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	<title>Archives des Santé &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des Santé &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>AISS : Le nouveau Bureau, mis en place à Kuala Lumpur en septembre 2025, tient sa 1ère réunion à Genève.</title>
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		<pubDate>Tue, 23 Jun 2026 14:15:30 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Réuni à Genève, le nouveau Bureau de l’AISS examine les orientations stratégiques de la protection sociale mondiale. Le Mali, représenté par le Directeur général de la CMSS, Ichaka Koné, participe aux travaux aux côtés de la Guinée et du Ghana.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Réuni à Genève, le nouveau Bureau de l’AISS examine les orientations stratégiques de la protection sociale mondiale. Le Mali, représenté par le Directeur général de la CMSS, Ichaka Koné, participe aux travaux aux côtés de la Guinée et du Ghana.<br></em></strong>La première réunion du bureau de l’Association Internationale de la Sécurité Sociale (AISS), mis en place en septembre 2025 à Kuala Lumpur, se tient actuellement à Genève où l’ouverture des travaux a lieu ce lundi 22 juin 2026. Elle réunit les membres de cette instance afin d’examiner les questions stratégiques relatives à la gouvernance et aux orientations futures de l’Association. Le Directeur Général de la CMSS, Ichaka KONE, avec deux autres Directeurs Généraux de la CNPS- Guinée et du SSNIT- Ghana respectivement, Aminata DIALLO et Kwesi Afreh Biney, ont été désignés par leurs pairs pour porter la voix de l’Afrique de l’Ouest au sein de l’AISS durant les trois ans 2026-2028.<br>À l’entame des travaux, la Directrice générale de la CNPS de Guinée, Mme Aminata DIALLO, a été désignée Vice-présidente de l’AISS pour la durée du mandat. Cette nomination traduit une nouvelle marque de confiance accordée à l’Afrique de l’Ouest au sein des instances dirigeantes de l’Association.<br>Fondée en 1927 sous l’égide de l’Organisation Internationale du Travail (OIT), l’AISS constitue le principal réseau mondial des institutions de sécurité sociale. Elle regroupe aujourd’hui 338 institutions membres réparties dans 163 pays, œuvrant ensemble pour le renforcement et la modernisation des systèmes de protection sociale à travers le monde.<br>Durant des jours à Genève, les membres du bureau, tous experts en protection sociale à travers le monde se pencheront sur les 19 points inscris à l’ordre du jour. Il s’agit entre autres : l’introduction au mandat et aux procédures du Bureau de l’AISS ; l’adoption du compte rendu de la 132e Réunion du Bureau ; le remplacement de membres du Bureau et de Présidents des Commissions techniques Élection du/de la Vice-président/e de l’AISS, le rapport sur l’effectif des institutions membres et l’admission de nouveaux membres à l’AISS Rapport d’activités du Président de l’AISS ; le rapport du trésorier sur la situation financière de l’AISS à la fin du triennium 2023-2025 ; le rapport de la Commission de contrôle sur l’exercice financier 2025 ; le rapport du comité financier et la recommandation concernant l’ajustement de la valeur du point de contribution des membres pour 2027 ; la désignation du comité d’examen des candidatures ; la réunions virtuelles et décisions électroniques des organes statutaires; le centenaire de l’AISS, la date de la prochaine réunion du Bureau et les questions divers.<br>Le Directeur Général de l’une des principales institutions de protection sociale du Mali, Ichaka KONE, ainsi que ses homologues guinéen et ghanéen, représenteront dignement la région Afrique de l’Ouest lors de cette réunion. Ensemble, ils examineront les perspectives et les pistes d’action susceptibles de contribuer au renforcement et à l’essor de la protection sociale dans l’espace ouest-africain.<br>Profitant de son séjour dans la capitale suisse, le Directeur Général de la CMSS, Ichaka KONE, a effectué une visite de courtoisie à l’Ambassade du Mali afin d’informer les autorités diplomatiques de sa présence à Genève ainsi que de l’objet de sa mission. Au cours de cette rencontre, les échanges ont notamment porté sur la prochaine opération de contrôle physique des pensionnés maliens résidant à l’étranger, prévue au cours de l’année 2026.<br>Au cours de leurs échanges, les deux personnalités ont mis en exergue le rôle essentiel de la protection sociale dans l’amélioration des conditions de vie des populations, tout en réaffirmant l’engagement du Mali à contribuer activement aux initiatives internationales visant à promouvoir une protection sociale inclusive et durable. Ernfin, Son Excellence Gaoussou Sekou Cissé, ambassadeur du Mali à la mission permanente du Mali à Genève s’est réjouit de cette présence du Mali à cette rencontre dans le domaine de la protection sociale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Fatoumata Mah Thiam KONÉ, CCOM-RP/CMSS.</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Ebola en RDC : un taux de mortalité alarmant au Nord-Kivu inquiète les autorités sanitaires</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Jun 2026 00:41:39 +0000</pubDate>
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<p>Alors que la RDC compte 875 cas confirmés d’Ebola et 202 décès, Africa CDC s’inquiète du Nord-Kivu, où l’insécurité entrave la riposte sanitaire et fait grimper le taux de mortalité à 59 %.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Avec 875 cas confirmés et 202 décès, l&rsquo;épidémie d&rsquo;Ebola à virus Bundibugyo dans l&rsquo;est de la RDC continue de progresser. Si l&rsquo;Ituri reste l&rsquo;épicentre, c&rsquo;est le Nord-Kivu qui concentre désormais les plus vives inquiétudes d&rsquo;Africa CDC : un taux de létalité de 59 %, une insécurité qui bloque les équipes sanitaires, et des zones entières probablement non recensées.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les chiffres progressent, mais ce sont ceux qu&rsquo;on ne peut pas compter qui font le plus peur. Selon Africa CDC, l&rsquo;agence sanitaire de l&rsquo;Union africaine, la RDC recense désormais&nbsp;875 cas confirmés&nbsp;d&rsquo;Ebola et&nbsp;202 décès&nbsp;depuis le début de l&rsquo;épidémie causée par le virus Bundibugyo dans l&rsquo;est du pays. L&rsquo;Ituri demeure l&rsquo;épicentre avec 799 cas confirmés. Mais c&rsquo;est la province du Nord-Kivu, avec seulement 73 cas recensés, qui concentre l&rsquo;essentiel des inquiétudes des épidémiologistes. Non pas parce que le nombre de cas y est élevé — il est bien inférieur à l&rsquo;Ituri — mais parce que le taux de létalité y atteint des niveaux alarmants :&nbsp;59 %, soit près de six patients sur dix qui n&rsquo;en réchappent pas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette surmortalité n&rsquo;est pas le signe d&rsquo;une souche plus virulente. Elle est le symptôme d&rsquo;un système de réponse à l&rsquo;épidémie qui ne fonctionne pas. Derrière ce chiffre se cache une réalité que les équipes sanitaires connaissent bien dans cette région de l&rsquo;est congolais : l&rsquo;insécurité persistante empêche les intervenants d&rsquo;atteindre les malades à temps, de les isoler, de retracer leurs contacts. Quand on arrive trop tard, les patients meurent.