisses de retraite — pour la recycler vers le financement du logement. Un circuit vertueux que la plupart des systèmes financiers africains peinent encore à établir.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La phase d&rsquo;exécution, après les années de réforme</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Thierno-Habib Hann, directeur général et PDG de la banque, a tenu à replacer ces résultats dans une trajectoire plus longue. «&nbsp;<em>Nous avons accru notre portefeuille de prêts de près de 30 %, augmenté nos décaissements de 129 %, renforcé notre bilan et diversifié nos sources de financement tout en maintenant notre rentabilité</em>&nbsp;», a-t-il résumé, insistant sur le fait que les bases de la croissance future sont désormais posées. La tonalité est celle d&rsquo;une institution qui estime avoir terminé sa traversée du désert et entend maintenant faire parler les actes.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Lionel-Zinsou-President-du-conseil-dadministration-de-la-ShafDB.jpg"><img decoding="async" width="1024" height="682" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Lionel-Zinsou-President-du-conseil-dadministration-de-la-ShafDB-1024x682.jpg" alt="Lionel Zinsou - Président du conseil d'administration de la ShafDB" class="wp-image-22743" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Lionel-Zinsou-President-du-conseil-dadministration-de-la-ShafDB-1024x682.jpg 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Lionel-Zinsou-President-du-conseil-dadministration-de-la-ShafDB-300x200.jpg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Lionel-Zinsou-President-du-conseil-dadministration-de-la-ShafDB-768x512.jpg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Lionel-Zinsou-President-du-conseil-dadministration-de-la-ShafDB-1536x1024.jpg 1536w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Lionel-Zinsou-President-du-conseil-dadministration-de-la-ShafDB-1920x1280.jpg 1920w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Lionel-Zinsou-President-du-conseil-dadministration-de-la-ShafDB-1170x780.jpg 1170w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Lionel-Zinsou-President-du-conseil-dadministration-de-la-ShafDB-585x390.jpg 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Lionel-Zinsou-President-du-conseil-dadministration-de-la-ShafDB-263x175.jpg 263w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Lionel-Zinsou-President-du-conseil-dadministration-de-la-ShafDB-600x400.jpg 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Lionel-Zinsou-President-du-conseil-dadministration-de-la-ShafDB.jpg 2000w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Lionel Zinsou &#8211; Président du conseil d&rsquo;administration de la ShafDB. ©Média Fast. </figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Lionel Zinsou, président du conseil d&rsquo;administration, a exprimé la même conviction, mais en rappelant l&rsquo;ampleur du défi qui reste devant l&rsquo;institution. Le continent africain souffre d&rsquo;un déficit estimé à plus de&nbsp;53 millions de logements, qui nécessiterait quelque 1 300 milliards de dollars de financements pour être résorbé. Face à cette montagne, les 174 millions de dollars du portefeuille de prêts de ShafDB ne représentent qu&rsquo;une goutte d&rsquo;eau — mais une goutte d&rsquo;eau dont la direction entend faire grossir le flux, en s&rsquo;appuyant sur des partenariats stratégiques et un effet de levier croissant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>Alors que l&rsquo;Afrique continue de s&rsquo;urbaniser à un rythme sans précédent, la Banque de développement Shelter Afrique reste déterminée à mobiliser des capitaux à grande échelle pour soutenir le logement abordable, les villes durables et une croissance économique inclusive à travers le continent</em>&nbsp;», a conclu M. Zinsou. Une ambition qui, pour se concrétiser, devra désormais se mesurer non plus aux bilans comptables, mais aux mètres carrés construits et aux familles logées.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
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		<title>Festival du Triangle du Balafon 2026 : Sikasso réunit Mali, Burkina Faso et Côte d’Ivoire autour de la souveraineté culturelle</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Jun 2026 21:08:22 +0000</pubDate>
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<p>Du 5 au 8 novembre 2026, Sikasso accueille la 10e édition du Festival international du Triangle du Balafon. Un rendez-vous culturel majeur réunissant le Mali, le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire autour du patrimoine, de l’identité et de la souveraineté culturelle.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le Conseil des ministres malien a annoncé le 10 juin 2026 la tenue de la 10e édition du Festival international du Triangle du Balafon à Sikasso, du 5 au 8 novembre 2026. Sous le thème de la renaissance et de la souveraineté culturelles, cet événement panafricain réunit trois pays de l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest autour d&rsquo;un instrument millénaire — et d&rsquo;une vision commune de l&rsquo;identité partagée.