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	<title>Archives des Exclusif &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des Exclusif &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Mali : deux morts à un checkpoint de Bamako dans un contexte de haute tension sécuritaire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 May 2026 14:10:46 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Au Mali, deux jeunes hommes ont été tués après un refus d’obtempérer à un checkpoint à Bamako. Dans un contexte marqué par les attentats du 25 avril 2026, les autorités renforcent leur dispositif sécuritaire et appellent la population à la vigilance.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans un Mali toujours marqué par une forte pression sécuritaire depuis les attentats du 25 avril 2026, les autorités militaires ont annoncé jeudi 28 mai 2026 la mort de deux jeunes hommes après un refus d’obtempérer à un poste de contrôle à Bamako. L’état-major général des armées affirme que les forces de sécurité ont agi dans le cadre des procédures de protection mises en place dans la capitale.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon un communiqué diffusé par les Forces armées maliennes (FAMa), l’incident s’est produit vers 5 h 30, aux abords de l’Office de radiodiffusion télévision du Mali (ORTM), dans un secteur hautement sensible de la capitale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’après l’armée, «&nbsp;<em>un binôme à moto venant du côté du pont des Martyrs a forcé un premier checkpoint devant l’ORTM</em>». Les deux occupants ont ensuite ignoré les tirs de sommation effectués au niveau d’un second poste de contrôle. «&nbsp;<em>Des tirs de sauvegarde des agents en poste ont été conduits&nbsp;</em>», précise le communiqué. Les deux jeunes hommes, grièvement blessés, ont été transportés à l’hôpital mais n’ont pas survécu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les enquêtes ont été ouvertes afin de déterminer les circonstances exactes de l’incident.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une capitale sous haute vigilance</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis les attaques coordonnées du 25 avril 2026, qui avaient visé Bamako, Kati et certaines régions du pays, et conduit à la mort du ministre de la Défense Sadio Camara, les autorités de transition ont considérablement renforcé le dispositif sécuritaire dans la capitale. Ces attentats terroristes avaient coordonnées par ces groupes terroristes avec le soutien de sponsors étatiques étrangers ainsi que d’acteurs internes.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la foulée, les FAMa, appuyées par leurs partenaires russes, ont multiplié les contrôles routiers, les opérations de ratissage et les mesures de surveillance dans les zones considérées comme vulnérables. Le pouvoir de transition, dirigé par le général d’armée Assimi Goïta, devenu aussi le ministre de la Défense et des Anciens combattajnts après la mort de Sadio Camara, défend une doctrine sécuritaire fondée sur la fermeté et la prévention maximale face au «&nbsp;<em>terrorisme multiforme</em>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les autorités estiment que cette vigilance accrue demeure indispensable dans un contexte où les groupes armés cherchent régulièrement à contourner les dispositifs militaires par des attaques éclairs ou des infiltrations urbaines.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les autorités appellent à la coopération</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son communiqué, l’état-major a insisté sur «&nbsp;<em>la nécessité pour tout usager des routes de respecter les points de contrôle, de se soumettre calmement aux contrôles et de ne pas prendre de risque inutile&nbsp;</em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ton du message traduit la nervosité persistante des forces de sécurité, confrontées à un environnement où chaque refus d’obtempérer peut être interprété comme une menace potentielle. Depuis plusieurs semaines, les autorités maliennes multiplient les appels à la coopération de la population afin d’éviter tout incident dramatique dans un climat marqué par la vigilance. «&nbsp;<em>L’état-major général des armées rassure la population qu’il mettra tout en œuvre pour créer un climat de quiétude leur permettant de circuler normalement »,&nbsp;</em>ajoute le communiqué.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une stratégie sécuritaire assumée</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement malien revendique depuis plusieurs mois une stratégie de souveraineté sécuritaire rompant avec l’approche qui prévalait avant le retrait des forces françaises et européennes du pays. Bamako affirme désormais privilégier une réponse nationale, soutenue par une coopération militaire renforcée avec la Russie et les partenaires de l’Alliance des États du Sahel (AES), regroupant le Mali, le Burkina Faso et le Niger.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les autorités de transition, la multiplication des contrôles et des opérations préventives répond à une nécessité existentielle : empêcher les groupes terroristes de reconstituer des réseaux morts et de prévoir des frappes dans les centres urbains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une capitale encore traumatisée par les violences d’avril, la présence militaire visible et les checkpoints sont devenus le symbole d’un État qui entend rassurer une population éprouvée, tout en démontrant sa détermination à maintenir le contrôle sécuritaire du pays.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">A l’occasion de la célébration de la fête de Tabaski, dans une interview accordée à la presse, le président de la transition a expliqué que le Mali est&nbsp;confronté aux «&nbsp;<em>terrorismes multiformes</em>&nbsp;» : terrorisme médiatique, économique, politique, d&rsquo;État et international. Face à cette menace plurielle, il a appelé tous les Maliens, chacun dans son domaine de compétence, à s&rsquo;unir pour venir à bout de ce fléau.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Plan humanitaire 2026 : Bamako plaide pour 578 millions de dollars à Genève</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sidi Modibo Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 26 May 2026 06:00:00 +0000</pubDate>