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L&rsquo;insécurité, premier obstacle à la riposte</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le docteur Wessam Moukala, d&rsquo;Africa CDC, ne mâche pas ses mots. «&nbsp;<em>La sécurité est un véritable défi. Elle limite le déplacement de nos équipes qui ne peuvent pas atteindre les populations, faire de la prévention, vérifier s&rsquo;il y a des cas suspects et au besoin les isoler, ainsi qu&rsquo;identifier et procéder au suivi des cas contacts&nbsp;</em>», explique-t-il. Le Nord-Kivu affiche ainsi le taux d&rsquo;identification et de suivi des cas contacts le plus faible des trois provinces touchées — un indicateur clé dans la lutte contre une épidémie de fièvre hémorragique, où chaque contact non suivi est un risque de transmission non contrôlé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Africa CDC soulève par ailleurs une hypothèse qui aggrave encore le tableau : en raison des difficultés d&rsquo;accès à certaines zones du Nord-Kivu, le nombre réel de cas pourrait être sensiblement supérieur aux 73 officiellement recensés. Des malades non détectés, des morts non comptabilisés, des chaînes de transmission inconnues. L&rsquo;agence sanitaire de l&rsquo;UA appelle les autorités à tout mettre en œuvre pour permettre à ses équipes d&rsquo;accéder rapidement à ces secteurs inaccessibles.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Des nouvelles recommandations de l&rsquo;OMS en temps utile</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;épidémie congolaise survient au moment où l&rsquo;Organisation mondiale de la Santé publie, le 17 juin 2026, ses premières lignes directrices complètes sur la prise en charge clinique de la maladie à filovirus — incluant toutes les souches d&rsquo;Ebola et le virus Marburg. Ce document, élaboré avec des experts mondiaux et fondé sur les leçons des dernières épidémies africaines, formule 16 recommandations pratiques destinées aux personnels soignants de première ligne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les priorités : la détection précoce des signes de dégradation clinique, la prise en charge rapide de la déshydratation et du choc hypovolémique, le traitement des infections bactériennes secondaires, et la mise en place d&rsquo;un suivi structuré pour les survivants — qui peuvent continuer à porter et transmettre le virus pendant plusieurs semaines après leur rétablissement. «&nbsp;<em>Ces nouvelles lignes directrices sont un parfait exemple de la manière dont l&rsquo;OMS utilise la science afin de mieux protéger les personnes lors des épidémies</em>&nbsp;», a déclaré le directeur général de l&rsquo;organisation, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces recommandations sont théoriquement applicables au Nord-Kivu comme en Ituri. Mais elles présupposent que les équipes médicales peuvent accéder aux patients. Dans les zones sous tension du Nord-Kivu, cette condition première — aussi simple qu&rsquo;elle puisse paraître — reste, pour l&rsquo;heure, la plus difficile à remplir.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La rédaction&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Genève : le Mali au lancement du Groupe d’amis de l’Économie sociale et solidaire à la CIT 2026</title>
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		<pubDate>Sat, 13 Jun 2026 07:10:59 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>À la 114e Conférence internationale du travail à Genève, le Mali a participé au lancement du Groupe d’amis de l’Économie sociale et solidaire. La DNPSES a présenté les avancées du pays, qui compte plus de 45 500 coopératives et près de 1,9 million d’adhérents.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le Mali, avec ses représentants notamment le Directeur National de la Protection Sociale et de l’Economie Solidaire (DNPSES), M. MOHAMED BASSIROU TRAORÉ, a activement participé à la 114ème session de la Conférence Internationale du Travail (CIT) qui vient de se dérouler du 01 au 12 juin 2026 à GENÈVE (SUISSE).</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Mali était présent hier 11 juin 2026, au siège du BIT, au lancement du « Groupe d&rsquo;amis sur l&rsquo;Economie Solidaire et Solidaire », cela conformément au plaidoyer des ministres de certains pays Africains et d&rsquo;éminentes personnalités à travers le monde.<br>Le sommet international de l’Économie Sociale et Solidaire (ESS), rappelons-le, organisé à Paris en juillet 2019, à laquelle a pris part le défunt ministre du Développement Social Hamadoun KONATE, a recommandé la création d&rsquo;une plate-forme en vue de donner plus de visibilité à ce secteur, créateur d&#8217;emplois et de richesses.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon MOHAMED BASSIROU TRAORÉ, l’Économie Sociale et Solidaire (ESS) au Mali est encadrée par la Politique Nationale de Promotion de l’Économie Sociale et Solidaire (PNPESS), adoptée en 2016.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette politique, dira t’il, vise à renforcer une économie fondée sur la solidarité, la création de richesses et la lutte contre la pauvreté, à travers la promotion d’organisations et d’entreprises plaçant l’humain au cœur du développement.<br>Selon lui, en 2025, le Mali comptait plus de 45 500 sociétés coopératives regroupant près de 1,9 million d’adhérents, ainsi que 190 mutuelles dont 179 mutuelles de santé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Les 1 851 ASACO jouent également un rôle essentiel dans l’offre de soins de proximité, tandis que les systèmes financiers décentralisés desservent près de 1,6 million de clients à travers le pays », a dit le Directeur National de la Protection Sociale et de l’Economie Solidaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aux dire de M. TRAORÉ, l’ESS bénéficie de l’appui du Réseau National d’Appui à la Promotion de l’Économie Sociale et Solidaire (RENAPESS), qui fédère 67 réseaux et associations. À ces acteurs s’ajoutent plus de 22 000 associations, 86 fondations et de nombreux groupes d’entraide communautaires inspirés des traditions de solidarité maliennes.<br>« Ensemble, ces organisations contribuent à la création d’emplois, à l’inclusion sociale, à l’accès aux services essentiels et au développement économique et social du Mali », a-t-il dit, avant de conclure par un proverbe : « seul on va vite mais ensemble, on va plus loin ».</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Réseau de Communication du MSDS.</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>CIPRES 2026 à Genève : les ministres adoptent des décisions majeures avec la participation active du Mali</title>
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		<pubDate>Wed, 10 Jun 2026 18:52:55 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Réunis à Genève pour la 40e session ordinaire du Conseil des ministres de tutelle de la CIPRES, les États membres ont adopté plusieurs décisions stratégiques sur la gouvernance, la modernisation et la performance des systèmes de sécurité sociale. Le Mali, représenté par le Colonel-Major Assa Badiallo Touré, a joué un rôle actif dans les travaux.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La 40ème Session ordinaire du Conseil des Ministres de Tutelle de la Prévoyance Sociale de la Conférence Interafricaine de la Prévoyance Sociale (CIPRES) s’est tenue ce mercredi 10 juin 2026 à Genève, en Suisse. Cette rencontre de haut niveau a réuni les ministres en charge de la protection sociale des États membres, les experts ainsi que les responsables des organismes de prévoyance sociale de l’espace communautaire.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Mali a pris une part active aux travaux à travers une importante délégation conduite par le ministre de la Santé et du Développement social, le Colonel-Major Assa Badiallo Touré.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La délégation malienne comprenait notamment le Directeur national de la Protection sociale et de l’Économie solidaire, les directeurs généraux des principales institutions de sécurité sociale du pays, dont l’Institut national de Prévoyance sociale (INPS),&nbsp;&nbsp;la Caisse Malienne de Sécurité Sociale (CMSS), la Caisse nationale d’Assurance maladie (CANAM)</p>