</em></strong><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Du 5 au 8 novembre 2026, Sikasso — troisième ville du Mali, capitale du Kénédougou, carrefour historique des cultures mandingues et sénoufo — accueillera la 10e édition du Festival international du Triangle du Balafon. L&rsquo;annonce a été faite le 10 juin lors du Conseil des ministres présidé par le général d&rsquo;armée Assimi Goïta, sur rapport du ministre de l&rsquo;Artisanat, de la Culture, de l&rsquo;Industrie hôtelière et du Tourisme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Festival international du Triangle du Balafon est la plus grande manifestation artistique et culturelle à caractère sous-régional d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest. Il met en compétition les troupes artistiques du Burkina Faso, du Mali et de la Côte d&rsquo;Ivoire — les trois pays qui partagent l&rsquo;espace géographique et culturel du «&nbsp;<em>Triangle du Balafon</em>&nbsp;», ce vaste territoire où l&rsquo;instrument à lames de bois est au cœur de la vie sociale, rituelle et festive depuis des siècles.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le balafon : bien plus qu&rsquo;un instrument</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour comprendre la portée de ce festival, il faut d&rsquo;abord comprendre ce qu&rsquo;est le balafon dans l&rsquo;espace culturel ouest-africain. Ce xylophone à résonateurs en calebasse est l&rsquo;un des instruments les plus anciens du continent : les chroniques arabes du XIIIe siècle en font déjà mention dans les récits de l&rsquo;Empire du Mali. Inscrit en 2012 sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l&rsquo;UNESCO, le balafon est un instrument de cour, de cérémonie et de médiation sociale — joué lors des fêtes, des funérailles, des investitures, des réconciliations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est surtout un instrument transfrontalier. Le balafon ne connaît pas les frontières héritées de la colonisation. Il est joué par les Sénoufo de Côte d&rsquo;Ivoire et du Mali, par les Bobo et les Bwa du Burkina Faso, par les Malinké des trois pays, avec des variations de forme et de répertoire qui témoignent d&rsquo;une histoire partagée — celle de sociétés qui ont commercé, migré, combattu et coexisté bien avant que des lignes sur une carte ne les séparent.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Souveraineté culturelle : un thème politique assumé</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le thème choisi pour cette 10e édition — «&nbsp;<em>Le Balafon, pilier d&rsquo;une identité sous-régionale et symbole de renaissance et de souveraineté culturelles</em>&nbsp;» — n&rsquo;est pas neutre. Il s&rsquo;inscrit pleinement dans le discours que les autorités de la Transition malienne portent depuis 2021 : celui d&rsquo;une reconquête de l&rsquo;identité africaine face aux héritages culturels imposés par la colonisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La notion de «&nbsp;<em>souveraineté culturelle</em>&nbsp;» est au cœur du projet de refondation nationale porté par Bamako. Elle se traduit institutionnellement par la co-officialité des langues nationales inscrite dans la Constitution de 2023, par le Programme national d&rsquo;éducation aux valeurs fondé sur les traditions mandingues, par la promotion des arts et savoirs traditionnels. Le Festival du Triangle du Balafon en est une expression festive et collective — un moment où la fierté culturelle se donne à voir, à entendre et à partager entre trois peuples.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un festival au cœur de l&rsquo;intégration sous-régionale</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui rend ce festival particulièrement remarquable en 2026, c&rsquo;est son contexte géopolitique. Le Mali et le Burkina Faso sont tous deux membres de l&rsquo;Alliance des États du Sahel — une rupture avec la CEDEAO qui a provoqué des tensions diplomatiques avec plusieurs voisins de la sous-région, dont la Côte d&rsquo;Ivoire. Or, le Festival du Triangle du Balafon réunit précisément ces trois pays — deux membres de l&rsquo;AES et un État membre de la CEDEAO — autour d&rsquo;un projet culturel commun.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est là que réside la force silencieuse de cet événement. Quand la diplomatie officielle se heurte à des obstacles institutionnels, la culture continue de circuler. Les troupes de Bobo-Dioulasso, d&rsquo;Abidjan et de Sikasso monteront sur la même scène en novembre, dans une compétition fraternelle qui dit, mieux que n&rsquo;importe quel communiqué, que les peuples de ces trois pays partagent quelque chose d&rsquo;essentiel — une mémoire, un son, une façon d&rsquo;être ensemble.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La 10e édition s&rsquo;inscrit dans la continuité de l&rsquo;Année 2025, décrétée «&nbsp;<em>Année de la Culture</em>&nbsp;» par les autorités maliennes, et dans les objectifs de 2026, décrétée «&nbsp;<em>Année de l&rsquo;Éducation et de la Culture&nbsp;</em>». Le balafon, instrument millénaire, portera en novembre prochain à Sikasso un message que les discours politiques peinent parfois à formuler : l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest est une, même quand elle se divise.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>CIPRES 2026 à Genève : les ministres adoptent des décisions majeures avec la participation active du Mali</title>
