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	<title>Archives des Santé &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des Santé &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Pourquoi l’accès à l’eau reste le maillon faible de la santé maternelle </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 22 Mar 2026 16:15:13 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le rapport de WaterAid révèle la réalité de l'accouchement sans eau. Découvrez les enjeux critiques pour la santé des femmes.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Selon un rapport accablant de l’ONG WaterAid, publié le 18&nbsp;mars 2026, des millions de femmes à travers le monde continuent d’accoucher dans des établissements de santé dépourvus d’eau potable, de toilettes et de conditions d’hygiène minimales. Une crise silencieuse, mais mortelle, qui révèle les failles profondes des systèmes de santé dans les pays les plus vulnérables.</em></strong></p>



<p>C’est une statistique qui glace. Toutes les deux secondes, une femme donne naissance dans un établissement sans accès à l’eau propre, à des sanitaires sûrs ou à des installations d’hygiène adéquates.</p>



<p>Loin des standards médicaux modernes, cette réalité expose mères et nouveau-nés à des risques majeurs d’infection. Chaque année, plus de 13,5&nbsp;millions de femmes accouchent dans ces conditions précaires, où les gestes les plus élémentaires — se laver les mains, nettoyer une salle ou hydrater une patiente — deviennent impossibles.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-crise-sanitaire-evitable-mais-meurtriere"><strong>Une crise sanitaire évitable, mais meurtrière</strong></h2>



<p>Le manque d’eau, d’assainissement et d’hygiène (EAH) dans les maternités est directement lié à la persistance de la septicémie maternelle, une infection grave et souvent fatale. Dans les pays à faible revenu, cette pathologie figure parmi les principales causes de mortalité liée à la grossesse.</p>



<p>Dans les 16&nbsp;pays étudiés par le rapport, environ 112 000&nbsp;femmes meurent chaque année de causes liées à la maternité, dont une part significative est imputable à des infections contractées lors de l’accouchement.</p>



<p>En Afrique subsaharienne, les chiffres sont particulièrement alarmants. Les femmes atteintes de septicémie ont jusqu’à 144&nbsp;fois plus de risques de mourir que dans les pays occidentaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-maternites-indignes-et-dangereuses"><strong>Des maternités indignes et dangereuses</strong></h2>



<p>Les témoignages recueillis dressent un tableau accablant&nbsp;: toilettes insalubres ou inexistantes, absence d’eau courante, matériel non stérilisé, salles surpeuplées.</p>



<p>Certaines femmes racontent avoir accouché avec de l’eau de rivière, d’autres décrivent des conditions humiliantes, sans intimité ni hygiène.</p>



<p>Dans ces environnements, une naissance sur neuf en Afrique est associée à un risque de septicémie.</p>



<p>Faute de conditions dignes, certaines patientes préfèrent encore accoucher à domicile, au péril de leur vie.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-solution-simple-et-peu-couteuse"><strong>Une solution simple… et peu coûteuse</strong></h2>



<p>Paradoxalement, les solutions existent et sont accessibles. Selon le rapport, garantir un accès universel à l’eau, à des toilettes et à des dispositifs de lavage des mains coûterait entre 0,52 et 1,04&nbsp;dollar par habitant et par an dans les pays concernés.</p>



<p>Un investissement minime, bien inférieur au coût du traitement des infections, qui pourrait réduire de moitié les cas de septicémie et sauver des milliers de vies.</p>



<p>À l’échelle mondiale, l’amélioration des conditions d’hygiène pourrait éviter jusqu’à 9,5&nbsp;millions de cas de septicémie maternelle et plus de 8 500&nbsp;décès chaque année.</p>



<p>Cette crise touche aussi le personnel de santé, majoritairement féminin. Privés d’équipements de base, les soignants travaillent dans des conditions dégradées, augmentant leur exposition aux infections et leur épuisement.</p>



<p>Les femmes, déjà en première ligne lors de l’accouchement, supportent également les conséquences indirectes&nbsp;: soins non rémunérés aux malades, charge domestique accrue et perte de revenus.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-question-de-dignite-et-de-volonte-politique"><strong>Une question de dignité et de volonté politique</strong></h2>



<p>Au-delà des chiffres, le rapport pointe une défaillance structurelle&nbsp;: l’accès à l’eau et à l’hygiène reste une priorité secondaire dans les politiques de santé.</p>



<p>Pourtant, l’enjeu dépasse la seule santé. Il touche à la dignité, à l’égalité des genres et aux droits fondamentaux.</p>



<p>« <em>Il ne s’agit pas d’un problème technique, mais d’un choix politique</em> », souligne le rapport, appelant les gouvernements et les bailleurs à placer l’EAH au cœur des systèmes de santé.</p>



<p>Alors que la communauté internationale s’est engagée à réduire la mortalité maternelle, cette crise révèle un paradoxe&nbsp;: encourager les femmes à accoucher à l’hôpital sans garantir des conditions sanitaires minimales revient à déplacer le danger plutôt qu’à le supprimer.</p>



<p>Fournir de l’eau propre dans chaque maternité apparaît dès lors comme l’un des investissements les plus simples, mais aussi les plus urgents, pour sauver des vies.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Drogues synthétiques en Afrique de l’Ouest : la nouvelle économie criminelle qui inquiète la région</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Mar 2026 10:45:54 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Un rapport sur les drogues synthétiques en Afrique de l’Ouest révèle des défis sanitaires majeurs et des routes commerciales changeantes.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Un rapport de l’Initiative mondiale contre le crime organisé (GI-TOC), publié le 3 mars 2026, révèle l’ampleur croissante des marchés de drogues synthétiques en Afrique de l’Ouest. Entre production locale de méthamphétamine, détournement massif de tramadol, nouvelles routes vers l’Asie et le Moyen-Orient, la région s’impose comme un carrefour stratégique d’un trafic en pleine mutation, aux conséquences sanitaires et sécuritaires majeures.</em></strong></p>



<p>Longtemps considérée comme une simple zone de transit pour la cocaïne latino-américaine à destination de l’Europe, l’Afrique de l’Ouest est désormais un maillon central d’un autre commerce illicite en pleine expansion : celui des drogues synthétiques. Dans son rapport intitulé <em>Cartographie des marchés des drogues synthétiques en Afrique de l’Ouest</em>, publié le 3 mars 2026, l’Initiative mondiale contre le crime organisé dresse un constat sans appel : la région est devenue à la fois un marché de consommation, une zone de production et une plateforme d’exportation.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-production-locale-en-forte-progression"><strong>Une production locale en forte progression</strong></h2>



<p>L’un des enseignements majeurs du rapport est l’implantation durable de laboratoires clandestins de méthamphétamine en Afrique de l’Ouest. Initialement destinées à l’exportation vers l’Asie de l’Est et du Sud-Est, ces productions alimentent désormais aussi les marchés locaux et régionaux.</p>



