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	<title>Sahel Tribune, auteur sur Sahel Tribune</title>
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		<title>Mali : dans les nuits des « Koutouba philosophiques », la jeunesse réinvente le débat public</title>
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		<pubDate>Sat, 11 Apr 2026 14:27:58 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Les Koutouba philosophiques permettent une réflexion enrichissante pendant le Ramadan, promouvant le partage d'idées au Mali.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Dans un Mali en quête de refondation, les « Koutouba philosophiques » —une initiative de l’Union des étudiants en philosophie (UEP) — s’imposent comme un espace rare de respiration intellectuelle. Nées dans le sillage des Nouvelles Pratiques Philosophiques, ces nuits de réflexion organisées durant le Ramadan 2026 réunissent étudiants, enseignants et chercheurs autour d’un principe simple mais exigeant : faire primer la force des arguments. Au-delà du débat académique, ces rencontres interrogent la place de la pensée critique dans la construction du « Mali Koura », entre réforme de l’école, crise de l’État postcolonial et impératif de souveraineté intellectuelle.</em></strong></p>



<p>À rebours d’un espace public souvent saturé de certitudes, d’invectives et de postures figées, une expérience discrète mais féconde se déploie au Mali : celle des «&nbsp;<em>Koutouba philosophiques</em>&nbsp;». Nées dans le sillage des Nouvelles Pratiques Philosophiques, ces rencontres — organisées notamment durant le mois de Ramadan 2026 — réhabilitent un art trop souvent négligé : celui de penser ensemble. Comme le rappelle le Dr Souleymane Keïta, superviseur de ces nuits de réflexions philosophiques. Ces espaces sont «&nbsp;<em>le lieu où il n’y a ni Dieu, ni Maître, mais celui de la force des arguments en lieu et place des arguments de force&nbsp;</em>». Dans un pays en quête de refondation, cette initiative s’impose comme un véritable laboratoire citoyen, où la pensée critique devient un instrument de souveraineté intellectuelle.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-penseurs-pensent-nbsp"><strong>« Les penseurs pensent&nbsp;»</strong></h2>



<p>Les discussions menées en 2026 révèlent d’abord une urgence : repenser la place de la philosophie dans la société malienne. Les participants dénoncent surtout une marginalisation institutionnelle de la discipline et appellent à reconnaître la licence de philosophie dans les recrutements publics. «&nbsp;<em>L’employabilité des philosophes ne saurait se réduire à l’enseignement&nbsp;</em>», expliquent Abdramane et Drissa Coulibaly, membres de l’Union des étudiants en philosophie (UEP). Ils plaident pour une valorisation des compétences analytiques dans l’administration, la gouvernance et les politiques publiques.&nbsp;</p>



<p>Dans le même élan, Abdramane et Drissa, tous deux des écrivains, jugent important d’aller vers une réforme profonde des programmes scolaires dans le cadre du Mali Koura. Ils plaident surtout pour l’intégration des thématiques contemporaines — changement climatique, bioéthique, terrorisme, civisme — dans la formation des citoyens éclairés et ancrés dans leur époque.</p>



<p>Mais la réflexion ne s’arrête pas là. Les Koutouba dressent un diagnostic sans concession du système éducatif malien, qualifié de «&nbsp;<em>grand corps malade</em>&nbsp;». Cette analyse est surtout celle de Sibiry Sanou, Hamida Ag Bella et Bassirou Maïga. Entre écoles fermées pour cause d’insécurité, insuffisance d’enseignants et infrastructures inadaptées, les constats sont sévères. Les membres de l’UEP dénoncent un «&nbsp;<em>éternel retour des états généraux de l’éducation sans praxis</em>&nbsp;», soulignant que «&nbsp;<em>les penseurs pensent, mais les décisions dorment dans les tiroirs</em>&nbsp;». La réforme de l’école est ainsi érigée en préalable absolu.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-systeme-educatif-coherent-adapte-aux-realites-de-la-mondialisation"><strong>Un système éducatif cohérent, adapté aux réalités de la mondialisation</strong></h2>



<p>Cette critique s’étend aux conditions des enseignants, notamment dans le privé, où la précarité est décrite avec acuité : salaires dérisoires, absence de protection sociale, instabilité chronique. «&nbsp;<em>Dans ces conditions, la lutte pour la survie prime sur l’intellect</em>&nbsp;», résume ces enseignants en philosophie. Pour les philosophes, l’amélioration de l’éducation passe nécessairement par une revalorisation de la condition enseignante et une application rigoureuse des textes existants.</p>



<p>Sur la question linguistique, les débats invitent à dépasser les postures idéologiques. Si la Constitution consacre les langues nationales, les participants mettent en garde contre une approche précipitée : «&nbsp;<em>On n’impose pas une langue, elle s’impose par sa capacité à produire du savoir »</em>, expliquent Sibiry Sanou, Hamida Ag Bella et Bassirou Maïga. L’enjeu n’est donc pas d’opposer langues locales et langues étrangères, mais de construire un système éducatif cohérent, adapté aux réalités de la mondialisation.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-ethique-du-vivre-ensemble-fondee-sur-l-humanisme"><strong>Une éthique du vivre-ensemble fondée sur l’humanisme</strong></h2>



<p>Les Koutouba explorent également les mutations sociales contemporaines. À travers le prisme des réseaux sociaux, ils soulignent à la fois les opportunités — accès à l’information, promotion culturelle — et les dérives : désinformation, cybercriminalité, fragilités psychologiques. Des développements ont été faits sur ces mutations par Sékou Sanogo sous le thème «&nbsp;<em>Jeunesse malienne et réseaux sociaux : usages, opportunités et défis pour l&rsquo;avenir&nbsp;»</em>.&nbsp;&nbsp;La solution réside dans une éducation numérique responsable et la valorisation de contenus locaux.</p>



<p>Sur le terrain religieux, les débats pointent une montée des tensions intra et interconfessionnelles, aggravées par l’absence de régulation du prêche. Les participants appellent à «&nbsp;<em>ne pas tolérer l’intolérance religieuse</em>&nbsp;» et à encadrer davantage les discours pour préserver la cohésion sociale, a expliqué notamment Sétigui Traoré, dans son intervention. «&nbsp;<em>Avant d’être croyant, on est d’abord humain</em>&nbsp;», rappellent-il, plaidant pour une éthique du vivre-ensemble fondée sur l’humanisme.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-reinvention-de-l-etat-postcolonial"><strong>Réinvention de l’État postcolonial</strong></h2>