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		<pubDate>Wed, 10 Jun 2026 18:52:55 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Réunis à Genève pour la 40e session ordinaire du Conseil des ministres de tutelle de la CIPRES, les États membres ont adopté plusieurs décisions stratégiques sur la gouvernance, la modernisation et la performance des systèmes de sécurité sociale. Le Mali, représenté par le Colonel-Major Assa Badiallo Touré, a joué un rôle actif dans les travaux.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La 40ème Session ordinaire du Conseil des Ministres de Tutelle de la Prévoyance Sociale de la Conférence Interafricaine de la Prévoyance Sociale (CIPRES) s’est tenue ce mercredi 10 juin 2026 à Genève, en Suisse. Cette rencontre de haut niveau a réuni les ministres en charge de la protection sociale des États membres, les experts ainsi que les responsables des organismes de prévoyance sociale de l’espace communautaire.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Mali a pris une part active aux travaux à travers une importante délégation conduite par le ministre de la Santé et du Développement social, le Colonel-Major Assa Badiallo Touré.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La délégation malienne comprenait notamment le Directeur national de la Protection sociale et de l’Économie solidaire, les directeurs généraux des principales institutions de sécurité sociale du pays, dont l’Institut national de Prévoyance sociale (INPS),&nbsp;&nbsp;la Caisse Malienne de Sécurité Sociale (CMSS), la Caisse nationale d’Assurance maladie (CANAM)</p>



<p class="wp-block-paragraph">et l’Agence Nationale d’Assistance Médicale (ANAM), ainsi que des conseillers techniques et cadres spécialisés du secteur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette participation s’inscrit dans la continuité de l’engagement du Mali au sein de la CIPRES, organisation communautaire chargée de promouvoir et d’harmoniser les systèmes de prévoyance sociale dans les États membres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les travaux ont débuté le 8 juin par les réunions du Comité d’Experts, chargé d’examiner les différents dossiers techniques, administratifs et financiers inscrits à l’ordre du jour. Les conclusions de ces travaux ont servi de base aux délibérations des ministres lors de la session statutaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cours de cette 40ᵉ session, les ministres ont examiné plusieurs questions majeures relatives à la gouvernance, à la performance et à la modernisation des systèmes de sécurité sociale dans l’espace CIPRES. Les discussions ont notamment porté sur le rapport d’activités du Secrétariat exécutif, les états financiers de l’exercice 2025 ainsi que le rapport du Commissaire aux comptes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les participants se sont également prononcés sur la nomination des membres et du président de la Commission de Surveillance de la Prévoyance Sociale, du Chef de l’Inspection Régionale de la Prévoyance Sociale ainsi que du Commissaire aux comptes de la Conférence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les autres sujets examinés figuraient la révision du plan comptable de la CIPRES, l’harmonisation des indicateurs de gestion, la mise en place de référentiels communs de performance, le renforcement des capacités des organes d’administration et de gestion, ainsi que la situation des contributions des États membres au budget de l’organisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les travaux ont également permis de faire le point sur les missions de plaidoyer menées auprès de certains États membres. Le 2ᵉ Forum sur l’Assurance Maladie en zone CIPRES se tiendra en octobre 2026 en Côte d’Ivoire et celui portant sur l’assurance maladie universelle se déroulera en Côte d’Ivoire.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">À travers sa participation à cette session ministérielle, le Mali réaffirme son engagement en faveur du renforcement de la protection sociale, de la modernisation de ses institutions de sécurité sociale et de l’amélioration de la couverture sociale des populations, conformément aux orientations communautaires de la CIPRES.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un fait notable salué par le Ministre, le Colonel-Major Assa Badiallo Touré, les Organismes de Prévoyance Sociale (OPS) du Mali, à savoir la Caisse Nationale d’Assurance Maladie (CANAM), la Caisse Malienne de Sécurité Sociale (CMSS) et l’Institut National de Prévoyance Sociale (INPS), s’acquittent régulièrement de leurs contributions au budget de la CIPRES.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il convient de rappeler que la CIPRES regroupe actuellement 18 États membres et assure la supervision d’environ 28 Organismes de Prévoyance Sociale (OPS) à travers son espace communautaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Réseaux de Communication du MSDS.</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Shelter Afrique se réinvente : une nouvelle identité pour un mandat élargi face au défi du logement africain</title>