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<p>À Genève, le Mali a présenté son Plan humanitaire 2026 et sollicite 578 millions de dollars pour soutenir 3,8 millions de personnes vulnérables touchées par l’insécurité, les déplacements et la crise alimentaire.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le 15&nbsp;mai 2026 s’est tenue au palais des Nations à Genève (Suisse) une rencontre de plaidoyer et de défense des besoins humanitaires&nbsp;2026 par le médecin Colonel-major Assa Badiallo Touré, ministre de la Santé et du Développement social.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis plusieurs années, le Mali fait face à une crise multidimensionnelle que les autorités actuelles s’activent à résoudre. L’une des conséquences de cette crise est l’insécurité alimentaire surtout pour les personnes déplacées. C’est pourquoi le gouvernement multiplie les initiatives pour anticiper. Ainsi, à Genève, face aux partenaires humanitaires, la ministre de la Santé et du Développement social a fait l’état des lieux sur les efforts du gouvernement.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle a précisé que chaque année, à travers la planification humanitaire, le gouvernement met à la disposition des départements sectoriels des enveloppes conséquentes pour venir en aide aux populations vulnérables. Il s’agit essentiellement des personnes vivant avec un handicap, des indigents, des personnes déplacées internes, des réfugiés, des victimes de catastrophes naturelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et Médecin-colonel Assa Badiallio Touré de rappeler qu’en dépit des défis sécuritaires et le taux croissant des maladies non transmissibles et émergentes, le gouvernement continue de maintenir la gratuité de certains actes. La ministre n’a pas manqué d’insister sur l’engagement du gouvernement à restaurer la paix et à faciliter le retour des déplacées internes dans leurs localités d’origine.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Des partenaires convaincus par la ministre</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La Coordinatrice humanitaire Madame Hanaa Singer a mis en relief la nécessité pour les donateurs d’assister le Mali pour le financement de ce Plan humanitaire&nbsp;2026, car en référence aux multiples missions de terrain qu’elle a effectué dans les régions du septentrion, du centre et du sud qu’elle a trouvé une population malienne plus résiliente qui n’aspire qu’au développement c’est-à-dire le financement des projets à impact rapide et non le mécanisme d’assistance traditionnel.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ensuite, elle a salué le modèle malien et a exhorté les autres donateurs à plus de solidarité pour suppléer le gouvernement à atteindre ses objectifs. En outre, plusieurs agences onusiennes et partenaires ont manifesté leurs soutiens au Mali en cette période difficile et promettent d’appuyer le gouvernement malien en apportant des solutions durables pour l’épanouissement socio-économique des personnes vulnérables.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un plan humanitaire très ambitieux&nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le plan national de réponse humanitaire&nbsp;2026 est ambitieux, car il cherche à mobiliser 577,9&nbsp;millions de dollars (345&nbsp;milliards&nbsp;FCFA)<strong>&nbsp;</strong>afin de venir en aide à 3,8&nbsp;millions de personnes vulnérables sur les 5,1&nbsp;millions en situation de besoin à travers le pays. Dans son exposé, la Coordonnatrice résidente des Nations Unies au Mali et Coordonnatrice humanitaire a expliqué que cette stratégie ne se limite pas à l’assistance d’urgence, mais ambitionne également de renforcer l’autonomie des communautés et de bâtir des perspectives durables pour l’avenir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Hanaa Singer — Hamady a, également, souligné l’importance de renforcer les liens entre l’action humanitaire, le relèvement et le développement, afin d’accompagner le Mali vers des solutions structurelles. Elle a, aussi, insisté sur la nécessité d’un financement prévisible, flexible et rapide, ainsi que sur l’importance d’un accès humanitaire sûr et durable, conditions essentielles pour atteindre efficacement les populations dans le besoin.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quant à la ministre de la Santé et du Développement social, elle a réaffirmé l’engagement des autorités maliennes à soutenir les populations les plus vulnérables, notamment les déplacés internes, les réfugiés, les retournés et les rapatriés maliens. Elle a aussi assuré que toutes les dispositions seront prises pour restaurer la paix et faciliter le retour des personnes déplacées dans leurs localités d’origine. À ce jour, selon les données de Plan international Mali, un acteur majeur de l’humanitaire, il y a plus de 415 000&nbsp;personnes déplacées internes, près de 250 000&nbsp;réfugiés accueillis au Mali. L’acteur humanitaire va plus loin en affirmant que l’insécurité alimentaire qui pourrait toucher 4&nbsp;millions de personnes en 2026.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut signaler que d’après le constat du bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) du Haut-Commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR — Mali) qui était représenté à la cérémonie de lancement du plan national de réponse humanitaire par Pierre Camara. Dans son intervention, en 2026, le Mali reste confronté à une crise parmi les plus sévères de la région. Et que cette crise est caractérisée par l’insécurité persistante, les violences, les vulnérabilités socio‑économiques structurelles, les chocs climatiques et les épisodes épidémiques. Toujours selon lui, les régions du nord et du centre demeurent les plus touchées.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sidi Modibo Coulibaly</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Ebola hors de contrôle : dix pays africains dans le viseur</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 24 May 2026 04:00:00 +0000</pubDate>
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<p>L’OMS déclenche une alerte sanitaire internationale face à l’épidémie d’Ebola en RDC. Dix pays africains sont désormais à risque tandis que l’Ouganda confirme plusieurs cas.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L&rsquo;OMS a déclenché une alerte sanitaire internationale face à la 17e épidémie d&rsquo;Ebola en RDC. Avec 746 cas suspects et 177 décès, l&rsquo;épidémie se propage rapidement. L&rsquo;Africa CDC avertit que dix pays voisins sont désormais à risque, pendant que l&rsquo;Ouganda recense déjà cinq cas confirmés sur son territoire.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Mongbwalu, province d&rsquo;Ituri, est de la RDC, 23 mai 2026. Des agents de santé en combinaisons blanches désinfectent la zone d&rsquo;isolement de l&rsquo;hôpital général de référence. La scène est devenue familière dans cette région ravagée — mais elle n&rsquo;en est pas moins alarmante. La 17e épidémie d&rsquo;Ebola à frapper la République démocratique du Congo est, selon l&rsquo;Agence sanitaire de l&rsquo;Union africaine (Africa CDC), «&nbsp;<em>la deuxième plus importante que le monde ait jamais connue</em>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;Organisation mondiale de la santé (OMS) a haussé le niveau d&rsquo;alerte à «&nbsp;<em>très élevé</em>&nbsp;» vendredi 22 mai, après avoir déclenché une urgence de santé publique de portée internationale. Le directeur général Tedros Adhanom Ghebreyesus a averti que l&rsquo;épidémie «&nbsp;<em>se propage rapidement</em>&nbsp;» dans ce pays de 100 millions d&rsquo;habitants, déjà fragilisé par des décennies de conflits armés.&nbsp;<em>«&nbsp;Une réponse coordonnée, urgente est essentielle.