<p class="wp-block-paragraph">et l’Agence Nationale d’Assistance Médicale (ANAM), ainsi que des conseillers techniques et cadres spécialisés du secteur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette participation s’inscrit dans la continuité de l’engagement du Mali au sein de la CIPRES, organisation communautaire chargée de promouvoir et d’harmoniser les systèmes de prévoyance sociale dans les États membres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les travaux ont débuté le 8 juin par les réunions du Comité d’Experts, chargé d’examiner les différents dossiers techniques, administratifs et financiers inscrits à l’ordre du jour. Les conclusions de ces travaux ont servi de base aux délibérations des ministres lors de la session statutaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cours de cette 40ᵉ session, les ministres ont examiné plusieurs questions majeures relatives à la gouvernance, à la performance et à la modernisation des systèmes de sécurité sociale dans l’espace CIPRES. Les discussions ont notamment porté sur le rapport d’activités du Secrétariat exécutif, les états financiers de l’exercice 2025 ainsi que le rapport du Commissaire aux comptes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les participants se sont également prononcés sur la nomination des membres et du président de la Commission de Surveillance de la Prévoyance Sociale, du Chef de l’Inspection Régionale de la Prévoyance Sociale ainsi que du Commissaire aux comptes de la Conférence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les autres sujets examinés figuraient la révision du plan comptable de la CIPRES, l’harmonisation des indicateurs de gestion, la mise en place de référentiels communs de performance, le renforcement des capacités des organes d’administration et de gestion, ainsi que la situation des contributions des États membres au budget de l’organisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les travaux ont également permis de faire le point sur les missions de plaidoyer menées auprès de certains États membres. Le 2ᵉ Forum sur l’Assurance Maladie en zone CIPRES se tiendra en octobre 2026 en Côte d’Ivoire et celui portant sur l’assurance maladie universelle se déroulera en Côte d’Ivoire.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">À travers sa participation à cette session ministérielle, le Mali réaffirme son engagement en faveur du renforcement de la protection sociale, de la modernisation de ses institutions de sécurité sociale et de l’amélioration de la couverture sociale des populations, conformément aux orientations communautaires de la CIPRES.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un fait notable salué par le Ministre, le Colonel-Major Assa Badiallo Touré, les Organismes de Prévoyance Sociale (OPS) du Mali, à savoir la Caisse Nationale d’Assurance Maladie (CANAM), la Caisse Malienne de Sécurité Sociale (CMSS) et l’Institut National de Prévoyance Sociale (INPS), s’acquittent régulièrement de leurs contributions au budget de la CIPRES.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il convient de rappeler que la CIPRES regroupe actuellement 18 États membres et assure la supervision d’environ 28 Organismes de Prévoyance Sociale (OPS) à travers son espace communautaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Réseaux de Communication du MSDS.</strong></p>
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		<title>Aliments contaminés : l&#8217;Afrique paie le tribut le plus lourd d&#8217;une crise mondiale silencieuse</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Jun 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
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<p>Selon un rapport de l’OMS publié en juin 2026, les aliments contaminés provoquent 866 millions de maladies et 1,5 million de décès chaque année. L’Afrique et l’Asie du Sud-Est sont les régions les plus touchées, notamment les enfants de moins de cinq ans.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Un rapport de l&rsquo;OMS publié le 4 juin 2026 chiffre pour la première fois avec précision l&rsquo;ampleur des maladies d&rsquo;origine alimentaire : 866 millions de cas et 1,5 million de morts chaque année dans le monde. L&rsquo;Afrique et l&rsquo;Asie du Sud-Est concentrent à elles seules près des trois quarts des malades et 60 % des décès. Un signal d&rsquo;alarme qui appelle des politiques de sécurité alimentaire urgentes sur le continent.</em></strong><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Chaque repas est une loterie. C&rsquo;est, ramené à l&rsquo;essentiel, ce que dit le rapport de l&rsquo;Organisation mondiale de la santé publié ce 4 juin 2026, à trois jours de la Journée mondiale de la sécurité sanitaire des aliments. Les chiffres sont vertigineux : dans le monde, les aliments contaminés ou insalubres provoquent chaque année environ 866 millions de maladies et 1,5 million de décès. Des chiffres longtemps sous-estimés, faute de données nationales suffisantes — et que cette nouvelle analyse, la plus exhaustive jamais réalisée, permet enfin de quantifier avec précision.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;OMS a passé au crible 42 dangers d&rsquo;origine alimentaire — bactéries, virus, parasites, métaux lourds, substances chimiques — dans 194 pays, sur la période 2000-2021. Le verdict est sans appel : si le fardeau total des maladies d&rsquo;origine alimentaire a diminué depuis 2000, d&rsquo;importantes inégalités régionales persistent. Et l&rsquo;Afrique figure parmi les régions les plus exposées.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L&rsquo;Afrique en première ligne : une crise d&rsquo;équité</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le continent africain, ce rapport n&rsquo;est pas une surprise — c&rsquo;est une confirmation documentée d&rsquo;une réalité vécue au quotidien par des millions de familles. L&rsquo;OMS est explicite : l&rsquo;Afrique et l&rsquo;Asie du Sud-Est représentent à elles seules près des trois quarts des maladies d&rsquo;origine alimentaire et 60 % des décès mondiaux liés à la consommation d&rsquo;aliments insalubres. Une surreprésentation écrasante, qui reflète des inégalités structurelles profondes dans l&rsquo;accès à l&rsquo;eau potable, à l&rsquo;assainissement, aux systèmes de conservation des aliments et aux soins de santé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n&rsquo;est pas une question de pratiques culturelles ou d&rsquo;insuffisances individuelles. C&rsquo;est une question de systèmes : des chaînes alimentaires insuffisamment contrôlées, des marchés où la chaîne du froid est absente, des réglementations alimentaires peu appliquées, une surveillance épidémiologique fragmentée. Les populations les plus touchées sont les moins équipées pour se défendre contre une menace qu&rsquo;elles ne voient pas — les bactéries invisibles dans la viande avariée, les métaux lourds dans le poisson, les parasites dans l&rsquo;eau de boisson.&nbsp;<em>« La sécurité alimentaire n&rsquo;est pas une question abstraite : elle concerne chaque repas, chaque famille, chaque jour. Pour la première fois, les pays disposent de leurs propres données pour identifier les zones les plus touchées. »</em>, a déclaré&nbsp;Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l&rsquo;OMS.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les enfants africains : les premières victimes</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport réserve ses données les plus alarmantes aux enfants de moins de cinq ans. Ce groupe d&rsquo;âge, qui ne représente que 9 % de la population mondiale, supporte près d&rsquo;un tiers de l&rsquo;ensemble des maladies d&rsquo;origine alimentaire. Les jeunes enfants courent trois fois plus de risques de tomber malades à cause d&rsquo;aliments contaminés que les adultes. Et pour eux, la diarrhée — l&rsquo;une des manifestations les plus fréquentes — peut être mortelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais le danger ne s&rsquo;arrête pas à la survie immédiate. L&rsquo;exposition au méthylmercure et au plomb présents dans certains aliments peut nuire durablement au développement cérébral de l&rsquo;enfant, entraînant des troubles neurologiques et des déficiences intellectuelles permanentes. Des générations entières d&rsquo;enfants africains peuvent être affectées dans leurs capacités cognitives par ce qu&rsquo;ils mangent — non pas parce qu&rsquo;ils mangent mal, mais parce que les aliments disponibles ne sont pas suffisamment contrôlés.