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		<pubDate>Wed, 10 Jun 2026 16:01:19 +0000</pubDate>
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<p>À Rabat, Shelter Afrique a dévoilé sa nouvelle identité visuelle et confirmé sa transformation en banque multilatérale de développement. Objectif : mobiliser davantage de capitaux pour réduire le déficit de 53 millions de logements en Afrique.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À l&rsquo;occasion de son 45e anniversaire et de son Assemblée générale à Rabat, la Banque de développement Shelter Afrique a dévoilé un nouveau logo et affirmé sa transformation en banque multilatérale de développement à part entière. Derrière le symbole, une ambition stratégique : combler un déficit de 53 millions de logements sur le continent.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Un logo ne change pas le monde. Mais parfois, il marque la fin d&rsquo;une époque et l&rsquo;entrée dans une autre. C&rsquo;est le message qu&rsquo;a voulu envoyer la Banque de développement Shelter Afrique (ShafDB) ce 10 juin 2026, en dévoilant sa nouvelle identité visuelle lors de la cérémonie d&rsquo;ouverture de sa 45e Assemblée générale annuelle, au Sofitel Jardin des Roses de Rabat. La réunion, présidée par la ministre marocaine de l&rsquo;Économie et des Finances, Nadia Fettah, a réuni les délégués des 44 États membres de l&rsquo;institution, des représentants de la Banque africaine de développement et d&rsquo;Africa-Re, ainsi que des investisseurs et partenaires de développement du monde entier.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Nouveau-logo-de-ShafDB.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="453" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Nouveau-logo-de-ShafDB-1024x453.png" alt="Nouveau logo de ShafDB" class="wp-image-22710" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Nouveau-logo-de-ShafDB-1024x453.png 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Nouveau-logo-de-ShafDB-300x133.png 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Nouveau-logo-de-ShafDB-768x340.png 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Nouveau-logo-de-ShafDB-585x259.png 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Nouveau-logo-de-ShafDB-600x265.png 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Nouveau-logo-de-ShafDB.png 1142w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Nouveau logo de ShafDB. ©Média Fast. </figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Le changement d&rsquo;image est délibérément présenté par la direction non comme un exercice de communication, mais comme la traduction visuelle d&rsquo;une transformation institutionnelle plus profonde. Depuis plusieurs années, Shelter Afrique travaillait à sa mue : passer du statut d&rsquo;organisation spécialisée dans le financement du logement à celui de banque multilatérale de développement panafricaine à part entière, dotée de capacités de mobilisation de capitaux élargies et d&rsquo;un mandat couvrant l&rsquo;ensemble de la chaîne de valeur du logement et du développement urbain.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un changement de statut, pas seulement de nom</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La distinction est importante. Une banque multilatérale de développement dispose d&rsquo;une capacité à lever des fonds sur les marchés de capitaux internationaux, à émettre des obligations, à obtenir des garanties souveraines et à mobiliser des ressources à une échelle que les simples fonds spécialisés ou les institutions de financement sectorielles ne peuvent atteindre. Pour Shelter Afrique, ce changement de statut ouvre théoriquement l&rsquo;accès à des instruments financiers plus sophistiqués et à des volumes d&rsquo;investissement plus importants — précisément ce que requiert l&rsquo;ampleur du défi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car les chiffres donnent le vertige. Selon les estimations citées lors de l&rsquo;AGA, le continent africain souffre d&rsquo;un déficit de plus de&nbsp;53 millions de logements, un chiffre qui continue de croître sous l&rsquo;effet conjugué de l&rsquo;urbanisation rapide, de la croissance démographique et de l&rsquo;insuffisance des investissements historiques dans l&rsquo;habitat. Pour combler ce gouffre, il faudrait mobiliser environ&nbsp;1 300 milliards de dollars&nbsp;de financements. Un montant qui place immédiatement la question hors de portée des seules finances publiques africaines et appelle une mobilisation massive de capitaux privés et institutionnels.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Notre succès ne se mesurera pas aux stratégies adoptées ou aux réunions organisées. Il se mesurera aux logements financés, aux villes améliorées, aux emplois créés et aux vies transformées. »,&nbsp;</em>a déclaré&nbsp;Lionel Zinsou, président de la banque de développement Ahelter Afrique.