&nbsp;»,<strong>&nbsp;</strong></em>selon&nbsp;Jean Kaseya, président de l&rsquo;Africa CDC</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Diagramme-Propagation-de-lepidemie-Ebola-au-23-mai-2026-.png"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="785" height="931" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Diagramme-Propagation-de-lepidemie-Ebola-au-23-mai-2026-.png" alt="Diagramme - Propagation de l’épidémie Ebola au 23 mai 2026" class="wp-image-22503" style="aspect-ratio:0.8430607758315013;width:840px;height:auto" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Diagramme-Propagation-de-lepidemie-Ebola-au-23-mai-2026-.png 785w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Diagramme-Propagation-de-lepidemie-Ebola-au-23-mai-2026--253x300.png 253w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Diagramme-Propagation-de-lepidemie-Ebola-au-23-mai-2026--768x911.png 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Diagramme-Propagation-de-lepidemie-Ebola-au-23-mai-2026--585x694.png 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Diagramme-Propagation-de-lepidemie-Ebola-au-23-mai-2026--600x712.png 600w" sizes="(max-width: 785px) 100vw, 785px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Diagramme : Propagation de l’épidémie Ebola au 23 mai 2026 — Sources : OMS, Africa CDC</figcaption></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading"><strong>Dix pays sur le fil du rasoir</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est le chiffre qui a fait froid dans le dos samedi matin à Kampala, en Ouganda, lors de la conférence de presse de l&rsquo;Africa CDC. «&nbsp;<em>Nous avons dix pays à risque</em>&nbsp;», a annoncé Jean Kaseya. Dans le détail : le Soudan du Sud, le Rwanda, le Kenya, la Tanzanie, l&rsquo;Éthiopie, le Congo-Brazzaville, le Burundi, l&rsquo;Angola, la Centrafrique et la Zambie. À l&rsquo;exception de l&rsquo;Éthiopie, tous sont limitrophes de la RDC ou de l&rsquo;Ouganda, déjà touchés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La géographie de la menace suit la logique des frontières poreuses et des flux humains transfrontaliers intenses dans une région où les déplacements de populations — réfugiés, travailleurs, commerçants — sont massifs et structurels. L&rsquo;Africa CDC estime que 319 millions de dollars sont nécessaires pour contenir l&rsquo;épidémie, dont 230 millions ont déjà été promis par des bailleurs.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L&rsquo;Ouganda, déjà dans la tourmente</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;Ouganda ne fait plus partie des pays «&nbsp;<em>à risque</em>&nbsp;» : il est dans l&rsquo;épidémie. Après avoir suspendu le 21 mai tous les transports publics à destination de la RDC, Kampala a confirmé samedi trois nouveaux cas, portant le total à cinq. Parmi eux, un chauffeur qui avait transporté le premier cas confirmé dans le pays, et une professionnelle de santé contaminée lors de soins. Le dernier cas est une ressortissante congolaise arrivée par avion.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministère de la Santé ougandais assure que «&nbsp;<em>tous les contacts liés aux cas confirmés ont été identifiés et font l&rsquo;objet d&rsquo;un suivi&nbsp;</em>». Une déclaration prudente dans un contexte où la traçabilité des chaînes de contamination demeure l&rsquo;un des défis majeurs de la riposte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les ministères de la Santé ougandais, congolais et sud-soudanais ont adopté une feuille de route conjointe, portant notamment sur le renforcement de la surveillance transfrontalière, l&rsquo;harmonisation des contrôles aux points d&rsquo;entrée et la coordination régionale de la gestion des incidents.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une souche sans vaccin ni traitement homologué</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui complique encore davantage la riposte, c&rsquo;est la nature même du virus en cause : la souche Bundibugyo, contre laquelle il n&rsquo;existe à ce jour ni vaccin ni traitement homologué. Les deux vaccins disponibles contre Ebola — le rVSV-ZEBOV (Ervebo) et le MVA-BN Filo — ont été développés contre la souche Zaïre, responsable des épidémies les plus meurtrières, dont celle de 2014-2016 en Afrique de l&rsquo;Ouest.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En l&rsquo;absence de contre-mesure médicale spécifique, la riposte repose sur des fondamentaux épidémiologiques : mesures barrières, détection rapide des cas, isolement des malades et suivi des contacts. Des outils éprouvés — mais dont l&rsquo;efficacité dépend d&rsquo;une logistique et d&rsquo;une coopération sanitaire que la situation sécuritaire à l&rsquo;est de la RDC rend particulièrement difficiles à déployer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ebola est une maladie mortelle, mais moins contagieuse que le Covid-19 ou la rougeole. La transmission se fait par contact direct avec les fluides corporels d&rsquo;une personne malade ou décédée. C&rsquo;est dans les structures de soins et lors des rites funéraires que les risques sont les plus élevés — deux réalités que la riposte dans la province d&rsquo;Ituri, décrite comme chaotique, peine à maîtriser.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : l&#8217;INPS rapproche ses services des retraités en région</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 23 May 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
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<p>Au Mali, l’INPS engage une réforme pour déconcentrer la gestion des pensions dans les régions afin de rapprocher les services des retraités, veufs et ayants droit éloignés de Bamako.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L&rsquo;Institut National de Prévoyance Sociale a réuni ses techniciens,&nbsp;</em></strong><strong>vendredi 22 mai 2026,&nbsp;</strong>&nbsp;<strong><em>&nbsp;pour valider les modalités de déconcentration de la gestion des pensions dans les régions. Une réforme administrative discrète, mais qui pourrait changer le quotidien de milliers d&rsquo;assurés éloignés de la capitale.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut parfois parcourir des centaines de kilomètres pour toucher sa retraite. C&rsquo;est la réalité de nombreux assurés maliens, retraités ou veufs et veuves, qui dépendent des prestations de l&rsquo;Institut National de Prévoyance Sociale (INPS) mais vivent loin de Bamako, où se concentre l&rsquo;essentiel du traitement administratif des dossiers. Une réalité que la direction de l&rsquo;institution entend changer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce vendredi 22 mai, la salle du Conseil d&rsquo;administration de l&rsquo;INPS a accueilli une réunion de validation des procédures de traitement des dossiers de pensions et des modalités de déconcentration des activités d&rsquo;Assurance vieillesse, d&rsquo;Invalidité et d&rsquo;Allocation de survivant dans les régions et les agences principales de Bamako. La séance, présidée par le Directeur général Idrissa Bakary Diarra, a réuni les principaux techniciens de l&rsquo;institution autour d&rsquo;un objectif concret : descendre la gestion des pensions au plus près des bénéficiaires.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une centralisation historique qui montre ses limites</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Fondé en 1961, l&rsquo;INPS est l&rsquo;organisme de sécurité sociale des travailleurs salariés du secteur privé et parapublic malien. Il couvre aujourd&rsquo;hui plusieurs risques : les charges de famille, les accidents du travail, la vieillesse, l&rsquo;invalidité et le décès. Placé sous la tutelle du ministère du Développement social, l&rsquo;établissement dispose d&rsquo;un réseau déconcentré qui comprend huit directions régionales et vingt-et-un bureaux correspondants dans les cercles du pays, auxquels s&rsquo;ajoutent six agences principales dans les communes du district de Bamako.