<p>La réflexion politique, elle, s’attaque à des questions majeures : la recrudescence des coups d’État et la crise de la démocratie. Le constat est nuancé : «&nbsp;<em>Ce n’est pas la démocratie qui échoue, mais sa mise en œuvre&nbsp;</em>», explique Mohamed Ombotimbé. Les coups d’État apparaissent comme des symptômes d’une gouvernance défaillante, sans pour autant constituer une solution viable. Dans cette perspective, la réinvention de l’État postcolonial s’impose comme un chantier central : décentralisation, lutte contre la corruption, institutions fortes et légitimes. «&nbsp;<em>La réinvention de l’État postcolonial apparaît comme une voie possible pour concilier héritage historique, modernité politique et développement&nbsp;</em>», souligne Sodiougo Sagara.&nbsp;</p>



<p>Les enjeux sociaux ne sont pas en reste. Drogue, mariage précoce, inégalités de genre : autant de défis qui hypothèquent l’avenir du pays. Les débats mettent en lumière des réalités préoccupantes — «&nbsp;<em>70 % des consommateurs de drogue ont entre 15 et 45 ans</em>&nbsp;», rappelle Allaye Karembe en se référant des chiffres de l’OCS — et appellent à une mobilisation collective.&nbsp;</p>



<p>Sur la condition féminine, une contradiction persistante est soulignée : malgré leur montée en puissance économique, les femmes continuent d’assumer une charge domestique écrasante et un pouvoir décisionnel limité. La solution passe par «&nbsp;<em>la transformation des mentalités</em>&nbsp;» et une application effective des lois, préconisent Zaratou Boré et Oumou Bah. Arouna Diallo, pour sa part, estime qu’«&nbsp;<em>une approche</em>&nbsp;<em>collective est indispensable pour lutter efficacement contre le mariage précoce et promouvoir la scolarisation des filles au Mali</em>».&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-medias-maliens-et-transition-politique"><strong>Médias maliens et transition politique</strong></h2>



<p>Enfin, les Koutouba insistent sur le rôle stratégique des médias et de l’éducation citoyenne. Dans un contexte de transition politique et de défis sécuritaires, les médias sont décrits comme «&nbsp;<em>un couteau à double tranchant</em>&nbsp;» : instruments de construction ou de déstabilisation, explique Alpha Hama Boré, dans le développement de sa thématique&nbsp;: «&nbsp;<em>Médias maliens et transition politique :&nbsp;Entre liberté d’expression et transition politique, responsabilité sociale et enjeux sécuritaire.&nbsp;»</em>. D’où la nécessité d’une presse libre, responsable et éthique, capable de concilier liberté d’expression et impératifs nationaux. Ainsi, l’éducation à la citoyenneté trouve toute sa nécessité ajoute Cheick Cissé. Il soutient que cette éducation doit être décentralisée faisant la promotion du patriotisme dans tous les secteurs du Mali.</p>



<p>Au fond, les «&nbsp;<em>Koutouba philosophiques</em>&nbsp;» dessinent l’ambition de faire émerger un Mali où la pensée critique irrigue l’action publique, où la jeunesse s’approprie les outils du débat et où la souveraineté s’ancre aussi dans les esprits. Car, comme le suggèrent ces échanges, il n’y a pas de Mali Kura sans révolution intellectuelle. Et cette révolution commence, peut-être, par une simple conversation.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Aide internationale : chute historique des financements en 2025</title>
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		<pubDate>Fri, 10 Apr 2026 07:19:48 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>L'aide publique au développement en 2025 a subi une baisse sans précédent. Analyse des impacts et des chiffres clés de l’APD.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Selon les données préliminaires de OCDE, l’aide publique au développement a enregistré en 2025 sa plus forte baisse jamais observée. Une contraction brutale qui intervient dans un contexte de tensions géopolitiques et de besoins humanitaires croissants, notamment en Afrique.</em></strong></p>



<p>L’aide publique au développement (APD) a connu en 2025 une chute sans précédent. D’après l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), les flux d’aide extérieure versés par les membres du Comité d’aide au développement (CAD) ont diminué de 23,1 % en termes réels par rapport à 2024.</p>



<p>Le volume total de l’APD s’est établi à 174,3 milliards de dollars, contre 214,6 milliards l’année précédente. Rapportée au revenu national brut (RNB) des pays donateurs, cette aide ne représente plus que 0,26 %, un niveau qui n’avait plus été observé depuis 2015, au moment de l’adoption des Objectifs de développement durable (ODD).</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-grandes-puissances-en-premiere-ligne-de-la-baisse"><strong>Les grandes puissances en première ligne de la baisse</strong></h2>



<p>Fait marquant : les cinq principaux bailleurs mondiaux ont tous réduit leur contribution en 2025. L’Allemagne devient pour la première fois le premier fournisseur d’APD avec 29,1 milliards de dollars, suivie de près par les États-Unis (29,0 milliards), malgré une chute spectaculaire de 56,9 % de leur aide.</p>



<p>Le Royaume-Uni (17,2 milliards), le Japon (16,2 milliards) et la France (14,5 milliards) complètent ce classement. À eux seuls, ces cinq pays concentrent 95,7 % de la baisse globale enregistrée.</p>



<p>Seuls huit des 34 pays membres du CAD ont maintenu ou augmenté leurs budgets d’aide. Parmi eux, quatre dépassent encore l’objectif fixé par l’ONU de consacrer 0,7 % de leur RNB à l’aide internationale : le Danemark, le Luxembourg, la Norvège et la Suède.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-besoins-croissants-face-a-des-ressources-en-baisse"><strong>Des besoins croissants face à des ressources en baisse</strong></h2>



<p>Cette contraction intervient dans un contexte international particulièrement tendu. «&nbsp;<em>Les pressions budgétaires pesant sur les pays en développement s’accentuent&nbsp;</em>», a déclaré Mathias Cormann, évoquant notamment les risques liés aux conflits et à l’insécurité alimentaire.</p>



<p>Pour Carsten Staur, la situation est «&nbsp;<em>extrêmement préoccupante</em>&nbsp;». Il souligne que le monde fait face à une accumulation de crises – humanitaires, économiques et sécuritaires – qui nécessiteraient au contraire une augmentation de l’aide internationale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-ukraine-capte-une-part-croissante-des-financements"><strong>L’Ukraine capte une part croissante des financements</strong></h2>