&nbsp;<em></em></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Zinsou et Hann : deux voix, une exigence de résultats</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est précisément cette exigence de résultats concrets que Lionel Zinsou, président du conseil d&rsquo;administration, a mise en avant dans son allocution. L&rsquo;ancien Premier ministre du Bénin et figure reconnue de la finance africaine a choisi de placer la barre haut : la phase de réforme institutionnelle doit désormais céder la place à la phase d&rsquo;exécution. «&nbsp;<em>La phase de réforme de l&rsquo;institution doit désormais laisser place à la phase de mise en œuvre</em>&nbsp;», a-t-il affirmé, dans une formule qui sonnait aussi comme un message interne adressé aux équipes.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Thierno-Habib-Hann-PDG-de-ShafDB-sadresse-aux-medias-apres-avoir-devoile-la-nouvelle-identite-visuelle-de-la-banque-scaled.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Thierno-Habib-Hann-PDG-de-ShafDB-sadresse-aux-medias-apres-avoir-devoile-la-nouvelle-identite-visuelle-de-la-banque-1024x683.jpg" alt="Thierno Habib Hann, PDG de ShafDB, s'adresse aux médias après avoir dévoilé la nouvelle identité visuelle de la banque" class="wp-image-22709" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Thierno-Habib-Hann-PDG-de-ShafDB-sadresse-aux-medias-apres-avoir-devoile-la-nouvelle-identite-visuelle-de-la-banque-1024x683.jpg 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Thierno-Habib-Hann-PDG-de-ShafDB-sadresse-aux-medias-apres-avoir-devoile-la-nouvelle-identite-visuelle-de-la-banque-300x200.jpg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Thierno-Habib-Hann-PDG-de-ShafDB-sadresse-aux-medias-apres-avoir-devoile-la-nouvelle-identite-visuelle-de-la-banque-768x512.jpg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Thierno-Habib-Hann-PDG-de-ShafDB-sadresse-aux-medias-apres-avoir-devoile-la-nouvelle-identite-visuelle-de-la-banque-1536x1024.jpg 1536w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Thierno-Habib-Hann-PDG-de-ShafDB-sadresse-aux-medias-apres-avoir-devoile-la-nouvelle-identite-visuelle-de-la-banque-2048x1365.jpg 2048w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Thierno-Habib-Hann-PDG-de-ShafDB-sadresse-aux-medias-apres-avoir-devoile-la-nouvelle-identite-visuelle-de-la-banque-1920x1280.jpg 1920w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Thierno-Habib-Hann-PDG-de-ShafDB-sadresse-aux-medias-apres-avoir-devoile-la-nouvelle-identite-visuelle-de-la-banque-1170x780.jpg 1170w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Thierno-Habib-Hann-PDG-de-ShafDB-sadresse-aux-medias-apres-avoir-devoile-la-nouvelle-identite-visuelle-de-la-banque-585x390.jpg 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Thierno-Habib-Hann-PDG-de-ShafDB-sadresse-aux-medias-apres-avoir-devoile-la-nouvelle-identite-visuelle-de-la-banque-263x175.jpg 263w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Thierno-Habib-Hann-PDG-de-ShafDB-sadresse-aux-medias-apres-avoir-devoile-la-nouvelle-identite-visuelle-de-la-banque-600x400.jpg 600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Thierno Habib Hann, PDG de ShafDB, s&rsquo;adresse aux médias après avoir dévoilé la nouvelle identité visuelle de la banque. ©Média Fast. </figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Thierno-Habib Hann, directeur général et PDG de ShafDB, a développé la même idée en insistant sur le sens du rebranding : «&nbsp;<em>Il représente une transformation du mandat, des opérations et de l&rsquo;impact de l&rsquo;institution&nbsp;</em>», a-t-il expliqué. En élargissant son rôle à l&rsquo;ensemble de la chaîne de valeur du logement — de la planification urbaine au financement hypothécaire, en passant par la construction et l&rsquo;aménagement des infrastructures —, la banque entend se positionner comme un acteur systémique et non plus seulement un prêteur sectoriel.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le Maroc comme vitrine d&rsquo;un modèle</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le choix de Rabat pour cette assemblée anniversaire n&rsquo;est pas anodin. Le Maroc s&rsquo;est imposé comme l&rsquo;une des références africaines en matière de politique du logement et d&rsquo;urbanisme planifié : programme Villes sans bidonvilles, développement de villes nouvelles comme Tamesna et Tamansourt, politique active de logement social. Autant d&rsquo;expériences que le royaume a présentées comme un apport concret à la réflexion continentale, dans l&rsquo;esprit du thème retenu pour cette 45e AGA : «&nbsp;<em>L&rsquo;avenir des villes : financer un développement urbain inclusif, vert et résilient&nbsp;</em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">La dimension climatique est d&rsquo;ailleurs de plus en plus centrale dans le discours de ShafDB. Le développement urbain en Afrique ne peut pas reproduire les modèles énergivores et peu résilients des villes du Nord : il doit intégrer dès sa conception les contraintes liées au changement climatique, aux risques d&rsquo;inondation, à la gestion de l&rsquo;eau et à la dépendance aux énergies fossiles. C&rsquo;est aussi ce que symbolise le nouveau logo dévoilé ce 10 juin — une identité rénovée pour une institution qui entend peser sur les décisions qui façonneront le visage des villes africaines dans les décennies à venir.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Jeunesse rurale malienne : partir ou rester, le grand choix</title>