<p>Des réseaux criminels structurés exploitent les failles réglementaires, la porosité des frontières et la faiblesse des capacités de contrôle pour importer des précurseurs chimiques, installer des unités de fabrication et organiser la distribution. La méthamphétamine produite dans la région transite par des hubs aéroportuaires et maritimes, avec des itinéraires qui relient l’Afrique de l’Ouest à l’Asie, au Moyen-Orient et, dans une moindre mesure, à l’Europe.</p>



<p>Le rapport souligne que cette évolution prouve que la région ne se contente plus d’être un corridor logistique, mais qu’elle devient un espace de transformation et de valeur ajoutée criminelle.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-tramadol-pilier-d-un-marche-de-masse"><strong>Le tramadol, pilier d’un marché de masse</strong></h2>



<p>Autre pilier de cette économie illicite : le tramadol. Cet opioïde synthétique, légalement utilisé comme antalgique, fait l’objet d’un détournement massif. Importé en grandes quantités – souvent sous-dosé ou surdosé – il est écoulé sur les marchés informels à des prix accessibles.</p>



<p>Selon la GI-TOC, le tramadol est aujourd’hui la drogue synthétique la plus consommée en Afrique de l’Ouest. Sa diffusion touche aussi bien les centres urbains que les zones rurales. Il est prisé par des travailleurs précaires pour ses effets stimulants, mais aussi par des groupes armés non étatiques, qui l’utiliseraient pour renforcer l’endurance des combattants.</p>



<p>Cette banalisation pose le défi sanitaire de la&nbsp; dépendance, des troubles psychiques, des surdoses et de l’absence de prise en charge adaptée. Les systèmes de santé, déjà fragilisés, peinent à absorber cette nouvelle charge.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-routes-criminelles-en-recomposition"><strong>Des routes criminelles en recomposition</strong></h2>



<p>Le rapport met en lumière la sophistication croissante des réseaux. Ceux-ci combinent trafics de drogues synthétiques, contrebande de médicaments, blanchiment d’argent et parfois trafic d’êtres humains.</p>



<p>Les corridors sahéliens, déjà utilisés pour d’autres trafics, servent de voies de circulation vers l’Afrique du Nord et la Méditerranée. Les ports du golfe de Guinée jouent un rôle clé dans les exportations. Parallèlement, le commerce en ligne et les messageries cryptées facilitent les transactions et compliquent le travail des forces de l’ordre.</p>



<p>Cette diversification s’inscrit dans un contexte sécuritaire tendu, marqué par l’instabilité politique et la présence de groupes armés dans plusieurs pays du Sahel. Le rapport avertit que les revenus issus des drogues synthétiques pourraient renforcer l’autonomie financière d’acteurs violents et aggraver l’insécurité régionale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-impact-direct-sur-la-gouvernance-et-l-economie"><strong>Un impact direct sur la gouvernance et l’économie</strong></h2>



<p>Au-delà de la santé publique et de la sécurité, la montée des drogues synthétiques affecte la gouvernance. Corruption, infiltration des institutions, fragilisation de l’État de droit : l’économie criminelle prospère sur les failles structurelles.</p>



<p>La GI-TOC insiste sur le fait que les marchés ouest-africains sont désormais intégrés à des chaînes d’approvisionnement mondiales. Cette insertion dans l’économie illicite globale expose les pays de la région à des pressions internationales accrues et à des risques de sanctions si les dispositifs de lutte restent insuffisants.</p>



<p>Dans le même temps, la criminalisation excessive des usagers et des petits revendeurs, souvent issus de milieux précaires, contribue à la surpopulation carcérale sans s’attaquer aux têtes de réseaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-reponses-encore-fragmentees"><strong>Des réponses encore fragmentées</strong></h2>



<p>Face à cette mutation rapide, les réponses demeurent inégales. Certains États ont renforcé leurs législations et leurs unités spécialisées. Mais la coopération régionale reste limitée, et le contrôle des précurseurs chimiques demeure lacunaire.</p>



<p>Le rapport recommande une approche globale :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>amélioration des capacités d’enquête financière et de traçabilité des flux ;</li>



<li>harmonisation des cadres juridiques ;</li>



<li>régulation plus stricte des importations pharmaceutiques ;</li>



<li>politiques de santé publique centrées sur la prévention et la réduction des risques ;</li>



<li>renforcement de la coopération internationale.</li>
</ul>



<p>Pour la GI-TOC, la lutte contre les drogues synthétiques ne peut se limiter à une logique sécuritaire. Elle doit intégrer les dimensions sociales, économiques et sanitaires du phénomène.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-tournant-pour-l-afrique-de-l-ouest"><strong>Un tournant pour l’Afrique de l’Ouest</strong></h2>



<p>La cartographie proposée par l’Initiative mondiale contre le crime organisé met en évidence une transformation structurelle. Les drogues synthétiques redessinent les dynamiques criminelles en Afrique de l’Ouest.</p>



<p>Plus accessibles, plus faciles à produire et à transporter que les drogues d’origine végétale, elles offrent aux réseaux une rentabilité élevée et une grande flexibilité logistique. Pour les États ouest-africains, l’enjeu est désormais double : contenir une menace transnationale tout en protégeant des populations de plus en plus exposées.</p>



<p>À défaut d’une réponse coordonnée et multidimensionnelle, avertit le rapport, l’économie des drogues synthétiques pourrait s’ancrer durablement dans le paysage régional – avec des conséquences profondes sur la stabilité, la santé publique et le développement.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Femmes, ruraux, pauvres : les grands oubliés de la chirurgie de la cataracte</title>
		<link>https://saheltribune.com/femmes-ruraux-pauvres-les-grands-oublies-de-la-chirurgie-de-la-cataracte/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Feb 2026 08:21:24 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Près de la moitié des aveugles à cause de la cataracte n'ont pas accès à une intervention simple. Informez-vous sur cette question cruciale.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p><strong><em>Près de la moitié des personnes devenues aveugles à cause de la cataracte n’ont toujours pas accès à une chirurgie pourtant simple, rapide et peu coûteuse. Une étude publiée dans The Lancet Global Health, ce 11 février 2026, et relayée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) met en lumière des inégalités majeures, particulièrement en Afrique, et appelle les États à accélérer leurs politiques de santé visuelle pour enrayer une cécité largement évitable.</em></strong></p>



<p>Alors que la chirurgie de la cataracte est l’une des interventions médicales les plus simples et les plus rentables, près de la moitié des personnes devenues aveugles à cause de cette pathologie n’y ont toujours pas accès. Une nouvelle étude soutenue par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) met en lumière des inégalités criantes, notamment en Afrique, et appelle à une accélération massive des politiques publiques pour prévenir une cécité évitable à grande échelle.</p>