<p>Autre tendance notable : la concentration de l’aide sur certains théâtres géopolitiques. L’APD bilatérale destinée à l’Ukraine a reculé de 38,2 %, à 10,3 milliards de dollars. Toutefois, en intégrant les financements des institutions de l’Union européenne, elle atteint 44,9 milliards de dollars, un niveau record pour un seul pays.</p>



<p>Ce montant dépasse désormais l’ensemble de l’aide bilatérale destinée aux pays les moins avancés ou à l’Afrique subsaharienne, illustrant un rééquilibrage des priorités internationales.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-les-programmes-de-developpement-durement-touches"><strong>Les programmes de développement durement touchés</strong></h2>



<p>Au-delà des chiffres globaux, la structure de l’aide évolue également de manière préoccupante. Les financements dédiés aux programmes de développement de base – hors aide humanitaire, accueil des réfugiés et allègement de la dette – ont chuté de 26,3 %, soit la baisse la plus importante jamais enregistrée.</p>



<p>L’aide humanitaire elle-même a reculé de 35,8 %, tandis que les dépenses liées à l’accueil des réfugiés dans les pays donateurs ont diminué de 22,1 %.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-vers-une-nouvelle-contraction-en-2026"><strong>Vers une nouvelle contraction en 2026 ?</strong></h2>



<p>Les perspectives ne sont guère rassurantes. Sur la base des tendances actuelles, l’OCDE anticipe une nouvelle baisse de 5,8 % de l’aide publique au développement en 2026.</p>



<p>Dans ce contexte, les appels se multiplient pour réinventer les mécanismes de financement du développement et mobiliser davantage de ressources privées. Mais pour de nombreux observateurs, une évidence s’impose : sans un sursaut des pays donateurs, les objectifs de lutte contre la pauvreté et de transition écologique pourraient s’éloigner durablement.</p>



<p><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Carburant : l’État maintient la pression sur l’approvisionnement et le marché noir</title>
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		<pubDate>Thu, 09 Apr 2026 22:36:57 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Les autorités maliennes s'engagent à garantir l’approvisionnement en carburant malgré les défis du marché noir et logistiques.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Malgré un contexte logistique contraint, les autorités maliennes affichent leur détermination à garantir l’approvisionnement en carburant. Réuni en concertation avec les opérateurs du secteur, ce jeudi 9 avril 2026, le ministre de l’Industrie et du Commerce a salué les efforts déployés tout en annonçant un durcissement face aux dérives du marché noir.</em></strong></p>



<p>Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, a présidé le 9 avril la 19ᵉ réunion de concertation avec les acteurs du secteur des hydrocarbures. Cette rencontre s’inscrit dans un dispositif de suivi rapproché visant à sécuriser l’approvisionnement national en produits pétroliers, dans un contexte marqué par des contraintes persistantes.</p>



<p>Au cours de la semaine du 30 mars au 5 avril, 640 citernes ont été réceptionnées, représentant un volume global de 29 millions de litres de carburant. Des chiffres qui traduisent, selon les autorités, les efforts soutenus des opérateurs pour maintenir une desserte régulière du territoire.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-flux-logistiques-qui-se-poursuivent"><strong>Des flux logistiques qui se poursuivent</strong></h2>



<p>Pour la semaine en cours, 522 citernes sont en cours de dispatching à travers le pays, confirmant la continuité des opérations logistiques malgré les difficultés rencontrées sur le terrain.</p>



<p>Le bilan mensuel fait également état d’un volume cumulé de 116 millions de litres importés en mars, illustrant l’ampleur des besoins et la mobilisation des acteurs du secteur. Si le ministre a salué le «&nbsp;<em>sens de responsabilité&nbsp;</em>» des opérateurs économiques, il a également dénoncé avec fermeté les pratiques illicites observées sur le marché.</p>



<p>Certains acteurs, a-t-il regretté, profitent des tensions d’approvisionnement pour alimenter des circuits parallèles, contribuant à la spéculation et à la désorganisation du marché.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-vers-un-renforcement-des-sanctions"><strong>Vers un renforcement des sanctions</strong></h2>



<p>Face à ces dérives, Moussa Alassane Diallo a instruit les services compétents de renforcer les contrôles et d’appliquer strictement la réglementation en vigueur. L’objectif affiché est de dissuader toute tentative de fraude et garantir la transparence dans la distribution des hydrocarbures.</p>



<p>Le ministre a appelé l’ensemble des parties prenantes à intensifier leur collaboration afin de préserver la stabilité du marché et protéger les consommateurs. Dans un contexte où l’énergie reste un enjeu stratégique, les autorités entendent maintenir la pression pour concilier continuité de l’approvisionnement et discipline du marché.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>



<p>hydrocarbures, Mali, approvisionnement, carburant, marché noir, Moussa Alassane Diallo, importations, citernes, régulation, sanctions, énergie, consommation,&nbsp;</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : Halima, une résilience à toute épreuve</title>
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		<pubDate>Thu, 09 Apr 2026 15:39:48 +0000</pubDate>
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<p><strong><em>Lorsque les armes retentissent, certaines causent des ravages plus dévastateurs que d’autres. Parmi elles figurent les engins explosifs improvisés (EEI). Invisibles et insoupçonnés, ils frappent sans distinction, semant la mort, la désolation, de lourdes séquelles physiques et des traumatismes psychologiques.</em></strong></p>



<p>Face à cette menace, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) s’efforce de limiter les souffrances qu’ils infligent. Malgré des efforts constants, les EEI demeurent une menace bien réelle, qui exige une prévention et une sensibilisation sans relâche.</p>



<p>En 2025, 405 civils ont été touchés par des engins explosifs, dont 229 personnes tuées et 176 blessées, selon les acteurs du Groupe de travail de lutte antimines humanitaire (GTLAMH). Derrière ces chiffres se cachent des vies bouleversées, des familles endeuillées et des personnes en quête de reconstruction, comme Halima*.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-j-ai-regarde-mes-jambes-et-rien-qu-a-leur-etat-j-ai-compris-qu-il-serait-impossible-de-les-sauver"><strong>« J’ai regardé mes jambes et, rien qu’à leur état, j’ai compris qu’il serait impossible de les sauver. »</strong></h2>



<p>Halima*, une jeune femme de 18 ans, fait partie des nombreuses victimes de ces armes meurtrières. Elle venait tout juste d’obtenir son baccalauréat et rêvait de devenir avocate. Pour finaliser son inscription à l’université, elle avait besoin d’une copie de la pièce d’identité de ses parents. Cette formalité l’a poussée à entreprendre un voyage de Bamako vers une ville de la région de Sikasso, où réside sa famille. Au cours de ce trajet en bus, sa vie a brusquement basculé.</p>



