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	<title>Archives des A la Une au sahel et au monde : les faits importants &#8212; Sahel Tribune</title>
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	<title>Archives des A la Une au sahel et au monde : les faits importants &#8212; Sahel Tribune</title>
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		<title>Coupe du monde 2026 : un match inaugural sans intensité remarquable</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ibrahim Kalifa Djitteye]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Jun 2026 20:22:30 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>Le Mexique a battu l’Afrique du Sud (2-0) lors du match d’ouverture de la Coupe du monde 2026. Une victoire logique au Stade Azteca, mais une rencontre marquée par un faible rythme et trois cartons rouges.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le match d’ouverture de la Coupe du monde 2026 au Stade Azteca n’a pas offert le spectacle attendu. Le Mexique a gagné 2-0 contre l’Afrique du Sud, mais la rencontre a semblé molle et sans intensité. Plus de cartons rouges que de buts, une entrée timide et nonchalante pour un tournoi censé démarrer avec éclat. Les spectateurs ont assisté à une victoire logique mais sans passion.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le premier but est arrivé très tôt, dès la 9e minute, grâce à Julian Quinones qui a profité d’une erreur défensive sud-africaine. Ce but rapide aurait pu lancer une partie animée, mais au contraire, le rythme est vite retombé. Le Mexique a géré sans forcer, et l’Afrique du Sud n’a jamais trouvé les moyens de réagir. Le public a vite compris que l’intensité ne serait pas au rendez-vous.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une victoire inaugurale sans véritable intensité</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Julian Quinones a tenté d’apporter un peu de dynamisme avec une frappe lointaine et un tir sur le poteau. Mais ses efforts isolés n’ont pas suffi à réveiller une première période globalement terne. Le Mexique semblait se contenter de son avantage minimal, tandis que l’Afrique du Sud restait bloquée dans ses hésitations. Le match manquait de souffle et d’énergie, laissant une impression de retenue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La seconde période a confirmé cette impression de nonchalance. Sphephelo Sithole, déjà fautif sur le premier but, a été expulsé dès la 50e minute. Cette sanction a fragilisé encore plus une équipe sud-africaine déjà en difficulté. Pourtant, même en supériorité numérique, les Mexicains n’ont pas accéléré le rythme. Ils ont préféré contrôler sans intensité, comme s’ils voulaient éviter tout risque inutile.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une supériorité numérique mal exploitée par Mexique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le deuxième but est arrivé à la 67e minute, sur une tête de Raul Jimenez après un centre précis de Roberto Alvarado. Une action bien construite, mais isolée dans un match où les occasions franches étaient rares. Le Mexique a assuré l’essentiel, sans chercher à emballer la rencontre. Le score final de 2-0 reflète une supériorité tranquille, mais sans éclat ni véritable démonstration de force.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La fin du match a basculé dans un registre encore plus frustrant. Deux nouvelles expulsions sont venues alourdir le bilan disciplinaire. Au total, trois cartons rouges ont été distribués, soit plus que le nombre de buts inscrits. Un symbole d’un match où la tension et les fautes ont pris le pas sur le spectacle attendu. Le public a quitté le stade avec un sentiment mitigé.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Cartons rouges plus marquants que buts inscrits</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce contraste entre l’importance symbolique du match d’ouverture et la réalité sur le terrain est frappant. Le Mexique, coorganisateur, devait offrir une démonstration de force et d’énergie. Au lieu de cela, il a livré une prestation prudente, presque timide, qui n’a pas marqué les esprits. L’Afrique du Sud, de son côté, a semblé dépassée dès les premières minutes de la rencontre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les erreurs défensives sud-africaines et l’incapacité à réagir ont accentué l’impression d’un match joué à faible intensité. Réduite à neuf en fin de rencontre, l’équipe n’a jamais pu rivaliser, mais sans que le Mexique en profite pleinement. Le Tri a semblé se contenter de gérer son avance, sans chercher à séduire ni à impressionner le public présent au stade.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une prestation prudente laissant public insatisfait</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Stade Azteca, pourtant mythique, n’a pas vibré comme attendu. Les spectateurs ont assisté à une victoire logique mais sans éclat. Le contraste avec l’ouverture de 1986, où le Mexique avait battu la Belgique avec panache, est saisissant. Cette fois, l’entrée en matière a été marquée par la retenue et la discipline, plus que par l’enthousiasme et l’énergie espérés par les supporters.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce match rappelle aussi celui de 2010, où Mexique et Afrique du Sud s’étaient neutralisés 1-1 lors du match inaugural. Mais en 2026, la différence est que le Mexique a gagné, sans que la qualité du spectacle soit au rendez-vous. Les cartons rouges ont pris la place des moments forts, donnant une image brouillée de ce début de tournoi mondial.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un souvenir amer pour ouverture mondiale</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le Mexique, l’essentiel est assuré : trois points et une entrée victorieuse. Mais sur le plan de l’image, cette ouverture laisse un goût amer. Le tournoi démarre sur une note timide, loin de l’intensité et de la passion que l’on attend d’un Mondial. Les supporters espèrent que les prochains matchs offriront plus de spectacle et d’énergie pour relancer l’ambiance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La suite de la compétition devra montrer un autre visage. Le Mexique a les moyens de séduire, mais il devra hausser son niveau de jeu. Une Coupe du monde ne peut se contenter d’une entrée nonchalante, où les cartons rouges font plus parler que les buts. Le public attend de la passion, de l’intensité et des émotions, pas seulement une victoire tranquille.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ibrahim Kalifa Djitteye&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Pourquoi le Sahel ne pourra pas lutter contre le réchauffement sans réduire le charbon de bois</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Jun 2026 06:00:00 +0000</pubDate>
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<p>Au Mali et dans l’ensemble du Sahel, le charbon de bois demeure la principale source d’énergie domestique. Entre déforestation massive, désertification et difficultés de transition énergétique, enquête sur une menace majeure pour le climat et les populations.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Entre alternatives prometteuses et résistances profondes, la filière bois-énergie impose sa loi sur les écosystèmes sahéliens. Une urgence trop longtemps ignorée.</em></strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À Bamako, à Niamey, à Ouagadougou, chaque matin recommence le même rituel : des femmes allument le feu. Des braises rougeoyantes, une marmite posée sur trois pierres ou dans un fourneau, et ce nuage âcre qui monte vers un ciel déjà trop chaud. Le charbon de bois est partout. Il cuit le riz, réchauffe le thé, fait griller la viande des gargotes de rue. Invisible dans sa banalité, il est pourtant l&rsquo;un des principaux moteurs de la destruction forestière au Sahel — et, avec elle, de la spirale climatique qui menace d&rsquo;engloutir la région tout entière.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une forêt qui recule, une demande qui explose</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les chiffres donnent le vertige. Selon la FAO,&nbsp;<a href="https://www.unep.org/fr/actualites-et-recits/recit/six-ans-apres-une-campagne-intensive-de-reboisement-les-pays-africains" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l&rsquo;Afrique subsaharienne perd chaque année environ 3,9 millions d&rsquo;hectares de forêts</a>&nbsp;— soit la superficie d&rsquo;un pays comme la Suisse disparaissant des cartes toutes les douze mois. Au Mali, le&nbsp;<a href="https://saheltribune.com/mali-le-vert-se-meurt/">taux de déforestation</a>&nbsp;annuel est estimé entre 100 000 et 200 000 hectares. Dans cette hémorragie silencieuse, la filière bois-énergie — charbon de bois et bois de chauffe confondus — est responsable de plus de 80 % de la consommation d&rsquo;énergie domestique. Non pas par goût du désastre, mais par nécessité absolue : en l&rsquo;absence d&rsquo;alternatives accessibles et abordables, des millions de familles sahéliennes n&rsquo;ont tout simplement pas d&rsquo;autre choix.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La démographie amplifie la catastrophe. Le Sahel est l&rsquo;une des régions du monde où la population croît le plus vite. D&rsquo;ici 2050,&nbsp;<a href="https://mali.unfpa.org/fr/news/plus-de-50-millions-dhabitants-attendus-en-2050-selon-les-projections-demographiques-du-mali" target="_blank" rel="noreferrer noopener">le Mali pourrait compter près de 45 millions</a>&nbsp;d&rsquo;habitants, contre 23 millions aujourd&rsquo;hui. Chaque naissance supplémentaire, chaque ménage qui se constitue en périphérie de Bamako, représente une demande de charbon de bois additionnelle. Les forêts, elles, ne poussent pas aussi vite que les hommes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le paradoxe est vertigineux : le <a href="https://amzn.to/4eo3Pdz" target="_blank" rel="noreferrer noopener">charbon de bois</a> est à la fois symptôme et cause de la crise climatique sahélienne. La déforestation qu&rsquo;il provoque accélère la désertification, qui réduit les précipitations, qui fragilise l&rsquo;agriculture, qui appauvrit les populations, qui se tournent davantage vers le charbon de bois faute de ressources pour s&rsquo;en affranchir. Un cercle vicieux d&rsquo;une brutalité presque géométrique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une filière hors de tout contrôle</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La production de charbon de bois au Sahel est une économie de l&rsquo;informalité totale. Les charbonniers — souvent des paysans sans terre, des migrants internes, des jeunes sans emploi — s&rsquo;enfoncent dans les derniers massifs forestiers avec leurs meules traditionnelles, produisant un charbon dont le&nbsp;<a href="https://www.fao.org/4/y4450f/y4450f05.