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		<pubDate>Wed, 10 Jun 2026 07:36:42 +0000</pubDate>
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<p>Entre changement climatique, chômage et manque d’opportunités, des milliers de jeunes quittent les campagnes maliennes. Face à l’exode rural, le Mali cherche à créer les conditions d’un avenir durable pour sa jeunesse.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Ils ont entre 18 et 35 ans, ont grandi dans les villages du Sahel, regardé partir leurs frères et cousins, et se posent aujourd&rsquo;hui la même question : faut-il rester sur la terre de leurs ancêtres ou tenter sa chance à Bamako, à Dakar, ou plus loin encore ? Cette interrogation, des centaines de milliers de jeunes Maliens la portent en silence. Elle est au cœur d&rsquo;une crise silencieuse qui redessine les campagnes maliennes.</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au Mali, la migration rurale n&rsquo;est pas un phénomène nouveau. Depuis des générations, les hommes partent en saison sèche pour travailler dans les villes ou en Côte d&rsquo;Ivoire, avant de rentrer avec quelques billets pour la famille, se payer du luxe ou encore préparer un mariage. Mais ce qui se joue aujourd&rsquo;hui est d&rsquo;une autre nature : des jeunes, de plus en plus nombreux, partent sans retour prévu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les estimations, environ&nbsp;<a href="https://www.ifad.org/documents/d/new-ifad.org/investing-in-rural-people-in-mali-pdf">60 % de la population malienne vit encore en zone rurale</a>. Pourtant, Bamako croît à un rythme de 5 à 6 % par an, portée en grande partie par cet afflux de migrants internes. Les régions de Ségou, Mopti, Kayes et Sikasso sont les plus touchées par ce départ massif de leurs forces vives.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n&rsquo;est pas l&rsquo;aventure qui pousse ces jeunes à partir. C&rsquo;est, bien souvent, l&rsquo;absence de perspectives : des terres appauvries par des décennies de sécheresse, peu d&#8217;emplois, des infrastructures défaillantes, et le sentiment que l&rsquo;avenir est ailleurs.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les racines du départ : entre crise climatique et manque d&rsquo;opportunités</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le premier facteur qui pousse les jeunes ruraux maliens vers les villes est d&rsquo;ordre climatique. La pluviométrie irrégulière, la désertification rampante du Sahel et la dégradation des terres réduisent chaque année les rendements agricoles. Des familles qui se nourrissaient et vivaient de l&rsquo;agriculture se retrouvent dans l&rsquo;incapacité de subvenir à leurs besoins.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les jeunes, qui auraient autrefois hérité de la parcelle familiale et perpétué les savoir-faire agricoles, se retrouvent face à une terre qui ne peut plus les nourrir. Le changement climatique n&rsquo;est pas une abstraction pour un paysan du Sahel : c&rsquo;est la récolte qui diminue d&rsquo;année en année, le puits qui se tarit, le troupeau qui maigrit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de l&rsquo;agriculture, c&rsquo;est l&rsquo;absence quasi totale d&rsquo;activités économiques diversifiées en milieu rural qui condamne les jeunes à l&rsquo;exode. Peu d&rsquo;industries, peu de PME, peu d&rsquo;artisanat organisé capable d&rsquo;absorber une main-d&rsquo;œuvre jeune et croissante. Les zones rurales maliennes manquent cruellement d&rsquo;investissements structurants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À cela s&rsquo;ajoute la question de l&rsquo;éducation. De nombreux jeunes qui ont suivi une scolarité complète, parfois jusqu&rsquo;au baccalauréat, ne trouvent aucune application locale à leurs compétences. Ils se retrouvent dans une situation paradoxale : trop formés pour la vie rurale traditionnelle, pas encore assez armés pour le marché de l&#8217;emploi urbain.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Partir pour quoi ? La réalité de l&rsquo;exode</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La ville n&rsquo;est pas toujours l&rsquo;eldorado imaginé. Beaucoup de jeunes migrants ruraux rejoignent l&rsquo;économie informelle à Bamako : vendeurs ambulants, maçons, gardiens, conducteurs de moto-taxi. Ils survivent, envoient quelques francs au village, et nourrissent l&rsquo;espoir d&rsquo;une promotion qui tarde souvent à venir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les bidonvilles et quartiers périphériques de Bamako — Kabala, Faladié, Niamakoro — concentrent ces populations fragilisées, souvent sans accès aux services de base. L&rsquo;exode rural résout rarement la pauvreté : il la déplace géographiquement et la transforme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, ces jeunes migrants jouent un rôle économique essentiel. Les sommes qu&rsquo;ils envoient à leurs familles restées au village constituent, pour beaucoup de ménages ruraux, la principale source de revenus monétaires. Ces transferts informels, invisibles dans les statistiques officielles, sont un pilier discret de l&rsquo;économie malienne.