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré cette présence territoriale, le traitement des dossiers de pensions — les plus sensibles, car ils concernent des personnes souvent âgées, invalides ou en situation de vulnérabilité — restait jusqu&rsquo;ici largement centralisé à Bamako. Résultat : des délais de traitement allongés, des déplacements coûteux pour les assurés et leurs ayants droit, et une charge administrative croissante sur les services centraux.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Valider, former, contrôler</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La réunion du 22 mai a permis d&rsquo;examiner et de valider les termes de référence de cette déconcentration, ainsi que les procédures de traitement des dossiers au niveau local. Les échanges ont porté sur trois axes : l&rsquo;organisation des structures déconcentrées, la définition des responsabilités des acteurs locaux, et les mécanismes de contrôle et d&rsquo;évaluation destinés à garantir la qualité du service.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les participants ont insisté sur la nécessité de former le personnel des directions régionales, d&rsquo;harmoniser les procédures entre les différentes structures et de déployer des outils de suivi performants pour éviter que la déconcentration ne se traduise par une dispersion incontrôlée des pratiques. Un calendrier de mise en œuvre a été validé à l&rsquo;issue de la réunion, accompagné de recommandations opérationnelles pour piloter la montée en charge progressive du dispositif.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un enjeu de justice sociale</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La portée de cette réforme dépasse le simple réajustement organisationnel. Elle touche à une question fondamentale de justice sociale dans un pays où la majorité de la population vit en dehors de la capitale. Pour un retraité de Kayes, de Mopti ou de Tombouctou, devoir se déplacer à Bamako — ou envoyer un représentant — pour constituer ou suivre un dossier de pension représente un coût financier et physique considérable. Pour une veuve cherchant à faire valoir ses droits à une allocation de survivant, les délais de traitement actuels peuvent signifier des mois sans ressources.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La déconcentration de ces prestations s&rsquo;inscrit dans une tendance plus large observée dans plusieurs pays d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest, où les organismes de prévoyance sociale cherchent à moderniser leur gestion et à étendre leur couverture effective. Au Sénégal, l&rsquo;IPRES a depuis longtemps misé sur un réseau d&rsquo;agences régionales pour fluidifier le service aux pensionnés. En Côte d&rsquo;Ivoire, la CNPS a engagé une numérisation progressive de ses procédures pour réduire les délais. Le Mali, avec cette réforme, cherche à rattraper ce mouvement continental, avec le leadership clairvoyant de du directeur général Idrissa Bakary Diarra.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un nouveau directeur général, un agenda réformateur</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La réunion du 22 mai intervient dans un contexte institutionnel particulier. Idrissa Bakary Diarra a été nommé à la tête de l&rsquo;INPS il y a peu, succédant à Ousmane Karim Coulibaly, sous la direction duquel avait eu lieu en novembre 2025 un comité de gestion élargi destiné à dresser un bilan complet des activités et à poser les bases des priorités pour 2026. La déconcentration des pensions constitue l&rsquo;un des axes stratégiques de la nouvelle direction.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La prochaine étape sera la mise en œuvre effective du calendrier validé ce vendredi, et avec elle, l&rsquo;épreuve du terrain : former des agents régionaux souvent peu habitués à traiter des dossiers de pensions complexes, garantir la fluidité de l&rsquo;information entre les structures locales et le siège, et maintenir un contrôle de qualité rigoureux pour éviter les erreurs de liquidation — dont les conséquences humaines peuvent être lourdes pour des bénéficiaires en situation de fragilité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette réforme silencieuse représente, pour des milliers de retraités maliens, un changement concret et attendu depuis longtemps.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Sénégal : Diomaye Faye vire Sonko, son mentor devenu rival</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 May 2026 22:47:14 +0000</pubDate>
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<p>Au Sénégal, le président Bassirou Diomaye Faye a limogé son Premier ministre Ousmane Sonko après une divergence publique. Une rupture politique majeure qui fragilise le Pastef et ouvre une nouvelle phase d’incertitude.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le président sénégalais a mis fin vendredi soir aux fonctions de son Premier ministre, quelques heures après que ce dernier l&rsquo;avait publiquement contredit à l&rsquo;Assemblée nationale. Une rupture au sommet de l&rsquo;État entre deux hommes qui incarnaient ensemble la promesse d&rsquo;alternance de 2024.</em></strong><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est une rupture consommée en direct, sous les caméras de la télévision nationale. Vendredi 22 mai 2026, peu avant 22 heures, Oumar Samba Ba, secrétaire général de la Présidence de la République du Sénégal, lisait sur la RTS le texte du décret n°2026-1128 : le président Bassirou Diomaye Faye mettait fin aux fonctions d&rsquo;Ousmane Sonko, entraînant ipso facto la dissolution de l&rsquo;ensemble du gouvernement. Les membres du cabinet sortant sont chargés d&rsquo;expédier les affaires courantes dans l&rsquo;attente d&rsquo;un nouvel exécutif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quelques heures plus tôt, dans la matinée, Sonko s&rsquo;était présenté à l&rsquo;Assemblée nationale pour la séance des questions d&rsquo;actualité au gouvernement. Et là, l&rsquo;impensable : le Premier ministre avait créé la surprise en affichant publiquement une divergence de vues majeure avec le président de la République sur la question sensible des fonds politiques et de leur contrôle. Face aux députés, il avait estimé que le chef de l&rsquo;État avait «&nbsp;<em>fait une erreur</em>&nbsp;» sur ce dossier, tout en espérant un changement de posture de sa part. «&nbsp;<em>Le président a fait une erreur concernant les fonds politiques et j&rsquo;ai espoir qu&rsquo;il revienne à la raison. Je ne suis pas d&rsquo;accord avec lui sur cette question</em>&nbsp;», avait-il lancé sans détours, sous les yeux médusés des parlementaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La réponse de Diomaye Faye n&rsquo;a pas tardé. Quelques heures suffisaient.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le mentor et le disciple</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour comprendre l&rsquo;ampleur de la rupture, il faut remonter à 2024. Empêché de se présenter à l&rsquo;élection présidentielle par le régime sortant de Macky Sall — qui l&rsquo;avait fait emprisonner —, Ousmane Sonko avait désigné Bassirou Diomaye Faye, son secrétaire général au sein du parti Pastef, pour le remplacer comme candidat. Cette décision avait ouvert la voie à une victoire dès le premier tour de la présidentielle de mars 2024. Faye à l&rsquo;Élysée, Sonko à Matignon sénégalais : le tandem semblait indestructible, porté par une promesse commune de rupture avec l&rsquo;ancien régime.