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">rendement énergétique ne dépasse pas 20 à 25 %</a>. Autrement dit, pour produire un sac de charbon, on brûle l&rsquo;équivalent de cinq sacs de bois. L&rsquo;inefficacité est structurelle, systémique, inscrite dans les gestes mêmes de la production.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les États sahéliens ont tenté d&rsquo;encadrer cette filière. Au Mali, des schémas directeurs d&rsquo;approvisionnement en bois (SDAB) ont été élaborés, des marchés ruraux de bois ont été créés pour donner aux communautés villageoises le contrôle de leurs ressources forestières. Sur le papier, la démarche est rationnelle. Sur le terrain, le bilan est mitigé : les marchés ruraux qui fonctionnent restent insuffisants pour endiguer la pression globale, et la chaîne de contrôle se rompt trop souvent faute de moyens humains et financiers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut également nommer ce que l&rsquo;on tait trop souvent : le charbon de bois est une filière économique qui fait vivre des centaines de milliers de personnes — producteurs, transporteurs, grossistes, revendeuses. Toute politique de transition énergétique qui ne tient pas compte de cette réalité socioéconomique est condamnée à l&rsquo;échec, ou pire, à produire des injustices supplémentaires contre les plus pauvres.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les alternatives existent. Pourquoi peinent-elles à s&rsquo;imposer ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le gaz butane, d&rsquo;abord. Au Sénégal, des politiques volontaristes de subvention et de diffusion massive des réchauds à gaz ont permis de réduire significativement la dépendance au charbon de bois dans les zones urbaines. La Côte d&rsquo;Ivoire a suivi une trajectoire comparable. Mais au Mali, en raison de l&rsquo;enclavement, de la fragilité des circuits d&rsquo;approvisionnement et des perturbations sécuritaires qui compliquent la logistique, la pénétration du gaz domestique reste insuffisante. Le coût de la bonbonne reste prohibitif pour les ménages les plus vulnérables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les foyers améliorés, ensuite. Ces foyers à combustion optimisée — qui permettent de réduire de 40 à 60 % la consommation de charbon par rapport aux foyers traditionnels — ont fait l&rsquo;objet de nombreux programmes de promotion. Les résultats sont réels, mais limités : les usagères adoptent le foyer amélioré&#8230; puis reviennent parfois au foyer traditionnel, jugé plus polyvalent pour certains types de cuisson. La transition comportementale ne suit pas automatiquement la transition technique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a aussi les combustibles de substitution issus de la biomasse résiduelle : briquettes fabriquées à partir de tiges de coton, de balles de riz, de résidus agricoles. Des initiatives prometteuses ont vu le jour à Ségou, à Mopti, à Sikasso. Des jeunes entrepreneurs sahéliens se lancent dans cette filière verte avec une énergie remarquable. Mais les volumes restent confidentiels face à l&rsquo;immensité de la demande. Le marché du charbon de bois, lui, n&rsquo;attend pas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, l&rsquo;énergie solaire. Le photovoltaïque se déploie à grande vitesse au Mali — panneaux sur les toits, kits solaires dans les villages, centrales hybrides financées par des partenaires internationaux. Mais l&rsquo;électricité solaire ne résout pas encore le problème de la cuisson. Les plaques électriques à induction demeurent trop énergivores pour les installations solaires domestiques de base. Des solutions de cuisson solaire existent, mais leur adoption à grande échelle reste un défi que la recherche et l&rsquo;ingénierie n&rsquo;ont pas encore pleinement résolu.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les résistances : économiques, culturelles, politiques</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Parler de «&nbsp;<em>résistances</em>&nbsp;» au sujet du charbon de bois, c&rsquo;est d&rsquo;abord reconnaître que les populations ne sont pas irrationnelles. Elles calculent, comparent, anticipent. Le charbon de bois est disponible partout, à tout moment, en toute quantité. Il peut s&rsquo;acheter à la tasse, à la boîte de conserve, au demi-sac. Cette modularité extraordinaire en fait un carburant parfaitement adapté aux économies de survie, aux budgets journaliers, aux incertitudes des ménages précaires. Aucune alternative n&rsquo;offre, pour l&rsquo;instant, cette flexibilité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les résistances sont aussi culturelles. Au Sahel, le charbon de bois n&rsquo;est pas un simple combustible : il est lié à des pratiques culinaires transmises de mère en fille, à des saveurs, à des textures, à des rituels sociaux. La cuisine au feu de bois ou au charbon a une odeur, une dimension sensorielle et mémorielle que le gaz ou l&rsquo;électricité ne reproduisent pas. Cette dimension est souvent négligée par les ingénieurs et les décideurs — mais elle pèse lourd dans les choix réels des ménages.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a enfin les résistances politiques. La filière charbon de bois est une économie de rente pour de nombreux intermédiaires — commerçants influents, élus locaux, forces de contrôle aux barrages routiers. Toute réforme sérieuse de cette filière implique de bousculer des intérêts constitués qui disposent de relais politiques. Les États sahéliens, déjà fragilisés par les crises sécuritaires et les transitions institutionnelles, n&rsquo;ont pas toujours les marges de manœuvre pour affronter ces réalités de front.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une transition à réinventer — depuis le bas</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le grand échec des politiques de transition énergétique en Afrique sahélienne est d&rsquo;avoir voulu résoudre un problème social par des solutions uniquement techniques. On a distribué des foyers améliorés sans former les femmes à les utiliser. On a promu le gaz sans sécuriser les filières d&rsquo;approvisionnement. On a financé des études sans investir dans les acteurs locaux capables de porter le changement à grande échelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une véritable transition devra partir des femmes — elles qui cuisinent, gèrent les budgets ménagers, et subissent en premier lieu les effets de la fumée sur leur santé. Elle devra intégrer les charbonniers dans la solution, en les reconvertissant en producteurs de biomasse durable ou en gestionnaires de forêts communautaires. Elle devra être subventionnée avec la même générosité que celle qui a permis à d&rsquo;autres pays de réussir leur transition : on ne demande pas aux plus pauvres de payer le prix de la protection climatique que les riches ont omis d&rsquo;assurer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Sahel brûle — au sens propre comme au figuré. Ses forêts se consument à petit feu dans des milliers de meules obscures, pendant que ses habitants transpirent sous des chaleurs de plus en plus écrasantes. L&rsquo;urgence n&rsquo;est plus de produire des rapports supplémentaires sur la déforestation : elle est de financer, d&rsquo;accompagner, de réguler et de respecter les communautés sahéliennes dans leur difficile et nécessaire marche vers un autre rapport à l&rsquo;énergie. Avant qu&rsquo;il ne reste plus rien à brûler.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : création de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information, une avancée majeure pour la cybersécurité</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sidi Modibo Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Jun 2026 04:00:00 +0000</pubDate>
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<p>Le Mali crée l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI) pour renforcer la cybersécurité, protéger les infrastructures critiques et accompagner la transformation numérique du pays face à la montée des cybermenaces.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>De nos jours, nul n’ignore que la révolution numérique évolue de manière exponentielle. Cette évolution entraîne des dérapages. Pour contrer ces dérapages, les États cherchent des solutions. Et le Mali n’est pas resté en marge. Il a mis en place des outils et instruments nécessaires. C’est dans ce cadre qu’il vient de créer une agence nationale de sécurité des systèmes d’information.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’information a été rendue publique à l’issue de la session du conseil des ministres du mercredi&nbsp;10&nbsp;juin 2026. En effet, sur le rapport du ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, le Conseil des ministres a adopté des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement de l’Agence nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’après les textes adoptés, l’Agence aura pour mission d’assurer la cybersécurité, la sécurité des systèmes d’information et des communications électroniques. La création de cette Agence traduit la volonté des Autorités de la Transition d’assurer la protection des infrastructures et services critiques face à l’émergence de la menace cybercriminelle. La création de cette agence a été prévue par la Stratégie nationale de Cybersécurité du Mali et son Plan d’action&nbsp;2026-2030. Une stratégie adoptée par le Décret n°&nbsp;2026 — 0097/PT-RM du 25&nbsp;février 2026, qui contribue d’une manière efficace aux objectifs de transformation numérique du pays, le Gouvernement a adopté la Stratégie nationale de Cybersécurité du Mali et son Plan d’action 2026-2030.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>&nbsp;Capacités des acteurs déjà renforcées.</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Avant de prendre la décision de créer cette agence, le gouvernement a entrepris de renforcer les capacités des acteurs afin de réussir la mise en œuvre de la stratégie nationale de cybersécurité. Ainsi, conformément au plan d’actions de cette stratégie, un atelier stratégique de renforcement des capacités des acteurs a été organisé par l’AMRTP (Agence malienne de régulation des télécoms, postes et Tics), à travers le ML-CERT (Centre de Réponse aux Incidents), et avec l’appui technique de l’Union Internationale des Télécommunications (UIT). C’était du 20 au 22&nbsp;mai 2025 à Bamako.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet atelier a regroupé les acteurs en charge des technologies de l’information et de la communication dans les institutions de la République, les entreprises publiques et privées, ainsi que des experts nationaux et internationaux. Il a permis de renforcer les compétences techniques et organisationnelles du Centre de Réponse aux Incidents (ML-CERT) et d’améliorer la posture globale du Mali face aux cybermenaces.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les participants ont, également, renforcé leurs compétences sur la protection des infrastructures critiques, la gouvernance de la cybersécurité, les mécanismes de réponse aux incidents. Il a été aussi question d’une évaluation de la position du Mali dans l’Indice mondial de cybersécurité. Des simulations, cas pratiques et échanges stratégiques ont rythmé ces trois jours de travail. Au sortir de l’atelier, les participants ont acquis de nouvelles compétences pouvant sérieusement contribuer à lutter contre les cybermenaces.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au regard des résultats de cet atelier stratégique, on peut aisément dire que le fonctionnement de la nouvelle agence sera une réussite, car les acteurs qui vont l’animer sont fins prêts.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sidi Modibo Coulibaly</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>IA militaire : comment les drones autonomes transforment les guerres du XXIe siècle</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Jun 2026 02:00:00 +0000</pubDate>
