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	<title>Archives des Exclusif &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des Exclusif &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>AISS : Le nouveau Bureau, mis en place à Kuala Lumpur en septembre 2025, tient sa 1ère réunion à Genève.</title>
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		<pubDate>Tue, 23 Jun 2026 14:15:30 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Réuni à Genève, le nouveau Bureau de l’AISS examine les orientations stratégiques de la protection sociale mondiale. Le Mali, représenté par le Directeur général de la CMSS, Ichaka Koné, participe aux travaux aux côtés de la Guinée et du Ghana.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Réuni à Genève, le nouveau Bureau de l’AISS examine les orientations stratégiques de la protection sociale mondiale. Le Mali, représenté par le Directeur général de la CMSS, Ichaka Koné, participe aux travaux aux côtés de la Guinée et du Ghana.<br></em></strong>La première réunion du bureau de l’Association Internationale de la Sécurité Sociale (AISS), mis en place en septembre 2025 à Kuala Lumpur, se tient actuellement à Genève où l’ouverture des travaux a lieu ce lundi 22 juin 2026. Elle réunit les membres de cette instance afin d’examiner les questions stratégiques relatives à la gouvernance et aux orientations futures de l’Association. Le Directeur Général de la CMSS, Ichaka KONE, avec deux autres Directeurs Généraux de la CNPS- Guinée et du SSNIT- Ghana respectivement, Aminata DIALLO et Kwesi Afreh Biney, ont été désignés par leurs pairs pour porter la voix de l’Afrique de l’Ouest au sein de l’AISS durant les trois ans 2026-2028.<br>À l’entame des travaux, la Directrice générale de la CNPS de Guinée, Mme Aminata DIALLO, a été désignée Vice-présidente de l’AISS pour la durée du mandat. Cette nomination traduit une nouvelle marque de confiance accordée à l’Afrique de l’Ouest au sein des instances dirigeantes de l’Association.<br>Fondée en 1927 sous l’égide de l’Organisation Internationale du Travail (OIT), l’AISS constitue le principal réseau mondial des institutions de sécurité sociale. Elle regroupe aujourd’hui 338 institutions membres réparties dans 163 pays, œuvrant ensemble pour le renforcement et la modernisation des systèmes de protection sociale à travers le monde.<br>Durant des jours à Genève, les membres du bureau, tous experts en protection sociale à travers le monde se pencheront sur les 19 points inscris à l’ordre du jour. Il s’agit entre autres : l’introduction au mandat et aux procédures du Bureau de l’AISS ; l’adoption du compte rendu de la 132e Réunion du Bureau ; le remplacement de membres du Bureau et de Présidents des Commissions techniques Élection du/de la Vice-président/e de l’AISS, le rapport sur l’effectif des institutions membres et l’admission de nouveaux membres à l’AISS Rapport d’activités du Président de l’AISS ; le rapport du trésorier sur la situation financière de l’AISS à la fin du triennium 2023-2025 ; le rapport de la Commission de contrôle sur l’exercice financier 2025 ; le rapport du comité financier et la recommandation concernant l’ajustement de la valeur du point de contribution des membres pour 2027 ; la désignation du comité d’examen des candidatures ; la réunions virtuelles et décisions électroniques des organes statutaires; le centenaire de l’AISS, la date de la prochaine réunion du Bureau et les questions divers.<br>Le Directeur Général de l’une des principales institutions de protection sociale du Mali, Ichaka KONE, ainsi que ses homologues guinéen et ghanéen, représenteront dignement la région Afrique de l’Ouest lors de cette réunion. Ensemble, ils examineront les perspectives et les pistes d’action susceptibles de contribuer au renforcement et à l’essor de la protection sociale dans l’espace ouest-africain.<br>Profitant de son séjour dans la capitale suisse, le Directeur Général de la CMSS, Ichaka KONE, a effectué une visite de courtoisie à l’Ambassade du Mali afin d’informer les autorités diplomatiques de sa présence à Genève ainsi que de l’objet de sa mission. Au cours de cette rencontre, les échanges ont notamment porté sur la prochaine opération de contrôle physique des pensionnés maliens résidant à l’étranger, prévue au cours de l’année 2026.<br>Au cours de leurs échanges, les deux personnalités ont mis en exergue le rôle essentiel de la protection sociale dans l’amélioration des conditions de vie des populations, tout en réaffirmant l’engagement du Mali à contribuer activement aux initiatives internationales visant à promouvoir une protection sociale inclusive et durable. Ernfin, Son Excellence Gaoussou Sekou Cissé, ambassadeur du Mali à la mission permanente du Mali à Genève s’est réjouit de cette présence du Mali à cette rencontre dans le domaine de la protection sociale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Fatoumata Mah Thiam KONÉ, CCOM-RP/CMSS.</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Ebola en RDC : un taux de mortalité alarmant au Nord-Kivu inquiète les autorités sanitaires</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Jun 2026 00:41:39 +0000</pubDate>
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<p>Alors que la RDC compte 875 cas confirmés d’Ebola et 202 décès, Africa CDC s’inquiète du Nord-Kivu, où l’insécurité entrave la riposte sanitaire et fait grimper le taux de mortalité à 59 %.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Avec 875 cas confirmés et 202 décès, l&rsquo;épidémie d&rsquo;Ebola à virus Bundibugyo dans l&rsquo;est de la RDC continue de progresser. Si l&rsquo;Ituri reste l&rsquo;épicentre, c&rsquo;est le Nord-Kivu qui concentre désormais les plus vives inquiétudes d&rsquo;Africa CDC : un taux de létalité de 59 %, une insécurité qui bloque les équipes sanitaires, et des zones entières probablement non recensées.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les chiffres progressent, mais ce sont ceux qu&rsquo;on ne peut pas compter qui font le plus peur. Selon Africa CDC, l&rsquo;agence sanitaire de l&rsquo;Union africaine, la RDC recense désormais&nbsp;875 cas confirmés&nbsp;d&rsquo;Ebola et&nbsp;202 décès&nbsp;depuis le début de l&rsquo;épidémie causée par le virus Bundibugyo dans l&rsquo;est du pays. L&rsquo;Ituri demeure l&rsquo;épicentre avec 799 cas confirmés. Mais c&rsquo;est la province du Nord-Kivu, avec seulement 73 cas recensés, qui concentre l&rsquo;essentiel des inquiétudes des épidémiologistes. Non pas parce que le nombre de cas y est élevé — il est bien inférieur à l&rsquo;Ituri — mais parce que le taux de létalité y atteint des niveaux alarmants :&nbsp;59 %, soit près de six patients sur dix qui n&rsquo;en réchappent pas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette surmortalité n&rsquo;est pas le signe d&rsquo;une souche plus virulente. Elle est le symptôme d&rsquo;un système de réponse à l&rsquo;épidémie qui ne fonctionne pas. Derrière ce chiffre se cache une réalité que les équipes sanitaires connaissent bien dans cette région de l&rsquo;est congolais : l&rsquo;insécurité persistante empêche les intervenants d&rsquo;atteindre les malades à temps, de les isoler, de retracer leurs contacts. Quand on arrive trop tard, les patients meurent.