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	<title>Archives des Actu au sahel: les dernières nouvelles &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des Actu au sahel: les dernières nouvelles &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Mali : face à la mendicité, l&#8217;État prend ses responsabilités</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 26 Jun 2026 08:00:34 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le gouvernement malien a adopté une Stratégie nationale de lutte contre la mendicité et un Plan d’actions 2026-2028. L’objectif : protéger les enfants, renforcer l’inclusion sociale et promouvoir des alternatives économiques durables.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le gouvernement de la Transition a adopté une Stratégie nationale de lutte contre la mendicité assortie d&rsquo;un Plan d&rsquo;actions 2026-2028. Une réponse structurée, globale et ancrée dans les valeurs maliennes, qui place la protection de l&rsquo;enfant et la cohésion sociale au cœur des priorités de l&rsquo;État.</em></strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La scène est devenue familière dans les rues de Bamako, de Ségou ou de Mopti : des enfants tendant la main aux carrefours, des femmes portant leur nourrisson sur le dos pour apitoyer les passants, des hommes déambulant en quête d&rsquo;une aumône. La mendicité, phénomène complexe aux ramifications sociales, économiques et culturelles, a pris au Mali une ampleur telle qu&rsquo;elle appelle désormais une réponse d&rsquo;État coordonnée et durable, surtout en ce contexte de lutte implaccable contre le terrorisme. C&rsquo;est désormais chose faite. Réuni le 25 juin 2026 au Palais de Koulouba sous la présidence du Général d&rsquo;Armée Assimi Goïta, le Conseil des ministres a pris acte d&rsquo;une communication du Premier ministre portant adoption de la Stratégie nationale de lutte contre la mendicité et de son Plan d&rsquo;actions 2026-2028.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un phénomène devenu systémique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le diagnostic posé par le gouvernement est sans ambiguïté. Au cours des dernières décennies, la mendicité a cessé d&rsquo;être un phénomène marginal pour devenir, dans bien des cas, un véritable mode de subsistance. Les crises sécuritaires successives, les déplacements de populations, la pression démographique et la fragilisation du tissu économique rural ont alimenté un exode vers les villes, où une frange croissante de ménages n&rsquo;a d&rsquo;autre recours que la sollicitation de la charité publique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les conséquences sont multiples et préoccupantes. Pour les enfants d&rsquo;abord — et ils sont légion à être exposés à ce phénomène —, la mendicité constitue une atteinte directe à leurs droits fondamentaux : droit à l&rsquo;éducation, droit à la protection, droit à un développement harmonieux. Pour la société ensuite, la visibilité croissante de ce phénomène érode la cohésion sociale et fragilise l&rsquo;image des villes maliennes. Pour le développement humain enfin, elle entretient des logiques d&rsquo;exclusion et de dépendance qui freinent toute dynamique d&rsquo;émancipation.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une stratégie ancrée dans la vision du Mali kura</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Loin d&rsquo;une approche sécuritaire ou répressive, la stratégie adoptée par le gouvernement choisit délibérément la voie de la prévention et de l&rsquo;inclusion. Elle s&rsquo;inscrit dans le cadre du projet de société «&nbsp;<em>Mali kura nɛtaasira ka ben san 2063 ma</em>&nbsp;» — la vision 2063 — et de la Stratégie nationale pour l&rsquo;Émergence et le Développement durable 2024-2033. Ce double ancrage n&rsquo;est pas anodin : il signale que la lutte contre la mendicité n&rsquo;est pas une politique sectorielle isolée, mais un volet à part entière de la reconstruction nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;objectif central est de contribuer à la réduction durable de la mendicité, notamment celle impliquant les enfants, à travers une approche globale reposant sur la prévention, la protection, l&rsquo;inclusion socio-économique et la responsabilisation des familles et des communautés. Le texte mentionne également la promotion d&rsquo;une éducation inclusive conforme aux valeurs religieuses et républicaines du Mali — une formulation qui témoigne de la volonté d&rsquo;articuler tradition et modernité plutôt que de les opposer.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Quatre axes pour une réponse globale</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La stratégie repose sur quatre piliers complémentaires. Le premier concerne la promotion des alternatives socio-économiques et la réinsertion des personnes vulnérables. Il s&rsquo;agit ici de s&rsquo;attaquer aux causes profondes de la mendicité en offrant des débouchés économiques à celles et ceux qui y ont recours par nécessité : formation professionnelle, appui à l&rsquo;entrepreneuriat, accès aux filets sociaux. Sans alternatives crédibles, toute politique de lutte contre la mendicité risque de rester lettre morte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le deuxième axe vise le renforcement de la responsabilité parentale. Dans un pays où la cellule familiale demeure le premier filet de sécurité, responsabiliser les parents — en les accompagnant plutôt qu&rsquo;en les sanctionnant — constitue un levier puissant. Le troisième pilier porte sur l&rsquo;encadrement et l&rsquo;accompagnement des écoles coraniques, dont certaines pratiquent la mendicité rituelle imposée aux jeunes talibés. Il ne s&rsquo;agit pas de les stigmatiser, mais de les intégrer dans un cadre régulé, qui garantisse la dignité et la protection des enfants qui y sont scolarisés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, le quatrième axe — l&rsquo;intégration progressive de l&rsquo;enseignement religieux dans le système éducatif national — traduit une ambition de long terme : réconcilier deux systèmes d&rsquo;éducation qui ont trop souvent coexisté en parallèle, au détriment des enfants pris entre eux. En offrant aux familles une éducation qui honore leur foi tout en ouvrant des perspectives d&rsquo;avenir, l&rsquo;État répond à une attente sociale profonde.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>2026-2028 : le temps de l&rsquo;action</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La stratégie ne restera pas un document de bureau. Elle entre immédiatement en phase opérationnelle avec un premier Plan d&rsquo;actions couvrant la période 2026-2028. Ce calendrier volontariste place le gouvernement face à ses engagements dans un délai mesurable. Dans un contexte où la Transition est engagé dans un processus de transformation profonde des institutions et d’amélioration concrète des conditions de vie des Maliens, l&rsquo;adoption de ce plan est un signal fort.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il reste que la réussite de cette stratégie dépendra de la mobilisation de l&rsquo;ensemble des acteurs : ministères, collectivités territoriales, organisations de la société civile, leaders religieux et communautaires. La mendicité est un fait social total ; sa résorption ne peut être que l&rsquo;œuvre d&rsquo;une société qui se mobilise tout entière. Le gouvernement a posé le cadre. Reste à l&rsquo;habiter.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : le CNT adopte un nouveau régime de protection de la propriété littéraire et artistique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 26 Jun 2026 07:15:14 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le Conseil national de Transition a adopté à l’unanimité la loi ratifiant l’ordonnance sur la propriété littéraire et artistique. Une réforme majeure destinée à renforcer les droits d’auteur et à moderniser le secteur culturel malien.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le Conseil national de Transition a adopté à l&rsquo;unanimité, le 25 juin 2026, le projet de loi ratifiant l&rsquo;ordonnance instituant un cadre légal rénové pour les droits d&rsquo;auteur au Mali.</em></strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cent vingt-huit voix pour, aucune contre, aucune abstention. Rarement un texte législatif aura fait l&rsquo;objet d&rsquo;une adhésion aussi totale au sein du Conseil national de Transition (CNT). En ratifiant l&rsquo;ordonnance n° 2026-015/PT-RM du 10 avril 2026 fixant le régime de la propriété littéraire et artistique, le Mali franchit une étape décisive dans la structuration et la valorisation de sa création culturelle.