<p>La cataracte, caractérisée par l’opacification progressive du cristallin, touche aujourd’hui plus de 94 millions de personnes dans le monde. Elle demeure la première cause de cécité évitable, malgré l’existence d’un traitement chirurgical simple, rapide et durable. Une opération qui dure en moyenne quinze minutes suffit pourtant à restaurer la vision et à transformer radicalement la vie des patients.</p>



<p>Selon une étude publiée ce jour dans <em>The Lancet Global Health</em>, près de 50 % des personnes souffrant de cécité liée à la cataracte n’ont toujours pas accès à la chirurgie. Une situation que l’OMS qualifie de « <em>paradoxale</em> » au regard de l’efficacité et du faible coût de l’intervention.</p>



<p>« <em>La chirurgie de la cataracte est l’un des outils les plus puissants dont nous disposons pour restaurer la vision et transformer des vies </em>», souligne Devora Kestel, directrice par intérim du département des maladies non transmissibles et de la santé mentale à l’OMS. « <em>Lorsque les gens retrouvent la vue, ils retrouvent leur indépendance, leur dignité et leurs opportunités.</em> », a-t-elle expliqué.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-progres-insuffisants-face-au-vieillissement-mondial"><strong>Des progrès insuffisants face au vieillissement mondial</strong></h2>



<p>Au cours des vingt dernières années, la couverture mondiale de la chirurgie de la cataracte a progressé d’environ 15 %. Mais cette amélioration reste largement insuffisante au regard de l’augmentation rapide de la demande, liée au vieillissement des populations et à la hausse des maladies chroniques.</p>



<p>Les projections pour la décennie en cours tablent sur une progression de seulement 8,4 % supplémentaires. Or l’Assemblée mondiale de la santé s’est fixé un objectif beaucoup plus ambitieux : une augmentation de 30 % d’ici 2030. Sans une accélération majeure des investissements et des politiques de santé visuelle, cet objectif restera hors d’atteinte.</p>



<p>L’étude, fondée sur 68 estimations nationales couvrant les années 2023 et 2024, révèle de profondes disparités régionales. La région africaine apparaît comme la plus vulnérable : trois personnes sur quatre nécessitant une chirurgie de la cataracte n’en bénéficient pas.</p>



<p>Les femmes sont systématiquement les plus pénalisées. Dans toutes les régions du monde, elles ont un accès plus faible aux soins oculaires que les hommes, malgré une prévalence souvent plus élevée de la maladie. Ces écarts traduisent des inégalités sociales persistantes, mais aussi des obstacles culturels et économiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-freins-structurels-durables"><strong>Des freins structurels durables</strong></h2>



<p>Les lacunes observées sont liées à des contraintes structurelles anciennes : pénurie de chirurgiens ophtalmologues, mauvaise répartition géographique des professionnels de santé, coûts élevés des interventions, délais d’attente prolongés et faible sensibilisation des populations à la possibilité de traitement.</p>



<p>Même lorsque les services existent, la demande reste parfois limitée en raison du manque d’information ou de la peur de l’opération. À ces obstacles s’ajoutent des facteurs de risque aggravants tels que l’exposition prolongée aux rayons UV-B, le tabagisme, l’usage de corticostéroïdes et le diabète.</p>



<p>Pour l’OMS, la cécité due à la cataracte est largement évitable. Les États disposent de leviers concrets pour inverser la tendance : intégrer le dépistage visuel dans les soins de santé primaires, investir dans des infrastructures chirurgicales de base et renforcer la formation du personnel de santé oculaire, notamment dans les zones rurales et mal desservies.</p>



<p>L’organisation insiste également sur la nécessité de politiques ciblées en faveur des femmes et des populations marginalisées afin de réduire les inégalités d’accès aux soins.</p>



<p>« <em>Mettre fin à la cécité inutile causée par la cataracte est essentiel et réalisable </em>», affirme l’OMS, appelant gouvernements, ONG et partenaires internationaux à coordonner leurs efforts.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-enjeu-de-developpement-humain"><strong>Un enjeu de développement humain</strong></h2>



<p>Au-delà de la santé, la restauration de la vue constitue un enjeu économique et social majeur. Elle permet le retour à l’autonomie, la reprise d’activités professionnelles et la réduction de la dépendance familiale. Dans de nombreux pays africains, la cécité liée à la cataracte alimente la pauvreté et fragilise les systèmes de solidarité.</p>



<p>Pour l’OMS, faire de la chirurgie de la cataracte une intervention universellement accessible est désormais une priorité stratégique. Sans action rapide, des millions de personnes continueront de perdre la vue pour une cause pourtant évitable.</p>



<p>La bataille contre la cécité évitable se joue donc autant dans les blocs opératoires que dans les choix politiques. La cataracte, longtemps perçue comme une fatalité du vieillissement, apparaît aujourd’hui comme un test de la capacité des systèmes de santé à garantir un droit fondamental : celui de voir.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Choléra : la fin d’une pénurie qui a coûté des milliers de vies</title>
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		<pubDate>Wed, 04 Feb 2026 16:21:20 +0000</pubDate>
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<p>Après une pénurie, les vaccins anticholériques reviennent pour protéger les populations vulnérables du choléra.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Après plus de trois années de pénurie critique, la vaccination préventive contre le choléra peut enfin reprendre. Gavi, l’Alliance du vaccin, l’UNICEF et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ont annoncé, à Genève, ce 4 février 2026, que les stocks mondiaux de vaccins anticholériques oraux sont redevenus suffisants pour relancer des campagnes de prévention dans les pays les plus exposés.</em></strong></p>



<p>Le Mozambique est le premier État à bénéficier de cette reprise, après l’interruption des campagnes en 2022, lorsque l’explosion mondiale des cas avait provoqué une ruée sur les stocks disponibles. Cette relance intervient dans un contexte sanitaire particulièrement préoccupant. Le pays fait face à une épidémie de choléra aggravée par de récentes inondations ayant touché plus de 700 000 personnes et provoqué d’importants déplacements de population. Les infrastructures de santé et les réseaux d’eau potable ont été endommagés. Ce qui augmente le risque de propagation des maladies hydriques.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-allocation-mondiale-de-20-millions-de-doses"><strong>Une allocation mondiale de 20 millions de doses</strong></h2>



<p>Une première allocation de 20 millions de doses a été décidée pour soutenir les campagnes de prévention. Sur ce volume, 3,6 millions de doses ont déjà été livrées au Mozambique, 6,1 millions à la République démocratique du Congo, également confrontée à une forte recrudescence des cas, et 10,3 millions au Bangladesh.</p>