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L&rsquo;insécurité, premier obstacle à la riposte</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le docteur Wessam Moukala, d&rsquo;Africa CDC, ne mâche pas ses mots. «&nbsp;<em>La sécurité est un véritable défi. Elle limite le déplacement de nos équipes qui ne peuvent pas atteindre les populations, faire de la prévention, vérifier s&rsquo;il y a des cas suspects et au besoin les isoler, ainsi qu&rsquo;identifier et procéder au suivi des cas contacts&nbsp;</em>», explique-t-il. Le Nord-Kivu affiche ainsi le taux d&rsquo;identification et de suivi des cas contacts le plus faible des trois provinces touchées — un indicateur clé dans la lutte contre une épidémie de fièvre hémorragique, où chaque contact non suivi est un risque de transmission non contrôlé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Africa CDC soulève par ailleurs une hypothèse qui aggrave encore le tableau : en raison des difficultés d&rsquo;accès à certaines zones du Nord-Kivu, le nombre réel de cas pourrait être sensiblement supérieur aux 73 officiellement recensés. Des malades non détectés, des morts non comptabilisés, des chaînes de transmission inconnues. L&rsquo;agence sanitaire de l&rsquo;UA appelle les autorités à tout mettre en œuvre pour permettre à ses équipes d&rsquo;accéder rapidement à ces secteurs inaccessibles.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Des nouvelles recommandations de l&rsquo;OMS en temps utile</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;épidémie congolaise survient au moment où l&rsquo;Organisation mondiale de la Santé publie, le 17 juin 2026, ses premières lignes directrices complètes sur la prise en charge clinique de la maladie à filovirus — incluant toutes les souches d&rsquo;Ebola et le virus Marburg. Ce document, élaboré avec des experts mondiaux et fondé sur les leçons des dernières épidémies africaines, formule 16 recommandations pratiques destinées aux personnels soignants de première ligne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les priorités : la détection précoce des signes de dégradation clinique, la prise en charge rapide de la déshydratation et du choc hypovolémique, le traitement des infections bactériennes secondaires, et la mise en place d&rsquo;un suivi structuré pour les survivants — qui peuvent continuer à porter et transmettre le virus pendant plusieurs semaines après leur rétablissement. «&nbsp;<em>Ces nouvelles lignes directrices sont un parfait exemple de la manière dont l&rsquo;OMS utilise la science afin de mieux protéger les personnes lors des épidémies</em>&nbsp;», a déclaré le directeur général de l&rsquo;organisation, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces recommandations sont théoriquement applicables au Nord-Kivu comme en Ituri. Mais elles présupposent que les équipes médicales peuvent accéder aux patients. Dans les zones sous tension du Nord-Kivu, cette condition première — aussi simple qu&rsquo;elle puisse paraître — reste, pour l&rsquo;heure, la plus difficile à remplir.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La rédaction&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Genève : le Mali au lancement du Groupe d’amis de l’Économie sociale et solidaire à la CIT 2026</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 13 Jun 2026 07:10:59 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>À la 114e Conférence internationale du travail à Genève, le Mali a participé au lancement du Groupe d’amis de l’Économie sociale et solidaire. La DNPSES a présenté les avancées du pays, qui compte plus de 45 500 coopératives et près de 1,9 million d’adhérents.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le Mali, avec ses représentants notamment le Directeur National de la Protection Sociale et de l’Economie Solidaire (DNPSES), M. MOHAMED BASSIROU TRAORÉ, a activement participé à la 114ème session de la Conférence Internationale du Travail (CIT) qui vient de se dérouler du 01 au 12 juin 2026 à GENÈVE (SUISSE).</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Mali était présent hier 11 juin 2026, au siège du BIT, au lancement du « Groupe d&rsquo;amis sur l&rsquo;Economie Solidaire et Solidaire », cela conformément au plaidoyer des ministres de certains pays Africains et d&rsquo;éminentes personnalités à travers le monde.<br>Le sommet international de l’Économie Sociale et Solidaire (ESS), rappelons-le, organisé à Paris en juillet 2019, à laquelle a pris part le défunt ministre du Développement Social Hamadoun KONATE, a recommandé la création d&rsquo;une plate-forme en vue de donner plus de visibilité à ce secteur, créateur d&#8217;emplois et de richesses.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon MOHAMED BASSIROU TRAORÉ, l’Économie Sociale et Solidaire (ESS) au Mali est encadrée par la Politique Nationale de Promotion de l’Économie Sociale et Solidaire (PNPESS), adoptée en 2016.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette politique, dira t’il, vise à renforcer une économie fondée sur la solidarité, la création de richesses et la lutte contre la pauvreté, à travers la promotion d’organisations et d’entreprises plaçant l’humain au cœur du développement.<br>Selon lui, en 2025, le Mali comptait plus de 45 500 sociétés coopératives regroupant près de 1,9 million d’adhérents, ainsi que 190 mutuelles dont 179 mutuelles de santé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Les 1 851 ASACO jouent également un rôle essentiel dans l’offre de soins de proximité, tandis que les systèmes financiers décentralisés desservent près de 1,6 million de clients à travers le pays », a dit le Directeur National de la Protection Sociale et de l’Economie Solidaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aux dire de M. TRAORÉ, l’ESS bénéficie de l’appui du Réseau National d’Appui à la Promotion de l’Économie Sociale et Solidaire (RENAPESS), qui fédère 67 réseaux et associations. À ces acteurs s’ajoutent plus de 22 000 associations, 86 fondations et de nombreux groupes d’entraide communautaires inspirés des traditions de solidarité maliennes.<br>« Ensemble, ces organisations contribuent à la création d’emplois, à l’inclusion sociale, à l’accès aux services essentiels et au développement économique et social du Mali », a-t-il dit, avant de conclure par un proverbe : « seul on va vite mais ensemble, on va plus loin ».</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Réseau de Communication du MSDS.</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>CIPRES 2026 à Genève : les ministres adoptent des décisions majeures avec la participation active du Mali</title>
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		<pubDate>Wed, 10 Jun 2026 18:52:55 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Réunis à Genève pour la 40e session ordinaire du Conseil des ministres de tutelle de la CIPRES, les États membres ont adopté plusieurs décisions stratégiques sur la gouvernance, la modernisation et la performance des systèmes de sécurité sociale. Le Mali, représenté par le Colonel-Major Assa Badiallo Touré, a joué un rôle actif dans les travaux.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La 40ème Session ordinaire du Conseil des Ministres de Tutelle de la Prévoyance Sociale de la Conférence Interafricaine de la Prévoyance Sociale (CIPRES) s’est tenue ce mercredi 10 juin 2026 à Genève, en Suisse. Cette rencontre de haut niveau a réuni les ministres en charge de la protection sociale des États membres, les experts ainsi que les responsables des organismes de prévoyance sociale de l’espace communautaire.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Mali a pris une part active aux travaux à travers une importante délégation conduite par le ministre de la Santé et du Développement social, le Colonel-Major Assa Badiallo Touré.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La délégation malienne comprenait notamment le Directeur national de la Protection sociale et de l’Économie solidaire, les directeurs généraux des principales institutions de sécurité sociale du pays, dont l’Institut national de Prévoyance sociale (INPS),&nbsp;&nbsp;la Caisse Malienne de Sécurité Sociale (CMSS), la Caisse nationale d’Assurance maladie (CANAM)</p>