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un vote sans dissension</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est dans un climat de consensus remarquable que le Conseil national de Transition a clos ses travaux du jeudi 25 juin 2026. Réunis en session plénière en présence du ministre de l&rsquo;Artisanat, de la Culture, de l&rsquo;Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, les honorables membres du CNT ont adopté le projet de loi portant ratification de l&rsquo;ordonnance n° 2026-015/PT-RM — un texte appelé à redéfinir les fondements juridiques de la protection des œuvres littéraires et artistiques au Mali.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le vote, acquis à l&rsquo;unanimité avec 128 voix favorables, traduit une volonté politique forte et partagée de moderniser l&rsquo;arsenal législatif du pays en matière de droits d&rsquo;auteur. À l&rsquo;issue de l&rsquo;examen approfondi du rapport parlementaire et des débats qui ont nourri la réflexion des élus de la Transition, aucun amendement dissident n&rsquo;a été enregistré — signal d&rsquo;une adhésion pleine aux ambitions portées par ce texte.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une ordonnance pour refonder le droit d&rsquo;auteur</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Prise par la présidence de la Transition le 10 avril 2026, l&rsquo;ordonnance n° 2026-015/PT-RM constitue le socle d&rsquo;une réforme attendue de longue date par les milieux culturels maliens. Elle vise à doter le pays d&rsquo;un régime de propriété littéraire et artistique cohérent, adapté aux mutations du secteur culturel contemporain — notamment à l&rsquo;ère du numérique — et aligné sur les standards internationaux en matière de droits d&rsquo;auteur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Concrètement, le texte entend renforcer les mécanismes de reconnaissance et de protection des œuvres originales, consolider les droits moraux et patrimoniaux des créateurs, et fournir aux structures de gestion collective les outils juridiques nécessaires à l&rsquo;exercice de leurs missions. Il s&rsquo;agit, en somme, de passer d&rsquo;un cadre législatif vieillissant à une architecture normative à même de soutenir l&rsquo;émergence d&rsquo;une filière culturelle professionnalisée et économiquement viable.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le ministre Daffé salue une avancée structurante</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Présent dans l&rsquo;hémicycle, le ministre Mamou Daffé a exprimé sa satisfaction à l&rsquo;issue du vote. Il a remercié chaleureusement les membres du CNT pour l&rsquo;adoption de ce projet de loi, soulignant que ce texte allait permettre de soutenir davantage la structuration du secteur culturel et de protéger concrètement la propriété littéraire et artistique au Mali.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le chef du département en charge de la Culture, cette ratification dépasse le cadre strictement juridique : elle incarne une vision politique dans laquelle la culture est reconnue comme pilier du développement national. Une formule, portée par la communication officielle du ministère, résume cette ambition : «&nbsp;<em>La culture, pilier pour bâtir le Mali nouveau.&nbsp;</em>»</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Vers une filière culturelle professionnalisée</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;adoption de cette loi intervient dans un contexte de revalorisation affichée du secteur culturel par les autorités de la Transition. Depuis 2021, plusieurs initiatives ont été engagées pour structurer les industries créatives maliennes : révision des cadres institutionnels, soutien aux manifestations artistiques, promotion du patrimoine immatériel et affirmation de la souveraineté culturelle dans la politique étrangère du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La ratification de l&rsquo;ordonnance sur la propriété littéraire et artistique s&rsquo;inscrit dans cette dynamique. En offrant aux auteurs, musiciens, plasticiens et autres créateurs un socle légal solide, elle crée les conditions d&rsquo;une économie créative plus robuste, capable de générer des emplois et de faire rayonner la production culturelle malienne au-delà des frontières.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Reste désormais à veiller à la mise en œuvre effective de ce nouveau régime, notamment par le renforcement des capacités des structures chargées de son application et par une information des acteurs culturels sur les droits et recours qu&rsquo;il leur ouvre. La loi est votée ; son impact réel se mesurera à l&rsquo;aune de son application sur le terrain.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Hydrocarbures : le Mali réceptionne près de 30 millions de litres de carburant en une semaine</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 26 Jun 2026 07:09:40 +0000</pubDate>
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<p>Réuni autour du ministre Moussa Alassane Diallo, le comité de suivi des hydrocarbures a confirmé la disponibilité des stocks et la volonté du Mali de diversifier ses sources d’approvisionnement pour renforcer sa souveraineté énergétique.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Malgré les contraintes logistiques qui continuent de peser sur les corridors régionaux, le Mali maintient un niveau d’approvisionnement soutenu en produits pétroliers. Entre le 15 et le 21 juin, près de 30 millions de litres de carburants ont été acheminés vers le pays à travers 655 citernes. Une performance qui illustre les efforts des autorités et des opérateurs du secteur pour sécuriser l’approvisionnement énergétique national, dans un contexte marqué par la recherche de nouvelles sources d’importation et la consolidation de la souveraineté énergétique.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministère de l&rsquo;Industrie et du Commerce a tenu ce jeudi 25 juin 2026 sa 26e réunion périodique de suivi de l&rsquo;approvisionnement du Mali en hydrocarbures. Présidée par le ministre Moussa Alassane Diallo, cette rencontre a réuni l&rsquo;ensemble des acteurs stratégiques du secteur pétrolier national, dans un contexte international marqué par des évolutions contrastées.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une détente internationale qui allège les coûts</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan international, les participants ont enregistré avec satisfaction une détente progressive des cours du pétrole. Cette évolution est la résultante directe de l&rsquo;accalmie observée dans le conflit au Moyen-Orient et, surtout, de la réouverture du détroit d&rsquo;Ormuz — artère vitale du commerce mondial des hydrocarbures. Ces développements favorables sont susceptibles d&rsquo;alléger sensiblement les coûts d&rsquo;approvisionnement du Mali dans les semaines à venir, offrant une marge de respiration bienvenue pour les opérateurs nationaux et les consommateurs.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Des stocks actifs, des défis logistiques à surmonter</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan opérationnel, les données présentées témoignent d&rsquo;un approvisionnement en cours mais sous surveillance. Du 15 au 21 juin 2026, le Mali a réceptionné 655 citernes représentant un volume total de 29 849 000 litres de carburants. Le dernier convoi enregistré, le 19 juin, comprenait 264 citernes d&rsquo;essence, 337 citernes de gasoil, 47 citernes de fuel et 6 citernes de gaz butane — soit un taux de ravitaillement de 27 %, reflet du dynamisme des importations malgré les difficultés structurelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Néanmoins, plusieurs défis demeurent. L&rsquo;absence de nouveaux convois depuis le 19 juin, des commandes en attente de livraison et l&rsquo;état dégradé de certaines infrastructures routières continuent de peser sur la fluidité du transport des produits pétroliers à l&rsquo;intérieur du territoire. Ces constats, formulés sans détour lors de la réunion, illustrent la lucidité des autorités de la Transition face aux réalités d&rsquo;un pays enclavé, fortement tributaire des corridors d&rsquo;approvisionnement régionaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La diversification comme priorité stratégique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Face à ces contraintes, les participants ont réaffirmé avec force la nécessité de diversifier les sources d&rsquo;approvisionnement. Une mission conjointe — réunissant les services techniques de l&rsquo;État et les opérateurs privés du secteur — est envisagée à Abidjan afin d&rsquo;engager des échanges approfondis avec les partenaires régionaux. L&rsquo;objectif est d&rsquo;identifier des solutions concrètes permettant de renforcer la résilience et la fluidité des approvisionnements du Mali en hydrocarbures, dans une logique de souveraineté énergétique cohérente avec les orientations de la Transition.