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<p>Le Global Peace Index 2026 révèle l’essor fulgurant de l’intelligence artificielle dans les conflits armés. Drones autonomes, ciblage algorithmique et guerre à vitesse machine redessinent les rapports de force, tandis que l’Afrique reste largement absente des instances de gouvernance de l’IA militaire.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le chapitre « IA, conflits et paix » du Global Peace Index 2026 dresse un tableau saisissant : les frappes de drones ont été multipliées par 115 en sept ans, le temps entre détection d&rsquo;une cible et tir est passé d&rsquo;une journée à cinq secondes, et 37 000 Palestiniens ont été identifiés comme cibles par un algorithme en vingt secondes de revue humaine par frappe. Pendant ce temps, l&rsquo;Afrique est largement absente des 118 États qui ne participent à aucune instance de gouvernance de l&rsquo;IA militaire.</em></strong><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le chiffre donne le vertige et mérite d&rsquo;être lu attentivement : entre 2018 et 2025, les frappes de drones ont augmenté de 11 500 %. Pas de 11 500 unités supplémentaires — de 11 500 pour cent. On est passé de 364 événements recensés en 2018 à plus de 42 000 en 2025. Pas moins de 565 groupes armés différents — États et acteurs non étatiques confondus — ont conduit au moins une attaque par drone sur cette période. Le nombre d&rsquo;États ayant enregistré au moins une frappe de drone a plus que doublé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est l&rsquo;une des conclusions les plus frappantes du chapitre consacré à l&rsquo;intelligence artificielle dans la guerre, publié dans la 20e édition du&nbsp;<em>Global Peace Index (GPI) de l&rsquo;Institut for Economics &amp; Peace (IEP)</em>. Ce chapitre constitue la première analyse systématique et comparative de l&rsquo;intégration de l&rsquo;IA dans les conflits armés actuels — Ukraine, Gaza, Iran — et de ses implications pour la gouvernance mondiale.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Ukraine : le laboratoire mondial de la guerre autonome</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est en Ukraine que la révolution des drones autonomes est la plus avancée. D&rsquo;ici fin 2025, l&rsquo;agence ukrainienne de défense avait livré 2,4 millions de drones FPV (first-person view) en un an, avec une capacité de production nationale atteignant jusqu&rsquo;à cinq millions d&rsquo;unités annuelles via plus de 500 fabricants domestiques. La guerre en Ukraine représente à elle seule 57 % de toutes les frappes de drones mondiales en 2025.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les systèmes ukrainiens ne sont plus de simples projectiles télécommandés. Plusieurs d&rsquo;entre eux utilisent désormais la vision artificielle et l&rsquo;IA embarquée dans la phase terminale d&rsquo;une frappe. Le drone Saker Scout peut identifier 64 catégories d&rsquo;équipements militaires russes et conduire des frappes autonomes après avoir perdu sa liaison GPS ou radio. Du côté russe, le V2U — loitering munition dont la technologie a été confirmée par les services ukrainiens en juin 2025 — utilise une puce Nvidia Jetson Orin pour sélectionner ses cibles de manière entièrement autonome, sans opérateur une fois en vol.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« En mai 2025, sept unités V2U ont rompu leur mission planifiée, formé de manière autonome un pattern d&rsquo;attente, puis coordonné des frappes sur une colonne de véhicules et de civils. »</em>, rapporte le&nbsp;Global Peace Index 2026, IEP.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le temps entre la détection d&rsquo;une cible et le tir est passé d&rsquo;environ une journée avec les missiles de croisière des années 1990, à moins d&rsquo;une minute avec le système GIS Arta ukrainien, à cinq secondes avec le V2U russe. Cette compression du «&nbsp;<em>kill chain</em>&nbsp;» à vitesse machine est l&rsquo;une des transformations les plus profondes de la guerre moderne — et l&rsquo;une des moins régulées.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Gaza : quand un algorithme désigne 37 000 personnes à la mort</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Si l&rsquo;Ukraine montre la prolifération des drones, Gaza illustre quelque chose de plus inquiétant : l&rsquo;entrée de l&rsquo;IA dans le cœur cognitif du ciblage militaire. Le rapport du GPI 2026 analyse en détail deux systèmes révélés par des enquêtes journalistiques et confirmés par des sources militaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le premier, Habsora — «&nbsp;<em>l&rsquo;Évangile</em>&nbsp;» —, a été présenté par un porte-parole des Forces de défense israéliennes comme un système produisant automatiquement des cibles à grande vitesse. Selon l&rsquo;ancien chef d&rsquo;état-major des FDI, une fois activé, le système générait 100 nouvelles cibles par jour, contre une cinquantaine par an auparavant. Le second, Lavender, a identifié jusqu&rsquo;à 37 000 Palestiniens comme militants présumés. Le taux d&rsquo;erreur interne était connu : 10 %. La revue humaine était réduite à environ vingt secondes par cible — le temps de confirmer que la cible était de sexe masculin. Un système complémentaire, baptisé «&nbsp;<em>Where&rsquo;s Daddy ?</em>&nbsp;», permettait de frapper les cibles lorsqu&rsquo;elles rentraient chez elles le soir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les frappes sur les cibles identifiées comme militants juniors, les commandants autorisaient jusqu&rsquo;à quinze à vingt morts civils par frappe. Une enquête conjointe publiée en août 2025, basée sur une base de données militaire israélienne révélée, estimait 8 900 combattants Hamas et Jihad islamique tués — sur environ 53 000 morts palestiniens recensés à la même période par les autorités sanitaires de Gaza.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;infrastructure pour la guerre par IA est déjà sur le terrain. L&rsquo;infrastructure pour la paix par IA reste fragmentée, sous-financée et non coordonnée.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Iran 2026 : la guerre à vitesse machine</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La troisième démonstration opérationnelle de l&rsquo;IA militaire est la plus récente. L&rsquo;Opération Epic Fury, conduite en février 2026 par les États-Unis et Israël contre les infrastructures nucléaires, de commandement et de missiles iraniens, a montré ce que signifie la guerre multi-domaine à vitesse machine. Selon les déclarations américaines et israéliennes : 200 avions israéliens ont frappé environ 500 cibles, pendant que les forces américaines conduisaient 900 frappes — le tout dans les douze premières heures. L&rsquo;Iran a répondu simultanément dans neuf pays avec plusieurs centaines de missiles et de drones.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La coordination de cette simultanéité — ciblage, synchronisation inter-armées, gestion des contre-mesures — à cette échelle et à cette vitesse n&rsquo;est pas réalisable sans systèmes de planification et d&rsquo;allocation des cibles assistés par IA. C&rsquo;est précisément ce que les systèmes comme le Maven Smart System du Pentagone — dont le contrat est passé de 480 millions de dollars à 1,3 milliard en douze mois — sont conçus pour faire.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>118 États absents de toute gouvernance IA — et l&rsquo;Afrique ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cette révolution militaire, la réponse internationale est dramatiquement insuffisante. Le GPI 2026 recense sept grandes initiatives internationales de gouvernance de l&rsquo;IA. Sur les 193 États membres de l&rsquo;ONU, 118 ne participent à aucune d&rsquo;entre elles. La carte de la gouvernance IA mondiale est presque l&rsquo;inverse de la carte de la conflictualité : les pays qui souffrent le plus des guerres — Sahel, Corne de l&rsquo;Afrique, Afrique centrale — sont les plus absents des instances qui décident des règles de l&rsquo;IA militaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Sommet de Bletchley en 2023, celui de Séoul en 2024, la résolution de l&rsquo;ONU sur les armes létales autonomes de novembre 2025 : ce sont des amorces de cadre, mais toutes non contraignantes. Et significativement, lors du Sommet de Paris en février 2025, les États-Unis et le Royaume-Uni ont refusé de signer la déclaration finale — première fracture majeure entre les signataires originels de Bletchley. L&rsquo;IA militaire s&rsquo;accélère. La gouvernance, elle, recule.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L&rsquo;IA pour la paix : une promesse en attente de financement</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le GPI 2026 documente également l&rsquo;autre face de l&rsquo;IA — ses usages pour la paix. L&rsquo;IA est utilisée pour la médiation, la documentation des crimes de guerre, l&rsquo;accès linguistique aux informations humanitaires et l&rsquo;alerte précoce des conflits. Des outils comme ceux du&nbsp;<em>Yale Humanitarian Research Lab</em>&nbsp;ont permis de localiser 19 500 enfants ukrainiens déportés dans 210 établissements russes et biélorusses grâce à l&rsquo;imagerie satellitaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais le contraste de financement est abyssal. Les programmes documentés d&rsquo;IA pour la paix fonctionnent à trois à quatre ordres de grandeur en dessous des investissements en IA militaire. Pour faire simple : pour chaque million de dollars investi dans l&rsquo;IA pour la paix, des milliers de millions sont investis dans l&rsquo;IA pour la guerre. Pour l&rsquo;Afrique — continent qui concentre certains des conflits les plus meurtriers mais qui est quasi absent de la compétition technologique mondiale —, cette asymétrie n&rsquo;est pas seulement injuste. Elle est potentiellement existentielle.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Sanké Mô de San 2026 : 626 ans de tradition, patrimoine UNESCO et fierté culturelle du Mali</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Jun 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