<p class="wp-block-paragraph">et l’Agence Nationale d’Assistance Médicale (ANAM), ainsi que des conseillers techniques et cadres spécialisés du secteur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette participation s’inscrit dans la continuité de l’engagement du Mali au sein de la CIPRES, organisation communautaire chargée de promouvoir et d’harmoniser les systèmes de prévoyance sociale dans les États membres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les travaux ont débuté le 8 juin par les réunions du Comité d’Experts, chargé d’examiner les différents dossiers techniques, administratifs et financiers inscrits à l’ordre du jour. Les conclusions de ces travaux ont servi de base aux délibérations des ministres lors de la session statutaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cours de cette 40ᵉ session, les ministres ont examiné plusieurs questions majeures relatives à la gouvernance, à la performance et à la modernisation des systèmes de sécurité sociale dans l’espace CIPRES. Les discussions ont notamment porté sur le rapport d’activités du Secrétariat exécutif, les états financiers de l’exercice 2025 ainsi que le rapport du Commissaire aux comptes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les participants se sont également prononcés sur la nomination des membres et du président de la Commission de Surveillance de la Prévoyance Sociale, du Chef de l’Inspection Régionale de la Prévoyance Sociale ainsi que du Commissaire aux comptes de la Conférence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les autres sujets examinés figuraient la révision du plan comptable de la CIPRES, l’harmonisation des indicateurs de gestion, la mise en place de référentiels communs de performance, le renforcement des capacités des organes d’administration et de gestion, ainsi que la situation des contributions des États membres au budget de l’organisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les travaux ont également permis de faire le point sur les missions de plaidoyer menées auprès de certains États membres. Le 2ᵉ Forum sur l’Assurance Maladie en zone CIPRES se tiendra en octobre 2026 en Côte d’Ivoire et celui portant sur l’assurance maladie universelle se déroulera en Côte d’Ivoire.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">À travers sa participation à cette session ministérielle, le Mali réaffirme son engagement en faveur du renforcement de la protection sociale, de la modernisation de ses institutions de sécurité sociale et de l’amélioration de la couverture sociale des populations, conformément aux orientations communautaires de la CIPRES.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un fait notable salué par le Ministre, le Colonel-Major Assa Badiallo Touré, les Organismes de Prévoyance Sociale (OPS) du Mali, à savoir la Caisse Nationale d’Assurance Maladie (CANAM), la Caisse Malienne de Sécurité Sociale (CMSS) et l’Institut National de Prévoyance Sociale (INPS), s’acquittent régulièrement de leurs contributions au budget de la CIPRES.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il convient de rappeler que la CIPRES regroupe actuellement 18 États membres et assure la supervision d’environ 28 Organismes de Prévoyance Sociale (OPS) à travers son espace communautaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Réseaux de Communication du MSDS.</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Aliments contaminés : l&#8217;Afrique paie le tribut le plus lourd d&#8217;une crise mondiale silencieuse</title>
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		<pubDate>Thu, 04 Jun 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Selon un rapport de l’OMS publié en juin 2026, les aliments contaminés provoquent 866 millions de maladies et 1,5 million de décès chaque année. L’Afrique et l’Asie du Sud-Est sont les régions les plus touchées, notamment les enfants de moins de cinq ans.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Un rapport de l&rsquo;OMS publié le 4 juin 2026 chiffre pour la première fois avec précision l&rsquo;ampleur des maladies d&rsquo;origine alimentaire : 866 millions de cas et 1,5 million de morts chaque année dans le monde. L&rsquo;Afrique et l&rsquo;Asie du Sud-Est concentrent à elles seules près des trois quarts des malades et 60 % des décès. Un signal d&rsquo;alarme qui appelle des politiques de sécurité alimentaire urgentes sur le continent.</em></strong><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Chaque repas est une loterie. C&rsquo;est, ramené à l&rsquo;essentiel, ce que dit le rapport de l&rsquo;Organisation mondiale de la santé publié ce 4 juin 2026, à trois jours de la Journée mondiale de la sécurité sanitaire des aliments. Les chiffres sont vertigineux : dans le monde, les aliments contaminés ou insalubres provoquent chaque année environ 866 millions de maladies et 1,5 million de décès. Des chiffres longtemps sous-estimés, faute de données nationales suffisantes — et que cette nouvelle analyse, la plus exhaustive jamais réalisée, permet enfin de quantifier avec précision.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;OMS a passé au crible 42 dangers d&rsquo;origine alimentaire — bactéries, virus, parasites, métaux lourds, substances chimiques — dans 194 pays, sur la période 2000-2021. Le verdict est sans appel : si le fardeau total des maladies d&rsquo;origine alimentaire a diminué depuis 2000, d&rsquo;importantes inégalités régionales persistent. Et l&rsquo;Afrique figure parmi les régions les plus exposées.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L&rsquo;Afrique en première ligne : une crise d&rsquo;équité</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le continent africain, ce rapport n&rsquo;est pas une surprise — c&rsquo;est une confirmation documentée d&rsquo;une réalité vécue au quotidien par des millions de familles. L&rsquo;OMS est explicite : l&rsquo;Afrique et l&rsquo;Asie du Sud-Est représentent à elles seules près des trois quarts des maladies d&rsquo;origine alimentaire et 60 % des décès mondiaux liés à la consommation d&rsquo;aliments insalubres. Une surreprésentation écrasante, qui reflète des inégalités structurelles profondes dans l&rsquo;accès à l&rsquo;eau potable, à l&rsquo;assainissement, aux systèmes de conservation des aliments et aux soins de santé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n&rsquo;est pas une question de pratiques culturelles ou d&rsquo;insuffisances individuelles. C&rsquo;est une question de systèmes : des chaînes alimentaires insuffisamment contrôlées, des marchés où la chaîne du froid est absente, des réglementations alimentaires peu appliquées, une surveillance épidémiologique fragmentée. Les populations les plus touchées sont les moins équipées pour se défendre contre une menace qu&rsquo;elles ne voient pas — les bactéries invisibles dans la viande avariée, les métaux lourds dans le poisson, les parasites dans l&rsquo;eau de boisson.&nbsp;<em>« La sécurité alimentaire n&rsquo;est pas une question abstraite : elle concerne chaque repas, chaque famille, chaque jour. Pour la première fois, les pays disposent de leurs propres données pour identifier les zones les plus touchées. »</em>, a déclaré&nbsp;Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l&rsquo;OMS.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les enfants africains : les premières victimes</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport réserve ses données les plus alarmantes aux enfants de moins de cinq ans. Ce groupe d&rsquo;âge, qui ne représente que 9 % de la population mondiale, supporte près d&rsquo;un tiers de l&rsquo;ensemble des maladies d&rsquo;origine alimentaire. Les jeunes enfants courent trois fois plus de risques de tomber malades à cause d&rsquo;aliments contaminés que les adultes. Et pour eux, la diarrhée — l&rsquo;une des manifestations les plus fréquentes — peut être mortelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais le danger ne s&rsquo;arrête pas à la survie immédiate. L&rsquo;exposition au méthylmercure et au plomb présents dans certains aliments peut nuire durablement au développement cérébral de l&rsquo;enfant, entraînant des troubles neurologiques et des déficiences intellectuelles permanentes. Des générations entières d&rsquo;enfants africains peuvent être affectées dans leurs capacités cognitives par ce qu&rsquo;ils mangent — non pas parce qu&rsquo;ils mangent mal, mais parce que les aliments disponibles ne sont pas suffisamment contrôlés.