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette démarche s&rsquo;inscrit dans la continuité des efforts engagés par les autorités maliennes pour émanciper progressivement le pays des vulnérabilités héritées de sa dépendance aux circuits d&rsquo;approvisionnement traditionnels, souvent exposés aux aléas géopolitiques ou aux défaillances infrastructurelles des pays de transit.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un engagement gouvernemental sans faille</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">En clôturant la réunion, le ministre Moussa Alassane Diallo a tenu à réaffirmer solennellement l&rsquo;engagement du Gouvernement de la Transition à surveiller avec la plus grande vigilance l&rsquo;évolution de la situation et à prendre toutes les mesures nécessaires pour préserver la disponibilité des produits pétroliers sur l&rsquo;ensemble du territoire national. Une posture qui confirme la détermination des autorités à faire de la sécurité énergétique un pilier de la stabilité économique et sociale du Mali.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces réunions de suivi périodiques — dont la régularité est en soi un signal fort — témoignent d&rsquo;une gouvernance proactive et d&rsquo;une coordination sectorielle renforcée. Dans un environnement régional complexe, la capacité du Mali à anticiper et à gérer ses approvisionnements en hydrocarbures constitue un enjeu de premier ordre pour la souveraineté nationale et le bien-être des populations.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : la refondation de la défense nationale prend force de loi</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 26 Jun 2026 07:04:09 +0000</pubDate>
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<p>Le gouvernement malien a adopté un projet de loi réformant l’organisation générale de la défense et de la sécurité. Une étape majeure dans la refondation des FAMa et le renforcement de la souveraineté nationale face aux défis sécuritaires du Sahel.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le Conseil des ministres du 25 juin 2026 a adopté un projet de loi réformant l&rsquo;organisation générale de la défense et de la sécurité. Une réforme structurelle engagée par la Transition pour adapter les Forces armées aux nouvelles réalités géostratégiques du Sahel.</em></strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est une décision à portée historique que le gouvernement de la Transition malienne vient de prendre. Réuni en session ordinaire au Palais de Koulouba sous la présidence du Général d&rsquo;Armée Assimi Goïta, Chef de l&rsquo;État, le Conseil des ministres a adopté, ce jeudi 25 juin 2026, un projet de loi portant organisation générale de la Défense et de la Sécurité. Un texte fondateur, longtemps attendu, qui engage le Mali dans une recomposition profonde de son architecture sécuritaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une loi héritée d&rsquo;une autre époque</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis 2004, l&rsquo;organisation de la défense nationale malienne reposait sur la Loi n°04-051 du 23 novembre 2004. Ce texte avait été conçu pour répondre aux menaces d&rsquo;une époque révolue, dans un contexte géopolitique qui n&rsquo;a plus grand-chose à voir avec les défis actuels auxquels fait face le Sahel. Vingt-deux ans plus tard, les insuffisances de cette loi sont apparues avec acuité, à mesure que le Mali se trouvait confronté à des formes d&rsquo;agression multiples et en constante mutation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à la montée en puissance des groupes armés, à la recomposition des alliances régionales et à l&rsquo;évolution des doctrines de sécurité, le cadre légal de 2004 ne suffisait plus. Le gouvernement a pris acte de cette réalité en engageant dès le début de la Transition un chantier de réformes majeures au sein des Forces armées et de sécurité du Mali (FAMa), dont ce projet de loi constitue l&rsquo;aboutissement législatif.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La refondation au cœur de la souveraineté</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le concept de «&nbsp;<em>refondation</em>&nbsp;» n&rsquo;est pas un mot en l&rsquo;air dans le vocabulaire de la Transition. Il traduit une ambition politique cohérente : reconstruire les institutions de l&rsquo;État sur des bases solides, adaptées aux réalités du pays et aux exigences de la souveraineté. Dans ce cadre, la réorganisation de l&rsquo;appareil de défense est une priorité absolue. Il ne s&rsquo;agit pas seulement d&rsquo;améliorer les capacités opérationnelles des FAMa, mais de redéfinir les fondements mêmes de la défense nationale, en cohérence avec les nouvelles orientations stratégiques du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce projet de loi s&rsquo;inscrit également dans la logique de l&rsquo;Alliance des États du Sahel (AES), regroupant le Mali, le Burkina Faso et le Niger, dont l&rsquo;un des axes structurants est la mutualisation des capacités de défense. Réformer le cadre législatif malien, c&rsquo;est aussi préparer le terrain à une coopération sécuritaire plus efficace entre ces trois États qui ont choisi de faire face ensemble aux menaces qui pèsent sur leur espace commun.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un outil de défense renforcé</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le rapport présenté par le ministre délégué auprès du ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le texte adopté vise à renforcer l&rsquo;outil de Défense et de Sécurité. Formule lapidaire, mais qui recouvre des enjeux considérables : clarification des chaînes de commandement, redéfinition des responsabilités institutionnelles, meilleure articulation entre les différentes composantes des forces de sécurité. Autant de leviers qui, s&rsquo;ils sont activés avec rigueur, peuvent sensiblement améliorer l&rsquo;efficacité opérationnelle des FAMa sur le terrain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les observateurs noteront que cette réforme intervient dans un contexte où les FAMa ont multiplié les succès militaires ces dernières années, réduisant significativement l&#8217;emprise de groupes armés dans plusieurs régions du pays. Consolider ces acquis en dotant l&rsquo;armée d&rsquo;un cadre juridique modernisé constitue une démarche logique, voire indispensable, pour pérenniser les gains obtenus sur le terrain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le projet de loi doit désormais suivre le processus législatif ordinaire avant d&rsquo;entrer en vigueur. Mais d&rsquo;ores et déjà, son adoption en Conseil des ministres marque une étape importante dans la construction d&rsquo;un Mali souverain, capable d&rsquo;assurer lui-même la sécurité de son territoire et la protection de ses populations — sans tutelle, sans compromis sur l&rsquo;essentiel.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Foula D. Massé</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>AISS : Le nouveau Bureau, mis en place à Kuala Lumpur en septembre 2025, tient sa 1ère réunion à Genève.</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Jun 2026 14:15:30 +0000</pubDate>