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<p>La ville de San a célébré la 626e édition du Sanké Mô, rite ancestral inscrit au patrimoine immatériel de l’UNESCO. Une tradition emblématique du Mali qui allie mémoire collective, cohésion sociale, tourisme et souveraineté culturelle.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Pour la 626e fois, la ville de San a commémoré ce jeudi le rite ancestral du Sanké Mô, cérémonie de pêche collective autour de la mare Sanké. Un événement qui transcende le folklore pour incarner l&rsquo;identité et la cohésion d&rsquo;un peuple — et que l&rsquo;État malien entend faire rayonner bien au-delà des rives du Bani.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Certaines traditions résistent au temps mieux que les empires. Le Sanké Mô en est la preuve vivante. Ce jeudi 11 juin 2026, la ville de San, au centre du Mali, a ouvert la 626e édition de ce rite multiséculaire, l&rsquo;une des cérémonies culturelles les plus anciennes et les plus emblématiques du continent africain. La cérémonie officielle d&rsquo;ouverture s&rsquo;est tenue en présence des autorités administratives, politiques, coutumières et religieuses, ainsi que de délégations venues de l&rsquo;ensemble des régions du Mali et de la diaspora malienne — témoignage de l&rsquo;attachement profond que cette célébration suscite bien au-delà des frontières de San.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministère de l&rsquo;Artisanat, de la Culture, de l&rsquo;Industrie hôtelière et du Tourisme était représenté par une délégation conduite par Amadou Diabaté, chargé de mission, accompagné de Moulaye Coulibaly, directeur national du Patrimoine culturel. Portant les salutations du Président de la Transition, le général Assimi Goïta, M. Diabaté a salué l&rsquo;engagement des communautés locales dans la préservation et la transmission de cette pratique «&nbsp;<em>multiséculaire, inscrite au patrimoine culturel national et porteuse de valeurs de solidarité, de paix et d&rsquo;unité</em>&nbsp;».</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une origine liée à la fondation de la cité</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Sanké Mô — littéralement «&nbsp;<em>pêche collective dans la mare Sanké</em>&nbsp;» en bamanankan — plonge ses racines dans la fondation même de la cité de&nbsp;<em>Santoro ni Karantela</em>, l&rsquo;ancienne appellation de San. Organisé chaque année le deuxième jeudi du septième mois lunaire, le rite commémore cet acte fondateur et rassemble les différentes communautés qui composent la ville et sa région. Il se déroule autour de la mare Sanké, étendue d&rsquo;eau douce dont les populations locales ont fait le théâtre d&rsquo;une liturgie collective : des milliers de participants se jetant dans les eaux pour capturer le poisson à mains nues, dans un élan à la fois symbolique et communautaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien plus qu&rsquo;une fête de village, le Sanké Mô est reconnu comme un acte de mémoire collective qui perpétue les liens entre les générations, rappelle les pactes fondateurs de la cité et réaffirme, année après année, que les différentes composantes de la société sanoise partagent une même origine et un même destin. C&rsquo;est cette dimension de&nbsp;ciment social&nbsp;qui a valu au Sanké Mô son inscription sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l&rsquo;humanité de l&rsquo;UNESCO — une reconnaissance internationale qui rejaillit sur l&rsquo;ensemble du Mali.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un levier économique et touristique à valoriser</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Si le Sanké Mô est d&rsquo;abord un acte culturel et spirituel, il génère aussi une dynamique économique locale non négligeable. L&rsquo;afflux de visiteurs — Maliens de l&rsquo;intérieur, membres de la diaspora, touristes étrangers attirés par l&rsquo;authenticité de la cérémonie — alimente l&rsquo;hôtellerie, la restauration et l&rsquo;artisanat local pendant plusieurs jours. Les griots, musiciens, artisans et commerçants trouvent dans cette mobilisation annuelle une occasion de revenus qui compte dans l&rsquo;économie de San.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est précisément cet axe que le ministère entend renforcer. En affichant sa présence à San et en positionnant le Sanké Mô comme un événement d&rsquo;envergure nationale, les autorités envoient un signal aux opérateurs du tourisme culturel : le Mali dispose d&rsquo;un patrimoine immatériel exceptionnel, encore insuffisamment exploité sur le plan touristique. La cérémonie de San rejoint dans cette logique d&rsquo;autres grands rendez-vous du calendrier culturel malien — le Festival sur le Niger de Ségou, le Festival du Désert de Tombouctou ou les célébrations dogon — qui constituent autant de vitrines d&rsquo;un pays riche d&rsquo;une diversité culturelle rare en Afrique de l&rsquo;Ouest.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Patrimoine et souveraineté culturelle</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La valorisation du Sanké Mô s&rsquo;inscrit aussi dans un contexte politique particulier. Depuis l&rsquo;arrivée des autorités de la Transition, le discours sur la souveraineté culturelle occupe une place croissante dans le narratif officiel : affirmer l&rsquo;identité malienne, ses traditions, ses langues et ses savoirs comme des ressources à défendre et à promouvoir. Dans ce cadre, le soutien institutionnel à une cérémonie qui existe depuis 626 ans — bien avant l&rsquo;État malien lui-même — revêt une cohérence symbolique évidente.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les habitants de San et les communautés qui gravitent autour de la mare Sanké, la 626e édition de leur rite fondateur est avant tout une célébration intime, une affaire de famille au sens large du terme. Mais c&rsquo;est aussi, pour le reste du monde, un rappel que l&rsquo;Afrique abrite des traditions vivantes d&rsquo;une profondeur historique que peu de civilisations peuvent égaler. Rendez-vous est pris, l&rsquo;année prochaine, pour la 627e édition.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : plus de 64 millions de litres de carburant réceptionnés en 11 jours</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Jun 2026 21:51:25 +0000</pubDate>
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<p>Le Mali a réceptionné plus de 64 millions de litres de produits pétroliers entre le 1er et le 11 juin 2026. Le gouvernement renforce la surveillance du secteur pour garantir un approvisionnement stable en carburant.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le ministre de l&rsquo;Industrie et du Commerce a présidé ce 11 juin la 24e réunion de concertation sur les hydrocarbures. En onze jours, plus de 64 millions de litres de produits pétroliers ont été réceptionnés sur le territoire. Un signal de stabilité dans un contexte énergétique mondial sous tension.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un pays enclavé comme le Mali, l&rsquo;approvisionnement en carburant n&rsquo;est jamais une évidence. Chaque citerne qui entre sur le territoire représente une chaîne logistique longue, complexe et exposée — aux aléas des routes, aux tensions sécuritaires de certains corridors, et aux fluctuations des marchés mondiaux. C&rsquo;est précisément pour piloter cette chaîne avec rigueur que le ministre de l&rsquo;Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, a présidé ce jeudi 11 juin la 24e réunion de concertation sur les hydrocarbures, en présence des représentants de l&rsquo;État et des acteurs privés du secteur pétrolier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les données présentées à l&rsquo;ouverture des travaux par le Directeur général en charge du Commerce dressent un tableau rassurant pour les onze premiers jours de juin. Entre le 1<sup>er</sup>&nbsp;et le 7 juin,&nbsp;664 citernes&nbsp;ont été réceptionnées, représentant un volume de 31,03 millions de litres. Entre le 8 et le 11 juin — soit seulement quatre jours —, ce sont&nbsp;711 citernes supplémentaires&nbsp;et 32,98 millions de litres qui ont été acheminés. Au total, ce sont plus de&nbsp;64 millions de litres&nbsp;de produits pétroliers qui ont afflué en moins de deux semaines, attestant d&rsquo;une organisation logistique qui tourne à plein régime.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un convoi type : essence, gasoil, gaz et kérosène</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le détail du convoi réceptionné le 9 juin illustre la diversité des produits concernés. Sur les 711 citernes de la période du 8 au 11 juin, la composition est la suivante : 303 citernes d&rsquo;essence, 361 citernes de gasoil, 40 citernes de fuel lourd, 2 citernes de gaz butane et 5 citernes de Jet A1 destinées à l&rsquo;aviation. Un approvisionnement équilibré qui couvre les besoins du transport routier, de l&rsquo;industrie, des ménages — via le gaz de cuisine — et du secteur aérien.</p>