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les métaux lourds : la menace invisible qui tue le plus</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Si les risques biologiques — bactéries, virus, parasites — causent la grande majorité des maladies (860 millions de cas), c&rsquo;est paradoxalement l&rsquo;exposition aux substances chimiques qui est responsable de la majorité des décès. En 2021, les risques chimiques ont été à l&rsquo;origine de 73 % des décès liés aux aliments contaminés. L&rsquo;arsenic inorganique concentre 42 % de ces décès, le plomb 31 % — principalement parce que ces expositions augmentent le risque de maladies cardiovasculaires et de cancers à long terme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces métaux lourds pénètrent dans la chaîne alimentaire par des voies souvent liées à l&rsquo;activité industrielle et minière : contamination des sols et des nappes phréatiques, rejets industriels dans les cours d&rsquo;eau, pratiques agricoles non contrôlées. Dans des zones d&rsquo;exploitation minière artisanale — nombreuses en Afrique de l&rsquo;Ouest et centrale — la contamination au plomb et au mercure constitue une menace directe pour les populations riveraines. Une fois introduits dans la chaîne alimentaire, ces contaminants sont souvent impossibles à éliminer.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le coût économique : 647 milliards de dollars de productivité perdue</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport de l&rsquo;OMS ne se limite pas aux conséquences sanitaires. Il chiffre également le coût économique de cette crise silencieuse : en 2021, les maladies d&rsquo;origine alimentaire ont entraîné une perte de productivité estimée entre 310 et 647 milliards de dollars par an selon la méthode de calcul retenue — le chiffre le plus élevé tenant compte des différences de coût de la vie entre pays. Pour des économies africaines déjà fragilisées par les crises sécuritaires, climatiques et financières, ce fardeau invisible représente un frein structurel au développement.&nbsp;<em>« Ce rapport est un signal d&rsquo;alarme, mais aussi une feuille de route. Les maladies d&rsquo;origine alimentaire persistent et sont aggravées par le changement climatique, qui accroît les risques de contamination, et par la résistance aux antimicrobiens, qui rend les infections plus difficiles à traiter. Chaque retard a des conséquences mortelles. »</em>, a expliqué&nbsp;Yuki Minato, responsable technique OMS pour la sécurité sanitaire des aliments, The Lancet Global Health,.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Ce que les gouvernements africains doivent faire</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport de l&rsquo;OMS ne se contente pas de mesurer — il prescrit. Pour les pays africains, les recommandations se déclinent à trois niveaux. En amont, prévenir la contamination à la source : meilleures pratiques agricoles, contrôles industriels plus stricts, réglementation environnementale renforcée autour des sites miniers et industriels. En milieu de chaîne, améliorer l&rsquo;accès à l&rsquo;eau potable et à l&rsquo;assainissement, généraliser les bonnes pratiques de conservation et de transformation des aliments — pasteurisation, chaîne du froid, hygiène des marchés. En aval, renforcer la surveillance épidémiologique et l&rsquo;accès aux soins pour les populations les plus vulnérables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;OMS appelle à une approche dite «&nbsp;<em>Une seule santé</em>&nbsp;» — intégrant la santé humaine, animale, végétale et environnementale — pour faire face à des menaces dont la complexité dépasse les cloisonnements sectoriels habituels. Santé, agriculture, environnement, commerce : les ministères doivent travailler ensemble, s&rsquo;appuyer sur les nouvelles données nationales disponibles pour cibler leurs interventions, et investir dans la surveillance comme dans la prévention.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le thème de la Journée mondiale de la sécurité sanitaire des aliments, le 7 juin 2026, résume l&rsquo;enjeu avec une économie de mots qui dit tout : «&nbsp;<em>Du fardeau aux solutions : des aliments sûrs pour tous.</em>&nbsp;» Pour l&rsquo;Afrique, qui supporte une part disproportionnée de ce fardeau, le chemin des solutions passe par des investissements politiques et financiers que les données de l&rsquo;OMS rendent désormais impossibles à ignorer.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Plan humanitaire 2026 : Bamako plaide pour 578 millions de dollars à Genève</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sidi Modibo Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 26 May 2026 06:00:00 +0000</pubDate>
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<p>À Genève, le Mali a présenté son Plan humanitaire 2026 et sollicite 578 millions de dollars pour soutenir 3,8 millions de personnes vulnérables touchées par l’insécurité, les déplacements et la crise alimentaire.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le 15&nbsp;mai 2026 s’est tenue au palais des Nations à Genève (Suisse) une rencontre de plaidoyer et de défense des besoins humanitaires&nbsp;2026 par le médecin Colonel-major Assa Badiallo Touré, ministre de la Santé et du Développement social.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis plusieurs années, le Mali fait face à une crise multidimensionnelle que les autorités actuelles s’activent à résoudre. L’une des conséquences de cette crise est l’insécurité alimentaire surtout pour les personnes déplacées. C’est pourquoi le gouvernement multiplie les initiatives pour anticiper. Ainsi, à Genève, face aux partenaires humanitaires, la ministre de la Santé et du Développement social a fait l’état des lieux sur les efforts du gouvernement.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle a précisé que chaque année, à travers la planification humanitaire, le gouvernement met à la disposition des départements sectoriels des enveloppes conséquentes pour venir en aide aux populations vulnérables. Il s’agit essentiellement des personnes vivant avec un handicap, des indigents, des personnes déplacées internes, des réfugiés, des victimes de catastrophes naturelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et Médecin-colonel Assa Badiallio Touré de rappeler qu’en dépit des défis sécuritaires et le taux croissant des maladies non transmissibles et émergentes, le gouvernement continue de maintenir la gratuité de certains actes. La ministre n’a pas manqué d’insister sur l’engagement du gouvernement à restaurer la paix et à faciliter le retour des déplacées internes dans leurs localités d’origine.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Des partenaires convaincus par la ministre</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La Coordinatrice humanitaire Madame Hanaa Singer a mis en relief la nécessité pour les donateurs d’assister le Mali pour le financement de ce Plan humanitaire&nbsp;2026, car en référence aux multiples missions de terrain qu’elle a effectué dans les régions du septentrion, du centre et du sud qu’elle a trouvé une population malienne plus résiliente qui n’aspire qu’au développement c’est-à-dire le financement des projets à impact rapide et non le mécanisme d’assistance traditionnel.