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<p>Réuni à Genève, le nouveau Bureau de l’AISS examine les orientations stratégiques de la protection sociale mondiale. Le Mali, représenté par le Directeur général de la CMSS, Ichaka Koné, participe aux travaux aux côtés de la Guinée et du Ghana.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Réuni à Genève, le nouveau Bureau de l’AISS examine les orientations stratégiques de la protection sociale mondiale. Le Mali, représenté par le Directeur général de la CMSS, Ichaka Koné, participe aux travaux aux côtés de la Guinée et du Ghana.<br></em></strong>La première réunion du bureau de l’Association Internationale de la Sécurité Sociale (AISS), mis en place en septembre 2025 à Kuala Lumpur, se tient actuellement à Genève où l’ouverture des travaux a lieu ce lundi 22 juin 2026. Elle réunit les membres de cette instance afin d’examiner les questions stratégiques relatives à la gouvernance et aux orientations futures de l’Association. Le Directeur Général de la CMSS, Ichaka KONE, avec deux autres Directeurs Généraux de la CNPS- Guinée et du SSNIT- Ghana respectivement, Aminata DIALLO et Kwesi Afreh Biney, ont été désignés par leurs pairs pour porter la voix de l’Afrique de l’Ouest au sein de l’AISS durant les trois ans 2026-2028.<br>À l’entame des travaux, la Directrice générale de la CNPS de Guinée, Mme Aminata DIALLO, a été désignée Vice-présidente de l’AISS pour la durée du mandat. Cette nomination traduit une nouvelle marque de confiance accordée à l’Afrique de l’Ouest au sein des instances dirigeantes de l’Association.<br>Fondée en 1927 sous l’égide de l’Organisation Internationale du Travail (OIT), l’AISS constitue le principal réseau mondial des institutions de sécurité sociale. Elle regroupe aujourd’hui 338 institutions membres réparties dans 163 pays, œuvrant ensemble pour le renforcement et la modernisation des systèmes de protection sociale à travers le monde.<br>Durant des jours à Genève, les membres du bureau, tous experts en protection sociale à travers le monde se pencheront sur les 19 points inscris à l’ordre du jour. Il s’agit entre autres : l’introduction au mandat et aux procédures du Bureau de l’AISS ; l’adoption du compte rendu de la 132e Réunion du Bureau ; le remplacement de membres du Bureau et de Présidents des Commissions techniques Élection du/de la Vice-président/e de l’AISS, le rapport sur l’effectif des institutions membres et l’admission de nouveaux membres à l’AISS Rapport d’activités du Président de l’AISS ; le rapport du trésorier sur la situation financière de l’AISS à la fin du triennium 2023-2025 ; le rapport de la Commission de contrôle sur l’exercice financier 2025 ; le rapport du comité financier et la recommandation concernant l’ajustement de la valeur du point de contribution des membres pour 2027 ; la désignation du comité d’examen des candidatures ; la réunions virtuelles et décisions électroniques des organes statutaires; le centenaire de l’AISS, la date de la prochaine réunion du Bureau et les questions divers.<br>Le Directeur Général de l’une des principales institutions de protection sociale du Mali, Ichaka KONE, ainsi que ses homologues guinéen et ghanéen, représenteront dignement la région Afrique de l’Ouest lors de cette réunion. Ensemble, ils examineront les perspectives et les pistes d’action susceptibles de contribuer au renforcement et à l’essor de la protection sociale dans l’espace ouest-africain.<br>Profitant de son séjour dans la capitale suisse, le Directeur Général de la CMSS, Ichaka KONE, a effectué une visite de courtoisie à l’Ambassade du Mali afin d’informer les autorités diplomatiques de sa présence à Genève ainsi que de l’objet de sa mission. Au cours de cette rencontre, les échanges ont notamment porté sur la prochaine opération de contrôle physique des pensionnés maliens résidant à l’étranger, prévue au cours de l’année 2026.<br>Au cours de leurs échanges, les deux personnalités ont mis en exergue le rôle essentiel de la protection sociale dans l’amélioration des conditions de vie des populations, tout en réaffirmant l’engagement du Mali à contribuer activement aux initiatives internationales visant à promouvoir une protection sociale inclusive et durable. Ernfin, Son Excellence Gaoussou Sekou Cissé, ambassadeur du Mali à la mission permanente du Mali à Genève s’est réjouit de cette présence du Mali à cette rencontre dans le domaine de la protection sociale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Fatoumata Mah Thiam KONÉ, CCOM-RP/CMSS.</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Rapport ITIE 2024 : les revenus miniers représentent désormais plus de 40 % des recettes de l’État malien  </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Jun 2026 19:03:42 +0000</pubDate>
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<p>Le rapport ITIE 2024 révèle que les revenus extractifs ont atteint 1 023 milliards FCFA au Mali, représentant plus de 40 % des recettes publiques. Une performance portée par l’or et les réformes engagées pour renforcer la souveraineté minière du pays.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Avec plus de 1 000 milliards de FCFA de revenus extractifs en 2024 et une réforme profonde de son cadre minier, le Mali entend reprendre la main sur ses ressources stratégiques. Au-delà des chiffres, le rapport ITIE 2024 révèle l’ambition des autorités maliennes de faire des richesses du sous-sol un instrument de souveraineté économique.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au Mali, les mines ne sont plus seulement une question de production. Elles sont devenues un enjeu de souveraineté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis l&rsquo;arrivée des autorités de transition, le secteur extractif est au cœur d&rsquo;une vaste reconfiguration des rapports entre l&rsquo;État malien et les multinationales minières. L&rsquo;adoption du nouveau Code minier en 2023, la loi sur le contenu local et les audits menés auprès des opérateurs témoignent d&rsquo;une même volonté : augmenter la part de la richesse nationale captée par le pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Rapport ITIE Mali 2024 apporte un éclairage inédit sur les premiers résultats de cette stratégie. Les chiffres sont éloquents : les revenus du secteur extractif ont atteint 1 023 milliards de FCFA en 2024, dont 978,3 milliards directement encaissés par le Trésor public.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un contexte marqué par les tensions géopolitiques régionales, la réduction progressive de l&rsquo;aide extérieure et la recherche de nouveaux partenaires économiques, cette manne financière apparaît plus que jamais comme un pilier de l&rsquo;autonomie budgétaire du pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une industrie qui finance près de la moitié des recettes publiques</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le poids des industries extractives dans l&rsquo;économie malienne demeure considérable. Selon les données consolidées par l&rsquo;ITIE, les revenus issus du secteur représentent 40,93 % de l&rsquo;ensemble des recettes de l&rsquo;État. Autrement dit, près d&rsquo;un franc sur deux encaissé par le budget national provient directement ou indirectement des activités minières.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette contribution place le Mali parmi les économies africaines les plus dépendantes de leurs ressources minières, mais aussi parmi celles qui disposent des plus importantes marges de manœuvre pour transformer cette richesse en outil de développement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport souligne ainsi que «&nbsp;<em>les revenus du secteur extractif s&rsquo;élèvent à 1 023,4 milliards FCFA en 2024</em>&nbsp;», dont l&rsquo;essentiel est issu du secteur minier, qui représente à lui seul «&nbsp;<em>99,99 % du total généré par les deux secteurs (minier et hydrocarbures)&nbsp;</em>».</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L&rsquo;or, toujours roi</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Comme dans la plupart des grands pays miniers ouest-africains, l&rsquo;or demeure le principal moteur de la croissance extractive. La production nationale a atteint 54,88 tonnes en 2024 pour une valorisation estimée à plus de 1 632 milliards de FCFA. Le métal jaune représente à lui seul près de 95 % de la valeur totale de la production minérale du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport note que «&nbsp;<em>les productions minérales restent dominées par l&rsquo;or avec 54,88 tonnes pour une valorisation de 1 632 milliards FCFA, soit près de 95 % de la production totale&nbsp;</em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les régions de Kayes et de Sikasso continuent d&rsquo;assurer l&rsquo;essentiel de cette production, tandis que les exportations demeurent fortement orientées vers l&rsquo;Afrique du Sud, l&rsquo;Australie et la Suisse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec 78,8 % de la valeur totale des exportations nationales, le secteur minier reste le principal fournisseur de devises du pays. Cette position stratégique renforce la capacité du Mali à maintenir ses équilibres macroéconomiques dans un environnement international volatil.