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais presque chaque jour que Dieu fait, le tandem entre le président Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko battait de l&rsquo;aile. La relation entre les deux hommes, présentée comme fraternelle pendant la campagne, s&rsquo;était progressivement muée en bras de fer. Sonko avait même évoqué la possibilité de retirer son parti du gouvernement si les désaccords persistaient, qualifiant leur arrangement de «&nbsp;<em>soft power-sharing situation</em>&nbsp;».</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Fonds politiques, dialogue national : les fractures à ciel ouvert</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les sujets de friction s&rsquo;étaient accumulés. Sur les fonds politiques — ces budgets discrétionnaires à disposition de l&rsquo;exécutif que Pastef avait toujours promis d&rsquo;encadrer strictement —, Sonko avait affirmé que son parti défendait cette idée depuis 2014 et qu&rsquo;elle figurait déjà dans son programme présidentiel de 2019, avant d&rsquo;être reprise dans celui de la coalition Diomaye Président. Que Faye s&rsquo;en écarte constituait donc, pour Sonko, une trahison programmatique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le dialogue national, les deux hommes avaient également affiché des visions divergentes. Dans un contexte de tensions latentes entre les deux chefs de l&rsquo;exécutif sénégalais, Diomaye Faye avait décidé de proposer dix jours de concertations avec la société civile, les partis politiques, les ONG ou encore les chefs traditionnels et religieux — une initiative que Sonko semblait regarder avec un détachement croissant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En structurant sa propre coalition, Bassirou Diomaye Faye s&rsquo;était approché d&rsquo;un point de non-retour, les tensions avec son Premier ministre dessinant les contours d&rsquo;un affrontement politique aux conséquences incertaines. Dès mai 2026, des limogeages dans l&rsquo;entourage présidentiel — notamment le remplacement du porte-parole de la présidence, un homme de Sonko, par un profil proche de Faye — avaient signalé que la présidence était entrée dans une logique de reconquête de son autonomie.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>« Alhamdoulillah »</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une réaction publiée après son départ, Ousmane Sonko a déclaré : «&nbsp;<em>Alhamdoulillah. Ce soir je dormirai le cœur léger à la cité Keur Gorgui.&nbsp;</em>» Ni amertume affichée, ni appel à la résistance — du moins pour l&rsquo;instant. Un soulagement, presque. Celui d&rsquo;un homme qui, depuis des mois, semblait suffoquer dans un costume de Premier ministre qui l&#8217;empêchait d&rsquo;être ce qu&rsquo;il est fondamentalement : un tribun de l&rsquo;opposition, pas un gestionnaire de coalition.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car Sonko n&rsquo;a jamais caché ses ambitions. Dès décembre 2025, il avait déclaré qu&rsquo;il serait candidat à la prochaine présidentielle — alors même que Diomaye Faye, constitutionnellement, conserve le droit de briguer un second mandat. Une provocation ouverte qui avait encore creusé le fossé entre les deux hommes.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Et maintenant ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Sénégal entre dans une période d&rsquo;incertitude institutionnelle. La nomination d&rsquo;un nouveau Premier ministre ainsi que la formation d&rsquo;un nouvel exécutif devrait intervenir dans les prochains jours ou les prochaines heures. Aucun nom n&rsquo;avait filtré à l&rsquo;heure où ces lignes étaient écrites.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question politique, elle, est posée plus brutalement : que devient Pastef, le parti que les deux hommes présidaient ensemble ? Sonko en est le leader historique, le fondateur, l&rsquo;âme. Faye en est le président élu. Leur rupture institutionnelle annonce-t-elle une rupture partisane ? Les prochaines semaines diront si le Sénégal, qui croyait avoir tourné la page des guerres de clans, vient simplement d&rsquo;en ouvrir une nouvelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bassirou Diomaye Faye, 46 ans, est président du Sénégal depuis avril 2024. Ousmane Sonko, 51 ans, était Premier ministre depuis le 3 avril 2024.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Trafic pharmaceutique : pourquoi les pilules de l’érection dominent le marché noir</title>
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		<pubDate>Fri, 08 May 2026 16:49:21 +0000</pubDate>
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<p>L’opération Pangea XVIII menée par INTERPOL dans 90 pays révèle une explosion du trafic de médicaments contrefaits, dominé par les pilules contre la dysfonction érectile. Internet, désinformation et marché noir alimentent un commerce dangereux pour la santé publique.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L&rsquo;opération Pangea XVIII d&rsquo;INTERPOL, menée en mars 2026 dans 90 pays, révèle une vérité que beaucoup préfèrent taire : les médicaments contre la dysfonction érectile arrivent en tête des produits pharmaceutiques illicites les plus saisis dans le monde, devant même les antibiotiques et les analgésiques. Un marché gris florissant, dopé par internet et la désinformation.</em></strong><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a quelque chose de révélateur dans les chiffres que vient de publier INTERPOL. Parmi les 6,42 millions de doses de produits pharmaceutiques non approuvés ou contrefaits interceptées lors de l&rsquo;opération Pangea XVIII, menée du 10 au 23 mars 2026 dans 90 pays, la catégorie la plus saisie n&rsquo;est pas celle des drogues dures, ni même celle des antibiotiques. Ce sont les médicaments contre la dysfonction érectile : 682 317 doses confisquées à travers le monde. Devant les sédatifs (620 949), les analgésiques (502 611) et les antibiotiques (465 473).</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Medicaments-contre-la-dysfonction-erectile-.png"><img decoding="async" width="1024" height="567" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Medicaments-contre-la-dysfonction-erectile--1024x567.png" alt="Médicaments contre la dysfonction érectile" class="wp-image-22294" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Medicaments-contre-la-dysfonction-erectile--1024x567.png 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Medicaments-contre-la-dysfonction-erectile--300x166.png 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Medicaments-contre-la-dysfonction-erectile--768x425.png 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Medicaments-contre-la-dysfonction-erectile--1536x851.png 1536w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Medicaments-contre-la-dysfonction-erectile--1920x1064.png 1920w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Medicaments-contre-la-dysfonction-erectile--1170x648.png 1170w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Medicaments-contre-la-dysfonction-erectile--585x324.png 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Medicaments-contre-la-dysfonction-erectile--600x332.png 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Medicaments-contre-la-dysfonction-erectile-.png 2022w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Interpol, l&rsquo;agence policière intercontinentale, a saisi cette année pour 15,5 millions de dollars de produits contrefaits au niveau mondial, dominé par les pilules contre la dysfonction érectile. ©capture d&rsquo;écran. </figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Un chiffre qui dit long sur les nouvelles anxiétés d&rsquo;une planète hyperconnectée, où la performance — y compris sexuelle — est devenue une injonction sociale autant qu&rsquo;un marché.