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ensuite, elle a salué le modèle malien et a exhorté les autres donateurs à plus de solidarité pour suppléer le gouvernement à atteindre ses objectifs. En outre, plusieurs agences onusiennes et partenaires ont manifesté leurs soutiens au Mali en cette période difficile et promettent d’appuyer le gouvernement malien en apportant des solutions durables pour l’épanouissement socio-économique des personnes vulnérables.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un plan humanitaire très ambitieux&nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le plan national de réponse humanitaire&nbsp;2026 est ambitieux, car il cherche à mobiliser 577,9&nbsp;millions de dollars (345&nbsp;milliards&nbsp;FCFA)<strong>&nbsp;</strong>afin de venir en aide à 3,8&nbsp;millions de personnes vulnérables sur les 5,1&nbsp;millions en situation de besoin à travers le pays. Dans son exposé, la Coordonnatrice résidente des Nations Unies au Mali et Coordonnatrice humanitaire a expliqué que cette stratégie ne se limite pas à l’assistance d’urgence, mais ambitionne également de renforcer l’autonomie des communautés et de bâtir des perspectives durables pour l’avenir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Hanaa Singer — Hamady a, également, souligné l’importance de renforcer les liens entre l’action humanitaire, le relèvement et le développement, afin d’accompagner le Mali vers des solutions structurelles. Elle a, aussi, insisté sur la nécessité d’un financement prévisible, flexible et rapide, ainsi que sur l’importance d’un accès humanitaire sûr et durable, conditions essentielles pour atteindre efficacement les populations dans le besoin.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quant à la ministre de la Santé et du Développement social, elle a réaffirmé l’engagement des autorités maliennes à soutenir les populations les plus vulnérables, notamment les déplacés internes, les réfugiés, les retournés et les rapatriés maliens. Elle a aussi assuré que toutes les dispositions seront prises pour restaurer la paix et faciliter le retour des personnes déplacées dans leurs localités d’origine. À ce jour, selon les données de Plan international Mali, un acteur majeur de l’humanitaire, il y a plus de 415 000&nbsp;personnes déplacées internes, près de 250 000&nbsp;réfugiés accueillis au Mali. L’acteur humanitaire va plus loin en affirmant que l’insécurité alimentaire qui pourrait toucher 4&nbsp;millions de personnes en 2026.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut signaler que d’après le constat du bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) du Haut-Commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR — Mali) qui était représenté à la cérémonie de lancement du plan national de réponse humanitaire par Pierre Camara. Dans son intervention, en 2026, le Mali reste confronté à une crise parmi les plus sévères de la région. Et que cette crise est caractérisée par l’insécurité persistante, les violences, les vulnérabilités socio‑économiques structurelles, les chocs climatiques et les épisodes épidémiques. Toujours selon lui, les régions du nord et du centre demeurent les plus touchées.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sidi Modibo Coulibaly</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Ebola hors de contrôle : dix pays africains dans le viseur</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 24 May 2026 04:00:00 +0000</pubDate>
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<p>L’OMS déclenche une alerte sanitaire internationale face à l’épidémie d’Ebola en RDC. Dix pays africains sont désormais à risque tandis que l’Ouganda confirme plusieurs cas.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L&rsquo;OMS a déclenché une alerte sanitaire internationale face à la 17e épidémie d&rsquo;Ebola en RDC. Avec 746 cas suspects et 177 décès, l&rsquo;épidémie se propage rapidement. L&rsquo;Africa CDC avertit que dix pays voisins sont désormais à risque, pendant que l&rsquo;Ouganda recense déjà cinq cas confirmés sur son territoire.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Mongbwalu, province d&rsquo;Ituri, est de la RDC, 23 mai 2026. Des agents de santé en combinaisons blanches désinfectent la zone d&rsquo;isolement de l&rsquo;hôpital général de référence. La scène est devenue familière dans cette région ravagée — mais elle n&rsquo;en est pas moins alarmante. La 17e épidémie d&rsquo;Ebola à frapper la République démocratique du Congo est, selon l&rsquo;Agence sanitaire de l&rsquo;Union africaine (Africa CDC), «&nbsp;<em>la deuxième plus importante que le monde ait jamais connue</em>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;Organisation mondiale de la santé (OMS) a haussé le niveau d&rsquo;alerte à «&nbsp;<em>très élevé</em>&nbsp;» vendredi 22 mai, après avoir déclenché une urgence de santé publique de portée internationale. Le directeur général Tedros Adhanom Ghebreyesus a averti que l&rsquo;épidémie «&nbsp;<em>se propage rapidement</em>&nbsp;» dans ce pays de 100 millions d&rsquo;habitants, déjà fragilisé par des décennies de conflits armés.&nbsp;<em>«&nbsp;Une réponse coordonnée, urgente est essentielle.&nbsp;»,<strong>&nbsp;</strong></em>selon&nbsp;Jean Kaseya, président de l&rsquo;Africa CDC</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Diagramme-Propagation-de-lepidemie-Ebola-au-23-mai-2026-.png"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="785" height="931" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Diagramme-Propagation-de-lepidemie-Ebola-au-23-mai-2026-.png" alt="Diagramme - Propagation de l’épidémie Ebola au 23 mai 2026" class="wp-image-22503" style="aspect-ratio:0.8430607758315013;width:840px;height:auto" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Diagramme-Propagation-de-lepidemie-Ebola-au-23-mai-2026-.png 785w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Diagramme-Propagation-de-lepidemie-Ebola-au-23-mai-2026--253x300.png 253w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Diagramme-Propagation-de-lepidemie-Ebola-au-23-mai-2026--768x911.png 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Diagramme-Propagation-de-lepidemie-Ebola-au-23-mai-2026--585x694.png 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Diagramme-Propagation-de-lepidemie-Ebola-au-23-mai-2026--600x712.png 600w" sizes="(max-width: 785px) 100vw, 785px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Diagramme : Propagation de l’épidémie Ebola au 23 mai 2026 — Sources : OMS, Africa CDC</figcaption></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading"><strong>Dix pays sur le fil du rasoir</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est le chiffre qui a fait froid dans le dos samedi matin à Kampala, en Ouganda, lors de la conférence de presse de l&rsquo;Africa CDC. «&nbsp;<em>Nous avons dix pays à risque</em>&nbsp;», a annoncé Jean Kaseya. Dans le détail : le Soudan du Sud, le Rwanda, le Kenya, la Tanzanie, l&rsquo;Éthiopie, le Congo-Brazzaville, le Burundi, l&rsquo;Angola, la Centrafrique et la Zambie. À l&rsquo;exception de l&rsquo;Éthiopie, tous sont limitrophes de la RDC ou de l&rsquo;Ouganda, déjà touchés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La géographie de la menace suit la logique des frontières poreuses et des flux humains transfrontaliers intenses dans une région où les déplacements de populations — réfugiés, travailleurs, commerçants — sont massifs et structurels. L&rsquo;Africa CDC estime que 319 millions de dollars sont nécessaires pour contenir l&rsquo;épidémie, dont 230 millions ont déjà été promis par des bailleurs.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L&rsquo;Ouganda, déjà dans la tourmente</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;Ouganda ne fait plus partie des pays «&nbsp;<em>à risque</em>&nbsp;» : il est dans l&rsquo;épidémie. Après avoir suspendu le 21 mai tous les transports publics à destination de la RDC, Kampala a confirmé samedi trois nouveaux cas, portant le total à cinq. Parmi eux, un chauffeur qui avait transporté le premier cas confirmé dans le pays, et une professionnelle de santé contaminée lors de soins. Le dernier cas est une ressortissante congolaise arrivée par avion.