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le pari de la souveraineté minière</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Mais l&rsquo;enseignement le plus significatif du rapport est ailleurs. Depuis deux ans, Bamako mène une politique de reprise en main du secteur fondée sur un renforcement du contrôle de l&rsquo;État et une révision des équilibres historiques entre puissance publique et investisseurs privés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport ITIE souligne d&rsquo;ailleurs que les nouvelles dispositions législatives ont été adoptées afin de «&nbsp;<em>renforcer le cadre juridique de l&rsquo;exploitation minière et affirmer davantage la souveraineté de l&rsquo;État sur ses ressources minérales</em>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette orientation s&rsquo;inscrit dans une tendance plus large observée sur le continent. Du Niger à la Guinée, plusieurs États producteurs cherchent aujourd&rsquo;hui à accroître leur participation dans les projets miniers, à développer le contenu local et à obtenir une part plus importante des revenus générés par leurs ressources naturelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le Mali, cette stratégie répond également à un impératif politique : démontrer que les richesses du sous-sol profitent davantage aux finances publiques et aux populations.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les audits produisent leurs premiers effets</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;une des révélations du rapport concerne les conséquences financières des audits menés par les autorités. Selon l&rsquo;ITIE, les recommandations issues de l&rsquo;audit administratif et technique du secteur minier ont permis à l&rsquo;État de récupérer des recettes substantielles. «&nbsp;<em>La mise en œuvre des recommandations de cette mission a permis l&rsquo;encaissement de 331,6 milliards FCFA par les organismes collecteurs de l&rsquo;État en 2024</em>&nbsp;», précise le document.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un montant considérable qui illustre la volonté des autorités de renforcer le respect des obligations fiscales et contractuelles des opérateurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les cercles gouvernementaux, cette performance est souvent présentée comme la preuve qu&rsquo;une meilleure gouvernance du secteur peut générer des ressources équivalentes à plusieurs années d&rsquo;aide extérieure.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Transparence : un signal adressé aux investisseurs</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Contrairement à certaines perceptions, le renforcement du contrôle étatique ne s&rsquo;accompagne pas d&rsquo;un recul des exigences de transparence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport met en avant la publication progressive des contrats miniers et pétroliers conformément aux exigences de la norme ITIE 2023. Il souligne également l&rsquo;existence d&rsquo;un «&nbsp;<em>cadre juridique et règlementaire conforme aux standards régionaux et internationaux en matière de gouvernance des secteurs extractifs</em>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">À la fin de l&rsquo;année 2024, le pays comptait 705 titres miniers actifs et treize projets à un stade avancé d&rsquo;exploration, signe que le potentiel du sous-sol malien continue d&rsquo;attirer l&rsquo;attention des investisseurs malgré un contexte sécuritaire complexe.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Vers un nouveau modèle minier malien ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le défi pour le Mali consiste désormais à transformer cette rente minière en développement durable. Le document rappelle que la politique nationale du secteur vise une «&nbsp;<em>exploitation équitable et optimale des ressources minières en vue d&rsquo;une large croissance durable et d&rsquo;un développement socio-économique soutenu</em>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour y parvenir, les autorités devront relever plusieurs défis : accélérer la transformation locale, renforcer les infrastructures, améliorer l&rsquo;intégration des fournisseurs nationaux et garantir une meilleure redistribution des revenus aux collectivités.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une chose est néanmoins acquise : dans le Mali de 2026, la question minière n&rsquo;est plus seulement économique. Elle est devenue l&rsquo;un des principaux instruments de la stratégie de souveraineté portée par les autorités.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et les chiffres du rapport ITIE 2024 montrent que cette ambition commence à produire des résultats tangibles.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
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		<title>Vacances scolaires : ce que deviennent les enfants africains </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Jun 2026 18:55:53 +0000</pubDate>
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<p>À travers les romans « Fatoma, le broussard » et « Enfant des ruines », cette analyse explore la réalité des vacances scolaires en Afrique : travail domestique, lecture, vulnérabilité sociale et risque d’enrôlement dans les zones de conflit.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À travers les romans «&nbsp;Fatoma, le broussard&nbsp;»&nbsp;et «&nbsp;Enfant des ruines&nbsp;», cette analyse explore la réalité des vacances scolaires en Afrique : travail domestique, lecture, vulnérabilité sociale et risque d’enrôlement dans les zones de conflit.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a dans la littérature africaine contemporaine deux enfants qui ne se ressemblent pas, mais qui partagent le même destin dès que les portes de l&rsquo;école se ferment. Fatoma Traoré, le broussard de Toumouni né sous la pluie de 1991, héros du roman éponyme de Fousseni Togola (<em><a href="https://amzn.to/4vm6yeI">Fatoma, le br</a><a href="https://amzn.to/4vm6yeI" target="_blank" rel="noreferrer noopener">o</a><a href="https://amzn.to/4vm6yeI">ussard,</a></em> KDP, 2026). Et Seydou, l&rsquo;enfant brillant arraché à son enfance par la guerre dans <a href="https://amzn.to/3SPDhL0" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Enfant des ruines</em></a> (L&rsquo;Harmattan, 2025), du même auteur. Deux garçons, deux Afriques, deux façons d&rsquo;habiter le temps libre. Mais dans les deux cas, une vérité qui dérange : pour des millions d&rsquo;enfants africains, les vacances scolaires ne sont pas un repos. Elles sont une autre école — plus dure, plus silencieuse, et souvent plus formatrice.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Fatoma, ou les vacances comme continuation du labeur</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans&nbsp;<em>Fatoma, le broussard</em>, les vacances n&rsquo;existent pas au sens occidental du terme. Dès que le lycée de Toubanisso ferme ses portes, le garçon reprend sa place dans l&rsquo;ordre immuable du foyer Traoré : l&rsquo;étable, le puits, les corvées. C&rsquo;est lui qui, à l&rsquo;aube, sort avec les seaux pour arroser le jardin de sa mère Assou. C&rsquo;est lui qui part en brousse chercher du fourrage pour les moutons et les chèvres. C&rsquo;est lui qui pile le mil, nettoie la cour, accomplit ce que ses sœurs encore trop jeunes ne peuvent pas faire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ses camarades de Toumouni l&rsquo;avaient d&rsquo;ailleurs surnommé «&nbsp;<em>Bintou</em>&nbsp;» — le prénom féminin — en signe de cette étrange condition d&rsquo;enfant-serviteur accomplissant des tâches dévolues généralement aux filles. Ce surnom, mi-moquerie mi-reconnaissance, dit tout de ce que les vacances signifient pour un fils de famille rurale au Sahel : non pas la liberté, mais le transfert de charges. L&rsquo;école absorbait le garçon ; la maison le reprend.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui frappe dans la description que fait Togola de ces vacances, c&rsquo;est l&rsquo;absence totale de culpabilité chez les adultes. Tiéfing, le père, n&rsquo;ignore pas ce que fait Fatoma. Il le sait, et il l&rsquo;organise. Pour lui, le travail physique est une pédagogie autant que l&rsquo;école. «&nbsp;<em>L&rsquo;école, c&rsquo;est la souffrance&nbsp;</em>», dit-il à son fils blessé. Ce principe traverse toute sa conception de l&rsquo;enfance : souffrir forme, endurer construit, peiner prépare.