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les métaux lourds : la menace invisible qui tue le plus</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Si les risques biologiques — bactéries, virus, parasites — causent la grande majorité des maladies (860 millions de cas), c&rsquo;est paradoxalement l&rsquo;exposition aux substances chimiques qui est responsable de la majorité des décès. En 2021, les risques chimiques ont été à l&rsquo;origine de 73 % des décès liés aux aliments contaminés. L&rsquo;arsenic inorganique concentre 42 % de ces décès, le plomb 31 % — principalement parce que ces expositions augmentent le risque de maladies cardiovasculaires et de cancers à long terme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces métaux lourds pénètrent dans la chaîne alimentaire par des voies souvent liées à l&rsquo;activité industrielle et minière : contamination des sols et des nappes phréatiques, rejets industriels dans les cours d&rsquo;eau, pratiques agricoles non contrôlées. Dans des zones d&rsquo;exploitation minière artisanale — nombreuses en Afrique de l&rsquo;Ouest et centrale — la contamination au plomb et au mercure constitue une menace directe pour les populations riveraines. Une fois introduits dans la chaîne alimentaire, ces contaminants sont souvent impossibles à éliminer.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le coût économique : 647 milliards de dollars de productivité perdue</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport de l&rsquo;OMS ne se limite pas aux conséquences sanitaires. Il chiffre également le coût économique de cette crise silencieuse : en 2021, les maladies d&rsquo;origine alimentaire ont entraîné une perte de productivité estimée entre 310 et 647 milliards de dollars par an selon la méthode de calcul retenue — le chiffre le plus élevé tenant compte des différences de coût de la vie entre pays. Pour des économies africaines déjà fragilisées par les crises sécuritaires, climatiques et financières, ce fardeau invisible représente un frein structurel au développement.&nbsp;<em>« Ce rapport est un signal d&rsquo;alarme, mais aussi une feuille de route. Les maladies d&rsquo;origine alimentaire persistent et sont aggravées par le changement climatique, qui accroît les risques de contamination, et par la résistance aux antimicrobiens, qui rend les infections plus difficiles à traiter. Chaque retard a des conséquences mortelles. »</em>, a expliqué&nbsp;Yuki Minato, responsable technique OMS pour la sécurité sanitaire des aliments, The Lancet Global Health,.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Ce que les gouvernements africains doivent faire</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport de l&rsquo;OMS ne se contente pas de mesurer — il prescrit. Pour les pays africains, les recommandations se déclinent à trois niveaux. En amont, prévenir la contamination à la source : meilleures pratiques agricoles, contrôles industriels plus stricts, réglementation environnementale renforcée autour des sites miniers et industriels. En milieu de chaîne, améliorer l&rsquo;accès à l&rsquo;eau potable et à l&rsquo;assainissement, généraliser les bonnes pratiques de conservation et de transformation des aliments — pasteurisation, chaîne du froid, hygiène des marchés. En aval, renforcer la surveillance épidémiologique et l&rsquo;accès aux soins pour les populations les plus vulnérables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;OMS appelle à une approche dite «&nbsp;<em>Une seule santé</em>&nbsp;» — intégrant la santé humaine, animale, végétale et environnementale — pour faire face à des menaces dont la complexité dépasse les cloisonnements sectoriels habituels. Santé, agriculture, environnement, commerce : les ministères doivent travailler ensemble, s&rsquo;appuyer sur les nouvelles données nationales disponibles pour cibler leurs interventions, et investir dans la surveillance comme dans la prévention.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le thème de la Journée mondiale de la sécurité sanitaire des aliments, le 7 juin 2026, résume l&rsquo;enjeu avec une économie de mots qui dit tout : «&nbsp;<em>Du fardeau aux solutions : des aliments sûrs pour tous.</em>&nbsp;» Pour l&rsquo;Afrique, qui supporte une part disproportionnée de ce fardeau, le chemin des solutions passe par des investissements politiques et financiers que les données de l&rsquo;OMS rendent désormais impossibles à ignorer.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong><strong></strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : deux morts à un checkpoint de Bamako dans un contexte de haute tension sécuritaire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 May 2026 14:10:46 +0000</pubDate>
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<p>Au Mali, deux jeunes hommes ont été tués après un refus d’obtempérer à un checkpoint à Bamako. Dans un contexte marqué par les attentats du 25 avril 2026, les autorités renforcent leur dispositif sécuritaire et appellent la population à la vigilance.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dans un Mali toujours marqué par une forte pression sécuritaire depuis les attentats du 25 avril 2026, les autorités militaires ont annoncé jeudi 28 mai 2026 la mort de deux jeunes hommes après un refus d’obtempérer à un poste de contrôle à Bamako. L’état-major général des armées affirme que les forces de sécurité ont agi dans le cadre des procédures de protection mises en place dans la capitale.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon un communiqué diffusé par les Forces armées maliennes (FAMa), l’incident s’est produit vers 5 h 30, aux abords de l’Office de radiodiffusion télévision du Mali (ORTM), dans un secteur hautement sensible de la capitale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’après l’armée, «&nbsp;<em>un binôme à moto venant du côté du pont des Martyrs a forcé un premier checkpoint devant l’ORTM</em>». Les deux occupants ont ensuite ignoré les tirs de sommation effectués au niveau d’un second poste de contrôle. «&nbsp;<em>Des tirs de sauvegarde des agents en poste ont été conduits&nbsp;</em>», précise le communiqué. Les deux jeunes hommes, grièvement blessés, ont été transportés à l’hôpital mais n’ont pas survécu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les enquêtes ont été ouvertes afin de déterminer les circonstances exactes de l’incident.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une capitale sous haute vigilance</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis les attaques coordonnées du 25 avril 2026, qui avaient visé Bamako, Kati et certaines régions du pays, et conduit à la mort du ministre de la Défense Sadio Camara, les autorités de transition ont considérablement renforcé le dispositif sécuritaire dans la capitale. Ces attentats terroristes avaient coordonnées par ces groupes terroristes avec le soutien de sponsors étatiques étrangers ainsi que d’acteurs internes.