<p>Cette amélioration est le fruit d’un effort coordonné entre agences internationales, partenaires financiers et fabricants. La production annuelle de vaccins contre le choléra a ainsi presque doublé, passant de 35 millions de doses en 2022 à près de 70 millions en 2025. Ces doses sont financées par Gavi et distribuées par l’UNICEF.</p>



<p>« <em>Les pénuries mondiales de vaccins nous ont contraints à réagir aux épidémies plutôt qu’à les prévenir. Nous sommes désormais mieux placés pour rompre ce cercle vicieux </em>», a déclaré le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, qui salue le rôle du laboratoire sud-coréen EUBiologics, actuellement principal producteur à l’échelle industrielle.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-alerte-sanitaire-mondiale-persistante"><strong>Une alerte sanitaire mondiale persistante</strong></h2>



<p>Malgré cette amélioration, la situation mondiale reste alarmante. L’OMS a recensé plus de 600 000 cas de choléra et près de 7 600 décès dans 33 pays l’an dernier. Des chiffres probablement sous-estimés en raison d’une sous-déclaration chronique. Depuis 2021, le nombre de cas augmente chaque année, tandis que la mortalité continue de progresser.</p>



<p>« <em>La recrudescence des cas de choléra nous rappelle brutalement que l’accès durable aux vaccins est un bien public mondial </em>», a souligné Sania Nishtar, directrice générale de Gavi, appelant à un engagement continu des donateurs et des fabricants.</p>



<p>Pour Catherine Russell, directrice générale de l’UNICEF, cette reprise marque un tournant : « <em>La vaccination préventive protégera les enfants et contribuera à enrayer cette maladie hautement contagieuse. Mais elle doit impérativement s’accompagner d’investissements dans l’eau potable et l’assainissement. </em>»</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-strategie-encore-fragile"><strong>Une stratégie encore fragile</strong></h2>



<p>Le vaccin anticholérique oral est jugé sûr et efficace dès l’âge d’un an. Une dose offre une protection d’au moins six mois, tandis que deux doses peuvent protéger jusqu’à trois ans. Toutefois, en raison de la pression persistante sur les stocks, la stratégie à dose unique restera la norme dans les réponses aux épidémies, la double dose étant réservée à des situations particulières.</p>



<p>Les pays bénéficiaires ont été sélectionnés selon des critères définis par le Groupe de travail mondial pour la lutte contre le choléra (GTFCC), un partenariat réunissant plus de cinquante organisations, afin d’assurer une répartition équitable et transparente.</p>



<p>Pour les experts, la vaccination ne peut être qu’un levier parmi d’autres. « <em>Des progrès durables dépendront d’investissements à long terme dans les infrastructures et d’un engagement politique fort </em>», rappelle le Dr Ilesh Jani, président du comité de pilotage du GTFCC.</p>



<p>Alors que les catastrophes climatiques, les conflits et la pauvreté continuent de fragiliser l’accès à l’eau potable dans de nombreuses régions, la reprise des campagnes préventives apparaît comme une avancée majeure, mais encore insuffisante pour endiguer une maladie qui reste l’un des marqueurs les plus criants des inégalités sanitaires mondiales.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : la gestion de la Pharmacie populaire sous le regard critique des contrôleurs de l’État</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Feb 2026 08:04:23 +0000</pubDate>
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<p>Pharmacie populaire du Mali : un examen financier révèle des irrégularités dans l'approvisionnement en médicaments.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Un rapport du Bureau du Vérificateur général met en lumière de nombreuses irrégularités administratives et financières dans la gestion de la Pharmacie populaire du Mali (PPM) entre 2021 et 2025. L’organisme public, chargé de l’approvisionnement en médicaments essentiels sur l’ensemble du territoire, est accusé de manquements aux règles budgétaires, fiscales et de passation des marchés publics.</em></strong></p>



<p>Créée comme outil stratégique de l’État pour garantir l’accès des populations aux médicaments à des prix abordables, la PPM a réalisé, entre 2021 et 2024, des recettes cumulées de 68,64 milliards de francs CFA pour des dépenses de 66,67 milliards. Mais la vérification financière conduite par le bureau du Vérificateur général (BVG) révèle un fonctionnement marqué par de sérieuses défaillances de contrôle interne. Les enquêteurs constatent notamment que les budgets annuels n’ont pas été soumis à l’approbation expresse du ministre de la Santé, pourtant exigée par la réglementation. Cette pratique a concerné plusieurs exercices consécutifs, de 2021 à 2024.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-marches-publics-avantages-indus-fiscalite"><strong>Marchés publics, avantages indus, fiscalité</strong></h2>



<p>Le rapport souligne également des irrégularités dans la passation des marchés publics. Pour des prestations intellectuelles, la direction de la PPM aurait attribué des contrats sans respecter les procédures de mise en concurrence prévues par le code des marchés publics. Dans certains cas, des marchés ont été conclus sur la base de simples offres financières, sans évaluation technique préalable. Plus de 260 bons de commande auraient en outre été émis par entente directe pour l’achat de médicaments, sans autorisation de l’organe de contrôle compétent ni établissement de contrats formels.</p>



<p>Sur le plan financier, les vérificateurs relèvent le paiement d’avantages indus à des agents non membres des commissions d’analyse des offres, pour un montant total de 13,25 millions de francs CFA. Des appuis financiers irréguliers ont également été accordés au comité syndical de la PPM, pour une somme de 1,375 million de francs CFA, avant d’être reversés après la phase contradictoire de l’audit.</p>



<p>Le rapport met aussi en évidence des manquements fiscaux. La PPM n’aurait pas déclaré ni reversé aux services des impôts plusieurs retenues liées à l’impôt sur les revenus des valeurs mobilières (IRVM), notamment sur les jetons de présence et primes versés aux membres du conseil d’administration. Le montant total de ces sommes non déclarées et non payées est estimé à plus de 3 millions de francs CFA.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-ecarts-entre-les-stocks-theoriques-et-les-stocks-physiques"><strong>Des écarts entre les stocks théoriques et les stocks physiques</strong></h2>



<p>Dans les régions, les constats sont tout aussi préoccupants. Des écarts importants ont été relevés entre les stocks théoriques et les stocks physiques de médicaments dans les départements régionaux de Kayes et de Koulikoro. À Koulikoro, plus de 12 000 unités de produits pharmaceutiques, d’une valeur de 3,46 millions de francs CFA, n’ont pas pu être justifiées. À Kayes, les vérificateurs ont identifié un écart de plus de 375 000 unités, représentant une valeur de 4,35 millions de francs CFA.</p>



<p>Enfin, des déficits de caisse non justifiés ont été constatés, bien que certains montants aient été remboursés au cours de la mission de contrôle. Le rapport évoque également de faux enregistrements de contrats par des titulaires de marchés, en violation des règles fiscales en vigueur.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-necessite-d-un-assainissement-durable-de-la-gestion-des-ressources-publiques"><strong>Nécessité d’un assainissement durable de la gestion des ressources publiques</strong></h2>