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant Togola résiste à la caricature. Car Fatoma, dans cette vie de labeur, ne cesse jamais de lire. Entre deux corvées, un cahier. Dans la brousse, un livre. Les vacances deviennent pour lui une école parallèle, clandestine, intime. Il note des mots inconnus, questionne son père sur l&rsquo;histoire du Zanzane, complète par la lecture ce que l&rsquo;école lui a donné en fragments. La bibliothèque du lycée ne lui manque pas — il en invente une, portative, dans ses poches.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Seydou, ou les vacances volées par la guerre</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans&nbsp;<em>Enfant des ruines</em>, la question des vacances prend une dimension radicalement autre. Seydou, lui, n&rsquo;a pas de vacances : la violence les lui a confisquées une fois pour toutes. Le roman de Togola décrit avec une précision chirurgicale ce que la guerre fait au temps de l&rsquo;enfance. Elle le détruit d&rsquo;abord physiquement — le village est pillé, la famille décimée, la maison réduite à des ruines. Puis elle le colonise psychologiquement : les groupes armés imposent à leurs recrues enfants un emploi du temps de caserne qui est à l&rsquo;exact opposé des vacances. Lever avant l&rsquo;aube, entraînements épuisants, privation de sommeil, récitation de versets dévoyés. Pas de jeu, pas de repos, pas de transmission familiale. Juste le dressage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce tableau n&rsquo;est pas une fiction pure. Les <a href="https://news.un.org/fr/story/2026/06/1159016" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Nations Unies</a> estiment qu&rsquo;au Sahel, plusieurs milliers d&rsquo;enfants sont enrôlés chaque année dans des groupes armés, souvent précisément pendant les périodes où l&rsquo;école est fermée. Les vacances, dans les zones de conflit, sont la saison de recrutement des groupes jihadistes. L&rsquo;absence de cadre scolaire, la disponibilité des corps et des esprits, la rupture des liens familiaux — autant de fenêtres d&rsquo;opportunité pour l&rsquo;endoctrinement. Togola le montre sans équivoque : ce n&rsquo;est pas pendant les cours que Seydou est capturé. C&rsquo;est dans le vide laissé par la destruction de sa vie d&rsquo;avant.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Deux romans, un même diagnostic : le vide est dangereux</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce que ces deux œuvres posent ensemble, en creux, c&rsquo;est la question politique du temps libre de l&rsquo;enfant africain. Dans les deux cas — la brousse sahélienne de Fatoma et les zones de conflit de Seydou — les vacances scolaires révèlent une même vulnérabilité structurelle : l&rsquo;absence d&rsquo;une politique publique pensée pour occuper, stimuler, protéger l&rsquo;enfant quand l&rsquo;école n&rsquo;est plus là.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En Europe, les vacances scolaires ont généré toute une industrie de la jeunesse : colonies, centres aérés, sports, activités culturelles, bibliothèques ouvertes l&rsquo;été. En Afrique subsaharienne, dans les zones rurales et les périphéries urbaines, le modèle dominant reste celui que décrit Fatoma : l&rsquo;enfant retourne au travail domestique et agricole, parfois de manière intensive. Ce n&rsquo;est pas nécessairement mauvais — la transmission des savoirs pratiques, le lien intergénérationnel, la fierté du labeur ont une valeur réelle. Togola lui-même ne condamne pas ce modèle. Il le montre dans sa complexité : Fatoma en sort plus fort, plus endurant, plus ancré. C&rsquo;est la brousse qui lui a donné ce sens du détail et cette capacité d&rsquo;observation qui feront de lui, plus tard, un lycéen exceptionnel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais ce modèle a ses limites. Il ne protège pas contre la violence. Il ne propose rien aux enfants des villes, déracinés des pratiques rurales mais sans ressources pour occuper leur temps autrement. Et surtout, il ne prépare pas les enfants les plus vulnérables — ceux de Seydou — à résister à la prédation des groupes armés.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Ce que l&rsquo;harmoniologie d&rsquo;Anta nous enseigne</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans&nbsp;<em>Fatoma</em>, il y a une figure qui traverse le roman comme une boussole philosophique : la vieille Anta, mère d&rsquo;Assou, qui énonce dans un couloir d&rsquo;hôpital un principe qu&rsquo;elle appelle l&rsquo;<em>harmoniologie</em>. «&nbsp;<em>Toute réalité repose sur une interaction vivante entre forces contraires. L&rsquo;harmonie n&rsquo;est pas un état figé, mais un ajustement constant.&nbsp;</em>»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce principe populaire, formulé sans université ni bibliothèque, est en réalité une philosophie de l&rsquo;éducation. Il dit que l&rsquo;enfant qui souffre, qui travaille, qui endure — mais qui reçoit aussi de l&rsquo;amour, de la transmission, du récit — est un enfant qui s&rsquo;équilibre. Ce n&rsquo;est pas le travail seul qui forme Fatoma, c&rsquo;est l&rsquo;alternance entre labeur et lecture, entre obéissance et rébellion intérieure, entre le poids de la cour familiale et les rêves d&rsquo;université.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les vacances, dans cette optique, ne sont pas un problème en soi. Elles deviennent problématiques quand elles basculent entièrement d&rsquo;un côté : trop de travail sans répit, trop d&rsquo;oisiveté sans structure, ou — comme pour Seydou — trop de violence sans contre-récit. L&rsquo;équilibre est la clé. Et cet équilibre, dans les sociétés africaines contemporaines, ne peut plus être laissé à la seule sphère familiale.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une interpellation pour les États</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">À quelques jours des vacances scolaires dans plusieurs pays du Sahel et d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest, les deux romans de Fousseni Togola arrivent comme une interpellation discrète mais ferme aux décideurs publics. Que font nos États pour l&rsquo;enfant quand l&rsquo;école ferme ? Quelles bibliothèques restent ouvertes ? Quels programmes sportifs ou culturels existent dans les quartiers périphériques et les villages ? Quels filets de protection sont tendus pour les enfants des zones de conflit, qui risquent de passer leurs vacances dans les mains de groupes armés ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Fatoma s&rsquo;en est sorti parce qu&rsquo;Assou veillait. Parce que Kouréichi existait. Parce qu&rsquo;un professeur de français l&rsquo;a publié dans son journal local. Parce que la vieille Ramata, à Toubanisso, a fait de sa maison un refuge pour les écoliers déracinés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Seydou s&rsquo;en est sorti — à moitié — parce qu&rsquo;il portait en lui ce que ses parents lui avaient transmis avant que la guerre n&rsquo;arrive.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais combien de Fatoma et de Seydou n&rsquo;ont ni Assou, ni Kouréichi, ni Ramata ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les vacances scolaires ne sont pas un détail de calendrier. Elles sont, pour des millions d&rsquo;enfants africains, le moment où tout peut basculer — vers le haut ou vers le bas. Il est temps que nos politiques publiques le traitent comme tel.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Résultats du DEF 2026 au Mali : liste des admis</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 21 Jun 2026 13:43:56 +0000</pubDate>
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<p>Les résultats du DEF 2026 au Mali affichent un taux de réussite de 65,40 %, contre 53,02 % en 2025. Une progression qui illustre les effets de la réforme éducative et de la lutte contre la fraude engagées depuis 2021.</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Les résultats du DEF 2026 au Mali affichent un taux de réussite de 65,40 %, contre 53,02 % en 2025. Une progression qui illustre les effets de la réforme éducative et de la lutte contre la fraude engagées depuis 2021.</p>