<p>«&nbsp;<em>Je me souviens qu’il était 15 heures lorsque l’accident s’est produit. J’étais assise à l’arrière du bus quand une explosion a retenti. Un instant plus tard, mon corps était écrasé contre le bitume brûlant. La douleur était insoutenable. Baignant dans mon sang, j’ai regardé mes jambes et, rien qu’à leur état, j’ai compris qu’il serait impossible de les sauver.</em>&nbsp;»</p>



<p>À l’arrivée des secours, Halima a été transportée à l’hôpital régional de Sikasso dans un état critique. Le diagnostic médical était sans appel : elle avait perdu une grande quantité de sang et son rythme cardiaque avait dangereusement ralenti. Elle devait être opérée en urgence.</p>



<p>Après plusieurs heures d’intervention, Halima est sortie du bloc opératoire vivante, mais amputée des deux jambes.</p>



<p>«&nbsp;<em>Au bloc, notre priorité est d’abord de sauver la vie du patient en utilisant les techniques de chirurgie de guerre. Ensuite seulement viennent les membres et leurs fonctions. Toute l’équipe était profondément peinée par la décision de l’amputer, mais c’était cela ou la perdre</em>&nbsp;», se souvient le Dr Terna Traoré, chirurgien orthopédiste-traumatologue à l’hôpital de Sikasso.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-nouvelle-vie-apres-l-epreuve"><strong>Une nouvelle vie après l’épreuve</strong></h2>



<p><em>« Quand on m’a annoncé l’accident, je suis restée paralysée par la peur. J’ai eu si peur de perdre ma fille. Alors, je n’ai pu que prier et confier son sort à Dieu »</em>, raconte Maimouna*, la mère de Halima.<br>À des kilomètres du lieu du drame, Maimouna n’a pu rejoindre sa fille à l’hôpital que le lendemain. Même si ces retrouvailles n’avaient rien de celles qu’elle avait espérées, elle ne peut qu’être reconnaissante que Halima soit encore en vie.</p>



<p><em>« Au moment où je l’ai vue allongée dans ce lit, j’ai été submergée par l’émotion. Mais c’est Halima qui m’a réconfortée. Elle aurait pu mourir, mais elle est là, en vie. Halima est incroyablement forte et courageuse »</em>, confie Maimouna, le regard débordant d’émotion.</p>



<p>Après un mois de soins hospitaliers et d’accompagnement psychologique, Halima a été transférée à Bamako par le CICR, au Centre national d’appareillage orthopédique du Mali (CNAOM), pour la suite de sa prise en charge. Dans cette structure nationale soutenue par le CICR depuis 1996, elle a reçu des prothèses et a commencé des séances de rééducation.</p>



<p>«&nbsp;<em>Dès son arrivée, Halima a fait preuve d’une détermination exceptionnelle à se relever et à avancer. Nous avons mis en place pour elle un programme sur mesure, avec un appareillage adapté, de la physiothérapie pour renforcer son corps, et un soutien psychologique pour l’aider à surmonter cette épreuve</em>&nbsp;», explique Ana Rodrigues, responsable du programme de réadaptation physique du CICR.</p>



<p>Grâce à son courage et à l’accompagnement du CICR, Halima a bénéficié d’un suivi régulier. Ses prothèses sont ajustées au fil de ses progrès, et une attention particulière est portée à sa réintégration à l’école, dans sa famille et dans la société.</p>



<p><em>« Nous ne cherchions pas seulement à lui donner des prothèses, mais à lui permettre de retrouver son autonomie et de reprendre une vie aussi normale que possible »</em>, conclut Ana.</p>



<p>Aujourd’hui, malgré les traumatismes, Halima se remet peu à peu et réapprend à marcher grâce à ses prothèses. Elle gagne progressivement en autonomie et se prépare avec impatience à entamer des études de droit, financées par le CICR.</p>



<p><em>« Mes ambitions et ma détermination n’ont pas changé. Je vais retourner à l’école, obtenir mon diplôme et passer le concours pour devenir avocate »</em>, confie-t-elle.</p>



<p>Pour Halima, cet incident, loin d’être une fatalité, est devenu une expérience. Un coup du sort qui l’a rendue plus forte et plus déterminée. Elle reste positive et se tient prête à reprendre pleinement sa vie et à poursuivre ses rêves.</p>



<figure class="wp-block-table"><div class="pcrstb-wrap"><table class="has-fixed-layout"><tbody><tr><td><strong>Que dit le droit international humanitaire (DIH) à propos des engins explosifs&nbsp;?</strong>L’usage des engins explosifs n’est pas interdit en tant que tel par le DIH, mais leur utilisation est soumise au respect des principes régissant la conduite des hostilités, notamment la distinction, la précaution et la proportionnalité. Cela implique notamment de :prendre des mesures pour protéger la population civile contre les risques et les effets des engins explosifs, pendant les combats comme après leur cessation ;&nbsp;prendre en compte, dans l’évaluation de la proportionnalité d’une attaque, le risque que ces engins n’explosent pas au moment de l’impact, ainsi que les effets indirects de la contamination par les armes sur la vie et la santé des civils ;&nbsp;procéder à la localisation, au marquage, à la surveillance et à la dépollution des zones affectées, et veiller à ce que les civils soient dûment informés de l’emplacement de ces zones et des risques associés.&nbsp;Leur mode opératoire ainsi que leur emplacement ne doivent donc pas causer de dommages civils excessifs ni entraver l’accès aux services essentiels.<strong>Que fait le CICR pour prévenir les incidents dus aux engins explosifs et assister les victimes&nbsp;?</strong>L’action du CICR s’inscrit dans la promotion du respect des règles de la guerre, la sensibilisation des communautés aux risques liés aux engins explosifs et le soutien aux victimes, à travers la prise en charge médicale d’urgence, l’accompagnement psychologique, la réadaptation physique et l’assistance économique permettant aux victimes les plus vulnérables de retrouver leur autonomie.<strong>En 2025, plus de 6 000 porteurs d’armes ont été sensibilisés aux principes du DIH, plus de 500 personnes ont été informées des risques liés aux engins explosifs, plus de 150 victimes des EEI ont bénéficié d’une prise en charge médicale, y compris de réadaptation physique.</strong>Dans le cadre de sa collaboration avec le ministère de la Santé, le CICR renforce les compétences des professionnels de santé travaillant dans les zones touchées par le conflit, notamment en chirurgie de guerre. En 2025, ces initiatives ont été considérablement renforcées, y compris dans des zones comme Sikasso, où le CICR n’est pas directement opérationnel.</td></tr></tbody></table></div></figure>