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le Viagra de contrebande, symptôme d&rsquo;un monde sous pression</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La domination des médicaments contre la dysfonction érectile dans les statistiques d&rsquo;INTERPOL n&rsquo;est pas un hasard. Elle traduit une réalité socio-économique profonde : la demande mondiale pour ces produits explose, mais l&rsquo;accès légal reste freiné par la prescription médicale obligatoire, le coût élevé des traitements de marque et, dans de nombreux pays, la persistance d&rsquo;un tabou culturel autour de la sexualité masculine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Résultat : des millions d&rsquo;hommes se tournent vers internet, où des milliers de sites — souvent opérés depuis des zones grises juridictionnelles — proposent du sildénafil, du tadalafil ou leurs génériques à prix cassé, sans ordonnance, livrés discrètement à domicile. L&rsquo;opération Pangea XVIII a permis de démanteler ou de perturber environ 5 700 sites web, pages de réseaux sociaux et canaux en ligne utilisés pour commercialiser ces produits illicites.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le problème n&rsquo;est pas seulement juridique. Ces médicaments, lorsqu&rsquo;ils sont fabriqués en dehors de tout contrôle sanitaire, peuvent contenir des dosages erronés, des substances de substitution ou des contaminants dangereux. Les risques cardiovasculaires sont réels, en particulier pour des patients qui s&rsquo;auto-médicamentent sans bilan médical préalable.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les médicaments amincissants et le mirage GLP-1</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Mais la dysfonction érectile n&rsquo;est plus seule à structurer ce marché de l&rsquo;apparence et de la performance. Une nouvelle catégorie monte en puissance : les médicaments GLP-1, développés à l&rsquo;origine pour traiter le diabète de type 2 — le sémaglutide (Ozempic) et le tirzepatide en tête — et désormais massivement détournés pour la perte de poids.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La demande est telle que des réseaux criminels ont flairé le filon. En Thaïlande, un raid dans une clinique esthétique a conduit à la saisie de plus de 300 flacons de ces substances, stockés pour être distribués à des clients ayant passé commande via des plateformes en ligne. Les versions illicites, souvent fabriquées en Asie du Sud-Est, se vendent pour aussi peu que 10 dollars l&rsquo;unité — contre plusieurs centaines de dollars pour les produits officiels. Dans certains lots contrôlés, les vérificateurs ont retrouvé de la sibutramine, une molécule interdite dans de nombreux pays en raison de son association avec des crises cardiaques et des accidents vasculaires cérébraux.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le Royaume-Uni en tête, l&rsquo;Afrique en ligne de mire</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan géographique, le Royaume-Uni arrive en tête des pays ayant effectué les plus grandes saisies avec 2,12 millions de doses interceptées — un résultat qui reflète autant la vigueur des contrôles douaniers britanniques que l&rsquo;ampleur du marché illicite qui les alimente. La Colombie (1,47 million) et l&rsquo;Australie (752 617) complètent le podium.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Côté africain, le tableau est différent — et plus préoccupant. Si le Burkina Faso figure à la quatrième place mondiale avec 430 360 doses saisies, les produits interceptés sur le continent sont d&rsquo;une autre nature : analgésiques, antibiotiques et antipaludiques de qualité inférieure ou contrefaits, vendus dans des marchés informels à des populations qui n&rsquo;ont pas les moyens d&rsquo;accéder aux circuits pharmaceutiques officiels. La Côte d&rsquo;Ivoire a ainsi saisi une tonne entière d&rsquo;ibuprofène contrefait sur un seul véhicule. Au Cameroun, des milliers de flacons d&rsquo;antipaludiques falsifiés ont été interceptés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La France, avec 109 748 doses saisies, ferme le classement des dix premiers pays — une présence dans ce palmarès peu enviable qui illustre que nul pays développé n&rsquo;est à l&rsquo;abri de ce trafic.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L&rsquo;ivermectine, des parasites aux théories complotistes</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;opération Pangea XVIII a également mis en lumière un phénomène inquiétant : le retour en force des antiparasitaires, et notamment de l&rsquo;ivermectine et du fenbendazole — un vermifuge vétérinaire — dans les saisies mondiales. Une tendance que les enquêteurs n&rsquo;avaient plus observée à cette échelle depuis les pics de la pandémie de Covid-19.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;explication tient en un mot : désinformation. Des communautés en ligne, principalement anglophones mais de plus en plus multilingues, font la promotion de ces substances comme des «&nbsp;<em>traitements alternatifs contre le cancer&nbsp;</em>», au mépris des avertissements répétés des agences sanitaires. Commercialisés en «&nbsp;<em>kits de traitement</em>&nbsp;», ils contournent les réglementations en se présentant comme des compléments de santé. L&rsquo;Australie, la Nouvelle-Zélande, Singapour, les États-Unis et le Royaume-Uni ont tous signalé des saisies importantes.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>INTERPOL tire la sonnette d&rsquo;alarme</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au total, l&rsquo;opération Pangea XVIII aura mobilisé les forces de l&rsquo;ordre de 90 pays, conduit à 269 arrestations, démantelé 66 groupes criminels et généré 392 enquêtes. Les marchandises saisies sont valorisées à 15,5 millions de dollars.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le secrétaire général d&rsquo;INTERPOL, Valdecy Urquiza, le message est sans ambiguïté : «&nbsp;<em>Les faux médicaments ne sont pas seulement une fraude — ils mettent des vies en danger. Les criminels exploitent les lacunes de surveillance en ciblant les personnes à la recherche d&rsquo;un traitement rapide ou abordable. Les conséquences peuvent être graves, voire mortelles</em>. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lancée il y a près de vingt ans, l&rsquo;opération Pangea reste l&rsquo;un des rares dispositifs de coopération policière véritablement mondiaux dans ce domaine. Mais face à l&rsquo;essor du commerce en ligne et à la sophistication croissante des réseaux criminels, la course entre trafiquants et autorités sanitaires est loin d&rsquo;être terminée.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : l’INPS mobilise 10 millions de FCFA pour les victimes des attaques terroristes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 04 May 2026 22:56:02 +0000</pubDate>