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		<title>Résultats DEF 2026 : comment le Mali a redressé son système éducatif en cinq ans</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 21 Jun 2026 09:36:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>
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<p>Les résultats du DEF 2026 au Mali affichent un taux de réussite de 65,40 %, contre 53,02 % en 2025. Une progression qui illustre les effets de la réforme éducative et de la lutte contre la fraude engagées depuis 2021.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Proclamés vendredi 19 juin, les résultats du Diplôme d&rsquo;études fondamentales marquent un tournant dans la politique éducative de la Transition. Après des années de réforme douloureuse, le système scolaire malien trouve enfin son rythme.</em></strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Vendredi 19 juin 2026, 15 heures. Sur toute l&rsquo;étendue du territoire national, les directeurs d&rsquo;académie d&rsquo;enseignement proclament les résultats du Diplôme d&rsquo;études fondamentales (DEF), session de juin 2026. Le chiffre tombe, net, incontestable : <a href="https://cnecemali.com/?page_id=12183" target="_blank" rel="noreferrer noopener">65,40 %.</a> Sur les 333 336 candidats ayant pris part aux épreuves, 204 609 sont déclarés admis. En un an, le taux de réussite national a bondi de 12,38 points — il était de 53,02 % en 2025. C&rsquo;est la meilleure session depuis le début de la Transition, et la confirmation statistique d&rsquo;une politique éducative qui, après avoir traversé ses heures les plus sombres, commence à produire des résultats tangibles.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Du creux à la remontée : cinq ans d&rsquo;une courbe sinueuse</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour comprendre ce que représente ce 65,40 %, il faut relire l&rsquo;histoire récente du DEF malien — celle d&rsquo;un système éducatif passé par le feu d&rsquo;une réforme exigeante avant d&rsquo;en récolter les bénéfices.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2021, dernière session avant que la Transition ne structure sa politique anti-fraude, <a href="https://www.studiotamani.org/28104-def-2021-pres-de-70-de-taux-de-reussite-national" target="_blank" rel="noreferrer noopener">le taux de réussite atteignait 68,67 %</a>. Un chiffre flatteur, mais largement artificiellement gonflé par des décennies de tolérance pour les fuites de sujets, la fraude organisée et la complaisance dans la correction. Les examens maliens s&rsquo;étaient tristement illustrés par une tradition de tricherie institutionnalisée, où des sujets circulaient avant le jour J, où des correcteurs fermaient les yeux, où le niveau réel des élèves était masqué derrière des résultats enjolivés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À partir de 2022, les autorités de la Transition ont décidé de rompre avec ce système. La rupture fut brutale — et les chiffres le montrent sans équivoque. Cette année-là, le <a href="https://saheltribune.com/resultats-def-2022-100-374-admis-sur-209-705-candidats-presentes/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">taux s&rsquo;est effondré à 47,86 %</a>, soit une chute de plus de vingt points. Puis en 2023, le creux fut atteint : <a href="https://amap.ml/mali-un-taux-national-dadmission-de-3032-au-diplome-detudes-fondamentales/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">30,32 % seulement</a>, sur 245 288 candidats présentés. Un taux qui avait semé l&rsquo;inquiétude chez les parents, alimenté les critiques des opposants à la Transition, et posé la question, légitime, de l&rsquo;efficacité d&rsquo;une réforme qui semblait punir les élèves pour les fautes du système.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais c&rsquo;était méconnaître la logique de la rupture. Ce n&rsquo;était pas l&rsquo;élève malien qui était en échec. C&rsquo;était la fraude que l&rsquo;on mettait à mort.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La <a href="https://saheltribune.com/def-2024-liste-des-admis/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">remontée commença en 2024</a>, avec 44,46 %, puis s&rsquo;accentua <a href="https://cnecemali.com/?page_id=11335" target="_blank" rel="noreferrer noopener">en 2025 avec 53,02 %</a>. Et aujourd&rsquo;hui, en 2026, le taux de 65,40 % dit quelque chose d&rsquo;essentiel : le système scolaire malien, purgé de ses artifices les plus grossiers, est en train de reconstruire une performance réelle, fondée sur le travail effectif des élèves, l&rsquo;encadrement des enseignants et l&rsquo;intégrité des épreuves.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une organisation exemplaire dans un contexte difficile</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui rend ce résultat d&rsquo;autant plus remarquable, c&rsquo;est le contexte dans lequel il a été obtenu. Le DEF 2026 s&rsquo;est tenu dans un pays dont une partie du territoire reste sous pression sécuritaire, où les syndicats d&rsquo;enseignants avaient brandi la menace d&rsquo;une grève pour obtenir la revalorisation de leurs conditions salariales, et où l&rsquo;organisation logistique d&rsquo;un examen national représente un défi considérable pour un État dont les ressources restent contraintes par cinq années de sanctions et de réorientation budgétaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les épreuves sportives et physiques se sont déroulées du 11 au 23 mai sur l&rsquo;ensemble du territoire national, suivies des compositions écrites qui ont débuté le lundi 1<sup>er</sup>&nbsp;juin pour prendre fin le mercredi 3 juin 2026. Un calendrier tenu, malgré les obstacles. Les résultats, eux, ont été proclamés le vendredi 19 juin, à partir de 15 heures sur toute l&rsquo;étendue du territoire national, les candidats étant invités à consulter leurs résultats sur la plateforme du Centre national des examens et concours de l&rsquo;éducation (CNECE) — une innovation numérique qui évite aux familles des déplacements parfois longs et coûteux vers les centres d&rsquo;affichage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La digitalisation des résultats est un détail qui mérite attention. Elle s&rsquo;inscrit dans une logique plus large de modernisation administrative que les autorités de la Transition ont portée dans plusieurs secteurs, et dont le secteur éducatif bénéficie désormais concrètement.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La lutte contre la fraude comme pilier de la réforme</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La caractéristique la plus déterminante de la politique éducative de la Transition depuis 2021 reste la lutte systématique contre la fraude aux examens. Pendant des décennies, les fuites de sujets au DEF étaient une quasi-tradition au Mali — un secret de polichinelle qui faussait les résultats, démoralisait les élèves honnêtes et nourrissait une culture du raccourci incompatible avec la formation d&rsquo;une génération compétente.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La tenue des épreuves du DEF 2022 avait été largement saluée pour son bon déroulement, sans fuite de sujets dans l&rsquo;ensemble — ce qui était qualifié d&rsquo;exception en matière d&rsquo;examens dans le pays, pour la simple raison que cela faisait plusieurs années que cet examen se passait dans des conditions qui laissaient à désirer. Ce constat de 2022 est encore plus vrai aujourd&rsquo;hui. Quatre ans après le début de cette politique de rigueur, elle est devenue la norme — et les résultats commencent à lui donner raison.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministre de l&rsquo;Éducation nationale et les services centraux de son département, notamment la Direction du Centre national de Concours et des Examens de l&rsquo;Éducation, ont fait preuve d&rsquo;une grande rigueur dans la traduction de la volonté des plus hautes autorités du pays, dont les maîtres mots restent la lutte contre la fraude sous toutes ses formes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce que la courbe des résultats depuis 2021 raconte, en réalité, c&rsquo;est le récit classique de toute réforme sérieuse : une phase de rupture douloureuse, un creux de transition, puis une remontée progressive fondée sur des bases assainies. Le taux de 30,32 % de 2023 n&rsquo;était pas le signe d&rsquo;un système éducatif en faillite — c&rsquo;était celui d&rsquo;un système en désintoxication.