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministère de la Santé ougandais assure que «&nbsp;<em>tous les contacts liés aux cas confirmés ont été identifiés et font l&rsquo;objet d&rsquo;un suivi&nbsp;</em>». Une déclaration prudente dans un contexte où la traçabilité des chaînes de contamination demeure l&rsquo;un des défis majeurs de la riposte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les ministères de la Santé ougandais, congolais et sud-soudanais ont adopté une feuille de route conjointe, portant notamment sur le renforcement de la surveillance transfrontalière, l&rsquo;harmonisation des contrôles aux points d&rsquo;entrée et la coordination régionale de la gestion des incidents.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une souche sans vaccin ni traitement homologué</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui complique encore davantage la riposte, c&rsquo;est la nature même du virus en cause : la souche Bundibugyo, contre laquelle il n&rsquo;existe à ce jour ni vaccin ni traitement homologué. Les deux vaccins disponibles contre Ebola — le rVSV-ZEBOV (Ervebo) et le MVA-BN Filo — ont été développés contre la souche Zaïre, responsable des épidémies les plus meurtrières, dont celle de 2014-2016 en Afrique de l&rsquo;Ouest.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En l&rsquo;absence de contre-mesure médicale spécifique, la riposte repose sur des fondamentaux épidémiologiques : mesures barrières, détection rapide des cas, isolement des malades et suivi des contacts. Des outils éprouvés — mais dont l&rsquo;efficacité dépend d&rsquo;une logistique et d&rsquo;une coopération sanitaire que la situation sécuritaire à l&rsquo;est de la RDC rend particulièrement difficiles à déployer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ebola est une maladie mortelle, mais moins contagieuse que le Covid-19 ou la rougeole. La transmission se fait par contact direct avec les fluides corporels d&rsquo;une personne malade ou décédée. C&rsquo;est dans les structures de soins et lors des rites funéraires que les risques sont les plus élevés — deux réalités que la riposte dans la province d&rsquo;Ituri, décrite comme chaotique, peine à maîtriser.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : l&#8217;INPS rapproche ses services des retraités en région</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 23 May 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
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<p>Au Mali, l’INPS engage une réforme pour déconcentrer la gestion des pensions dans les régions afin de rapprocher les services des retraités, veufs et ayants droit éloignés de Bamako.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L&rsquo;Institut National de Prévoyance Sociale a réuni ses techniciens,&nbsp;</em></strong><strong>vendredi 22 mai 2026,&nbsp;</strong>&nbsp;<strong><em>&nbsp;pour valider les modalités de déconcentration de la gestion des pensions dans les régions. Une réforme administrative discrète, mais qui pourrait changer le quotidien de milliers d&rsquo;assurés éloignés de la capitale.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut parfois parcourir des centaines de kilomètres pour toucher sa retraite. C&rsquo;est la réalité de nombreux assurés maliens, retraités ou veufs et veuves, qui dépendent des prestations de l&rsquo;Institut National de Prévoyance Sociale (INPS) mais vivent loin de Bamako, où se concentre l&rsquo;essentiel du traitement administratif des dossiers. Une réalité que la direction de l&rsquo;institution entend changer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce vendredi 22 mai, la salle du Conseil d&rsquo;administration de l&rsquo;INPS a accueilli une réunion de validation des procédures de traitement des dossiers de pensions et des modalités de déconcentration des activités d&rsquo;Assurance vieillesse, d&rsquo;Invalidité et d&rsquo;Allocation de survivant dans les régions et les agences principales de Bamako. La séance, présidée par le Directeur général Idrissa Bakary Diarra, a réuni les principaux techniciens de l&rsquo;institution autour d&rsquo;un objectif concret : descendre la gestion des pensions au plus près des bénéficiaires.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une centralisation historique qui montre ses limites</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Fondé en 1961, l&rsquo;INPS est l&rsquo;organisme de sécurité sociale des travailleurs salariés du secteur privé et parapublic malien. Il couvre aujourd&rsquo;hui plusieurs risques : les charges de famille, les accidents du travail, la vieillesse, l&rsquo;invalidité et le décès. Placé sous la tutelle du ministère du Développement social, l&rsquo;établissement dispose d&rsquo;un réseau déconcentré qui comprend huit directions régionales et vingt-et-un bureaux correspondants dans les cercles du pays, auxquels s&rsquo;ajoutent six agences principales dans les communes du district de Bamako.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré cette présence territoriale, le traitement des dossiers de pensions — les plus sensibles, car ils concernent des personnes souvent âgées, invalides ou en situation de vulnérabilité — restait jusqu&rsquo;ici largement centralisé à Bamako. Résultat : des délais de traitement allongés, des déplacements coûteux pour les assurés et leurs ayants droit, et une charge administrative croissante sur les services centraux.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Valider, former, contrôler</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La réunion du 22 mai a permis d&rsquo;examiner et de valider les termes de référence de cette déconcentration, ainsi que les procédures de traitement des dossiers au niveau local. Les échanges ont porté sur trois axes : l&rsquo;organisation des structures déconcentrées, la définition des responsabilités des acteurs locaux, et les mécanismes de contrôle et d&rsquo;évaluation destinés à garantir la qualité du service.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les participants ont insisté sur la nécessité de former le personnel des directions régionales, d&rsquo;harmoniser les procédures entre les différentes structures et de déployer des outils de suivi performants pour éviter que la déconcentration ne se traduise par une dispersion incontrôlée des pratiques. Un calendrier de mise en œuvre a été validé à l&rsquo;issue de la réunion, accompagné de recommandations opérationnelles pour piloter la montée en charge progressive du dispositif.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un enjeu de justice sociale</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La portée de cette réforme dépasse le simple réajustement organisationnel. Elle touche à une question fondamentale de justice sociale dans un pays où la majorité de la population vit en dehors de la capitale. Pour un retraité de Kayes, de Mopti ou de Tombouctou, devoir se déplacer à Bamako — ou envoyer un représentant — pour constituer ou suivre un dossier de pension représente un coût financier et physique considérable. Pour une veuve cherchant à faire valoir ses droits à une allocation de survivant, les délais de traitement actuels peuvent signifier des mois sans ressources.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La déconcentration de ces prestations s&rsquo;inscrit dans une tendance plus large observée dans plusieurs pays d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest, où les organismes de prévoyance sociale cherchent à moderniser leur gestion et à étendre leur couverture effective. Au Sénégal, l&rsquo;IPRES a depuis longtemps misé sur un réseau d&rsquo;agences régionales pour fluidifier le service aux pensionnés. En Côte d&rsquo;Ivoire, la CNPS a engagé une numérisation progressive de ses procédures pour réduire les délais. Le Mali, avec cette réforme, cherche à rattraper ce mouvement continental, avec le leadership clairvoyant de du directeur général Idrissa Bakary Diarra.