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la foulée, les FAMa, appuyées par leurs partenaires russes, ont multiplié les contrôles routiers, les opérations de ratissage et les mesures de surveillance dans les zones considérées comme vulnérables. Le pouvoir de transition, dirigé par le général d’armée Assimi Goïta, devenu aussi le ministre de la Défense et des Anciens combattajnts après la mort de Sadio Camara, défend une doctrine sécuritaire fondée sur la fermeté et la prévention maximale face au «&nbsp;<em>terrorisme multiforme</em>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les autorités estiment que cette vigilance accrue demeure indispensable dans un contexte où les groupes armés cherchent régulièrement à contourner les dispositifs militaires par des attaques éclairs ou des infiltrations urbaines.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les autorités appellent à la coopération</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son communiqué, l’état-major a insisté sur «&nbsp;<em>la nécessité pour tout usager des routes de respecter les points de contrôle, de se soumettre calmement aux contrôles et de ne pas prendre de risque inutile&nbsp;</em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ton du message traduit la nervosité persistante des forces de sécurité, confrontées à un environnement où chaque refus d’obtempérer peut être interprété comme une menace potentielle. Depuis plusieurs semaines, les autorités maliennes multiplient les appels à la coopération de la population afin d’éviter tout incident dramatique dans un climat marqué par la vigilance. «&nbsp;<em>L’état-major général des armées rassure la population qu’il mettra tout en œuvre pour créer un climat de quiétude leur permettant de circuler normalement »,&nbsp;</em>ajoute le communiqué.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une stratégie sécuritaire assumée</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le gouvernement malien revendique depuis plusieurs mois une stratégie de souveraineté sécuritaire rompant avec l’approche qui prévalait avant le retrait des forces françaises et européennes du pays. Bamako affirme désormais privilégier une réponse nationale, soutenue par une coopération militaire renforcée avec la Russie et les partenaires de l’Alliance des États du Sahel (AES), regroupant le Mali, le Burkina Faso et le Niger.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les autorités de transition, la multiplication des contrôles et des opérations préventives répond à une nécessité existentielle : empêcher les groupes terroristes de reconstituer des réseaux morts et de prévoir des frappes dans les centres urbains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une capitale encore traumatisée par les violences d’avril, la présence militaire visible et les checkpoints sont devenus le symbole d’un État qui entend rassurer une population éprouvée, tout en démontrant sa détermination à maintenir le contrôle sécuritaire du pays.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">A l’occasion de la célébration de la fête de Tabaski, dans une interview accordée à la presse, le président de la transition a expliqué que le Mali est&nbsp;confronté aux «&nbsp;<em>terrorismes multiformes</em>&nbsp;» : terrorisme médiatique, économique, politique, d&rsquo;État et international. Face à cette menace plurielle, il a appelé tous les Maliens, chacun dans son domaine de compétence, à s&rsquo;unir pour venir à bout de ce fléau.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Plan humanitaire 2026 : Bamako plaide pour 578 millions de dollars à Genève</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sidi Modibo Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 26 May 2026 06:00:00 +0000</pubDate>
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<p>À Genève, le Mali a présenté son Plan humanitaire 2026 et sollicite 578 millions de dollars pour soutenir 3,8 millions de personnes vulnérables touchées par l’insécurité, les déplacements et la crise alimentaire.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le 15&nbsp;mai 2026 s’est tenue au palais des Nations à Genève (Suisse) une rencontre de plaidoyer et de défense des besoins humanitaires&nbsp;2026 par le médecin Colonel-major Assa Badiallo Touré, ministre de la Santé et du Développement social.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis plusieurs années, le Mali fait face à une crise multidimensionnelle que les autorités actuelles s’activent à résoudre. L’une des conséquences de cette crise est l’insécurité alimentaire surtout pour les personnes déplacées. C’est pourquoi le gouvernement multiplie les initiatives pour anticiper. Ainsi, à Genève, face aux partenaires humanitaires, la ministre de la Santé et du Développement social a fait l’état des lieux sur les efforts du gouvernement.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle a précisé que chaque année, à travers la planification humanitaire, le gouvernement met à la disposition des départements sectoriels des enveloppes conséquentes pour venir en aide aux populations vulnérables. Il s’agit essentiellement des personnes vivant avec un handicap, des indigents, des personnes déplacées internes, des réfugiés, des victimes de catastrophes naturelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et Médecin-colonel Assa Badiallio Touré de rappeler qu’en dépit des défis sécuritaires et le taux croissant des maladies non transmissibles et émergentes, le gouvernement continue de maintenir la gratuité de certains actes. La ministre n’a pas manqué d’insister sur l’engagement du gouvernement à restaurer la paix et à faciliter le retour des déplacées internes dans leurs localités d’origine.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Des partenaires convaincus par la ministre</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La Coordinatrice humanitaire Madame Hanaa Singer a mis en relief la nécessité pour les donateurs d’assister le Mali pour le financement de ce Plan humanitaire&nbsp;2026, car en référence aux multiples missions de terrain qu’elle a effectué dans les régions du septentrion, du centre et du sud qu’elle a trouvé une population malienne plus résiliente qui n’aspire qu’au développement c’est-à-dire le financement des projets à impact rapide et non le mécanisme d’assistance traditionnel.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ensuite, elle a salué le modèle malien et a exhorté les autres donateurs à plus de solidarité pour suppléer le gouvernement à atteindre ses objectifs. En outre, plusieurs agences onusiennes et partenaires ont manifesté leurs soutiens au Mali en cette période difficile et promettent d’appuyer le gouvernement malien en apportant des solutions durables pour l’épanouissement socio-économique des personnes vulnérables.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un plan humanitaire très ambitieux&nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le plan national de réponse humanitaire&nbsp;2026 est ambitieux, car il cherche à mobiliser 577,9&nbsp;millions de dollars (345&nbsp;milliards&nbsp;FCFA)<strong>&nbsp;</strong>afin de venir en aide à 3,8&nbsp;millions de personnes vulnérables sur les 5,1&nbsp;millions en situation de besoin à travers le pays. Dans son exposé, la Coordonnatrice résidente des Nations Unies au Mali et Coordonnatrice humanitaire a expliqué que cette stratégie ne se limite pas à l’assistance d’urgence, mais ambitionne également de renforcer l’autonomie des communautés et de bâtir des perspectives durables pour l’avenir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Hanaa Singer — Hamady a, également, souligné l’importance de renforcer les liens entre l’action humanitaire, le relèvement et le développement, afin d’accompagner le Mali vers des solutions structurelles. Elle a, aussi, insisté sur la nécessité d’un financement prévisible, flexible et rapide, ainsi que sur l’importance d’un accès humanitaire sûr et durable, conditions essentielles pour atteindre efficacement les populations dans le besoin.