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Rester : une résistance qui s&rsquo;organise</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Face à l&rsquo;exode, des initiatives locales et nationales tentent de créer les conditions d&rsquo;un avenir possible en zone rurale. Des programmes d&rsquo;appui à l&rsquo;entrepreneuriat agricole, soutenus par l&rsquo;État malien et des partenaires locaux, permettent à certains jeunes de moderniser leurs exploitations et d&rsquo;en vivre dignement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La culture maraîchère irriguée, l&rsquo;aviculture, la transformation de produits locaux : ces filières, longtemps négligées, offrent des perspectives réelles pour une jeunesse qui accepte de réinventer le rapport à la terre. Des coopératives de jeunes, dans plusieurs régions, montrent qu&rsquo;il est possible de vivre et de prospérer au village.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;extension progressive de la couverture réseau mobile au Mali ouvre également des perspectives inédites. Des jeunes ruraux formés aux métiers du numérique — maintenance informatique, commerce en ligne, community management — peuvent désormais exercer depuis leur village des activités qui étaient autrefois réservées aux citadins.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces expériences restent encore marginales, mais elles dessinent une voie possible : celle d&rsquo;un développement rural qui ne demande plus aux jeunes de choisir entre leur terre et leur avenir.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les politiques publiques face au défi</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les autorités maliennes ont pris la mesure du phénomène. Plusieurs programmes nationaux ciblent spécifiquement la jeunesse rurale, comme la formation professionnelle agricole, la construction d&rsquo;infrastructures dans les zones isolées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces efforts méritent d&rsquo;être amplifiés. Car l&rsquo;enjeu est double : il s&rsquo;agit à la fois de retenir les jeunes qui souhaitent rester et de créer des conditions dignes pour ceux qui choisissent de revenir après une expérience urbaine. Le village de demain sera celui qui sait accueillir des compétences nouvelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question de la jeunesse rurale est, au fond, celle de la souveraineté alimentaire et du modèle de développement malien. Un pays qui vide ses campagnes de ses jeunes perd bien plus que de la main-d&rsquo;œuvre agricole : il perd la mémoire vivante de ses territoires et la capacité de les faire fructifier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le choix entre partir et rester que vivent des centaines de milliers de jeunes Maliens n&rsquo;est pas un choix individuel : c&rsquo;est le symptôme d&rsquo;un déséquilibre profond entre les territoires. Relever ce défi nécessite des politiques volontaristes, des investissements durables et une écoute sincère de ceux qui font encore le pari du village. Car c&rsquo;est dans les campagnes, autant que dans les villes, que se joue l&rsquo;avenir du Mali. Les autorités maliennes de la Transition l’ont bien compris et travaillent déjà pour y rémédier à travers plusieurs initiatives.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Au Mali, les Danbe Kolosibaw gardiens d&#8217;une identité culturelle sous pression</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Jun 2026 07:26:32 +0000</pubDate>
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<p>À l’occasion des Journées nationales du patrimoine culturel 2026, le Mali met à l’honneur les Danbe Kolosibaw, gardiens des valeurs traditionnelles et acteurs clés de la transmission du patrimoine culturel face aux défis de la modernité.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Les Journées nationales du Patrimoine culturel, prévues les 18 et 19 juin 2026 à Bamako, mettront à l&rsquo;honneur les « porteurs de dignité » — ces garants traditionnels des valeurs culturelles maliennes. Une initiative qui dit autant sur la fragilité du patrimoine immatériel que sur la volonté des autorités de la Transition d&rsquo;en faire un pilier de l&rsquo;identité nationale.</em></strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ils s&rsquo;appellent les&nbsp;<em>Danbe Kolosibaw</em>&nbsp;— littéralement les «&nbsp;<em>gardiens de la dignité</em>&nbsp;» en bambara. Ce sont les porteurs de valeurs traditionnelles maliennes, héritiers d&rsquo;une longue chaîne de transmission culturelle qui court des empires du Ghana, du Mali et du Songhaï jusqu&rsquo;à nos jours. Le 9 juin 2026, le ministre malien de l&rsquo;Artisanat, de la Culture, de l&rsquo;Industrie hôtelière et du Tourisme, M. Daffe, les a réunis dans ses services à Bamako pour préparer les Journées nationales du Patrimoine culturel, prévues les 18 et 19 juin au Centre international de conférences de Bamako (CICB).</p>