<figure class="wp-block-table"><div class="pcrstb-wrap"><table class="has-fixed-layout"><thead><tr><td><strong>PRODUIT</strong></td><td><strong>USAGE PRINCIPAL</strong></td><td><strong>CITERNES</strong></td></tr><tr><td><strong>&nbsp;</strong></td><td><strong>&nbsp;</strong></td><td><strong>&nbsp;</strong></td></tr></thead><tbody><tr><td>Gasoil</td><td>Transport routier, groupes électrogènes</td><td><strong>361</strong></td></tr><tr><td>Essence</td><td>Véhicules légers, motos</td><td><strong>303</strong></td></tr><tr><td>Fuel lourd</td><td>Industrie, production électrique</td><td><strong>40</strong></td></tr><tr><td>Jet A1</td><td>Aviation civile</td><td><strong>5</strong></td></tr><tr><td>Gaz butane</td><td>Ménages, restauration</td><td><strong>2</strong></td></tr></tbody></table></div></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Escortes, surveillance et lutte contre la fraude</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de la photographie quantitative, la réunion a permis d&rsquo;aborder les conditions dans lesquelles cet approvisionnement se déroule. Le dispositif d&rsquo;escorte des convois — mis en place pour sécuriser le transport des produits pétroliers sur des axes parfois exposés — a fait l&rsquo;objet d&rsquo;un point spécifique. Les participants ont passé en revue les opérations récentes et les ajustements nécessaires pour garantir un acheminement régulier vers les différents centres de consommation du pays, y compris les plus éloignés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question de la fraude a également occupé une part significative des débats. Le ministre Diallo a réaffirmé la détermination des autorités à renforcer les mécanismes de contrôle et de surveillance sur l&rsquo;ensemble de la filière, de l&rsquo;importation à la distribution finale. Les fraudes dans le secteur des hydrocarbures — qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de détournement de volumes, de sous-déclarations ou de contrebande — représentent une double menace : pour les recettes de l&rsquo;État d&rsquo;abord, pour les consommateurs ensuite, exposés à des produits de qualité incertaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il s’agit donc de maintenir une vigilance constante pour préserver la stabilité de l&rsquo;approvisionnement national, dans un contexte international marqué par les tensions géopolitiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La structure des prix au cœur des prochains travaux</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;une des questions les plus sensibles — et qui reviendra à la 25e réunion — est celle de la structure des prix des hydrocarbures. Le ministre a invité les parties prenantes à formuler, d&rsquo;ici la prochaine session, des propositions concrètes visant à mieux maîtriser les coûts tout en préservant les équilibres économiques du secteur. Une formulation qui laisse ouverte la question d&rsquo;une éventuelle révision des prix à la pompe, dans un contexte où les marchés mondiaux restent volatils.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur ce point, le ministre a tenu à contextualiser les défis : les tensions géopolitiques persistantes — au Moyen-Orient notamment — continuent de peser sur les marchés énergétiques mondiaux et sur les coûts d&rsquo;approvisionnement. Pour un pays importateur net comme le Mali, sans accès direct à la mer, ces fluctuations se répercutent avec un décalage et une ampleur parfois supérieurs à ce que subissent les pays côtiers, en raison des coûts de transit et de logistique qui s&rsquo;ajoutent aux prix CAF.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En organisant avec régularité ces réunions de concertation — la 24e édition confirme une pratique bien installée —, les autorités maliennes démontrent leur souci de piloter en temps réel un secteur dont la moindre défaillance aurait des conséquences immédiates sur l&rsquo;ensemble de l&rsquo;économie nationale : transports, agriculture, industrie, santé. Un pilotage discret, technique, loin des projecteurs, mais dont dépend au quotidien la vie de millions de Maliens.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Shelter Afrique : bénéfice en hausse de 20 % et nouvelle offensive pour financer le logement africain</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Jun 2026 15:38:01 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><strong>🔗 Découvrez plus sur notre blog :</strong> <a href="https://votresite.com">Sahel Tribune</a></p>
<p>La Banque de développement Shelter Afrique (ShafDB) affiche un bénéfice en hausse de 20 % en 2025, augmente fortement ses prêts et mobilise 170 millions de dollars pour accélérer le financement du logement et du développement urbain en Afrique.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La Banque de développement Shelter Afrique publie des résultats solides pour 2025 : bénéfice en hausse de 20 %, décaissements multipliés par 2,6, portefeuille de prêts en progression de 29 %. L&rsquo;institution, qui vient de se doter d&rsquo;une nouvelle identité visuelle à Rabat, entend désormais passer de la réforme à l&rsquo;exécution face au défi colossal du logement africain.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les chiffres publiés ce jeudi 11 juin en marge de l&rsquo;Assemblée générale annuelle de la Banque de développement Shelter Afrique (ShafDB), à Rabat, sont ceux d&rsquo;une institution en train de changer de dimension. Pour l&rsquo;exercice clos le 31 décembre 2025, la banque panafricaine spécialisée dans le financement du logement et du développement urbain affiche un bénéfice global de 2,14 millions de dollars, en hausse de 20 % par rapport aux 1,79 million enregistrés en 2024. Un résultat modeste en valeur absolue, mais qui revêt une signification symbolique forte pour une institution longtemps fragilisée par des déséquilibres structurels et qui mène depuis plusieurs années un programme de transformation ambitieux.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Delegues-de-lassemblee-generale-annuelle.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="682" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Delegues-de-lassemblee-generale-annuelle-1024x682.jpg" alt="Délégués de l'assemblée générale annuelle" class="wp-image-22740" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Delegues-de-lassemblee-generale-annuelle-1024x682.jpg 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Delegues-de-lassemblee-generale-annuelle-300x200.jpg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Delegues-de-lassemblee-generale-annuelle-768x512.jpg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Delegues-de-lassemblee-generale-annuelle-1536x1024.jpg 1536w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Delegues-de-lassemblee-generale-annuelle-2048x1365.jpg 2048w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Delegues-de-lassemblee-generale-annuelle-1920x1280.jpg 1920w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Delegues-de-lassemblee-generale-annuelle-1170x780.jpg 1170w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Delegues-de-lassemblee-generale-annuelle-585x390.jpg 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Delegues-de-lassemblee-generale-annuelle-263x175.jpg 263w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Delegues-de-lassemblee-generale-annuelle-600x400.jpg 600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Délégués de l&rsquo;assemblée générale annuelle. ©Media Fast. </figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Plus significative encore est la dynamique opérationnelle qui sous-tend ce résultat. Les décaissements de prêts ont bondi de&nbsp;162 %, passant de 24,06 millions de dollars en 2024 à 63 millions de dollars en 2025 — une accélération qui traduit le retour en force de l&rsquo;activité de prêt après une période de consolidation prudente. Le portefeuille net de prêts a, lui, progressé de 29 %, atteignant 174,08 millions de dollars contre 134,78 millions un an plus tôt. Le total des actifs franchit désormais le seuil des 235 millions de dollars, en hausse de 12 %, tandis que les fonds propres s&rsquo;établissent à 176,09 millions de dollars, soutenus par la génération de bénéfices et des souscriptions de capital supplémentaires.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le coup stratégique de la facilité BADEA</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des résultats comptables, c&rsquo;est peut-être l&rsquo;obtention d&rsquo;une facilité concessionnelle de&nbsp;120 millions de dollars&nbsp;auprès de la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA) qui constitue l&rsquo;événement le plus structurant de l&rsquo;exercice 2025. Cette ligne de financement, inscrite dans le cadre du programme d&rsquo;augmentation de capital, poursuit un objectif précis : permettre aux États membres de normaliser leurs souscriptions et, in fine, ouvrir la voie à une notation de crédit de qualité «&nbsp;<em>investment grade</em>&nbsp;». L&rsquo;obtention d&rsquo;une telle note serait une rupture décisive pour ShafDB, lui permettant d&rsquo;accéder à des marchés de capitaux aujourd&rsquo;hui fermés et d&#8217;emprunter à des conditions nettement plus favorables.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Thierno-Habib-Hann-PDG-de-ShafDB.jpg"><img decoding="async" width="1024" height="683" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Thierno-Habib-Hann-PDG-de-ShafDB-1024x683.jpg" alt="Thierno Habib Hann, PDG de ShafDB" class="wp-image-22742" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Thierno-Habib-Hann-PDG-de-ShafDB-1024x683.jpg 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Thierno-Habib-Hann-PDG-de-ShafDB-300x200.jpg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Thierno-Habib-Hann-PDG-de-ShafDB-768x512.jpg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Thierno-Habib-Hann-PDG-de-ShafDB-585x390.jpg 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Thierno-Habib-Hann-PDG-de-ShafDB-263x175.jpg 263w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Thierno-Habib-Hann-PDG-de-ShafDB-600x400.jpg 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Thierno-Habib-Hann-PDG-de-ShafDB.jpg 1080w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Thierno Habib Hann, PDG de ShafDB. ©Media Fast. </figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">S&rsquo;y ajoute une levée de fonds supplémentaire de 50 millions de dollars auprès d&rsquo;Afreximbank, la Banque africaine d&rsquo;import-export. En cumulant ces deux opérations, la ShafDB a mobilisé 170 millions de dollars de financements externes en un seul exercice — une performance notable pour une institution de cette taille, qui illustre la regain de confiance de ses partenaires institutionnels.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Le fait d&rsquo;avoir atteint la rentabilité tout en développant considérablement nos activités de prêt démontre la viabilité de notre modèle économique et notre capacité à créer de la valeur durable pour nos actionnaires, nos investisseurs et nos États membres. »,&nbsp;</em>a expliqué Lionel Zinsou, président du Conseil d’administration de la banque ShafDB.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les marchés de capitaux locaux, nouveau front</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;autre axe stratégique mis en avant lors de cette assemblée générale de Rabat concerne le développement d&rsquo;une capacité de financement en monnaie locale. La dépendance au dollar crée en effet pour les emprunteurs africains — souvent des promoteurs immobiliers ou des établissements de crédit dont les recettes sont en monnaie nationale — un risque de change structurel qui peut compromettre la viabilité de projets pourtant économiquement solides. En structurant des solutions de financement synthétiques en monnaie locale, ShafDB entend s&rsquo;attaquer directement à cette contrainte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Concrètement, la banque prépare deux programmes d&rsquo;obligations durables : un premier en Afrique de l&rsquo;Ouest, libellé en francs CFA, pour un montant de 60 milliards de FCFA (soit environ 100 millions de dollars), et un second en Afrique de l&rsquo;Est, en dollars, pour 500 millions de dollars. Ces émissions obligataires, si elles aboutissent, permettraient à ShafDB de capter directement l&rsquo;épargne institutionnelle africaine — fonds de pension, compagnies d&rsquo;assurance, caisses de retraite — pour la recycler vers le financement du logement. Un circuit vertueux que la plupart des systèmes financiers africains peinent encore à établir.