<p>Face à ces constats, le Vérificateur général formule plusieurs recommandations : soumettre systématiquement les budgets à l’approbation du ministre de tutelle, respecter strictement les procédures de passation des marchés publics, appliquer les taux fiscaux prévus par la loi et renforcer le contrôle des stocks et des flux financiers. Ces dysfonctionnements interviennent dans un contexte où la PPM joue un rôle central dans la politique sanitaire du Mali, notamment pour la mise en œuvre de la couverture sanitaire universelle et l’accès équitable aux médicaments essentiels.</p>



<p>Ce nouveau rapport ravive les interrogations sur la gouvernance des entreprises publiques maliennes, déjà pointées dans des audits antérieurs, et relance le débat sur la nécessité d’un assainissement durable de la gestion des ressources publiques dans un secteur aussi stratégique que la santé.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Santé au Mali : trois nouvelles centrales d’oxygène pour renforcer le système hospitalier</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 Jan 2026 09:23:38 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Les nouvelles centrales d’oxygène au Mali promettent d’améliorer les soins intensifs et la réponse aux urgences respiratoires.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p><strong><em>Trois nouvelles centrales d’oxygène médical ont été inaugurées à Bamako, Kati et Kayes. Un investissement stratégique de 2,9 milliards de F CFA qui symbolise la volonté du gouvernement malien de bâtir un système de santé plus résilient et mieux préparé face aux crises sanitaires.</em></strong></p>



<p>Le Mali franchit une nouvelle étape dans la modernisation de son système de santé. Trois centrales de production d’oxygène médical ont été inaugurées, jeudi 22 janvier 2026, à Bamako, Kati et Kayes. Financés par le Fonds mondial en partenariat avec le ministère de la santé et du développement social, ces équipements visent à renforcer les capacités hospitalières face aux urgences respiratoires et aux besoins croissants en soins intensifs.</p>



<p>La cérémonie, organisée à l’hôpital de dermatologie de Bamako, a officialisé la mise en service des unités destinées au CHU Pr Bocar Sidy Sall de Kati, à l’hôpital Fousseyni Daou de Kayes et à l’établissement hôte. Le projet, d’un montant global de près de 2,95 milliards de F CFA, couvre la construction des infrastructures, l’installation technique et la mise en fonctionnement de ces usines d’oxygène, dites PSA (Pressure Swing Adsorption).</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-investissement-vital-pour-les-hopitaux-maliens"><strong>Un investissement vital pour les hôpitaux maliens</strong></h2>



<p>Ces installations, considérées comme stratégiques, doivent permettre de réduire la dépendance à l’importation de bouteilles d’oxygène, tout en améliorant la réactivité des hôpitaux face aux urgences médicales. Pour les structures bénéficiaires, elles représentent un tournant dans la prise en charge des pathologies respiratoires, notamment dans un contexte où les crises sanitaires, à l’image de la COVID-19, ont révélé la fragilité des capacités nationales.</p>



<p>« <em>Ces équipements sont essentiels pour garantir la pérennité et l’efficacité des soins </em>», a souligné Saran Branchi-Fadiga, gestionnaire du portefeuille Mali du Fonds mondial, lors de la cérémonie. L’organisation a réaffirmé son engagement à soutenir les investissements durables dans la santé publique, en particulier ceux destinés à renforcer les infrastructures vitales.</p>



<p>Le ministre de la Santé et du Développement social a, Colonel-major Assa Badiallo Touré, de son côté, salué une « <em>coopération fructueuse </em>» avec le Fonds mondial, inscrite dans une logique d’impact direct sur les populations. « <em>Ces infrastructures traduisent une volonté affirmée de renforcer la disponibilité de l’oxygène médical, élément essentiel dans le traitement de nombreuses pathologies</em> », a-t-elle déclaré.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-avancee-strategique-pour-la-sante-publique"><strong>Une avancée stratégique pour la santé publique</strong></h2>



<p>Le médecin colonel-major Assa Badiallo Touré a exprimé la reconnaissance du ministère envers le président de la transition, le général d’armée Assimi Goïta, pour avoir placé la santé parmi les priorités nationales.</p>



<p>Elle a rappelé que cette orientation s’est traduite par la modernisation des centres de santé de référence, leur transformation en hôpitaux de district, ainsi que la construction de nouveaux établissements à Koulikoro, Koutiala et Bla. « <em>Cette politique d’investissement traduit une vision de long terme pour renforcer l’accès équitable à des soins de qualité </em>», a-t-elle conclu.</p>



<p>La cérémonie s’est achevée par la coupure du ruban symbolique et une visite guidée des installations, marquant la mise en service officielle de ces infrastructures. Avec ces nouvelles centrales d’oxygène, le Mali améliorera l’autonomie de ses hôpitaux et réduira la mortalité liée aux insuffisances respiratoires — un défi majeur dans un pays où les services de réanimation demeurent sous-dotés.</p>



<p>Ces équipements, au-delà de leur portée technique, incarnent l’un des axes forts de la résilience du système de santé malien, désormais tourné vers l’efficacité, la décentralisation et la durabilité.</p>



<p><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Sénégal : le scandale Softcare secoue le secteur pharmaceutique — entre atteinte à la santé publique et soupçons de corruption</title>
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		<pubDate>Fri, 09 Jan 2026 23:08:10 +0000</pubDate>
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<p>Le scandale Softcare au Sénégal met en lumière l'utilisation de matières périmées dans des produits d'hygiène essentielle.</p>
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<p><strong><em>L’affaire Softcare, du nom d’une usine chinoise implantée à Sindia près de Dakar, provoque un séisme sanitaire et institutionnel au Sénégal. L’Agence sénégalaise de régulation pharmaceutique (ARP) y a découvert des matières premières périmées utilisées dans la fabrication de couches et de serviettes hygiéniques. À cette atteinte présumée à la santé publique s’ajoutent de graves accusations de tentative de corruption d’inspecteurs. Ce qui révéle les fragilités d’un système de régulation sous pression.</em></strong></p>



<p>Tout a commencé en décembre 2025, lorsqu’une inspection de l’Agence sénégalaise de régulation pharmaceutique (ARP) s’est rendue sur le site de Softcare, à Sindia, à une soixantaine de kilomètres de Dakar. Les inspecteurs y ont découvert des matières premières périmées incorporées dans la chaîne de production de couches pour bébés et de serviettes hygiéniques.</p>



<p>Selon plusieurs sources internes, ces produits avaient été distribués sur le marché sénégalais depuis plusieurs mois avant la détection des anomalies. Face à la gravité des faits, l’ARP a ordonné le retrait immédiat de tous les produits Softcare des étals, mesure qui reste en vigueur tant que l’entreprise n’aura pas prouvé sa mise en conformité.</p>