<p>*<u style="font-style: italic;">Halima est un prénom d’emprunt.</u></p>
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		<title>Mali : le gouvernement lance « Malidenya », un projet pour raviver les valeurs nationales</title>
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		<pubDate>Wed, 08 Apr 2026 21:28:22 +0000</pubDate>
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<p>Découvrez le lancement du projet Malidenya, une initiative pour renforcer l'identité nationale et promouvoir les valeurs sociétales.</p>
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<p><strong><em>Réuni en Conseil des ministres à Koulouba, ce mercredi 8 avril 2026, l’exécutif malien a été informé du lancement du projet « Malidenya », une initiative culturelle visant à renforcer l’identité nationale et à promouvoir les valeurs sociétales au cœur du processus de refondation.</em></strong></p>



<p>Le président malien de la transition, le général d’armée Assimi Goïta a décrété la&nbsp;période 2026-2027&nbsp;«&nbsp;<em>année de l’éducation et de la culture</em>&nbsp;». L’ambition des autorités maliennes est la formation d’«&nbsp;<em>un citoyen nouveau, patriote, compétent et responsable, capable de porter le destin du Mali avec dignité et excellence</em>&nbsp;». Mais aussi il s’agit d’engager «&nbsp;<em>un effort national déterminé pour refonder durablement notre école et investir dans le capital humain</em>&nbsp;», pour une «&nbsp;<em>prospérité partagée</em><em>&nbsp;</em>».</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-identite-visuelle-et-valeurs-nationales-au-centre-du-projet"><strong>Identité visuelle et valeurs nationales au centre du projet</strong></h2>



<p>Dans la dynamique de cette valorisation culturelle, le Conseil des ministres, réuni le mercredi 8 avril 2026 au Palais de Koulouba sous la présidence du chef de l’État, le général d’armée Assimi Goïta, a pris acte de la mise en œuvre d’une inititative majeure : le projet «&nbsp;<em>Malidenya</em>&nbsp;». Porté par le ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, ce programme s’inscrit en effet, dans la dynamique de valorisation des fondements culturels maliens.</p>



<p>Selon les autorités, «&nbsp;<em>Malidenya</em>&nbsp;» ambitionne de structurer une nouvelle approche de la communication culturelle à travers plusieurs axes stratégiques. Le projet prévoit notamment le développement d’une identité visuelle forte, destinée à incarner les valeurs et symboles du Mali.&nbsp;Ce projet est<em>&nbsp;</em>«&nbsp;<em>conçu pour valoriser et promouvoir les valeurs fondamentales de la société malienne</em>&nbsp;», lit-on dans le communiqué final du Conseil des ministres.&nbsp;</p>



<p>Au-delà de l’aspect visuel, l’initiative vise à raviver la fibre patriotique chez les citoyens, en encourageant une appropriation collective des repères culturels et historiques du pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-offensive-mediatique-autour-du-maaya-et-du-dambe"><strong>Une offensive médiatique autour du « Maaya » et du « Dambé »</strong></h2>



<p>Le projet inclut également la conception d’un programme radio-télévisé consacré à la diffusion des valeurs sociétales maliennes. À travers cette plateforme, les autorités entendent promouvoir les principes du «&nbsp;<em>Maaya</em>&nbsp;» – qui renvoie aux valeurs humaines de solidarité et de vivre-ensemble – et du «&nbsp;<em>Dambé</em>&nbsp;», symbole de dignité et d’honneur. Cette approche médiatique traduit la volonté de toucher un large public, notamment les jeunes, dans un contexte marqué par des mutations sociales et culturelles profondes.</p>



<p>En toile de fond, «&nbsp;<em>Malidenya</em>&nbsp;» s’inscrit dans une stratégie plus large de consolidation de la cohésion nationale. Face aux défis sécuritaires et sociaux, les autorités misent sur la culture comme vecteur de résilience et de reconstruction du lien social. La charte nationale pour la paix et la réconciliation accorde une place importante à la culture dans la construction de la paix, qui repose largement sur la promotion des valeurs culturelles. «&nbsp;﻿<em>La culture est un facteur de paix, de stabilité individuelle et collective, de concorde, de dialogue et d’intégration sociale. Elle adoucit les mœurs, bannit la violence, contribue à la résolution des conflits, facilite l’acceptation de l’autre.</em>&nbsp;», stipule l’article 64 de la Charte.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Le projet «&nbsp;<em>Malidenya</em>&nbsp;» est donc un instrument de mobilisation collective, visant à réaffirmer une identité commune et à renforcer le sentiment d’appartenance nationale, et par ricochet de restauration d’une paix durable.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Idrissa Bakary Diarra, DG de l’INPS : « Faire plus avec moins, telle est notre équation »</title>
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		<pubDate>Wed, 08 Apr 2026 18:22:46 +0000</pubDate>
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<p>Idrissa Bakary Diarra, DG de l'INPS, engage une tournée pour évaluer les défis des agences et renforcer la proximité avec les agents.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Après sa nomination à la tête de l’Institut national de prévoyance sociale (INPS), Idrissa Bakary Diarra engage une tournée de terrain pour prendre la mesure des défis opérationnels. Entre difficultés techniques, contraintes budgétaires et enjeux de mobilisation interne, le nouveau directeur général affiche une méthode de proximité, d’écoute et de recherche de solutions concrètes.</em></strong></p>



<p>Le Directeur général de l’INPS, Idrissa Bakary Diarra, a entamé, mercredi 8 avril 2026, une série de visites au sein des agences principales de Bamako. L’objectif d’aller au contact direct des agents et mieux appréhender les réalités quotidiennes du service public de la sécurité sociale.</p>



<p>Accompagné de ses proches collaborateurs, le patron de l’INPS — nommé fin 2025 — s’est successivement rendu à l’agence principale de la commune I, dirigée par Sory Ibrahim Diarra, puis à celle de la commune II, sous la responsabilité de Karim Diakité, précise l’institution sur sa page Facebook.</p>