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La phase d&rsquo;exécution, après les années de réforme</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Thierno-Habib Hann, directeur général et PDG de la banque, a tenu à replacer ces résultats dans une trajectoire plus longue. «&nbsp;<em>Nous avons accru notre portefeuille de prêts de près de 30 %, augmenté nos décaissements de 129 %, renforcé notre bilan et diversifié nos sources de financement tout en maintenant notre rentabilité</em>&nbsp;», a-t-il résumé, insistant sur le fait que les bases de la croissance future sont désormais posées. La tonalité est celle d&rsquo;une institution qui estime avoir terminé sa traversée du désert et entend maintenant faire parler les actes.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><a href="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Lionel-Zinsou-President-du-conseil-dadministration-de-la-ShafDB.jpg"><img decoding="async" width="1024" height="682" src="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Lionel-Zinsou-President-du-conseil-dadministration-de-la-ShafDB-1024x682.jpg" alt="Lionel Zinsou - Président du conseil d'administration de la ShafDB" class="wp-image-22743" srcset="https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Lionel-Zinsou-President-du-conseil-dadministration-de-la-ShafDB-1024x682.jpg 1024w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Lionel-Zinsou-President-du-conseil-dadministration-de-la-ShafDB-300x200.jpg 300w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Lionel-Zinsou-President-du-conseil-dadministration-de-la-ShafDB-768x512.jpg 768w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Lionel-Zinsou-President-du-conseil-dadministration-de-la-ShafDB-1536x1024.jpg 1536w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Lionel-Zinsou-President-du-conseil-dadministration-de-la-ShafDB-1920x1280.jpg 1920w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Lionel-Zinsou-President-du-conseil-dadministration-de-la-ShafDB-1170x780.jpg 1170w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Lionel-Zinsou-President-du-conseil-dadministration-de-la-ShafDB-585x390.jpg 585w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Lionel-Zinsou-President-du-conseil-dadministration-de-la-ShafDB-263x175.jpg 263w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Lionel-Zinsou-President-du-conseil-dadministration-de-la-ShafDB-600x400.jpg 600w, https://saheltribune.com/wp-content/uploads/2026/06/Lionel-Zinsou-President-du-conseil-dadministration-de-la-ShafDB.jpg 2000w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Lionel Zinsou &#8211; Président du conseil d&rsquo;administration de la ShafDB. ©Média Fast. </figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Lionel Zinsou, président du conseil d&rsquo;administration, a exprimé la même conviction, mais en rappelant l&rsquo;ampleur du défi qui reste devant l&rsquo;institution. Le continent africain souffre d&rsquo;un déficit estimé à plus de&nbsp;53 millions de logements, qui nécessiterait quelque 1 300 milliards de dollars de financements pour être résorbé. Face à cette montagne, les 174 millions de dollars du portefeuille de prêts de ShafDB ne représentent qu&rsquo;une goutte d&rsquo;eau — mais une goutte d&rsquo;eau dont la direction entend faire grossir le flux, en s&rsquo;appuyant sur des partenariats stratégiques et un effet de levier croissant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>Alors que l&rsquo;Afrique continue de s&rsquo;urbaniser à un rythme sans précédent, la Banque de développement Shelter Afrique reste déterminée à mobiliser des capitaux à grande échelle pour soutenir le logement abordable, les villes durables et une croissance économique inclusive à travers le continent</em>&nbsp;», a conclu M. Zinsou. Une ambition qui, pour se concrétiser, devra désormais se mesurer non plus aux bilans comptables, mais aux mètres carrés construits et aux familles logées.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A.D</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>AETA90 : « Nous avons une dette morale envers nos écoles », affirme Makan Camara</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Cheickna Coulibaly]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Jun 2026 02:00:00 +0000</pubDate>
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<p>À travers une cérémonie prévue le 20 juin, l’AETA90 entend récompenser les meilleurs élèves et enseignants des écoles de N’Tomikorobougou A et B. Son coordinateur général, Makan Camara, explique les ambitions de cette initiative en faveur de l’excellence scolaire et de l’école publique.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’Amicale des Anciens Élèves de N’Tomikorobougou A et B des années&nbsp;90 (AETA90) s’apprête à organiser, le samedi&nbsp;20&nbsp;juin à l’école fondamentale Madame Sow Aïssata Coulibaly de N’Tomikorobougou (ex-Amara Ka Cour), une cérémonie de récompense et de reconnaissance en faveur des meilleurs élèves et des enseignants des deux établissements. Cette initiative vise à promouvoir l’excellence scolaire, à valoriser le mérite et à renforcer les liens entre anciens élèves et écoles d’origine. Coordinateur général de l’amicale, Makan Camara, analyste financier et doctorant en économie, en explique les motivations et les objectifs.</em></strong></p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Pouvez-vous présenter l’Amicale des Anciens Élèves de N’Tomikorobougou A &amp; B des années&nbsp;90 (AETA90) ?</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">L’Amicale des Anciens Élèves de N’Tomikorobougou A &amp; B des années&nbsp;90, communément appelée AETA90, est une association regroupant les anciens élèves ayant fréquenté les écoles fondamentales N’Tomikorobougou A et B durant les années&nbsp;1990. Elle a été créée dans le but de maintenir les liens de fraternité entre anciens élèves et de contribuer au développement de nos écoles ainsi qu’à l’épanouissement des générations actuelles.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Quelle est la mission principale de votre amicale aujourd’hui ?</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Notre mission principale est de promouvoir l’excellence scolaire, de soutenir l’éducation des jeunes, de renforcer la solidarité entre anciens élèves et de contribuer au développement des écoles N’Tomikorobougou A et B à travers des actions concrètes, utiles et durables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À moyen et long terme, notre ambition est également d’étendre nos initiatives à d’autres écoles publiques, afin de participer plus largement à l’amélioration des conditions d’apprentissage et à la promotion de l’excellence éducative. Nous sommes convaincus que le développement de notre pays passe par une école publique forte, inclusive et performante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, tout en restant profondément attachés à nos écoles d’origine, nous souhaitons progressivement mettre notre expérience, notre énergie et notre solidarité au service de l’ensemble de la communauté éducative, dans la mesure de nos moyens et de nos capacités.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Qu’est-ce qui motive l’organisation de cette cérémonie de récompense et de reconnaissance ?</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Cette cérémonie est motivée par notre volonté d’encourager l’excellence académique et de reconnaître les efforts remarquables des élèves et des enseignants. Nous voulons montrer aux jeunes que le travail, la discipline et la persévérance sont toujours récompensés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’une de nos principales motivations est également de redonner à ces écoles une partie de ce qu’elles nous ont apporté. Nous estimons avoir une dette morale envers N’Tomikorobougou A et B, car ces établissements ont contribué à façonner les femmes et les hommes que nous sommes devenus aujourd’hui.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À travers cette initiative, nous exprimons notre gratitude envers nos écoles, nos enseignants et toute la communauté éducative.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>En quoi cette activité répond-elle aux objectifs de votre association ?</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Cette activité s’inscrit parfaitement dans notre mission de promotion de l’éducation et de valorisation du mérite. Elle permet également de renforcer le lien entre les anciens élèves et leurs écoles d’origine tout en apportant un soutien concret à la communauté éducative.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Quels élèves seront récompensés et sur quels critères repose le choix ?</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Seront récompensés les trois premiers élèves de chaque classe, de la 1<sup>ère</sup>&nbsp;à la 6<sup>ème</sup>&nbsp;année, dans les deux écoles. La sélection est basée exclusivement sur les résultats scolaires officiels de l’année académique, en collaboration avec les directions des écoles.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Pourquoi avoir décidé de récompenser les meilleurs élèves de la 1ère à la 6ème&nbsp;année ?</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Nous souhaitons encourager l’excellence à tous les niveaux de l’enseignement fondamental. Chaque élève, quel que soit son niveau, doit comprendre que ses efforts peuvent être reconnus. Cette approche permet également de créer une saine émulation entre les élèves.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Quel impact espérez-vous avoir sur la motivation et la performance scolaire des élèves ?</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Nous espérons renforcer la motivation des élèves, encourager la culture de l’effort et améliorer les performances scolaires. Nous voulons que les élèves comprennent que la réussite est le fruit du travail et de la persévérance.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Quelle importance accordez-vous à la reconnaissance des enseignants dans cette initiative ?</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Les enseignants jouent un rôle essentiel dans la formation des générations futures. Leur engagement quotidien, leur dévouement et les sacrifices qu’ils consentent méritent d’être reconnus et valorisés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il était donc naturel pour nous de les associer à cette cérémonie. C’est aussi notre manière de leur exprimer notre profonde gratitude.