<p>Une décision lourde de conséquences pour le groupe chinois, considéré comme l’un des leaders africains du marché des produits d’hygiène, avec plus d’un milliard d’unités vendues sur le continent en 2025 et une cotation récente à la Bourse de Hong Kong.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-tentatives-de-corruption-presumees"><strong>Des tentatives de corruption présumées</strong></h2>



<p>Mais l’affaire a pris une tournure explosive après les révélations de Moussa Diallo, directeur de l’inspection pharmaceutique à l’ARP. Ce dernier affirme avoir été la cible de tentatives répétées de corruption de la part de responsables chinois de Softcare, cherchant à influencer le rapport d’inspection.</p>



<p>Selon son témoignage, les représentants de l’usine auraient proposé des mallettes d’argent pour minimiser les non-conformités constatées. Moussa Diallo assure détenir des preuves vidéo et des témoignages, tout en dénonçant les pressions hiérarchiques qu’il aurait subies à l’intérieur même de l’agence.</p>



<p>Ces accusations relancent un débat récurrent sur la transparence et l’indépendance des organes de contrôle au Sénégal, dans un contexte où les scandales liés à la régulation pharmaceutique se multiplient en Afrique de l’Ouest.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-l-arp-en-crise-de-credibilite"><strong>L’ARP en crise de crédibilité</strong></h2>



<p>Le 16 décembre 2025, l’ARP publie un communiqué tentant de calmer la polémique, affirmant que l’usine de Sindia avait « <em>corrigé la plupart des irrégularités</em> ». Une version contestée par les pharmaciens inspecteurs eux-mêmes, qui dénoncent une communication officielle trompeuse.</p>



<p>Ces derniers, soutenus par leurs syndicats, affirment que les non-conformités persistent et que le retrait du marché reste la seule option crédible pour garantir la sécurité sanitaire. Ils appellent à une enquête indépendante et à la protection des lanceurs d’alerte au sein de l’administration.</p>



<p>Au-delà du scandale administratif, l’affaire pose un enjeu de santé publique alarmant. L’utilisation de matières premières périmées dans des produits destinés à des nourrissons et des femmes expose à des risques d’irritations, d’allergies et d’infections graves. Des associations de consommateurs ont appelé à des poursuites pénales contre l’entreprise et à un renforcement du contrôle qualité dans tout le secteur.</p>



<p>Alors que le gouvernement se veut rassurant, promettant des mesures exemplaires, l’affaire met à l’épreuve la crédibilité des institutions sénégalaises. Elle intervient dans un contexte de sensibilisation accrue sur la sécurité sanitaire, après plusieurs scandales liés à des médicaments falsifiés ou à des produits cosmétiques dangereux.</p>



<p>Le dossier Softcare, s’il est confirmé, pourrait bien devenir un tournant dans la régulation pharmaceutique africaine. Il révèle l’urgence d’un encadrement plus rigoureux des multinationales opérant dans le secteur de la santé.</p>



<p><strong>A.D</strong></p>
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		<title>Le Sénégal accélère la digitalisation de son système d’assurance santé pour garantir une couverture universelle</title>
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		<pubDate>Fri, 12 Dec 2025 11:10:13 +0000</pubDate>
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<p>La digitalisation du système d’assurance santé au Sénégal transforme l'accès et simplifie les processus pour tous les citoyens.</p>
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<p><strong><em><strong><em>Le Sénégal franchit une nouvelle étape dans son ambition de garantir une couverture santé universelle en accélérant la digitalisation de son système d’assurance maladie. Avec plus de 53 % de la population désormais assurée — contre seulement 10 % il y a dix ans — et une forte inclusion des femmes et des populations rurales, le pays mise sur des outils numériques innovants pour simplifier les inscriptions, sécuriser les paiements et améliorer l’accès équitable aux soins sur tout le territoire. Présentée au Sommet africain sur les technologies de la santé, cette transformation portée par la SEN-CSU marque un tournant majeur pour l’équité sanitaire.</em></strong></em></strong></p>



<p>Avec plus de 53 % de la population désormais couverte, contre 10 % il y a dix ans, et plus de 70 % de femmes parmi les assurés, souvent en milieu rural, le Sénégal confirme ses progrès vers la couverture de santé universelle. Le pays vise désormais 75 % de couverture d’ici 2029, afin de garantir un accès équitable aux soins sur tout le territoire.</p>



<p>Ces avancées s’inscrivent dans la transformation numérique menée par l’Agence Nationale de la Couverture Sanitaire Universelle (SEN-CSU), devenue caisse nationale d’assurance maladie. Pour simplifier l’inscription, le paiement des cotisations et le suivi des assurés, l’Agence a modernisé son système central de gestion et déployé plusieurs solutions numériques : l’application SEN CSU, la plateforme nationale de gestion de la couverture de santé universelle, le système de gestion des mutuelles GESTAM, le suivi des facturations SITFAC et l’outil de gestion des adhésions et des risques EDIRAMU. Ces progrès ont été présentés au Sommet africain sur les technologies de la santé, organisé à Kigali fin novembre 2025.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-inscription-a-distance-et-paiement-mobile-une-revolution-pour-les-usagers"><strong>Inscription à distance et paiement mobile : une révolution pour les usagers</strong><strong></strong></h3>



<p>Grâce à ces innovations et à des campagnes de sensibilisation menées avec les communautés locales, les citoyens peuvent désormais s’inscrire à distance, renouveler leurs droits, payer leurs cotisations par mobile money et suivre leur statut en temps réel. La diaspora peut également parrainer des assurés au Sénégal depuis l’étranger, élargissant encore l’accès au dispositif.</p>



<p>Soutenu par <a href="https://www.betterthancash.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><u>la Better Than Cash Alliance</u></a> (hébergée par le PNUD), le Sénégal a progressivement remplacé, depuis 2024, les paiements en espèces utilisés pour la couverture sanitaire universelle par des paiements numériques plus sûrs. « <em>Nous mettons progressivement fin aux paiements en espèces pour bâtir un modèle fondé sur la confiance et l’efficacité. La carte d’assurance maladie avec code QR, aujourd’hui reconnue dans tout le pays, garantit un accès aux soins sans barrière financière ni administrative</em> », a déclaré le Docteur El Hadji Séga Guèye, Directeur général de l’Agence Nationale de la Couverture Sanitaire Universelle.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-une-gouvernance-numerique-saluee-par-les-partenaires"><strong>Une gouvernance numérique saluée par les partenaires</strong><strong></strong></h3>