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un nouveau directeur général, un agenda réformateur</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La réunion du 22 mai intervient dans un contexte institutionnel particulier. Idrissa Bakary Diarra a été nommé à la tête de l&rsquo;INPS il y a peu, succédant à Ousmane Karim Coulibaly, sous la direction duquel avait eu lieu en novembre 2025 un comité de gestion élargi destiné à dresser un bilan complet des activités et à poser les bases des priorités pour 2026. La déconcentration des pensions constitue l&rsquo;un des axes stratégiques de la nouvelle direction.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La prochaine étape sera la mise en œuvre effective du calendrier validé ce vendredi, et avec elle, l&rsquo;épreuve du terrain : former des agents régionaux souvent peu habitués à traiter des dossiers de pensions complexes, garantir la fluidité de l&rsquo;information entre les structures locales et le siège, et maintenir un contrôle de qualité rigoureux pour éviter les erreurs de liquidation — dont les conséquences humaines peuvent être lourdes pour des bénéficiaires en situation de fragilité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette réforme silencieuse représente, pour des milliers de retraités maliens, un changement concret et attendu depuis longtemps.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Trafic pharmaceutique : pourquoi les pilules de l’érection dominent le marché noir</title>
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		<pubDate>Fri, 08 May 2026 16:49:21 +0000</pubDate>
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<p>L’opération Pangea XVIII menée par INTERPOL dans 90 pays révèle une explosion du trafic de médicaments contrefaits, dominé par les pilules contre la dysfonction érectile. Internet, désinformation et marché noir alimentent un commerce dangereux pour la santé publique.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L&rsquo;opération Pangea XVIII d&rsquo;INTERPOL, menée en mars 2026 dans 90 pays, révèle une vérité que beaucoup préfèrent taire : les médicaments contre la dysfonction érectile arrivent en tête des produits pharmaceutiques illicites les plus saisis dans le monde, devant même les antibiotiques et les analgésiques. Un marché gris florissant, dopé par internet et la désinformation.</em></strong><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a quelque chose de révélateur dans les chiffres que vient de publier INTERPOL. Parmi les 6,42 millions de doses de produits pharmaceutiques non approuvés ou contrefaits interceptées lors de l&rsquo;opération Pangea XVIII, menée du 10 au 23 mars 2026 dans 90 pays, la catégorie la plus saisie n&rsquo;est pas celle des drogues dures, ni même celle des antibiotiques. Ce sont les médicaments contre la dysfonction érectile : 682 317 doses confisquées à travers le monde. Devant les sédatifs (620 949), les analgésiques (502 611) et les antibiotiques (465 473).</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Medicaments-contre-la-dysfonction-erectile-.png"><img decoding="async" width="1024" height="567" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Medicaments-contre-la-dysfonction-erectile--1024x567.png" alt="Médicaments contre la dysfonction érectile" class="wp-image-22294" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Medicaments-contre-la-dysfonction-erectile--1024x567.png 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Medicaments-contre-la-dysfonction-erectile--300x166.png 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Medicaments-contre-la-dysfonction-erectile--768x425.png 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Medicaments-contre-la-dysfonction-erectile--1536x851.png 1536w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Medicaments-contre-la-dysfonction-erectile--1920x1064.png 1920w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Medicaments-contre-la-dysfonction-erectile--1170x648.png 1170w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Medicaments-contre-la-dysfonction-erectile--585x324.png 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Medicaments-contre-la-dysfonction-erectile--600x332.png 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Medicaments-contre-la-dysfonction-erectile-.png 2022w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Interpol, l&rsquo;agence policière intercontinentale, a saisi cette année pour 15,5 millions de dollars de produits contrefaits au niveau mondial, dominé par les pilules contre la dysfonction érectile. ©capture d&rsquo;écran. </figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Un chiffre qui dit long sur les nouvelles anxiétés d&rsquo;une planète hyperconnectée, où la performance — y compris sexuelle — est devenue une injonction sociale autant qu&rsquo;un marché.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le Viagra de contrebande, symptôme d&rsquo;un monde sous pression</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La domination des médicaments contre la dysfonction érectile dans les statistiques d&rsquo;INTERPOL n&rsquo;est pas un hasard. Elle traduit une réalité socio-économique profonde : la demande mondiale pour ces produits explose, mais l&rsquo;accès légal reste freiné par la prescription médicale obligatoire, le coût élevé des traitements de marque et, dans de nombreux pays, la persistance d&rsquo;un tabou culturel autour de la sexualité masculine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Résultat : des millions d&rsquo;hommes se tournent vers internet, où des milliers de sites — souvent opérés depuis des zones grises juridictionnelles — proposent du sildénafil, du tadalafil ou leurs génériques à prix cassé, sans ordonnance, livrés discrètement à domicile. L&rsquo;opération Pangea XVIII a permis de démanteler ou de perturber environ 5 700 sites web, pages de réseaux sociaux et canaux en ligne utilisés pour commercialiser ces produits illicites.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le problème n&rsquo;est pas seulement juridique. Ces médicaments, lorsqu&rsquo;ils sont fabriqués en dehors de tout contrôle sanitaire, peuvent contenir des dosages erronés, des substances de substitution ou des contaminants dangereux. Les risques cardiovasculaires sont réels, en particulier pour des patients qui s&rsquo;auto-médicamentent sans bilan médical préalable.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les médicaments amincissants et le mirage GLP-1</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Mais la dysfonction érectile n&rsquo;est plus seule à structurer ce marché de l&rsquo;apparence et de la performance. Une nouvelle catégorie monte en puissance : les médicaments GLP-1, développés à l&rsquo;origine pour traiter le diabète de type 2 — le sémaglutide (Ozempic) et le tirzepatide en tête — et désormais massivement détournés pour la perte de poids.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La demande est telle que des réseaux criminels ont flairé le filon. En Thaïlande, un raid dans une clinique esthétique a conduit à la saisie de plus de 300 flacons de ces substances, stockés pour être distribués à des clients ayant passé commande via des plateformes en ligne. Les versions illicites, souvent fabriquées en Asie du Sud-Est, se vendent pour aussi peu que 10 dollars l&rsquo;unité — contre plusieurs centaines de dollars pour les produits officiels. Dans certains lots contrôlés, les vérificateurs ont retrouvé de la sibutramine, une molécule interdite dans de nombreux pays en raison de son association avec des crises cardiaques et des accidents vasculaires cérébraux.