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Quel message souhaitez-vous transmettre aux enseignants à travers cette cérémonie ?</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Nous souhaitons les remercier sincèrement et les encourager à poursuivre cette noble mission qu’ils accomplissent avec professionnalisme et passion, souvent dans des conditions difficiles et avec des moyens limités.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Quel impact cette activité aura-t-elle sur les écoles N’Tomikorobougou A &amp; B ?</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Cette initiative contribuera à renforcer l’image des écoles, à promouvoir une culture de l’excellence et à créer un climat de motivation aussi bien pour les élèves que pour les enseignants. Elle favorisera également un rapprochement durable entre les anciens élèves et leurs établissements.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Cette cérémonie est-elle appelée à devenir un événement régulier ?</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Oui, notre ambition est de faire de cette cérémonie une tradition annuelle afin de continuer à encourager les élèves et à valoriser les enseignants.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Quel message souhaitez-vous adresser au public et aux anciens élèves ?</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Nous sommes les produits de l’école publique de N’Tomikorobougou A &amp; B. Ce que nous sommes devenus aujourd’hui, nous le devons en grande partie à l’éducation que nous y avons reçue ainsi qu’au dévouement de nos enseignants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’éducation demeure le plus précieux héritage que nous puissions transmettre aux générations futures. Se souvenir de son école, c’est honorer son passé ; soutenir son école, c’est construire l’avenir.&nbsp;AETA90 – Amicale des Anciens Élèves de N’Tomikorobougou A &amp; B des Années&nbsp;90&nbsp;: Unis par nos souvenirs, engagés pour l’avenir.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Réalisé par Checikna Coulibaly</strong></p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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		<title>Mali : comment la Charte pour la paix répond à la guerre informationnelle</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chiencoro]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Jun 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
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<p>La Charte nationale pour la Paix et la Réconciliation du Mali fait de la lutte contre la désinformation et de la souveraineté informationnelle un enjeu stratégique. Analyse d'une doctrine qui place les médias au cœur de la défense nationale.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>En consacrant un chapitre entier au rôle des médias face à la désinformation, la Charte nationale pour la Paix et la Réconciliation nationale pose un acte souverain. Dans un contexte de guerre narrative intense contre le Mali, les autorités de la Transition choisissent de tracer une ligne claire : l&rsquo;information est un enjeu de sécurité nationale.</em></strong><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il existe des guerres que l&rsquo;on ne voit pas. Pas de chars, pas de tranchées, pas de lignes de front visibles sur une carte. Mais des batailles tout aussi décisives, menées à coups de narratifs, d&rsquo;images tronquées, de chiffres manipulés, de témoignages fabriqués. Des guerres où les armes s&rsquo;appellent algorithmes, chaînes d&rsquo;information en continu, réseaux sociaux et agences de presse aux agendas soigneusement dissimulés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Mali les connaît bien. Depuis que les autorités de la Transition ont choisi de reprendre en main la souveraineté du pays, de renégocier ses alliances stratégiques et de refuser la tutelle de puissances étrangères, le pays est devenu la cible d&rsquo;une offensive informationnelle d&rsquo;une intensité remarquable. Rapports à charge d&rsquo;organisations internationales, couvertures médiatiques systématiquement à décharge, campagnes de dénigrement coordonnées sur les réseaux sociaux, tentatives répétées de déstabiliser l&rsquo;opinion publique nationale et internationale : la guerre contre le Mali se mène aussi, et peut-être surtout, sur le terrain de l&rsquo;information.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cette réalité, les autorités maliennes ont choisi de répondre non pas par le silence, non pas par la censure, mais par la loi. La Charte nationale pour la Paix et la Réconciliation nationale, promulguée le 22 août 2025, consacre deux chapitres entiers au rôle des médias. C&rsquo;est un acte politique fort. C&rsquo;est aussi un acte de lucidité.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Nommer la guerre pour mieux la combattre</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La première vertu de la Charte est de nommer clairement ce qui se passe. Là où d&rsquo;autres textes officiels usent de périphrases prudentes, elle parle sans détour de «&nbsp;<em>guerre informationnelle</em>&nbsp;», de «&nbsp;<em>campagnes de désinformation menées par des acteurs hostiles</em>&nbsp;», de «&nbsp;<em>narratifs malveillants</em>&nbsp;», de «&nbsp;<em>traitement hostile sur la scène médiatique internationale.</em>&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces mots comptent. Ils disent que les autorités de la Transition ont pris la mesure du phénomène. Qu&rsquo;elles ne confondent pas critique légitime et entreprise de déstabilisation. Qu&rsquo;elles savent faire la différence entre un journaliste qui questionne et un opérateur d&rsquo;influence qui manipule.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le texte est explicite : «&nbsp;<em>Dans un contexte où l&rsquo;État du Mali fait l&rsquo;objet d&rsquo;un traitement hostile sur la scène médiatique internationale, les médias nationaux et les instances de régulation doivent assurer une veille continue. Cette vigilance permet d&rsquo;identifier les manipulations, de contrer les narratifs malveillants et de promouvoir une communication équilibrée et fondée sur des faits.</em>&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est une doctrine. Cohérente, assumée, et parfaitement légitime au regard du droit international et de la souveraineté des États.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le contexte que certains feignent d&rsquo;ignorer</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour comprendre pourquoi cette doctrine est non seulement justifiée mais nécessaire, il faut replacer la situation dans son contexte réel. Depuis 2021, le Mali a entrepris une série de choix souverains qui ont profondément dérangé certaines chancelleries occidentales et les réseaux d&rsquo;influence qui leur sont associés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le départ des forces militaires françaises, la remise en cause des accords de défense hérités de la Françafrique, le rapprochement avec de nouveaux partenaires stratégiques, la création de la Confédération des États du Sahel avec le Burkina Faso et le Niger : autant de décisions légitimes d&rsquo;un État souverain qui ont provoqué une réaction médiatique disproportionnée dans certains pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des médias internationaux, qui couvraient à peine le Mali quand il était sous tutelle étrangère, ont soudainement découvert un intérêt passionné pour ses affaires intérieures. Des organisations non gouvernementales, dont le financement mérite parfois examen, ont multiplié les rapports accablants. Des comptes sur les réseaux sociaux, dont l&rsquo;origine géographique et le financement restent opaques, ont inondé l&rsquo;espace numérique malien de contenus déstabilisateurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n&rsquo;est pas une théorie du complot. C&rsquo;est une réalité documentée, observable, que la Charte a le mérite d&rsquo;intégrer dans son cadre analytique.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La liberté de la presse, mais pas la liberté de nuire</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut ici dissiper un malentendu que certains entretiennent délibérément. Affirmer que le Mali est victime d&rsquo;une guerre informationnelle n&rsquo;est pas nier la liberté de la presse. Reconnaître que des médias peuvent être instrumentalisés à des fins politiques n&rsquo;est pas criminaliser le journalisme. Et vouloir protéger l&rsquo;espace informationnel national n&rsquo;est pas instaurer la censure.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Charte elle-même est on ne peut plus claire sur ce point. Elle prévoit explicitement de «&nbsp;<em>renforcer la liberté de la presse et les expressions plurielles.</em>&nbsp;» Elle appelle à «&nbsp;<em>soutenir et renforcer les capacités des organisations professionnelles de médias.&nbsp;</em>» Elle reconnaît le rôle central des journalistes dans la construction de la paix et de la cohésion sociale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce que la Charte combat, ce n&rsquo;est pas le journalisme. C&rsquo;est son instrumentalisation. Ce n&rsquo;est pas la critique. C&rsquo;est la manipulation. Ce n&rsquo;est pas l&rsquo;information. C&rsquo;est la désinformation organisée au service d&rsquo;agendas étrangers aux intérêts du peuple malien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La nuance est fondamentale. Et elle dit quelque chose d&rsquo;important sur la maturité politique des autorités de la Transition, qui résistent à la tentation simpliste de confondre l&rsquo;adversaire médiatique et le journaliste honnête.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les médias nationaux, rempart de la souveraineté informationnelle</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La Charte assigne aux médias nationaux un rôle stratégique qui va bien au-delà de la simple information. Elle en fait des acteurs de la souveraineté nationale. «&nbsp;<em>Les médias nationaux et les instances de régulation jouent un rôle stratégique dans la préservation de l&rsquo;intégrité informationnelle du pays&nbsp;</em>», dit le texte. Ils doivent «&nbsp;<em>garantir une information vérifiée&nbsp;</em>», contribuer «&nbsp;<em>à la sensibilisation de l&rsquo;opinion publique</em>&nbsp;» et concourir «&nbsp;<em>à l&rsquo;affirmation et au rayonnement du Mali sur la scène mondiale.