<p>Les partenaires techniques rappellent que cette approche structurée en renforce déjà les résultats.&nbsp;«&nbsp;<em>La transformation numérique conduite par l’Agence Nationale de la Couverture Sanitaire Universelle repose sur trois piliers internationalement reconnus : l’identité numérique, les paiements digitaux et une gouvernance rigoureuse des données. Ces éléments clés permettent aujourd’hui à un nombre croissant de citoyens, y compris en zone rurale, de bénéficier d’une assurance santé. C’est une avancée majeure vers une santé universelle pour tous.&nbsp;</em>» a ajouté Jean-Pascal Mvondo, Responsable régional Afrique francophone à la Better Than Cash Alliance.</p>



<p>Lors du Sommet africain sur les technologies de la santé, la délégation sénégalaise a également présenté une étude de cas intitulée <a href="https://www.betterthancash.org/alliance-reports/how-has-senegal-made-responsible-digital-payments-a-catalyst-for-universal-health-coverage" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em><u><em>« Comment le Sénégal a fait des paiements numériques responsables un accélérateur pour l’assurance santé universelle »</em></u></em><u>.</u></a> L’étude montre comment ces outils renforcent la transparence, la protection des données et la qualité du service, offrant un modèle que d’autres pays peuvent adapter.</p>



<h3 class="wp-block-heading" id="h-un-impact-concret-sur-la-vie-des-familles"><strong>Un impact concret sur la vie des familles</strong><strong></strong></h3>



<p>La transformation numérique a déjà un impact tangible sur la vie des familles. Comme l’explique une assurée à la SEN CSU:&nbsp;«&nbsp;<em>Avant, c’était très difficile d’adhérer et de payer la mutuelle : parfois on nous disait qu’il n’y avait pas de monnaie et je devais repartir. Aujourd’hui, avec Orange Money ou Wave, je paie directement et l’argent arrive à l’assurance. La carte digitale nous permet aussi de nous soigner partout au Sénégal, de Dakar à Ziguinchor. Pour nous, ça change tout.&nbsp;</em>»&nbsp;— Coumba Bindia, mère de famille, résidente de Kédougou.</p>



<p>Grâce à cette dynamique, le Sénégal franchit une nouvelle étape vers une couverture santé universelle plus juste, moderne et accessible, tout en poursuivant ses efforts pour renforcer encore l’inclusion et la qualité des services pour tous les citoyens.</p>



<p><strong>Contribution&nbsp;</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Santé et protection sociale : une synergie gouvernementale au service de la pouponnière  </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Dec 2025 08:18:59 +0000</pubDate>
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<p>Renforcement des conditions d'accueil à la pouponnière : les ministres abordent la santé et protection sociale pour les enfants.</p>
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<p><strong><em><strong><em>Les ministres de la Santé et du Développement&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>s</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>ocial, le&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>m</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>édecin Colonel-major Assa Badiallo TOURÉ, et celui de la Promotion de la&nbsp;</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>f</em></strong></em></strong><strong><em><strong><em>emme, de l’Enfant et de la Famille, ont tenu, ce lundi 1er décembre 2025, une séance de travail conjointe au ministère de la Santé. La rencontre, centrée sur le bien-être des enfants de la pouponnière, a mis en avant la nécessité de revoir certains textes et de renforcer l’unité médicale pour améliorer les conditions d’accueil et de santé.</em></strong></em></strong><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</em><strong><em><strong><em></em></strong></em></strong></p>



<p>La rencontre a été marquée par une volonté affirmée d’agir de concert pour améliorer les conditions de vie des pensionnaires. Les deux ministres ont insisté sur l’importance de renforcer la prise en charge des enfants vulnérables, en mettant en avant une approche intersectorielle fondée sur la solidarité et la complémentarité. Cette audience illustre une dynamique nouvelle où la coopération institutionnelle devient un levier essentiel pour répondre aux défis sociaux et sanitaires. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-audience-placee-sous-le-signe-de-la-solidarite"><strong>Une audience placée sous le signe de la solidarité</strong><strong></strong></h2>



<p>Au cœur des échanges figurait la nécessité de procéder à une relecture des dispositifs réglementaires qui encadrent l’organigramme structurel du Centre. Les responsables ont souligné que certains textes, bien qu’ayant servi de référence jusqu’ici, nécessitent une actualisation afin de mieux répondre aux réalités actuelles et aux défis rencontrés dans la gestion quotidienne de la pouponnière. Cette démarche vise à adapter le cadre institutionnel aux besoins spécifiques des enfants, tout en garantissant une meilleure coordination entre les services concernés. &nbsp;</p>



<p>La relecture des textes apparaît comme une étape incontournable pour moderniser le fonctionnement du Centre. Elle permettra de clarifier les rôles, d’améliorer la gestion administrative et de renforcer la cohérence des interventions. Les ministres ont insisté sur l’importance de mettre en place un organigramme plus adapté, capable de répondre aux exigences contemporaines en matière de protection de l’enfance. Cette réforme structurelle devrait offrir une meilleure visibilité aux actions menées et accroître l’efficacité des services. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-relecture-des-textes-et-reorganisation-structurelle"><strong>Relecture des textes et réorganisation structurelle</strong><strong></strong></h2>



<p>Un autre point majeur abordé lors de cette séance concerne l’unité médicale logée au sein du Centre. Les ministres ont convenu qu’il est indispensable de repenser son organisation afin de renforcer les conditions de santé et d’accueil des pensionnaires. La restructuration envisagée devrait permettre d’améliorer la qualité des soins, de garantir une prise en charge plus rapide et plus adaptée, et de créer un environnement médical sécurisé pour les enfants en situation de vulnérabilité. &nbsp;</p>



<p>La santé des pensionnaires étant une priorité, la restructuration de l’unité médicale vise à doter le Centre de moyens modernes et efficaces. Les ministres souhaitent renforcer les capacités du personnel, améliorer l’équipement et instaurer des protocoles adaptés aux besoins spécifiques des enfants. Cette initiative traduit une volonté claire de placer la santé au cœur des préoccupations gouvernementales, en assurant un suivi médical rigoureux et une prise en charge globale des pensionnaires. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-restructuration-de-l-unite-medicale"><strong>Restructuration de l’unité médicale</strong><strong></strong></h2>



<p>À travers cette rencontre, les deux ministres ont affiché une volonté commune de travailler en synergie pour obtenir des résultats concrets. Leur démarche proactive illustre une nouvelle dynamique de gouvernance où la complémentarité des portefeuilles ministériels devient un levier d’efficacité. En unissant leurs efforts, ils démontrent que la protection des enfants vulnérables ne peut être l’affaire d’un seul département, mais requiert une action concertée et coordonnée. &nbsp;</p>