<p class="wp-block-paragraph">La démarche est délibérément participative. Avant de fixer le programme de l&rsquo;événement, le ministre a voulu entendre les associations culturelles — celles qui, sur le terrain, font vivre le patrimoine immatériel malien : les griots, les chasseurs dozo, les groupes d&rsquo;artisans, les associations de transmission des savoirs traditionnels. Les échanges ont permis à ces représentants d&rsquo;exprimer leurs attentes et de formuler des propositions pour enrichir le contenu des Journées.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les Danbe Kolosibaw : qui sont-ils ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le choix du thème de cette édition 2026 — «&nbsp;<em>Rôle et responsabilité du Corps des Danbe Kolosibaw dans la transmission des valeurs du patrimoine culturel</em>&nbsp;» — mérite une explication pour qui n&rsquo;est pas familier de la culture malienne. Les&nbsp;<em>Danbe Kolosibaw</em>&nbsp;sont des figures de la société traditionnelle mandingue chargées de préserver et de transmettre les valeurs morales, sociales et culturelles de la communauté : le respect, la dignité, la solidarité, la gestion des conflits par le dialogue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces garants de la tradition ne sont pas des fonctionnaires de la culture. Ce sont des personnes désignées par leurs communautés pour incarner, dans leur comportement quotidien, les valeurs que la société juge fondamentales. Ils jouent un rôle comparable à celui des «&nbsp;<em>hommes de parole&nbsp;</em>» documentés par les anthropologues dans toute l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest — figures de médiation, de mémoire et de cohésion sociale que la modernisation des sociétés a fragilisées sans les effacer.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« L&rsquo;objectif de cette rencontre est de recueillir les avis et propositions des participants pour une meilleure appropriation de cet événement majeur par les organisations de la société civile culturelle. »</em>, a déclaré&nbsp;le ministre Daffe, lors de la réunion préparatoire des Journées nationales du Patrimoine culturel, le 9 juin 2026.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un patrimoine sous pression</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La convocation des Danbe Kolosibaw au cœur des Journées nationales du Patrimoine culturel n&rsquo;est pas anodine. Elle dit quelque chose de l&rsquo;état du patrimoine immatériel malien — un patrimoine sous pression multiple : urbanisation rapide, influence des réseaux sociaux et des cultures numériques globales, déplacements forcés liés à l&rsquo;insécurité qui arrachent des communautés à leurs terroirs et interrompent les chaînes de transmission intergénérationnelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Mali est l&rsquo;un des pays au monde qui possède la plus grande densité de patrimoine culturel immatériel reconnu : les Manuscrits de Tombouctou, le Bogolan, les chants de chasseurs, la musique des Peuls et des Dogon — autant d&rsquo;expressions culturelles inscrites ou candidates aux listes de l&rsquo;UNESCO. Mais la reconnaissance internationale ne suffit pas à assurer la transmission locale. C&rsquo;est précisément ce que les Journées nationales du Patrimoine culturel entendent adresser.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Culture et refondation nationale : un lien assumé</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La tenue de ces Journées nationales s&rsquo;inscrit dans un contexte politique particulier. Les autorités de la Transition ont fait de la renaissance culturelle l&rsquo;un des piliers de leur projet de refondation nationale. Le Programme national d&rsquo;éducation aux valeurs (PNEV), lancé en 2024, puise dans les mêmes sources que les&nbsp;<em>Danbe Kolosibaw</em>&nbsp;: la Charte de Kurukanfuga, les valeurs de la civilisation mandingue, les principes de cohésion sociale et de respect de l&rsquo;autre codifiés dans les traditions maliennes précoloniales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette valorisation de l&rsquo;identité culturelle propre s&rsquo;accompagne d&rsquo;un discours de rupture avec les héritages culturels issus de la colonisation — rupture dont le retrait du français comme langue officielle unique dans la nouvelle Constitution de 2023, remplacé par la co-officialité des langues nationales, est l&rsquo;expression institutionnelle la plus visible. Les Journées du Patrimoine culturel participent de la même logique : réancrer l&rsquo;identité nationale dans ses propres racines avant d&rsquo;aller chercher des modèles ailleurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette démarche intervient dans le cadre de la période dédiée à la valorisation de «&nbsp;<em>l’éducation et de la culture&nbsp;</em>» par les autorités maliennes de la Transition.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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