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<p>Au Mali, l’INPS a remis un chèque de 10 millions FCFA pour soutenir la prise en charge des victimes des attaques terroristes du 25 avril, saluant la mobilisation du personnel de santé.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>À la suite des attaques terroristes qui ont récemment endeuillé le Mali, un élan de solidarité s’organise au sein des institutions publiques. Ce lundi 4 mai,&nbsp;</em></strong><em>l’<strong>Institut national de la prévoyance sociale (INPS)</strong><strong>&nbsp;a posé un geste fort en remettant un chèque de 10 millions de FCFA destiné à soutenir la prise en charge des victimes.</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>J’ai instruit le Gouvernement de prendre toutes les mesures nécessaires pour renforcer l’assistance aux victimes, soutenir les familles endeuillées et accompagner les blessés. La solidarité nationale ne doit pas être un vain mot. Elle doit être un geste, une présence, un soutien concret.</em>&nbsp;», déclarait le président de la transition dans son adresse à la nation du 28 avril 2026. Cette instruction du chef de l’État a eu un écho favorable auprès de l’institut national de prévoyance sociale (INPS), qui vient de soutenir les victimes avec un chèque géant.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Soutien à l’État et au système de santé&nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La cérémonie, empreinte d’émotion, s’est déroulée en présence des autorités sanitaires. Prenant la parole au nom de l’institution, Mossadeck Bally a exprimé la compassion de l’INPS face à l’ampleur du drame. «&nbsp;<em>Les récents événements qui ont frappé notre pays ont causé des souffrances humaines que rien ne saurait pleinement apaiser. Derrière chaque blessé, il y a une vie bouleversée, une famille éprouvée, une communauté touchée</em>&nbsp;», a-t-il déclaré.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Fidèle à sa mission de protection sociale, l’INPS a tenu à s’associer à l’hommage national rendu aux victimes civiles et militaires, ainsi qu’à Sadio Camara, disparu lors de ces attaques. Pour son président du Conseil d’administration, cette contribution financière se veut à la fois un acte de solidarité et une marque d’engagement aux côtés de l’État et du système de santé.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La résilience collective, plus que jamais une nécessité&nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">De son côté, Assa Badiallo Touré, ministre de la Santé et du Développement social a salué l’initiative, tout en rendant hommage au personnel médical mobilisé depuis les premières heures. «&nbsp;<em>Le travail remarquable des équipes médicales et de l’ensemble du personnel de santé, engagés jour et nuit pour sauver des vies, force le respect et mérite notre soutien total</em>&nbsp;», a-t-elle affirmé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La ministre a également indiqué que plusieurs interventions chirurgicales avaient été réalisées dans la nuit suivant les attaques, témoignant de la réactivité du système sanitaire face à l’urgence. Une minute de silence a été observée en mémoire des victimes, dans une atmosphère de recueillement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de ce geste financier, cette initiative illustre la mobilisation des institutions nationales face à une crise qui touche profondément le pays. Elle souligne aussi l’importance de la solidarité nationale dans la prise en charge des blessés et l’accompagnement des familles endeuillées, dans un contexte où la résilience collective est plus que jamais une nécessité.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Santé : l’hôpital régional de Tombouctou équipe le centre médical de l’INPS </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Apr 2026 14:53:35 +0000</pubDate>
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<p>À Tombouctou, l’hôpital régional a offert des équipements médicaux au centre médical inter-entreprises de l’INPS afin d’améliorer l’accueil et la prise en charge des patients dans la région.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph">À Tombouctou, une initiative de coopération entre institutions sanitaires locales vise à renforcer l’offre de soins dans une région confrontée à des défis importants en matière d’accès à la santé. L’Institut National de Prévoyance Sociale (INPS) a ainsi bénéficié d’un don de matériel médical de la part de l’Hôpital régional de Tombouctou, destiné à améliorer les capacités du Centre médical inter-entreprises (CMIE).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les responsables locaux, ce don s’inscrit dans le cadre d’une collaboration renforcée entre la direction régionale de l’INPS et celle de l’hôpital régional. L’équipement offert comprend deux tables de consultation médicale ainsi qu’une table de consultation gynécologique. Des installations qui doivent permettre d’améliorer les conditions d’accueil et de prise en charge des patients au sein du CMIE.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les autorités sanitaires, ces équipements représentent un apport concret pour le fonctionnement quotidien du centre médical. Ils contribueront notamment à renforcer les capacités de consultation et à faciliter l’accès aux soins pour les travailleurs affiliés à l’INPS et leurs ayants droit dans cette région du nord du Mali.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un contexte où les infrastructures sanitaires restent souvent insuffisantes dans plusieurs localités du pays, cette initiative illustre l’importance des partenariats entre institutions publiques pour soutenir les structures de santé locales. À Tombouctou, où les besoins médicaux demeurent importants, ce type de coopération est régulièrement encouragé afin d’améliorer la qualité et la disponibilité des services de santé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La direction régionale de l’INPS souligne que cette donation témoigne d’une volonté commune de renforcer le système sanitaire local. Les responsables espèrent que ce type de synergie entre institutions pourra se poursuivre afin de soutenir durablement les infrastructures médicales dans la région.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La rédaction&nbsp;</strong></p>
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		<title>Abuja : Ichaka Koné échange avec l’ambassadeur du Mali sur la sécurité sociale </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Apr 2026 02:00:00 +0000</pubDate>