<p>Après un accueil protocolaire, la délégation a visité les différentes divisions techniques, où les responsables ont exposé sans détour les contraintes liées aux ressources humaines, aux équipements et aux conditions de travail.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-defis-structurels-persistants"><strong>Des défis structurels persistants</strong></h2>



<p>Les échanges ont rapidement mis en lumière plusieurs difficultés majeures. À l’agence principale de la commune II, les agents ont notamment évoqué des pannes informatiques récurrentes, un manque d’espace face à des effectifs en hausse, ainsi que des difficultés dans le recouvrement des cotisations sociales auprès de certains employeurs.</p>



<p>Pour Karim Diakité, cette visite constitue «&nbsp;<em>une véritable source de motivation&nbsp;</em>» pour les équipes, confrontées à des contraintes opérationnelles croissantes.</p>



<p>Face à ces constats, Idrissa Bakary Diarra a souligné l’importance du rôle des agences dans le fonctionnement global de l’institution :&nbsp;<em>« L’INPS, ce n’est pas seulement la Direction générale ; ce sont aussi les agences et les régions. Sans vous, nous ne sommes rien</em>&nbsp;», a-t-il déclaré.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-reorganisation-interne-et-reprise-annoncee-de-l-assurance-volontaire"><strong>Réorganisation interne et reprise annoncée de l’assurance volontaire</strong></h2>



<p>Parmi les points saillants de cette tournée, le Directeur général a salué l’initiative de redéploiement interne observée dans certaines agences, notamment en commune II, où les agents du Service Assurance volontaire ont été affectés à d’autres tâches. Il a, à cette occasion, annoncé la levée prochaine de la suspension de ce service, une mesure attendue qui devrait intervenir «&nbsp;<em>dans les prochaines semaines</em>&nbsp;».</p>



<p>Dans un contexte de contraintes financières, le DG a appelé à une gestion plus efficiente des ressources disponibles. «&nbsp;<em>L’équation aujourd’hui, c’est : comment faire plus avec moins</em>&nbsp;», a-t-il lancé, exhortant les agents à privilégier la rigueur, l’engagement et l’esprit d’équipe.</p>



<p>Rejetant toute logique de division interne, il a invité les agents à «&nbsp;<em>rejoindre le camp de ceux qui travaillent avec dignité&nbsp;</em>», tout en soulignant la nécessité de renforcer la cohésion au sein de l’institution.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-apaisement-social-et-dialogue-avec-les-partenaires"><strong>Apaisement social et dialogue avec les partenaires</strong></h2>



<p>Souhaitant rassurer le personnel, Idrissa Bakary Diarra a affirmé qu’aucun licenciement n’était envisagé, ni de nouvelles vagues de recrutement à court terme. L’objectif, selon lui, est d’optimiser la gestion des effectifs existants et de garantir un accès équitable aux avantages sociaux.</p>



<p>Il a également indiqué que les syndicats seront associés aux réflexions en cours, dans une logique de dialogue social renforcé.</p>



<p>Prenant la parole, le conseiller technique Bouna Ayad a, de son côté, exhorté les agents à contribuer à l’amélioration de l’image de l’institution : «&nbsp;<em>Faisons en sorte que l’on parle désormais de l’INPS en bien&nbsp;</em>», a-t-il déclaré, insistant sur la responsabilité individuelle de chaque agent.</p>



<p>À travers cette tournée, le nouveau Directeur général entend imprimer un style de gouvernance axé sur l’écoute et la proximité. Une approche qui vise à restaurer la confiance interne et à améliorer la performance d’une institution clé du système de protection sociale malien.</p>



<p><strong>Oumarou Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : l’Office du Niger veut changer d’échelle et s’imposer comme un agropole continental</title>
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		<pubDate>Tue, 07 Apr 2026 14:29:41 +0000</pubDate>
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<p>La 56ᵉ session du Conseil d’administration de l'Office du Niger adresse les défis et ambitions pour transformer la zone agricole.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Au cœur de la stratégie de souveraineté alimentaire du Mali, l’Office du Niger affiche ses ambitions de transformation structurelle. Lors de la 56ᵉ session de son Conseil d’administration, tenue à Bamako, ses responsables ont dressé un bilan contrasté de l’année 2024 tout en réaffirmant une vision ambitieuse : faire de cette zone agricole un véritable agropole de référence à l’échelle continentale.</em></strong></p>



<p>Réuni le 7 avril à Bamako, le conseil d’administration de l’Office du Niger a affiché l’ambition de transformer cette vaste zone agricole en véritable pôle agro-industriel de référence en Afrique de l’Ouest. Malgré des performances globalement solides en 2024, l’institution fait face à des contraintes structurelles persistantes, entre déficit de financements, fragilité sécuritaire et limites d’infrastructures.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-ambition-d-agropole-a-l-horizon-2063"><strong>Une ambition d’agropole à l’horizon 2063</strong></h2>



<p>Présidant la 56e session du conseil d’administration, le PDG, Samba Bocary Tounkara, a mis l’accent sur la nécessité de «&nbsp;<em>faire de l’Office du Niger un agropole majeur</em>&nbsp;», capable de structurer durablement les filières agricoles stratégiques. Riz, canne à sucre, oignon, élevage ou encore pisciculture doivent constituer les piliers de cette transformation, à laquelle s’ajoute désormais le blé, introduit pour répondre à une demande nationale croissante.</p>



<p>Avec un potentiel estimé à plus de 2,4 millions d’hectares, dont près de 1,45 million irrigables par gravité, la zone Office du Niger apparaît comme l’un des leviers essentiels de la souveraineté alimentaire du Mali. Cette ambition s’inscrit dans la vision stratégique nationale à long terme, notamment la stratégie «&nbsp;<em>Mali Kura Ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma</em>&nbsp;» et la SNEDD 2024-2033.</p>



<p>Pour concrétiser cette trajectoire, deux outils structurants sont en cours de finalisation : la Stratégie de développement global à l’horizon 2063 (SDG-ON 2063) et le Plan d’action pour le renouveau (PAR-ON), destinés à impulser une transformation structurelle du modèle agricole.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-performances-solides-mais-contrastees"><strong>Des performances solides, mais contrastées</strong></h2>



<p>Sur le plan opérationnel, la campagne agricole 2024-2025 est jugée globalement satisfaisante. La superficie exploitée a atteint près de 132 000 hectares, soit plus de 92 % des objectifs, en progression par rapport à la campagne précédente.</p>