<p>Cette coopération intersectorielle constitue un exemple de gouvernance moderne, où les ministères dépassent leurs frontières administratives pour agir ensemble. Les responsables ont montré que seule une approche intégrée peut répondre aux défis complexes liés à la protection de l’enfance. Leur engagement commun traduit une volonté de bâtir un système plus solidaire, plus complémentaire et plus efficace, au bénéfice des pensionnaires du Centre. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-demarche-proactive-et-exemplaire"><strong>Une démarche proactive et exemplaire</strong><strong></strong></h2>



<p>Cette collaboration incarne l’approche gouvernementale actuelle, qui privilégie la solidarité et l’efficacité. Elle traduit une vision où chaque ministère, au-delà de ses prérogatives spécifiques, contribue à un objectif commun : améliorer les conditions de vie des citoyens les plus fragiles. Dans le cas présent, il s’agit des enfants placés dans le Centre d’Accueil et de Placement Familial, dont le bien-être dépend directement de la qualité des soins, de l’organisation structurelle et du cadre réglementaire. &nbsp;</p>



<p>En mettant en avant la relecture des textes régissant la pouponnière et la restructuration de son unité médicale, les ministres posent les jalons d’une réforme ambitieuse. Leur engagement commun témoigne d’une volonté de bâtir un système plus solidaire et plus efficace. À travers cette initiative, le gouvernement réaffirme que la protection des enfants en situation de vulnérabilité demeure une priorité nationale, et que seule une action concertée peut garantir des résultats durables.</p>



<p><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Lancement du projet présidentiel d’urgence hospitalière : 15 nouveaux hôpitaux pour renforcer le système de santé malien</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Cheickna Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Nov 2025 20:59:05 +0000</pubDate>
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<p>Le président Assimi Goïta inaugure le projet présidentiel d’urgence hospitalière pour réformer le système de santé du Mali.</p>
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<p><strong><em>L’esplanade du CSRef de Korofina, dans la commune I du district de Bamako, a accueilli ce lundi 10&nbsp;novembre 2025 une cérémonie historique pour le système de santé malien&nbsp;: la pose de la première pierre du projet présidentiel d’urgence hospitalière. La cérémonie a rassemblé le Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, la ministre de la Santé et du Développement social, Colonel-Major Assa Badiallo Touré, des membres du gouvernement, des autorités locales, des partenaires techniques et financiers, ainsi que des représentants de la société civile.</em></strong></p>



<p>Né des recommandations des états généraux de la santé de décembre 2024, ce projet présidentiel d’urgence hospitalière vise à moderniser profondément le système de santé malien. Selon le Président de la Transition, Son Excellence le Général d’Armée Assimi Goïta, « <em>Cette initiative, qui couvre quinze sites à travers le pays, vise à doter notre pays d’infrastructures hospitalières de qualité, conformes aux normes sanitaires et en phase avec la carte hospitalière.</em> »</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-trois-volets-pour-transformer-le-systeme-de-sante"><strong>Trois volets pour transformer le système de santé</strong></h2>



<p>Ce projet ambitieux s’articule autour de trois volets complémentaires&nbsp;: la transformation des CSREF de Bamako en hôpitaux de district, la construction de nouveaux hôpitaux de district dans différentes localités, et la réalisation d’hôpitaux régionaux dans des villes comme San, Koutiala, Bougouni, Dioïla, Nioro, Bandiagara et Koulikoro. Le Président a souligné que toutes ces infrastructures seront entièrement financées par le budget national et dotées d’équipements de deuxième génération.</p>



<p>« <em>Le projet rapproche les structures sanitaires des populations tout en garantissant des soins de qualité</em> », a-t-il ajouté, avant de féliciter tous les acteurs qui ont contribué à sa mise en œuvre.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-la-sante-une-priorite-nationale"><strong>La santé, une priorité nationale</strong></h2>



<p>Pour sa part, la ministre de la Santé et du Développement social, Colonel-Major Assa Badiallo Touré, a salué l’engagement du Président de la Transition en faveur de la santé. « <em>Cet instant solennel marque une étape majeure dans la mise en œuvre de la politique nationale de santé publique. La santé est un droit fondamental et une priorité du Gouvernement </em>», a-t-elle déclaré.</p>



<p>À cet effet, Elle a rappelé les&nbsp;réalisations récentes réalisées par les soins du Chef de l’État&nbsp;notamment&nbsp;: la création de centres d’excellence de dialyse, l’équipement en ambulances et matériels médicaux, les forages équipés de châteaux d’eau dans les structures sanitaires et l’installation de champs solaires dans plusieurs hôpitaux, etc.</p>



<p>« <em>Avec ce projet présidentiel, nous engageons une véritable modernisation et transformation de nos structures de santé. Les hôpitaux régionaux seront ultramodernes, avec une grande capacité d’hospitalisation. Les CSREF du district de Bamako vont renaître sous un nouveau visage, avec un renforcement de leur capacité d’accueil et de prise en charge spécialisée</em> », a-t-elle précisé. Pour les hôpitaux de district du 1<sup>er</sup>&nbsp;et 6<sup>e</sup>arrondissement, une&nbsp;unité d’hémodialyse&nbsp;sera construite pour soulager les patients insuffisants rénaux chroniques.</p>



<p>La ministre a insisté sur la nécessité d’une implication de tous les acteurs&nbsp;: « <em>La pose de cette première pierre ne marque pas la fin d’un effort, mais le début d’un engagement collectif. Administration, entreprises, techniciens et communautés locales doivent travailler dans un esprit de rigueur, de transparence et de responsabilité.</em> »</p>



<p>Le Président de la Transition a rappelé que « <em>toute activité dépend de la santé </em>» et a insisté sur le fait que ce projet constitue « <em>le minimum que nous devons offrir à nos populations. La santé est un droit et une obligation, et avec ces nouvelles infrastructures, nous pourrons compter sur l’avenir de nos populations en termes d’engagement et de rentabilité</em>. »</p>



<p>Il a également demandé à la ministre de veiller à la&nbsp;continuité du service public&nbsp;pendant la construction et au respect des délais contractuels avec les entreprises.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-des-infrastructures-modernes-et-accessibles"><strong>Des infrastructures modernes et accessibles</strong></h2>



<p>Selon les dires de la ministre, les travaux des hôpitaux de district sont prévus pour durer environ 12 mois, tandis que ceux des hôpitaux régionaux devraient être finalisés en 24 mois. Ces nouvelles infrastructures permettront de&nbsp;réduire les évacuations sanitaires, de désengorger les structures existantes et d’offrir aux populations des services de proximité plus performants.</p>



<p>« <em>Ces hôpitaux sont le symbole d’une promesse tenue, celle d’un Mali où chaque vie compte et où la santé demeure un pilier essentiel du développement humain</em> », a conclu la ministre de la Santé.</p>



<p><strong>Cheickna Coulibaly</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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