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quant à la ministre de la Santé et du Développement social, elle a réaffirmé l’engagement des autorités maliennes à soutenir les populations les plus vulnérables, notamment les déplacés internes, les réfugiés, les retournés et les rapatriés maliens. Elle a aussi assuré que toutes les dispositions seront prises pour restaurer la paix et faciliter le retour des personnes déplacées dans leurs localités d’origine. À ce jour, selon les données de Plan international Mali, un acteur majeur de l’humanitaire, il y a plus de 415 000&nbsp;personnes déplacées internes, près de 250 000&nbsp;réfugiés accueillis au Mali. L’acteur humanitaire va plus loin en affirmant que l’insécurité alimentaire qui pourrait toucher 4&nbsp;millions de personnes en 2026.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut signaler que d’après le constat du bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) du Haut-Commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR — Mali) qui était représenté à la cérémonie de lancement du plan national de réponse humanitaire par Pierre Camara. Dans son intervention, en 2026, le Mali reste confronté à une crise parmi les plus sévères de la région. Et que cette crise est caractérisée par l’insécurité persistante, les violences, les vulnérabilités socio‑économiques structurelles, les chocs climatiques et les épisodes épidémiques. Toujours selon lui, les régions du nord et du centre demeurent les plus touchées.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sidi Modibo Coulibaly</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Ebola hors de contrôle : dix pays africains dans le viseur</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 24 May 2026 04:00:00 +0000</pubDate>
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<p>L’OMS déclenche une alerte sanitaire internationale face à l’épidémie d’Ebola en RDC. Dix pays africains sont désormais à risque tandis que l’Ouganda confirme plusieurs cas.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L&rsquo;OMS a déclenché une alerte sanitaire internationale face à la 17e épidémie d&rsquo;Ebola en RDC. Avec 746 cas suspects et 177 décès, l&rsquo;épidémie se propage rapidement. L&rsquo;Africa CDC avertit que dix pays voisins sont désormais à risque, pendant que l&rsquo;Ouganda recense déjà cinq cas confirmés sur son territoire.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Mongbwalu, province d&rsquo;Ituri, est de la RDC, 23 mai 2026. Des agents de santé en combinaisons blanches désinfectent la zone d&rsquo;isolement de l&rsquo;hôpital général de référence. La scène est devenue familière dans cette région ravagée — mais elle n&rsquo;en est pas moins alarmante. La 17e épidémie d&rsquo;Ebola à frapper la République démocratique du Congo est, selon l&rsquo;Agence sanitaire de l&rsquo;Union africaine (Africa CDC), «&nbsp;<em>la deuxième plus importante que le monde ait jamais connue</em>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;Organisation mondiale de la santé (OMS) a haussé le niveau d&rsquo;alerte à «&nbsp;<em>très élevé</em>&nbsp;» vendredi 22 mai, après avoir déclenché une urgence de santé publique de portée internationale. Le directeur général Tedros Adhanom Ghebreyesus a averti que l&rsquo;épidémie «&nbsp;<em>se propage rapidement</em>&nbsp;» dans ce pays de 100 millions d&rsquo;habitants, déjà fragilisé par des décennies de conflits armés.&nbsp;<em>«&nbsp;Une réponse coordonnée, urgente est essentielle.&nbsp;»,<strong>&nbsp;</strong></em>selon&nbsp;Jean Kaseya, président de l&rsquo;Africa CDC</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Diagramme-Propagation-de-lepidemie-Ebola-au-23-mai-2026-.png"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="785" height="931" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Diagramme-Propagation-de-lepidemie-Ebola-au-23-mai-2026-.png" alt="Diagramme - Propagation de l’épidémie Ebola au 23 mai 2026" class="wp-image-22503" style="aspect-ratio:0.8430607758315013;width:840px;height:auto" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Diagramme-Propagation-de-lepidemie-Ebola-au-23-mai-2026-.png 785w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Diagramme-Propagation-de-lepidemie-Ebola-au-23-mai-2026--253x300.png 253w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Diagramme-Propagation-de-lepidemie-Ebola-au-23-mai-2026--768x911.png 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Diagramme-Propagation-de-lepidemie-Ebola-au-23-mai-2026--585x694.png 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/05/Diagramme-Propagation-de-lepidemie-Ebola-au-23-mai-2026--600x712.png 600w" sizes="(max-width: 785px) 100vw, 785px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Diagramme : Propagation de l’épidémie Ebola au 23 mai 2026 — Sources : OMS, Africa CDC</figcaption></figure>
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<h2 class="wp-block-heading"><strong>Dix pays sur le fil du rasoir</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est le chiffre qui a fait froid dans le dos samedi matin à Kampala, en Ouganda, lors de la conférence de presse de l&rsquo;Africa CDC. «&nbsp;<em>Nous avons dix pays à risque</em>&nbsp;», a annoncé Jean Kaseya. Dans le détail : le Soudan du Sud, le Rwanda, le Kenya, la Tanzanie, l&rsquo;Éthiopie, le Congo-Brazzaville, le Burundi, l&rsquo;Angola, la Centrafrique et la Zambie. À l&rsquo;exception de l&rsquo;Éthiopie, tous sont limitrophes de la RDC ou de l&rsquo;Ouganda, déjà touchés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La géographie de la menace suit la logique des frontières poreuses et des flux humains transfrontaliers intenses dans une région où les déplacements de populations — réfugiés, travailleurs, commerçants — sont massifs et structurels. L&rsquo;Africa CDC estime que 319 millions de dollars sont nécessaires pour contenir l&rsquo;épidémie, dont 230 millions ont déjà été promis par des bailleurs.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L&rsquo;Ouganda, déjà dans la tourmente</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;Ouganda ne fait plus partie des pays «&nbsp;<em>à risque</em>&nbsp;» : il est dans l&rsquo;épidémie. Après avoir suspendu le 21 mai tous les transports publics à destination de la RDC, Kampala a confirmé samedi trois nouveaux cas, portant le total à cinq. Parmi eux, un chauffeur qui avait transporté le premier cas confirmé dans le pays, et une professionnelle de santé contaminée lors de soins. Le dernier cas est une ressortissante congolaise arrivée par avion.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministère de la Santé ougandais assure que «&nbsp;<em>tous les contacts liés aux cas confirmés ont été identifiés et font l&rsquo;objet d&rsquo;un suivi&nbsp;</em>». Une déclaration prudente dans un contexte où la traçabilité des chaînes de contamination demeure l&rsquo;un des défis majeurs de la riposte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les ministères de la Santé ougandais, congolais et sud-soudanais ont adopté une feuille de route conjointe, portant notamment sur le renforcement de la surveillance transfrontalière, l&rsquo;harmonisation des contrôles aux points d&rsquo;entrée et la coordination régionale de la gestion des incidents.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une souche sans vaccin ni traitement homologué</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui complique encore davantage la riposte, c&rsquo;est la nature même du virus en cause : la souche Bundibugyo, contre laquelle il n&rsquo;existe à ce jour ni vaccin ni traitement homologué. Les deux vaccins disponibles contre Ebola — le rVSV-ZEBOV (Ervebo) et le MVA-BN Filo — ont été développés contre la souche Zaïre, responsable des épidémies les plus meurtrières, dont celle de 2014-2016 en Afrique de l&rsquo;Ouest.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En l&rsquo;absence de contre-mesure médicale spécifique, la riposte repose sur des fondamentaux épidémiologiques : mesures barrières, détection rapide des cas, isolement des malades et suivi des contacts. Des outils éprouvés — mais dont l&rsquo;efficacité dépend d&rsquo;une logistique et d&rsquo;une coopération sanitaire que la situation sécuritaire à l&rsquo;est de la RDC rend particulièrement difficiles à déployer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ebola est une maladie mortelle, mais moins contagieuse que le Covid-19 ou la rougeole. La transmission se fait par contact direct avec les fluides corporels d&rsquo;une personne malade ou décédée. C&rsquo;est dans les structures de soins et lors des rites funéraires que les risques sont les plus élevés — deux réalités que la riposte dans la province d&rsquo;Ituri, décrite comme chaotique, peine à maîtriser.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