<p>La production de riz paddy s’est établie à plus de 773 000 tonnes, en hausse de plus de 22 000 tonnes. Le rendement moyen, autour de 5,86 tonnes par hectare, reste toutefois légèrement inférieur aux prévisions. Ces résultats ont été favorisés par une pluviométrie favorable et une meilleure disponibilité de l’eau.</p>



<p>En revanche, les performances apparaissent plus mitigées dans les autres segments. Le maraîchage affiche un taux de réalisation d’environ 70 %, tandis que la diversification agricole plafonne à un peu plus de 55 %. Une situation en partie liée au recentrage des producteurs sur le riz de contre-saison, jugé plus rentable dans un contexte incertain.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-contraintes-structurelles-persistantes"><strong>Des contraintes structurelles persistantes</strong></h2>



<p>Malgré ces résultats encourageants, plusieurs obstacles continuent de freiner le développement de l’Office du Niger. Parmi eux : l’accès tardif aux engrais subventionnés, le manque de main-d’œuvre et d’équipements agricoles, ainsi que l’entretien insuffisant des infrastructures hydrauliques.</p>



<p>La question du financement demeure également centrale. Sur les 5,5 milliards de FCFA attendus, l’État n’a mobilisé que 45,44 % des ressources prévues en 2024, avec un unique décaissement partiel en fin d’année. À l’inverse, la redevance-eau affiche un taux de recouvrement élevé, supérieur à 92 %, traduisant une relative efficacité dans la mobilisation des ressources internes.</p>



<p>Sur le plan financier, l’établissement reste globalement stable, avec un chiffre d’affaires de 7,63 milliards de FCFA et un résultat net bénéficiaire, bien que modeste, de 9,35 millions de FCFA.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-partenariats-et-securite-conditions-du-decollage"><strong>Partenariats et sécurité, conditions du décollage</strong></h2>



<p>Dans un contexte sécuritaire encore fragile, le PDG a souligné le rôle déterminant des Forces armées maliennes dans la stabilisation de la zone, condition indispensable à la poursuite des activités agricoles. Il a également salué l’appui des partenaires internationaux, notamment la coopération allemande, qui finance le projet d’irrigation de N’Débougou IV à hauteur de 26 milliards de FCFA, et la coopération néerlandaise à travers le projet PRODEAU.</p>



<p>Au-delà des chiffres, cette 56e session confirme le rôle stratégique de l’Office du Niger dans la politique agricole malienne. Dans un pays où la sécurité alimentaire reste un enjeu majeur, la transformation de cette zone en agropole intégré constituera un tournant décisif.</p>



<p>Mais entre ambitions affichées et contraintes structurelles, la réussite de ce pari dépendra d’une mobilisation accrue des ressources, d’une meilleure gouvernance et d’une stabilisation durable des zones de production.</p>



<p><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : le Festival du Sinankouya mise sur les traditions pour renforcer la cohésion sociale</title>
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		<pubDate>Sun, 05 Apr 2026 07:32:06 +0000</pubDate>
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<p>Découvrez la 11ᵉ édition du Festival du Sinankouya à Bamako, célébrant la paix et la cohésion sociale à travers la culture.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>À Bamako, la 11ᵉ édition du Festival international du Sinankouya s’ouvre sous le signe du vivre-ensemble. Ce qui illustre la volonté des autorités maliennes de mobiliser les ressorts culturels traditionnels pour consolider la paix et la cohésion sociale dans un contexte de fragilité sécuritaire.</em></strong></p>



<p>À Bamako, la culture s’affirme une fois de plus comme un levier de paix. La 11ᵉ édition du Festival international du Sinankouya a été officiellement lancée le vendredi 3 avril 2026 au Palais de la Culture Amadou Hampâté Bâ, en présence de responsables politiques, d’acteurs culturels et de nombreux festivaliers. Au cœur de cette rencontre : la valorisation du «&nbsp;<em>sinankouya</em>&nbsp;», une pratique ancestrale malienne fondée sur la plaisanterie entre communautés, érigée ici en outil de dialogue et de cohésion sociale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-tradition-erigee-en-outil-de-paix"><strong>Une tradition érigée en outil de paix</strong></h2>



<p>La cérémonie d’ouverture était présidée par Salia Malé, chef de cabinet du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé. Dans une atmosphère mêlant solennité et convivialité, les intervenants ont unanimement insisté sur le rôle structurant des traditions dans la consolidation du vivre-ensemble.</p>



<p>Le sinankouya, souvent traduit par «&nbsp;<em>cousinage à plaisanterie</em>&nbsp;», constitue un mécanisme social profondément ancré dans les sociétés ouest-africaines. Il permet de désamorcer les tensions, de renforcer les liens intercommunautaires et de réguler les conflits par l’humour et le dialogue. Une dimension mise en avant par Bourama Soumano, qui a rappelé son importance comme «&nbsp;<em>instrument de régulation sociale</em>&nbsp;» dans un contexte national marqué par des défis sécuritaires et communautaires persistants.</p>



<p>En amont, les autorités locales ont également salué l’initiative. Le chef de quartier de Badalabougou, puis le maire de la commune, ont tour à tour appelé à faire du festival un espace durable de promotion de la paix, au-delà de son caractère festif.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-ambition-culturelle-et-politique"><strong>Une ambition culturelle et politique</strong></h2>



<p>Dans son allocution, Salia Malé a transmis les salutations du gouvernement et des plus hautes autorités du pays, saluant une initiative «&nbsp;<em>pertinente et originale</em>&nbsp;». Pour l’exécutif malien, la mise en valeur du sinankouya s’inscrit dans une stratégie plus large de réhabilitation des valeurs sociétales et culturelles, considérées comme des fondements essentiels de la stabilité nationale.</p>



<p>Le festival s’inscrit ainsi dans une dynamique de refondation culturelle, où les traditions sont mobilisées comme des réponses aux fractures sociales contemporaines. En encourageant les organisateurs à poursuivre leurs efforts, le représentant du ministre a rappelé que la culture devait être «&nbsp;<em>un pilier pour bâtir le Mali nouveau</em>&nbsp;».</p>



<p>Au-delà de la célébration, cette 11ᵉ édition du Festival du Sinankouya illustre une tendance plus large observée au Mali : le recours aux référents culturels pour répondre aux défis politiques et sociaux. Dans un pays confronté à des tensions multiples, la redécouverte de mécanismes traditionnels constitue une voie complémentaire aux approches institutionnelles. Pour les organisateurs, la paix passe aussi par la culture — et par la capacité des sociétés à réactiver leurs propres ressources.</p>