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le Royaume-Uni en tête, l&rsquo;Afrique en ligne de mire</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan géographique, le Royaume-Uni arrive en tête des pays ayant effectué les plus grandes saisies avec 2,12 millions de doses interceptées — un résultat qui reflète autant la vigueur des contrôles douaniers britanniques que l&rsquo;ampleur du marché illicite qui les alimente. La Colombie (1,47 million) et l&rsquo;Australie (752 617) complètent le podium.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Côté africain, le tableau est différent — et plus préoccupant. Si le Burkina Faso figure à la quatrième place mondiale avec 430 360 doses saisies, les produits interceptés sur le continent sont d&rsquo;une autre nature : analgésiques, antibiotiques et antipaludiques de qualité inférieure ou contrefaits, vendus dans des marchés informels à des populations qui n&rsquo;ont pas les moyens d&rsquo;accéder aux circuits pharmaceutiques officiels. La Côte d&rsquo;Ivoire a ainsi saisi une tonne entière d&rsquo;ibuprofène contrefait sur un seul véhicule. Au Cameroun, des milliers de flacons d&rsquo;antipaludiques falsifiés ont été interceptés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La France, avec 109 748 doses saisies, ferme le classement des dix premiers pays — une présence dans ce palmarès peu enviable qui illustre que nul pays développé n&rsquo;est à l&rsquo;abri de ce trafic.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L&rsquo;ivermectine, des parasites aux théories complotistes</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;opération Pangea XVIII a également mis en lumière un phénomène inquiétant : le retour en force des antiparasitaires, et notamment de l&rsquo;ivermectine et du fenbendazole — un vermifuge vétérinaire — dans les saisies mondiales. Une tendance que les enquêteurs n&rsquo;avaient plus observée à cette échelle depuis les pics de la pandémie de Covid-19.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;explication tient en un mot : désinformation. Des communautés en ligne, principalement anglophones mais de plus en plus multilingues, font la promotion de ces substances comme des «&nbsp;<em>traitements alternatifs contre le cancer&nbsp;</em>», au mépris des avertissements répétés des agences sanitaires. Commercialisés en «&nbsp;<em>kits de traitement</em>&nbsp;», ils contournent les réglementations en se présentant comme des compléments de santé. L&rsquo;Australie, la Nouvelle-Zélande, Singapour, les États-Unis et le Royaume-Uni ont tous signalé des saisies importantes.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>INTERPOL tire la sonnette d&rsquo;alarme</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au total, l&rsquo;opération Pangea XVIII aura mobilisé les forces de l&rsquo;ordre de 90 pays, conduit à 269 arrestations, démantelé 66 groupes criminels et généré 392 enquêtes. Les marchandises saisies sont valorisées à 15,5 millions de dollars.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le secrétaire général d&rsquo;INTERPOL, Valdecy Urquiza, le message est sans ambiguïté : «&nbsp;<em>Les faux médicaments ne sont pas seulement une fraude — ils mettent des vies en danger. Les criminels exploitent les lacunes de surveillance en ciblant les personnes à la recherche d&rsquo;un traitement rapide ou abordable. Les conséquences peuvent être graves, voire mortelles</em>. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lancée il y a près de vingt ans, l&rsquo;opération Pangea reste l&rsquo;un des rares dispositifs de coopération policière véritablement mondiaux dans ce domaine. Mais face à l&rsquo;essor du commerce en ligne et à la sophistication croissante des réseaux criminels, la course entre trafiquants et autorités sanitaires est loin d&rsquo;être terminée.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : l’INPS mobilise 10 millions de FCFA pour les victimes des attaques terroristes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 04 May 2026 22:56:02 +0000</pubDate>
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<p>Au Mali, l’INPS a remis un chèque de 10 millions FCFA pour soutenir la prise en charge des victimes des attaques terroristes du 25 avril, saluant la mobilisation du personnel de santé.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À la suite des attaques terroristes qui ont récemment endeuillé le Mali, un élan de solidarité s’organise au sein des institutions publiques. Ce lundi 4 mai,&nbsp;</em></strong><em>l’<strong>Institut national de la prévoyance sociale (INPS)</strong><strong>&nbsp;a posé un geste fort en remettant un chèque de 10 millions de FCFA destiné à soutenir la prise en charge des victimes.</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>J’ai instruit le Gouvernement de prendre toutes les mesures nécessaires pour renforcer l’assistance aux victimes, soutenir les familles endeuillées et accompagner les blessés. La solidarité nationale ne doit pas être un vain mot. Elle doit être un geste, une présence, un soutien concret.</em>&nbsp;», déclarait le président de la transition dans son adresse à la nation du 28 avril 2026. Cette instruction du chef de l’État a eu un écho favorable auprès de l’institut national de prévoyance sociale (INPS), qui vient de soutenir les victimes avec un chèque géant.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Soutien à l’État et au système de santé&nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La cérémonie, empreinte d’émotion, s’est déroulée en présence des autorités sanitaires. Prenant la parole au nom de l’institution, Mossadeck Bally a exprimé la compassion de l’INPS face à l’ampleur du drame. «&nbsp;<em>Les récents événements qui ont frappé notre pays ont causé des souffrances humaines que rien ne saurait pleinement apaiser. Derrière chaque blessé, il y a une vie bouleversée, une famille éprouvée, une communauté touchée</em>&nbsp;», a-t-il déclaré.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Fidèle à sa mission de protection sociale, l’INPS a tenu à s’associer à l’hommage national rendu aux victimes civiles et militaires, ainsi qu’à Sadio Camara, disparu lors de ces attaques. Pour son président du Conseil d’administration, cette contribution financière se veut à la fois un acte de solidarité et une marque d’engagement aux côtés de l’État et du système de santé.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La résilience collective, plus que jamais une nécessité&nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">De son côté, Assa Badiallo Touré, ministre de la Santé et du Développement social a salué l’initiative, tout en rendant hommage au personnel médical mobilisé depuis les premières heures. «&nbsp;<em>Le travail remarquable des équipes médicales et de l’ensemble du personnel de santé, engagés jour et nuit pour sauver des vies, force le respect et mérite notre soutien total</em>&nbsp;», a-t-elle affirmé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La ministre a également indiqué que plusieurs interventions chirurgicales avaient été réalisées dans la nuit suivant les attaques, témoignant de la réactivité du système sanitaire face à l’urgence. Une minute de silence a été observée en mémoire des victimes, dans une atmosphère de recueillement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de ce geste financier, cette initiative illustre la mobilisation des institutions nationales face à une crise qui touche profondément le pays. Elle souligne aussi l’importance de la solidarité nationale dans la prise en charge des blessés et l’accompagnement des familles endeuillées, dans un contexte où la résilience collective est plus que jamais une nécessité.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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