&nbsp;</em>»</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est une vision ambitieuse. Elle implique des médias nationaux forts, indépendants, professionnels, capables de produire une information de qualité qui résiste à la comparaison avec les grandes chaînes internationales. Des médias qui ne soient ni des organes de propagande gouvernementale, ni des relais de narratifs étrangers, mais de véritables acteurs de l&rsquo;espace public malien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour y parvenir, la Charte prévoit un ensemble de mesures concrètes : renforcement des capacités des organisations professionnelles de médias, adoption d&rsquo;une «&nbsp;<em>approche sensible aux conflits dans la collecte, le traitement et la diffusion de l&rsquo;information&nbsp;</em>», usage du numérique comme «&nbsp;<em>outil de consolidation de la paix, de la sécurité, du dialogue, de la réconciliation, de la cohésion sociale et du vivre-ensemble.</em>&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n&rsquo;est pas un programme de contrôle. C&rsquo;est un programme de professionnalisation. La différence est capitale.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les faîtières de la presse au cœur du dispositif</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La Charte ne se contente pas d&rsquo;assigner des responsabilités abstraites aux médias. Elle interpelle directement les organisations professionnelles de la presse — les faîtières — et leur confie des missions précises.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elles doivent «&nbsp;<em>lutter contre la désinformation et la mésinformation afin de préserver l&rsquo;intégrité informationnelle du Mali.</em>» Elles doivent «&nbsp;<em>assurer une veille médiatique continue pour fournir aux populations une communication équilibrée et fondée sur les faits.</em>&nbsp;» Elles doivent «&nbsp;<em>inciter les médias nationaux à adopter une approche sensible aux conflits.&nbsp;</em>» Et elles doivent contribuer à «&nbsp;<em>l&rsquo;appropriation de la Charte nationale par la population.</em>&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce faisant, la Charte fait des organisations professionnelles de la presse des partenaires actifs de la souveraineté informationnelle du Mali, sans pour autant les placer sous la tutelle de l&rsquo;État. C&rsquo;est un équilibre délicat, mais pensé avec soin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il dit aux journalistes maliens : vous êtes libres. Et cette liberté s&rsquo;accompagne d&rsquo;une responsabilité. Celle de servir votre pays, votre peuple, la vérité. Pas les intérêts de ceux qui financent des campagnes de déstabilisation depuis des capitales lointaines.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une leçon pour l&rsquo;Afrique entière</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà du seul Mali, la démarche des autorités de la Transition mérite d&rsquo;être regardée avec attention par l&rsquo;ensemble du continent africain. Car la guerre informationnelle que subit le Mali n&rsquo;est pas une exception. C&rsquo;est une méthode. Elle a été appliquée, avec des variantes, à d&rsquo;autres pays africains qui ont osé remettre en question des tutelles héritées de la colonisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La réponse que propose la Charte malienne — inscrire dans la loi une doctrine de souveraineté informationnelle, renforcer les médias nationaux, professionnaliser les pratiques journalistiques, distinguer la critique légitime de la manipulation organisée — est une réponse souveraine, non violente et démocratiquement fondée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle dit que l&rsquo;Afrique n&rsquo;est pas condamnée à subir le narratif que d&rsquo;autres construisent sur elle. Qu&rsquo;elle peut produire sa propre information, raconter sa propre histoire, défendre sa propre vérité. Qu&rsquo;elle a les outils intellectuels, culturels et institutionnels pour le faire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Mali, en traçant cette ligne dans sa loi fondamentale de paix, montre la voie. Il ne ferme pas ses frontières à l&rsquo;information internationale. Il exige simplement que l&rsquo;information qui circule sur son territoire soit vraie, équilibrée, et serve les intérêts de son peuple.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est la définition même de la souveraineté. Et dans un monde où l&rsquo;information est devenue une arme, c&rsquo;est aussi la définition de la survie.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Chiencoro Diarra&nbsp;</strong></p>
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		<title>Festival du Triangle du Balafon 2026 : Sikasso réunit Mali, Burkina Faso et Côte d’Ivoire autour de la souveraineté culturelle</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahel Tribune]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Jun 2026 21:08:22 +0000</pubDate>
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<p>Du 5 au 8 novembre 2026, Sikasso accueille la 10e édition du Festival international du Triangle du Balafon. Un rendez-vous culturel majeur réunissant le Mali, le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire autour du patrimoine, de l’identité et de la souveraineté culturelle.</p>
<p><em>Publié par <strong>Sahel Tribune</strong> – Votre regard sur l'actualité du Sahel et du monde.</em></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le Conseil des ministres malien a annoncé le 10 juin 2026 la tenue de la 10e édition du Festival international du Triangle du Balafon à Sikasso, du 5 au 8 novembre 2026. Sous le thème de la renaissance et de la souveraineté culturelles, cet événement panafricain réunit trois pays de l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest autour d&rsquo;un instrument millénaire — et d&rsquo;une vision commune de l&rsquo;identité partagée.</em></strong><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Du 5 au 8 novembre 2026, Sikasso — troisième ville du Mali, capitale du Kénédougou, carrefour historique des cultures mandingues et sénoufo — accueillera la 10e édition du Festival international du Triangle du Balafon. L&rsquo;annonce a été faite le 10 juin lors du Conseil des ministres présidé par le général d&rsquo;armée Assimi Goïta, sur rapport du ministre de l&rsquo;Artisanat, de la Culture, de l&rsquo;Industrie hôtelière et du Tourisme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Festival international du Triangle du Balafon est la plus grande manifestation artistique et culturelle à caractère sous-régional d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest. Il met en compétition les troupes artistiques du Burkina Faso, du Mali et de la Côte d&rsquo;Ivoire — les trois pays qui partagent l&rsquo;espace géographique et culturel du «&nbsp;<em>Triangle du Balafon</em>&nbsp;», ce vaste territoire où l&rsquo;instrument à lames de bois est au cœur de la vie sociale, rituelle et festive depuis des siècles.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le balafon : bien plus qu&rsquo;un instrument</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour comprendre la portée de ce festival, il faut d&rsquo;abord comprendre ce qu&rsquo;est le balafon dans l&rsquo;espace culturel ouest-africain. Ce xylophone à résonateurs en calebasse est l&rsquo;un des instruments les plus anciens du continent : les chroniques arabes du XIIIe siècle en font déjà mention dans les récits de l&rsquo;Empire du Mali. Inscrit en 2012 sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l&rsquo;UNESCO, le balafon est un instrument de cour, de cérémonie et de médiation sociale — joué lors des fêtes, des funérailles, des investitures, des réconciliations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est surtout un instrument transfrontalier. Le balafon ne connaît pas les frontières héritées de la colonisation. Il est joué par les Sénoufo de Côte d&rsquo;Ivoire et du Mali, par les Bobo et les Bwa du Burkina Faso, par les Malinké des trois pays, avec des variations de forme et de répertoire qui témoignent d&rsquo;une histoire partagée — celle de sociétés qui ont commercé, migré, combattu et coexisté bien avant que des lignes sur une carte ne les séparent.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Souveraineté culturelle : un thème politique assumé</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le thème choisi pour cette 10e édition — «&nbsp;<em>Le Balafon, pilier d&rsquo;une identité sous-régionale et symbole de renaissance et de souveraineté culturelles</em>&nbsp;» — n&rsquo;est pas neutre. Il s&rsquo;inscrit pleinement dans le discours que les autorités de la Transition malienne portent depuis 2021 : celui d&rsquo;une reconquête de l&rsquo;identité africaine face aux héritages culturels imposés par la colonisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La notion de «&nbsp;<em>souveraineté culturelle</em>&nbsp;» est au cœur du projet de refondation nationale porté par Bamako. Elle se traduit institutionnellement par la co-officialité des langues nationales inscrite dans la Constitution de 2023, par le Programme national d&rsquo;éducation aux valeurs fondé sur les traditions mandingues, par la promotion des arts et savoirs traditionnels. Le Festival du Triangle du Balafon en est une expression festive et collective — un moment où la fierté culturelle se donne à voir, à entendre et à partager entre trois peuples.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un festival au cœur de l&rsquo;intégration sous-régionale</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui rend ce festival particulièrement remarquable en 2026, c&rsquo;est son contexte géopolitique. Le Mali et le Burkina Faso sont tous deux membres de l&rsquo;Alliance des États du Sahel — une rupture avec la CEDEAO qui a provoqué des tensions diplomatiques avec plusieurs voisins de la sous-région, dont la Côte d&rsquo;Ivoire. Or, le Festival du Triangle du Balafon réunit précisément ces trois pays — deux membres de l&rsquo;AES et un État membre de la CEDEAO — autour d&rsquo;un projet culturel commun.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est là que réside la force silencieuse de cet événement. Quand la diplomatie officielle se heurte à des obstacles institutionnels, la culture continue de circuler. Les troupes de Bobo-Dioulasso, d&rsquo;Abidjan et de Sikasso monteront sur la même scène en novembre, dans une compétition fraternelle qui dit, mieux que n&rsquo;importe quel communiqué, que les peuples de ces trois pays partagent quelque chose d&rsquo;essentiel — une mémoire, un son, une façon d&rsquo;être ensemble.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La 10e édition s&rsquo;inscrit dans la continuité de l&rsquo;Année 2025, décrétée «&nbsp;<em>Année de la Culture</em>&nbsp;» par les autorités maliennes, et dans les objectifs de 2026, décrétée «&nbsp;<em>Année de l&rsquo;Éducation et de la Culture&nbsp;</em>». Le balafon, instrument millénaire, portera en novembre prochain à Sikasso un message que les discours politiques peinent parfois à formuler : l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest est une, même quand elle se divise.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Oumarou Fomba&nbsp;</strong></p>
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