<p><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
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		<title>Mali : l’assurance sociale des artistes relancée après une pause</title>
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		<pubDate>Sat, 04 Apr 2026 08:03:49 +0000</pubDate>
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<p>L'Assurance volontaire pour la culture revient avec des défis d'adhésion et une promesse de soutien pour les acteurs culturels.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Relancée après une période d’atonie, l’Assurance volontaire pour la culture revient dans le jeu. Entre promesse de protection sociale pour des artistes souvent laissés à eux-mêmes et défis persistants d’adhésion et de structuration, l’État malien tente de réparer un angle mort de son économie culturelle.</em></strong></p>



<p>Après un coup d’arrêt discret, le dispositif d’Assurance volontaire pour la culture (AVOC) revient dans l’agenda gouvernemental. Vendredi 3 avril, le ministre de la Culture, Mamou Daffé, a reçu à Bamako une délégation de l’Institut national de prévoyance sociale (INPS), chargée de piloter ce mécanisme destiné à offrir une protection sociale aux acteurs du secteur culturel.</p>



<p>Cette réunions visait à faire un état des lieux des enrôlements et, surtout, de relancer un dispositif fragilisé par des changements intervenus à la tête de l’institution. L’AVOC, encore peu connu du grand public, ambitionne pourtant de combler un vide structurel, à savoir l’absence de couverture sociale pour une grande partie des artistes, artisans et professionnels du tourisme, souvent évoluant dans l’informel.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-protection-sociale-encore-balbutiante"><strong>Une protection sociale encore balbutiante</strong></h2>



<p>Mis en place en partenariat avec le ministère de la Santé et du Développement social, le mécanisme prévoit une couverture médicale, des allocations familiales et une pension de retraite pour ses adhérents. Une avancée significative dans un pays où les métiers de la culture restent largement précarisés.</p>



<p>Mais sur le terrain, le déploiement se heurte à plusieurs obstacles. Lors des échanges, la question des cartes professionnelles — indispensables pour faciliter l’identification et l’inscription des artistes — a été largement discutée. Autre enjeu : permettre l’enrôlement via des ayants droit, notamment lorsque les bénéficiaires ont atteint la limite d’âge.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-relancer-la-machine"><strong>Relancer la machine</strong></h2>



<p>Pour redynamiser l’AVOC, les autorités misent sur une campagne de sensibilisation renforcée. Journées portes ouvertes, actions de mobilisation ciblées. L’objectif est d’élargir la base des bénéficiaires et de susciter l’adhésion d’un secteur encore méfiant ou mal informé.</p>



<p>Derrière cette relance se dessine une ambition plus large. Celle de structurer les industries culturelles et leur offrir un socle de protection comparable à celui des autres secteurs économiques. Un défi de taille dans un contexte où la formalisation des activités reste incomplète.</p>



<p>Au-delà de l’aspect technique, la relance de l’AVOC traduit une volonté politique de repositionner la culture comme un secteur à part entière, et non plus comme une périphérie économique. En sécurisant les parcours professionnels, l’État espère encourager la création, stabiliser les revenus et renforcer l’attractivité de ces métiers.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : comment  l’INPS amorce la transformation en profondeur de la sécurité sociale</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 04 Apr 2026 07:48:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La réforme de la protection sociale avance au Mali avec le nouveau conseil d’administration de l’Institut national de prévoyance sociale (INPS).</p>
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<p><strong><em>Au Mali, la réforme de la protection sociale s’accélère. Reçu en audience le 3 avril 2026 par la ministre de la Santé et du Développement social, Colonel-major Assa Badiallo Touré, le nouveau président du conseil d’administration de l’Institut national de prévoyance sociale (INPS), Mossadeck Bally, affiche une l’ambition de moderniser l’institution, améliorer les prestations et élargir la couverture sociale dans un contexte de fortes attentes des assurés.</em></strong></p>



<p>Cette première prise de contact, à laquelle participait le nouveau bureau de l’INPS — notamment du directeur général&nbsp;Idrissa Bakary Diarra, dont la gouvernance est placée sous le signe de la réforme de l’administration —&nbsp;s’inscrit dans un contexte de fortes attentes autour de l’amélioration des services rendus aux assurés et aux pensionnés. Face à une demande sociale croissante, l’institution est appelée à se transformer pour répondre aux défis de performance, de transparence et d’extension de la couverture sociale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-modernisation-et-reforme-au-coeur-des-priorites"><strong>Modernisation et réforme au cœur des priorités</strong></h2>



<p>Au cours des échanges, le nouveau conseil d’administration a présenté ses axes stratégiques. Parmi eux figurent la modernisation des outils de gestion, la simplification des procédures administratives et l’amélioration de la qualité des prestations. L’objectif est de renforcer l’efficacité de l’INPS, tout en consolidant la confiance des usagers dans un système souvent critiqué pour ses lenteurs.</p>



<p>Pour Mossadeck Bally, il s’agit d’engager des réformes structurelles visant à adapter l’institution aux exigences contemporaines. Cela passe notamment par une meilleure gouvernance, une transparence accrue dans la gestion des ressources et une orientation plus affirmée vers le service public.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-enjeu-central-pour-la-protection-sociale"><strong>Un enjeu central pour la protection sociale</strong></h2>



<p>La ministre Assa Badiallo Touré a salué cette dynamique, tout en appelant à la rigueur et au professionnalisme dans la conduite des réformes. Elle a insisté sur la nécessité d’inscrire ces transformations dans la vision des autorités de transition, qui font de l’amélioration des services sociaux une priorité.</p>



<p>Au-delà de la réforme institutionnelle, c’est toute la question de la protection sociale au Mali qui est en jeu. Dans un pays où une grande partie de la population reste en dehors des dispositifs formels de couverture, l’INPS apparaît comme un levier stratégique pour élargir l’accès aux prestations sociales et renforcer la résilience des ménages.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-vers-une-refondation-de-l-etat-social"><strong>Vers une refondation de l’État social ?</strong></h2>



<p>L’engagement affiché par le ministère à accompagner ces réformes témoigne de la volonté des autorités de soutenir cette transformation. Reste désormais à traduire ces orientations en résultats concrets, dans un contexte budgétaire contraint et face à des attentes sociales élevées.</p>



<p>Pour l’INPS, le défi est de réussir sa modernisation tout en consolidant son rôle d’acteur central de la solidarité nationale. Une ambition qui pourrait, à terme, redessiner les contours de l’État social malien.</p>



<p><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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