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>204 609 nouveaux diplômés : un capital humain pour le futur</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des pourcentages, ce sont 204 609 jeunes Maliens — garçons et filles — qui franchissent ce vendredi 19 juin 2026 le premier grand seuil de leur vie académique. Le DEF n&rsquo;est pas un aboutissement ; il est un accès. Celui vers l&rsquo;enseignement secondaire général, technique et professionnel — vers les lycées, les centres de formation, les filières qui forgeront demain les techniciens, les professeurs, les médecins et les entrepreneurs dont le Mali a un besoin impérieux pour construire son développement dans les conditions de souveraineté que ses autorités lui ont fixées comme horizon.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les cours des familles de Bamako, de Sikasso, de Mopti ou de Tombouctou, ces résultats ont été reçus vendredi avec des cris de joie, des prières de gratitude, des larmes — celles des mères surtout, qui ont su ce que coûte chaque bulletin de notes, chaque uniforme acheté à crédit, chaque nuit passée à veiller sur un enfant qui révise à la lueur d&rsquo;une lampe.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Ce que les chiffres ne disent pas encore</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il serait inexact, cependant, de lire ces résultats comme une victoire totale. Le Mali reste l&rsquo;un des pays au monde où le taux d&rsquo;alphabétisation et d&rsquo;achèvement scolaire sont parmi les plus fragiles. Le maintien des filles à l&rsquo;école dans les zones rurales demeure un défi structurel. Les zones de conflit au centre et au nord du pays limitent encore l&rsquo;accès de milliers d&rsquo;enfants à une scolarité normale. Et si la lutte contre la fraude a produit des résultats encourageants, la qualité pédagogique — la formation des enseignants, les programmes scolaires, l&rsquo;accès aux manuels — reste un chantier ouvert.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le taux de 65,40 % de 2026 est un point de départ encourageant. Il ne sera significatif que si la tendance se confirme et si les 204 609 nouveaux diplômés trouvent, dans le secondaire et au-delà, un système capable de les porter jusqu&rsquo;au bout de leur potentiel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais pour l&rsquo;heure, ce vendredi 19 juin, le Mali a le droit de prendre acte d&rsquo;un progrès réel. Cinq ans après avoir décidé de regarder son école en face, d&rsquo;en accepter les failles et d&rsquo;en exiger la rigueur, les chiffres commencent à rendre justice à l&rsquo;effort.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>AES : une diplomatie commune pour peser sur la scène internationale</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 21 Jun 2026 09:25:39 +0000</pubDate>
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<p>Réunis à Bamako, les ministres des Affaires étrangères du Mali, du Burkina Faso et du Niger ont lancé une nouvelle étape de la Confédération AES en consolidant son pilier diplomatique et sa stratégie de souveraineté régionale.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La Confédération des États du Sahel a tenu samedi dernier sa première réunion ministérielle consacrée à sa diplomatie commune. Entre affirmation de souveraineté et dénonciations des ingérences extérieures, Bamako s&rsquo;impose comme le nouveau centre de gravité d&rsquo;un projet géopolitique inédit.</em></strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est un rendez-vous discret, mais dont les enjeux débordent largement les couloirs feutrés du protocole diplomatique. Le samedi 20 juin 2026, les ministres des Affaires étrangères des trois États membres de la Confédération des États du Sahel (AES) — Mali, Burkina Faso, Niger — se sont retrouvés à Bamako pour une session ministérielle consacrée à ce qu&rsquo;ils appellent le «&nbsp;<em>pilier Diplomatie</em>&nbsp;» de leur feuille de route commune. Une réunion qui, pour la première fois, donne une chair institutionnelle à l&rsquo;ambition diplomatique d&rsquo;une confédération née sur les décombres de trois ruptures avec Paris.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La session s&rsquo;est ouverte sous la présidence du Burkinabè Karamoko Jean Marie Traoré, dont le pays assure la présidence tournante de la Confédération. Autour de la table, Abdoulaye Diop pour le Mali et Bakary Yaou Sangaré pour le Niger — trois hommes qui, chacun à sa manière, ont personnifié la rupture de leurs États respectifs avec la France et les institutions régionales traditionnelles comme la CEDEAO.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Deux jours de travaux préparatoires</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La réunion ministérielle de ce samedi n&rsquo;est pas tombée du ciel. Elle a été précédée, les 17 et 18 juin, d&rsquo;une réunion des hauts fonctionnaires des trois pays — les cadres techniques qui ont planché sur les documents politiques, juridiques et diplomatiques soumis ce jour à la validation des ministres. Ce processus en deux temps — experts d&rsquo;abord, ministres ensuite — signale une volonté de construction institutionnelle méthodique, loin de l&rsquo;improvisation que certains observateurs extérieurs prêtaient volontiers à cette confédération née dans l&rsquo;urgence des changements de régimes intervenus dans ces pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;ordre du jour est centré sur l&rsquo;adoption d&rsquo;une «&nbsp;<em>approche commune et solidaire</em>&nbsp;» dans la mise en œuvre du pilier diplomatique de la feuille de route de ce qu&rsquo;ils appellent l&rsquo;«&nbsp;<em>An II</em>&nbsp;» de la Confédération — comprenez la phase de consolidation, après une première année consacrée à l&rsquo;architecture sécuritaire et aux ruptures symboliques.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Diop : entre bilan et offensive rhétorique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministre malien Abdoulaye Diop n&rsquo;a pas manqué l&rsquo;occasion de hausser le ton. Saluant les «&nbsp;<em>avancées notables</em>&nbsp;» dans la construction confédérale — sur les volets défense, diplomatie et développement —, il a également dénoncé avec vigueur ce qu&rsquo;il a qualifié de «&nbsp;<em>désinformation, manipulation, apologie du terrorisme et relai médiatique orchestré par des sponsors étatiques étrangers, nostalgiques d&rsquo;un impérialisme international ou d&rsquo;une hégémonie régionale</em>&nbsp;». Une formulation qui, sans nommer personne, vise clairement Paris — et dans une moindre mesure les institutions onusiennes et certains médias occidentaux régulièrement accusés de biais par les gouvernements de transition sahéliens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Diop a également fermement condamné les récentes attaques terroristes perpétrées au Mali et au Niger, dans un contexte sécuritaire qui reste explosif malgré les affirmations de succès des armées confédérées contre les groupes terroristes actifs dans la région.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Bamako, capitale d&rsquo;un nouvel axe</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce que cette réunion révèle, au fond, c&rsquo;est l&rsquo;ambition d&rsquo;une Confédération qui ne veut plus être seulement une alliance militaire de circonstance. En s&rsquo;attaquant au pilier diplomatique, les trois États cherchent à parler d&rsquo;une seule voix sur la scène internationale — dans les forums multilatéraux, dans les négociations commerciales, dans les crises régionales. C&rsquo;est un saut qualitatif considérable pour des pays qui, jusqu&rsquo;à leur rupture avec la CEDEAO en janvier 2025, n&rsquo;avaient pas de cadre commun de politique étrangère.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui est certain, c&rsquo;est que Bamako s&rsquo;impose progressivement comme la capitale symbolique de ce nouvel ordre sahélien. La ville accueille ce sommet moins d&rsquo;une semaine après avoir reçu plusieurs délégations diplomatiques venues de Moscou, Pékin et Ankara. Le calendrier n&rsquo;est pas anodin. La réunion de ce samedi envoie un signal clair : l&rsquo;AES n&rsquo;est pas une parenthèse née de trois coups d&rsquo;État successifs. Elle entend s&rsquo;inscrire dans la durée, avec ses propres codes, ses propres alliances, et sa propre lecture du monde.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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