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		<title>Mali : l&#8217;INPS rapproche ses services des retraités en région</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 23 May 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
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<p>Au Mali, l’INPS engage une réforme pour déconcentrer la gestion des pensions dans les régions afin de rapprocher les services des retraités, veufs et ayants droit éloignés de Bamako.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L&rsquo;Institut National de Prévoyance Sociale a réuni ses techniciens,&nbsp;</em></strong><strong>vendredi 22 mai 2026,&nbsp;</strong>&nbsp;<strong><em>&nbsp;pour valider les modalités de déconcentration de la gestion des pensions dans les régions. Une réforme administrative discrète, mais qui pourrait changer le quotidien de milliers d&rsquo;assurés éloignés de la capitale.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut parfois parcourir des centaines de kilomètres pour toucher sa retraite. C&rsquo;est la réalité de nombreux assurés maliens, retraités ou veufs et veuves, qui dépendent des prestations de l&rsquo;Institut National de Prévoyance Sociale (INPS) mais vivent loin de Bamako, où se concentre l&rsquo;essentiel du traitement administratif des dossiers. Une réalité que la direction de l&rsquo;institution entend changer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce vendredi 22 mai, la salle du Conseil d&rsquo;administration de l&rsquo;INPS a accueilli une réunion de validation des procédures de traitement des dossiers de pensions et des modalités de déconcentration des activités d&rsquo;Assurance vieillesse, d&rsquo;Invalidité et d&rsquo;Allocation de survivant dans les régions et les agences principales de Bamako. La séance, présidée par le Directeur général Idrissa Bakary Diarra, a réuni les principaux techniciens de l&rsquo;institution autour d&rsquo;un objectif concret : descendre la gestion des pensions au plus près des bénéficiaires.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une centralisation historique qui montre ses limites</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Fondé en 1961, l&rsquo;INPS est l&rsquo;organisme de sécurité sociale des travailleurs salariés du secteur privé et parapublic malien. Il couvre aujourd&rsquo;hui plusieurs risques : les charges de famille, les accidents du travail, la vieillesse, l&rsquo;invalidité et le décès. Placé sous la tutelle du ministère du Développement social, l&rsquo;établissement dispose d&rsquo;un réseau déconcentré qui comprend huit directions régionales et vingt-et-un bureaux correspondants dans les cercles du pays, auxquels s&rsquo;ajoutent six agences principales dans les communes du district de Bamako.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré cette présence territoriale, le traitement des dossiers de pensions — les plus sensibles, car ils concernent des personnes souvent âgées, invalides ou en situation de vulnérabilité — restait jusqu&rsquo;ici largement centralisé à Bamako. Résultat : des délais de traitement allongés, des déplacements coûteux pour les assurés et leurs ayants droit, et une charge administrative croissante sur les services centraux.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Valider, former, contrôler</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La réunion du 22 mai a permis d&rsquo;examiner et de valider les termes de référence de cette déconcentration, ainsi que les procédures de traitement des dossiers au niveau local. Les échanges ont porté sur trois axes : l&rsquo;organisation des structures déconcentrées, la définition des responsabilités des acteurs locaux, et les mécanismes de contrôle et d&rsquo;évaluation destinés à garantir la qualité du service.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les participants ont insisté sur la nécessité de former le personnel des directions régionales, d&rsquo;harmoniser les procédures entre les différentes structures et de déployer des outils de suivi performants pour éviter que la déconcentration ne se traduise par une dispersion incontrôlée des pratiques. Un calendrier de mise en œuvre a été validé à l&rsquo;issue de la réunion, accompagné de recommandations opérationnelles pour piloter la montée en charge progressive du dispositif.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un enjeu de justice sociale</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La portée de cette réforme dépasse le simple réajustement organisationnel. Elle touche à une question fondamentale de justice sociale dans un pays où la majorité de la population vit en dehors de la capitale. Pour un retraité de Kayes, de Mopti ou de Tombouctou, devoir se déplacer à Bamako — ou envoyer un représentant — pour constituer ou suivre un dossier de pension représente un coût financier et physique considérable. Pour une veuve cherchant à faire valoir ses droits à une allocation de survivant, les délais de traitement actuels peuvent signifier des mois sans ressources.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La déconcentration de ces prestations s&rsquo;inscrit dans une tendance plus large observée dans plusieurs pays d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest, où les organismes de prévoyance sociale cherchent à moderniser leur gestion et à étendre leur couverture effective. Au Sénégal, l&rsquo;IPRES a depuis longtemps misé sur un réseau d&rsquo;agences régionales pour fluidifier le service aux pensionnés. En Côte d&rsquo;Ivoire, la CNPS a engagé une numérisation progressive de ses procédures pour réduire les délais. Le Mali, avec cette réforme, cherche à rattraper ce mouvement continental, avec le leadership clairvoyant de du directeur général Idrissa Bakary Diarra.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un nouveau directeur général, un agenda réformateur</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La réunion du 22 mai intervient dans un contexte institutionnel particulier. Idrissa Bakary Diarra a été nommé à la tête de l&rsquo;INPS il y a peu, succédant à Ousmane Karim Coulibaly, sous la direction duquel avait eu lieu en novembre 2025 un comité de gestion élargi destiné à dresser un bilan complet des activités et à poser les bases des priorités pour 2026. La déconcentration des pensions constitue l&rsquo;un des axes stratégiques de la nouvelle direction.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La prochaine étape sera la mise en œuvre effective du calendrier validé ce vendredi, et avec elle, l&rsquo;épreuve du terrain : former des agents régionaux souvent peu habitués à traiter des dossiers de pensions complexes, garantir la fluidité de l&rsquo;information entre les structures locales et le siège, et maintenir un contrôle de qualité rigoureux pour éviter les erreurs de liquidation — dont les conséquences humaines peuvent être lourdes pour des bénéficiaires en situation de fragilité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette réforme silencieuse représente, pour des milliers de retraités maliens, un changement concret et attendu depuis longtemps.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Sénégal : Diomaye Faye vire Sonko, son mentor devenu rival</title>