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<p>En déplacement à Abuja pour un séminaire de l’Association internationale de la sécurité sociale, le directeur général de la CMSS, Ichaka Koné, a été reçu par l’ambassadeur du Mali. Les échanges ont porté sur la coopération institutionnelle et les enjeux de la protection sociale.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>En marge d’un séminaire technique consacré à la sécurité sociale, le directeur général de la Caisse malienne de sécurité sociale (CMSS), Ichaka Koné, a effectué une visite de courtoisie à l’ambassade du Mali à Abuja. Il y a été reçu par l’ambassadeur du Mali au Nigeria, Cheick Oumar Coulibaly, lors d’une rencontre placée sous le signe de la coopération institutionnelle et du dialogue sur les enjeux sociaux.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La visite du responsable de la sécurité sociale malienne intervient à l’occasion de sa participation au séminaire technique organisé par l’Association internationale de la sécurité sociale (AISS), qui réunit dans la capitale nigériane plusieurs responsables et experts du secteur venus d’Afrique et d’ailleurs.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-rencontre-placee-sous-le-signe-de-la-cooperation"><strong>Une rencontre placée sous le signe de la coopération</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Accueilli avec les égards protocolaires, dans l’esprit du&nbsp;<em>diatiguiya</em>&nbsp;malien – cette tradition d’hospitalité profondément ancrée dans la culture du pays –, Ichaka Koné et l’ambassadeur Cheick Oumar Coulibaly ont eu des échanges qualifiés de cordiaux. Les discussions ont porté à la fois sur leurs missions respectives, sur les dynamiques de coopération institutionnelle ainsi que sur plusieurs sujets d’actualité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les thèmes abordés figurait notamment le prochain contrôle physique des pensionnés de la CMSS, une opération essentielle pour la gestion et la transparence du système de protection sociale.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-definir-les-priorites-ouest-africaines"><strong>Définir les priorités ouest-africaines</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le directeur général de la CMSS a également mis en avant l’importance du séminaire technique de l’AISS auquel il participe à Abuja. Cette rencontre vise notamment à définir les priorités de l’Afrique de l’Ouest en matière de sécurité sociale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les discussions portent en particulier sur l’élaboration du plan d’actions 2025-2027 de l’organisation, dont l’adoption est prévue en juin prochain à Genève. Les premières orientations de ce programme avaient été esquissées lors d’une réunion tenue en octobre 2025 à Kuala Lumpur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À cette occasion, trois pays d’Afrique de l’Ouest – le Mali, la Guinée et le Ghana – ont été désignés pour représenter la sous-région au sein de certaines instances de l’organisation.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-le-role-des-ambassades-dans-la-protection-sociale"><strong>Le rôle des ambassades dans la protection sociale</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au cours de la rencontre, Ichaka Koné a également souligné l’importance du rôle des ambassades dans l’enrôlement et le suivi des pensionnés maliens vivant à l’étranger. Un enjeu crucial pour assurer la bonne gestion des prestations sociales destinées à la diaspora.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De son côté, l’ambassadeur Cheick Oumar Coulibaly s’est félicité de cette démarche, estimant qu’elle contribue à renforcer l’image du Mali à l’international et à consolider les liens institutionnels entre les représentations diplomatiques et les structures nationales.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-cooperation-appelee-a-se-renforcer"><strong>Une coopération appelée à se renforcer</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La rencontre, brève mais dense, s’est conclue sur une volonté commune de renforcer la collaboration entre les institutions diplomatiques et les organismes de protection sociale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un contexte de transformation progressive du système social malien, les deux responsables ont souligné l’importance de poursuivre les efforts engagés afin de moderniser la sécurité sociale et d’améliorer la prise en charge des bénéficiaires, au Mali comme au sein de la diaspora.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Dix tonnes de viande avariée stoppées aux portes de Bamako </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 18 Apr 2026 02:00:00 +0000</pubDate>
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<p>Les services douaniers ont saisi 10 tonnes de viande avariée à Bamako, révélant des enjeux de santé publique importants.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Les services douaniers maliens ont intercepté, à Bamako, un camion transportant près de 10 tonnes de viande de volaille avariée. Cette opération met en lumière l’ampleur des trafics alimentaires illicites et leurs implications pour la santé publique et l’économie.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la soirée du 15 avril 2026, les agents de la Brigade fluviale des douanes, relevant de la Brigade mobile d’intervention de Bamako, ont procédé à une saisie d’envergure dans le quartier de Sébénikoro. Un camion-benne a été intercepté alors qu’il transportait 1 000 cartons de viande de volaille avariée, pour un poids total estimé à 10 000 kilogrammes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’intervention, menée aux alentours de 20 heures, s’est déroulée sans incident, selon les autorités douanières, qui saluent le professionnalisme des agents mobilisés. La marchandise, d’origine étrangère, était destinée à être écoulée sur le marché local, en dehors de tout circuit de contrôle sanitaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-un-enjeu-majeur-de-sante-publique"><strong>Un enjeu majeur de santé publique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de la saisie elle-même, l’opération met en évidence les risques sanitaires liés à l’introduction de produits impropres à la consommation. La commercialisation de denrées avariées peut entraîner des intoxications alimentaires graves, dans un contexte où les dispositifs de contrôle restent sous pression.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>Cette saisie illustre notre engagement constant à préserver la santé publique</em>&nbsp;», a déclaré Cheickna Amala Diallo, directeur général des douanes maliennes. Les autorités soulignent que ce type de trafic constitue une menace directe pour les consommateurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les douanes pointent également la dimension économique du phénomène. L’importation clandestine de produits alimentaires échappe aux taxes et fragilise les filières locales, déjà confrontées à de multiples défis.</p>



<h2 class="wp-block-heading" id="h-une-vigilance-accrue-des-autorites"><strong>Une vigilance accrue des autorités</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce cas précis, la quantité saisie – l’équivalent de plusieurs tonnes de marchandises – laisse entrevoir l’existence de réseaux organisés capables d’acheminer et de distribuer ces produits à grande échelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à ces enjeux, les services douaniers affirment renforcer leur dispositif de surveillance sur l’ensemble du territoire, notamment dans les zones de transit et les axes d’approvisionnement de la capitale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette opération s’inscrit dans une stratégie plus large de lutte contre les trafics illicites, qui englobe aussi bien les denrées alimentaires que d’autres marchandises sensibles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La saisie de ces 10 tonnes de viande avariée rappelle l’importance des contrôles aux frontières et sur les circuits de distribution. Elle met en lumière un défi persistant pour les autorités maliennes : garantir la sécurité sanitaire tout en luttant contre une économie parallèle qui prospère sur les failles du système.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
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