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		<pubDate>Fri, 22 May 2026 22:47:14 +0000</pubDate>
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<p>Au Sénégal, le président Bassirou Diomaye Faye a limogé son Premier ministre Ousmane Sonko après une divergence publique. Une rupture politique majeure qui fragilise le Pastef et ouvre une nouvelle phase d’incertitude.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le président sénégalais a mis fin vendredi soir aux fonctions de son Premier ministre, quelques heures après que ce dernier l&rsquo;avait publiquement contredit à l&rsquo;Assemblée nationale. Une rupture au sommet de l&rsquo;État entre deux hommes qui incarnaient ensemble la promesse d&rsquo;alternance de 2024.</em></strong><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est une rupture consommée en direct, sous les caméras de la télévision nationale. Vendredi 22 mai 2026, peu avant 22 heures, Oumar Samba Ba, secrétaire général de la Présidence de la République du Sénégal, lisait sur la RTS le texte du décret n°2026-1128 : le président Bassirou Diomaye Faye mettait fin aux fonctions d&rsquo;Ousmane Sonko, entraînant ipso facto la dissolution de l&rsquo;ensemble du gouvernement. Les membres du cabinet sortant sont chargés d&rsquo;expédier les affaires courantes dans l&rsquo;attente d&rsquo;un nouvel exécutif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quelques heures plus tôt, dans la matinée, Sonko s&rsquo;était présenté à l&rsquo;Assemblée nationale pour la séance des questions d&rsquo;actualité au gouvernement. Et là, l&rsquo;impensable : le Premier ministre avait créé la surprise en affichant publiquement une divergence de vues majeure avec le président de la République sur la question sensible des fonds politiques et de leur contrôle. Face aux députés, il avait estimé que le chef de l&rsquo;État avait «&nbsp;<em>fait une erreur</em>&nbsp;» sur ce dossier, tout en espérant un changement de posture de sa part. «&nbsp;<em>Le président a fait une erreur concernant les fonds politiques et j&rsquo;ai espoir qu&rsquo;il revienne à la raison. Je ne suis pas d&rsquo;accord avec lui sur cette question</em>&nbsp;», avait-il lancé sans détours, sous les yeux médusés des parlementaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La réponse de Diomaye Faye n&rsquo;a pas tardé. Quelques heures suffisaient.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le mentor et le disciple</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour comprendre l&rsquo;ampleur de la rupture, il faut remonter à 2024. Empêché de se présenter à l&rsquo;élection présidentielle par le régime sortant de Macky Sall — qui l&rsquo;avait fait emprisonner —, Ousmane Sonko avait désigné Bassirou Diomaye Faye, son secrétaire général au sein du parti Pastef, pour le remplacer comme candidat. Cette décision avait ouvert la voie à une victoire dès le premier tour de la présidentielle de mars 2024. Faye à l&rsquo;Élysée, Sonko à Matignon sénégalais : le tandem semblait indestructible, porté par une promesse commune de rupture avec l&rsquo;ancien régime.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais presque chaque jour que Dieu fait, le tandem entre le président Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko battait de l&rsquo;aile. La relation entre les deux hommes, présentée comme fraternelle pendant la campagne, s&rsquo;était progressivement muée en bras de fer. Sonko avait même évoqué la possibilité de retirer son parti du gouvernement si les désaccords persistaient, qualifiant leur arrangement de «&nbsp;<em>soft power-sharing situation</em>&nbsp;».</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Fonds politiques, dialogue national : les fractures à ciel ouvert</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les sujets de friction s&rsquo;étaient accumulés. Sur les fonds politiques — ces budgets discrétionnaires à disposition de l&rsquo;exécutif que Pastef avait toujours promis d&rsquo;encadrer strictement —, Sonko avait affirmé que son parti défendait cette idée depuis 2014 et qu&rsquo;elle figurait déjà dans son programme présidentiel de 2019, avant d&rsquo;être reprise dans celui de la coalition Diomaye Président. Que Faye s&rsquo;en écarte constituait donc, pour Sonko, une trahison programmatique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le dialogue national, les deux hommes avaient également affiché des visions divergentes. Dans un contexte de tensions latentes entre les deux chefs de l&rsquo;exécutif sénégalais, Diomaye Faye avait décidé de proposer dix jours de concertations avec la société civile, les partis politiques, les ONG ou encore les chefs traditionnels et religieux — une initiative que Sonko semblait regarder avec un détachement croissant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En structurant sa propre coalition, Bassirou Diomaye Faye s&rsquo;était approché d&rsquo;un point de non-retour, les tensions avec son Premier ministre dessinant les contours d&rsquo;un affrontement politique aux conséquences incertaines. Dès mai 2026, des limogeages dans l&rsquo;entourage présidentiel — notamment le remplacement du porte-parole de la présidence, un homme de Sonko, par un profil proche de Faye — avaient signalé que la présidence était entrée dans une logique de reconquête de son autonomie.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>« Alhamdoulillah »</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une réaction publiée après son départ, Ousmane Sonko a déclaré : «&nbsp;<em>Alhamdoulillah. Ce soir je dormirai le cœur léger à la cité Keur Gorgui.&nbsp;</em>» Ni amertume affichée, ni appel à la résistance — du moins pour l&rsquo;instant. Un soulagement, presque. Celui d&rsquo;un homme qui, depuis des mois, semblait suffoquer dans un costume de Premier ministre qui l&#8217;empêchait d&rsquo;être ce qu&rsquo;il est fondamentalement : un tribun de l&rsquo;opposition, pas un gestionnaire de coalition.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car Sonko n&rsquo;a jamais caché ses ambitions. Dès décembre 2025, il avait déclaré qu&rsquo;il serait candidat à la prochaine présidentielle — alors même que Diomaye Faye, constitutionnellement, conserve le droit de briguer un second mandat. Une provocation ouverte qui avait encore creusé le fossé entre les deux hommes.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Et maintenant ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Sénégal entre dans une période d&rsquo;incertitude institutionnelle. La nomination d&rsquo;un nouveau Premier ministre ainsi que la formation d&rsquo;un nouvel exécutif devrait intervenir dans les prochains jours ou les prochaines heures. Aucun nom n&rsquo;avait filtré à l&rsquo;heure où ces lignes étaient écrites.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question politique, elle, est posée plus brutalement : que devient Pastef, le parti que les deux hommes présidaient ensemble ? Sonko en est le leader historique, le fondateur, l&rsquo;âme. Faye en est le président élu. Leur rupture institutionnelle annonce-t-elle une rupture partisane ? Les prochaines semaines diront si le Sénégal, qui croyait avoir tourné la page des guerres de clans, vient simplement d&rsquo;en ouvrir une nouvelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bassirou Diomaye Faye, 46 ans, est président du Sénégal depuis avril 2024. Ousmane Sonko, 51 ans, était Premier ministre depuis le 3 avril 2024.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
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